Passé assez inaperçue en France, l’article
publié le 8 septembre dernier à propos de Mitis Iudex par le président de la commission spéciale pour la
réforme des procès matrimoniaux canoniques, Mgr Pio Vito Pinto jette une
lumière sans équivoque sur l’objectif poursuivi par la simplification des
procédures de déclaration de nullité. Non seulement il a dirigé la commission
qui a travaillé pour le pape en vue de la publication de ses Motu proprio du même jour, mais il s’est
exprimé dans L’Osservatore Romano,
avec tout le poids que donne une parution dans le journal du Vatican. Or ce
qu’il dit est lourd de sens : le prélat indique que l’objectif de la
réforme est qu’il puisse y avoir davantage de déclarations de nullité.
« Voulue et décidée par le
pape François », comme le dit le sous-titre de l’article à propos de la
réforme, elle relève du « pouvoir des clefs » donné à saint Pierre
par Notre-Seigneur Lui-même. L’article prend soin de rattacher les nouvelles
pratiques aux procédures et réformes antérieures, pour affirmer que la réforme
est dans la continuité des réformes de Benoît XIV et de saint Pie X
et « dans le même esprit ».
Mgr Pio Vito Pinto
s’explique : « La réforme du pape François, mue par le même esprit
qui anime Benoît XIV et Pie X, ne se distingue cependant pas uniquement
par une véritable refondation du procès canonique matrimonial, mais avant tout
par les principes théologiques et ecclésiologiques qui le soutiennent. »
S’appuyant sur la 40e proposition
finale du synode des évêques de 2005, Mgr Vito Pinto met en évidence la
nature de ces principes : « Elle recommandait “d’approfondir
ultérieurement les éléments essentiels pour la validité du mariage, en tenant
compte aussi des problèmes qui surgissent dans le contexte de la profonde
transformation anthropologique de notre temps, à cause de laquelle les fidèles
eux-mêmes risquent d’être conditionnés, en particulier à cause d’un manque de
formation”. »
C’est une citation incomplète,
puisque la
même proposition insistait sur le devoir de former les futurs couples et de
« s’assurer au préalable qu’ils partagent réellement les convictions et
les engagements indispensables pour la validité du sacrement du mariage ».
Il s’agit donc de tout mettre en œuvre pour que le « manque de
formation » n’aboutissent pas à ce que « des élans émotifs ou des
raisons superficielles conduisent ceux qui se préparent au mariage à assumer
une grande responsabilité pour eux-mêmes, pour l’Eglise et pour la société,
qu’ils ne pourront ensuite honorer ».
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