25 mars, 2013

Hollande, démission ! Taubira, démission ! Valls, démission ! (Et Frigide, démission !)

Ce sont des dictateurs. Des tyrans. Des fossoyeurs de la Nation, des ennemis du peuple de France, insensibles et sourds, vils serviteurs du nouveau désordre mondial. Ils sont prêts à tout pour imposer la dictature du relativisme, où tout se vaut – « ni Dieu ni maître » ! –, où les différences constitutives de notre humanité sont niées. Leur nihilisme radical était inimaginable il y a seulement quinze ou vingt ans. Ils en ont fait un objectif, une valeur révolutionnaire qui tue les « ennemis de la liberté ». Quitte à gazer des femmes et des enfants, des vieillards et des jeunes désarmés. Quitte à tabasser des manifestants assis par terre. Quitte à faire semblant de ne pas les voir, de ne pas les entendre.

Les casseurs, ce sont eux. Les destructeurs de la société, ce sont eux. La loi sur le « mariage » gay qu’ils veulent imposer n’est pas une petite mesure sans importance pour faire plaisir à des électeurs aux mœurs singulières. Elle est le signe majeur du rejet de l’imago Dei qui est en l’homme, du rejet d’un ordre naturel qui nous concerne tous, catholiques ou non, croyants ou incroyants.

Sans matraques et sans cailloux

Et c’est pourquoi des gens sans matraques, sans battes de baseball, sans cocktails Molotov, des gens qui avaient juste leurs poumons pour crier « Hollande démission » ou « Ta loi, on n’en veut pas », « L’apéro chez Flanby », des familles avec enfants, ont été gazés parce qu’ils ont osé aller vers les Champs-Elysées, scandaleusement interdits d’accès. Gazés à cinq centimètres des yeux, tabassés pour certains…

Des « casseurs », ces gens-là ? Les vidéos de dimanche soir ne montrent aucune attaque violente contre les forces de l’ordre. On ne déplore aucune vitrine cassée. Aucun magasin pillé. Aucune voiture brûlée. Ceux qui avaient faim allaient sagement acheter leur pain au chocolat à la boulangerie du coin. C’était la « France bien élevée », comme le dit Gabrielle Cluzel, les « braves gens devenus des gens braves » chers à Alain Sanders : la langue bien pendue et prêts à prendre un ou deux sens interdits mais fondamentalement respectueux de l’ordre. Le désordre venait d’en face.

Frigide, démission !

Mais Frigide Barjot a osé dire qu’elle se désolidarisait de ceux qui n’avaient pas encore fini d’être gazés. Elle les a traités de « casseurs ». Elle les a accusés d’avoir « volé » les sweats au logo de la manif – que n’importe qui peut acheter en ligne, et je sais par des témoignages directs que des bénévoles se trouvaient sur les Champs, parmi les gazés. Elle a prétendu que c’étaient des « extrémistes de droite », hurlant au micro, « les fachos, dehors ! », légitimant toutes les outrances et les violences de la police aux ordres.

Elle n’a pas eu un mot pour Lancelot, 14 ans, sous assistance respiratoire pendant 30 minutes à la suite d’une crise d’asthme causée par un gazage à bout portant. Pas un mot pour le dangereux « extrémiste » de 10 mois, les fillettes de 6 ou 7 ans, les jeunes filles, les hommes âgés qui ont été pris pour cible par la police. Ils étaient sur les Champs, oui : il aurait suffi d’un peu de détermination et de sens politique de la part des organisateurs pour que l’ensemble de la manif s’y engouffre. Ces gens braves qui ne sont pas des casseurs et qui ne prétendent pas mettre la société sens dessus dessous comme Hollande, Taubira et Valls qui a osé saluer le « sang-froid » des forces de l’ordre. Frigide voulait-elle que la manif soit entendue, oui ou non ? Voulait-elle le retrait du projet Taubira, oui ou non ?

Extrémistes ?

Etaient-ce des extrémistes, ces jeunes sur les Champs ? Non : surtout des gens normaux de familles normales, des séminaristes pas du tout tradis, Christine Boutin elle-même (gazée et laissée inconsciente sur la chaussée) ? Comment oser les renier ?

Il faut le dire avec force : c’est en prétendant contenir la colère des Français et en muselant leurs slogans que Frigide Barjot a créé l’exaspération qui a conduit des manifestants à aller sur les Champs. Nous l’avons vu, avec Bernard Antony et les autres appelants du manifeste du 22 mars (voir sur nos sites et blogs) : la foule voulait le retrait du projet Taubira, la démission de Hollande. Et non des flonflons et des attitudes de Bisounours. « Applaudissez nos amis homos », disait Frigide à la tribune. Silence ou sifflements dans les rangs.

Elle, qui a prétendu ne pas politiser ni confessionaliser la manif, a donné la parole à un protestant ès-qualités, un juif ès-qualités, un musulman ès-qualités. Et les cathos ? Ceux qui composaient – sociologiquement – 90 % des manifestants n’ont eu que le droit de dissimuler leurs rameaux bénits, si par hasard le service d’ordre les apercevait à la boutonnière de quelques « va-t-à-la-messe » qui n’avaient pas eu le temps d’aller les reposer chez eux.

Récupération politique

Pour une manif non politisée, elle a quand même donné de très longs temps de parole aux élus UMP. Ceux qui ont, certes, combattu le projet mais qui réclament l’union civile. Tous ou presque. Ceux qui, à titre personnel ou à travers leur mouvement, ont préparé le terrain de la culture de mort et l’avènement de la destruction nucléaire des fondements même de la société. Ni Marion Le Pen, ni Bruno Gollnisch, ni Gilbert Collard, parqués avec les élus au pied du podium, n’ont eu la parole. On leur a préféré un trotskiste et un obscur radical de gauche, alibis improbables de la « droite » parlementaire présente en nombre.

Exclue, également, Béatrice Bourges. Elle dont le Collectif pour l’enfance, un vrai collectif qui depuis huit ans regroupe des dizaines de vraies associations, n’a pas eu droit à la parole. Nous le savons : la « Manif pour tous » craignait son ton direct, sa volonté d’aller au but, son engagement sans ambiguïtés contre la sacralisation des « droits LGBT ».

On ne peut pas faire l’impasse sur 1,4 million de personnes dans la rue, venues non pour défendre des droits acquis ou revendiquer des avantages mais pour dire les principes sans lesquels tout s’effondre. 1,4 million ? Pour une fois, une manifestation a donné un chiffre réel, corroboré par le général Dary, ancien gouverneur militaire de la place de Paris. Compte tenu du chiffre de 1,7 million avancé par les renseignements-généraux-qui-n’existent-plus, ce sont sans doute les 300 000 manquants qui ont été comptabilisés par une préfecture de police docile aux ordres d’un pouvoir aux abois.

300 000 ? C’est moins que le chiffre officiel du 13 janvier – on aurait pu parier là-dessus à l’avance. La réalité, c’est une France déterminée, mobilisée, courageuse : elle ne lâchera rien sur l’essentiel.

Cet article a paru à la une de Présent aujourd'hui.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



Très bonne vidéo des charges des forces de l'“ordre” contre les manifestants du 24 mars

C'est ici.


© leblogdejeannesmits



22 mars, 2013

Interdiction d'enseigner la doctrine chrétienne sur l'homosexualité : c'est parti !

Le ministre de l'Education du Yukon (ouest du Canada) a interdit, de manière publique, l'enseignement du point de vue catholique sur l'homosexualité dans les écoles catholiques recevant des fonds publics. Par une lettre ouverte envoyée le 19 mars à l'évêque local, Mgr Gary Gordon, Scott Kent a explicitement ordonné que cet enseignement ne soit plus donné, rapporte LifeSite.

Dans un premier temps, la semaine dernière, Mgr Gordon avait donné un début de suite aux injonctions ministérielles en acceptant de ne plus faire figurer sur le site d'une école catholique le contenu de cet enseignement, tout en précisant que cet enseignement serait bien donné aux élèves au sein des écoles catholiques dépendant de son diocèse. Le ministre Scott Kent a donc réagi en disant que cela ne suffisait pas.

En clair : la loi du Territoire prime l'enseignement religieux dans toutes les écoles confessionnelles du Yukon. Ou encore : la morale laïque a préséance sur la morale confessionnelle (ou naturelle). Ou encore : non à une loi morale qui primerait sur la loi civile, comme le déclarait naguère Jacques Chirac, suivi en cela par quelques autres qui avaient pu nous sembler plus proches…

Je ne vais pas traduire l'ensemble de la lettre de Scott Kent, qui est assez longue : elle peut être consultée ici. Notons d'emblée que le ministre rappelle que les écoles « séparées » (confessionnelles) bénéficiant de fonds publics doivent respecter « toutes les obligations statutaires et légales ». A la « Corporation épiscopale » de fournir tout « matériel religieux » destiné à instruire les élèves en matière de « religion et moralité catholique romaine ». Mais cette « Corporation » s'est statutairement engagée à respecter « toutes les lois en vigueur dans le Yukon », à la fois pour le fonctionnement des écoles et pour le contenu de l'instruction religieuse.
« Au titre de ma responsabilité de ministre de l'Education, je dois établir et communiquer des buts et des objectifs au système d'éducation du Yukon. L'Education Act m'oblige expressément à promouvoir la reconnaissance de l'égalité parmi toutes les personnes du Yukon d'une manière qui soit conforme à la fois à la Charte canadienne des droits et libertés et la Loi sur les droits humains. 
L'Education du Yukon a entrepris un certain nombre d'initiatives destinées à mieux remplir cet objectif, et parmi elles la moindre n'aura pas été le développement de politiques comme la Safe and Caring Schools Policy (pour des écoles sûres et attentionnées – ndlr) et la Sexual Orientation and Gender Identity Policy. Ces politiques ont été intégrées sous l'autorité de la Education Act et en tant que telles s'appliquent à toutes les écoles bénéficiant de fonds publics dans le Yukon, y compris les écoles séparées catholiques. 
Ces deux politiques reconnaissent que des environnements scolaires attentionnés, respectueux et sûrs sont essentiels afin que les élèves puissent apprendre et acquérir un développement personnel et social sain. (…)
Dans plusieurs domaines, la politique de la Corporation épiscopale n'est pas cohérente par rapport aux politiques d'Education du Yukon et ne remplit pas toutes leurs exigences, et il en va probablement de même par rapport à d'autres lois en vigueur dans le Yukon tels le Human Rights Act et la Canadian Charter of Rights and Freedoms, ainsi que d'autres jurisprudences sur les droits à l'égalité. 
(…)
Je reconnais que toute politique scolaire et d'instruction religieuse développée et mise en œuvre dans les écoles séparées catholiques peut et doit respecter des valeurs catholiques plus larges et utiliser une terminologie acceptable dans ces écoles, toutefois elle soit d'abord et avant tout respecter et remplir les exigences des politiques d'Education du Yukon ainsi que ses lois. J'ai donné ordre au ministre délégué de l'Education du Yukon de rendre disponible le personnel nécessaire afin de travailler en collaboration avec votre communauté scolaire afin de l'aider à remplir ces objectifs, ce qui pourra se faire, je l'espère, d'une manière acceptable pour tous. »
Derrière l'apparente courtoisie du ton, le caractère totalitaire de la demande est incontestable.

Mgr Gary Cooper, évêque de Whitehorse
Et il faut savoir ce qui est effectivement visé : tout part d'une « controverse » au début du mois autour d'un document de Mgr Gordon adressé aux professeurs de l'école Vanier qui rappelle l'enseignement catholique sur l'homosexualité, expliquant – avec le Catéchisme de l'Eglise catholique » – le caractère gravement et intrinsèquement immoral des actes homosexuels et l'attirance homosexuelle « désordonnée ». L'évêque incitait également les professeurs à ne pas utiliser les termes « gay » et « lesbienne » En même temps le document qualifiait de « déplorable » la « malice violente, en parole ou en action » dont des personnes homosexuelles ont pu faire l'objet.

Tout en affirmant qu'il ne veut pas s'immiscer dans les croyances de gens, le ministre Scott Kent assure qu'il intervient pour garantir que chacun, dans n'importe quelle école, puisse se sentir « en sécurité, bien accueilli, protégé et respecté ».

En clair : là où est énoncé l'enseignement de l'Eglise sur l'homosexualité et sa condamnation morale des actes homosexuels, il est des personnes qui ne pourront pas se sentir en sécurité, bien accueillies, protégées et respectées, mais qui au contraire seront – ou se sentiront – en danger, rejetées, attaquées et méprisées.

La presse canadienne fait état de la révolte de certains professeurs de l'école secondaire Vanier contre les directives de l'évêque, accusant Mgr Gary Gordon de promouvoir la « discrimination » à l'égard des élèves gays. Une représentante de syndicat enseignant, Katherine Mackwood, accuse l'évêque d'avoir poussé trop loin ses choix pastoraux qui n'ont pas été faits en « concertation » avec les enseignants, l'affaire de l'enseignement sur l'homosexualité ayant été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



Manifeste du 22 mars

Notre exaspération est à son comble ! 

  • Projet de loi politiquement provocateur et moralement abominable, sur ledit “mariage pour tous” et ses conséquences prévisibles,
  • Mensonges et manipulations de l’oligarchie politico-médiatique,
  • Déni de démocratie (affaire de la saisine citoyenne du CESE),
  • Interdiction, au mépris des droits fondamentaux, de la manifestation sur les Champs-Elysées, etc….


Tout cela contraint les signataires à appeler tous leurs amis et tous leurs compatriotes à manifester massivement dimanche 24 mars dans le cadre de la Manif pour Tous.

Une page se tourne. La dérive totalitaire d’un pouvoir haineusement antichrétien ne permet plus les flonflons et les ballons roses.

Face à ce projet idéologique du nihilisme révolutionnaire, la réponse ne peut être que politique.

Nous vous donnons donc rendez-vous à 13 heures Porte Maillot devant l’entrée du Palais des Congrès, pour exiger le retrait de la loi Taubira, la démission du chef de l’État et de son gouvernement.

ACIM
AGRIF
Catholiques en Campagne
Cercle d’Amitié Française juive et chrétienne
Collectif Famille Mariage
Collectif pour la résistance chrétienne
Convergences africaines
Chrétienté-Solidarité
Institut du Pays Libre
Laissez-les-Vivre, SOS futures Mères
Le Salon Beige
Minute
Monde et Vie
Mosaïque
Nouvelles de France
Observatoire de la christianophobie
Présent
Renaissance Catholique
Riposte Catholique
SOS Tout-Petits

D’autres signataires vont nous rejoindre…

Note. “Présent” daté de samedi était déjà parti à l'imprimerie lorsque ce texte a été rédigé et signé à l'issue d'une concertation entre les responsables des mouvements et titres cités ci-dessus. On peut lire ici l'éditorial publié ce matin dans les colonnes de ce quotidien, qui rejoignait avant la lettre le texte du manifeste ci-dessus.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



Non, le pape François n'a pas soutenu l'“alliance civile” plutôt que le mariage gay !

La presse internationale assure depuis hier que le pape François – alors cardinal Bergoglio – avait suggéré, lors de réunions internes visant à définir l’attitude de l’Eglise catholique vis-à-vis de la campagne de légalisation du « mariage » gay, de promouvoir l’union civile pour éviter de toucher au mariage. Une position rejetée alors par les autres évêques d’Argentine, prétend encore la presse.
L’information, partie à la conquête du monde depuis le New York Times –– et se fonde – uniquement ! – sur un témoignage anonyme que dit avoir recueilli un biographe du pape, Sergio Rubin.

Le démenti à cette rumeur ne recevra certainement pas la même publicité médiatique. Il nous vient par le biais du directeur de l’agence catholique d’informations argentine AICA, Miguel Woites, et il est absolu. « Ce n’est pas vrai, c’est une erreur totale », les propos de Rubin ont été vivement critiqués et dénoncés par les évêques, a-t-il déclaré, ajoutant qu’aucune source n’est donnée par l’auteur. Il est seulement possible, précise le directeur d’AICA, qu’il ait été question des unions de fait hétérosexuelles, sans que l’on parle d’aucune « légalisation ».

Miguel Woites a eu des contacts réguliers avec les évêques argentins, y compris avec le cardinal Bergoglio.

Le pape François l’a écrit aux carmélites de son diocèse en 2010 à propos du « mariage » gay : « Ne soyons pas naïfs : il ne s'agit pas d'un simple combat politique : c'est le projet de détruire le plan de Dieu. Il ne s'agit pas d'un simple projet législatif (celui-ci est seulement un instrument), mais d’une “movida” du père du mensonge qui prétend embrouiller et tromper les enfants de Dieu. »
Et celui-ci n’est pas à un mensonge près.



• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



21 mars, 2013

Fin d'un monde : les blagues Carambar, c'est fini

« A partir du 15 avril, les blagues Carambar seront remplacées par des exercices ludo-éducatifs. » L'espace d'un instant, et même de quelques recherches sur internet, j'ai cru à… une plaisanterie.

Eh non, il semble que cela soit vrai, même si le site promet : « Le changement, c'est dans 3 jours. » Ce qui ne nous mène pas plus loin que le 24 mars.

Finis, les blagues nulles, les calembours capillotractés, les devinettes à deux balles ?
Du genre : « Comment s'appellent les parents de l'homme invisible ? »*

Ou encore : « Un fantôme se promène à Londres. On l'interpelle : “Sir, vous avez perdu votre mouchoir.” — “Ce n'est pas mon mouchoir, c'est mon fils.” »

Est-ce vraiment la fin d'un monde ? La réalisation de la seule crainte que j'avais, petite ? Non, ce n'était pas que le ciel nous tombe sur la tête ! J'avais peur, je prévoyais, je ne voyais pas comment cela n'arriverait pas un jour : l'épuisement du stock des histoires drôles…

Un communiqué – vrai ? faux ? – aurait atteint certaines rédactions. Cela s'intitule :

« Carambar, c'est du sérieux. »

Et se poursuit, de manière bien ampoulée :

« Conscent que les enjeux de la transmission des savoirs vont au-delà de la mission de l'école, Carambar a décidé de montrer l'exemple et de participer, à sa façon, à l'éducation des plus jeunes. A partir du 15 avril 2013, les blagues Carambar seront remplacées par des jeux ludo-éducatifs. Carambar tourne une page de son histoire en supprimant les blagues de ses papillotes, véritable institution depuis 1969. L'intérêt de l'enfant restant au centre de la stratégie de la marque, Carambar a décidé de s'engager dans une démarche d'accompagnement éducatif des jeunes consommateurs. Aujourd'hui, de nombreuses études prouvent qu'associer la transmission des savoirs au moments de plaisir et de détente favorise la mémorisation et l'apprentissage. »

Pas très rigolo, tout ça…

Alors la nostalgie m'envahit.

Et quelques réflexions : la direction de Carambar est-elle peillonnienne (on vient au secours de sa refondation de l'école) ou pratique-t-elle l'ironie anti-Education nationale ?

Et puis ce compte à rebours vers le 24 mars… jour de la manif pour tous contre le « mariage » pour tous…

Une chose est certaine : bientôt, on ne rigolera plus !

* Ses transparents.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



“De quel parent n'ai-je pas besoin ?” Grace, 11 ans, a réduit une commission parlementaire au silence

Et se fait insulter sur les réseaux sociaux…

Le législateur de l'Etat du Minnesota se penche actuellement sur la légalisation du « mariage » gay. La commission des lois civiles de l'Assemblée du Minnesota a entendu la semaine dernière une petite fille de 11 ans, Grace Evans. Et s'est trouvée totalement désarmée.
« Puisque chaque enfant a besoin d'une maman et d'un papa pour naître, je ne crois pas que nous puissions changer le fait que les enfants ont besoin d'un papa et d'une maman. Je crois que Dieu a fait les choses ainsi. Je sais que certaines personnes ne sont pas d'accord, mais je veux vous poser cette question : de quel parent n'ai-je pas besoin : ma maman ou mon papa ? »
Silence des élus.

Après une pause de 8 secondes, Grace Evans reprend :
« Je vais reposer la question : de quel parent n'ai-je pas besoin : de ma maman ou de mon papa ? »
Silence de 13 secondes cette fois.

Et elle conclut :
« J'espère que vous comprenez que chaque enfant a besoin d'une maman et d'un papa. S'il vous plaît, ne changez pas votre loi sur le mariage pour dire autre chose. »
Hélas, la commission ne l'a pas compris : elle a voté en faveur de la loi sur le « mariage » gay et le texte passera devant l'Assemblée du Minnesota. Mais elle n'a pas répondu à la question de cette courageuse petite jeune fille, posée et reposée avec aplomb, accompagnée d'un regard circulaire narquois – elle savait qu'elle allait scotcher l'auditoire !

Avant de poser ses questions, Grace Evans s'était exprimée ainsi :

« Même si je n'ai que 11 ans, je sais que tout le monde mérite d'avoir une maman et un papa. Si vous changez la loi pour dire que deux mamans ou deux papas peuvent se marier, cela enlèverait quelque chose de très important aux enfants comme moi dans cet Etat. 
Ma maman est très importante pour moi, parce qu'elle m'enseigne des choses sur le fait d'être une fille. Elle est bonne, attentive, douce et belle. Elle prend soin de moi et des autres et écoute très bien quand je veux lui raconter des choses. J'apprends d'elle à être un jour une femme, une épouse et une maman bonne. Même si j'apprends certaines de ces choses de mon papa, ma maman me les enseigne d'une façon très spéciale. Sans ma maman, ce serait très difficile pour moi de les apprendre. Elle est mon modèle sur la manière d'être une fille, et je l'aime beaucoup.
Mon père est aussi très important pour moi, parce qu'il me protège et m'aide à avoir la confiance d'une jeune fille qui va devenir une femme. Il s'occupe de mes problèmes d'une manière dont ma maman ne peut pas le faire. De même que ma maman ne pourrait être la femme qu'elle est sans mon papa, je ne pourrais être la femme que je veux être sans mon papa. Parce qu'il est fort, sage et différent de ma maman, j'apprends de lui des choses que je ne pourrais apprendre de la même manière de ma maman. »
Jeff Evans, père de cette petite fille qui n'a pas peur de s'exprimer devant une assemblée politique, a fait savoir que Grace est désormais la cible de commentaires « assez haut en couleurs » – insultes, dénonciations, accusations d'« endoctrinement ». « Ceux qui ont fourni ce discours à cette fillette à la petite cuillère devraient être internés à l'hôpital psychiatrique. (…) Espérons qu'un jour cette enfant grandira et pensera par elle-même, pour se rendre compte de l'immense dommage qui lui a été causé par ses parents qui l'endoctrinent dans cette école de la haine. »

Jeff Evans commente : « Les partisans du mariage gay affirment mensongèrement que la légalisation du mariage gay n'affectera pas nos libertés religieuses ou la liberté d'expression. Je ne les crois pas ! Ces attaques contre Grace fournissent un exemple des nombreuses libertés que nous avons déjà perdues. En fait, c'est tellement grave qu'ils n'ont pas peur d'attaquer de manière venimeuse une fillette de 11 ans. Imaginez ce que cela serait si le mariage gay était légalisé. »

Voici la vidéo :





• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



20 mars, 2013

Les Flamands se mettent à préférer l'euthanasie à la démence

Une enquête réalisée par le Centre d'expertise de la démence de Flandres, en Belgique, révèle que près de la moitié des Flamands choisirait l'euthanasie s'ils devaient apprendre qu'ils étaient en train de devenir déments. Les commanditaires de l'enquête ont fait connaître leur préoccupation face à cette situation, rappelant que pas plus que le cancer, la démence n'est aujourd'hui un arrêt de mort.

En attendant la publication des résultats complets de l'enquête, il a déjà été indiqué à la presse que sur les 1.050 Flamands en bonne santé, 42 % ont répondu « oui » à la question de savoir s'ils se feraient euthanasier s'ils devaient faire l'objet d'un diagnostic de démence.

Une proportion que les spécialistes médicaux et experts de la démence jugent « inquiétante », voire « choquante ».

Mais elle correspond à l'environnement médiatique : la presse belge a donné beaucoup de publicité au cas du poète Hugo Claus qui a choisi de se faire éliminer dès qu'il s'est su atteint d'Alzheimer (j'en parlais ici). Et, comme le souligne un chercheur à l'Université catholique de Louvain, « le regard de la société sur la démence est très négatif. Nous portons systématiquement toute l'attention sur la dernière phase de cette maladie du cerveau. La dégradation constatée nous insuffle de la peur. Au moment de recevoir le diagnostic, on l'assimile à un arrêt de mort. » Après le diagnostic, souligne une autre spécialiste, il reste 7 à 10 années à vivre…

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



19 mars, 2013

Les Néerlandais vieillissants de plus en plus ouverts à l'euthanasie

L'illustration de l'article de henw.org
“Ce que pensent les personnes plus âgées sur le fait de mettre fin à la vie” : ma traduction du titre d'une enquête menée par une association de médecins néerlandais est volontairement maladroite, histoire d'en garder la saveur littérale. Il s'agit en effet, pour cette étude publiée dans le mensuel Maandblad van het Nederlands Huisartsen Genootschap (association professionnelle des médecins de famille néerlandais), de faire comprendre qu'au fil des ans, depuis la légalisation de l'euthanasie en 2001, un nombre croissant de personnes âgées juge l'euthanasie acceptable et même envisageable à titre personnel.

Ce qui n'a rien d'étonnant, vu le matraquage médiatique intense et les campagnes de sensibilisation menée par des associations favorables à la possibilité de choisir de mourir quand on est simplement « fatigué de vivre », telle la NVVE, association néerlandaise pour la fin de vie volontaire.

Plus parlante encore est la toute première donnée de l'étude, celle qui est en tête des « faits déjà connus » et donc de son point de départ :

« En raison de l'allongement de l'espérance de vie la proportion de personnes âgées vulnérables va connaître une croissance substantielle à l'avenir. »

Et la seconde :

« Une discussion s'est installée depuis quelque temps déjà sur le point de savoir si, et si oui dans quelle mesure, des personnes âgées qui ne veulent plus vivre parce qu'elles estiment leur vie achevée peuvent se trouver dans le champ d'application de la loi d'euthanasie. »

Du balai !

En effet, les conclusions de l'enquête, selon henw.org, sont nettes : le pourcentage des personnes imaginant pouvoir demander un jour pour elles-mêmes l'euthanasie ou une « pilule de dernière volonté » a augmenté entre 2002 et 2009, très clairement parmi les 64-74 ans, moins chez les personnes plus âgées. Chose que les enquêteurs expliquent par le fait que les plus de 75 ans ont une idée moins précise de « l'autonomie du patient » et adhèrent encore à un « modèle paternaliste », à moins que leur moindre enthousiasme ne soit le fait de la proximité plus grande de leur propre mort, signalent les auteurs, sans rire.

Etes-vous prêt à imaginer votre propre euthanasie ? Tous âges confondus (au-delà de 64 ans), 54 % des interrogés répondaient oui en 2001-2003 ; ils étaient 63 % en 2008-2009. Chez les 64-74 ans la proportion passe de 58 % à 70 % et même les 85 ans et plus sont aujourd'hui un sur deux à envisager la chose, contre 45 % en 2001-2003.

Et la pilule de Drion, ou « pilule de dernière volonté » que des activistes voudraient voir figurer dans les armoires à pharmacie de tous les anciens ? On passe de 31 % des interrogés envisageant de la demander pour eux-mêmes en 2001-2003 à 40 % en 2008-2009, ces pourcentages montant respectivement à 31 et 45 % chez les 64-74 ans. Les proportions augmentent également en fonction du degré d'instruction : plus on a d'années d'études, plus on est prêt à se laisser éliminer ; même chose à mesure qu'on a moins de convictions religieuses. En revanche, la présence d'une maladie chronique n'était pas corrélée avec une acceptation plus grande de la « fin de vie volontaire »

Ces chiffres seraient le signe d'une exigence croissante de la conservation de l'autonomie de la part des personnes âgées, et devraient pousser les médecins à mieux soigner, à mieux chercher à soulager des souffrances jugées insupportables – fort bien – mais ils « exigent également la poursuite de la discussion sur la souffrance et le désir de mort des personnes âgées ». Et là on dérape vers une forme pas très discrète d'incitation, l'idée étant de soulever le sujet quasi systématiquement afin de mieux connaître la « volonté » des personnes vieillissantes.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



Appel contre l'acquittement de l'avorteur Morin en Espagne

Le ministère public espagnol a fait appel, selon le quotidien La Razon, de l'acquittement du docteur Carlos Morin et de ses collaborateurs pour avoir pratiqué 89 avortements illégaux, rapporte Infocatolica. L'un des principaux arguments retenus contre le jugement de première instance est qu'il n'a pas tenu compte sur le plan pénal du fait que les femmes concernées n'aient pas eu un entretien préalable avec un psychiatre et que certaines d'entre elles avaient reconnu n'avoir pas rempli personnellement le « test de Goldberg » censé déceler l'état d'âme de l'individu.

Le tribunal provincial de Barcelone s'était contenté de mettre cela sur le compte d'« irrégularités administratives », ajoutant que « de soi toute grossesse non désirée suppose une situation de risque évident pour la santé de la mère ». Ce qui, selon le juge, donnait au psychiatre suffisamment de données pour émettre un « jugement de valeur ». L'appel de son jugement part du principe qu'une telle prise de position est contraire à la jurisprudence du Tribunal suprême espagnol.

Celui-ci avait condamné à de la prison un gynécologue et un psychiatre qui avaient réalisé un avortement sur une jeune femme de 18 ans sans avoir effectué au préalable une analyse complète et rigoureuse de son état psychiatrique et psychologique. En ne faisant état que de considérations générales, avait estimé le Tribunal suprême, ils s'étaient fondés sur des motifs « clairement insuffisants et inadéquats pour justifier l'interruption de la gestation ».

Dans cette affaire-là, le médecin qui n'avait pas trouvé de motif physique « justifiant » l'avortement, s'était fondé sur le rapport d'une psychiatre qui au terme d'un entretien de dix minutes avait conclu qu'il y avait un « grave risque pour la santé psychique » de la patiente parce qu'elle avait des symptômes d'anxiété : angoisse, insomnie, vomissements, nausées et douleurs abdominales. Choses pas tout à fait inconnues des femmes enceintes !

Il faut, précisait le Tribunal, une étude approfondie et personnalisée, permettant de révéler des faits précis dans le cadre d'un contexte d'antécédents personnels et familiaux, et établir clairement la relation entre le risque pour la santé psychique de la mère et la « nécessité » d'un avortement pour l'éviter.

Telle est la règle générale retenue par la haute juridiction espagnole : il faudrait préciser que son observance n'aboutirait pas à beaucoup d'interventions puisque des professionnels de santé du plus haut niveau en Irlande ont cherché en vain des situations où l'avortement guérirait une tendance suicidaire, par exemple.

Tout cela, le tribunal de Barcelone l'a ignoré.

Il l'a ignoré de façon agressive et militante en outre, en dénonçant « l'insistance quasi obsessionnelle » avec laquelle les parties civiles au procès avaient noté la manière indigne dont les fœtus avortés étaient passés dans des broyeurs industriels. Peut-être cet aspect des choses sera-t-il lui aussi revu lors du procès d'appel.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



Défenseurs de la vie : des brebis parmi les loups. Une homélie du cardinal Bergoglio

C'était le 31 août 2005 à l'occasion d'une messe en l'honneur de saint Raymond Nonnat, Saint Protecteur des femmes enceintes… Le cardinal Jorge Bergoglio – qui allait devenir le pape François – donnait une homélie où il invitait les défenseurs de la vie à accepter jusqu'au don de leur vie. Je vous en propose ma traduction.

Lorsque l'on écoute ce que dit Jésus, regardez, « Je vous envoie, je vous envoie comme des brebis parmi les loups », on a envie de demander : « Seigneur, c'est une blague, ou tu n'as pas de meilleur endroit où nous envoyer ? » Parce que ce que dit Jésus a de quoi nous refroidir un peu : « Si vous proclamez mon message, on va vous persécuter, on va vous calomnier, on va vous dresser des pièges pour vous livrer aux tribunaux et pour vous faire tuer. Mais vous devez aller de l'avant, et pour cette raison vous devez faire attention, dit Jésus, et être habiles, vifs comme le serpent mais très simples, comme les colombes » : les deux choses à la fois.

Le chrétien ne peut pas s'offrir le luxe d'être une andouille, c'est clair, d'être idiot : nous ne pouvons nous accorder ce luxe, parce que nous portons un très beau message de vie et qu'il ne nous est pas permis d'être idiots, et c'est pourquoi Jésus dit : « Soyez habiles, faites attention à vous. » En quoi consiste l'habileté du chrétien ? A savoir distinguer qui est loup et qui est brebis. Et lorsque dans ce carnaval de la vie un loup vient à nous déguisé en brebis, il faut aussi savoir le flairer : « Regarde, tu as une peau de brebis mais cette odeur que tu dégages est celle d'un loup. » Et cette mission que Jésus nous donne est en vue de quelque chose de très important, de très grand. Jésus dit quelque chose qui attire notre attention lorsque quelqu'un lui demande : « Bien ; pourquoi êtes-vous venu, vous, dans le monde ? » « Regardez, je suis venu apporter la vie, pour que la vie soit en abondance, et je vous envoie, vous, pour que vous fassiez avancer cette vie, et qu'elle soit abondante. »

Jésus n'est pas venu apporter la mort, mais plutôt la mort de la haine, la mort des affrontements, la mort de la calomnie – cette manière de tuer avec la langue. Jésus n'a pas apporté la mort, la mort, c'est lui qui l'a soufferte pour défendre la vie, Jésus est venu apporter la vie, et cette vie abondante ; et il nous envoie pour que nous la portions plus loin, mais il nous dit : « Attention ! », car il y a des gens qui ont ce dont nous parlons aujourd'hui, qui n'est pas dans l'Evangile : la culture de mort. C'est-à-dire que la vie les intéresse tant qu'elle sert, tant qu'elle peut leur être utile, et sinon, elle ne les intéresse pas. Et dans le monde entier, cette mauvaise herbe de la culture de mort a déjà pris racine.

Je lisais un livre il y a un moment, où se trouvait une phrase qui vous ébranle : « Dans le monde d'aujourd'hui, ce qu'il y a de meilleur marché, c'est la vie, ce qui coûte le moins cher c'est la vie. » Donc, ce que l'on laisse le plus de côté, ce que l'on peut le plus facilement jeter.

Ce vieux, cette vieille, ils ne servent plus : mis de côté, nous les collons à l'asile de vieux comme nous mettons au placard notre pardessus le temps de l'été, avec trois petites boules de naphtaline dans la poche, et nous les collons à l'asile parce qu'ils sont déjà jetables, parce qu'ils ne servent plus.
Cet enfant qui est en route dérange la famille : « Ouille ! Pourquoi, qu'est-ce que j'en sais, moi ? Débarrassons-nous en et renvoyons-le à l'expéditeur. »

Voilà ce que nous prêche la culture de mort.

Cet enfant que j'ai à la maison, je n'ai pas le temps de l'éduquer, qu'il grandisse donc seul comme une mauvaise herbe dans les champs ; et cet autre enfant qui n'a pas de quoi manger, ni de petites chaussures pour aller à l'école, eh bien je le regrette beaucoup, mais je ne suis pas le sauveur du monde entier.

Voilà ce que prêche la culture de mort, la vie ne l'intéresse pas… Qu'est-ce qui l'intéresse ? L'égoïsme, survivre, soi, mais non pas donner la vie, prendre soin de la vie, offrir la vie.

Aujourd'hui dans ce Sanctuaire de la Vie, en ce jour du Patron de la Vie, Jésus nous dit une nouvelle fois : « Attention ! Je suis venu vous apporter la vie et la vie en abondance, mais, attention !, vous allez être entourés par des loups, c'est vous qui allez devoir défendre la vie, prendre soin de la vie. »

Prendre soin de la vie ! Quelle belle chose lorsqu'on voit – que sais-je – un grand-père, une grand-mère qui peut-être ne peut déjà plus parler, qui est paralytique, et que le petit-enfant ou le fils va tenir par la main, et caresser en silence, rien de plus. C'est cela prendre soin de la vie. Quand on voit quelqu'un se préoccuper de ce que tel enfant puisse aller à l'école, pour qu'à tel autre la nourriture ne manque pas, c'est cela prendre soin de la vie.

Ouvrir son cœur à la vie ! Parce que l'égoïsme de la mort, la culture de la mort égoïste est comme la mauvaise herbe des champs, cette mauvaise herbe, ces herbes sauvages, ce senna ou cette ciguë qui grandissent et envahissent en tuant les arbres, les fruits, les fleurs, qui tuent la vie elle-même. La broussaille… Rappelez-vous qu'une fois Jésus en a parlé, disant : « Quand la semence qu'est la vie tombe parmi les broussailles, les épines l'étouffent » – les épines de l'égoïsme, des passions, du vouloir tout pour soi. La vie, c'est toujours donner, se donner, et cela coûte de donner la vie – oui ça coûte vraiment, cela coûte des larmes.

Que c'est beau de prendre soin de la vie, de laisser croître la vie, de donner la vie comme Jésus et la donner en abondance, de ne pas permettre que même un seul des plus petits se perde. C'est ce que Jésus a demandé au Père : « Qu'aucun de ce que Vous m'avez donnés ne se perde, que toute la vie que Vous m'avez donnée pour en prendre soin soit gardée, qu'elle ne se perde pas ». Et nous, nous prenons soin de la vie parce qu'Il prend soin de notre vie dès le sein maternel. C'était notre devise cette année : « Dès le sein maternel, tu as été notre protecteur. » Il prend soin de nous et nous enseigne cela.

Nous autres, nous ne prenons pas soin de la vie. Parce qu'il y a un ordre éthique qui nous dit de prendre soin de la vie, nous prenons simplement soin de la vie. Jésus nous enseigne à prendre soin de la vie parce qu'elle est l'image de Dieu qui est tout vie. Nous ne pouvons annoncer autre chose que la vie, depuis le commencement jusqu'à la fin. Tous nous devons prendre soin de la vie, choyer la vie, tendresse et chaleur. Voilà à quoi nous sommes appelés, et comme c'est beau.

Mais c'est un chemin qui est plein de loups, et peut-être nous emmènera-t-on devant les tribunaux pour cela ; peut-être pour ceci : pour avoir pris soin de la vie, peut-être nous tueront-ils. Pensons aux martyrs chrétiens. Ils les tuaient pour avoir prêché cet Evangile de la vie, cet Evangile que Jésus nous a apporté. Mais Jésus nous donne la force. En avant ! Ne soyez pas idiots, rappelez-vous, un chrétien ne peut s'offrir le luxe d'être idiot, je ne vais pas redire andouille, idiot, on ne peut pas s'offrir ce luxe, il faut être vif et il faut être astucieux, et aller de l'avant.

Quand on parle de ces choses de la culture de vie, à laquelle nous sommes appelés, on ressent de la peine de ce qu'en tant de cœurs, et même chez des enfants, l'on soit en train de semer la culture de la mort. On y sème l'égoïsme, on y sème ceci : « Bien, qu'est-ce que cela peut me faire à moi, ce qui arrive à l'autre », qui suis-je pour prendre soin de l'autre. Cette phrase, vous rappelez-vous qui l'a dite en premier ? Caïn. « Est-ce que par hasard je suis le gardien de mon frère ? » Cette phrase criminelle, cette phrase de mort, par malheur il y a parfois des enfants qui grandissent avec cette conception, par malheur on leur inculque cette conception égoïste et on configure l'homme ou la femme qu'ils seront ; je l'ai dit ici une fois et je le répète : on peut leur donner le surnom de « je, me, moi, avec moi, pour moi », tout pour l'un, ne rien donner à l'autre, parce que donner la vie c'est ouvrir le cœur, prendre soin de la vie c'est se « découdre » à travers la tendresse et la chaleur à l'égard des autres, occuper mon cœur pour les autres.

Aujourd'hui nous allons bénir les messagers de la vie. Ce sont eux qui vont porter les images de saint Raymond Nonnat dans les maisons. Ils iront d'une maison à l'autre, et chaque fois qu'une image arrive dans une maison,  ce n'est pas pour s'exclamer, ah, que c'est beau, elle est pour moi !, si ce n'est pas aussi pour me rappeler que je dois lutter pour la vie, prendre soin de la vie, qu'il ne doit plus y avoir un seul enfant qui n'ait pas le droit de naître, qu'il ne doit plus y avoir un seul enfant qui n'ait pas le droit d'être bien nourri, qu'il ne doit plus y avoir un seul enfant qui n'ait pas le droit d'aller à l'école. Combien d'enfants travaillent pour récupérer du vieux carton, je les vois, moi, dans le centre de Buenos Aires, ils ne vont pas à l'école, ce sont leurs parents qui les exploitent. Et qu'est-ce qui fait que les parents exploitent les enfants ? La culture de la mort. Il ne faut plus qu'il y ait un seul enfant qui ne grandisse pas, qui ne vive pas son adolescence dans l'ouverture à la vie, il ne faut plus qu'il y ait un seul adulte qui ne se préoccupe pas de ce qui manque à l'autre, ce dont l'autre a besoin pour avoir plus de vie, et il ne faut pas qu'il y ait un seul ancien envoyé à la remise, seul, jeté.

Prendre soin de la vie depuis son début jusqu'à la fin, c'est une chose si simple, c'est une chose si belle. Père, c'est pour cela qu'il y a tant de loups qui veulent nous dévorer ? Pour cela, dites moi : Jésus, qui a-t-Il donc tué ? Personne ; Il a fait le bien. Et comment a-t-Il fini ? Si nous prenons nous aussi le chemin de la vie, il peut nous arriver des choses affreuses, mais cela n'a pas d'importance, cela vaut la peine, c'est Lui qui a pris ce chemin le premier.

Ainsi donc, en avant, et ne vous découragez pas, prenez soin de la vie, cela vaut la peine !

Ainsi soit-il.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner




© leblogdejeannesmits



18 mars, 2013

Message de haine du PS français contre les défenseurs de la vie et de la famille

Un communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen, membre du groupe de l'Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates, vient de tomber dans ma boîte aux lettres. Il s'intitule : « La mal-nommée “Semaine pour la vie” », et il vaut son pesant de petits fours et champagne. Je vous le livre tel quel.

Catherine Trautmann« Deux jours par an, tout ce que l’Europe compte de réactionnaires se retrouve au Parlement européen à l’invitation des conservateurs, des eurosceptiques et des populistes européens – PPE, ECR et EFD – pour condamner en vrac l’IVG, les homosexuels, les chercheurs, le progrès et les droits fondamentaux.

Pour Catherine Trautmann, Présidente de la délégation socialiste française, “ce rassemblement d’élu-e-s anti-IVG et homophobes est un moment toujours pénible dans l’année parlementaire. Les propos sont souvent sordides, et les auteurs salissent l’Institution en utilisant le logo et les locaux du Parlement européen ; ils espèrent ainsi donner un vernis officiel à leur positionnement réactionnaire et heureusement largement minoritaire.”

“Habituellement, les Français se font rares à cette tribune ; même à cette occasion, Philippe de Villiers ne vient pas ! Mais cette année, la loi française en faveur du ‘Mariage pour tous’ est l’occasion pour les haineux d’Europe de se faire entendre, raison pour laquelle ils ont convié la médiatique Virginie Tellenne, alias Frigide Barjot”, ajoute l’élue.

“Présentée dans l’invitation sous son faux nom, avec comme profession ‘comique’, je m’étonne de cette nouvelle manipulation qui voudrait faire croire que l’Europe est contre la loi Taubira. Il doit être clair pour tous que les opposants au ‘mariage pour tous’ défendent des positions contraires aux valeurs fondamentales de l'Union européenne. Le mariage pour tous a déjà été voté dans de nombreux pays d’Europe, y compris par des conservateurs. Il est temps que la démocratie et les droits fondamentaux soient respectés !” conclut Sylvie Guillaume, Vice-présidente du Groupe des Socialistes et Démocrates. »
 Les mots en gras sont ceux du communiqué, mais s'ils n'avaient pas été soulignés ainsi, je m'enserais chargée. Retenez bien cette phrase en effet : « Il doit être clair pour tous que les opposants au “mariage pour tous” défendent des positions contraires aux valeurs fondamentales de l'Union européenne. »

On peut penser que cela est faux ou erroné, mais de fait les textes, les rapports, les pressions du Parlement européen vont le plus souvent en ce sens. Il est seulement rare que cela soit dit avec autant de virulence et de haine.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



17 mars, 2013

Philippines : loi sur la santé reproductive entre en vigueur à Pâques

Dernière ligne droite, aux Philippines, avant la mise en œuvre de la loi de « santé reproductive » que l’Eglise catholique avait combattu avec tant de vigueur. Ce sera, de manière fortement symbolique, le dimanche de Pâques. Il est impossible de croire que la date n’a pas été choisie en manière de défi à tous ceux qui, au nom de la foi et de la loi naturelle, se sont opposés à la culture de mort qui sous-tend la diffusion de contraceptifs artificiels et de la planification familiale qui ne respecte pas le plan de Dieu pour le mariage.

Vous ne me croyez pas ? Pourtant c’est la même chose en France, où le remboursement à 100 % de l’IVG et la gratuité de la contraception pour les mineures entrent en vigueur, de la même manière, le 31 mars, dimanche de Pâques.

On ne voit pas d’autre raison de faire démarrer l’application d’une loi le dernier jour du mois et qui plus est un dimanche…

Pour autant Madeleine Valera, sous-secrétaire à la Santé, ose assurer que son équipe technique chargée des modalités d’application de la loi n’a pas choisi cela de manière « intentionnelle » : « Nous n’avions vraiment pas vu cela. » « Nous étions en cours d’audition et quelqu’un a fait remarquer cela et nous étions, genre, “oups” »… Mais la date de la fête de la Résurrection a été maintenue…

La loi de santé reproductive aux Philippines attendait le feu vert et les règles d’application du département de la Santé. C’est donc chose faite, avec un ambitieux programme qui sous couleur de faire reculer la mortalité maternelle aboutira à l’embauche d’une armée de fonctionnaires spécialisés chargés de la diffusion des moyens de contraception et de l’« information » sexuelle.

Les évêques philippins n’ont cessé de désigner les vrais responsables de la mortalité maternelle : la pauvreté, le manque d’accès aux soins, la corruption.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



15 mars, 2013

Mgr Laffitte : le “mariage gay” vise la “destruction complète de la famille”

Vatican Family Secretary Jean Laffitte does not see redefiniLe secrétaire du Conseil pontifical pour la famille, Mgr Jean Laffitte, a déclaré la semaine dernière lors d'une conférence à l'université Saint Mary's à Twickenham au Royaume-Uni, que la doctrine du « mariage égalitaire » est un slogan forgé par des révolutionnaires socialistes post-chrétiens pour servir d'arme politique en vue de créer un paradigme culturel de moralité totalement nouveau qui ne pourra être mis en œuvre qu'après la « destruction complète de la famille », rapporte Hilary White sur LifeSite.

Je traduis ici son article en abrégé,

Il a mis en garde contre une menée internationale massive visant à réécrire les normes sociales dans les pays naguère chrétiens d'Occident, qui a eu pour résultat « l'extension extrêmement rapide » de lois qui « mettent en danger la survie même de la famille ».

Cette poussée n'est pas seulement le fait d'activistes gays, a-t-il insisté, mais se réalise dans le cadre international plus sinistre formé d'« ingénieurs sociaux » laïcistes très haut placés qui veulent s'en prendre de manière radicale aux idées fondatrices de la civilisation occidentale. Avec une accélération « bien plus sévère et plus rapide » ces trois dernières années : « bien plus que nous n'aurions pu l'imaginer ».

Au premier rang de cette « évolution » légale se trouve la reconnaissance légale des unions de même sexe, « abusivement appelées mariages », résultant de la progression du « relativisme par rapport à la différenciation sexuelle » qui a démarré « il y a quelques années seulement ».

Une tendance qui se traduit également, selon Mgr Laffitte cité par l'organisateur de l'événement, par la « normalisation aussi bien à travers la loi que par la politique sociale du style de vie homosexuel actif ».

L'institution du « mariage égalitaire », a déclaré Mgr Laffitte, reprenant l'appellation du « mariage pour tous » dans sa déclinaison argentine, est le « point central d'un véritable projet révolutionnaire qui cherche à renverser les structures les plus fondamentales de la vie sociale ». Ce que confirme, a-t-il rappelé, le ministre français de la justice, dont il a cité les mots à propos de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe : une « réforme de civilisation », disait Christiane Taubira.

Mgr Laffitte a plus longuement évoqué l'exemple français en expliquant que les enfants de deux ans en maternelle doivent y être endoctrinés par l'idéologie de « l'égalité », citant Vincent Peillon qui a déclaré cela nécessaire pour arracher l’élève à tous les déterminismes, social, philosophique, familial, et religieux.

De tels faits ne sont pas le fruit du hasard, mais constituent « le fondement d'un système alternatif de moralité… qui sera pleinement établi après la destruction complète de la cellule familiale tel qu'elle a été comprise pendant des siècles et autour de laquelle le tissu social des sociétés les plus avancées a été construit et consolidé ».

Il s'agit, a-t-il poursuivi, de normaliser le « relativisme sexuel », qui utilise l'homosexualité comme une sorte de coin manœuvré au moyen de la propagande pour l'égalité. « La diffusion de l'idéologie du genre et le déni du caractère originel et essentiel de la complémentarité sexuelle » s'est réalisée en grande hâte : cela a commencé au début des années 1990 avec la « banalisation de l'exercice des facultés sexuelles entre personnes de même sexe », avec des conséquences sur la « moralité publique et la société au sens large ». Jusqu'alors, l'homosexualité était considérée comme un « tabou moram » par les pasteurs comme par les moralistes : « une transgression sur le plan éthique ».

« Nul n'aurait pu imaginer que ce qui était accepté dans une grande majorité de cultures en ce qui concerne la définition du mariage allait vite devenir l'objet d'une réévaluation radicale. De telles convictions de temps révolus n'existent plus, et c'est pourquoi dans presque toutes les cultures l'Eglise est confrontée aujourd'hui par des défis qui étaient inconcevables il y a seulement un demi-siècle. »

Mgr Laffitte s'est dit convaincu du fait que « la nature accélérée » de « l'innovation » de la reconnaissance légale des unions homosexuelles est le signe de l'existence « d'une volonté délibérée de traverser la culture et, au bout du compte, d'imposer une nouvelle moralité et une nouvelle organisation de la vie en société ». Et ce au moyen d'un argument apparemment irréfutable, celui de « l'égalité », utilisé pour « justifier l'initiative d'une loi totalement révolutionnaire ».

Et de noter qu'en Argentine, cette dialectique avait tout envahi, au point de « rendre impossible toute discussion sur le sujet au sein de la famille » : les enfants dans les écoles comme les jeunes hommes et les jeunes femmes dans les universités font l'objet d'une « propagande sans relâche ».

Il a conclu, avec Benoît XVI, que dès lors que l'engagement pour la vie dans le cadre du mariage naturel est « répudié », les « figures-clef de l'existence humaine disparaissent de la même façon : père, mère, enfant, les éléments de l'expérience de l'existence humaine sont perdus ».

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



14 mars, 2013

Le pape François bénit un enfant à naître

Après avoir prié une trentaine de minutes devant l'icône de la Vierge, Salus populi Romani, et en la chapelle Sixtine de Sainte-Marie-Majeure, devant le corps de saint Pie V, le pape François a salué l'ensemble du personnel de la basilique. Un jeune homme l'interpelle, désignant sa jeune épouse à côté de lui :

« S'il vous plaît, Saint-Père, bénissez mon fils, il n'est pas encore né,  il a cinq mois, cinco meses… »

Aussitôt le pape revient vers la jeune femme, se penche, bénit l'enfant.

Cela aura été l'un des premiers actes publics du pape François.

Sur cette vidéo, vers 1 mn.





• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner


© leblogdejeannesmits



La cathédrale de Buenos Aires occupé par des ultra-gauche, mardi

Quelque 200 manifestants d'ultra-gauche brandissant des drapeaux rouges se sont rués dans la cathédrale de Buenos Aires, mercredi, alors qu'on ne savait évidemment pas que le cardinal Bergoglio serait élu à la chaire de Pierre le lendemain, pour réclamer des fonds pour l'école publique en Argentine. L'occupation a commencé le matin et s'est poursuivie pendant quelque cinq heures. Elle a empêché la célébration d'une messe en vue de l'élection du souverain pontife qui devait avoir lieu à midi, en présence de six évêques argentins.

Ils avaient apporté des tambours et des aliments.

Ils avaient menacé d'y rester indéfiniment. Il semble que l'ouverture d'un dialogue avec les pouvoirs publics ait provoqué l'arrêt de l'occupation.

Les manifestants, issus du « Mouvement populaire pour la dignité » (MPLD), réclament que les subventions du gouvernement de Buenos Aires aillent aux écoles d'Etat – laïques – plutôt qu'aux écoles privées dont plus de la moitié reçoivent des fonds publics. Le MPLD gère des écoles de tous niveaux, du jardin d'enfants au lycée.

Les manifestants avaient apposé une banderole sur la colonnade qui précède l'entrée de l'édifice religieux et l'une des activistes d'extrême-gauche a expliqué à la presse qu'ils avaient décidé de faire irruption à l'intérieur parce que « les portes étaient ouvertes » : « Nous sommes entrés, c'est un espace public qui est ouvert, nous avons posé des affiches dehors et dedans. »


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner


© leblogdejeannesmits



13 mars, 2013

Bergoglio : un pape pro-vie et pro-famille de choc !

Plusieurs articles sur lui ici. Un franc-parler rare, un homme de prière.

Mais pour la messe tridentine, c'est une autre histoire

Sur la force et la nécessité du baptême, dans un monde déchristianisé : sur le blog de Sandro Magister.

Sur le site du diocèse de Buenos Aires :

« Viens Esprit-Saint, illumine de ta lumière les cardinaux électeurs du Souverain Pontife pour qu'ils puissent trouver celui qui reproduise le mieux l'image de Jésus Bon Pasteur. »

Mais Golias le déteste.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



“Si l'on ne réduit pas l'accès à la pornographie, le nombre de crimes sexuels augmentera”

Assistant Chief Constable Malcolm Graham has a warning for B
Malcolm Graham
Un très haut gradé de la police écossaise, nommé à son poste en décembre dernier, vient de déclarer qu'il y aura davantage de viols et d'agressions sexuelles si l'on n'agit pas contre l'explosion de la pornographie sur internet. Le Chief Constable Malcolm Graham assure que la facilité avec laquelle on peut trouver du matériel pornographique sur le web aboutit à une distorsion de l'attitude des hommes à l'égard des femmes, d'autant que ce sont les jeunes qui surfent régulièrement sur ces pages.

« Des études universitaires montrent actuellement que cela a un impact sur la manière dont les jeunes hommes, en particulier, perçoivent les relations avec autrui et les femmes », a-t-il déclaré.

Ne rien faire, assure-t-i, conduira probablement à une « augmentation du nombre de victimes de crimes sexuels graves », au fur et à mesure qu'en devenant adultes, des jeunes se transformeront en prédateurs sexuels.

La police écossaise, a-t-il dit, veut mener une action éducative dans les écoles pour alerter les garçons à propos de cette question ; il s'agit aussi de reconnaître, ce qui n'est pas assez le cas aujourd'hui selon lui, que le viol est l'un des pires crimes et que ce sont les femmes qui en sont de loin les victimes les plus nombreuses.

On compte aujourd'hui 293 millions de sites internet pornographiques contre 14 millions en 1998… Une recherche sur quatre concerne la pornographie et un site sur dix tombe dans cette catégorie. Quant à l'âge moyen de la première exposition à la pornographie, il est passé de 15 à 11 ans au cours de ces dix dernières années.

La tendance chez les adolescents à filmer leurs « exploits » et à diffuser ces vidéos est également à la hausse, tandis que les viols sont facilités par une augmentation inquiétante de la consommation d'alcool par les jeunes, les jeunes femmes notamment : raison pour laquelle le principal procureur d'Ecosse a invité cette semaine les filles à boire moins pour courir moins de risques. Une déclaration dénoncée comme un préjugé de père-la-morale…

Les déclarations de Malcolm Graham coïncident avec la publication de rapports d'agences gouvernementales britanniques sur l'explosion de l'exploitation sexuelle des femmes et des crimes sexuels, ainsi que le rapporte Ben Johnson sur LifeSiteNews. Le Centre britannique pour la justice sociale vient ainsi d'annoncer que plus de 500 jeunes filles, dont une moitié de Britanniques. L'une de celles-ci, baptisée « Hannah » par la presse, a été violée 90 fois en un seul week-end… Mais il y a aussi des hommes, tel cet électricien roumain retenu prisonnier et violé de manière répétée par les deux hommes qui le « possédaient ».

Un autre rapport cité par Johnson vient de révéler que 4.562 mineurs britanniques – certains à peine âgés de 5 ans – ont commis 5.082 agressions sexuelles sur la période de 2009 à 2012, selon des données partielles des forces de police. La National Society for the Prevention of Cruelty to Children (association nationale pour la prévention de la cruauté à l'égard des enfants) fait clairement le lien entre ces crimes sexuels commis par des enfants et la prépondérance de la pornographie, souligne le journaliste. L'association dénonce la déformation du regard des jeunes sur « ce qui constitue un comportement normal ou acceptable ».

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



Comment avec 500.000 signatures on bloque un vote parlementaire

Plus de 500.000 courriels envoyés en quelques jours ont permis de bloquer le vote d'une résolution en séance plénière du Parlement européen. 

Toute ressemblance avec l'affaire du « mariage » gay est évidemment fortuite. Un million de personnes dans les rues et 700.000 pétitions ne pèsent rien par rapport à ces 500.000 courriels-là.

Voyez plutôt. Il s'agit d'un article d'une résolution du Parlement européen sur les stéréotypes de genre par ailleurs adoptée à une large majorité lundi. Bien que cette résolution ne soit pas contraignante, l'une de ses dispositions a suscité un émoi plus qu'inquiet parmi une certaine catégorie d'internautes : celle libellée ainsi :
« 17. invite l'Union européenne et ses États membres à prendre des mesures concrètes à la suite de la résolution du Parlement européen du 16 septembre 1997 sur la discrimination de la femme dans la publicité, qui réclamait l'interdiction de toutes les formes de pornographie dans les médias, ainsi que de la promotion du tourisme sexuel. »
Rendez-vous compte : avec une telle résolution, l'UE et ses Etats-membres étaient invités à proscrire la pornographie sur internet ! Alors que la pornographie est un vrai moteur du web, une belle industrie qui marche, avec des milliards de pages vues chaque jour ! S'ajoutait à cela une régulation de la représentation de la nudité féminine à des fins commerciales : une catastrophe pour les marchands de voitures, de gels-douches et de yaourts, la pub pour cette dernière denrée étant inextricablement liée à la mise en scène de corps de rêve à la peau laiteuse…
Kartika Liotard

Les boîtes aux lettres du Parlement européen ont été bombardées de messages d'Européens inquiets. Si bien que les parlementaires se sont méfiés, allant chercher dans les méandres du rapport de l'euro-députée néerlandaise d'extrême-gauche Kartika Tamara Liotard ces alinéas liberticides plutôt que de voter, les yeux fermés, un texte qui avait tout du politiquement correct.

C'est donc acquis : par 368 voix contre 159 et 98 abstentions, le Parlement européen a voté pour la pornographie sur internet. Pour l'exploitation des femmes (et des hommes) qui se vendent, ou qui sont vendus pour satisfaire les instincts du consommateur du « marché unique européen ». Pour l'avilissement des jeunes qui, filtres parentaux ou pas, sont si souvent confrontés aux images les plus dégradantes. C'est cela, la liberté économique absolue ! C'est ça, leur Europe !

Et c'est d'ailleurs aussi celle de Kartika Tamara Liotard : quelques heures après le vote du texte et le rejet de cette insupportable tentative de museler la pornographie sur internet, elle a tenu une conférence de presse pour dire qu'elle avait commis une erreur de rédaction : « C'était en fait les publicitaires qui étaient visés, et non pas la liberté sur internet. »

Tout le reste de la résolution a été adopté avec le même nombre de voix pour et contre. J'en reparlerai…

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



 
[]