26 mars, 2016

Le Visage du Christ au tombeau : une reconstitution d'après le Linceul de Turin

Le Centre espagnol de sindonologie, qui se consacre à l'étude du Linceul de Turin, a tenu une journée portes ouvertes ce Vendredi Saint dans son nouveau siège à Valence (calle Cotanda, 1-3a, Valencia, Espagne).

Les visiteurs ont pu se recueillir devant une sculpture du Visage du Christ réalisé d'après l'image l'Homme du Linceul, avec les marques des tortures qu'Il a subies recueillies également sur le Suaire d'Oviedo.

Le Centre espagnol de sindonologie travaille tout spécialement sur les concordances entre le Linceul et le Suaire d'Oviedo.





En ce Samedi Saint, dans  l'attente de la fête de la Résurrection de
Celui qui a définitivement vaincu la culture de mort.


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19 mars, 2016

Le cardinal Kasper, l’exhortation post-synodale et la “page tournée” par l’Eglise au bout de “1.700 ans”

Le cardinal Kasper (à droite) à Lucca
Le cardinal Kasper, lors d’une conférence publique à Lucca, non loin de Pise en Italie, lundi soir, a annoncé la parution prochaine de l’exhortation post-synodale sur la famille. Souriant et satisfait, il a déclaré :
« Dans quelques jours (le 19 mars) sortira un document d’environ de 200 pages où le pape François s’exprimera définitivement sur les thèmes de la famille soulevés lors du dernier synode, et en particulier sur la participation des fidèles divorcés et remariés à la vie active de la communauté catholique. Ce sera le premier pas d’une réforme qui fera tourner une page par l’Eglise au bout de 1.700 ans. »
« Nous ne devons pas répéter les formules du passé et nous barricader derrière le mur de l’exclusivisme et du cléricalisme, l’Eglise doit vivre notre temps et savoir l’interpréter », a-t-il également déclaré selon le journal local Il Terreno.
« En ce sens, sera fondamentale une revalorisation du rôle de la femme qui devra avoir la possibilité d’accéder à des positions clef jusque dans la vie administrative de la Curie et des diocèses. Dans la Curie romaine il y a un dicastère sur la famille où il n’y a pas de présence de la femme ; cela doit changer, les femmes sont une partie fondamentale de la famille », a déclaré le cardinal Kasper.
Le modérateur de la rencontre, le journaliste Raffaele Luise, en était tout enchanté. « Ce que nous avons eu la chance de sentir (sic) ce soir à Lucca d’un membre clef de la Curie est révolutionnaire », a-t-il commenté après l’intervention du cardinal.
Que retenir de tout cela ?
D’abord que le cardinal Kasper est au courant du contenu de l’exhortation. Avant lui, Mgr Paglia avait annoncé la signature du texte pour le 19 mars, fête de saint Joseph, cela semble donc se confirmer, même si des sources vaticanes (déjà évoquées ici) avaient précisé que la publication serait pour le mois d’avril. Chose répétée jeudi à des journalistes, parmi lesquels Edward Pentin, par le P. Lombardi : celui-ci parle de la première quinzaine d’avril.
Deuxièmement : le cardinal Kasper semble ravi. Cela ne préjuge pas réellement du contenu de l’exhortation, ni même de l’accent mis – comme il l’annonce – sur la question des divorces « remariés » qui est en quelque sorte « sa » question. De la part du cardinal allemand, il peut s’agir d’une classique tentative de tirer la couverture à lui. Il n’empêche : ses commentaires sont inquiétants.
On m’objectera qu’il ne sert à rien de se préoccuper alors que le contenu de l’exhortation n’est pas encore public et que le Saint Esprit assiste l’Eglise. Et je comprends cette attitude de foi. Il y a cependant un tel faisceau d’événements et de déclarations qui ont semé la confusion dans des domaines où il n’y a aucun lieu d’en mettre qu’il me semble nécessaire d’évoquer l’éventualité d’un document décevant, ou pire. Pourquoi ? Justement pour ne pas se laisser tenter par un manque de foi ou d’espérance. L’exhortation ne sera pas revêtue de l’infaillibilité, le pape peut, humainement, se tromper, ou livrer un enseignement qui manque de la clarté dont notre monde a pourtant besoin. Justement, aussi, pour que nous pensions à prier pour le pape et la lourde tâche qui est la sienne.
Le cardinal Kasper évoque un changement qui « fera tourner une page à l’Eglise au bout de 1.700 ans ». Voilà qui est intéressant. Le chiffre n’est manifestement pas choisi au hasard, il désigne une époque précise de l’Eglise ; il semble indiquer une nouvelle pratique qui rompra avec ce que l’Eglise fait depuis – à peu près – l’an 316.
A peu de choses près, note Robert Moynihan d’Inside the Vatican, ces 1.700 ans renvoient au premier concile œcuménique, celui de Nicée en 325, le mieux connu pour avoir proclamé la divinité du Christ contre l’hérésie arienne.
« Mais il y a un passage du concile de Nicée qui concerne l’acceptation des personnes engagées dans un second mariage », écrit Moynihan.
C’est le canon 8 : « Au sujet des clercs de ceux qui s'appellent eux-mêmes les cathares le grand concile décide, si jamais ils veulent entrer en groupe dans l'Eglise catholique et apostolique, qu'on leur impose les mains, et qu'ils restent ensuite dans le clergé ; mais avant tout ils promettront par écrit de se soumettre aux règles disciplinaires de l'Eglise catholique et apostolique, et d'y conformer leur conduite, c'est-à-dire qu'ils devront communier avec ceux qui se sont mariés en secondes noces et avec ceux qui ont failli pendant la persécution, mais font pénitence de leurs fautes, pour lesquels on a justement établi un temps d'épreuve et on en a fixé la modalité, afin qu'ils puissent être admis a toutes les pratiques de l'Eglise catholique et apostolique. »
Les « purs », les cathares de cette époque-là étaient les partisans de Novatien, qui dénonçait le pardon donné à ceux qui n’avaient pas tenu bon face à la persécution. Devant le refus de l’Eglise de lui donner raison, il s’était fait ordonner évêque pour fonder sa propre Eglise schismatique marquée par un manque éclatant de miséricorde.
Moyhihan poursuit : « La doctrine du novatianisme était exactement la même que celle de l’Eglise catholique, sauf pour ce qui était de refuser le pardon à ceux qui avaient apostasié au cours des persécutions. Ils refusaient également de communier avec ceux avaient divorcé et s’étaient remariés en tant que chrétiens. »
Voilà donc la clef – très probablement – des déclarations du cardinal Kasper. Kasper nostalgique d’un temps où l’Eglise se montrait aussi miséricordieuse à l’égard des apostats repentis que des « divorcés remariés », cette seconde attitude étant depuis lors oubliée et perdue… Ce en quoi elle serait, sur ce chapitre, « novatianiste », « cathare », attachée à une excessive pureté de mœurs, et même une coupable dureté des cœurs…
Si telle est donc l’explication de l’annonce de « page tournée », c’est-à-dire une rupture par rapport à une pratique ancienne, il y a là une double tromperie. La première concerne l’alignement du cas des apostats repentis, engagés dans un « chemin pénitentiel » qui aboutit au retour à la communion parce qu’ils ont rompu visiblement et sérieusement avec un reniement de leur foi, sur celui (supposé) des divorces remariés toujours engagés dans leur second mariage, quoi qu'il en soit d'ailleurs d'un éventuel repentir, tant que celui ne provoque pas un changement de vie.
La deuxième est celle exprimée par Moynihan dans son évocation de « ceux qui avaient divorcé et s’étaient remariés en tant que chrétiens » : elle est fausse.
Le canon 8 du concile de Nicée ne vise pas du tout les divorcés, mais les veufs et veuves, par définition libérés des liens de leur premier mariage, qui se marient à nouveau. Le rigorisme des cathares consistait précisément à récuser cette pratique : ils refusaient la communion à ceux qui étaient dans cette situation. L’Eglise catholique, elle, reconnaissait, comme elle reconnaît toujours, le remariage de ces personnes se retrouvant seules et libres à l'égard des liens du mariage du fait du décès de leur époux ou épouse. Aussi avait-elle mis comme condition au retour des cathares leur disposition à être en communion avec ceux qui ne s’en étaient jamais éloignés, les veufs et veuves remariés religieusement selon les lois de l’Eglise.
Le cardinal Kasper lui-même, en proposant une nouvelle approche par rapport aux divorcés remariés lors de son discours au consistoire en février 2014, a invoqué ce canon 8 dans le sens rapporté par Moynihan. On peut penser qu’il n’a pas varié d’un iota par rapport aux justifications qu’il apportait alors à sa proposition. Mais les études ne manquent pas qui réfutent son point de vue. Et dans la foulée de son cediscours, le livre Demeurer dans la vérité du Christ, cosigné par cinq cardinaux, des canonistes et des historiens (Artège, 2014) a synthétisé les éléments expliquant que l’Eglise admet les remariages des veufs, mais non des divorcés.

La satisfaction actuelle affichée par le cardinal Kasper semble indiquer qu'il attend un assouplissement par rapport aux divorcés remariés, mais il ne s'agirait pas d'une « page tournée après 1.700 ans », mais d'une révolution et d'un rejet des paroles mêmes du Christ il y a 2.000 ans et de la pratique constante de l'Eglise, par une manipulation des mots et des faits.

On peut espérer qu'avec la grâce de Dieu, l'exhortation post-synodale n'entrera pas dans une telle voie de rupture. Mais on peut craindre des ambiguïtés.

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18 mars, 2016

Salon du livre de l'AGRIF : rendez-vous dimanche à l'espace Charenton, Paris XIIe

J'aurai le plaisir de vous rencontrer au Salon du livre de l'AGRIF !






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16 mars, 2016

Proposition macabre au Royaume-Uni : laisser les fœtus non viables aller à terme pour récupérer leurs organes

La NHS, système de santé publique britannique, vient de subir une vague de protestations après qu’un médecin spécialiste des greffes d’organes a suggéré que les femmes portant un enfant gravement handicapé ou « endommagé » soient encouragées à porter leur grossesse à terme, de manière à permettre la récupération des organes sur le bébé après la naissance. La proposition a été faite lors de la rencontre annuelle de la British Transplantation Society à Glasgow.
La proposition est si choquante que la SPUC (Society for the Protection of Unborn Children), la plus ancienne et la plus importante des associations provie du Royaume-Uni, a assorti le communiqué de protestation qu’elle a publié aujourd’hui de l’annonce qu’elle allait « enquêter » sur les faits. Mais les multiples sources auxquelles renvoie son communiqué ne laissent guère planer le doute sur la véracité de l’incident lui-même. Il reste maintenant à découvrir d’où émane cette proposition macabre et si la NHS s’apprête en effet à mettre en place un soutien spécifique pour ces femmes comme l’assure le tabloïde The Sun – à moins que ce ne soit déjà fait.
A l’heure actuelle, au Royaume-Uni, la grande majorité des femmes enceintes informées du dépistage d’un handicap grave chez leur enfant ou d’un trouble survenu au cours de la grossesse, décident d’avoir recours à l’avortement « médical », et ce d’autant plus si le bébé n’a guère de chances de survivre à la naissance.
Un vrai gâchis…
Après avoir fait pression pendant des années pour le « droit » des femmes à anticiper sur cette mort quasi certaine – la dernière campagne en date est en cours en Irlande du Nord où précisément cette raison d’avorter n’est pas légalement admise – voici donc que le lobby de la mort propose de changer de méthode. Comme dans le cas de l’avortement dit « médical », la NHS est sur cette longueur d’onde au vu du manque chronique d’organes vitaux pour la transplantation : pouvoir disposer de bébés nés à maturité à l’issue de neuf mois de gestation assure d’avoir accès à des organes bien formés et de taille suffisante.
Après tout, on n’est plus dans le cas de la récolte d’organes et de tissus sur des « produits d’avortement » de premier ou de deuxième semestre, à l’image de ces prélèvements reprochés au Planned Parenthood aux Etats-Unis…
Au cours de ces deux dernières années, 11 bébés de moins de deux mois sont devenus « donneurs » d’organes (comme s’ils avaient le choix…) mais avec les nouveaux protocoles les médecins espèrent jusqu’à 100 « donneurs » par an.
Niaz Armad, chirurgien spécialisé dans les transplantations au St James University Hospital de Leeds, n’a pas d’états d’âme : « Nous envisageons de mettre cela publiquement en route en tant que source viable de transplatations d’organes au niveau national. Nombre d’employés de la NHS ne savent pas que ces organes peuvent être utilisés. Ils doivent être mis au courant. Ces organes peuvent être transplantés, ils fonctionnent, et ils fonctionnent sur le long terme. »
C’est le comble de l’utilitarisme : non seulement ces enfants porteurs de défauts sont jugés bons pour l’élimination, mais celle-ci est retardée afin de pouvoir en tirer le maximum…
L’histoire ne dit pas, en effet, comment se déroulerait le prélèvement sur ces enfants que l’on ne laisserait survivre que pour les débiter en pièces détachées : quid des soins à ces nouveau-nés, de l’éventuelle réanimation ? Les organes seraient-ils prélevés à cœur battant ? Attendrait-on la mort naturelle ? La hâterait-on par la privation d’aliments ?
La prochaine étape se dessine tout aussi clairement : une fois le tabou de l’infanticide levé (pour celui de l’avortement c’est fait depuis longtemps), pourquoi ne pas demander aux mères qui veulent avorter pour des raisons de commodité, économiques ou autres pendant les délais légaux qui en Angleterre sont fixés à 24 semaines de grossesse, de conserver leur « fœtus » le temps qu’il devienne apte à « sauver des vies », comme ils disent ? Il sera toujours temps d’aller encore plus loin…
Mais pour l’heure, il est « seulement » question de bébés atteints d’affections comme l’anencéphalie, diagnostiquée à 12 semaines et de manière générale incompatible avec la vie : leurs reins, cœur, poumons, foie et autres organes sont quant à eux en bon état.
Le responsable de NHS Transplants, James Neuberger, a d’ores et déjà déclaré : « Si une famille veut donner des organes ou des tissus de leur bébé nous les aiderons et nous les soutiendrons. »
Dans le cas contraire, on les tue in utero, c’est aussi simple que cela…

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12 mars, 2016

Mgr Aquila à la tête d’une procession eucharistique autour de la clinique d’avortement du Planning familial à Denver

Mgr Samuel Aquila porte le Saint-Sacrement lors d'une procession
autour d'un avortoir du Colorado, le samedi 5 mars. Photo : Denver Catholic.
Plus de 1.800 personnes ont participé à une procession eucharistique près d’un avortoir du Planned Parenthood à Denver, Colorado, samedi dernier, à l’appel de l’archevêque du diocèse, Mgr Samuel Aquila. « Honnêtement, nous attendions 500 à 800 personnes. Il y en a eu trois fois plus », a commenté la directrice de la communication du diocèse, Karna Swanson. C’est Mgr Aquila lui-même qui a porté le Saint-Sacrement, faisant sept fois le tour de la clinique d’avortement du Planning familial américain à Stapleton.
La procession a mobilisé de nombreuses familles venues avec leurs jeunes enfants. Mais aussi un grand nombre de prêtres diocésains, les séminaristes des deux séminaires de Denver, des religieuses dominicaines, les Sœurs de la vie et les Sœurs missionnaires de saint Charles Borromée.
L’archidiocèse avait préparé l’événement avec soin pour s’assurer d’un climat de révérence à l’égard de Jésus-Hostie au cours d’une procession qui ne devait en aucun cas apparaître comme une manifestation. Recueillement, silence, respect à l’égard du Saint-Sacrement : pendant les jours précédant la procession, les participants invités au moyen d’une simple annonce sur un site internet dédié étaient invités à prier déjà chez eux ; sur place, chacun recevait un livret de prières.
« Pas de cris, pas de disputes. Rien d’autre qu’un témoignage priant de l’amour et de la miséricorde de Dieu », annonçait le site de l’événement.
Avant le départ de la procession, un prêtre diocésain devait rappeler ce message : « Le silence en est un élément essentiel, alors que nous unissons nos voix à ceux qui ont été réduits au silence par l’avortement. »
Le service d’ordre s’est révélé nécessaire en raison du nombre de fidèles qui ont répondu à l’appel de leur archevêque pour assurer la sécurité alors que la procession a dû déborder sur les chaussées : il était notamment composé de policiers qui n’étaient pas en service. C’est tout un symbole de la mobilisation d’une communauté.
Mgr Aquila, heureux de l’affluence inattendue, a qualifié la procession de « moment de grâce et de bénédiction ; un moment de prière à Notre Seigneur afin que les cœurs soient changés ». Karna Swanson a ajouté : « Il était évident aux yeux de tous que nous n’étions là que pour prier. Et prier, nous l’avons fait ! Presque tous les participants à la procession avaient un chapelet à la main, de petits groupes récitaient le rosaire ensemble. Nous avons véritablement pris le Ciel d’assaut avec nos prières. »
Ce n’est pas la première fois que Mgr Aquila a organisé une procession du Saint-Sacrement aux abords d’un avortoir alors qu’il était évêque de Fargo, dans le Dakota du Nord.
Les processions eucharistiques, généralement associées avec la Fête-Dieu, peuvent avoir lieu à d’autres moments, comme le précise le canon 944 du code de droit canonique : « Là où l'Évêque diocésain le juge possible, en témoignage public de vénération envers la très sainte Eucharistie, une procession sera organisée dans les rues, surtout au jour de la solennité du Corps et du Sang du Christ. »

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11 mars, 2016

L’exhortation post-synodale sur la famille sera publiée en avril, selon des sources vaticanes

Selon la correspondante à Rome du quotidien catholique néerlandais Katholiek Nieuwsblad, Marta Petrosillo, l’exhortation post-synodale du pape François sur la famille devrait être publiée au mois d’avril. La date initialement avancée par Mgr Vincenzo Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, ne pourra pas être tenue: il y a quelques semaines, il annonçait la publication pour le 19 mars. Mais cette date, la Saint-Joseph, a bien été retenue pour la signature du document, comme l’a annoncé le pape au retour du Mexique.
Les impératifs de temps pour la traduction et l’impression de l’exhortation expliquent selon le Vatican les délais supplémentaires.
Alors que le pape continue de donner des signaux contradictoires sur la pastorale familiale – on se souviendra de ses mots d’admiration pour un couple divorcé remarié dont les œuvres caritatives lui semblait tout aussi importantes que la communion sacramentelle, et encore de ses propos sur la contraception pour éviter des avortements (!) de fœtus microcéphales – les rumeurs vont bon train sur le contenu du document.
Mais si l’on veut bien me permettre une prédiction, il n’y a guère de raison de penser que le pape choisira de présenter des positions tranchées dans un sens ou dans l’autre dans les dossiers « sensibles » qu’il a voulu lui-même mettre sur le devant de la scène. La confusion est la marque de son pontificat… Qu’il s’agisse des couples divorcés remariés ou des concubins qui ne se marient pas du tout, l’objectif n’est-il pas d’abord de les « intégrer » dans l’Eglise, comme le répète le pape ?
Son approbation devant ce couple mexicain, Humberto et Claudia, qui avaient cherché et trouvé ses « propres » moyens d’atteindre la communion avec l’Eglise, est certainement ce qu’il y a de plus parlant, comme le relève aussi Marta Petrosillo.
Mais comment mettre en balance la bienfaisance matérielle avec la communion sacramentalle, qui est Jésus-Christ Lui-même répandu et communiqué ?
Intégrer les couples « irréguliers » tels qu’ils sont, donc sans poser clairement l’appel à la rupture avec ce mode de vie délibérément choisi…

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10 mars, 2016

Rachel Lambert nommée tutrice de Vincent Lambert…

Les parents de Vincent Lambert ont appris par voie de presse que Rachel, leur belle-fille, a été désignée comme tutrice par le juge des tutelles. Rachel qui veut que l'on cesse d'alimenter son mari, tétraplégique et en état de conscience minimale, afin qu'il meure.

Ils vont faire appel de cette décision ahurissante.

La justice devait nommer un tuteur pour sortir du conflit opposant Pierre et Viviane Lambert et deux de leurs enfants à Rachel Lambert. En définitive, elle a pris parti : parti pour la mort.

C'est une odieuse manipulation. 

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La Commission européenne financera un bateau pour les droits LGBT à la prochaine Gay Pride d’Amsterdam

Pour la première fois de son histoire, la Commission européenne va participer à une Gay Pride : celle d’Amsterdam, en juillet, marquée par un défilé de bateaux aux couleurs arc-en-ciel dans les canaux de la ville. Cette fois, le drapeau de la Commission y figurera en bonne place. Le fait que les Pays-Bas assurent actuellement la présidence tournante de l’Union européenne n’est sans doute pas étranger à l’initiative…
Mais la décision de participer fait partie d’un projet plus large du Conseil de l’Union européenne : un plan élaboré l’an dernier en faveur de la promotion des droits LGBT. En sponsorisant un bateau UE, Bruxelles envoie un message clair lors d’un événement qui, cette année, se veut à dimension européenne.
C’est en début de semaine que le gouvernement néerlandais a mis le projet d’accord sur la table de la réunion du Conseil de l’UE : il demande à la Commission de prendre à bras le corps les problèmes d’« homophobie » et de « transphobie » et de prendre les mesures nécessaires pour faire avancer « l’égalité LGBTI ». L’accord prévoit de recueillir des données sur le traitement des LGBT dans l’ensemble des pays de l’Union.
L’accord a été bloqué, au grand dam de la presse gay qui dénonce une obstruction obscurantiste, par la Hongrie.
En revanche, la Lituanie, la Lettonie et la Pologne, qui s’y étaient initialement opposées, ont fini par signer. Il est vrai que l’accord contient une clause qui affirme l’importance de « respecter pleinement les identités nationales des Etats membres et leurs traditions constitutionnelles, ainsi que la compétence des Etats membres dans le domaine du droit de la famille… tout en tenant compte des droits fondamentaux des personnes LGBTI. »
Le refus de la Hongrie n’empêchera pas la Commission de participer à la Gay Pride d’Amsterdam. Son projet a été agréé au terme d’une « compétition ouvert » parmi les 80 bateaux acceptés par les responsables de l’événement. L’un, sponsorisé par Adidas, aura pour thème l’athlétisme gay. On attend un bateau marocain et un autre d’Ukraine.
La participation de la Commissaire à la Justice et à l’Egalité de genre, Vera Jourova – elle est tchèque – n’a pas été confirmée.

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09 mars, 2016

L’ONU se félicite de la progression du recours à la contraception : « Un espoir pour contenir la population mondiale »

A l’occasion de la Journée internationale de la femme, la division « Affaires économiques et sociales » de l’ONU a publié les chiffres du recours global aux contraceptifs. Il a atteint ces dernières années des « niveaux record » dans les pays en développement, se félicite UNDESA. L’organisme en déduit la possibilité de réviser à la baisse de manière drastique les projections de la croissance mondiale de la population pour les années qui viennent : un milliard d’hommes en moins par rapport à ce qui était prévu.
C’est dans les régions les plus pauvres que le rythme du recours aux « contraceptifs modernes » progresse le plus vite : celles-là mêmes qui sont la cible des efforts des organisations internationales et des grandes fondations.
Au plan global, le rapport estime à 64 % la proportion de femmes mariées ou en couple et en âge de procréer qui utilisent une forme « moderne ou traditionnelle » de planification familiale. En 1970, elle était encore de 36 %.
L’impact de ce recours à la limitation des naissances pourrait être considérable, selon UNDESA : alors que l’ONU estime que la population mondiale atteindra d’ici à 2030 quelque 8 à 9 milliards d’âmes, la contraception généralisée pourrait assurer que l’on reste dans la fourchette basse. « Si d’ici à 2030 la taille moyenne des familles représente seulement un enfant de moins, alors la population mondiale est estimée devoir atteindre environ 8 milliards plutôt que 9 milliards », assure Jagdish Upadhyay, chef du Programme mondial pour améliorer la sécurité d’approvisionnement en produits de santé reproductive au Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).
La contraception, cette panacée qui aux dires de l’ONU permet d’éradiquer la misère, d’améliorer l’instruction et la santé tout en donnant davantage de pouvoir économique aux femmes, permettrait donc aussi d’obtenir « un ralentissement significatif de la croissance de la population mondiale ».
Les programmes d’accès à la contraception sont donc en tête des priorités des organisations internationales, que ce soit au nom du progrès, des Objectifs du Développement (ODD) ou de la lutte contre le réchauffement climatique. Upadhyay, lui, souhaite voir maintenus les efforts d’investissement international dans cette direction.
Commentant les chiffres, Julia Bunting du Population Council – un organisme international malthusien privé – assure que la corrélation entre le recours à la contraception et l’investissement international en sa faveur est entière : « Le moment choisi, l’importance et le rythme de ces efforts sera déterminant pour fixer la magnitude de l’impact sur les projections de population », a-t-elle déclaré.
The Guardian publie les tableaux de l’évolution de la couverture contraceptive et de sa prévalence actuelle.

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08 mars, 2016

Virus Zika : le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim veut un meilleur accès des femmes à la “santé reproductive”

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Jim Yong Kim : au service
de la contraception pour toutes
Le choix par Jim Yong Kim du 8 mars pour réclamer dans un article sur LinkedIn l’accès de toutes à la « santé reproductive » ne relève pas du hasard. La Journée internationale de la femme fait partie de ces dates liées à l’avancement de la culture de mort, tant il est vrai qu’elles servent à répéter les refrains sur le « droit » à l’avortement et à la contraception. C’est en sa qualité de président de la Banque mondiale que Jim Yong Kim s’est exprimé, saisissant l’occasion fournie par l’épidémie du virus Zika, dont le lien avec une recrudescence des cas de microcéphalie congénitale est avancé par beacoup.
« Depuis que l’épidémie de Zika a attiré l’attention du monde entier au début de cette année, des photos de bébés atteints de microcéphalie sont apparues sur les écrans des télévisions et dans les journaux du monde entier. Ils sont devenus l’emblème du coût humain du virus, même si le lien de causalité entre le Zika et ce défaut de naissance congénital reste à prouver », commence l’article.
Coût humain ? Oui, ce sont des bébés qui sont atteints, même si c’est à des degrés variables : ce sont eux qui risquent d’en souffrir les premiers, mais enfin ils sont vivants. Logiquement – et d’autant plus que la Banque mondiale est une institution qui brasse des millions et des milliards – il s’agirait de chercher d’une part à éviter la contamination (on recherche un vaccin) et de l’autre, de souligner la nécessité d’apporter à ces enfants les soins dont ils ont besoin. Ce qui passe, naturellement, par l’aide à leurs familles.
Mais tel n’est pas le point de vue avancé par Jim Yong Kim, qui poursuit : « Une chose, cependant, est certaine. Derrière chacun de ces bébés il y a une mère, beaucoup d’entre elles sont des femmes des campagnes vivant dans la pauvreté, qui n’ont pas un accès convenable aux installations sanitaires, aux conseils de santé et autres services. L’épidémie de Zika a brutalement rappelé au monde que les besoins des femmes et leur santé doivent être une priorité dans le cadre des efforts de réponse et de prévention au niveau global et national. »
Et de poursuivre sur le fait que les femmes des pays en développement sont celles qui représentent « 99 % des morts maternelles globales », que les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont le plus fort taux de «grossesses non planifiées » (56 % selon une étude de 2012), et que c’est là aussi que la « demande non satisfaite de planification familiale » reste élevée. Là encore que les « violences de genre » sont élevées :
« Alors que l’évitement de la grossesse peut constituer une sage décision dans le climat actuel d’incertitude à propos de Zika, cette option n’est pas à l’heure actuelle accessible à de nombreuses femmes qui peuvent ne pas avoir la liberté de dire “non” à leur partenaire ou d’insister sur le recours à la contraception. »
Autrement dit, la seule réponse vraiment complète face au virus Zika est d’éviter que des enfants naissent, de pratiquer la contraception pour éviter un risque de microcéphalie qui certes n’atteint qu’une fraction des bébés des femmes contaminées : c’est le principe de précaution au carré, une véritable ingénierie sociale qui incite les femmes de quasi tout un continent à éviter toute grossesse. Pour combien de temps ? Tant qu’il n’y aura pas de vaccin, sans doute !
Autrement dit encore, le « coût humain » du virus Zika, ce n’est pas la souffrance éventuelle des enfants nés microcéphales, mais leur existence même. Toutes ces photos d’enfants un peu différents de nous, qui s’écartent de la norme, qui ont besoin de soins et surtout d’amour – et que leurs mamans aiment certainement de tout leur cœur – ne sont alors que la preuve d’une absence de « planning familial » et d’accès aux soins reproductifs. Ce sont autant de petits visages qui n’auraient jamais du voir le jour… Autant de vivants reproches à un système qui n’assure pas aux femmes la capacité de « se faire entendre et d’exercer un contrôle décisif sur leur propre santé et leur propre vie ».
Voilà à quoi œuvre le président de la Banque mondiale. Si cette institution a débloqué des fonds importants pour les gouvernements d’Amérique latine et des Caraïbes pour faciliter la réponse à l’épidémie de Zika – en vue de contrôler la population des moustiques et de maîtriser la diffusion du virus – elle est aussi consciente, assure son président Jim Kim, qu’il « faut mettre les besoins sanitaires des femmes au centre et au premier rang ». « Tout aussi important, les services de santé reproductive et les efforts pour toucher les populations doivent cibler à la fois les femmes et les hommes », conclut-il.
Le mot « avortement » n’est pas prononcé. Mais voilà bien longtemps que les grandes institutions internationales tentent de l’inclure, aux côtés de la contraception présentée comme panacée, dans le concept de « santé reproductive ».

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07 mars, 2016

USAID va consacrer 1 million de dollars à la promotion des droits LGBT en République dominicaine

La directrice de la mission USAID en République dominicaine, Alexandria Panehal, vient d’annoncer lors d’une conférence de presse que l’organisme gouvernemental américain d’aide au développement, USAID, entend consacrer un million de dollars au financement de campagnes pour les droits LGBT ; y compris en soutenant les campagnes d’hommes politiques LGBT qui participeront aux prochaines élections dans cette île des Caraïbes. L’ingérence ne se cache plus !
« Nous avons établi deux fonds par le biais de USAID pour financer ce type d’activités à travers le monde, et grâce à Dieu la République dominicaine a gagné la contribution qui nous a permis de renforcer les efforts au profit de la communauté LGBT », a indiqué Alexandria Panehal.
USAID (United States Agency for International Development) n’a pas à se cacher, puisque Barack Obama lui-même a publié un mémorandum présidentiel enjoignant à l’organisme et à toutes les agences fédérales américaines basées à l’étranger d’« assurer que les Etats-Unis promeuvent et protègent les droits des personnes LGBT ».
La République dominicaine constitue à cet égard une cible de choix : favorable à la définition traditionnelle de la famille, elle est une mauvaise élève de la modernité où les unions homosexuelles demeurent hors la loi. Les Etats-Unis lui avaient déjà mis la pression en y nommant leur premier ambassadeur homosexuel « marié », Wally Brewster, qui a adopté un comportement militant. Il s’efforce de paraître en public flanqué de son « époux », et visite les écoles avec lui pour « normaliser » sa relation aux yeux des enfants.
L’arrosage de la campagne électorale constitue une nouvelle étape au chapitre des manœuvres pour imposer les « droits LGBT ». Et tant pis pour les électeurs dominicains aux choix plutôt traditionnels en matière familiale : ils savent fort bien que lorsque les Etats-Unis avec leur immense pouvoir économique ont décidé d’imposer cette idéologie, c’est avec la menace de faire payer toute résistance éventuelle par le retrait d’aides et de ressources financières.
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03 mars, 2016

A samedi au colloque SOS Tout-petits !

J'aurai grand plaisir à vous retrouver au congrès de SOS Tout-petits ce samedi 5 mars à Paris.

Rendez-vous dès 9 h pour la messe, qui sera suivie de conférences tout au long de la journée.

J'interviendrai pour ma part à 14 h sur le thème : “L'embryon, fils de Dieu ?”




A samedi !


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Theo Boer, spécialiste d’éthique médicale aux Pays-Bas, plaide pour davantage de suicides et moins d’euthanasies


En tant qu’ancien membre de la commission régionale de contrôle de l’euthanasie aux Pays-Bas, Theo Boer a assisté aux premières loges à la réalité de la mise à mort de ceux qui souffrent. Le spécialiste d’éthique médicale a d’ailleurs quitté ce poste en raison de ses interrogations croissantes à propos d’une pratique de plus en plus banalisée. Aujourd’hui, il estime que le recours à l’euthanasie devrait céder la place au suicide assisté : avec davantage de gestes mortels assumés par les patients eux-mêmes, il y aurait moins de pression sur les médecins, estime-t-il.
A l’heure actuelle, aux Pays-Bas, aussi bien le suicide assisté que l’euthanasie sont autorisés par la loi sous réserve du respect de conditions posées par la loi ; mais c’est l’euthanasie – l’administration d’une injection létale par le médecin – qui est de très loin la plus fréquente parmi les personnes qui demandent (ou ont demandé) à mourir : pas moins de 96 %.
Theo Boer et les affres de la conscience
Le suicide assisté, où le patient ingère lui-même un « médicament », ou plutôt un poison mortel, devrait remplacer une bonne part de ces euthanasies, hormis les cas où le candidat serait incapable de boire lui-même la potion.
Le premier avantage de ce basculement vers davantage de suicides assistés et moins d’euthanasies serait, selon Theo Boer, de permettre une meilleure certitude quant à la volonté réelle du patient : du moins est-on sûr que le patient qui avale lui-même la boisson mortelle désire vraiment arrêter de vivre. En outre, on éviterait ainsi nombre de gestes qui ne seraient pas « nécessaires » : le patient qui procède ainsi serait plus conscient de la portée de son acte.
Mais on devine que l’autre avantage mis en avant par Theo Boer est à son sens le plus important. Il assure que de nombreux médecins préfèrent la procédure du suicide assisté. Des médecins s’en sont ouverts auprès de lui : « Le fait que le patient fait la chose lui-même me soulage car dans ce cas de figure ce n’est pas moi qui tue quelqu’un », disent-ils selon Boer. Et ce même si le médecin est censé rester avec le patient « jusqu’à la fin » ; même si la boisson létale met plusieurs heures à agir.
Boire une potion létale en présence du médecin est considéré légalement comme un « suicide assisté » ; mais en cas de problème ou de contestation, le régime légal est plus léger. La peine encourue est trois fois moins lourde que pour une euthanasie. En prenant les choses entre leurs propres mains, les malades contribuent ainsi à ne pas faire porter le poids de leur décision au médecin – et ils le font davantage encore lorsqu’ils choisissent ce que Boer appelle la « voie autonome ». Le patient organise dans ce cas son propre décès, soit en cessant délibérément de boire et de manger en vue de mourir, soit en thésaurisant des médicaments pour obtenir une dose létale.
Theo Boer faisait ces remarques mercredi soir devant la « ChristenUnie », une organisation protestante.
Il s’est ému à cette occasion de l’augmentation régulière du nombre d’euthanasiés (quelque 15 % d’année en année) et de l’élargissement continuel des justifications de l’euthanasie. Aujourd’hui on fait campagne aux Pays-Bas pour le droit à l’euthanasie pour ceux qui estiment leur vie « accomplie ». La chose est inquiétante, estime Boer.
« Parlons-en : il faut réfléchir au fait de savoir s’il ne faut pas savoir accepter la vieillesse, avec se vulnérabilité », affirme aujourd’hui Theo Boer.
Mais il est déjà bien tard.

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02 mars, 2016

L’ex-Mgr Krzysztof Charamsa interdit de conférence dans une paroisse de Catalogne

L'autel principal de l'église paroissiale de Sant Medir…
Krzysztof Charamsa s’était distingué en octobre dernier en faisant un « coming out » parfaitement minuté, le matin de l’ouverture de la deuxième étape du synode sur la famille à Rome. Le collaborateur polonais de la Commission théologique internationale, rattachée à la Congrégation pour la doctrine de la Foi, accusait alors l’Eglise et spécialement son entourage à la fois de discrimination à l’égard des homosexuels de son espèce, et d’hypocrisie puisque, selon lui, de nombreux ecclésiastiques ont une vie sexuelle et sentimentale active, dans l’ombre. Charamsa vit désormais à Barcelone avec son compagnon et il doit prononcer le 3 mars une conférence sur le thème « Christianisme et sexualité ». Mais ce ne sera pas dans une paroisse de catalogne comme initialement prévu : l’interdiction de l’évêque vient de tomber.
L’ex-Mgr Charamsa, aujourd’hui démis de toutes ses fonctions ecclésiastiques, suspendu par son propre évêque pour cause de déclarations publiques contraires à la foi catholique, a été invité à s’exprimer à la paroisse de Sant Medir par le curé Enric Subirá. Le rendez-vous était fixé à 21 h 30 ce jeudi 3 mars. L’archevêque de Barcelone, Juan José Omella, a réagi avec fermeté, interdisant que la conférence se tienne dans une quelconque installation paroissiale.
Mieux : vu que la conférence sera sans doute transférée vers un lieu n’appartenant pas à la paroisse,  mais se trouvant à proximité, Mgr Omella a précisé que le curé, Enric Subirá, avait interdiction formelle de s’y rendre.
On se souviendra que Krzyzstof Charamsa fait partie de cette frange de clercs qui tiennent l’activité homosexuelle pour justifiée lorsqu’elle se déroule conformément à l’« orientation sexuelle » des intéressés : elle ne serait peccamineuse que de la part des hétérosexuels. C’est à peu près le point de vue du Père dominicain Oliva qui, lui, a pu publier ses élucubrations à Paris, par les éditions dominicaines du Cerf, sans être le moins du monde inquiété.
Le P. Enric Subirá n’en est pas à son coup d’essai : il s’était vu interdire naguère par le cardinal Sistach de faire parler le théologien Juan José Tamayo, taxé d’hérésie par la Conférence des évêques d’Espagne. Il avait alors transféré la causerie au siège de la formation indépendantiste catalane Esquerra Republicana (gauche républicaine) et l’avait lui-même présidée.
Avec l’interdiction personnelle qui frappe le curé, Mgr Omella, récemment nommé à la tête de l’archidiocèse de Barcelone, est allé plus loin que son prédécesseur. C’est une bonne nouvelle.

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