19 février, 2016

Zika : le pape François envisage la possibilité de recourir à la contraception pour éviter un risque de maladie congénitale


Le pape François a donné une longue interview dans l’avion qui le ramenait du Mexique, comme il a coutume de le faire au retour de ses longs voyages. Ce sont en règle générale des propos qui derrière leur « spontanéité » peuvent avoir une valeur « programmatique », comme lorsque le pape avait laissé entendre au retour des JMJ de Rio son intention de modifier la procédure canonique de nullité des mariages. Cette fois, il s’est exprimé sur une douzaine de thèmes « chauds » en réponse à autant de questions. Les médias ont retenu sa réponse ambiguë suggérant une ouverture à la contraception pour éviter les naissances d’enfants porteurs d’anomalies congénitales alors que le virus Zika est présenté comme responsable de cas de microcéphalie au Brésil.
Autres sujets d’intérêt pour ce blog : sa réponse sur la légalisation des unions civiles pour les homosexuels en Italie, et sur les divorcés « remariés ».
Sur la contraception, je reproduis ici le texte complet de la question de Paloma Garcia Ovejero de la chaine espagnole COPE et la réponse du pape François, traduit par mes soins depuis l’espagnol, et l’anglais pour compléter :  
« Saint-Père, depuis quelques semaines on s’inquiète beaucoup dans de nombreux pays d’Amérique latine mais aussi en Europe en ce qui concerne le virus Zika. Le plus grand risque frapperait les femmes enceintes. Il y a de l’angoisse. Certaines autorités ont proposé l’avortement, ou alors d’éviter la grossesse. En ce qui concerne l’évitement de la grossesse, dans ce cas, l’Eglise peut-elle prendre en compte le concept de “moindre mal” ? », demande la journaliste. Elle ne nomme pas la contraception mais la réponse va confirmer que le pape a bien compris que son propos vise la contraception dite « artificielle ».
Le pape François répond :
« L’avortement n’est pas un “moindre mal”. C’est un crime. C’est éliminer l’un pour sauver l’autre. C’est ce que fait la mafia, hein ? C’est un crime. C’est un mal absolu. Sur le “moindre mal” : éviter la grossesse est… nous parlons en termes de conflit entre le cinquième et le sixième commandement. Paul VI – le grand ! – lors d’une situation difficile, en Afrique, a permis aux religieuses d’utiliser des contraceptifs pour cause de violence. Il ne faut pas confondre le mal qui consiste à éviter la grossesse avec l’avortement. L’avortement n’est pas un problème théologique, c’est un problème humain, c’est un problème médical. On tue une personne pour sauver l’autre – dans le meilleur des cas. Ou pour pouvoir s’amuser, non ? Il est contraire au serment d’Hippocrate que les médecins doivent prononcer. C’est un mal en soi, mais ce n’est pas un mal religieux au départ : non, c’est un mal humain. Ensuite, évidemment, comme il s’agit d’un mal humain – comme chaque assassinat – il est condamné. En revanche, éviter la grossesse n’est pas un mal absolu ; dans certains cas comme celui-ci, comme celui que j’ai évoqué du bienheureux pape Paul VI, c’était clair. Moi j’exhorterais aussi les médecins à tout faire pour trouver des vaccins contre ces deux moustiques qui apportent ce mal ; c’est là-dessus qu’il faut travailler. »
La réponse reste confuse : il n’y a pas d’approbation affirmée de la contraception pour l’affaire du virus Zika, encore qu’on puisse l’extrapoler depuis l’exemple des religieuses belges au Congo tel que le pape François la présente… et qui n’est pourtant pas si claire, puisqu’on ne dispose d’aucune approbation officielle de l’usage des contraceptifs par des religieuses sérieusement menacées de viol. Ni Paul VI, ni le Vatican ne s’étaient prononcés, même si le cardinal Palazzini avait personnellement approuvé ce recours aux contraceptifs non abortifs.
L’invocation du pape Paul VI semble très délibérée, puisque c’est lui qui par Humanae vitae a clairement énoncé l’enseignement de l’Eglise refusant la contraception qui sépare l’acte conjugal de sa finalité procréatrice.
Dans le cas évoqué par la journaliste espagnole, il ne s’agit pas de religieuses mais bien de couples chrétiens mariés auxquels le pape donne un discret feu vert : la contraception apparaît même ici comme un moyen d’éviter non la grossesse, mais plutôt l’avortement (d’où l’expression « moindre mal ») ! On n’imagine pas en effet que le pape considère la naissance d’un enfant microcéphale comme le « plus grand mal » à éviter par la contraception…
En cela, il y a une contradiction directe à l’égard de l’enseignement de l’Eglise sur la sexualité conjugale et sur la licéité d’actes objectivement mauvais en eux-mêmes, posés pour obtenir un effet mauvais comme  moyen d’éviter un plus grand mal.  C’est un principe moral de base : la fin ne justifie pas les moyens.
L’ouverture à la contraception pour le cas du virus Zika, qui crée (peut-être) un risque de microcéphalie, ouvre nécessairement la porte à d’autres recours à la contraception. Que faire dès lors qu’il y a un risque de maladie génétique, de contamination du fœtus par le sida, pourquoi pas de dangers particuliers qu’une grossesse ferait courir à la mère ? Pourquoi les exclure dans ces cas-là, si Zika justifie à lui seul ce recours ?
Pourquoi ne pas avoir tout simplement rappelé que l’abstinence, ou l’abstinence pendant les périodes fertiles, pouvait constituer une solution envisageable en cas de forte crainte d’une naissance handicapée ?
On peut dire à tout le moins que le pape n’a pas rappelé avec précision la loi de Dieu et de l’Eglise.
Nous parlerons plus tard des autres questions soulevées par l’entretien…


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



18 février, 2016

Le cardinal Vincent Nichols, ouvert aux « unions homosexuelles », pressenti au nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie

Le cardinal Vincent Nichols a reçu son chapeau
des mains du pape François, début 2014
De source sérieuse, le cardinal-archevêque de Westminster, Vincent Nichols, aurait de bonnes chances de devenir le chef du nouveau dicastère du Vatican pour les laïcs, la famille et la vie. C'est une nouvelle pour le moins inquiétante, si elle devait s'avérer, dans la mesure où le cardinal Nichols surprend depuis longtemps par ses prises de positions progressistes sur les questions de la vie et de la famille. Qu'il s'agisse de l'avortement, de la contraception, des droits et du statut de l'embryon, de l'éducation sexuelle, des unions homosexuelles ou de l’accès à la communion des divorcés « remariés », ses déclarations publiques sont depuis longtemps critiqués par les mouvements britanniques pour le respect de la vie et les catholiques soucieux d'une interprétation correcte des enseignements de l'Eglise.
Voice of the Family a publié mardi un communiqué pour dire son inquiétude devant l'éventualité de la nomination du cardinal Nichols. Le nouveau dicastère pour lesquelles il serait pressenti remplace le Conseil pontifical pour les laïcs, le Conseil pontifical pour la famille et l'Académie pontificale pour la vie. Avec sa dimension nouvelle, le nouveau dicastère aura également un poids plus important au sein de l’Eglise. Dans la foulée du synode sur la famille, il sera certainement chargé d’en répandre les propositions et les recommandations.
Avec un évêque aussi controversée à sa tête, il conforterait certainement la position de ceux qui militent, comme ils le disent, pour une nouvelle discipline –mais en fait aussi et surtout pour une nouvelle doctrine à propos du mariage, de la famille et de la sexualité humaine.
Le fait que le nom du cardinal Nichols puisse circuler à propos de cette prochaine nomination, alors qu'on attend précisément aussi la parution du de l'exhortation apostolique sur la famille au mois de mars, laisse craindre que les options les plus libérales avancées lors des deux synodes aient peut l'emporter. Ce n’est pas une éventualité que l’on puisse écarter d’emblée puisque ce type de texte n’engage pas l'infaillibilité pontificals.
Le cardinal Nichols est connu pour son l'ouverture aux unions homosexuelles, dont il ne refuse pas qu’elles puissent obtenir une certaine forme de reconnaissance de la part de l'Eglise. Il a lui-même célébré une messe pour le groupe « Soho » des catholiques LGBT de Westminster en mai 2010. Ce groupe est connu pour sa contestation ouverte à l'égard de la morale enseignée par l'Église.
Voice of the family note : « Il paraît impossible que le cardinal puisse apporter au pape François le soutien dont il a besoin en ces heures ou où le sens véritable  du mariage est en crise dans le monde entier. Il est tout aussi inconcevable qu’une personne qui s'oppose aussi ouvertement à l'enseignement catholique puisse être une inspiration pour ses frères cardinaux, les évêques, les prêtres et les laïcs dans leur tâche de défense de la vie humaine, du mariage et de la famille. »
L'organisme exhorte les catholiques « à prier pour que le Saint-Père nomme un témoin courageux de la doctrine catholique sur la vie et la famille à ce nouveau poste ». « La famille subit aujourd'hui des attaques constantes. Les victimes de cette crise, les enfants à naître, les handicapés, les vieillards, les enfants qui risquent d'être exposés à une éducation sexuelle corruptrice, les parents qui se battent pour élever leurs  enfants conformément à la loi morale, ont besoin d'une voix forte qui puisse s'exprimer en leur nom. Cela ne pourra certes pas se faire à travers la nomination d'un opposant tenace à l’enseignement catholique orthodoxe », ajoute Voice of the Family.
Le cardinal Nichols, interrogé dans les médias britanniques, a multiplié les déclarations hétérodoxes. En 2010 il concédait sans la moindre réserve que l'Eglise anglicane avait dû se résoudre à ordonner des femmes prêtres et même dans certains endroits des femmes évêques, afin de refléter les valeurs contemporaines de la société. Interrogé sur le fait de savoir si l'Église catholique allait faire preuve du même genre de « flexibilité » que l'Église anglicane en sanctionnant des unions gay, le cardinal Nichols avait répondu : « Je ne sais pas. Qui sait ce qui se trouvera plus tard sur le chemin. »
 A propos de la reconnaissance des partenariats gay, il répondait mollement au Telegraph, le 11 septembre 2010 : « Je ne sais pas. Il y a dans le Livre de la nature un lien inhérent entre la sexualité humaine et la procréation, et ces deux choses ne peuvent au bout du compte jamais être totalement séparés. Les gens qui ont une orientation homosexuelle disent : “D'accord, mais attendez une minute. Comment le Livre de la nature est-il inscrit en moi ?” La chose la plus importante que dit la tradition chrétienne est celle-ci, ne vous considérez pas simplement comme un individu isolé mais comme faisant partie d'une plus grande famille. Les exigences morales que nous impose cette tradition sont difficiles. Cette tradition dit que la sexualité humaine est ordonnée à l'expression d'un don total de soi dans la fidélité, d'une manière ouverte à la création d'une nouvelle vie. Maintenant, c'est difficile, c'est un idéal élevé. Je ne suis pas sûr que beaucoup de gens l'aient jamais observé dans sa totalité, mais cela ne veut pas dire qu'il n'ait pas de sens. »
A la même époque – c'était juste avant la visite de Benoît XVI au Royaume –Unis, Mgr Nichols, toujours interrogé par la BBC, intervenait vivement pour contester le fait que l'Église soit hostile aux unions homosexuelles. « Ce n'est pas vrai, pas dans ce pays. Dans ce pays nous (la Conférence des évêques d'Angleterre et du Pays de Galles), avons été très nuancés. Nous ne nous sommes pas opposés aux partenariats civils homosexuels, nous avons reconnu que dans la loi britannique ceux-ci pouvaient se justifier. Nous avons de manière constante déclarée que ces partenariats ne sont pas la même chose que le mariage. » Un peu plus loin dans l'interview un autre intervenant note que l’Eglise catholique en Angleterre fait  preuve en la matière d’une certaine « indépendance » à l'égard du Vatican. Le cardinal Nichols ne se donne pas la peine de démentir…
 Le 26 novembre 2011, interrogé par The Tablet, Mgr Nichols vantait le partenariat civil comme offrant aux personnes de même sexe à la recherche d'une relation pour toute la vie une structure leur permettant de trouver leur place, une protection, et un cadre juridique, affirmant que l'Église est très soucieuse de la notion d'égalité afin que chacun puisse jouir du même type de traitement dans tous les domaines de la vie.
En octobre dernier, le télégraphe rendait compte de la déception du cardinal Nichols devant la mise à l'écart des formulations révolutionnaires de la Relatio post disceptationis du premier synode sur la famille à propos de l'homosexualité. Le rapport définitif du Synode extraordinaire sur la famille n’est pas allé assez loin, selon le cardinal. Il s’est dit attaché aux mots ont été biffés, à propos des couples homosexuels : « respect », « accueil », et « valeur ».
Le cardinal Nichols est également président du groupe Marriage Care qui apporte conseil et soutien à tous dans le cadre de la relation maritale. Le groupe est ouvert à chacun, quel que soit son genre, son âge, sa race, sa croyance ou son orientation sexuelle, il refuse un système de doctrine mais préfère exhorter ses membres à se faire reconnaître par leur comportement « inclusif et aimant ». Le groupe propose des préparations privées au mariage – y compris aux couples gay.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



13 février, 2016

Irlande du Nord : plus de 40 ans après un viol suivi d’un avortement, une femme raconte la réalité de son syndrome post-IVG

Anna témoigne de la réalite
du syndrome post-IVG
C’était la première fois qu’« Anna », 13 ans, « sortait » – avec un garçon de 18 ans. Elle vivait en Irlande du Nord – c’était il y a plus de 40 ans. La soirée se termina par un viol, et Anna se retrouva enceinte. Ce viol, elle devait longtemps se le reprocher… Elle s’en croyait coupable, parce qu’elle avait innocemment suivi ce jeune homme « populaire » à l’école et dans son quartier, fière d’avoir été remarquée par lui. Ses parents, presbytériens rigides qui laissaient pourtant Anna faire à peu près ce qu’elle voulait, ne voulaient pas vivre avec la honte d’avoir une « fille-mère ». Ce sont eux qui ont organisé le voyage à Liverpool. Anna n’a pas eu d’autre choix que cet avortement – particulièrement cruel, puisque l’infirmière, elle s’en souvient encore aujourd’hui, allait lui décrire dans le détail ce qui allait arriver au tout-petit qu’elle portait. Aujourd’hui, Anna témoigne de la réalité du syndrome post-IVG qui l’a poursuivi pendant plus de trente ans. Elle est contre l’avortement. Résolument contre. Même en cas de viol.
La conscience d’avoir laissé détruire violemment l’enfant qu’elle portait a aussi détruit Anna… Il était entendu que le sujet était tabou. Elle ne devait pas en parler. Encore moins parler de sa souffrance. Le secret devint vite beaucoup trop lourd à porter : la douleur ne la lâchait pas, elle se réfugia dans l’alcool.

Le syndrome post-avortement, une réalité –même quand l'IVG fait suite à un viol

Il lui a fallu attendre 36 ans avant de retrouver « le droit d’être heureuse ». Anna a participé alors, il y a six ans, à une session chrétienne de conseil post-avortement, « Surrendering the Secret » (« lâcher le secret »), qui lui a permis pour la première fois de se sentir réellement guérie.
Anna a longtemps vécu avec la douleur de son secret, avant de retrouver la paix intime du cœur. Pourquoi en parler en public aujourd’hui ? Les récentes discussions à l’Assemblée de l’Irlande-du-Nord sur la légalisation de l’avortement en cas d’anomalie fœtale fatale, de viol ou d’inceste, ont réveillé une nouvelle fois les souvenirs de celle qui est aujourd’hui femme d’affaires à Belfast. Sans révéler son vrai nom – elle est aujourd’hui mariée et heureuse, avec deux jeunes enfants qu’elle veut protéger – elle veut dire la vérité aux « milliers de femmes » qui souffrent, elle en est persuadée, d’un traumatisme similaire.
 Chose étonnante, le Belfast Telegraph a donné une large place à ses paroles…
La souffrance et le traumatisme sont liés à l’avortement lui-même, quelle qu’en soit la raison quelle que soit la manière dont il est procuré, assure Anna. « Au cours de ces 36 ans avant d’obtenir ma guérison le viol n’a joué aucun rôle, pas plus que le voyage en bateau vers l’Angleterre ne m’a traumatisée – c’était le fait que mon bébé m’avait été enlevé. J’étais hantée par le souvenir à chaque anniversaire de l’avortement – je pensais à l’âge qu’il aurait eu. Aujourd’hui, je suis persuadée que c’était un garçon, je l’ai appelé Michael. »
« Rien, pas même le fait d’avoir des enfants plus tard, ne pourra jamais remplacer ce bébé qu’on m’a enlevé », raconte-t-elle.
Telle est l’omerta autour de l’avortement et des souffrances qu’il engendre que les deux psyschologues consultées par Anna n’ont pas su identifier son traumatisme. Anne n’avait-elle pas tout pour être heureuse : une carrière brillante, une belle maison, une voiture de belle cylindrée, des vacances exotiques ?

L'Irlande du Nord a dit “non” à l'avortement pour viol :
“Les femmes n'ont pas besoin d'un autre acte de violence”

Il est intéressant de noter qu’Anna n’en veut nullement à l’infirmière qui lui a parlé de ce qui allait vraiment se passer. Embarquée par sa mère à quelques jours seulement de la découverte de sa grossesse, Anna ne savait pas ce qui allait lui arriver, ni pourquoi : elle avait seulement conscience qu’elle portait une personne vivante dans ses entrailles. Arrivée à la clinique, c’est au moment où elle attendait seule dans un couloir que cette infirmière est venue lui dire que son bébé allait être déchiqueté, aspiré, mis dans un sachet et jeté à la poubelle. « Avec le recul, je me rends compte maintenant qu’elle a été la seule à jamais avoir été honnête à mon égard. »
L’avortement passé, l’adolescente s’est trouvée dans un grand dortoir avec d’autres femmes. « Je me sentais très seule. Elles se racontaient leur deuxième, troisième ou quatrième avortement. L’une d’elles m’a dit : “Ne t’en fais pas, je viens d’avoir le quatrième.” C’était horrible », raconte Anna.
De retour à la maison, plus personne ne parla jamais à Anna de l’avortement. Très vite, ses résultats scolaires, jusque-là excellents, dégringolèrent. Elle commença à boire au cours de son adolescence – elle ne réussit à cesser d’abuser de l’alcool qu’après sa session biblique.
Ce qui a libéré Anna, c’est la vérité. C’est de comprendre pourquoi elle n’arrivait pas à souffrir avec sa famille et ses amis lors d’autres décès parce qu’elle n’avait pas pu porter le deuil de son propre enfant. « Cette tristesse ne me quitte jamais. Je n’avais pas pleuré la mort de mon bébé avorté et l’une des plus belles choses que j’ai vues lors de cette session, ce sont ces femmes qui pleuraient leur enfant. Je n’avais jamais pu pleurer mon fils. On ne me l’avait pas permis… C’est un grand soulagement de pouvoir pleurer cette mort. »
Aujourd’hui, on parle librement de l’avortement, note Anna. « C’est partout dans les médias, mais les femmes pleurent à l’intérieur. Elles souffrent gravement de ses conséquences qui ont des répercussions sur leur qualité de vie. Après la session, je me suis sentie de nouveau entière, libérée de mon secret. »
Mais l’avortement après un viol ? Ce n’est pas une « solution miracle », répond Anna. « L’expérience de l’avortement vous hantera toute votre vie. Si une femme se trouve enceinte à la suite d’un viol, elle a vraiment besoin d’être entourée. Elle a besoin de compassion, elle a besoin de conseils, elle a besoin d’être très soutenue. Elle n’a pas besoin d’un nouvel acte de violence : l’avortement. »
A propos du traumatisme post-avortement, ne manquez pas le très beau reportage d’Armel Joubert des Ouches sur reinformation.tv.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



12 février, 2016

Avortement : “Il y en a assez du non-dit.” Des femmes témoignent sur leur souffrance après l'IVG

Pilule abortive : « Comment un poison pourrait-il tuer l'enfant et pas la mère qui l'absorbe ? »
Le reportage est en ligne ici.
Magnifique et douloureux reportage d'Armel Joubert des Ouches sur reinformation.tv : des femmes ont accepté de témoigner des souffrances qu'elles endurent après une IVG, un souvenir qui ne les lâche pas. L'avortement, elle ne l'ont pas vécu comme un choix, elles l'ont subi, sous la pression du père, de leur famille, du Planning familial. A voir absolument. C'est par là.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



11 février, 2016

L’Irlande du Nord refuse la légalisation de l’avortement « thérapeutique » pour anomalie fœtale, viol ou inceste.

Une majorité provie dans une Assemblee nationale, cela mérite d’être salué par les temps qui courent ! Par 59 voix contre 40, les élus d’Irlande du Nord ont refusé la légalisation de l’avortement « thérapeutique » des enfants à naître atteints d’une anomalie fœtale entraînant la mort in utero ou peu après la naissance. La proposition de loi visait à étendre le champ de l’avortement légal, actuellement limité aux cas de danger pour la vie de la mère ou de danger « permanent et grave » pour sa santé physique ou mentale. L’avortement pour viol ou inceste a été rejeté par une majorité plus forte encore : 64 voix contre 30.
La loi d’avortement en vigueur en Grande-Bretagne depuis 1967 ne s’étend pas à l’ensemble du Royaume-Uni ; l’Irlande du Nord, fait comme l’Irlande l’objet d’attaques répétées pour « libéraliser » l’élimination des enfants à naître. Yves Daoudal explique ici le rôle joué par la Commission des droits de l’homme, s’appuyant sur la Cour européenne des droits de l’homme, au service de cette évolution mortifère.
Plus de deux ans de « lobbying » médiatique et politique ne sont pas venus au bout de la résistance des députés, malgré une intense campagne de culpabilisation accusant les opposants d’inhumanité et d’insensibilité alors que des femmes irlandaises racontaient le « traumatisme » de leur voyage en Angleterre pour mettre fin à une grossesse « fœtale fatale ».
Parmi les arguments soulevés, il y a eu celui de l’impossibilité d’affirmer avec certitude qu’un fœtus n’a aucune chance de survie : Dolores Kelly, élue du parti social démocrate et travailliste (SDLP) a assuré que les médecins ne connaissent « aucune définition » de l’anomalie fœtale fatale.
Pour ce qui est du viol, le leader du parti Traditional Unionist Voice Jim Allister a affirmé que cette exception conduirait tôt ou tard à l’avortement à la demande. Magistrat familier des procès de viol, il a rappelé que « 95 % du temps, la question que se pose le jury est de savoir si les rapports étaient ou non consentis ». « Tout ce que vous aurez à faire, c’est d’alléguer une agression sexuelle, semble-t-il, un viol, et vous voilà munis de l’accord d’un praticien médical pour obtenu l’avortement. » Il est pourtant impossible de prouver de allégations de viol autrement que par une procédure bien plus longue qu’une grossesse, a-t-il souligné.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



10 février, 2016

Portugal : la gauche abroge les récentes restrictions à l’avortement et légalise l’adoption homosexuelle ; Cavaco Silva signera-t-il ?

C’est une manière de mettre Anibal Cavaco Silva au pied du mur. Le Parlement portugais a voté ce mercredi après-midi l’abrogation des légères restrictions apportées à l’avortement légalisé lors de la précédente législature par les sociaux-démocrates et les chrétiens-démocrates. Le même jour – c’était prévu – il a légalisé l’adoption par les couples homosexuels, complétant ainsi la loi instituant le « mariage » homosexuel en vigueur depuis 2010. Le président du Portugal n’a désormais plus le choix : il va devoir signer ces textes auxquels il avait opposé son veto le 25 janvier dernier. La nouvelle majorité de gauche au Parlement a manœuvré pour prendre sa revanche.
Les deux textes en question avaient été votés sous une forme identique le 18 décembre dernier. Cavaco Silva avait décidé de ne pas les signer, s’en expliquant dans une lettre adressée au Parlement. Pour ce qui est de l’adoption homosexuelle, il expliquait que la question avait été amplement débattue et réglée lors de la légalisation du « mariage » gay (lui-même légalisé par une très courte majorité). Sur l’avortement, il soulignait que les textes abrogés offrent une meilleure « information » à la femme et que le retour au régime antérieur constitue donc une régression.
Le courage et la cohérence de Cavaco Silva n’étaient pas encore véritablement mises à l’épreuve. En revotant les deux textes dans les mêmes termes – avec l’apport de quelques voix du centre droit – le Parlement contraint le président de signer malgré son désaccord personnel, et ce dans un délai de huit jours. C’est à quelques semaines du terme de son mandat présidentiel, le 9 mars prochain. Préférera-t-il se démettre plutôt que de signer ? Rien ne le laisse prévoir.
Et surtout pas son histoire passée. Personnellement opposé au « mariage » gay, Cavaco avait promulgué le texte qui le légalisait en prétextant le contexte de la crise de la dette – et quelques jours seulement après la visite de Benoît XVI qui avait clairement dénoncé le « mariage » des couples de même sexe. Y a-t-il eu des pressions sur le président ? On imagine difficilement le contraire. En tout cas, dans ce Portugal resté attaché à la foi catholique et par ailleurs profondément divisé sur la question du « mariage pour tous », le président n’a même pas fait mine de s’opposer.
Au cours du débat, mercredi au Parlement, portugais, on a fortement accusé Cavaco Silva d’avoir pris une posture « idéologique » en opposant son veto, une élue du Bloc de gauche a dénoncé ses « paroles amères de préjugés et de conservatisme ». Sur les bancs socialistes et communistes, on l’a qualifié de « revanchard », « rétrograde », manquant de « considération pour les femmes et les enfants ».
Approuver l’adoption homosexuelle et l’avortement, deux passages obligés pour la réussite en politique.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



07 février, 2016

Une première : l’ONU émet des timbres postaux pour l’égalité LGBT

L’administration postale de l’ONU a dévoilé jeudi une série de timbres commémoratifs pour promouvoir la campagne globale en faveur des droits LGBT lancée par le Haut commissariat aux droits de l’homme (OHCHR). La campagne « Libres et égaux » pour l’égalité des lesbiennes, bi, gays et trans apparaît ainsi comme un combat de pointe de l’ONU dans son ensemble. C’est la première fois que l’organisme international affiche ainsi ses choix homosexualistes sur des timbres postaux. Dans d’autres pays, on a pu voir des timbres célébrant des militants gays, des drapeaux arc-en-ciel ou de « l’art homo-érotique comme en Suède », mais il semble bien que les Nations unies soient pionnière dans l’étalage d’une « diversité » imposée.
La série de six timbres postaux montre des images dessinées et multicolores allant de la foule bariolée à deux femmes ou deux hommes qui s’embrassent, sans oublier la fillette portée sur les épaules de l’un de ses « deux papas » ou d’une femme aux ailes de papillon.
Les timbres pour l’égalité LGBT
veulent refléter la “diversité sexuelle”
Celle-ci, a signalé l’artiste chargé de leur conception, représente le transgenre ; celui qui « devient ce qu’il est vraiment, s’ouvrant comme une fleur ». Sergio Baradat, d’origine cubaine, a grandi à Miami : cette histoire l’a influencé, dit-il, tout comme son appréciation du style Art Déco.
« Nous vivons dans un monde où, même si les nations développées ont  embrassé le mariage égalitaire et l’égalité LGBT, nous avons encore beaucoup, beaucoup de chemin à parcourir, mais nous faisons quelque progrès. Il y a encore des pays dans le monde aujourd’hui où non seulement on ne nous célèbre ni ne nous respecte, mais où nous sommes battus et tués. Et j’ai pensé que ce serait une merveilleuse occasion d’utiliser l’art, d’utiliser des timbres postaux comme un média : utiliser l’art pour changer les cœurs et les esprits », a-t-il déclaré, selon un communiqué officiel de l’ONU.
Bref, c’est l’ONU dans son ensemble qui participe à cette campagne dont on aura noté qu’elle ne se borne pas à dénoncer la cruauté ou l’injustice à l’égard d’êtres humains mais vise spécifiquement à « célébrer » le comportement homosexuel, l’adoption par les couples de même sexe et la reconnaissance d’une sexualité choisie.
Les responsables de l’ONU tancés par le Nigeria
Cela n’a pas été du goût de l’ambassadeur du Nigeria aux Nations unies, Usman Sarki. Celui-ci a directement mis en cause le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, ainsi que l’ensemble de la bureaucratie onusienne, rappelant que ce sont les pays membres qui devraient exercer le pouvoir, et non des fonctionnaires qui servent des causes autour desquelles aucun « consensus » n’existe.
« Ce que beaucoup comprennent aujourd’hui, c’est que l’ONU a désormais décidé sans la moindre réserve ni hésitation à prendre le parti d’une minorité d’Etats membres et de personnes qui choisissent ce style de vie, sans tenir un tant soit peu compte des désirs et des préoccupations de la majorité de ses Etats membres et des populations que ceux-ci représentent », a-t-il déclaré.
« L’ONU ne doit pas prendre de décision unilatérale en ces matières hautement sensibles qui blessent la sensibilité de la majorité de ses Etats membres, en contredisant leurs croyances religieuses, leurs traditions et leurs lois », a-t-il ajouté lors d’une réunion officielle, invitant les responsables à mettre fin à l’initiative et à ne lui consacrer aucun financement sur les fonds des Nations unies.
Des timbres postaux portent
le message de l’ONU sur les droits LGBT
Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois : Usman Sarki a rappelé qu’un autre timbre qui avait fait scandale par immixtion dans un différend entre la Chine et Taïwan avait été annulé en 2007.
La serie de timbres postaux LGBT a obtenu le soutien officiel de plusieurs pays et régions qui le « sponsorisent » : les missions permanentes de l’Argentine, de l’Australie, du Chili, d’El Salvador, d’Allemagne, d’Israël, des Pays-Bas, de la Norvège, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, ainsi que la délégation de l’Union européenne ont participé à l’initiative aux côtés de l’OHCHR et de l’Administration postale de l’ONU (UNPA).
La série de timbres comprend deux vignettes en français, deux en anglais et deux en allemand, libellés en francs suisses, euro et dollars américains : ils ont été mis en vente vendredi et pourront être utilisés respectivement pour affranchir exclusivement des lettres postées depuis les quartiers de l’ONU à Genève, New York et Vienne.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



06 février, 2016

Etats-Unis : pas d’alcool sans contraception, recommandent les CDC aux femmes de 15 à 44 ans

Voilà une recommandation pour le moins radicale : les Centers for Disease Control and Prevention (CDC, Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des Etats-Unis) ont publié mardi une note demandant aux femmes d’éviter toute absorption d’alcool si elles n’utilisent pas une forme de contraception. Le risque d’une « grossesse non planifiée » est trop grand chez une femme en âge de procréer pour qu’elles boivent sans contraceptif.
« L’alcool peut causer des dommages irréversibles à un bébé qui se développe avant même que la femme ne sache qu’elle est enceinte », assure Anne Schuchat, directrice déléguée principale des CDC. « Environ la moitié des grossesses aux Etats-Unis ne sont pas planifiées, et même si elles le sont, la plupart des femmes ignorent qu’elles ont enceintes au cours du premier mois, alors qu’elles boivent peut-être encore. Le risque est réel. Pourquoi le prendre ? »
Les femmes de 15 à 44 ans ne doivent pas boire
en raison des grossesses non planifiées
L’esprit de la Prohibition n’a pas encore abandonné l’Amérique… En fait, la recommandation des CDC intervient quelques mois après l’annonce par l’American Academy of Pediatrics de la dangerosité de la moindre goutte d’alcool tout au long de la grossesse. Comme il n’est pas envisageable de demander aux femmes de s’abstenir à longueur d’année en vue d’une hypothétique grossesse, l’idée d’imposer la contraception systématique serait donc une sorte de compromis.
Au passage, les CDC détaillent les problèmes que peuvent rencontrer les enfants nés d’une mère qui a touché à l’alcool pendant sa grossesse : ils ont tendance à avoir un moindre poids à la naissance, et peuvent présenter des problèmes cardiaques, rénaux, cérébraux, un mauvais QI et des difficultés d’apprentissage, des troubles de l’attention, de l’hyperactivité, des difficultés à communiquer en « situation sociale » (même pour trinquer ?)… Mais aussi des faiblesses de raisonnement et de jugement. En quoi ils ne sont pas seuls…
Aux Etats-Unis, les CDC réinventent la Prohibition
Les réseaux sociaux américains se sont enflammés face au ton moralisateur des autorités sanitaires. Une association de restaurateurs, l’American Beverage Institute, les accuse de « puritanisme ». Bien vu, à ceci près qu’elles n’ont pas eu l’idée de recommander l’abstinence sexuelle à celles qui ne seraient pas sous contraceptifs… C’est l’étape suivante, et elle viendra ! 

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



Le cardinal brésilien Odilo Scherer condamne l’avortement pour microcéphalie, mais l’utilisation du préservatif, dit-il, est une « décision personnelle »

Pour regarder des extraits de l'entretien,
c'est par là
Interrogé par la BBC sur les recommandations actuelles autour du virus Zika, au Brésil, le cardinal-archevêque de São Paulo a clairement condamné l’avortement pour microcéphalie, car « personne ne peut décider de la vie et de la mort d’un être humain ». Mais alors que dans de nombreux pays d’Amérique latine les autorités recommandent aux mères de remettre à plus tard une grossesse, le cardinal Odilo Scherer a répondu de manière beaucoup moins nette sur le préservatif, assurant que l’Eglise catholique laisse « beaucoup de place à la décision personnelle de chacun ».
Celui qu’on donnait pour « papabile » après la renonciation de Benoît XVI n’a pas voulu donner d’indication claire sur l’enseignement de l’Eglise en matière de contraception : on le voit tenter d’éluder la question, souriant, gêné…
Le cardinal Scherer a encouragé les femmes enceintes d’un enfant microcéphale à considérer son accueil comme une « mission, mettant en garde contre l’« eugénisme » que constituerait l’avortement à la suite d’un dépistage. « C’est un être humain. En formation, mais c’est un être humain. L’enfant à naître, qu’il en soit seulement à 12 semaines de gestation ou à 20 semaines, est homme depuis le premier moment de la conception. S’il ne l’est pas au départ, il ne peut pas l’être ensuite… »

Le virus Zika utilisé pour promouvoir l’avortement et le préservatif au Brésil

En revanche, le recours aux contraceptifs est « très différent », a-t-il dit. « Il n’y a pas de solution simpliste : utilisez-les ou ne les utilisez pas. Les couples savent très bien comment éviter une grossesse non désirée. Ce n’est pas moi qui vais leur apprendre. »
L’enseignement de l’Eglise est pourtant clair : recourir à des moyens artificiels pour entraver la possibilité d’une conception est un acte gravement peccamineux : « Dom Odilo » ne le saurait-il pas ? Il explique : « Dans le cas des contraceptifs, il n’est pas question d’une vie déjà engendrée, mais d’éviter la génération d’une nouvelle vie. Dans le cas de l’avortement, on intervient pour supprimer une vie. »

Le cardinal Odilo Scherer dit que l’utilisation des contraceptifs relève d’une décision personnelle

« C’est à chacun de prendre ses responsabilités », a-t-il insisté, demandent qu’on n’attende pas de lui qu’il dise : « L’Etat le permet ; l’Eglise le permet. » « Si on prend la responsabilité d’utiliser » des préservatifs ou des contraceptifs, « alors il faut assumer cette responsabilité, en tenant compte de sa propre responsabilité… Evidemment, l’Eglise pose un cadre, donne des références. Mais l’Eglise dit aussi : maintenant, c’est vous qui décidez, et votre décision engage votre responsabilité personnelle. »
Ce n’est en effet pas lui qui veut apprendre au catholiques comment ils doivent vivre ; ni leur rappeler la gravité de l’enseignement de Humanae vitae.
Tel est le pouvoir du moustique porteur du virus Zika…


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



05 février, 2016

Virus Zika, avortement, microcéphalie : le commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, demande le respect des « droits reproductifs »

Afficher l'image d'origine
 Al Zeid Ra'ad Al-Hussein, prince jordanien
et partisan de la “santé reproductive” pour tous
Le lien (non définitivement établi) entre le virus Zika et la prévalence actuelle de la microcéphalie en Amérique latine devrait conduire à des changements dans les lois sur la « santé reproductive » en Amérique latine, vient de déclarer le haut commissaire de l’ONU au droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein. Ce sera le seul moyen pour que « la réponse à cette urgence de santé soit efficace », selon ses propos rapportés dans un communiqué du Haut commissariat, alors que se répand depuis quelques semaines dans les médias le discours sur la nécessité d’autoriser l’avortement là où il est encore interdit, en raison de l’épidémie du virus Zika.
C’est au nom des « droits humains » de la femme que le prince jordanien réclame l’abrogation des lois et des politiques qui restreignent l’accès aux « services de santé sexuelle et reproductive, en contradiction avec les normes internationales ». Il veut aussi voir les Etats « prendre des mesures concrètes afin que les femmes puissent accéder aux informations, au soutien et aux services dont elles ont besoin pour exercer leurs droits en vue de déterminer si elles veulent devenir enceintes, et à quel moment ».

Le virus Zika et la microcéphalie, un prétexte pour légaliser l’avortement ?

« Les conseils de certains gouvernements disant aux femmes qu’elles doivent remettre une grossesse à plus tard, ne tiennent pas compte de la réalité : de nombreuses femmes et jeunes filles ne peuvent tout simplement pas exercer de contrôle sur le fait de devenir enceintes ou non, ni à quel moment, ni en quelles circonstances, spécialement dans un environnement où la violence sexuelle est si répandue », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein.
Dressant un tableau très noir des lieux où la violence sexuelle est répandue et ou les services de santé reproductives sont « soit interdits par la loi pénale ou tout simplement inaccessibles », le prince a demandé que les hommes prennent fait et cause pour les droits des femmes et que l’on prenne « des mesures fortes pour venir à bout de ces problèmes ».
Le communiqué du Haut commissariat rappelle que le lien entre la microcéphalie est « possible » et reste en cours d’évaluation. Cela n’empêche pas l’ONU de réclamer pour les hommes et pour les femmes des « services intégraux de santé sexuelle et reproductive », « y compris la contraception d’urgence, les soins de maternité et des services d’avortement sûrs autant que la loi le permette ».

Le commissaire de l’ONU aux droits de l’homme veut faire respecter les droits reproductifs en Amérique latine

Al Hussein n’a pas osé ou voulu réclamer ouvertement le « droit » à l’avortement mais le cœur y est. En demandent que toute loi restreignant l’accès à la santé reproductive, conformément à la « dignité » de la femme et dans le respect de sa « vie privée », mais on sait que les évaluations des agences de droits de l’homme de l’ONU dénonce régulièrement les pays qui continuent de pénaliser l’avortement dans tous les cas.
Silvia Camurça, directrice du groupe féministe SOS Corpo au Brésil, a reconnu que les peurs suscitées par le virus Zika ont été une aubaine pour les partisans de l’avortement légalisé : « Elles nous ont fourni une ouverture rare pour contrer les fondamentalistes religieux qui, chaque année, mettent en danger la vie de milliers de femmes au Brésil chaque année, afin de conserver des lois qui appartiennent à l’âge des ténèbres. »

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



01 février, 2016

Le virus Zika « justifie » l’avortement – mais Ana Carolina Caceres, une jeune femme microcéphale raconte son bonheur de vivre

Ana Carolina Caceres n’aurait jamais dû vivre. Le jour de sa naissance au Brésil – il y a 24 ans – les
médecins en étaient sûrs. La petite fille microcéphale allait mourir bientôt. Si ce n’était pas tout de suite, ce serait au terme d’un lent calvaire pour ses parents : « Elle ne marchera pas, elle ne parlera pas, et, avec le temps, elle entrera dans un état végétatif et elle mourra », annonça le docteur. Aujourd’hui le virus Zika fait des ravages au Brésil, on le pense responsable d’une montée inédite de cas de microcéphalie, et comme ailleurs en Amérique latine les féministes réclament la légalisation de l’avortement pour les femmes atteintes, et enceintes. Le discours des médecins n’a pas changé d’un iota.
Les parents de la petite Ana Carolina étaient des gens simples. Loin d’accepter la condamnation de leur bébé par le corps médical, ils se sont battus – nous allons voir comment. 24 ans plus tard, Mlle Caceres, après avoir eu une scolarité normale, a fait des études à l’université, et elle est journaliste : un métier qu’elle a choisi pour être la voix des sans voix.
« Quand j’ai lu le reportage sur l’action en vue de la libéralisation de l’avortement en cas de microcéphalie actuellement devant le Tribunal suprême fédéral, je l’ai pris comme une atteinte personnelle. Je me suis sentie offensée. Je me suis sentie attaquée », écrit la jeune journaliste.

Ana Carolina Caceres, atteinte de microcéphalie
et diplômée d’université

Son histoire est étonnante. Lorsqu’elle est née, son père, technicien de laboratoire, était au chômage. Sa mère était aide soignante dans un hôpital – le couple était pauvre, mail cela lui permettait de bénéficier d’une petite assurance maladie. L’accouchement était pris en charge, mais que faire pour venir en aide au bébé qui avait du mal à respirer en raison de sa morphologie crânienne ? L’assurance maladie ne couvrait aucun examen exceptionnel, et encore moins la chirurgie nécessaire à l’état de la petite Ana Carolina.
Alors, toute la famille s’est réunie. « L’oncle, la tante, les gens de toutes parts, et chacun donné ce qu’il pouvait pour payer examens et opérations. » Chez les Caceres, on taillait dans les dépenses, on faisait des économies, on ne se permettait pas le moindre écart : « Notre maison a dû attendre avant d’être achevée, il a fallu construire un mur en terre pour économiser et jusqu’à aujourd’hui il y a des endroits où on ne peut même pas accrocher un tableau, parce que le mur s’effrite », raconte la jeune fille.
Mais tout cela a permis de financer ses opérations : elle avait neuf jours lors de la première, il y en aurait quatre autres.
« Ce ne fut pas facile, évidemment. Chez nous, tout était une bataille. Nous sommes une famille humble… » Humble mais obstinée, pour le bien.

L’avortement pour cause de virus Zika ? un arrêt de mort

Ana Carolina ne mourut pas, mais fut sujette aux convulsions tout au long de son enfance. « C’est une chose qui arrivera à tout porteur de microcéphalie – mais du calme, il y a des médicaments qui permettent de les contrôler. Je prenais du Gardanel et du Tegretol jusqu’à l’âge de 12 ans – depuis lors je n’en ai plus jamais eu besoin. (Et aujourd’hui je joue même du violon !) », écrit-elle.
Après avoir enragé en lisant le reportage sur l’action menée devant le Tribunal suprême fédéral, la journaliste raconte comment elle s’est rassérénée après une relecture plus calme, constatant qu’étaient également demandés l’éradication du moustique porteur du virus, de meilleures aides pour les mères qui ont des enfants comme elle, et « une politique sexuelle plus ample, allant de la distribution de préservatifs jusqu’à l’avortement ». Ana Carolina est une jeune fille de son temps…
Mais elle précise : « Cela m’a calmée. Je sais que l’avortement ne servirait qu’à prévenir le problème et je sais que le plus important, c’est le traitement : un accompagnement psychologique, de la physiothérapie et la neurologie. Tout cela dès la naissance. Je sais aussi que la microcéphalie peut entraîner des conséquences plus graves que celles que j’ai eues, et je sais que tous n’auront pas la même vie que moi. »

Le bonheur est possible si la vie est respectée

Alors qu’on ne parle aujourd’hui que d’avortement en cas de microcéphalie, Ana Carolina Caceres veut qu’on la regarde et qu’on l’écoute.
« Avec l’explosion de cas au Brésil, le besoin d’information est encore plus grand et il y a beaucoup de gens qui doivent dépasser leurs préjugés et s’informer davantage. Le ministre de la Santé, par exemple. Il dit que le Brésil aura une “génération d’idiots” à cause de la microcéphalie. Si je l’avais en face, je lui dirais : “Fiston, plus idiot que ce que tu viens de dire, ça n’existe pas, non.” Car la microcéphalie est une boîte à surprises. Il peut y avoir des problèmes plus graves, ou non. Je crois que celui qui choisit l’avortement ne donne même pas une chance à l’enfant de l’emporter et de survivre, comme cela m’est arrivé et comme cela arrive à tant de gens qui travaillent, font des études, vivent normalement – avec leur microcéphalie. Les mères de ces personnes n’ont pas choisi  l’avortement. C’est pour cela que nous existons. »
Ana Carolina Caceres dit les choses simplement. Que les femmes fassent tranquillement leur test prénatal et qu’alors, surtout, elles trouvent un neurologue, « de préférence avant la naissance du bébé ». Elle est la preuve vivante qu’on n’a pas le droit de tuer ceux qui lui ressemblent.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



Avortements chimiques clandestins gratuits pour les mères porteuses du virus Zika : “Women on Waves” mobilise

L’ONG néerlandaise Women on Waves, qui s’est fait une spécialité de fournir des pilules abortives en mouillant son bateau dans les eaux internationales au large des pays où l’avortement reste illégal, se mobilise pour venir en « aide » aux femmes latino-américaines infectées par le virus Zika. La maladie transmise par le moustique porteur du virus est soupçonnée de provoquer la microcéphalie chez les femmes enceintes et les autorités sanitaires de plusieurs pays, comme El Salvador, l’Equateur et la Colombie, ont recommandé de remettre à plus tard tout projet de grossesse alors que l’épidémie se répand. L’OMS a renforcé la panique en annonçant la probable infection de quelque 4 millions de personnes à travers le continent américain. Alors ? Avortements chimiques gratuits pour tout le monde !
Women on Waves vient en effet d’annoncer son intention d’acheminer des pilules abortives vers la Colombie, la Bolivie, le Chili, la Guadeloupe, le Paraguay, le Venezuela, l’Argentine, le Suriname, le Guatemala, le Honduras, El Salvador, Panama, Haïti et la République Dominicaine : les femmes peuvent s’inscrire en ligne pour une consultation virtuelle pour demander les « médicaments » (ce que le Pr Lejeune appelait le « pesticide anti-humain »).

Le virus Zika semble associé à la microcéphalie

Dans ces pays, les femmes sont encouragées à se protéger des piqûres de moustiques et à éviter la conception. Mais les insecticides coûtent cher, la contraception n’est pas accessible à toutes et l’avortement est la plupart du temps interdit, regrette Women on Waves. Au lieu de distribuer des répulsifs à insectes et des moustiquaires, au lieu de souligner que le lien entre microcéphalie et Zika n’est pas établi avec certitude, au lieu de tenir compte qu’il y a quelque chose de pire que d’avoir un enfant microcéphale – c’est de le tuer – les féministes du groupe néerlandais préfèrent promouvoir l’avortement. Leur objectif premier.
D’ailleurs elles soulignent bien le problème supplémentaire que représentent les convictions catholiques dans ces pays. Debora Diniz, qui a introduit un recours au Brésil pour demander la légalité de l’avortement en cas de microcéphalie du fœtus, a déclaré à Reuters : « Nous aurons bientôt une génération de femmes pauvres dont le destin sera de prendre soin à plein temps d’enfants extrêmement dépendants. »

“Women on Waves” procure des avortements chimiques clandestins

Les femmes, regrette Women on Waves, ont du mal à savoir si elles ont été infectées par le virus Zika qui le plus souvent ne provoque pas de symptômes visibles (dans 80 % des cas). Les tests coûtent cher – plus de 200 euros – et ne permettent pas de dépister le virus au-delà de la première semaine d’infection. « Les femmes sont obligées d’attendre une échographie pour savoir si leur bébé est atteint de microcéphalie »…
Leur seule solution, à ce moment-là, affirme Women on Waves, sera de se procurer un avortement clandestins, et dangereux.
L’idée est donc de donner des abortifs chimiques aux femmes malgré leur illégalité.

Avortements gratuits pour tous en Amérique latine ?

Sachant que l’avortement chimique est en principe limité au début de la grossesse – 7 semaines de gestation en milieu hospitalier, en France, au-delà c’est considéré comme trop dangereux – qui sont donc les femmes visées ? Women on Waves va un peu plus loin, et recommande l’avortement chimique jusqu’à 12 semaines de grossesse.
Quoi qu’il en soit, la microcéphalie n’est en principe pas dépistée avant 32 semaines. Les femmes sont invitées à réclamer des pilules abortives si elles n’ont pas passé le cap des 9 semaines, pour laisser le temps de l’acheminement des comprimés.
Autrement dit, l’ONG Women on Waves est en train de recommander à toutes les femmes enceintes d’un grand nombre de pays latino-américains de se fournir auprès d’elle pour pratiquer des avortements médicamenteux… préventifs. Sans même savoir si le bébé attendu est atteint.
Voilà qui prend des allures génocidaires.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



 
[]