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13 mars, 2015

Le Maroc s'apprête à libéraliser l'avortement

Le ministre marocain de la Santé, Houssaine Louardi, a annonce qu’une loi de libéralisation de l’avortement sera présentée au Maroc « en 2015 ». Et ce malgré l’opposition de dignitaires musulmans qui s’est exprimée à l’occasion d’un débat sur la question organisé mercredi à Rabat par le ministre. Le président du Conseil supérieur des oulémas d’Oudja avait notamment déclaré que les femmes devaient accepter les conséquences de leur grossesse et souligné que les cas d’« interruptions de grossesse ont augmenté dans les pays qui ont aboli les dispositions incriminant ce phénomène ».
Les oulémas « doivent se plier à la décision des experts », a rétorqué le ministre jeudi matin lors d’une émission de radio. Il entend imposer à la fois l’éducation sexuelle et reproductive pour réduire le nombre de «  grossesses non désirées » – dangereux calcul – ; l’accès aux services de santé sans risques de sanction pour les femmes ayant eu recours à un avortement clandestin ; et un élargissement de l’accès à l’avortement légal, aujourd’hui réservé aux femmes mariées et limité aux cas de viol, d’inceste ou de malformation fœtale.
Houssaine Louardi a cité un argument peu entendu jusqu’ici pour justifier l’avortement légal : le moindre coût pour la collectivité du financement des « IVG » légales par rapport à la prise en charge des suites des avortements clandestins suivis de complications.

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25 février, 2013

Adoption d'enfants marocains en Espagne : ils devront rester musulman

L'Espagne vient de signer un accord avec le Maroc en vue de faciliter l'adoption d'enfants marocains par des parents espagnols non musulmans en se pliant aux conditions posées par le gouvernement islamiste : elle s'oblige ainsi à établir ou accepter un mécanisme de contrôle par les autorités religieuses marocaines pour vérifier que ces enfants sont élevés dans l'islam et ne se convertissent pas au christianisme. Un contrôle qui vise à assurer le respect de la kafala : l'enfant doit conserver son nom de famille, sa nationalité et bien sûr sa religion, chose qui pourra être régulièrement vérifiée jusqu'à la majorité de l'enfant.

L'accord a été accepté pour des raisons « humanitaires » par le ministre de la Justice espagnol, Alberto Ruiz-Galardon, vu le blocage de plusieurs dossiers en cours. Il permet, explique-t-on, d'éviter que les candidats espagnols à l'adoption soient obligés de se convertir à l'islam voire d'aller habiter plusieurs années au Maroc, sans d'ailleurs être assurés de la réussite de leur demande.

L'annonce de cet accord a été faite le 17 février dernier par le ministre, et elle a été bien accueillie à Rabat, mais aussi, nous apprend le site anti-islamique minutodigital.com, par une association d'Amis du Maroc qui a régulièrement protesté contre le baptême d'enfants marocains accueillis dans des familles espagnoles.

Que se passera-t-il donc si les parents adoptants ne respectent pas leur engagement ? L'histoire ne le dit pas : punition pour eux, peut-être, séparation des infidèles et de l'enfant sans doute.

Soyons clairs : il me semble parfaitement acceptable de demander, si l'on confie un enfant à l'adoption, qu'il soit élevé dans la foi de ses parents ou de sa mère. Ou qu'il ne soit pas confié à un couple d'homosexuels par exemple, ce qui par les temps qui courent sera de plus en plus difficile à obtenir.

Le vrai problème est triple :

1. Que des parents non-musulmans soient prêts à élever un enfant dans l'islam, et, s'ils sont chrétiens, qu'ils prétendent l'éduquer en dehors de la lumière de la Foi et sans la grâce du baptême ;

2. Qu'un contrôle puisse être exercé par des autorités religieuses étrangères, mettant en cause une relation entre adoptants et adopté ;

3. Qu'une loi de l'islam, un élément de la sharia soit pleinement reconnu sur le territoire espagnol, à travers la kafala qui par ailleurs est une réalité qui permet de combiner l'insécurité juridique pour l'enfant et un puissant moyen d'introduction de nouveaux musulmans dans une terre « infidèle ».

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...