Au Bangladesh, les responsables du contrôle de la population, et plus précisément le « Directorat général » du Planning familial de Comilla ont mis en place de nouvelles mesures pour s'assurer que la population locale est bien au contact des agents de ses services. Il s'agit de redonner vie à une activité « moribonde » dont les responsables sont soupçonnés de tirer au flanc.
Alors, comment faire ? Simple : l'organisme a recueilli les numéros de téléphone de toutes les femmes actuellement enceintes du district de Comilla. Puis, par un système de carottage, les responsables du Directorat contacteront des mamans enceintes prises au hasard pour leur demander si un agent de terrain leur avait bien rendu visite.
L'histoire ne dit pas si ces jeunes femmes dans l'attente d'un heureux événement se verront expliquer que la visite du « planificateur familial » aurait pu éviter l'apparition du tout-petit qui grandit dans leur sein, mais quoi qu'il en soit le mauvais goût de la campagne est patent.
C'est un secrétaire d'Etat à la Santé et au Bien-être familial, Mozibur Rahman Fakir, qui a lancé officiellement la campagne, ce jeudi, en faisant le premier appel téléphonique. Le programme, baptisé « Mayer Hashi », vise à s'etendre à l'ensemble du Bangladesh pour faciliter la diffusion de la contraception et, surtout, limiter la taille de la population, et s'accompagnera d'une mise en œuvre stricte, désormais, du programme de planning familial en vigueur.
Ce programme, il est intéressant de le noter, est financé par le contribuable américain à travers USAID.
Fakir a précisé que le programme a pour but de multiplier le recours à la contraception de longue durée ou « permanente » : les dispositifs intra-utérins (abortifs), les implants et, pour les couples ayant deux enfants, la stérilisation masculine et féminine.
Le directeur du projet Mayer Hashi, Abu Jamil Faisel, a précisé que la campagne ferait appel à des outils de « conscientisation » puisque son message sera diffusé par la voie d'affiches, du théâtre de rue, de chants folkloriques (sic !), de programmes vidéos et de publicités télévisées.
© leblogdejeannesmits.
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19 mai, 2011
10 janvier, 2010
Bangladesh : vers la politique de l'enfant unique
L'agence chinoise Xinhua vient de publier les propos du Directeur général de la direction du Planning familial au Bangladesh qui annonce la pleine mise en œuvre d'une politique de l'enfant unique d'ici à 2015, dans son pays qui connaît actuellement un taux de fécondité de 2,7 enfant par femme. Mohammad Abdul Qayyum a précisé : « La politique chinoise a influencé le cadrage de notre politique mais nous ne la rendrons pas obligatoire. »
Mais en dehors des avortements forcés, de la persécution judiciaire des opposants et des lourdes peines pécuniaires infligées au contrevenants - quelques-uns des moyens de coercition utilisés en Chine - la politique « volontaire » annoncée par le Bangladesh prévoit quand même des sanctions indirectes, comme le refus de différentes formes d'aides d'Etat aux couples qui ne se conformeraient pas aux directives, et la mise en place d'une préférence systématique pour l'inscription dans les écoles d'Etat ou l'attribution de dotations financières aux familles à enfant unique.
Et les autorités ne cachent pas qu'elles entendent travailler avec les responsables chinois de la politique de l'enfant unique pour la formation des hommes, le recours aux contraceptifs modernes et autres questions (alors même que la Chine va devoir faire face à un problème énorme lié au vieillissement de sa population).
Le slogan de cette campagne ? « Pas plus de deux enfants, un c'est mieux. »
Il est question de faire participer 21 ministères bangladais à la mise en œuvre de cette politique qui vise à assurer les « droits basiques » de la population : l'éducation, la santé, la santé, le logement et l'alimentation - droits qui dans ce pays à très forte majorité musulmane ne sont nullement assurés aujourd'hui. Ainsi le ministère de la Santé et du Bien-être serait en première ligne, mais celui de l'Education devrait assurer la diffusion du message contraceptif et celui de l'Information serait chargé d'assurer une bonne « couverture » du sujet par la presse écrite et audiovisuelle chargée, par ce biais, des opérations de propagande. Le ministère des Affaires religieuses serait également sollicité puisque les religions traditionnelles sont perçus comme de obstacles à la mise en œuvre du contrôle de la population.
Quant à la manière de l'imposer, on la devine dans cette mesure déjà prévue : encourager chaque femme à n'avoir qu'une fille au cours de la totalité de ses années fertiles. Que fera-t-elle si une deuxième fille s'annonce ?
Ce n'est pas moi qui le dis, mais, paradoxalement, une féministe américaine pro-avortement : au Bangladesh, aujourd'hui, il manque déjà 3 millions de femmes parce que l'on y préfère avoir un garçon (capable d'assurer l'entretien de ses parents âgés) qu'une fille. « Le nombre de femmes manquantes est estimé à 44 millions en Chine, 39 millions en Inde, 6 millions au Pakistan et 3 millions au Bangladesh. C'est le plus grand génocide d'un seul type dans l'histoire de l'humanité. Le plus grand qu'il y ait jamais eu. » (Lucinda Marshall, dans Counterpunch.)
Source : Bioedge.
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Mais en dehors des avortements forcés, de la persécution judiciaire des opposants et des lourdes peines pécuniaires infligées au contrevenants - quelques-uns des moyens de coercition utilisés en Chine - la politique « volontaire » annoncée par le Bangladesh prévoit quand même des sanctions indirectes, comme le refus de différentes formes d'aides d'Etat aux couples qui ne se conformeraient pas aux directives, et la mise en place d'une préférence systématique pour l'inscription dans les écoles d'Etat ou l'attribution de dotations financières aux familles à enfant unique.
Et les autorités ne cachent pas qu'elles entendent travailler avec les responsables chinois de la politique de l'enfant unique pour la formation des hommes, le recours aux contraceptifs modernes et autres questions (alors même que la Chine va devoir faire face à un problème énorme lié au vieillissement de sa population).
Le slogan de cette campagne ? « Pas plus de deux enfants, un c'est mieux. »
Il est question de faire participer 21 ministères bangladais à la mise en œuvre de cette politique qui vise à assurer les « droits basiques » de la population : l'éducation, la santé, la santé, le logement et l'alimentation - droits qui dans ce pays à très forte majorité musulmane ne sont nullement assurés aujourd'hui. Ainsi le ministère de la Santé et du Bien-être serait en première ligne, mais celui de l'Education devrait assurer la diffusion du message contraceptif et celui de l'Information serait chargé d'assurer une bonne « couverture » du sujet par la presse écrite et audiovisuelle chargée, par ce biais, des opérations de propagande. Le ministère des Affaires religieuses serait également sollicité puisque les religions traditionnelles sont perçus comme de obstacles à la mise en œuvre du contrôle de la population.
Quant à la manière de l'imposer, on la devine dans cette mesure déjà prévue : encourager chaque femme à n'avoir qu'une fille au cours de la totalité de ses années fertiles. Que fera-t-elle si une deuxième fille s'annonce ?
Ce n'est pas moi qui le dis, mais, paradoxalement, une féministe américaine pro-avortement : au Bangladesh, aujourd'hui, il manque déjà 3 millions de femmes parce que l'on y préfère avoir un garçon (capable d'assurer l'entretien de ses parents âgés) qu'une fille. « Le nombre de femmes manquantes est estimé à 44 millions en Chine, 39 millions en Inde, 6 millions au Pakistan et 3 millions au Bangladesh. C'est le plus grand génocide d'un seul type dans l'histoire de l'humanité. Le plus grand qu'il y ait jamais eu. » (Lucinda Marshall, dans Counterpunch.)
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