12 janvier, 2021

COVID-19, changement climatique… Moins de viande et d’avion… Pourrait-on m'expliquer ?

Chroniques du COVID

J’ai quelques questions impertinentes, ce soir.

Il paraît qu’il y a très peu de maladies infectieuses en ce moment, du style grippe saisonnière, disparue des radars, ou rhume à coronavirus. La raison en serait le recours aux gestes barrières qui ont freiné la propagation de ces virus, selon Santé Publique France.

Bien. Mais alors pourquoi le SARS-COV-2 connaît-il une diffusion si… pandémique ? Si ça marche pour la grippe, pourquoi pas pour le COVID-19 ?

Peut-être n’appliquons nous pas assez les gestes barrières, comme on nous l’explique en nous imposant des confinements et couvre-feu à répétition ? Mais alors comment peuvent-elles être suffisantes pour freiner et même éradiquer la grippe ?

Je ne lis guère dans la communication officielle que les virus sont en concurrence, et que la prédominance de l’un entraîne naturellement la baisse de l’autre. Il est vrai que ce serait plutôt un argument pour le retour à la vie normale, où l'immunité naturelle se construit à coups de rencontres, et ça, se serait quand même embêtant.

Dans un dossier plus voisin qu’on ne le pense généralement – les restrictions imposées ou recommandées au nom de la lutte contre le « changement climatique », je notais ce matin le résultat d’une enquête réalisée par la Banque européenne d’investissement (BEI), principal financeur de l’Union européenne.

Et c’est mieux que le carême. « A quoi êtes-vous prêt à renoncer » pour lutter contre les changements climatiques ?, ont demandé les enquêteurs de BVA mandatés par la BEI auprès de 27.000 personnes à travers l’UE (ne me demandez pas combien cela a coûté). Dans les médias, la réponse paraît radicale : « Une grande majorité d’Européens ont l’intention de réduire leur consommation de viande et de moins prendre l’avion afin de lutter contre le changement climatique. » Emballez, c’est pesé, EasyJet n’a plus qu’à revendre ses avions à la casse et si l’image de brochettes et de hamburgers qui illustrent l’accroche du sujet sur le site de la BEI vous ont fait saliver, c’est que vous êtes un ennemi de la Planète.

En fait, le sondage était un peu truqué, comme la plupart des sondages. Ayant d’abord répondu « oui » à la question de savoir s’ils pensent que leur comportement peut jouer un rôle dans la lutte contre le « changement climatique » – c’est le cas de 72 % des Européens, mais en même temps on le leur serine toute la journée – on a demandé aux sondés de dire s’ils faisaient eux-même des efforts. 92 % des Européens ont répondu « oui » (et 99 % des Chinois, sans doute mieux endoctrinés, dans une enquête parallèle !). A-t-on dès lors le choix de dire qu’on compte bien repartir en vacances dès que possible après le COVID, ou d’inviter les copains à une méga-barbecue au plus vite ?

Et c’est à la question de savoir quelle pratique serait la plus facile à abandonner totalement que 40 % des Européens ont répondu : « Voyager en avion ». Suivi par : « regarder des vidéos en streaming » (18 %), « acheter des vêtements neufs, jamais portés » (15 %), « manger de la viande » (16 %), « posséder une voiture » (11 %).

Bref, on renoncerait plus facilement aux plaisirs «  exceptionnels » mais les habitudes sont bien ancrées, quoi qu’en dise la propagande écolo !

En attendant (autre question), on nous explique qu’il faut à tout prix réduire les émissions carbone pour mettre réduire le réchauffement de la planète.

En 2020, confinements et effondrement des transports, notamment aériens, ont provoqué une baisse des émissions de CO2 d’environ 7 %. Qu’ils disent. Néanmoins, l’2020 a été une nouvelle « année la plus chaude de tous les temps »… qu’ils disent, encore.

Béotienne que je suis, je me demande à quoi ça sert, alors, de baisser les émissions, si de toute façon les températures augmentent ? (La réponse des climato-alarmistes est sans appel : il ne suffit pas de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre, il faut le faire longtemps pour qu’on en ressente l’impact… Continuons donc de mettre l’industrie et les transports à l’arrêt !)

Bon, tout ça est bien joli, mais un scientifique spécialiste du climat estime qu’il n’est même pas prouvé que l’arrêt d’une partie de l’industrie au printemps soit lié à la baisse des émissions. Persuadé que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère est liée au réchauffement cyclique des océans et à la présence accrue de vapeur d’eau (mais pensant pas de toute manière que le CO2 ne joue tout au plus qu’un rôle mineur dans les variations climatiques), Joe Bastardi montre que le rythme de hausse du CO2 atmosphérique a décéléré de 7 % – ce qui semble coller avec le refroidissement océanique en cours depuis 2020.

On enregistrait 413 ppm de CO2 dans l’atmosphère le 1er janvier 2020, contre 414,2 ppm au 1er janvier 2021. Peut-être, après tout, la baisse des émissions anthropiques a-t-elle eu un effet nul. On s’esquinte pour rien.

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