12 février, 2013

Tous aux Invalides ce soir à 18 heures !

Mariage, famille, filiation…
les Français entrent en résistance, le combat ne fait que commencer.


Mardi 12 février 2013, à 18 heures précises, nous donnons rendez-vous à tous les Français sur l'Esplanade des Invalides, à côté de l’Assemblée Nationale, pour marquer notre entrée en résistance.

Après 2 semaines de pseudo débat à l’Assemblée Nationale, la majorité gouvernementale va réussir à faire passer dans un simulacre de débat le projet de loi instituant le mariage entre deux personnes de même sexe. Pour la famille et pour les droits de l’enfant à avoir un père et une mère, le vote de cette loi idéologique est un coup rude, mais la bataille est loin d’être perdue pour toutes les bonnes volontés engagées dans le combat pour la famille.

Après la journée historique du 13 janvier, le Collectif Famille Mariage appelle donc les Français et leurs élus au combat et à la résistance en ce 12 février tout aussi historique.

Avant le vote de la loi au Sénat, un premier bilan doit être tiré des mois de lutte qui s’achèvent par le vote de mardi.

Mobilisation exceptionnelle du peuple français pour préserver le mariage, avec des constats qui ne trompent pas : succès phénoménal de la manifestation du 13 janvier avec largement plus d’un million de manifestants ; succès fulgurant de la signature de la pétition pour saisir le CESE avec l’objectif de 500 000 signatures très largement atteint en quelques jours grâce au courage d'un élu, Philippe Brillault et de tous les Français ; émergence – hors de partis politiques – d’une nouvelle génération militante, très impliqué sur les questions éthiques et familiales...

Très faible implication des représentants politiques pour défendre le mariage : à l’exception notable de quelques élus courageux de l’opposition, mais aussi de la majorité présidentielle, la plupart des députés ont préféré fuir leur responsabilité en désertant le débat, et par leur abstention le jour du vote de la loi. Une démission des politiques très mal perçue par une grande majorité des électeurs qui sauront s'en souvenir lors des prochaines échéances électorales.

Fracture grandissante entre les élites politiques et le pays réel, entre l'idéologie d'une caste autoritaire et idéologique et la réalité du terrain.

Les nombreuses initiatives engagées localement autour de la défense de la famille ont toutes rencontré un réel intérêt auprès des populations et des élus locaux. Le clivage politique droite/gauche n’est plus du tout pertinent sur la question du mariage et de la défense de la famille. Le divorce entre le peuple et ses représentants politiques semble consommé et risque de s’aggraver encore davantage avec le vote d’une loi qui, loin de répondre à une aspiration populaire, ne fait que satisfaire les revendications communautaires d’une infime minorité.

Nous appelons donc aujourd'hui à l’union de toutes les forces et les bonnes volontés autour de la défense du mariage, de la famille et des droits de l’enfant.

Les défenseurs de la civilisation de la Vie doivent s’unir contre les tenants de la culture de mort.

Donc Mardi 12 février 2013, à 18 heures précises, nous donnons rendez-vous à tous les Français sur l'Esplanade des Invalides, à côté de l’Assemblée Nationale, pour marquer notre entrée en résistance.

Nous ne lâcherons rien.

Sincèrement,


Grégoire Boucher
Président
Collectif Famille Mariage





11 février, 2013

Benoît XVI, pape « charitable » ?

Oui, et plus que Jean-Paul II ! C'est Frigide Barjot qui l'a dit, commentant la démission de Benoît XVI pour L'Express. Voici sa réponse, telle que retranscrite par l'hebdomadaire :
« Benoit XVI restera comme le pape qui a accepté la capote et accueilli l'homosexualité. Il comprend la défaillance humaine. En cela, il s'est montré plus charitable que Jean-Paul II. »
C'est donc cela qui ferait un grand pape, un pape plus charitable et donc plus saint : se taire sur le mal, accompagner non le pécheur mais le péché, donner droit de cité non aux personnes homosexuelles, mais à l'homosexualité ?

Où preuve est faite que Frigide Barjot, quelle que soit sa bonne volonté, se fait son cinéma sur Benoît XVI et ignore que la charité est justement charitable dans la vérité… Vérité souvent rappelée par Benoît XVI, précisément, dans l'exercice de ses diverses fonctions.

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Veillée de prière pour Benoît XVI à Paris lundi soir

Veillée de prière pour notre Saint Père le pape
à saint Jean Baptiste de La Salle
ce soir lundi 11 février 2013 de 19h15 à 24h.

Adoration du Saint Sacrement et Méditation du Saint Rosaire.

Notre Dame de Lourdes, priez pour notre pape Benoît.


Père Guillaume de Menthière (curé)



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Démission de Benoît XVI

Comme un père qui s'en va, sans nous quitter tout à fait. Le 28 février, Benoît XVI démissionnera de la chaire de Pierre. Quelle immense tristesse…

Prions pour son successeur.

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10 février, 2013

“Mariage” gay : pourquoi maintenant ? Le rôle du Conseil de l'Europe

Le Conseil de l'Europe


Dans une très intéressante analyse, Christopher Booker du Daily Telegraph attribue l'étonnante concomitance des dossiers du « mariage » des homosexuels en France en en Grande-Bretagne aux exigences du Conseil de l'Europe.

On a beaucoup dit que François Hollande n'était pas personnellement intéressé par cette question – ce que semble confirmer son statut personnel, puisqu'il n'a jamais épousé la mère de ses enfants, mais cela ne l'a pas empêché de faire figurer le « mariage » des homosexuels en bonne place parmi ses engagements de campagne. Et il a la gauche pour lui.

Pour l'Angleterre et le Pays-de-Galles, où la légalisation du « mariage » des homosexuels est en très bonne voie, la donne est très différente : David Cameron a porté cette loi en tant que leader des conservateurs et alors même qu'il avait refusé de s'engager sur ce dossier avant son élection, refusant de l'inscrire à son programme. Résultat : les grands votes sur le « mariage » gay en France et Outre-Manche se seront déroulés à moins de huit jours l'un de l'autre…

Pour Booker, la vraie histoire remonte à 2010, et plus précisément au mois de mars où les 47 pays membres du Conseil de l'Europe se sont mis d'accord sur une recommandation visant à mettre en place des « mesures pour combattre la discrimination sur le fondement de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre ». Elle proposait notamment que les pays reconnaissant des partenariats de même sexe accordent à ces derniers le même statut légal qu'aux partenariats entre hétérosexuels. Il n'était pas question de mariage, certes, encore que l'on proposait que les « personnes transgenres » puissent épouser une personne du sexe opposé à celui qu'elles se seraient vu assigner.

Booker poursuit : « Quatre jours avant l'élection générale de 2010, le parti conservateur a publié un dépliant signé par Theresa May [alors ministre de l'Intérieur], dont une section sur les “questions lesbiennes, gay, bi, trans]” promettait que le parti allait “envisager l'opportunité de changer la loi en vue de permettre que les partenariats civils puissent recevoir le nom et la qualification de mariage”. »

La Cour européenne des droits de l'homme
On ne retrouva pas cette promesse dans le « Manifesto » (document de campagne) des Conservateurs, ni même dans les accords de gouvernement de la coalition au pouvoir depuis 2010. Mais en juin 2010, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) affirme que sans qu'il existe une obligation de reconnaître des partenariats de même sexe, le droit de jouir de la vie familiale ne se réduit pas aux couples homosexuels mais peut bien s'appliquer aux couples de même sexe.

Lynne Featherstone
La cour proposait d'attendre qu'un « consensus » emerge parmi les pays membres pour faire reconnaître un droit au « mariage » pour les couples de même sexe appuyé sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Le ministre des égalités libéral démocrate Lynne Featherstone, note Booker, allait alors édicter des directives autorisant la diffusion de « musique religieuse » pendant les cérémonies de partenariat civil, expliquant que cela pouvait constituer une étape vers la légalisation des « mariages » gays. Son parti allait bientôt la soutenir en ce sens.

En décembre 2010, un lobby homosexuel, Equal Love, a soutenu un groupe de couples homosexuels britanniques à lancer une action devant la CEDH en vue de faire donner aux partenariats civils le même statut que le mariage. Une action soutenue également par Peter Tatchell, militant LGBT, pour qui le fait d'écarter les personnes gays du mariage « envoie un signal selon lequel nous sommes socialement et légalement inférieurs »;

En mars 2011, les deux ministres qui ont largement reçu des groupes LGBT publient un document d'intention politique officiel annonçant la volonté de faire progresser l'égalité LGBT en vue d'aboutir au « mariage civil égalitaire ». Ce même document engageait le ministère britannique des Affaires étrangères (Foreign Office) ainsi que la nouvelle instance pour l'égalité de genre (Gender Equality Office) à travailler à la « pleine mise en œuvre » de la Recommandation du Conseil de l'Europe de l'année précédente, avec une date butoir fixée à juin 2013.

Booker souligne qu'en prenant la présidence tournante du Conseil de l'Europe en novembre 2011, le Royaume-Uni a placé cette question en tête des priorités. Mme Featherstone avait déjà promis 100.000 ivres d'argent public à un groupe LGBT à Strasbourg en vue de mettre cette politique en œuvre ; c'est elle qui aura été la principale oratrice d'une conférence à huis-clos du Conseil organisée sous la présidence britannique, le 27 mars suivant, en vue de fixer les plans pour mettre en œuvre cette politique avant la date butoir de juin 2013. Booker cite une déclaration du juge britannique Sir Nicolas Bratza, qui présidait alors la CEDH, affirmant que cette cour était prête à qualifier le « mariage » de couples de même sexe de « droit de l'homme » dès lors qu'un nombre suffisant de pays l'aurait accepté.

« Voilà les vraies raisons pour lesquelles notre Gouvernement a eu besoin de précipiter le vote de la semaine dernière sur le mariage gay. Nous nous sommes engagés à la “pleine mise en œuvre” de la politique du Conseil de l'Europe à ce sujet pas plus tard qu'en juin prochain (d'où la loi similaire dont on précipite actuellement l'adoption en France). Cela aura été un coup politique très réussi du lobby gay, assisté par Featherstone, May et ces institutions européennes de l'ombre qui, de tant de manières, gouvernent aujourd'hui nos vies. Mais pourquoi ne nous a-t-on pas dit de manière plus honnête et ouverte pourquoi tout cela s'est produit ainsi ? », demande Booker. 

Tout cela ne contredit pas mais complète plutôt les accusations de Nigel Farage qui a montré (voir ici sur ce blog) comment l'Union européenne, de manière parallèle, a décidé que tout ce qui serait lié par le biais d'un acte d'état civil dans un pays de l'Union le serait, automatiquement, dans les 27 autres. D'où l'intérêt pour le lobby gay d'obtenir une reconnaissance du « mariage » gay dans des poids-lourds de l'Union afin d'étendre ce droit subrepticement dans l'ensemble de l'UE, en assurant dans le même mouvement un poids suffisant de cette légalisation pour faire considérer le « mariage » gay comme un droit de l'homme qui s'imposera tôt ou tard aux 47 pays du Conseil de l'Europe.

Le déroulé de cette affaire montre aussi (à ceux qui ne l'auraient pas encore compris) que la promotion des droits des couples homosexuels à travers la reconnaissance de partenariats civils, de pacs et autres « alliances civiles » joue un double rôle : celui d'affirmation d'un droit propre à l'existence du couple homosexuel et du caractère « familial » de ce droit lorsque des enfants sont présents, mais aussi celui d'étape vers l'abolition définitive de toute différence entre le mariage naturel et le « mariage-fiction » des couples homosexuels.

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08 février, 2013

Oui, c'était bien du terrorisme : l'aveu de l'agresseur pro-LGBT du Family Research Center

Corkins au moment de son arrestation
Floyd Lee Corkins II a plaidé coupable. Oui, en ouvrant le feu dans le vestibule de l'immeuble du Family Research Council à Washington D.C., l'été dernier, il a voulu « tuer le plus de gens possible ». Oui, il a illégalement traversé la frontière de plusieurs Etats avec une arme à feu. Oui, il avait l'intention de tuer ; oui, il voulait commettre un acte de terrorisme alors qu'il était armé.

C'est ce qui ressort de documents judiciaires rendus publics jeudi par la cour fédérale du District. Ces documents montrent qu'en ouvrant le feu sur un gardien-appariteur de ce lobby de défense des valeurs familiales traditionnelles – qui s'oppose notamment au « mariage » des homosexuels – Corkins avait bien des motivations politiques, que son crime était dicté par sa haine à l'égard des opposants au « mariage » des homosexuels.

L'affaire remonte à août 2012 – souvenez-vous, la presse internationale n'en avait pas beaucoup parlé. Corkins s'était rué présenté dans le hall d'entrée de l'imposant siège du Family Research Council et avait ouvert le feu après que le gardien lui eut demandé de s'identifier. Le gardien, blessé au bras, avait réussi à maîtriser le forcené qui hurlait sa haine de ce que les responsables du FRC représentent.

Rapidement arrêté par la police, Corkins était en possession d'un pistolet semi-automatique et de 50 cartouches : 2 chargeurs prêts à servir. La police allait également découvrir une note manuscrite avec les noms de quatre organisations conservatrices, dont le FRC. Corkins avait également sur lui 15 sandwiches « Chick-Fil-A ».

Pourquoi ? Mais parce que la chaîne Chick-Fil-A faisait à ce moment-là l'objet d'un boycott de la communauté à la suite de déclarations contre le « mariage » des homosexuels de son propriétaire…

Il ressort des déclarations faites par Corkins à la FBI lors de son arrestation, enregistrées par vidéo et qui ont donc été rendues publiques jeudi, qu'il voulait tuer un maximum de gens en « écrasant des sandwiches Chick-Fil-A sur leurs visages ».

« Le coup de feu n'est pas parti par accident. Il a tiré pour des raisons politiques », a confirmé T. Patrick Martin, U.S. Attorney (l'accusation publique). Le juge de District Richard W. Roberts a de son côté fait savoir à Corkins qu'il encourt deux fois 30 ans d'emprisonnement pour les crimes commis et 10 ans pour le délit fédéral de transport d'armes ; il recevra sa sentence le 29 avril.

Rappelons qu'au moment des faits, Corkins travaillait depuis six mois comme bénévole auprès d'un centre d'aide aux homosexuels de Washington : le DC Center for the LGBT Community.

Le site du FRC souligne qu'au moment des faits, Tony Perkins, responsable du Centre avait souligné la responsabilité d'organisations de promotion des droits homosexuels comme le Southern Poverty Law Center qui se plaisait à désigner les organismes conservateurs comme des « groupes de haine ». Il ne croyait pas si bien dire. L'audience de jeudi a révélé que l'examen de l'ordinateur familial de Corkins a permis d'établir que c'est sur le site du Southern Poverty Law Center qu'il a identifié et localisé le FRC.


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Pétition au Conseil économique et social contre le “mariage" des homosexuels

C’est nécessaire, c’est utile, et c’est maintenant !

Des dizaines de bénévoles dépouillent et préparent la pétition demandant la saisine du CESE. Il faut 500 000 demandes, 400 000 ont déjà été reçues. Pour atteindre l’objectif, signez et postez la pétition, et faites-la signer et poster ! Tous renseignements, avec la pétition à imprimer et signer, sur le site www.lamanifpourtous.fr. Elle a également été reproduite dans Présent de vendredi.

La pétition imprimée et remplie est à renvoyer sous pli affranchi au tarif en vigueur à cette adresse :

La Manif Pour Tous
15, rue Pottier
78150 LE CHESNAY

Attention :

• les Français de l’étranger peuvent signer la pétition : contacter un membre de votre famille ou un proche en France pour vous aider à transmettre la pétition,

• les étrangers résidant régulièrement (avec une carte de séjour) en France peuvent aussi signer la pétition,

• seuls les majeurs peuvent signer la pétition.



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06 février, 2013

Belgique : nouvelle forte augmentation des euthanasies

Le nombre d'euthanasies déclarées en Belgique est en forte augmentation sur 2012. Les données officielles qui commencent à être publiées font état de 1.430 cas, soit 25 % de plus qu'en 2011 et ses 1.133 cas répertoriés. Selon De Redactie le chiffre réel pourrait être encore plus élevé vu que nombre d'euthanasies ne sont pas signalées à la commission de contrôle et d'évaluation.

Celle-ci a mis en exergue le cas de jumeaux de 45 ans qui ont été tués en même temps parce qu'ils ne supportaient pas l'idée de devenir aveugles.

Elle souligne également une nouveauté : l'arrivée de demandes d'euthanasies de la part de personnes de pays voisins. Une « dizaine » de personnes en provenance des Etats-Unis, de l'Allemagne et de France surtout ont obtenu l'euthanasie en Belgique.

Françoise de Weirt, responsable de la commission de contrôle et d'évaluation, attribue la hausse importante à des facteurs médiatiques : « Les patients sont mieux informés sur l'euthanasie grâce à des films et à d'autres médias et ils osent en parler au médecin », explique-t-elle, dans des propos rapportés par De Gazet van Antwerpen.

La commission donne un avis a priori sur chaque demande.

En ce jour de publication de ces statistiques, le Sénat belge entame une série d'auditions sur l'euthanasie  dans le cadre d'une série de propositions de lois visant à faciliter l'accès à l'euthanasie et à la rendre accessible aux mineurs et aux personnes en voie de devenir démentes.


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Argentine : une jeune fille entre vie et mort après un avortement légal

Une jeune fille de 15 ans est hospitalisée dans l'unité de réanimation de l'hôpital Federico Abete de Buenos Aires, victime d'une septicémie à la suite d'un avortement autorisé dans le cadre de la jurisprudence argentine. On ne sait pas si elle survivra.

Voilà donc un avortement « sûr et légal », comme ils disent, pratiqué dans un hôpital public avec toutes les garanties requises, qui tourne mal et qui risque de coûter la vie à sa « bénéficiaire ».

La jeune mineure était venue à l'hôpital des urgences Federico Abete de Pablo Nogués, dans la quartier des Malvinas Argentinas, le 26 janvier dernier, accompagnée d'une amie âgée de 20 ans. Elle était enceinte de 4 mois. Les informations disponibles à l'heure actuelle ne permettent pas de savoir quel justificatif a été avancé pour l'intervention, mais il est certain qu'elle a été pratiquée dans le cadre des procédures fixées par le ministère de la Santé de Buenos Aires en juillet dernier pour les avortements dépénalisés.

On lui a administré des médicaments utilisés pour le traitement des ulcères (misoprostol) qui ont effectivement tué le bébé qu'elle portait mais sans provoquer son expulsion. Il a fallu pratiquer une césarienne d'urgence. L'intervention a provoqué un choc septique d'une telle gravité qu'il a fallu transférer la jeune fille en réanimation et lui prodiguer des soins qui sont susceptibles d'avoir endommagé l'utérus et les trompes : si elle survit, elle risque néanmoins de rester stérile.

C'est un avocat pro-vie, Roberto Castellanos, président de l'ONG Pro-Vida qui a été mis au courant de ces faits par un médecin de garde à l'hôpital et qui en a révélé la teneur. L'hôpital Federico Abete a confirmé l'information au service d'information catholique AICA, mais a refusé de donner davantage d'informations sur l'état de santé de la jeune fille. D'après Castellanos, l'hôpital cherche à la faire transférer vers un établissement mieux équipé, ce qui lui permettrait en même temps d'éloigner un dossier gênant.

Parmi les questions que pose l'affaire se trouve notamment le secret dont elle a été entourée : pendant plusieurs jours après l'entrée de la jeune fille à l'hôpital, sa propre mère ignorait où elle se trouvait et elle était désespérée. Elle n'a donc été mise au courant ni de l'hospitalisation, ni de l'avortement, ni de la gravité de l'état de santé de sa fille. Pro-Vida recherche actuellement à ce rapprocher de cette famille pour lui proposer aide et assistance juridique.

On a là une sorte d'affaire Savita à l'envers. Le monde entier s'est indigné en affirmant, sans preuve d'ailleurs, que cette jeune femme indienne ne serait pas morte de septicémie si elle avait pu bénéficier d'un avortement alors qu'elle était en train de faire une fausse couche. On accusé la loi pro-vie irlandaise d'être à l'origine de son décès et dans la foulée, l'Irlande s'apprête à créer des exceptions où l'avortement sera dépénalisé, sous la pression des organisations internationales et des grands médias.

A Buenos Aires, une jeune fille qui aurait pu garder la santé si sa grossesse avait été correctement suivie, et qui aurait pu garder son enfant ou le confier à l'adoption, est gravement malade à cause d'une loi autorisant l'avortement. Elle est victime d'une septicémie – comme Savita – que l'avortement n'a ni soignée ni empêché de progresser, mais a au contraire semble-t-il causée. Si elle survit, ce sera avec des séquelles irréversibles. Et comble d'inhumanité, au nom sans doute de la confidentialité de l'avortement, ses proches n'ont pas été mis au courant. Y a-t-il une mobilisation médiatique mondiale pour dénoncer ces lois et ces pratiques de mort ? Evidemment non.

C'est silence radio.

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“Le blog de Jeanne Smits” classé 10e sur e-buzzing, catégorie “international”

Ce blog est classé depuis hier 10e dans la catégorie « international » de Top Blogs e-buzzing, derrière « Secret défense » ou le blog européen de Jean Quatremer, mais devant des blogs liés à des médias comme Le Monde, le Nouvel observateur ou Slate… « Le blog de Jeanne Smits » est 432e au classement général, ce qui me fait également assez plaisir !

Satisfaction, donc, même si je sais les limites de ce genre de classement et si cette bonne position risque de ne pas durer longtemps, tant elle est liée à l'actualité du moment.

Il faut le dire : ce sont vos « clics », chers lecteurs, c'est votre fidélité et votre intérêt pour les sujets traités ici qui sont à l'origine de cette 10e place. Pour cela, grand merci !

Si vous estimez que ce blog sert à quelque chose, si vous pensez qu'il doit être plus visible, aidez-moi à le maintenir à ce niveau en lui rendant visite de temps en temps, ou souvent, envoyez des liens vers ses articles à ceux que cela peut intéresser, abonnez-vous et faites abonner des proches (c'est gratuit !) en leur proposant de suivre ce lien.


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Promotion totalitaire du ”mariage” homosexuel par le Parlement européen

Nigel Farage
Un rapport qui devrait être adopté d'ici à la fin de l'année par le Parlement européen imposera la reconnaissance du « mariage » des couples de même sexe dans tous les pays de l'Union europénne, a déclaré Nigel Farage, membre du parlement européen et leader du parti britannique UKIP (United Kingdom Independence Party), formation eurosceptique.

Hilary White de LifeSiteNews rapporte ce matin les propos du député européen, connu pour sa totale allergie à la langue de bois, à l'orée du débat de six heures qui a abouti mardi soir à l'adoption, par la chambre des Communes à Londres, du projet de légalisation du « mariage » gay. Il a souligné que c'est la Cour européenne des droits de l'homme, et non le Parlement britannique qui aura le dernier mot sur les obligations imposées aux différentes religions quant à l'organisation de mariages de couples de même sexe. Mais surtout, il a cité un rapport en instance devant le Parlement européen qui, subrepticement, imposera la reconnaissance du « mariage » gay et de tous les actes d'état civil y afférant dans l'ensemble de l'Union européenne.

Nigel Farage estime que la curieuse concordance des projets de légalisation du « mariage » des couples de même sexe en France et en Grande-Bretagne, où Cameron l'impose contre la volonté de son propre parti, est impulsée depuis Strasbourg. « Beaucoup de gens se sont demandés ce qui a poussé le Premier ministre à engagé cette lutte dont personne ne voulait avec de nombreuses personnes de son propre parti et du pays dans son ensemble. Il n'a pas été clair non plus pourquoi le même débat est mené dans d'autres pays comme la France, où l'opposition va également croissant. Maintenant nous connaissons la réponse. »

La réponse est dans le rapport Luigi Berlinguer, déjà adopté à divers niveaux par des comités du Parlement européen, qui vise à introduire concrètement les exigences du programme de Stockholm dans le droit européen entre 2010 et 2014 : ce programme est une « feuille de route » de l'Union européenne dans le domaine de la justice, de la liberté et de la sécurité au service des citoyens par le biais de la reconnaissance de certains droits dans l'ensemble de l'Union. Il s'agit d'un instrument d'unification du droit, des protections juridiques et des reconnaissances mutuelles des démarches dans les Etats membre, doublé d'un puissant promoteur des droits des minorités, des luttes contre les racismes et de l'accueil des étrangers.

Le rapport Berlinguer, annonce Nigel Farage, devrait être adopté au mois de novembre (je n'ai pas pu vérifier cette affirmation) rend juridiquement contraignant tout mariage ou pacte civil conclu dans un pays de l'UE dans tous les autres Etats membres. « Aux termes du rapport Berlinguer, un couple qui n'a pas le droit de se marier dans son Etat d'origine pourrait se rendre dans un autre Etat membre en vue de s'y marier, sachant qu'à son retour à la maison il devra être considéré comme légalement marié », explique le communiqué de l'UKIP.

Notons en passant que le projet de « mariage » gay en France prévoit explicitement dans son 1er article qu'un étranger originaire d'un Etat ne reconnaissant pas le « mariage » des couples de même sexe peut validement contracter un tel mariage en France…

Le communiqué de l'UKIP explique que le rapport Berlinguer prévoit dans son article 40 d'accorder tous les droits au couples ainsi mariés ou unis – sans nommer le « mariage » gay, mais de manière juridiquement incontestable.

L'article 40 est ainsi rédigé :
« [Le Parlement européen] souligne fortement la nécessité d'assurer la reconnaissance mutuelle des documents officiels émis par les administrations nationales, se réjouit des efforts de la Commission visant à donner aux citoyens de pouvoir d'exercer leurs droits à la liberté de circulation et soutient fortement les plans visant à mettre en œuvre la reconnaissance mutuelle des effets de documents d'état civil ; appelle à des efforts supplémentaires visant à réduire les barrières au bénéfice de citoyens exerçant leur droit à la libre circulation, particulièrement en ce qui concerne l'accès aux avantages sociaux auxquels ils ont droit et à leur droit de vote aux élections municipales. »
Commentaire de Nigel Farage :
« Maintenant nous savons pourquoi David Cameron a proposé cette loi hautement contestée et semeuse de troubles, tirée apparamment de nulle part. 
Si un couple devait se marier en Belgique, en Espagne, au Portugal ou en Suède où le mariage de  même sexe est possible, l'Union européenne dira que ce couple doit obtenir les mêmes droits légaux dans n'importe quel Etat de l'Union où il choisira de s'établir – même si cet Etat s'oppose à l'introduction du mariage de même sexe. Dans son essence, le rapport Berlinguer cherche à établir pour l'ensemble de l'Union européenne un droit au mariage de même sexe. 
Il n'est pas surprenant que le Premier ministre se soit tu à ce sujet, même au prix de la cohésion de son propre parti. Il a bien assez à faire pour forcer ses “backbenchers” (élus de la Chambre sans responsabilités ministérielles) à avaler à la fois sa volonté de maintenir la Grande-Bretagne dans l'UE et son propre désir de faire intervenir l'Etat dans la définition du mariage. Suggérer que les deux questions sont en réalité interconnectées aurait causé un tollé incontrôlable. »
Le rapport Berlinguer a été présenté en 2010. Dès cette date, European Dignity Watch prévenait des effets qu'aurait son adoption sur les 27 pays de l'Union en matière de mariage et d'unions civiles et plus généralement de tout document d'état civil, contrevenant au principe de subsidiarité qui laisse aux Etats la compétence en matière de droit de la famille, et forçant des Etats hostiles au « mariage » des couples de même sexe à le reconnaître.

Bien sûr, un tel « droit au mariage » ouvrirait la porte au « tourisme du mariage homosexuel » ou même au mariage polygame, étant donné que celui-ci est possible aux Pays-BAs par le biais d'un contrat de cohabitation notarié.

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05 février, 2013

“Mariage” gay : Hollande s'est fait aider par Zapatero

Un grand quotidien espagnol signale que le dernier important engagement de l'ex-Premier ministre espagnol José-Luis Zapatero a consisté à aider François Hollande à mettre en place la légalisation du « mariage » et de l'adoption pour les couples de même sexe, rapporte InfoCatolica. C'est le président français qui a sollicité l'ancien chef du gouvernement espagnol, au brillant palmarès que l'on sait, pour lui demander comment faire avaler la « réforme ».

José-Luis Zapatero, grand idéologue et égalitariste devant l'Eternel, lui a recommandé de rechercher la complicité de personnes ayant une assise sociale et culturelle importante pour gagner la bataille de l'opinion, assure Eldiaro.es cité par InfoCatolica. Tout commence avec un coup de fil l'été dernier où Hollande prit l'initiative, selon des « sources concordantes », d'obtenir des renseignements de première main sur la manière dont le processus de légalisation du « mariage » des homosexuels avait pu se développer en France. Par la même occasion, il invita Zapatero à venir à Paris pour en parler.

Le même article assure que c'est Christiane Taubira qui a téléphoné à l'ex-Premier ministre
pour fixer la date du voyage ; peu de jours plus tard, le garde des Sceaux déjeunait avec José-Luis Zapatero. Comme l'a confirmé une information d'e-illico rapportée ici.

L'article poursuit :

« Le principal apport de l'ex-président espagnol à la loi française a été sa proposition de simplifier la mesure. Zapatero a recommandé à la ministre de la Justice de ne pas ouvrir de débats concrets sur les conséquences de l'union entre deux personnes du même sexe. Pour le dire autrement : la partie espagnole a proposé que le gouvernement français joue seulement la carte de l'égalité sans entrer dans le débat sur les conséquences juridiques à propos de questions comme l'adoption ou la fertilité. Pendant la rencontre, Zapatero a expliqué à Taubira que les gens ne remettent pas en cause l'adoption reconnue pour les mères ou les pères célibataires, alors qu'ils le font dès lors qu'il s'agit de paires homosexuelles. »

Le fait qu'en France le gouvernement se soit focalisé sur l'égalité de droits et sur le fait qu'indépendamment de leur sexe, les époux doivent avoir les mêmes droits par rapport au mariage, et non sur les conséquences du mariage. Raison pour laquelle, assure le quotidien, le titre de la loi a été changé en cours de route, la référence à l'adoption ayant été éliminée.

Zapatero a également recommandé que Hollande se fasse entourer de personnalités culturelles reconnues par la société civile favorables au « mariage » gay, tandis que le gouvernement de François Hollande lui demandait de participer à un entretien télévisé pour obtenir un meilleur climat de l'opinion en vue de l'adoption du texte. Trop, rétorqua Zapatero, qui ne voulait pas voir son intervention dénigrée comme une ingérence. C'est pourquoi il s'est contenté d'une tribune dans Le Monde, le 3 décembre, pour écrire que « Grâce au mariage pour tous la république française sera plus républicaine ».

Zapatero, pourtant invité, a décliné l'invitation de participer à la manifestation de soutien au gouvernement le 27 janvier, conclut l'article.

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“Mariage” gay pour l'Angleterre et le pays de Galles, malgré la révolte des Tories

La Chambre des communes a voté par 400 contre 175 la légalisation du « mariage » des couples de même sexe en cette fin d'après-midi, mais la « victoire » de David Cameron n'est due qu'au concours des travaillistes et des libéraux.

Sur les 303 membres du Parlement conservateurs seuls 130 ont voté le texte, 139 ont voté contre et 30 se sont abstenus. Parmi ceux qui ont voté contre, plusieurs ministres : celui de l'Ecologie, le responsable du Pays de Galles, celui chargé de l'Europe et des responsables des ministères de la Défense et de la Justice. Pourtant Cameron avait lancé un appel passionné pour obtenir le soutien de son camp.

Derrière la victoire idéologique obtenue grâce à la gauche et saluée par Nick Clegg, leader des libéraux-démocrates et Ed Miliband, chef de file des travaillistes, c'est une vraie défaite pour le Premier ministre qui est en quelque sorte mis en minorité au sein de son propre parti et jusque par des membres de son gouvernement.

Son camp l'accuse avec raison d'avoir causé une grave division parmi les siens.

Comme en France, c'est la rhétorique de l'égalité qui a été mise en avant, notamment par des parlementaires ouvertement homosexuels. David Cameron a même affirmé « croire fortement au mariage » qui « aide les gens à s'engager les uns envers les autres ». « Je crois qu'il est bon que les personnes gays puissent se marier aussi. Cela concerne, oui, l'égalité. Mais il s'agit aussi de rendre notre société plus forte. »

Mais en attendant ce sont les perdants des dernières élections qui ont eu une voix déterminante pour faire adopter le « mariage » gay, tandis que les opposants ont été sujets aux menaces et autres manœuvres, comme le vote obligatoire sur certaines parties du texte, pour faciliter son passage. Des conservateurs ont expliqué qu'ils avaient souffert de « discriminations » pour avoir osé exprimer leur opposition et l'un affirme avoir reçu des menaces de mort ; un autre a été qualifié de « nazi » pour la même raison.

Dans un pays où l'on peut choisir entre le mariage religieux et le mariage civil, l'Eglise anglicane est explicitement écartée des célébrations des unions homosexuelles mais de l'avis de Tony Baldry, l'élu conservateur chargé des questions religieuses aux Communes, la Cour européenne des droits de l'homme, une fois saisie, pourrait la contraindre à les célébrer.

Le quart des évêques et des prêtres catholiques ont pour leur part co-signé une lettre au Daily Telegraph indiquant qu'ils craignent d'être victimes de persécutions au sujet du « mariage » gay.

Le texte doit encore franchir plusieurs étapes devant les Communes puis passer devant la Chambre des Lords.

Il ne concerne pas la filiation ni l'adoption, déjà ouvertes aux couples de même sexe liés par un partenariat civil.

Sur son blog, John Smeaton, directeur de la plus importante organisation pro-vie britannique, SPUC, observait aujourd'hui, reprenant les propos de Jean-Paul II un an après l'attentat qui avait failli lui coûter la vie : « Dans les desseins de la Providence il n'y a pas de simples coïncidences. » Et remarque qu'en cette fête de sainte Agathe, l'Evangile du jour contenait un évident avertissement aux élus britanniques : c'est celui des Pharisiens mettant Jésus à l'épreuve, et celui-ci répond : « N'avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l'homme et la femme, et qu'il dit : à cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. »

Et il faudrait sans doute ajouter, a contrario, que l'homme n'unisse pas ce que Dieu a séparé : qu'il ne considère pas l'homme comme une femme ni la femme comme un homme !

Il s'agit, soit dit en passant, de l'ancien Ordo…

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Le coup de poignard de Mgr Paglia, chéri des francs-maçons, contre les opposants au “mariage” gay

A propos de ce « ministre de la Famille » du Vatican, Mgr Paglia qui reconnaît des droits aux couples gays, Yves Daoudal dit tout. A lire, d'urgence, ici.

Vincenzo Paglia (à gauche) donne l'accolade
à Rino Fisichella
Lors de la nomination de Mgr Vincenzo Paglia à la tête du Conseil pontifical pour la Famille – un poste qui lui fait espérer le chapeau cardinalice – le Grand Orient démocratique italien avait applaudi très fort, dans un communiqué des « Frères du Grand Orient démocratique » daté des 27-28 juin 2012.

L'article salue l'entrée de « Sant-Egidio, l'ONU du Trastévère » dans la Curie romaine en des termes particulièrement chaleureux :

« Nous nous félicitons du choix d'un des rares hommes d'Eglise qui méritent véritablement l'estime, la considération et l'affection du peuple catholique. »

« Il représente une lumière d'espérance pour ceux qui ne se résignent pas à voir totalement oubliée la grande époque réformatrice du Concile Vatican II. »

Ceci expliquant cela ?

Les Frères affirment cependant que Paglia n'est pas maçon, ajoutant que leurs félicitations n'ont rien à voir avec des « considérations de paroisse ou occultes ». Certains d'entre eux se revendiquent au contraire catholiques et tous ajoutent :

« Nous sommes vraiment heureux que des personnes représentant les meilleures instances spirituelles du christianisme puissent non seulement recevoir une reconnaissance adéquate de leur travail, mais occuper des postes de responsabilité, d'où ils peuvent contribuer à réformer l'Eglise dans un sens plus cher à son Fondateur. »

On comprend mieux qu'un tel homme soit en train de saboter le travail de ceux qui luttent contre le « mariage » gay et demandent la reconnaissance des unions civiles des homosexuels et les droits des foyers homoparentaux.

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04 février, 2013

Le cardinal Bagnasco à propos du “mariage” gay : “Nous sommes au bord du précipice”

Le cardinal Bagnasco.
Source photo : ici.
Intervenant lors d'une rencontre régionale de l'Azione Catolica en Italie, samedi, le cardinal Angelo Bagnasco a déclaré, en commentant l'adoption par l'Assemblée nationale française de l'article de loi qui ouvre le mariage aux couples de même sexe :

« Nous sommes au bord du gouffre », n'a pas craint d'affirmer le président de la conférence épiscopale italienne. « L'Italie ne doit pas prendre exemple sur situation qui entraîne des conséquences extrêmement dangereuses », a-t-il poursuivi.
« L'Europe a oublié ses propres racines chrétiennes, les racines de sa propre culture et de la civilisation elle-même. En cherchant à éliminer systématiquement la religion de son propre horizon elle croit  conquérir de nouvelles libertés, une autonomie inconnue à ce jour. (Mais) de nombreux pays européens qui ont désormais validé des lois dévoyées sur la vie, sur la famille, sur la liberté, sont en train d'apporter la preuve qu'ils n'ont pas accédé, au bout du copte, à une civilisation plus humaine et solidaire, mais au contraire toujours plus individualiste et plus régressive. »
Le cardinal Bagnasco a rappelé ce qu'est la famille. L'Etat ne fonde pas la famille. Il doit la reconnaître, a-t-il déclaré.

« La famille, fondée sur l'union d'un homme et d'une femme qui se sont liés par un pacte d'amour à travers le mariage et qui sont ouverts à la vie, est la cellule fondatrice de la société car c'est là qu'est assuré l'avenir des générations, et que l'on trouve la première salle d'exercice de l'éducation et de la formation de la personne. »
La famille est une « école irremplaçable », a poursuivi le cardinal : « L'expérience universelle dit que la famille n'est pas une chose que l'Etat ou que l'autorité aurait inventée. » Au contraire, « l'Etat a toujours reconnu cette réalité, cette valeur éthique, spirituelle et culturelle de la famille que notre Constitution reconnaît fort bien. »
« Nous nous trouvons dans notre société face à une inversion par laquelle la grande capacité de faire que l'homme a acquise grâce à la technique – en soi une donnée positive – est en train de devenir la volonté, la prétention de se faire lui-même. (Mais) quand l'homme, à partir du pouvoir faire qu'il doit à la science, à la technique et à la recherche, prétend de se faire lui-même à loisir, alors nous sommes au bord du gouffre. »
Interrogé sur le fait de savoir si l'ouverture de l'adoption aux couples homosexuels était la suite logique du « mariage » homosexuel, le cardinal Bagnasco a déclaré :
« Il suffit de regarder l'exemple des pays où tout cela existe déjà. C'est un fait inévitable. On ouvre une brêche et, tôt ou tard, on arrive à l'homologation générale, totale. (Il s'agit d') un projet, d'une intention, dun plan qui est présent dans l'esprit de beaucoup, mais qui parfois ne se dit pas ouvertement par stratégie ou par tactique. »

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Le ministre et le cardinal

Luc Ferry, Gianfranco Ravasi et la génération décervelée 

En ce XXIe siècle commençant, qu’on se le dise, la question du dialogue et des relations entre la foi et la raison a été éclipsée par une nouvelle donne – même si elle garde son rôle premier et son caractère crucial. Aujourd’hui, c’est raison et guimauve, foi et chamallows…

Un ex-ministre s’en plaint, il faut dire qu’il est doublé d’un philosophe. Luc Ferry en a assez de « l’indignation, premier carburant de l’audimat ». Il s’en explique dans sa chronique « débats et opinions » dans Le Figaro de jeudi : « Chaque jour, j’éprouve l’impression irrésistible que les journaux, spécialement ceux du matin à la radio, font tout pour m’extorquer un sentiment que je déteste, mais auquel, comme tout le monde, je finis par céder : l’indignation. »

Et de fulminer contre l’exploitation ad nauseam des faits divers les plus révoltants, « tous anecdotiques » : « Si atroces ou choquants soient-ils, ils ne présentent guère d’intérêt réel. Leur commentaire n’apportera jamais à personne la moindre clef de compréhension du monde. » La presse « surfe sur l’émotionnel pur ».

Que Luc Ferry me pardonne, je ne suis pas totalement d’accord. Une grand-mère morte de froid dans le parc d’une clinique, un ex-futur président de la République soupçonné de proxénétisme, cela ne nous explique sans doute pas le monde mais en dit long sur son état, et cela au moins devrait faire réfléchir – surtout un ex-ministre de l’Education nationale.

Comment ne pas jubiler, cependant, lorsqu’avec Tocqueville, Luc Ferry égratigne les « passions démocratiques », les plus faciles, les plus vulgaires : « Les démocraties, traversées par la dynamique de l’égalisation des conditions, favorisent quatre sentiments puissants qui irradient dans tout le peuple : la colère, la jalousie, la peur, et finalement, pour couronner le tout comme un facteur commun, l’indignation. »

Pour en sortir ? « Aller de la presse aux livres pour y puiser, hors le temps court de la communication, la distance nécessaire à la réflexion critique. »

Bravo, Luc Ferry. C’est envoyé !

Seulement… Les adolescents et les jeunes adultes qui ont subi des années de matraquage décervelant dans les écoles de l’Education nationale en sont-ils encore capables ? Sont-ils nombreux à savoir juger autrement qu’en deux ou trois mots : « J’aime », « J’aime pas » ? A qui la faute si leurs capacités d’analyse ont été inhibées, si des méthodes pédagogiques aux effets très sûrs brident leur raisonnement, développant à outrance leur cerveau visuel, émotionnel, instinctif, global au détriment de la parole, de la lecture consciente et exacte ? Qui a été ministre de l’Education, Luc Ferry, vous ou le rédacteur en chef du journal du matin ?

Nous savons tous que l’Education nationale est un Etat dans l’Etat, et que toute velléité de réforme, voire de clairvoyance, est quasiment vouée à l’échec. Mais quand même, vous êtes libre, maintenant, M. le ministre, parlez ! (Et surtout, commencez par aller au livre – celui d’Elisabeth Nuyts sur L’école des illusionnistes, vous comprendrez pourquoi vous en êtes à vous indigner contre l’indignation…)

*

Comme un écho, une déclaration d’un autre « ministre », celui de la culture, si l’on veut, mais du Vatican, est venue nourrir jeudi cette réflexion. Le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture, a affirmé que l’Eglise veut se mettre au diapason de la culture des jeunes, de leur « nouvel alphabet émotionnel ».

Les assises du Conseil avaient démarré mercredi avec un concert rock d’un groupe catholique italien (rock médiocre et bons sentiments ?).

Le cardinal a pris acte du fait que le message évangélique passe mal dans la société de l’hypercommunication, il a pointé les « incohérences » de comportements que vivent beaucoup de jeunes, à la fois « individualistes » et « engagés » pour des causes humanitaires, « déconnectés » et « connectés ».

Réponse, de lui et de ses collaborateurs : il faut être présent dans les réseaux sociaux, participer à cet immense monde de la communication immédiate (et nécessairement superficielle) pour faire passer le message : « Si l’on n’est pas présent sur ces réseaux, on n’existe pas. »

Mais comment existe-t-on lorsqu’on y est ? Avec tout le respect dû aux princes et évêques de l’Eglise, et bien conscient de leur désarroi, on peut quand même se demander si le ramollissement des cervelles n’a pas conquis de nouveaux territoires…

Mgr Carlos Alberto Azevedo, un des responsables du Conseil de la Culture, a ainsi déclaré : « Les cultures juvéniles émergentes démontrent la vulnérabilité des formules répétitives » que l’Eglise a jadis utilisées pour exprimer la foi.

Mais justement, et il le sait bien, c’était jadis. A une époque où ces « formules répétitives » étaient en effet expliquées aux jeunes qui les répétaient ensuite : c’était le catéchisme.

Ce catéchisme qu’ils ne connaissent plus, ce catéchisme dont l’apprentissage fécond exige des facultés de raisonnement et de réflexion qui leur sont déniées.

A qui la faute ?

Et surtout : à renforcer le « langage émotionnel » à l’intention d’une génération lobotomisée, quelle perspective ? Le renforcement des « passions démocratiques » dans les intelligences et les cœurs, sans doute. Ceux-ci méritent autre chose.



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03 février, 2013

Royaume-Uni : pressions sur les parlementaires opposés au “mariage” gay

Dernière ligne droite pour la Chambre des communes à Londres : c'est lundi, ou au plus tard mardi qu'elle doit se prononcer sur le projet de loi gouvernemental de légalisation du « mariage » homosexuel en Angleterre et au Pays-de-Galles. Le projet est en l'occurrence porté par David Cameron, Premier ministre conservateur insuflé par le même « vent de l'histoire » que le président François Hollande (mais qui souffle donc le même beau temps et surtout la même pluie dans plusieurs pays simultanément ?). De nombreux membres conservateurs du Parlement ne sont cependant pas d'accord du tout – et subissent, en ce moment même, de lourdes pressions pour voter dans le sens du gouvernement.

A vrai dire le projet de loi devrait être adopté sans difficulté grâce au soutien de la gauche : les travaillistes vont lui apporter leurs voix, et aussi les libéraux-démocrates. David Cameron n'en est pas moins affecté par le problème d'image qui pourrait se poser à lui en cas de défection de ses propres parlementaires.

Aujourd'hui, une vingtaine de responsables de circonscriptions « Tory » ont porté une lettre au Premier ministre au 10, Downing Street, lui demandant de repousser toute décision parlementaire sur la question du « mariage » des homosexuels au-delà des prochaines élections en 2015, notamment pour donner aux électeurs la possibilité de se prononcer sur un « manifeste » sans ambiguïté : la légalisation du « mariage » gay ne correspond à aucune promesse de campagne de la part du Parti conservateur. Ils invoquent le moral en berne au sein du parti, la discorde qui y règne et le découragement des électeurs que le projet risque de provoquer.

Même si les services du Premier ministre récusent le fait d'avoir engagé un plan de racolage – au sens militaire du terme – pour forcer les membres du Parlement récalcitrants à « bien » voter, la tension monte sur le plan médiatique, avec la multiplication de déclarations favorables au « mariage » gay de la part de soutiens habituels du gouvernement britannique. Et il se dit, dans la presse sérieuse, que des secrétaires d'Etat et autres ministres de second rang font le tour des « backbenchers » conservateurs (parlementaires sans portefeuille) qui n'ont pas encore pris leur décision de vote, pour leur expliquer que leurs carrières pourraient bien pâtir s'ils votent contre le Premier ministre.

Le ministre des Affaires étrangères, William Hague, a précisé samedi que ceux qui voteraient contre le « mariage » des couples de même sexe « se trouveraient du mauvais côté de l'histoire ». « Je crois que les temps ont changé, les partenariats civils ont été établis… Dans un laps de temps remarquablement court, ces choses en sont venues à être acceptées », a-t-il remarqué. « Je crois qu'il en sera de même dans cette affaire. »

Le gouvernement a même renoncé, samedi, à introduire une mesure fiscale favorable aux couples mariés dans le Budget de peur que celle-ci apparaisse comme une monnaie d'échange pour obtenir le vote favorable des élus hésitants…

Un bloggueur conservateur, Iain Dale, est même allé jusqu'à écrire que des élus qui n'ont pas révélé leur homosexualité pourraient faire l'objet d'« outing » forcé s'ils ne votent pas dans le bon sens. Annonçant qu'il a noté parmi les parlementaires qui voteront contre, la présence d'homosexuels cachés et de deux élus supposés « hétéros » qui se trouvent actuellement dans des relations gays. « Je ne suis pas un partisan de l'outing forcé, mais l'hypocrisie pure et dure qu'on voit là poussera d'autres à agir différemment », menace-t-il.

Il faut noter qu'au Royaume-Uni la question du « mariage » gay se débat en dehors de toute discussion à propos de la filiation ou de la procréation assistée. Depuis 2008, les couples de même sexe peuvent bénéficier de PMA et d'inséminations artificielles, et les deux partenaires de même sexe sont considérés comme étant les parents légaux de l'enfant qui naît ainsi. Depuis 2010, la « gestation pour autrui » est ouverte aux couples de même sexe, à condition que la mère porteuse ne reçoive pas davantage qu'une indemnisation de ses frais occasionnés par la grossesse.

Autrement dit, le débat britannique se situe pleinement sur le plan de la définition du mariage, de la possibilité (ou plutôt de l'impossibilité)  pour les couples de même sexe d'entrer dans ce contrat, ou cette alliance qui scelle l'union d'un homme et d'une femme, établie en vue de fournir le meilleur cadre à la procréation.

La Coalition pour le mariage a déjà recueilli plus de 630.000 signatures Outre-Manche, et ses études sur la proposition de démanteler le mariage en l'ouvrant aux couples de même sexe insistent sur la perte des libertés qu'entraînerait cette révolution.

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PMA, donneurs de sperme, droits parentaux : vers la “coparentalité” au Royaume-Uni

Une jurisprudence nouvelle qui devrait totalement changer la donne de la procréation médicalement assistée au Royaume-Uni est venue au secours, jeudi, des hommes qui donnent leurs cellules reproductrices à des couples amis, et dont l'identité est donc connue. La chambre des affaires familiales de la Haute Cour a jugé que, contrairement à ce qui se passait jusqu'ici à moins d'une relation légale ou domestique clairement établie avec l'enfant, le donneur de sperme est en droit de demander a avoir un lien avec sa progéniture, voire un droit de visite.

Dans cette affaire, trois couples sont concernés : deux paires lesbiennes, une paire gay, chacune se trouvant lié par un partenariat civil. L'un des hommes est le père biologique des deux enfants du premier couple le lesbiennes, l'autre homme a « engendré » l'enfant de l'autre couple de lesbiennes.

L'accord qui liait les protagonistes était informel et amical. Mais au fil du temps, les hommes cherchèrent à avoir davantage de contacts avec leurs enfants biologiques, au grand dam des couples de lesbiennes : fin d'une belle amitié.

Devant le refus des femmes de leur donner accès à leurs enfants, les deux hommes ont saisi la justice pour obtenir un droit de résidence avec leurs enfants biologiques ; les femmes soutenant au contraire qu'un tel arrangement porterait atteinte à leur vie familiale. Elles étaient fortes du la loi de Fertilisation humaine et d'embryologie de 2008, qui fait des membres d'un couple de même sexe les parents légaux d'enfants conçus à partir de dons de sperme, d'ovules ou d'embryons.

Ce droit n'a pas été contesté par le juge Baker qui a réaffirmé que les deux femmes de chaque couple avaient exactement les mêmes droits que des couples homme-femme à l'égard de leurs enfants. Sa décision ouvre cependant le droit aux donneurs de gamètes de réclamer l'aménagement d'un droit de garde devant un tribunal, pour pouvoir par exemple bénéficier de week-ends ou d'une partie des vacances avec son enfant.

L'avocat d'une des paires homosexuelles y voit une « perspective affolante » pour ceux qui ont recours aux dons de gamètes, hommes ou femmes, et recommande qu'un arrangement fixant les droits de chacun sur l'enfant soit trouvé et établi par écrit de manière certaine avant d'entamer le processus.

Sans savoir si les hommes dans cette affaire vont effectivement obtenir un droit de visite ou de garde – il appartiendra à un autre tribunal de répondre à cette question si elle lui est posée – il s'agit en tout cas de la reconnaissance de la réalité du lien biologique qui existe en dehors de tout rapport sexuel et de l'ouverture à une forme de « coparentalité » où l'intrus n'est pas forcément celui qu'on pense…

Dans cette logique, deux papas et une maman, deux mamans et un papa, c'est déjà possible.

Source : ici (et plusieurs autres).

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Le cardinal Meisner approuve la pilule du lendemain en cas de viol

Fureur contre l'Eglise catholique en Allemagne : une jeune femme qui pensait avoir été violée sous l'effet d'une drogue qui s'était présentée successivement  dans deux cliniques catholiques de Cologne s'est vu refuser le 15 décembre la pilule du lendemain qu'elle réclamait pour éviter de tomber enceinte à la suite du viol. Dans les deux cas, les gynécologues qui avaient reçu la jeune femme de 25 ans l'avaient renvoyée de peur de perdre leur emploi, étant donné qu'elles sont par contrat tenues de respecter les principes de l'Eglise catholique.

C'est une urgentiste de Cologne qui a révélé les faits la semaine dernière, déclenchant une polémique haineuse amplifiée par les élus Verts et répercutée au parlement régional de Rhénanie-du-Nord-Westpahlie dans ce Land où la moitié des établissements de santé sont gérés par des organismes affiliés par l'Eglise catholique. Comment éviter que de tels faits se reproduisent ?

Prêcher en faisant rire ses ouailles :
le cardinal Meisner a essayé
Même si conservateurs et libéraux ont mis en garde contre une suspicion générale à l'égard des hôpitaux catholiques qui ont pour premier devoir le respect de la vie, on a assisté à une avalanche d'excuses publiques : les deux hôpitaux d'abord, puis le cardinal Joachim Meisner ont exprimé leurs regrets à l'égard de la jeune femme. « Nous regrettons avoir donné l'impression au public que les victimes de viol ne peuvent être soignées dans des hôpitaux catholiques. Cela n'est pas exact », fit savoir l'archevêché. L'un des hôpitaux parla d'un « malentendu ».

Le communiqué du cardinal Meisner ne laisse aucun doute quant à la peur de l'Eglise d'être mal vue par les médias : « Elle cherchait de l'aide dans une grande détresse et n'a pas trouvé accueil. Ce procédé nous fait profondément honte, car il va à rebours de notre mission et de notre conception chrétienne », a-t-il fait savoir publiquement. En soi il n'y a rien de scandaleux dans cette déclaration, mais dnas un contexte où le « soin » aux femmes violées consiste à leur éviter le malheur de devoir porter l'eventuel fruit du viol – comme le déclarent les partisans de la pilule du lendemain, voire de l'avortement – elle comporte des aspects pour le moins ambigus.

A ce moment-là le cardinal rappelait cependant encore l'opposition de l'Eglise à la contraception d'urgence, qui peut avoir pour action « l'homicide d'un enfant potentiellement conçu ».

Mais depuis cette déclaration, publiée mardi, il y en a eu une autre. Son portevoix, Christoph Heckeley, a déclaré au nom du cardinal Meisner que la « pilule du lendemain » peut légitimement être utilisée par les femmes victimes d'abus. « Si à la suite d'un viol on administre un médicament dont l'effet est d'éviter une fécondation, alors, de mon point de vue, cela est justifiable », a ainsi fait savoir le cardinal selon la presse allemande.

Le cardinal s'en est expliqué, toujours selon la presse, en déclarant que ses consultations avec des experts lui avaient permis d'arriver à la conclusion que la « pilule du lendemain » est anticonceptionnelle et non abortive.

Cela pose un triple problème.

• La rupture avec l'enseignement de l'Eglise qui en tout état de cause rejette la contraception comme gravement désordonnée. Ce n'est pas parce que le viol est un crime qui cause un tort immense à la femme que n'importe quel acte pour en contrer les conséquences est légitime : ainsi, l'avortement de l'enfant conçu lors d'un viol est et reste un crime qui viendrait s'ajouter au crime du viol. La déclaration du cardinal, telle qu'elle a été répercutée par son porte-parole, passe à côté de cet aspect des choses.

• La pilule du lendemain absoute de toute action abortive ? Voilà qui est nouveau. On se sait quels sont les « experts » consultés par le cardinal mais on peut faire référence au Vidal qui fait état de la possible action contragestive de la pilule du lendemain : empêchement de la nidation pendant la période de huit jours environ qui séparent celle-ci de la conception, véritable début de la vie. La redéfinition du début de la grossesse comme moment de la nidation est l'entourloupe utilisée par les fabricants de pilules contraceptives (ordinaires ou du lendemain) pour contester toute action abortive.

En fait, il faut savoir que la fécondation n'intervient pas nécessairement au moment du rapport sexuel. Le sperme survit environ 5 jours dans le corps de la femme en attendant l'ovulation ; une fois celle-ci acquise, l'ovule vit 24 heures et c'est pendant ce laps de temps que la fécondation se produit : jusqu'à 5 jours après le rapport, donc.

La pilule du lendemain peut bloquer l'ovulation, pendant ce laps de cinq jours : il y a donc bien une action contraceptive possible, c'est-à-dire empêchant la fécondation.

Mais si l'ovulation est déjà déclenchée, ou si elle n'a pas été empêchée,la pilule du lendemain ne peut être efficace pour éviter une naissance qu'avec une action contragestive que ses fabricants ne renient pas. Pierre-Olivier Arduin a ainsi relevé la ressemblance structurelle de la « pilule du surlendemain », EllaOne, avec la pilule abortive RU 486.

• Troisième problème : à justifier la distribution de la pilule du lendemain en cas d'abus sexuels, faut-il instituer une procédure de vérification de la réalité de l'abus ? Difficile. Alors, se contente-t-on de la déclaration de la femme ? Tient-on compte du « viol par l'époux » qu'elle peut évoquer ? Où sont les limites ? Rappelez-vous que dans le cas présent, la jeune femme se croyait victime d'un viol subi alors qu'elle pensait avoir été droguée à son insu…

Bref, sans évidemment nier la souffrance d'une femme violée, première victime d'un crime affreux, et de sa crainte de porter l'enfant de son violeur, ce genre de déclarations ne peut que semer la confusion et il n'appartient certainement pas à un cardinal de les faire, fût-ce en donnant son avis personnel.

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