27 mars, 2020

Gordon Brown, envoyé spécial de l’ONU, prône le gouvernement global face au coronavirus

coronavirus ONU gouvernement global Gordon Brown ennemi invisible« Rien ne sera jamais plus comme avant. » Ces mots résonnent comme un leitmotiv dans les grands médias français depuis le début de la « crise du coronavirus ». Nous allons vers un « nouveau paradigme », clament les analystes, annonçant le changement de tout : manière de vivre en société, de travailler, de soigner, de rémunérer… Gordon Brown, ancien Premier ministre travailliste du Royaume-Uni, envoyé spécial de l’ONU, vient de le dire de manière encore plus crue, puisqu’il appelle de ses vœux un « exécutif provisoire » au niveau mondial…

Lire la suite ici sur RITV.

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Saisine du Conseil d'Etat à propos de la chloroquine : un entretien avec André Bonnet, de “Promouvoir”

André Bonnet a engagé le 25 mars au petit matin un référé-liberté devant le Conseil d’Etat pour obtenir qu’on revienne en arrière sur l’interdiction d’utiliser la chloroquine pour contrer les complications du coronavirus chinois, son usage dans ce cadre étant alors réservé à des essais cliniques et aux personnes déjà gravement atteintes par l’infection pulmonaire liée au COVID-19. L’affaire devait être plaidée ce jeudi 26 mars à 16 heures ; un délai complémentaire de 24 ou 48 a été fixé pour prolonger l'instruction.

C’est une procédure très intéressante qui s’appuie notamment sur le droit de la santé – rien ne s’oppose à une autorisation au moins temporaire de ce seul espoir pour de nombreux patients – et sur le respect du principe de précaution, à l’heure où le confinement est en train de détruire l’économie française.


Malgré l'élargissement des conditions d'accès au traitement recommandé par le Pr Didier Raoult, par un décret daté du 25 mars, publié le 26, elle garde son intérêt, qui est double.

D'une part, elle met en évidence le fait que la longue période de dénigrement et d'interdiction du traitement dans le cadre de l'épidémie de coronavirus a eu des conséquences terribles. De l'autre, elle répond au fait que la possibilité de prescrire le traitement aux personnes contaminées par le COVID-19, réduisant considérablement la période de contagiosité, n'est pour l'heure que partielle.

André Bonnet, avocat, fondateur de l’association « Promouvoir », a bien voulu répondre à mes questions à propos de cette procédure qui vise à faire cesser une situation aussi étrange qu’aberrante.

L'entretien est à lire sur reinformation.tv, qui reprend une part de ses activités dans le cadre de la crise actuelle : c'est par là.


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26 mars, 2020

Dernière minute : L'hydroxychloroquine autorisée pour soigner les patients COVID-19 dans tous les hôpitaux !

Sous la pression du Dr Didier Raoult, visiblement, qui remercie le ministre de la santé Olivier Véran pour son « écoute », un décret vient de paraître autorisant la prescription de l’hydroxychloroquine par les médecins traitant des patients positifs COVID-19 dans les « établissements de santé ». Le décret est ici.

Bon sens, peur de l’opinion, menace du référé-liberté d'André Bonnet aujourd'hui devant le Conseil d'Etat, qui risquait de voir le gouvernement désavoué par ce dernier ? André Bonnet m'a accordé un long et passionnant entretien publié cet après-midi par reinformation.tv.

Les médecins de ville ne peuvent faire une première prescription d’hydroxychloroquine (sauf pour les affections qu’ils soignent déjà avec cette molécule : il s’agit des spécialistes en rhumatologie, médecine interne, dermatologie, néphrologie, neurologie ou pédiatrie).

Par ailleurs, l’exportation de l’hydroxychloroquine est interdite de manière à garantir l’approvisionnement sur le territoire français.

Pour autant, on attend toujours que les tests se multiplient vraiment pour identifier les personnes infectées par le coronavirus chinois.

On notera que le décret, publié ce jour, date du 25 mars, fête de l’Annonciation et journée de prière nationale face à l’épidémie en France. C'est aussi le jour où les évêques du Portugal ont consacré leur pays au Cœur Sacré de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, implorant leur aide pour tous les malades.

Deo gratias.


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A Fatima, 22 pays se sont consacrés au Sacré Cœur et au Cœur Immaculé de Marie

Vingt-deux nations se sont consacrées au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie le 25 mars au soir, après la récitation du chapelet, dans la basilique de Notre Dame du Rosaire à Fatima, alors que l'Espagne souffre particulièrement du coronavirus.

La vidéo de l'événement est ici.

La consécration a été faite, avec beaucoup d'émotion, par le cardinal de Leiria-Fatima, don Antonio Marto, au nom de du Portugal et de l'Espagne. Les conférences épiscopales des pays suivants s'y étaient officiellement associées : Albanie, Bolivie, Colombie, Costa Rica, Cuba, Slovaquie,Guatemala, Hongrie, Inde, Mexique, Moldavie, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Pologne, Kenya, République Dominicaine, Roumanie et Timor oriental. Le cardinal a aussi évoqué les innombrables clercs et laïcs qui se sont manifestés pour annoncer qu'ils s'associaient à la démarche.

Celle-ci était consécutive à une pétition de fidèles portugais présentée le 19 mars aux évêques du Portugal, qui y ont répondu favorablement dès le lendemain.

En Irlande, le cardinal Eamon Martin, archevêque d'Armagh, a lui aussi consacré son pays à Jésus par le Cœur Immaculé de Marie, à l'heure de l'Angelus de midi en la fête de l'Annonciation. Dans sa belle prière, il a demandé à Marie d'aider son peuple à faire la volonté de Dieu et de le conduire à Jésus. Le cardinal Martin a écrit dans un tweet que ce fut « l'un des moments les plus émouvants de son sacerdoce ».

Voici le texte français de la consécration à Notre Dame de Fatima, tel qu'il a été mis en ligne par le site du sanctuaire de Fatima.

*

Consécration de l’Église du Portugal et d’Espagneau Sacré Coeur de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie 
Sanctuaire de Fatima, Basilique de Notre-Dame du Rosaire, 25 mars 2020 


Cœur de Jésus Christ, médecin des âmes, Fils aimé et visage de la miséricorde du Père, l’Église, pèlerine sur la terre, au Portugal et en Espagne, nations qui sont les Tiennes, regarde vers Ton côté ouvert, sa source de salut, et te supplie : 

– en cette heure particulière de souffrance, assiste Ton Église, inspire les gouvernants des nations, écoute les pauvres et les affligés, élève les humbles et les opprimés, guéris les malades et les pécheurs, relève les abattus et les déprimés, libère les captifs et les prisonniers, et délivre-nous de la pandémie qui nous touche. 

Cœur de Jésus Christ, médecin des âmes, élevé en haut de la Croix et touché par les doigts du disciple dans l’intimité du cénacle, lÉglise, pèlerine sur la terre, au Portugal et en Espagne, nations qui sont les Tiennes, Te contemple comme image du Père qui embrasse l’humanité, ce geste que nous voulons partager, dans l’Esprit de l’Amour,
les uns avec les autres selon Ton commandement au lavement des pieds, et supplie : 
– en cette heure particulière de souffrance, soutiens les enfants, les anciens et les plus vulnérables, réconforte les médecins, les infirmiers, les professionnels de santé et les bénévoles soignants, rapproche les familles et renforce-nous dans la citoyenneté et la solidarité, sois la lumière des mourants, accueille dans Ton royaume les défunts, éloigne de nous tout mal et délivre-nous de la pandémie qui nous touche. 

Cœur de Jésus Christ, médecin des âmes et Fils de la Vierge Sainte Marie, par le Cœur de Ta Mère,à qui se donne l’Église, pèlerine sur la terre, au Portugal et en Espagne, Ses nations depuis des siècles, et tant d’autres pays, accepte la consécration de Ton Église à Ton Cœur Sacré. L’Église s’abandonne au soin du Cœur Immaculé deMarie, configuré par la lumière de Ta Pâque et ici révélé à trois enfants comme le refuge et le chemin qui conduit à Ton cœur. Que la Vierge Marie, la Sainte Dame du Rosaire de Fatima, sois la Santé des Malades et le Refuge de Tes disciples engendrés au pied de la Croix de Ton amour. Que le Cœur Immaculé de Marie, à qui nous nous remettons, dise avec nous : 
– en cette heure particulière de souffrance, accueille ceux qui périssent, redonne du souffle à ceux qui se consacrent à Toi et renouvelle l’univers et l’humanité. 

Amen.




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24 mars, 2020

Pas de confinement pour les prêtres en Argentine ; ils sont libres de porter assistance spirituelle à la population

L'Argentine a décidé le jeudi 19 mars de mettre à son tour en place un confinement généralisé pour freiner l'épidémie de coronavirus, mais prévoit des règles spéciales pour les ministres des cultes, considérés en quelque sorte comme répondant à des besoins de première nécessité.

Les prêtres et les ministres des différents cultes ont été ajoutés à la liste des personnes exemptées de l'isolement social préventif et obligatoire, en vigueur depuis le vendredi 20 mars dans toute l'Argentine, signale Infocatolica.

L'article 2 du Journal Officiel publié le même vendredi autorise explicitement  les ministres des différents cultes à circuler afin de fournir une assistance spirituelle.

En revanche, les messes publiques ont été interdites. Cet article établit également, en effet, que les lieux de culte doivent respecter le premier paragraphe de l'article 5 du décret n° 297/20, selon lequel « pendant la période d'“isolement social, préventif et obligatoire", aucune manifestation culturelle, récréative, sportive ou religieuse, ou tout autre type de manifestation impliquant la présence de personnes, ne peut être organisée. »

Le décret sur l'isolement social préventif et obligatoire a été annoncé par le président Alberto Fernández jeudi soir. Il est entré en vigueur vendredi à zéro heure et s'appliquera jusqu'au 31 mars.

Parmi les services et activités exonérés figurent notamment ceux-ci : santé, sécurité, défense, migration, pompiers, hautes autorités de l'État, justice (service minimum) et diplomates ; personnes qui aident les autres, que ce soit dans les cafétérias scolaires, les cafétérias communautaires ou sur les aires de pique-nique ; personnes travaillant dans les services de communication ; industrie, alimentation, nettoyage, médecine, production agricole, blanchisserie, pétrole et travaux publics ; transports publics urbains, à l'exception du transport maritime à longue distance et côtier ; collecte des ordures et services publics de base ; transport de marchandises, stations-service, services postaux et distributeurs automatiques de billets.

Pour le reste de la population, seul le déplacement « minimum et indispensable » est actuellement autorisé en Argentine pour la fourniture d'articles de nettoyage, de médicaments et de nourriture.


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Consécration du Portugal et de l'Espagne au Cœur Immaculé de Marie par les évêques : une initiative de laïcs !

Si les évêques du Portugal ont décidé unanimement de renouveler la consécration de leur pays au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie à la suite d'une pétition de laïcs lancée le 19 mars dernier. Elle porte d'abord la signature d'un médecin anesthésiste, João Duarte Bleck, et de trois membres de sa famille. Puis viennent plusieurs membres de la famille de Bragance, à commencer par le prétendant au trône du Portugal, Dom Duarte de Bragança et son épouse Dona Isabel, ainsi que leurs trois enfants.

1.550 autres laïcs – parmi eux, beaucoup de grands noms de l'histoire du Portugal – ont signé l'appel avant sa remise au cardinal-patriarche de Lisbonne, près de 4.000 nouvelles signatures étant ajoutées par la suite.

Dès le 20 mars dans l'après-midi, un communiqué de la conférence épiscopale portugaise annonçait que la consécration aurait bien lieu. Ce sera le 25 mars à Fatima, et à ce jour la conférence des évêques d'Espagne a demandé à être associée à l'événement. Les conférences épiscopales du monde entier ont été invitées par les évêques portugais à faire de même. Aucune trace, pour le moment, de demandes en ce sens. Il est encore temps !

Le site officiel du Sanctuaire de Fatima souligne que l'initiative des évêques portugais est bien le résultat de la pétition. On constate que la réponse est venue en un jour, le président de la conférence épiscopale ayant dans l'intervalle consulté l'ensemble des évêques du pays et obtenu leur réponse positive.

Le texte de la pétition insiste sur l'urgence de la situation, soulignant non seulement les maux du coronavirus mais encore toutes les misères qui s'y associent déjà, depuis l'isolement jusqu'au chômage « à des niveaux jamais vus » : « Une plaie qui n'est pas sans en rappeler d'autres infligées 
au peuple d'Egypte aux temps bibliques ou, au XXe siècle, le temps des deux guerres mondiales ! »

L'appel affirme que même si le Portugal s'est « davantage sécularisé dans les temps modernes et qu'il est très oublieux de sa foi catholique multi-séculaire, il a gardé une relation très particulière, de grande affection et de grande dévotion pour la Très Sainte Vierge Marie, Notre Dame et Notre Reine » « Il suffit de voir les multitudes de gens anonymes qui encore aujourd'hui, affluent vers les sanctuaires mariaux qui parsèment le pays », poursuit l'appel. Et d'ajouter qu'il n'est pas nécessaire de rappeler, parce que le cardinal les connaît déjà, « le contenu du message et des véhémentes exhortations » laissées par Notre Dame au Portugal.

En clair : prière et pénitence…


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23 mars, 2020

Consécration au Cœur Immaculé de Marie : les évêques du Portugal appellent tous les épiscopats du monde à se joindre à leur initiative

Face à la crise du coronavirus, l’Église du Portugal renouvellera sa consécration au Sacré-Coeur de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie le 25 mars, à la fin du chapelet de 18 h 30 (19 h 30 heure de Paris). L’annonce de cette initiative des évêques du Portugal, samedi, a été suivie de la demande des évêques d’Espagne de pouvoir se joindre à cette démarche. Ce que voyant, l’épiscopat portugais a proposé aux conférences épiscopales du monde entier de se joindre à ce « geste de dévotion ».
La prière de consécration sera prononcée par le Cardinal António Marto, évêque de Leiria-Fatima.

Elle aura lieu dans la basilique de Notre-Dame du Rosaire de à l’occasion de la solennité de l'Annonciation du Seigneur. La cérémonie sera retransmise en direct sur la page en ligne du Sanctuaire de Fatima, et, au Portugal, à la télévision, à la radio et sur les plateformes numériques d'inspiration chrétienne.

« Tous les diocèses seront unis dans la prière du Rosaire aux intentions du monde entier et en particulier du Portugal, dans cette situation dramatique que nous traversons à cause du coronavirus Covid-19 », affirme un communiqué du Conseil permanent de la Conférence épiscopale portugaise (CEP).

Le 20 octobre 2019, les évêques du Portugal ont consacré l'Église catholique au Sacré-Cœur de Jésus, à Fatima, lors de la messe de clôture de l'année missionnaire, au sanctuaire de Fatima, marquant également les 175 ans de l'Apostolat de la Prière au Portugal.

Le site du Sanctuaire rappelle que la première consécration du Portugal au Cœur Immaculé de Marie eut lieu le 13 mai 1931, huit mois après la reconnaissance officielle des apparitions par l'évêque de Leira, au terme du premier pèlerinage national de l'épiscopat portugais à Fatima. Avant la consécration, le Cardinal-Patriarche D. Manuel Gonçalves Cerejeira, avait déclaré :

« Les évêques du Portugal, vos pasteurs, sont réunis ici aujourd'hui pour remercier Notre-Dame de Fatima de la visite qu’elle a daigné faire sur notre terre. Pour que la cérémonie d’action de grâce soit complète, ils consacreront leur travail et le destin du Portugal au Cœur Immaculé de Marie. Cette consécration est le complément de la consécration nationale au Sacré-Cœur de Jésus, faite il y a trois ans par l'épiscopat portugais. En descendant à Fatima, la Vierge a fait de ce lieu le nouveau Bethléem portugais. Si à Bethléhem la Vierge a donné au monde Jésus, Jésus qui est la Vérité, la Vie, le Pardon et la Paix, en descendant à Fatima, elle nous a fait en quelque sorte un nouveau don de son fils.  
« Fatima est devenue le sanctuaire national d'où elle répète à tous les peuples : faites tout ce que mon Fils vous dira. Mère de Dieu, nous avons reçu Jésus seulement par vos mains. »

A la fin de ce discours, le cardinal prononçait la prière de consécration. Plus tard, en octobre 1942, l'année où l'on a célébré le 25e anniversaire des apparitions, le pape Pie XII a consacré le monde au Cœur Immaculé de Marie par un message radio.

Evoquant la cérémonie de mercredi prochain, 25 mars, le site du sanctuaire poursuit :
 « Le Cœur de Marie s'est présenté à Lucie dès le début, dès la deuxième apparition, comme un refuge et un chemin qui mène à Dieu. De nouveau, en juillet, après la vision de l'enfer, elle l’a réaffirmé en proposant la consécration à son Cœur Immaculé comme moyen de conversion et de réparation. La dévotion au Cœur de Marie devient, surtout avec la demande de consécration de la Russie et tout ce qu’elle allait symboliser, une expression de la présence de Dieu qui accompagne le drame de l'histoire humaine, invitant les croyants à une autre vision de l’histoire, projetée sur une dimension eschatologique. À Pontevedra et à Tuy, dans les visions qui clôturent l'événement de Fatima, l'appel à la consécration a été renouvelé, avec la communion réparatrice des premiers samedis qui lui est associée. »

AciDigital annonçait il y a quelques heures que les évêques du Portugal accueilleront volontiers les demandes des autres conférences épiscopales du monde en vue de se joindre à la consécration de mercredi.

Les demandes devront être faites par les présidents des conférences épiscopales ou par les secrétaires de celles-ci, au nom des présidents. Elles doivent être adressées à Dom Manuel José Macário do Nascimento Clemente, cardinal-patriarche de Lisbonne, ou au secrétaire général de la conférence des évêques du Portugal, le P. Manuel Joaquim Gomes Barbosa, à cette adresse mail :

cep.sgeral@ecclesia.pt. Le numéro de téléphone est précisé par AciDigital.

Le cardinal-patriarche de Lisbonne et le cardinal de Leiria-Fatima ne sont pas particulièrement réputés pour leur orthodoxie. Mais les circonstances réveillent décidément beaucoup de sentiments catholiques !


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Appel depuis la Pologne pour la consécration au Cœur Immaculé de Marie








L'Association “Marche pour l'indépendance” en Pologne lance une initiative nationale, mais qui a vocation à devenir internationale, pour la consécration individuelle et collective des catholiques au Cœur Immaculé de Marie. Je vous invite à la relayer le plus possible autour de vous, via les réseaux sociaux et en partageant ce lien (https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2020/03/appel-depuis-la-pologne-pour-la.html). – J.S.


Acte de consécration collective de la Pologne et de nous-mêmes au Cœur Immaculée de Marie




Face aux circonstances extraordinaires qui touchent notre Patrie, la Pologne, et toute l’Europe, nous sommes témoins des changements inédits : fermeture des cours de justice, des universités, des écoles, des centres commerciaux, les services médicaux surchargés, des ressources partiellement épuisées ; des millions de personnes poussées au confinement à la maison, dont un nombre non négligeable privé de ressources de leur gagne-pain quotidien… du jamais vu en Europe depuis la IIe Guerre mondiale ! Plus encore, probablement jamais dans l’histoire du monde autant de millions de catholiques ne se sont retrouvés dans autant de lieux à la fois privés de pouvoir participer à la Messe dominicale. Mais les dangers qui guettent la Pologne, tout comme le monde entier, sont bien plus vastes que la seule crise du coronavirus.
Au temps des périls et des crises, la prière la plus fervente ne peut dispenser d’une action prudente et persévérante, qui fait partie de l’ordre normal des choses. En même temps affirmer que la prière est dans ces circonstances inutile reviendrait à rejeter d’une manière impie l’aide de Dieu, dont la Providence est seule à maîtriser totalement les évènements.
C’est pourquoi dans cette situation extraordinaire nous faisons appel à tous les Polonais, notre clergé et nos autorités publiques à effectuer un acte commun de confier et consacrer la Pologne et nous-mêmes au Cœur Immaculé de Marie lors de la fête de l’Annonciation, le 25 mars prochain. A l’heure des moyens de communication modernes, effectuer un tel acte d’une manière commune ne nécessite pas de briser notre confinement particulier, ne réclame pas de forme unique pour tout le monde, mais requiert seulement le même esprit de foi et de cœur sincère et contrit, quelque soit le lieu où nous soyons.
Nous invitons également les catholiques du monde entier à rejoindre cette initiative avec leur clergé et leurs autorités publiques, afin de confier eux-mêmes et leur patrie au Cœur Immaculé de Marie au jour de l’Annonciation, en union avec nous. Notre-Dame a en effet dit à Fatima face aux tribulations à venir : Mon Cœur Immaculé sera votre refuge et le chemin qui vous conduira surement à Dieu.
Les clercs souhaitant nous signaler la participation de leur paroisse ou communauté dans cette initiative peuvent nous en informer par voie électronique à l’adresse : kontakt@niepokalanesercemaryi.pl
Afin de témoigner de notre foi de par le monde et de notre confiance dans le Cœur de notre Mère du Ciel, nous publierons au fur et à mesure la liste de toues les paroisses et communautés engagées.
Rejoignez cet évènement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/142892050401058
Vous pouvez soutenir nos activités en faisant un don au :
Stowarzyszenie Roty Marszu Niepodległości,
ul. Przechodnia 32, 05-800 Pruszków

Compte en EUR:
IBAN: PL 46 1020 1055 0000 9702 0445 8758
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21 mars, 2020

Le message du cardinal Burke à propos du coronavirus et de la primauté de la prière et des sacrements

Je vous propose ci-dessous ma traduction complète du message publié par le cardinal Raymond Burke sur son blog en cette fête de saint Benoît, pour dire sa sollicitude à l'égard de tous ceux qui souffrent de l'épidémie du coronavirus et de ses conséquences. Le cardinal y souligne que le culte et les sacrements font partie des besoins essentiels de l'homme. Et que si nous devons prendre tous les moyens naturels pour combattre ce fléau, c'est d'abord en nous tournant vers Dieu que nous trouverons la réponse. 

Cette traduction est la seule autorisée. Elle a été revue et corrigée par Son Eminence. – J.S.

*

Chers amis,

Depuis quelque temps déjà, nous nous battons contre la propagation du coronavirus, le COVID-19. Pour autant que nous sachions – et l'une des difficultés du combat est que tant de choses restent obscures sur cette peste – la bataille va encore se poursuivre pendant un certain temps. Le virus en cause est particulièrement insidieux, car il a une période d'incubation relativement longue – certains disent 14 jours, d'autres 20 jours – et il est très contagieux, beaucoup plus contagieux que les autres virus que nous avons connus.

L'un des principaux moyens naturels de se défendre contre le coronavirus est d'éviter tout contact étroit avec les autres. Il est important, en effet, de toujours garder une distance – certains disent un mètre, d'autres un mètre et demi – entre nous et, bien sûr, d'éviter les rassemblements de groupes, c'est-à-dire les rassemblements où plusieurs personnes sont très proches les unes des autres. En outre, comme le virus est transmis par de petites gouttelettes émises lorsqu'on éternue ou qu'on se mouche, il est essentiel de se laver fréquemment les mains avec du savon désinfectant et de l'eau chaude pendant au moins 20 secondes, et d'utiliser des lave-mains et des lingettes désinfectantes. Il est tout aussi important de désinfecter les tables, les chaises, les comptoirs, etc., sur lesquels ces gouttelettes ont pu atterrir et à partir desquels elles sont capables de transmettre la contagion pendant un certain temps. Si nous éternuons ou que nous nous mouchons, il est conseillé d'utiliser un mouchoir en papier, de le jeter immédiatement et de se laver les mains. Bien entendu, les personnes chez qui le coronavirus a été diagnostiqué doivent être mises en quarantaine, et celles qui ne se sentent pas bien, même s'il n'a pas été vérifié qu'elles souffrent du coronavirus, doivent, par charité envers les autres, rester chez elles, jusqu'à ce qu'elles se sentent mieux.

Vivant en Italie, où la propagation du coronavirus a été particulièrement meurtrière, surtout pour les personnes âgées et pour celles qui sont déjà dans un état de santé délicat, je suis édifié par le grand soin que les Italiens prennent pour se protéger et protéger les autres de la contagion. Comme vous l'avez peut-être déjà lu, le système de santé italien est actuellement mis à rude épreuve pour tenter d'assurer l'hospitalisation et les soins intensifs nécessaires aux plus vulnérables. Je vous en prie, priez pour le peuple italien, et en particulier pour ceux pour qui le coronavirus peut être mortel comme pour ceux qui en ont la charge. En tant que citoyen des États-Unis, j'ai suivi la situation de la propagation du coronavirus dans mon pays et je sais que ceux qui vivent aux États-Unis s'inquiètent de plus en plus de faire cesser sa propagation, de peur qu'une situation comme celle de l'Italie ne se reproduise chez eux.

Toute cette situation nous prédispose certainement à une profonde tristesse et aussi à la peur. Personne ne souhaite contracter la maladie liée au virus, ni la faire contracter par quelqu'un d'autre. Nous ne voulons surtout pas que nos chers aînés ou d'autres personnes ayant des problèmes de santé soient mis en danger de mort par la propagation du virus. Dans cette lutte contre la propagation du virus, nous nous trouvons tous en une sorte de retraite spirituelle forcée, confinés dans nos quartiers, sans pouvoir montrer les signes habituels d'affection à notre famille et à nos amis. Pour les personnes en quarantaine, l'isolement est évidemment encore plus sévère, puisqu'elles ne peuvent avoir de contact avec personne, même de loin.

Si la maladie associée au virus ne suffisait pas à nous inquiéter en elle-même, nous ne pouvons ignorer la dévastation économique que la propagation du virus a causée, avec ses graves effets sur les individus et sur les familles, et sur ceux qui nous servent de tant de manières dans notre vie quotidienne. Bien sûr, nos pensées ne peuvent s'empêcher d'envisager la possibilité d'une dévastation encore plus grande de la population de nos pays et même du monde entier.

Nous avons certainement raison de connaître et d'utiliser tous les moyens naturels pour nous défendre contre la contagion. C'est un acte de charité fondamental que d'utiliser tous les moyens prudents pour éviter de contracter ou de propager le coronavirus. Les moyens naturels de prévention de la propagation du virus doivent toutefois tenir compte de ce dont nous avons besoin pour vivre, par exemple l'accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments. L'État, par exemple, en imposant des restrictions toujours plus importantes à la circulation des personnes, prévoit que les individus puissent se rendre au supermarché et à la pharmacie, en respectant les précautions de distanciation sociale et d'utilisation des désinfectants de la part de tous.

En tenant compte de ce qui est nécessaire pour vivre, nous ne devons pas oublier que notre première considération est notre relation avec Dieu. Nous nous souvenons des paroles de notre Seigneur dans l'Évangile de saint Jean : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (14, 23). Le Christ est le Seigneur de la nature et de l'histoire. Il n'est pas lontain et indifférent vis-à-vis de nous et du monde. Il nous a fait une promesse : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20). Dans la lutte contre le mal du coronavirus, notre arme la plus efficace est donc notre relation avec le Christ, par la prière et la pénitence, et par les dévotions et le culte sacré. Nous nous tournons vers le Christ pour nous délivrer de la peste et de tout mal, et il ne manque jamais de nous répondre par un amour pur et désintéressé. C'est pourquoi il est essentiel pour nous, à tout moment et surtout en temps de crise, d'avoir accès à nos églises et chapelles, aux sacrements, aux dévotions et aux prières publiques.

Tout comme nous pouvons acheter de la nourriture et des médicaments, tout en veillant à ne pas propager le coronavirus, nous devons également pouvoir prier dans nos églises et chapelles, recevoir les sacrements et accomplir des actes de prière et de dévotion publique, afin de connaître la proximité de Dieu avec nous et de rester auprès de lui, en faisant appel à son aide comme il se doit. Sans l'aide de Dieu, nous sommes en effet perdus. Historiquement, en temps de peste, les fidèles se rassemblaient dans une prière fervente et participaient à des processions. Et de fait, dans le Missel romain promulgué par Saint Jean XXIII en 1962, il existe des textes spéciaux pour la Sainte Messe à offrir en temps de peste, la Messe votive pour la délivrance de la mort en temps de peste (Missae Votivae ad Diversa, n. 23). De même, dans la traditionnelle Litanie des Saints, nous prions : « De la peste, de la famine et de la guerre, ô Seigneur, délivrez-nous. »

Souvent, lorsque nous nous trouvons dans une grande souffrance et même face à la mort, nous nous demandons : « Où est Dieu ? » Mais la vraie question est : « Où sommes-nous ? » En d'autres termes, Dieu est assurément avec nous pour nous aider et nous sauver, en particulier au moment d'une épreuve sévère ou de la mort, mais nous sommes trop souvent loin de Lui à cause de notre incapacité à reconnaître notre dépendance totale envers Lui et, par conséquent, à Le prier quotidiennement et à Lui offrir notre adoration.

Ces jours-ci, j'ai entendu tant de catholiques pieux profondément attristés et découragés de ne pas pouvoir prier et adorer dans leurs églises et chapelles ! Ils comprennent la nécessité d'observer la distance sociale et de suivre les autres précautions, et ils appliqueront ces pratiques prudentes, ce qu'ils peuvent faire assez facilement dans leurs lieux de culte. Mais, bien souvent, ils doivent accepter la profonde souffrance de voir leurs églises et chapelles fermées, et de ne pas avoir accès à la confession et à la Très Sainte Eucharistie.

Dans la même optique, un homme ou une femme de foi ne peut pas considérer la calamité actuelle dans laquelle nous nous trouvons sans tenir compte également de l'éloignement de notre culture populaire par rapport à Dieu. Non seulement elle est indifférente à sa présence parmi nous, mais elle se rebelle ouvertement contre lui et contre le bon ordre avec lequel il nous a créés et nous soutient dans l'existence. Il suffit de penser aux attaques violentes et fréquentes contre la vie humaine, contre l'homme et la femme que Dieu a faits à son image et à sa ressemblance (Gn 1, 27), aux attaques contre les enfants à naître, innocents et sans défense, et contre ceux à qui nous devons prioritairement nos soins : ceux qui sont lourdement accablés par une maladie grave, un âge avancé ou des handicaps. Nous sommes les témoins quotidiens de la propagation de la violence dans une culture qui ne respecte pas la vie humaine.

De même, il suffit de penser aux atteintes généralisées à l'intégrité de la sexualité humaine, à notre identité d'homme ou de femme, avec la prétention de définir pour nous-mêmes, souvent par des moyens violents, une identité sexuelle différente de celle qui nous a été donnée par Dieu. Nous sommes de plus en plus préoccupés par l'effet dévastateur de la soi-disant « théorie du genre » sur les individus et les familles.

Nous sommes également témoins, même au sein de l'Église, d'un paganisme qui vénère la nature et la terre. Il y a ceux qui, au sein de l'Église, se réfèrent à la terre comme à notre mère, comme si nous venions de la terre, comme si la terre était notre salut. Mais nous venons de la main de Dieu, Créateur du ciel et de la terre. C'est en Dieu seul que nous trouvons le salut. Nous prions avec les paroles du Psalmiste, inspirées par Dieu : « [Dieu] seul est mon rocher et mon salut, ma forteresse ; je ne serai pas ébranlé » (Ps 62 [61], 6). Nous voyons comment la vie de la foi elle-même s'est de plus en plus sécularisée et a ainsi porté atteinte à la Seigneurie du Christ, Dieu le Fils incarné, Roi du Ciel et de la Terre. Nous sommes témoins de tant d'autres maux qui découlent de l'idolâtrie, du culte de nous-mêmes et de notre monde, au lieu d'adorer Dieu, la source de tout être. Nous voyons malheureusement en nous-mêmes la vérité de ces paroles inspirées de saint Paul sur « toute l’impiété et l’injustice de ces hommes qui retiennent la vérité de Dieu dans l’injustice » : « eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni dans tous les siècles ! » (Rom 1, 18. 25).

Beaucoup de personnes avec lesquelles je suis en communication, et qui réfléchissent à la crise sanitaire mondiale actuelle avec tous ses effets, m'ont exprimé l'espoir qu'elle nous amènera – en tant qu'individus et familles, et en tant que société – à réformer nos vies, à nous tourner vers Dieu qui est sûrement proche de nous et qui est incommensurable et dans sa miséricorde et son amour envers nous, qui ne cessent jamais. Il ne fait aucun doute que les grands maux comme la peste sont un effet du péché originel et de nos péchés actuels. Dieu, dans sa justice, doit réparer le désordre que le péché introduit dans nos vies et dans notre monde. En fait, Il remplit les exigences de la justice par Sa miséricorde surabondante.

Dieu ne nous a pas abandonnées au chaos et à la mort que le péché introduit dans le monde, mais il a envoyé son Fils unique, Jésus-Christ, pour souffrir, mourir, ressusciter des morts et monter dans la gloire à sa droite, afin de rester avec nous pour toujours, nous purifier du péché et nous enflammer de son amour. Dans sa justice, Dieu reconnaît nos péchés et la nécessité de les réparer, tandis que, dans sa miséricorde, Il nous fait la grâce de nous repentir et de réparer. Le prophète Jérémie a prié :
« Seigneur, nous reconnaissons nos impiétés et l’iniquité de nos pères, car nous avons péché contre vous. » Mais il a aussitôt poursuivi sa prière : « Ne nous livrez pas à l’opprobre, à cause de votre nom, et ne couvrez pas de confusion à cause de nous le trône de votre gloire ; n’oubliez pas, ne rompez pas l’alliance que vous avez faite avec nous » (Jr 14, 20-21).

Dieu ne nous tourne jamais le dos ; il ne rompra jamais son alliance d'amour fidèle et durable avec nous, même si nous sommes si souvent indifférents, froids et infidèles. Alors que la souffrance actuelle met au jour tant d'indifférence, de froideur et d'infidélité de notre part, nous sommes appelés à nous tourner vers Dieu et à implorer sa miséricorde. Nous sommes convaincus qu'Il nous écoutera et nous bénira de ses dons de miséricorde, de pardon et de paix. Nous joignons nos souffrances à la Passion et à la Mort du Christ et ainsi, comme le dit saint Paul, « ce qui manque aux souffrances du Christ, je le complète dans ma chair pour son corps, qui est l’Eglise » (Col 1, 24). Puisque nous vivons dans le Christ, nous connaissons la vérité de notre prière biblique : « Le salut des justes vient de l'Éternel, il est leur refuge au temps de la détresse » (Ps 37 [36], 39). En Jésus-Christ, Dieu nous a pleinement révélé la vérité exprimée dans la prière du Psalmiste : « La miséricorde et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Ps 85 [84], 10).

Dans notre culture totalement sécularisée, on a tendance à considérer la prière, les dévotions et le culte comme n'importe quelle autre activité : par exemple, aller au cinéma ou à un match de football ; ces choses ne sont n'est pas indispensables et peuvent donc être annulées pour prendre toutes les précautions nécessaires en vue d'enrayer la propagation d'une contagion mortelle. Mais la prière, les dévotions et le culte, et avant tout la confession et la Sainte Messe, sont essentiels pour que nous restions sains et forts spirituellement, et pour que nous recherchions l'aide de Dieu dans un moment de grand danger pour tous. Par conséquent, nous ne pouvons pas nous contenter d'accepter les décisions des gouvernements laïques, qui voudraient que le culte de Dieu soit traité de la même manière que le fait d'aller au restaurant ou d'assister à un concours sportif. Sans quoi, les personnes qui souffrent déjà tellement des conséquences de la peste sont privées de ces rencontres objectives avec Dieu qui est au milieu de nous pour rétablir la santé et la paix.

Nous, les évêques et les prêtres, devons expliquer publiquement la nécessité pour les catholiques de prier et d'adorer dans leurs églises et leurs chapelles, et d'aller en procession dans les rues et les chemins, en demandant la bénédiction de Dieu sur son peuple qui souffre si intensément. Nous devons insister pour que les réglementations de l'État – et ce y compris pour le bien de l'État lui-même – reconnaissent l'importance particulière des lieux de culte, en particulier en temps de crise nationale et internationale. Par le passé, en effet, les gouvernements ont compris l'importance avant tout de la foi, de la prière et du culte du peuple pour vaincre une peste.

De même que nous avons trouvé un moyen de fournir de la nourriture, des médicaments et d'autres nécessités de la vie en période de contagion, sans risquer de manière irresponsable la propagation de la contagion, de même, nous pouvons trouver un moyen de subvenir aux nécessités de notre vie spirituelle. Nous pouvons proposer davantage d'occasions pour la Sainte Messe et les dévotions auxquelles un certain nombre de fidèles peuvent participer sans violer les précautions nécessaires contre la propagation de la contagion. Beaucoup de nos églises et chapelles sont très grandes. Elles permettent à un groupe de fidèles de se rassembler pour la prière et le culte sans violer les exigences de « distanciation sociale ». Le confessionnal avec sa grille traditionnelle est généralement équipé ou, sinon, peut l'être facilement, d'un voile fin qui peut être traité avec un désinfectant, de sorte que l'accès au sacrement de la confession soit possible sans grande difficulté et sans danger de transmission du virus. Si une église ou une chapelle ne dispose pas d'un personnel suffisamment nombreux pour pouvoir désinfecter régulièrement les bancs et autres surfaces, je ne doute pas que les fidèles, en reconnaissance des dons de la Sainte Eucharistie, de la confession et de la dévotion publique, y apporteront volontiers leur aide.

Même si, pour une raison quelconque, nous ne pouvons pas avoir accès à nos églises et chapelles, nous devons nous rappeler que nos maisons sont une extension de notre paroisse, une petite Église où nous apportons le Christ par notre rencontre avec Lui dans la plus grande Église. Que nos maisons, en cette période de crise, reflètent la vérité que le Christ est l'hôte de chaque foyer chrétien. Tournons-nous vers lui par la prière, en particulier le Rosaire, et d'autres dévotions. Si l'image du Sacré-Coeur de Jésus, ainsi que l'image du Coeur Immaculé de Marie, ne sont pas déjà intronisées dans notre foyer, le moment est venu de le faire. La place de l'image du Sacré-Cœur est pour nous un petit autel à la maison, où nous nous rassemblons, conscients de ce que le Christ demeure avec nous par l'effusion du Saint-Esprit dans nos cœurs, et où nous plaçons nos cœurs souvent pauvres et pécheurs dans Son glorieux Cœur transpercé – ce Cœur toujours ouvert pour nous recevoir, pour nous guérir de nos péchés, et pour nous remplir de l'amour divin. Si vous souhaitez introniser l'image du Sacré-Cœur de Jésus, je vous recommande le manuel intitulé L'intronisation du Sacré-Cœur de Jésus, disponible auprès de l'Apostolat des catéchistes de Marie. Il est également disponible en traductions polonaise et slovaque.

Pour ceux qui ne peuvent pas avoir accès à la Sainte Messe et à la sainte communion, je recommande la pratique pieuse de la communion spirituelle. Lorsque nous sommes correctement disposés à recevoir la sainte Communion, c'est-à-dire lorsque nous sommes en état de grâce, que nous ne sommes pas conscients d'avoir commis un péché mortel pour lequel nous n'avons pas encore été pardonnés dans le sacrement de la Pénitence, et que nous désirons recevoir Notre Seigneur dans la sainte communion mais que nous ne pouvons pas le faire, nous nous unissons spirituellement au Saint Sacrifice de la Messe, en priant Notre Seigneur Eucharistique selon les paroles de Saint Alphonse de Liguori : « Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon cœur, venez-y au moins spirituellement. » La communion spirituelle est une belle expression d'amour pour Notre Seigneur dans le Saint Sacrement. Elle ne manquera pas de nous apporter une grâce abondante.

En même temps, lorsque nous sommes conscients d'avoir commis un péché mortel et que nous ne pouvons pas avoir accès au sacrement de la Pénitence ou de la confession, l'Église nous invite à faire un acte de contrition parfaite, c'est-à-dire de douleur pour le péché, « quand elle vient de l'amour de Dieu plus que tout ». Un acte d'une telle contrition parfaite « obtient le pardon des péchés mortels si elle comporte la ferme résolution de recourir à la confession sacramentelle dès que possible » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 1452). Un acte de contrition parfaite dispose notre âme à la communion spirituelle.

En fin de compte, la foi et la raison, comme elles le font toujours, travaillent de concert pour apporter la solution juste et adéquate à un défi de grande envergure. Nous devons utiliser la raison, inspirée par la foi, pour trouver la bonne manière de faire face à une pandémie mortelle. Cette manière doit donner la priorité à la prière, à la dévotion et au culte, à l'invocation de la miséricorde de Dieu pour son peuple qui souffre tant et qui est en danger de mort. Créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, nous jouissons des dons de l'intelligence et du libre arbitre. En utilisant ces dons, unis aux dons de la Foi, de l'Espérance et de l'Amour, nous trouverons le bon chemin en ce moment d'épreuve mondiale qui est la cause de tant de tristesse et de peur.

Nous pouvons compter sur l'aide et l'intercession de la grande armée de nos amis célestes, à laquelle nous sommes intimement unis dans la communion des saints. La Vierge Mère de Dieu, les saints Archanges et Anges gardiens, saint Joseph, Époux fidèle de la Vierge Marie et Patron de l'Église universelle, saint Roch que nous invoquons en temps d'épidémie, et les autres saints et bienheureux vers lesquels nous nous tournons régulièrement dans la prière sont à nos côtés. Ils nous guident et nous assurent constamment que Dieu ne manquera jamais d'entendre notre prière ; Il nous répondra par sa miséricorde et son amour incommensurable et inlassable.

Chers amis, je vous offre ces quelques réflexions, profondément conscient de l'ampleur de vos souffrances à cause de la pandémie de coronavirus. J'espère que ces réflexions pourront vous être utiles. Par dessus tout, j'espère qu'elles vous inspireront à vous tourner vers Dieu dans la prière et le culte, chacun selon ses possibilités, et à faire ainsi l'expérience de sa guérison et de sa paix. Ces réflexions s'accompagnent de l'assurance de mon souvenir quotidien de vos intentions dans ma prière et ma pénitence, en particulier lors de l'offrande du Saint Sacrifice de la Messe.

Je vous demande de bien vouloir vous souvenir de moi dans vos prières quotidiennes.

Je reste à vous dans le Sacré Coeur de Jésus et le Coeur Immaculé de Marie, et dans le Coeur très pur de Saint Joseph,

Raymond Leo Cardinal Burke
21 mars 2020
Fête de saint Benoît, Abbé

© leblogdejeannesmits, pour la traduction.


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Mgr Reig Pla (Espagne) maintient messes et communion : “l'Église n'abandonne pas ceux qui ont besoin de l'aide de Dieu”

Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque d'Alcala de Henares dans la région de Madrid, en Espagne, a accordé un entretien à Andrea Zambrano de la Nuova Bussola Quotidiana dans laquelle il explique pourquoi il a pris la décision pour son diocèse de ne pas priver les fidèles de la sainte messe – en prenant, bien sûr, les mesures sanitaires nécessaires en raison du coronavirus. Le prélat a choisi des mots forts : « La Sainte Messe, en toute occasion, et plus encore dans cette situation extrême, est le paradis sur terre. Sans la présence du ciel – rendue présente dans l'humanité de Jésus-Christ et maintenant dans les sacrements – l'homme défaille. »

Mgr Reig Pla s'est signalé au cours de ces dernières années par ses courageux engagements en faveur du respect de la vie et contre la dictature de l'idéologie du genre.

Voici ma traduction intégrale de cet entretien revigorant. 

Addendum : le cardinal Burke a apporté son soutien à l'analyse de Mgr Reig Pla. Lire ici sa réponse à L'Homme nouveau. – J.S.


*


Excellence, Pourquoi avez-vous décidé de garder les églises ouvertes et de célébrer les messes avec le peuple ?

En tant qu'évêque, j'ai décidé de maintenir les églises ouvertes et de respecter l'horaire habituel des célébrations de la Sainte Messe. Je veux ainsi offrir aux fidèles le signe que l'Église n'abandonne pas ceux qui ont besoin de l'aide de Dieu, en particulier des sacrements. A cette fin, nous organisons les célébrations en suivant toutes les directives préventives recommandées par les autorités sanitaires. De plus, les cloches de la cathédrale sonnent à midi et à 20 h 30, pour appeler à prier pour les nécessités créées par cette épidémie. Parmi les biens de la personne (biens utiles, agréables, moraux, etc.), le plus grand est le bien spirituel, qui est uni à la destinée éternelle de l'homme. C'est pourquoi nous ne pouvons pas priver les fidèles, même dans des circonstances extrêmes, des dons divins, et en particulier de l'Eucharistie.

S'il est important de garder une distance de sécurité, est-il encore plus important de donner aux fidèles le pain du Ciel ?

Non seulement nous gardons une distance de sécurité, mais nous prenons toutes les mesures pour prévenir l'infection : hygiène des mains du prêtre, désinfection du sol et des bancs, des vases sacrés, etc. Tout cela est important, mais aucune de ces choses n'éteint le désir d'infini qui habite chaque cœur humain. Ainsi, avec les mesures de sécurité, ce qui est spécifique au travail de l'Église ne peut pas faire défaut : offrir le salut obtenu par Jésus-Christ par la prière, la prédication de la Parole et les sacrements.

Quel sens faut-il donner à la messe aujourd'hui ? Est-elle indispensable ?

La Sainte Messe, en toute occasion, et plus encore dans cette situation extrême, est le paradis sur terre. Sans la présence du ciel – rendue présente dans l'humanité de Jésus-Christ et maintenant dans les sacrements – l'homme défaille. En raison d'une situation extrême et pour de justes raisons, on peut dispenser de se rendre à l'Eucharistie du dimanche, mais il ne faut pas refuser le pain du ciel à tous ceux qui, avec les précautions indiquées par les autorités sanitaires, peuvent aller chercher la consolation de Dieu. Les fidèles qui viennent sont conscients de leur responsabilité et offrent la Sainte Messe pour tous ceux qui souffrent de la pandémie.

Avez-vous été critiqué ? Ces critiques sont-elles peut-être la démonstration que l'on pense davantage à la santé du corps qu'à celle de l'âme ?

J'ai reçu des fidèles quelques indications, des suggestions pour améliorer les célébrations, et quelques-uns ont fait part de leurs doutes. Je n'ai reçu aucune critique directe. En revanche, j'ai reçu de nombreuses expressions de gratitude. En tout cas, il est compréhensible qu'il y ait une certaine incertitude parmi les fidèles. Savoir que le bien spirituel est le plus grand bien contredit l'esprit du monde et cet esprit du monde peut aussi pénétrer l'Église. À cet égard, les paroles de Jésus sont réconfortantes : « Dans le monde, vous aurez des afflictions ; mais ayez confiance, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33).

Avez-vous subi des pressions de la part du gouvernement, ou vous ont-ils contraint à interdire l'accès aux messes ou à les suspendre ? Comment le gouvernement s'est-il comporté envers vous, les évêques ?

Dieu merci, je n'ai reçu aucune pression de la part du gouvernement. Dans le « décret d'alarme », il est prévu de pouvoir assister à des manifestations religieuses en prenant des mesures de précaution. Nous prendrons les décisions appropriées en fonction des circonstances.

Un aspect que nous constatons en Italie est le fait que de nombreux aumôniers d'hôpitaux ne peuvent pas entrer dans les unités de soins intensifs, et par conséquent, des gens meurent seuls. Quelle est la situation dans votre diocèse ? Les aumôniers parviennent-ils à apporter les sacrements aux malades et aux mourants ?

La situation dans les hôpitaux situés sur le territoire du diocèse est préoccupante, en raison du nombre de personnes infectées. Les prêtres accomplissent leur travail avec la prudence nécessaire et avec les précautions requises. Jusqu'à présent, les personnes ou leurs proches qui demandent les sacrements peuvent obtenir ce qu'ils demandent. Pour les malades qui se trouvent dans les unités de réanimation, il y a des mesures spéciales, et ils ne sont pas toujours accessibles.

Dans quelle mesure le coronavirus nous interpelle-t-il en tant que châtiment et purification de Dieu ?

La pandémie du coronavirus nous a placés dans une situation extrême. Pour l'instant, elle a mis en évidence la précarité humaine et démasqué le mensonge de l'individualisme qui a conduit à la rupture des liens avec la famille, avec la tradition et avec Dieu. L'arrogance du mondialisme et de la société technocratique a subi un coup dur. Aujourd'hui, nous devons reconnaître que nous sommes tous plus humbles et plus dépendants les uns des autres et de la sagesse aimante du Dieu Créateur et Rédempteur. D'une manière particulière, l'Occident a besoin d'une purification et d'un retour à la tradition chrétienne, qui offre une véritable réponse aux questions humaines et promeut la bonne façon de vivre de la vertu. C'est un temps d'épreuve et, en même temps, un temps de grâce. Seul Dieu peut transformer cette situation douloureuse en une occasion de salut pour l'esprit humain.

Que dit ce virus à l'Eglise aujourd'hui ? L'Église doit-elle se poser des questions ?

Il est évident que cette situation touche également l'Église et nous ramène aux questions fondamentales qui touchent au salut de l'homme. L'Église n'est pas simplement une organisation humaine, une ONG. Dans son sein, elle porte l'offrande du salut éternel acheté par le sang du Christ. Cette pandémie nous invite tous à tourner notre cœur vers Dieu, à insister sur le destin éternel de l'homme et à mettre l'accent sur la grâce de Dieu, sur la recomposition des liens humains ; à souligner l'importance de la famille, de la communauté chrétienne et des moyens de salut (la prière, la Parole de Dieu, les sacrements, la charité, etc.) Face à l'orgueil de l'individualisme et de l'autonomie radicale, c'est une occasion de grâce pour transformer le concept de liberté. La liberté n'est pas simplement l'indépendance et la rupture des liens. Notre liberté créée est destinée à la communion et à la dépendance amoureuse vis-à-vis de la sagesse de Dieu. Redécouvrir le Christ, se laisser envelopper par sa grâce rédemptrice et apprendre à vivre en communauté sont les défis à relever pour mettre l'Église et la société sur pied.

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20 mars, 2020

Saint-Patern à Vannes vous propose la Sainte Messe en forme Extraordinaire - IV° Dimanche de Carême le 22 mars




La diffusion commencera dimanche 22 mars à 9 h 20.


Abonnez-vous bien vite, c'est par là : https://www.youtube.com/watch?v=fVEtyp88NEE&feature=youtu.be

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Comment Taïwan a stoppé l’invasion du coronavirus : Steve Mosher explique

« Le monde a beaucoup à apprendre de la réponse extrêmement efficace de Taïwan face au coronavirus chinois » : c’est sous ce titre que LifeSite a publié hier une chronique de Steve Mosher, spécialiste de la Chine et président du Population Research Institute, un organisme qui dénonce l’idéologie malthusienne qui a cours dans le monde aujourd’hui.

Steve Mosher souligne que Taïwan a réagi vite et bien parce que la belle île, Formose, connaît la réalité de la menace communiste et des mensonges des autorités chinoises. Fermeture des vols vers les zones d’infection, distribution de masques et de gel hydroalcoolique à grande échelle dans les lieux communautaires comme les entreprises, les écoles et les immeubles, identification des personnes montrant des signes de fièvre, tout cela a été fait, et vite, parce que toute « tergiversation » aggrave la situation et que donc les stocks étaient prêts.

A comparer avec la « réponse » du pouvoir en France…

Taïwan, lieu d’échanges incessants avec la Chine voisine, 25 millions d’habitants, connaissait au 16 mars soixante-sept (67) cas de coronavirus, et un (1) mort.

Voici ma traduction de cette chronique de Steve Mosher. Bonne lecture ! – J.S.

*

Dans le nord de l’Italie, des centaines de personnes âgées, privées de lits de soins intensifs et de ventilateurs, sont en train de mourir. En Iran, les mollahs creusent des fosses communes de la longueur d’un terrain de football. Selon toute vraisemblance, ils en auront bientôt besoin de plus.

On peut dire que c’était inévitable, puisque les deux pays entretiennent des relations étroites avec la Chine, l’épicentre initial de l’épidémie. Et il est vrai qu’ils ont tous deux choisi d’être des étapes clés de la nouvelle route de la soie chinoise, que Pékin présente comme une route vers la richesse.

À l’heure actuelle, elle ressemble davantage à un aller simple vers une mort prématurée.

Mais il existe un autre pays, bien plus proche de la Chine, dont l’économie est encore plus étroitement liée à celle du géant communiste. Depuis la capitale de ce pays, vous pouvez prendre un vol direct vers toutes les grandes villes chinoises, y compris Wuhan. Jusqu’à une date récente, des milliers de personnes faisaient cela chaque jour.

Pourtant, malgré cet énorme trafic transfrontalier avec la Chine voisine, les 25 millions d’habitants de cette nation insulaire sont pour ainsi dire préservés de la grippe de Wuhan.

Le pays en question est Taïwan, qui, au 16 mars, ne faisait état que de 67 cas et d’un décès. La plupart des personnes précédemment infectées se sont rétablies depuis, et il y a eu peu de nouveaux cas. En d’autres termes, l’envahisseur mortel a été stoppé dans son élan.

L’une des raisons en est que le gouvernement démocratiquement élu de Taiwan a réagi en temps réel à l’aggravation de l’épidémie.

Le premier aveu de la Chine à l’Organisation mondiale de la santé de ce qu’elle avait « plusieurs » cas d’une nouvelle pneumonie a été fait le 31 décembre. Dès ce même jour, les Centres de contrôle des maladies de Taïwan ont commencé à surveiller les passagers arrivant de Wuhan.

La Chine ayant dissimulé des informations sur la nature de la nouvelle pneumonie, Taïwan a péché par excès de prudence, en contrôlant les passagers pour 36 virus connus, pas moins.

Lorsque la Chine a choqué le monde entier en mettant  l’une de ses principales villes en quarantaine, Taïwan a réagi immédiatement, interdisant les vols en provenance de Wuhan dès le 26 janvier. Ce fut le premier pays au monde à le faire.

A mesure que la maladie atteignait des proportions épidémiques en Chine et commençait à se propager dans le monde entier, Taïwan a mis en place pas moins de 124 protocoles de sécurité face au virus.

Pour empêcher la propagation communautaire, le gouvernement a distribué 6,5 millions de masques aux écoles primaires et secondaires, ainsi que 84 000 litres de désinfectant pour les mains et 25 000 thermomètres frontaux. Il a exigé que les immeubles de bureaux et les complexes résidentiels fassent dépister les signes de fièvre pour chaque entrant, et que des désinfectants pour les mains soient placés à côté des ascenseurs.

Elle a pris ces mesures alors même qu’elle n’était pas autorisée – en raison de l’opposition de la Chine – à assister aux réunions d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé sur le coronavirus chinois. (Ce fut peut-être été une bonne chose, puisque l’OMS a couvert la Chine dès le départ).

Comme chacun le sait maintenant, la rapidité est essentielle lorsqu’il s’agit de contrôler les épidémies.    Même une semaine de tergiversations peut conduire à une propagation incontrôlée du virus au sein de la communauté. Un mois de retard peut être fatal pour un grand nombre.

Si Taïwan est aujourd’hui largement débarrassée du coronavirus chinois, ce n’est pas seulement parce qu’elle a tout fait correctement, mais aussi parce qu’elle a tout fait très tôt. Pourquoi ?

Les autorités de Taïwan, dirigées par le président Tsai Ing-wen, savent par expérience que le régime de Pékin est dirigé par des menteurs pathologiques qui feront toujours passer leur propre survie politique avant toute autre considération, y compris la vie de ceux qu’ils dirigent. Ils ont vu dans le virus de Wuhan une répétition de l’épidémie de SRAS de 2003, à propos de laquelle les dirigeants chinois ont également menti jusqu’à ce que le nombre croissant de morts rende la chose impossible.

Cette expérience a amené la nation insulaire à créer des stocks stratégiques d’articles qui seraient utiles quand (et non pas si) une future épidémie émergerait de Chine. Et quand cela s’est produit, ils n’ont pas hésité. Ils ont agi.

La méfiance de Taïwan à l’égard de la Chine est fondée sur bien plus que le comportement irresponsable de Pékin lors des épidémies passées. Le Parti communiste chinois reste, comme il l’a toujours été, une menace existentielle pour la survie de Taïwan en tant que nation distincte.

Les dirigeants communistes, dont le président à vie Xi Jinping, menacent régulièrement d’utiliser la force militaire pour annexer l’île. De fait, il y a quelques jours à peine, il a une fois de plus envoyé des bombardiers pour faire le tour de l’île dans un pathétique effort d’intimidation de la population.

C’est pourquoi la côte ouest de Taïwan est parsemée de tours de guet. Le continent n’est qu’à une centaine de kilomètres et les observateurs sont toujours à l’affût d’une éventuelle invasion de l’armée chinoise.

Dans le cas présent, l’invasion a pris la forme d’un minuscule virus transporté dans le corps des passagers entrants. Mais il s’agissait néanmoins d’une invasion et le président Tsai a agi immédiatement et avec succès pour la repousser.

Le reste du monde peut tirer une leçon importante à la fois de la prudence de Taïwan et de sa réaction.

La leçon est la suivante : La Chine est une menace pour son propre peuple et pour le monde. Cette menace prend de nombreuses formes différentes, du vol de la propriété intellectuelle par la Chine à la tricherie commerciale, de ses cyberattaques effrénées à la propagation imprudente des épidémies. Mais quelle que soit sa forme au quotidien, elle est toujours hostile à la liberté, et souvent mortelle.

Taïwan le comprend. Et, le comprenant, elle a repoussé la dernière menace en date qui pèsait sur sa nation et son peuple.

L’Amérique doit le comprendre aussi.

Steven W. Mosher est le président du Population Research Institute et l’auteur de Bully of Asia : Pourquoi le rêve de la Chine est la nouvelle menace pour l’ordre mondial.
© leblogdejeannesmits pour la traduction.

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