15 avril, 2013

Le cardinal de Madrid interpelle Rajoy sur les principes non négociables

Presque exactement à l'heure où le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy entamait sa visite au pape François à Rome, le cardinal Rouco Varela a interpellé sévèrement ce matin le gouvernement en l'accusant de ne rien faire pour les droits de la vie et des familles. C'était à l'occasion de son discours inaugural à l'assemblée plénière de la Conférence épiscopale espagnole. L'archevêque de Madrid n'a pas mâché ses mots en abordant les questions politiques vers la fin du discours :

« La crise économique perdure, avec son cortège de chômage – spécialement le chômage des jeunes – et de manque de moyens pour faire face aux dettes contractées pour l'achat de sa maison, ni aux besoins des personnes âgées et des immigrés. La déprotection légale du droit à la vie des enfants à naitre perdure, perdure aussi une législation du mariage gravement injuste. Perdure encore l'absence de protection adéquate pour la famille et la natalité, spécialement pour les familles nombreuses. La qualité de l'enseignement continue de laisser beaucoup à désirer, alors que c'est d'elle que dépend dans une si grande mesure l'avenir de la société. C'est pourquoi le pluralisme social et politique parmi les catholiques est légitime. Cependant, le pluralisme légitime ne doit pas être confondu avec le relativisme. »

Le cardinal a précisé ces accusations en ces termes à propos de l'avortement :
« Il n'est pas facile de comprendre qu'à l'heure qu'il est, il n'y ait pas même un avant-projet de loi qui permette une protection efficace du droit à la vie de ces êtres humains innocents qui pour se trouver aux premières étapes de leur existence ne laissent pas de jouir de ce droit de base fondamental. La réforme en profondeur de la législation existente est urgente. Il faut mettre un terme de toute urgence à ce sanglant problème social de première importance. »
Sur le « mariage » des couples de même sexe, Mgr Antonio Rouco Varela a demandé également que la loi introduite par le gouvernement Zapatero soit abrogée :
« Nous devons également répéter que la réforme de notre législation sur le mariage est urgente. Il ne s'agit pas de priver quiconque de ses droits, ni non plus d'une invasion légale dans le domaine des options intimes de chacun. Il s'agit de restituer à tous les Espagnols le droit d'être expressément reconnus par la loi comme époux ou épouse. »
Cette demande de mettre fin urgemment au « mariage » des homosexuels qui, en Espagne, ne concerne bien sûr que le mariage civil, est intéressante à méditer du point de vue français. Car en Espagne, le mariage religieux est pleinement reconnu par l'Etat, et porteur d'effets civils. Ainsi les catholiques n'ont-ils pas besoin, comme en France, de « passer par la mairie » pour que leur union soit dotée des protections, droits et devoirs sociaux du mariage. Pour autant le cardinal Rouco estime que tous les Espagnols, et tous les catholiques, sont lésés par l'existence du « mariage » civil des homosexuels.

Lorsque la loi sur le « mariage » des homosexuels venait d'être approuvée par le Tribunal suprême espagnol, le même cardinal Rouco avait déclaré :
« La législation actuelle sur le mariage est gravement injuste, parce qu'elle ne reconnaît pas clairement l'institution du mariage dans sa spécificité et qu'elle ne protège pas le droit des contractants d'être reconnus dans l'ordonnancement juridique comme époux et épouse ; elle ne garantit pas non plus le droit des enfants et des jeunes d'être éduqués comme “époux” et “épouses” de l'avenir ; ni le droit des enfants d'avoir un père et une mère au sein d'une famille stable. »



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14 avril, 2013

Le cardinal Schönborn au secours de l'union civile des homosexuels ?

Le journal catholique anglais The Tablet rapporte que le cardinal Schönborn a déclaré lors d'une conférence à Londres que les partenariats de même sexe doivent être respectés voire bénéficier d'une protection sur le plan de la loi civile.

Cette déclaration, telle qu'elle est rapportée par le journaliste et corroborée en substance par un prêtre présent, a d'ores et déjà été citée avec la satisfaction qu'on devine par un site soutenant que l'Eglise acceptait et même bénissait les amitiés homosexuelles jusqu'à l'Inquisition, et qui milite pour la reconnaissance des partenariats homosexuels, Queering the Church.
« Il peut y avoir des partenariats de même sexe et ils ont besoin de respect, et même de protection  dans le cadre de la loi civile. Oui, mais s'il vous plaît, éloignez cela de la notion de mariage. Parce que la définition du mariage est l'union stable entre un homme et une femme ouverts à la vie. Nous devons être clairs sur les termes et respecter les besoins de personnes qui vivent ensemble en partenariat. Ils méritent le respect », a déclaré l'archevêque de Vienne selon The Tablet, alors qu'il répondait de manière informelle aux questions de l'auditoire lors d'une conférence au National Gallery.
Il s'agit là d'une déclaration qui contredit formellement l'expression la plus récente et la plus complète de  l'enseignement de l'Eglise sur la reconnaissance des unions civiles homosexuelles, due à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Le document en question – datant du temps où le cardinal Ratzinger était à la tête de cette Congrégation – avait reçu le plein aval de Jean-Paul II et était publié sous son autorité explicite.

On y lit notamment :
« Les législations favorables aux unions homosexuelles sont contraires à la droite raison car elles confèrent des garanties juridiques, analogues à celles de l'institution matrimoniale, à l'union entre deux personnes du même sexe. Étant donné les valeurs en jeu, l'État ne peut légaliser ces unions sans manquer au devoir de promouvoir et de protéger le mariage, institution essentielle au bien commun. »
Et ensuite :

« On peut demander comment peut être contraire au bien commun une loi qui n'impose aucun comportement particulier, mais qui s'en tient à rendre légale une réalité de fait qui apparemment ne semble comporter aucune injustice envers personne. À ce propos, il convient de réfléchir d'abord à la différence qui existe entre le comportement homosexuel comme fait privé, et le même comportement comme relation sociale prévue et approuvée par la loi, au point de devenir une des institutions du système juridique. Non seulement le second phénomène est plus grave, mais il revêt une portée beaucoup plus vaste et plus profonde, et il finirait par entraîner un changement de l'organisation sociale tout entière, qui deviendrait contraire au bien commun. Les lois civiles sont des principes structurants de la vie de l'homme au sein de la société, pour le bien ou pour le mal. Elles «  jouent un rôle de grande importance et parfois déterminant dans la formation des mentalités et des habitudes  ». Les formes de vie et les modèles qui y sont représentés, non seulement façonnent extérieurement la vie sociale, mais tendent à modifier la compréhension et l'évaluation des comportements dans les nouvelles générations. La légalisation des unions homosexuelles aurait donc comme résultat l'obscurcissement de la perception de certaines valeurs morales fondamentales et la dévaluation de l'institution matrimoniale. »

La conclusion est claire elle aussi :

 « L'Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l'approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l'union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l'humanité. L'Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société.
A quoi joue donc le cardinal Schönborn ? Il faut savoir que pour lui le jeu n'est pas nouveau, vu qu'il a déjà par le passé donné des signes d'« ouverture » aux homosexuels, désavouant publiquement un prêtre qui avait voulu écarter un homosexuel vivant ouvertement en couple avec son ami de son conseil paroissial. En 2010, le cardinal avait – à l'intense satisfaction de Queering the Church – mis la sourdine sur l'enseignement de l'Eglise sur les actes homosexuels en soulignant la qualité humaine des relations entre personnes, fussent-elles de même sexe, et demandant davantage de « respect » pour ces amitiés, rappelle LifeSite.

Bien sûr, la presse internationale et catholique-progressiste rapproche ces déclarations d'une volonté qu'elle attribue au pape François de « négocier » en 2010 le refus du « mariage » homosexuel en Argentine moyennant l'acceptation par l'Eglise catholique du pays des unions civiles. Selon des propos rapportés par le biographe du cardinal Bergoglio, celui-ci aurait été mis en minorité par les autres évêques d'Argentine et n'aurait jamais fait publiquement état de sa proposition ; celle-ci a bien existé, affirme aujourd'hui John Allen du très libéral Catholic News Reporter, citant deux sources anonymes de la Conférence épiscopale argentine et deux journalistes. Mais un proche du cardinal assure le contraire.

Si les déclarations de Schönborn ont été correctement rapportées, il est clair qu'elles sont directement contraires à ce qu'il nous est – au moins jusqu'ici – demandé de croire et d'accepter.

Elles introduisent une ambiguïté fondamentale qui doit se lire à la lumière de l'interdiction de « scandaliser » les petits, car elles distillent l'idée selon laquelle l'amitié homosexuelle fondée sur une attirance désordonnée mérite le « respect » en tant que telle et suggère que les actes s'y intègrent puissent être bons ou bonifiés par l'amour mutuel.

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13 avril, 2013

La vidéo des manifs d'hier soir, c'est pour les plus de 18 ans !

La vidéo souvenir de la manif près du Sénat postée tôt ce matin sur Le Salon beige est interdite aux mineurs !

Voici la capture d'écran :




On ne peut la voir qu'en se connectant avec son compte google.


(Autrement dit, si vous êtes déjà connecté, la vidéo s'affiche normalement, sinon vous devrez vous identifier.)


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12 avril, 2013

Le “mariage” gay adopté au Sénat au mépris de la France

Le week-end, c’est sacré. Bien plus que la famille ou son avenir. C’est la leçon des débats au Sénat qui s’achèvent sous mes yeux et qui vient d’aboutir à l’adoption de la loi Taubira qui repassera bientôt devant l’Assemblée, où il dispose d’emblée d’une majorité bien plus sûre. Tout le reste est littérature… quoique. La résistance va s’accentuer.

Le week-end, c’est sacré. L’hémicycle du Sénat est clairsemé à l’heure des explications de vote. Les tribunes du public sont plus fréquentées ; on y voit des écoliers, amenés là pour vivre « l’histoire », pour toucher du doigt la marche en avant vers plus d’égalité. Ils y ont entendu parler de ce sujet dont saint Paul disait qu’il ne devrait même pas être question dans nos assemblées. Ils y ont constaté le vide des rangs, les larges fauteuils confortables abandonnés par des sénateurs qui ont préféré rejoindre leurs circonscriptions ou aller faire leurs courses alors que l’on touche au tissu même de la société.

Toute la journée du jeudi aura été marquée par des tractations entre la majorité de gauche et l’opposition (incertaine) qui ont été à deux doigts d’organiser un vote en catimini, pendant la nuit, après que l’UMP eût tenté en vain de réduire le nombre de ses intervenants parmi lesquels certains ont bataillé ferme, même si l’obstruction par milliers d’amendements n’a pas eu lieu.

Voici ce qu’en dit Public Sénat : « “On a été dépassé par nos troupes”, avoue Alain Gournac, vice-président du groupe UMP, “beaucoup des nôtres veulent parler”. “Ils nous ont dit : vous ne pensez pas qu’on ne va pas s’exprimer. Ce n’est pas possible. On nous reprochera de ne pas avoir assez combattu”, ajoute-t-il. » Regard coulé vers les électeurs. Mais de là à rester jusqu’au samedi ? Personne n’en avait envie. Le PS parce qu’un conseil national est organisé ce jour-là.

C’est donc un « gentlemen’s agreement » entre UMP et PS qui a finalement abouti à l’idée d’achever la discussion des amendements tard le jeudi soir ou dans les petites heures de vendredi, et de voter ce vendredi en fin de matinée.

La mobilisation des opposants au « mariage » des homosexuels n’y est sans doute pas pour rien : Civitas est venu fidèlement prier tous les soirs depuis lundi ; la « Manif pour tous » a appelé à un rassemblement qui s’est prolongé sous les fenêtres du Sénat jusqu’à la levée de séance ; d’autres groupes – puisque désormais les initiatives sont diverses – ont fait venir leurs troupes devant un Sénat en état de siège.

Le peuple, on l’écoute mais jusqu’à un certain point. Les exactions ubuesques se sont poursuivies. On peut voir sur youtube le film de l’expulsion des jardins du Luxembourg, jeudi, d’un homme qui portait le sweat-shirt de la Manif pour tous avec son logo « contraire aux bonnes mœurs » : un homme, une femme et deux enfants. Sous les yeux éberlués des promeneurs et des touristes, six ou sept policiers le portent vers la sortie. C’est ainsi qu’on impose et qu’on protège le « mariage pour tous ».

Ne nous y trompons pas : c’est une fois adopté, et faute d’avoir souligné à quel point son idéologie victorieuse permettra de bâillonner toute critique morale, religieuse, civique ou sociale du comportement homosexuel ou de l’« homoparentalité », que le projet Taubira permettra une montée en puissance de cette entrave à la liberté de dire le bien.

Tout au long de ce débat, on s’est battu pour la filiation et pour le bien des enfants, et c’est bien, très bien même.

Mais on s’est battu en se gardant à droite et surtout à gauche, en faisant le maximum pour rester sur le terrain de l’adversaire, pour limiter les coups, pour « respecter les personnes » comme ils disent. Le respect des personnes est indispensable. Mais de plus en plus on le confond avec le respect et même l’inclinaison devant leurs erreurs.

C’est une société malade, infirme et largement aveugle qui a engagé, courageusement et avec une combativité inespérée, la bataille du mariage. Mais d’un mariage qui ne représente déjà, pour l’immense majorité, qu’un arrangement certes solennel mais réversible où l’on s’engage trop souvent pour ne pas avoir d’enfants, ou pour en avoir uniquement et parcimonieusement sur commande, ou même juste pour offrir un environnement provisoirement stable pour des enfants déjà là. On s’est battu pour la filiation dans une société qui accorde la même valeur et davantage de secours aux familles « monoparentales », qui admet la création d’enfants in vitro avec des gamètes anonymes. C’est bien de dire « stop ». Mais nous sommes déjà tellement avancés dans la dissociété !

Ce sont ces complicités inavouables ou inconscientes qui ont fragilisé en profondeur le camp du « non » à la loi Taubira, contraint aux demi-vérités : face au rouleau compresseur du totalitarisme gay, au mépris de l’Etat et à la pensée unique développée par les médias, il va falloir autre chose pour faire le poids.

• Cet article paraît dans Présent daté du samedi 13 avril 2013.



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Concert des Petits Chanteurs de Saint-Louis à Paris, ces vendredi et dimanche

Clic pour aller sur le site des Petits Chanteurs…







11 avril, 2013

Totalitarisme gay : menaces sur les scouts de Californie

Il ne faut pas s'y tromper : la vraie bataille du « mariage » gay est celle contre la dictature du relativisme. Voyez ce qui se passe en Californie…

Une proposition de loi présentée par le sénateur d'Etat démocrate Ricardo Lara qui pourrait priver les Boy Scouts of America de leur statut d'association sans but lucratif dans l'Etat de Californie s'ils continuent de refuser les membres de la communauté LGBT comme scouts ou comme responsables adultes. Elle vient de passer sa première étape législative avec son adoption par 5 voix contre 2 par la commission de la gouvernance et des finances. La loi vise plus largement toutes les organisations de jeunes qui se rendraient ainsi coupables de « discrimination » à l'égard des LGBT. La procédure veut que la loi, Senate Bill 323, passe devant une autre commission sénatoriale d'ici à la mi-mai.

 Ce statut « tax-exempt » assure actuellement aux scouts des Etats-Unis l'exemption des taxes et impôts sur les sociétés, qui pourraient donc à l'avenir frapper  leurs ventes et leurs revenus issus notamment de dons et de legs.

Appelée aussi « Youth Equality Act » (loi d'égalité des jeunes), la proposition a reçu de nombreux soutiens de la part d'organismes féministes ou LGBT, sans oublier bien sur ACLU (American Civil Liberties Union) et Equality California qui en est le sponsor officiel.

« Nous allons en finir avec cette pratique surannée de la discrimination et de l'exclusion », a indiqué le sénateur Lara. Sa proposition ajoute la discrimination sur la base de l'orientation sexuelle, l'identité de genre ou l'appartenance religieuse à la liste des pratiques discriminatoires qui rendent inaccessible le statut d'exemption fiscale aux mouvements de jeunesse.

Les Boy Scouts of America ont obtenu en 2000 une décision de la Cour suprême les autorisant à écarter les homosexuels de leur organisation, mais ils subissent une forte pression au niveau national, approuvée notamment par Barack Obama lui-même, pour mettre fin à cette situation. Un vote au niveau national devait avoir lieu au sein de l'organisation en février mais au bout de trois jours de consultations celui-ci a été repoussé au mois de mai.

Les organisations LGBT favorables à cette « évolution » de la part des scouts font également pression actuellement sur les grandes entreprises comme UPS, Merck et Intel afin qu'elles ne subventionnent plus les Boy Scouts of America.

Plusieurs organisations religieuses s'opposent à la proposition.

Elles citent notamment le cas des groupes de garçons ou de filles qui seraient forcées d'accueillir des personnes de l'autre sexe qui se présenteraient comme « transgenre » et soulignent le fait que le fisc aurait compétence pour définir le caractère discriminatoire des règles d'accueil ou d'embauche d'une d'organisation.

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09 avril, 2013

Irlande : les médecins disent non à l'avortement

Sous pression des organisations internationales et des médias pour mettre fin à son interdiction de
l'avortement, le gouvernement irlandais a depuis plusieurs mois indiqué qu'il entendait obtempérer – mais la principale organisation de médecins du pays, l'Irish Medical Association, a rejeté vendredi dernier trois motions visant à libéraliser divers aspects de la loi.

Les motions étaient présentées par Doctors for Choice, un groupe de médecins qui font pression pour la légalisation de l'avortement. Elles ont toutes été rejetées par 42 voix contre 32.

Parmi les propositions de dépénalisation, les grands classiques des « cas limites » : les cas de « risque réel et substantiel pour la mère », ceux de grossesses consécutives au viol ou à l'inceste et celui d'« anormalité fœtale non-viable ».

Un médecin psychiatre du Life Institute (pro-vie), le Dr Sean O Domhnaill présent à la conférence, estime que le vote négatif « porte un coup important aux propositions du gouvernement ». « En tant que médecin, nous sommes formés pour sauver des vies, et la plupart des médecins irlandais veulent continuer la pratique qui consiste à protéger à la fois la mère et l'enfant lors de la grossesse », rapporte Hilary White de LifeSite. Il a souligné également que toute ouverture « limitée » à l'avortement entraîne immanquablement un glissement vers l'avortement à la demande, « un modèle qui ne devrait être suivi par aucun médecin ».

Parmi les propositions en cours de la part du gouvernement se trouve celle de dépénaliser l'avortement lorsque la mère enceinte menace de se suicider si elle ne peut avorter, et ce malgré les dépositions des experts qu'il a entendus et qui sont formels : c'est une fiction créée par le lobby de l'avortement en vue d'enfoncer un coin dans la loi irlandaise protectrice de la vie, un principe qui a valeur constitutionnlle. Au contraire, la commission parlementaire chargée du dossier a pu prendre connaissance des données fournies par des professionnels de la santé attestant que le risque statistique de maladie mentale grave, de déception et d'usage de stupéfiants est plus élevé pour les femmes qui ont subi un avortement.

A la conférence de mardi, le Dr O Domhnaill signale que des délégués ont attesté connaître des femmes qui s'étaient suicidées à la suite d'un avortement ; d'autres médecins ont répété que selon leur expérience, il n'est jamais nécessaire de mettre délibérément fin à la vie d'un enfant pour sauver sa mère.

Le vote pro-vie des médecins intervenait à quelques jours seulement de l'enquête formelle recherchant les causes de la mort de Savita Palavannar, qui s'est ouverte lundi dans une ambiance de forte hostilité à la protection irlandaise de la vie – alors même que l'Irlande affiche l'un des plus bas taux mondiaux de mortalité maternelle. Praveen, le mari de cette jeune femme d'origine indienne morte de septicémie alors qu'elle faisait une fausse couche, a répété par deux fois que le personnel de l'hôpital où sa femme est entrée en octobre dernier lui avait refusé d'avorter l'enfant qui vivait encore alors que la fausse couche était enclenchée en affirmant que cela n'était pas possible parce que l'Irlande est un pays catholique.

C'est l'aspect que retient – avec délectation – la presse internationale.

On parle moins de ce qui constitue – cela semble se confirmer – le véritable scandale de l'affaire Savita : par suite d'une série d'erreurs d'appréciations et d'inactions, l'infection dont souffrait Savita n'a pas été diagnostiquée, et les soins par antibiotiques dont elle aurait dû rapidement bénéficier lors de sa prise en charge n'ont été mis en place qu'une fois la fausse couche achevée.

Dire que Savita est morte « à cause » des lois pro-vie, c'est pour le coup l'effet d'une désinformation délibérée.

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08 avril, 2013

Le message des évêques espagnols pour la Journée de la Vie : il faut changer la loi !

A l'occasion de la Journée pour la Vie en Espagne, la Conférence des évêques d'Epagne a publié un texte fort pour rappeler le devoir de protéger la vie humaine innocente et l'urgence qu'il y a à changer la loi sur l'avortement. Je vous livre ici ma traduction de cette note dans son intégralité.


L’Eglise veut célébrer en cette Journée pour la Vie le don précieux de la vie humaine, spécialement dans les premières étapes après sa conception. En cette occasion, elle le fait de manière spéciale, devant le manque de protection dont elle pâtit aujourd’hui.

La vie humaine est sacrée parce que depuis son commencement elle est porteuse de l’action créatrice de Dieu et qu’elle demeure toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. La vie humaine est un don qui nous dépasse. Seul Dieu est Seigneur de la vie depuis son commencement jusqu’à sa fin. Personne, en aucune circonstance, ne peut s’attribuer le « droit de tuer de manière directe un être humain innocent ». C’est pourquoi tout attentat contre la vie de l’homme est aussi un attentat contre la raison, contre la justice, et constitue une grave offense à Dieu. C’est pourquoi la voix de l’Eglise s’étend partout et proclame que « l’être humain doit être respecté et traité comme une personne dès l’instant de sa conception » et donc, à partir de ce moment précis, il faut lui reconnaître les droits de la personne, principalement le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie.

En cette occasion, notre point de départ ne peut être ailleurs que dans la dignité sacrée de l’homme et la valeur suprême de sa vie pour toute conscience droite. Vivre est le premier des droits humains, racine et condition de tous les autres. Le droit à la vie se montre à nous avec une force d’autant plus grande que son titulaire est plus innocent ou davantage sans défense, comme c’est le cas d’un enfant dans le sein de sa mère.

La protection du bien fondamental de la vie humaine et du droit de vivre forme une part essentielle des obligations de l’autorité. Ce service que l’autorité doit rendre n’est rien d’autre que de recueillir la demande qui se trouve présente dans la société constituée de personnes qui naissent à la vie au sein d’une famille, cellule de base de ladite société. Le droit à la vie, qui n’est pas une concession faite par l’Etat, est un droit antérieur à l’Etat même et celui-ci a toujours l’obligation de le protéger.
Affirmer et protéger le droit à la vie et, concrètement, celle d’un enfant dans le sein de sa mère, droit inhérent à tout être humain qui constitue la base de la sécurité juridique et de la juste vie en société, est un gage d’espérance et de prospérité pour la société.

Le pape Benoît XVI nous a rappelé la grande valeur et l’importance que la reconnaissance, de l’appréciation et de la défense de la vie humaine pour la construction de la paix sociale, le développement intégral des peuples et la bonne garde et la protection de la nature :

« Ceux qui n’apprécient pas suffisamment la valeur de la vie humaine et, par conséquent, soutiennent la libéralisation de l’avortement par exemple, ne se rendent peut-être pas compte que de cette façon ils proposent la recherche d’une paix illusoire. La fuite des responsabilités qui avilit la personne humaine et, encore davantage, le meurtre d’un être sans défense et innocent, ne pourront jamais produire ni bonheur ni paix. Comment peut-on penser en effet construire la paix, le développement intégral des peuples ou la sauvegarde même de l’environnement sans que soit défendu le droit des plus faibles à la vie, à commencer par les enfants à naître ? Toute atteinte à la vie, en particulier à son origine, provoque inévitablement des dégâts irréparables pour le développement, pour la paix, pour l’environnement. Il n’est pas juste non plus de codifier de manière sournoise de faux droits ou des abus qui, fondés sur une vision réductrice et relativiste de l’être humain et sur l’utilisation habile d’expressions ambiguës destinées à favoriser un prétendu droit à l’avortement et à l’euthanasie, menacent le droit fondamental à la vie. »
Dans notre contexte actuel, il apparaît nécessaire d’ajouter qu’une conscience chrétienne bien formée ne doit pas favoriser par le vote la mise en œuvre d’un programme politique ou l’approbation d’une loi particulière qui contiennent des propositions alternatives ou contraires aux contenus fondamentaux de la foi et de la morale en ce sens. Etant donné que les vérités de la foi constituent une unité indissociable, le fait d’isoler un seul de leurs contenus au détriment de la totalité de la doctrine catholique n’est pas logique.

D’un autre côté, et de la même manière, nous voulons dire que l’engagement politique en faveur d’un aspect isolé de la doctrine sociale de l’Eglise ne suffit pas pour satisfaire la responsabilité de rechercher le bien commun dans sa totalité. A propos de ces responsabilités nous jugeons important de rappeler que le catholique ne peut pas non plus déléguer à d’autres l’engagement chrétien qui a sa source dans l’Evangile de Jésus-Christ, pour que la vérité sur l’homme et sur le monde puisse être annoncée et réalisée.

Lorsque l’action politique concerne des principes moraux qui n’admettent pas de dérogation, d’exceptions ou de compromis quelconques, alors l’implication des catholiques devient plus évidente et chargée de responsabilité. Devant ces exigences éthiques fondamentales, auxquelles on ne peut renoncer, en effet les croyants doivent savoir qu’est en jeu l’essence de l’ordre moral, qui concerne le bien intégral de la personne. C’est le cas pour les lois civiles en matière d’avortement et d’euthanasie.

En tant qu’évêques il est de notre devoir d’aider au discernement à propos de la justice et de la moralité des lois. En ce sens, nous devons répéter que la législation espagnole actuelle sur l’avortement est gravement injuste, puisqu’elle ne reconnaît ni ne protège de manière adéquate la réalité de la vie. Il est donc urgent de modifier la loi, afin que soient reconnus et protégés les droits de tous en ce qui touche au droit le plus élémentaire et primaire à la vie.

En ce domaine la diffusion d’information réalisée par l’Eglise par le biais de divers organismes comme les COF (Centres d’orientation familiale) est également pressante ; tout comme la formation des personnes qui y travaillent ; et aussi l’intégration de davantage de catholiques responsables, engagés et formés aux diverses tâches que ce travail en faveur de la vie comporte. Parmi ces tâches nous jugeons important de mettre en avant le travail d’assistance et d’aide aux femmes enceintes, qui courent le risque d’avorter, au niveau du soutien matériel mais aussi psychologique avant et après un éventuel avortement. En ce sens nous exhortons également à ce que des prêtres soient formés sur ce terrain pour pouvoir aider de manière adéquate les mères toujours plus nombreuses qui souffrent du syndrome post-avortement.

Pour toutes ces raisons, et étant donnée la fragilité de la condition humaine, conscients de nos propres limites, nous invoquons et demandons l’aide de la sainte Vierge Marie, Mère de la Vie.


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La loi Taubira n'est qu'une étape…

Deux très intéressantes informations ont paru ces derniers jours sur le blog de Patrice de Plunkett :

• Sur le colloque de l'IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux) qui s'est tenu lundi à Paris : on y découvre à peine voilé l'objectif d'« artificialisation marchande des rapports humains », c'est par ici.

• L'offensive publicitaire des entreprises de biotechnologie (procréation artificielle en tous genres, GPA comprise) sur Paris démarre – un nouveau marché s'ouvre avec la loi Taubira ! C'est par .

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06 avril, 2013

La presse espagnole censure une pub pro-vie

Parmi cinq quotidiens nationaux espagnols, seul le quotidien La Gaceta a accepté de publier l'annonce suivante qui interpelle le ministre de la justice, Alberto Ruiz Gallardon du Partido Popular au pouvoir, à propos de l'avortement. El Pais, El Mundo, ABC, et La Razon ont choisi de refuser le visuel de pleine page, à la dernière minute.

« Il y a des enfants qui ne souriront jamais. Ils seront morts avant.                      Par votre faute, M. le Ministre. »

La publicite complète (ici) comporte un texte qui dit tout.

« Vous pourriez faire beaucoup pour les sauver et vous ne le faites pas. Simplement, comme tant de puissants de ce monde, vous regardez ailleurs devant l'assassinat massif d'enfants à naître. Ce n'est pas “l'interruption volontaire de la grossesse », ce n'est même pas “l'avortement” : c'est, en vérité, un crime horrible. 
Vous et votre parti, le PP, vous avez promis la modification de la loi d'avortement, cette funeste loi promue par Bibiana Aido, et vous n'avez pas tenu la promesse. Trois cents enfants meurent chaque jour en Espagne comme conséquence d'une norme dont très sérieusement nous doutons qu'elle puisse mériter de porter le nom de “loi”. 
Vous, M. le ministre, vous ignorez systématiquement la protection de la vie de l'enfant à naître. Si la vie ne fait pas partie de vos priorités, permettez-nous de douter de la bonté de votre hiérarchie des valeurs. Nous ne voulons pas penser que, parmi vos convictions, se trouve celle selon laquelle le corps du fœtus est le même que celui de la femme et que par conséquent, il peut être éliminé comme s'il s'agissait d'une tumeur. Nous ne voulons pas croire que vous ne savez pas ce que dit la science à ce propos. Nous ne voulons pas croire davantage que vous ne voulez pas que les enfants sourient, ou qu'ils jouent, libres, dans un  monde où – les puissants mis à part – ils sont aimés. Protégez le droit à la vie – le seul qui garantisse les autres droits de l'homme – et modifiez la “loi Aido”. Ne continuez pas d'entasser des erreurs qui coûtent, chaque année, des milliers de vies humaines. »
L'annonce avait été rédigée et financée par les membres de la plateforme HazteOir qui entendent maintenant chercher d'autres moyens de la faire circuler.

Cette annonce intervient à un moment où la pression monte sur le gouvernement de « droite » de Mariano Rajoy pour honorer ses promesses, et semble-t-il fait peur dans les gros médias – mais que craignent-ils ?

Aujourd'hui, des milliers de personnes ont manifesté à Madrid à l'appel de 468 associations pour le respect de la vie en demandant l'abrogation de la loi d'avortement votée sous le gouvernement Zapatero, ainsi que le respect de la vie familiale. La manifestation voulait aussi faire connaître l'initiative « One of us » qui vise à obtenir grâce à une initiative législative populaire l'adoption d'une loi européenne protectrice de la vie (voir ici le lien vers le site français).

En Espagne, toujours, Benigno Blanco, président du Foro Español de la Familia, s'est adressé la majorité au pouvoir en assurant que si elle ne tient pas ses engagements sur la vie, elle va s'exposer à la « profonde désaffection et à l'abandon électoral de la part de son électorat ». « Un pourcentage élevé de l'électorat a voté Partido Popular en raison de l'engagement de celui-ci  de réformer la loi d'avortement en vigueur pour protéger la vie et la femme enceinte. »

Cela fait maintenant un an que le PP est au pouvoir et que rien n'a été fait en ce sens, sinon quelques « annonces qui sonnaient bien » de la part du ministre de la Justice, Ruiz Gallardon. « L'impatience des défenseurs de la vie va grandissant », a-t-il déclaré pour finir à COPE, avertissant le Partido Popular qu'ils « sauront lui présenter la facture électorale ».

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Procréation : vers la fabrique eugénique

Un spécialiste en bioéthique australien, Robert Sparrow de Monash University, estime qu'il est temps de lancer le débat sur « l'éugénique in vitro », puisque l'on peut créer des cellules reproductrices à partir de cellules souches. Dans un article publié par le Journal of Medical Ethics cité par l'excellent site BioEdge, du réseau australien MercatorNet, le bioéthicien fait le point sur les techniques déjà accessibles ou prévisibles dans un proche avenir et il pense qu'au final, on pourrait assurer la création de « générations » de gens dans des boîtes de Petri en éliminant les gènes non satisfaisants.

 « Les scientifiques vont pouvoir élever des êtres humains avec le même degré – voire davantage – de sophistication que celle dont nous disposons aujourd'hui pour sélectionner des plantes et des animaux. »

On pourrait ainsi, selon Robert Sparrow, produire deux à trois générations d'êtres humains en une seule année, au lieu des 60 ans environ exigés par le rythme de la procréation naturelle.

« Un programme d'élevage in vitro de ce type donnerait aux futurs eugénistes un pouvoir dont les gouvernements et autres partisans de la réforme eugénique n'ont jamais même rêvé. Au cours d'un programme de recherche de 10 ans, les scientifiques pourraient produire de 20 à 30 générations d'être humains in vitro : assez pour obtenir des changements significatifs du génotype. Des avancées dans la technologie de la culture des cellules et dans la science de la gamétogenèse pourraient faire progresser ce nombre encore davantage. Evidemment, plus de générations on peut fabriquer au cours d'une seule année, plus cette technologie devient puissante. »
Comme le Dr Sparrow est bioéthicien, il se pose des questions éthiques, mais y répond selon le véritable point de vue de cette douteuse science inventée pour justifier tout ce qui fait progresser « la vie » au sens matériel, au détriment du respect des êtres humains en tant qu'individus, personnes et membres d'une famille, d'une lignée.

Robert Sparrow
Il note donc que les personnes qui pourraient un jour résulter de ces techniques seraient « orphelins dès « S'ils obtiennent de leurs parents sociaux un amour et des soins adéquats cela suffit pour permettre aux enfants de prospérer à la fois socialement et psychologiquement » (tiens, c'est un langage qui nous rappelle quelque chose à l'heure des discours en faveur de l'« homoparentalité » !).
la conception », et de plus en plus éloignés de leurs ancêtres à chaque nouvelle génération créée dans la boîte de Petri. Mais ce n'est pas grave, selon Robert Sparrow :

Sur le plan de la sécurité de la procédure, Robert Sparrow n'est pas non plus exagérément inquiet. Certes il s'agirait de naviguer en eaux inconnues en ce qui concerne l'embryologie – mais, rappelle-t-il, cela était tout aussi vrai pour la fécondation in vitro et l'ICSI (injection d'un seul spermatozoïde dans un ovule. « L'eugénique in vitro ne soulèverait aucun problème auquel nous n'ayons déjà été confrontés », conclut-il.

On sait que la création de gamètes : ovules et spermatozoïdes, est déjà possible à partir de cellules souches et notamment à partir des cellules souches induites obtenues grâce à la technique développée par le Japonais Yamanaka. Cela a été fait avec de la peau de souris notamment et a déjà donnée lieu à des nichées : voir ici et ici.

Les applications de cette technique s'annoncent multiple : permettre l'étude des maladies génétiques, tester des médicaments mais aussi permettre à des hommes ou des femmes infertiles de « produire » leurs propres cellules reproductrices. Voire à des hommes homosexuels de « produire » des ovules ou à des femmes homosexuelles de « produire » des spermatozoïdes : cela donne une tout autre dimension à la légalisation des unions homosexuelles, « mariage » ou « alliance », peu importe !

Irait-on jusqu'à dupliquer des êtres humains en utilisant spermatozoïde et gamète issus d'une seule personne ?

Ce que l'on sait donc, pour l'instant, c'est que la technique fonctionne pour les souris.

Et l'on sait aussi que les cellules souches induites permettent de rêver ce monde fou où l'homme pourrait fabriquer l'homme.

Cela relativise ce que l'on croyait être le caractère parfaitement éthique de ces IPPs où l'on espérait voir la panacée permettant d'éliminer le recours aux cellules souches embryonnaires.

Il serait urgent de donner un statut spécial aux cellules reproductrices humaines, et pas seulement dans ce cadre.

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05 avril, 2013

Equateur : protestations contre la gratuité de la pilule du lendemain

L'archevêque de Cuenca, en Equateur, s'est élevé contre la décision du gouvernement de rendre la pilule du lendemain gratuitement accessible dans les centres de santé depuis le début de cette semaine, en exigeant qu'on dise aux femmes qui la demandent « la vérité globale » sur cette « contraception d'urgence ».

Mgr Luis Cabrera Herrera a affirmé que ses promoteurs ont le « devoir moral » d'informer les utilisatrices de tous les effets du Lévonorgestrel qui a comme troisième mode d'action l'inhibition de la nidation de l'embryon dans l'utérus de la femme, qui normalement se produit quelque sept jours après la fécondation.

Dans un communiqué signé du 2 avril l'archevêque a dénoncé le fait que sous le concept de « santé sexuelle et reproductive » plusieurs agences de l'ONU et de l'OMS font « d'énormes campagnes en faveurs des anticonceptifs et des préservatifs », dans le but affiché de prévenir les grossesses non planifiées, les maladies sexuellement transmissibles et les avortements provoqués. « Pour les justifier, ils ont recours à des statistiques alarmantes et supposément dignes de foi », et bénéficient de grandes quantités de ressources et même de l'appui sans conditions de la part de nombreux Etats et d'ONG. Parlant de la pilule du lendemain, il a poursuivi :

« Ces campagnes sont présentées comme relatives à la santé publique ; c'est la raison pour laquelle la dimension éthique doit aussi être prise en compte. Ce qui est éthique, dans ce cas, a rapport avec “ce qui se dit” mais aussi avec “ce qui est occulté” à propos de ses effets sur la santé intégrale, particulièrement celle de la femme qui est la plus directement touchée.

« De ce point de vue, aussi bien ceux qui la produisent que ceux qui en font la promotion ont la responsabilité éthique de dire “toute la vérité” au public. Cette même obligation morale s'étend au père et à la mère de famille, tout comme au médecin qui a droit à l'objection de conscience. »

Cette vérité, a rappelé Mgr Cabrera, inclut les effets du Levonorgestrel sur la santé physique, psychique et sociale : « des données qui ne sont pas toujours fournies ».

« De même, il faut se poser la question de savoir si, dans les pays où la contraception a été imposée, les grossesses non planifiées ont disparu ?  Y a-t-on éliminé les infections sexuellement transmises ? A-t-on réduit le nombre d'avortements provoqués ? Les statistiques nous disent que non ; au contraire, elles signalent une augmentation du nombre des maladies. Pourquoi le taire ? »

« Les campagnes multimillionaires pour légaliser son utilisation ont donc l'obligation morale de dire toute la vérité. Seule la vérité nous rendra libres en vue de prendre les meilleures décisions », a-t-il conclu.

L'archevêque de la plus importante ville du pays, Guayaquil, a lui aussi dénoncé la décision du gouvernement de Rafael Correa, le président ayant pris la parole lui-même pour se féliciter de la gratuité de la pilule du lendemain.

« Le président Correa n'est pas Dieu, il ne peut prétendre à des attributions divines pour entrer dans la conscience des gens afin de la modeler », a-t-il lancé. Pour Mgr Antonio Arregui, prenant le contre-pied des autorités civiles, les choses sont claires : la pilule du lendemain peut être abortive.

A Quito, la capitale, la Pastorale familiale de l'archidiocèse a appelé la population à participer ce samedi 6 avril à une Journée d'oraison pour demander à Dieu de « sauver notre Equateur, consacré au Sacré Cœur de Jésus, de toutes ces lois immorales et criminelles qui dessèchent nos familles, nos enfants et notre société ».

L'organisme a prévenu que l'Equateur « n'a jamais été aussi près d'en finir avec le droit à la vie dès la conception » et avec la famille basée sur le mariage entre un homme et une femme – oui, même un pays comme l'Equateur est aux prises avec les pressions du lobby gay de légaliser les unions homosexuelles. « Avec cette loi chacun peut décider ce qu'il veut être, aujourd'hui femme, demain homme ou vice versa, et les homosexuels pourront se marier ou adopter ».

La décision de rendre cinq types de contraceptifs, y compris la pilule du lendemain, gratuits et accessibles aux mineures sans que leurs parents soient au courant, ouvre la voie à de « graves dommages pour la vie de la femme », et dans le cas d'une action abortive, « pour celle d'un enfant récemment conçu ».

C'est précisément pour que Dieu sauve l'Equateur de ces lois que les Equatoriens doivent s'unir dans la prière qui se déroulera à l'ombre de la « Croix du Pape, au parc de la Carolina » dès 10 h samedi matin, en préparation d'une grande marche de l'Equateur pour la Vie et la Famille le 4 mai prochain.


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03 avril, 2013

Le Sénat uruguayen approuve le “mariage” gay

Non, le « mariage » pour les couples de même sexe n'est pas une affaire frano-française ! Promu par les organisations internationales, on le retrouve un peu partout dans le monde développé : ainsi en Uruguay, qui a certes plus de franc-maçonnerie dans son histoire « publique » que de catholicisme, le Sénat vient d'approuver à une très large majorité la dénaturation du mariage.

L'Uruguay est maintenant en passe de devenir le deuxième pays sud-américain à ouvrir le mariage à ceux qui ne peuvent par définition se marier ensemble.

Le projet a été adopté mardi par 23 sénateurs – toutes origines politiques confondues – contre 8, dans des termes différents de ceux approuvés eux aussi à une très large majorité par la Chambre des députés, soit 81 sur les 87 députés présents. Du coup le texte retournera devant la Chambre mais l'adoption du texte est donnée pour acquise.

Comme en Argentine, la loi vise le « Mariage égalitaire ». Elle accorde un droit d'adoption aux couples de même sexe – en leur laissant le libre choix de l'ordre des noms de famille des enfants – et fait disparaître les mots « homme » et « femme » du code civil au profit des « conjoints ». Le mariage y sera défini, lors de l'adoption définitive de la loi, comme « l'union permanente entre deux personnes de sexe égal ou distinct », ce qui ajoute le mensonge à l'aberration puisque l'Uruguay connaît un taux de divorce important, en hausse constante. C'est même le premier Etat sud-américain à l'avoir légalisé en 1885, la possibilité étant offerte aux femmes de divorcer sans explication depuis 1915, pourvu que leur mariage ait duré deux ans.

L'Eglise catholique d'Uruguay s'est manifestée avec force contre le projet. L'archevêque de Montevideo, Mgr Nicolas Cotugno, avait demandé aux législateurs de ne pas voter une loi qui « va contre le plan de Dieu ».

Même les partis conservateurs ont fait la sourde oreille : le président du principal parti d'opposition, le Partido Nacional, Luis Alberto Heber, a ainsi affirmé que les membres de sa formation auraient la liberté de vote entre autres parce que sa formation « n'est pas un parti qui accepte les diktats de l'Eglise ». Comme ça, au moins, les choses sont signées.

Une autre figure du PN, Jorge Larrañaga, a expliqué son vote pour le « mariage » gay comme celui d'un « homme libéral » qui ne pouvait se permettre de « réguler un acte aussi intime » que celui de l'amour entre deux personnes. C'est pourtant ce que prétend faire l'Etat en régulant le mariage qui a une dimension sociale, et qu'il fait encore – quitte à défaire – en inventant le « mariage » pour les couples de même sexe.

Question de « droits », de « liberté des individus qui impose ses limites à l'Etat », de respect de « l'autonomie de la volonté des citoyens », a ajouté Larrañaga pour qui le loi se borne à « reconnaître une réalité ». Pourquoi ne pas reconnaître et légaliser alors ces autres réalités que sont le vol, le meurtre, et même la fraude fiscale ?

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02 avril, 2013

Irlande : le rapport sur l'affaire Savita va être exploité en faveur de l'avortement

L'affaire de la jeune maman d'origine indienne morte en Irlande à l'occasion d'une fausse couche septique prend un nouveau tour avec la publication du rapport provisoire final qui détaille les circonstances du décès de Savita Halappanavar au Galway University Hospital en octobre dernier. Cette affaire, longuement commentée sur ce blog, ouvre la porte à une légalisation partielle de l'avortement dans ce pays qui par ailleurs présente l'un des taux de mortalité maternelle les plus bas du monde.

Ce que l'on en sait nous vient de l'avocat du veuf de Savita, qui a depuis le départ concouru à l'opération visant à rendre la loi anti-avortement en Irlande responsable de la mort de son épouse : cela reste donc sujet à caution.

L'Irish Times, toujours sous la plume de la journaliste Kitty Holland qui est impliquée dans la lutte pro-avortement, rapporte que le rapport attribue la mort de Savita à une erreur d'appréciation des médecins et personnels médicaux qui ont « apparemment » trop mis l'accent sur le bien-être du fœtus et pas assez sur celui de la patiente.

Mais il apparaît surtout que l'hôpital n'a pas fait le travail de suivi nécessaire sur la jeune femme qui présentait déjà, le dimanche soir à son premier passage, un taux de globules blancs élevé qui indiquait la présence d'une infection. A ce moment-là le médecin avait déjà refusé de tenté de recoudre le col de l'utérus de la patiente pour prévenir la fausse couche, jugeant qu'il n'y avait aucun moyen de l'arrêter, selon des indications données par la presse le mois dernier.

Les signes vitaux de Mme Halappanavar ont été insuffisamment suivis et ce n'est que le mercredi, alors que son état de santé empirait terriblement, que des prises de sang supplémentaires ont été effectués et elle n'a été transférée vers le service compétent pour lutter contre l'infection qu'après la cessation du battement du cœur de son enfant. Ce même mercredi, l'équipe médicale avait envisagé un avortement mais n'avait pas donné suite, selon le rapport. En état de choc septique, Savita est morte le vendredi 28 octobre 2012.

Praveen Halappanavar n'est pas satisfait : il estime que le rapport n'indique pas que l'absence d'avortement – réclamé selon lui par sa femme et par lui-même dès le lundi lors de son admission à l'hôpital – est responsable de la mort de son épouse.

Ce qui apparaît clairement, en revanche, c'est que le traitement antibiotique qu'il aurait fallu administrer d'emblée n'a pas été donné, et – s'il faut en croire des fuites du rapport publiées par la presse en février – 
cela était dû non au choix préférentiel en faveur du fœtus qui vu son âge n'avait pas de chance de survivre mais au mauvais jugement de médecins inexpérimentés et débordés et à une cascade de mauvais suivis et transmissions d'informations,

Praveen continue d'accuser le personnel de l'hôpital qui lui aurait répondu : « Nous ne faisons pas d'avortements ici, c'est un pays catholique », pour rendre la doctrine catholique responsable de la mort de sa femme.

Quelles étaient ses chances de survie ? Sans doute élevées si l'infection avait été prise à temps, et dans ce cadre, si la situation avait été correctement évaluée, il est probable que la décision d'accélérer la fausse couche eût été prise malgré le fait que le fœtus n'était pas viable. Le rapport indique qu'une incertitude quant à la loi a pu empêcher les médecins d'agir. Mais les chances de survie de Savita étaient de toute façon nulles si l'on considère qu'il y a eu de multiples erreurs quant à l'évaluation de son état : aucune loi, pour ou contre l'avortement, n'aurait pu la sauver.

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Etats-Unis : un avortement “pour sauver la vie de la mère” rate : la mère et l'enfant vont bien !

C'est une histoire ubuesque que je vous rapporte aujourd'hui, mais elle finit bien, avec une maman en pleine forme et une petite fille née en pleine santé malgré une procédure d'avortement ratée.

La jeune femme, Ariel Knights, de Cuyahuga Falls, Ohio, était enceinte de son deuxième enfant lorsque son médecin lui a fait savoir sa sa vie était en danger. Souffrant d'un dédoublement de l'utérus, chacun doté d'un col, la maman s'était entendu dire que l'instabilité de la grossesse, qui s'était déclenchée dans la partie la plus faible, mettait en péril aussi bien sa grossesse que sa propre vie. Il fallait avorter. Ariel Knights évoque aujourd'hui l'« agonie » qui a précédé sa prise de décision, dictée finalement par ce qu'elle pensait être son devoir envers sont petit garçon.

Donc, Mme Knights, 22 ans, se rend dans une clinique d'avortement où elle subit la procédure. Elle raconte que les femmes attendant d'être opérées sont entassées dans une salle d'attente « comme du bétail », plusieurs doivent rester debout. « C'était comme un abattoir ; on nous appelait les unes après les autres : “Suivante ! Suivante !” » Dans la chambre d'opération, elle doit se tenir au-dessus d'un sac poubelle ; encore groggy sous l'effet de l'anesthésiant, elle s'entend dire qu'elle peut partir, que tout s'est bien passé. Mais une semaine plus tard, souffrant de douleurs et de nausées, elle retourne voir son médecin de famille. Et apprend qu'elle est  toujours enceinte. On la dirige vers une autre clinique qui refuse d'opérer : on lui répond ne pas vouloir être impliqué dans l'erreur d'un tiers. Ariel Knights refuse de son côté de retourner dans la première clinique, après y avoir pourtant pris un nouveau rendez-vous.

Elle allait en fait vivre la suite de la grossesse dans un état de grande peur : peur pour sa propre vie, peur pour le bébé qui avait survécu à une tentative d'avortement – mais avec quelles séquelles ?

Aujourd'hui, la maman porte plainte contre la clinique d'avortement afin d'obtenir compensation pour la « négligence » des médecins qui ont raté l'avortement, et les douleurs morales que cela a entraîné – et en même temps elle affirme que sa petite fille est un « bébé miracle », et qu'elle n'aime pas penser à ce qui se serait passé si l'avortement avait été pratiqué avec succès.

Il apparaît en tout cas qu'il ne suffit pas de dire que la vie d'une femme est menacée par la grossesse pour que ce soit vrai !

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Un cas d'adoption homosexuelle catastrophique

Andy et sa compagne, enceinte de leur troisième enfant.
Il y quelques jours le Salon beige évoquait rapidement l'affaire de ce jeune homme britannique victime
d'abus – notamment sexuels – de la part de son père adoptif et du compagnon homosexuel de celui-ci. La victime, Andrew Cannon, a fini par obtenir une indemnisation judiciaire de 25.000 livres l'an dernier au bout de 5 ans de procédure, tandis que David Cannon (54 ans aujourd'hui) et John Scarfe (31 ans) furent tous deux condamnés à 30 mois de prison en 2006 pour avoir incité un enfant à des actes sexuels, une peine qu'ils ont purgée.

C'est un cas qui mérite d'être un peu creusé – par la volonté même d'Andrew Cannon qui a renoncé à l'anonymat pour pouvoir alerter les médias sur cette réalité : les services sociaux, qui avaient été avertis de manière répétée et par l'enfant, et par sa mère, Elaine Moss, des abus dont il était victime, ont choisi de ne rien faire pour ne pas apparaître comme ayant « stigmatisé » des homosexuels : « Si mon père adoptif avait été dans une relation hétérosexuelle mes plaintes auraient été entendues plus tôt », a-t-il dit. Il s'estime victime du « politiquement correct », se voyant obligé à plusieurs reprises à retourner chez son père adoptif jusqu'au moment où il a fini par tomber sur un travailleur social qui a accepté de vérifier ses accusations, alors qu'il venait d'être battu par Scarfe : c'était en août 2004, au bout de 7 ans de souffrances, qu'Andy était enfin placé dans un autre foyer.

On en sait davantage aujourd'hui de cette affaire dont parle la presse britannique depuis plusieurs années, puisque le rapport interne de 160 pages des services sociaux de la ville de Wakefield concernant l'affaire Cannon vient d'être communiqué à ses avocats ; Andrew Cannon a décidé d'en faire état. C'est une histoire effroyable qui se dévoile…

Le rapport signé Patrick Ayre, spécialiste de la protection de l'enfance, accuse les services sociaux de « folie et d'erreurs de jugement grossières » qui ont conduit à exposer Andy Cannon à un « risque significatif » en ratant six occasions qui auraient pu permettre de le sauver de ses agresseurs.

Pire : le dossier du garçon établi par les services sociaux était incomplet, « fragmentaire », certains détails étant même « censurés » pour éviter qu'ils soient connus, a constaté Patrick Ayre. Tout a été fait pour les gommer de manière à le forcer à retourner chez son père adoptif malgré les risques de violence et les allégations d'avances sexuelles de la part de Scarfe. D'autant que le garçon accusait Cannon et Scarfe de l'avoir forcé à consommer Ecstasy et cannabis avant d'abuser de lui.

Les services sociaux n'avaient rien trouvé de mieux que de diagnostiquer des troubles du comportement chez le garçon à qui l'on a prescrit des médicaments anti-psychotiques.

L'idée : il ne fallait pas accuser un homme homosexuel de ces violences de peur de jeter l'opprobre sur l'adoption gay…

Une fois l'affaire tirée au clair, la véracité des accusations d'Andy a été établie grâce à l'enquête judiciaire qui a abouti à la condamnation pénale de son père adoptif et de son compagnon (les photos deux hommes sont ici) en 2006. Mais entretemps, Andy Cannon raconte qu'il s'est plusieurs fois réfugié dans l'abus de stupéfiants et il a même fait six tentatives de suicide pour tenter d'échapper à sa souffrance.

Tout a commencé avec l'adoption d'Andy en 1997 : il avait alors huit ans. David Cannon obtint alors le droit d'adopter le fils d'Elaine Moss, alors même qu'il avait été précédemment été condamné et mis à l'épreuve pendant douze mois pour l'avoir agressée, pour possession de cannabis et pour recel d'un ordinateur volé. La mère avait à ce moment-là accusé David Cannon d'avoir abusé sexuellement de son fils. Première erreur des services sociaux, qui refusèrent d'en faire part à la cour chargée du dossier d'adoption.

David Cannon a fait l'objet d'une nouvelle plainte pour abus sexuels en 2002, date à laquelle il a commencé une relation avec un homme gay ; puis un autre homme, Andrew Scarfe a emménagé chez lui et aussi bien Elaine Moss que le petit Andy se sont plaints à plusieurs reprises de ce que la paire lui faisait subir. Aux abus sexuels s'ajoutaient les coups et les menaces, Andy avouant aujourd'hui qu'il avait pensé plusieurs fois qu'il serait un jour tué par son père adoptif et le compagnon de celui-ci.

En fait les abus sexuels avaient démarré alors qu'Andy avait seulement 9 ans, en 1998, date à laquelle don père adoptif avait commencé à voir des hommes sans dire à Andy ni aux sœurs de celui-ci qu'il avait des relations homosexuelles avec eux, affirmant simplement qu'ils venaient habiter chez lui pour un temps.


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01 avril, 2013

Espagne : Mgr Munilla qualifie l'avortement d'“holocauste silencieux”

« Massacre des innocents », « holocauste silencieux » : l’évêque de San Sebastian, réagissant à l’annonce d’une augmentation de 22 % du nombre d’avortements dans la région basque espagnole, a dénoncé avec force ces atteintes à la vie innocente et demandé qu’on rende sa dignité à la procédure d’adoption. Dans le même temps il a rappelé à l’organisme Caritas son engagement à venir en aide aux femmes enceintes en situation de pauvreté. Mgr José Ignacio Munilla a fait ces déclarations du haut de la chaire de sa cathédrale, à l’occasion de l’office du Vendredi Saint.

Infocatolica rapporte plusieurs éléments de cette homélie qui a fait beaucoup de bruit en Espagne en raison des termes choisis.

Mgr Munilla a signalé la « contradiction » qu’il y a à chercher des enfants à adopter dans des pays lointains en même temps que l’on « rejette la possibilité de donner à adopter l’enfant de nos entrailles ». Il s’agit là, dit-il, d’une attitude « hypocrite » qui ne met pas le bien de l’enfant au premier plan. « Ne le tuez pas ! Donnez-le à des gens qui l’aiment aussi, et qui sont disposés à donner leur vie pour lui ! »

C’est dans une même logique qu’il a rappelé l’engagement de Caritas d’aider les femmes enceintes en situation de détresse matérielle à mener leur grossesse à terme et à éduquer leur enfant, soulignant que 44 % des femmes qui ont avorté dans sa région en 2011 étaient étrangères, signe que « dans un nombre non négligeable d’avortements » la pauvreté en est la cause. « Plus aucun enfant ne doit mourir faute de ressources économiques », a-t-il lancé.

Mais il y a une deuxième victime de l’avortement, a-t-il ajouté : l’expérience prouve qu’il s’agit de la femme qui l’a subi. Il a insisté pour que le Centre d’orientation familiale de son diocèse se penche sur cette détresse, par le biais du « Projet Rachel » et sa « thérapie de guérison pour les femmes blessées par le drame de l’avortement ».

Et de souligner, pour finir, le caractère « providentiel » de la publication des statistiques de l’avortement dans sa province un Vendredi Saint, le jour où l’on commémore « la mort de l’Innocent qui a livré sa vie pour nous sauver tous ».

Mgr Munillo a enfin dénoncé les lois actuelles qui règlementent l’avortement sous l’euphémisme du « droit à la santé reproductive », ce qui « peut se comparer à la libéralisation de la liberté du licenciement sous l’euphémisme du droit à la santé du travail ».



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