12 janvier, 2013

Où l'on reparle de l'avortement post-natal

Francesca Minerva
Leur proposition avait fait le tour du monde, et suscité une indignation que j'oserai décrire comme paradoxale : Francesca Minerva et Alberto Giubilini, deux chercheurs italiens en Australie, plaidaient début 2012 pour qu'on puisse tuer les bébés après leur naissance pour les mêmes motifs qui autorisent leur élimination avant leur naissance.

Vendredi, à l'université de Turin, ils ont remis ça, rapporte Lucia Bellaspiga dans l'Avvenire. En une phrase on ne peut plus claire :

« Si nous pensons que l'avortement est moralement permis parce que les fœtus n'ont pas encore les caractéristiques qui confèrent le droit à la vie, vu que ces caractéristiques font aussi défaut aussi bien aux nouveau-nés, l'avortement post-natal devrait lui aussi être autorisé. »

Cela dépasse, note avec justesse la journaliste, le cas des enfants à naître souffrant d'une malformation : puisque la détresse économique « justifie » des avortements au motif que le fœtus n'a pas le statut de personne, pourquoi ne pas permettre cet « avortement post-natal » en ce cas.

Les deux chercheurs de l'université de Melbourne, d'origine italienne, ont indiqué qu'il s'agissait de la première fois où ils ont été invités à parler en Italie et que c'est pour eux une occasion très importante.

Ils ont signalé que leur pensée n'est pas novatrice, puisque dès les années 1970 Peter Singer en exprimait de semblables : ce qui change chez Giubilini et Minerva, c'est leur « volonté de rendre explicites certaines conséquences normatives et tenir compte des implications socio-économiques : si celles-ci sont importantes pour autoriser l'avortement, alors elles le sont aussi si l'enfant est déjà né. »

Singer, l'utilitariste, lui, parlait d'enfants trisomiques ou souffrant d'autres imperfections qui rendraient leur vie indigne d'être vécue. « Nous acceptons que la trisomie 21 et les autres maladies sont une bonne raison pour avorter, afin de protéger ainsi les intérêts de ceux qui auront la charge d'élever cette personne, mais la cohérence veut que cela vaille aussi pour tuer un nouveau-né après la naissance. »

Pour accéder au statut de personne, il ne suffirait pas de ressentir la douleur ou le plaisir mais « un développement neurologique supérieur » et pouvoir prévoir par rapport aux attentes futures qu'il existe « un intérêt pour la vie : un nouveau-né ne l'a pas ».

Maurizio Mori, directeur du Master de bioéthique de l'université de Turin, a félicité les deux jeunes chercheurs d'avoir fait progresser le débat et surtout d'avoir inventé le nom d'« avortement post-natal ».

Francesa Minerva venait de rendre compte des menaces de mort et autres insultes subies à la suite de leur première publication.

Ce qui est tout à fait paradoxal. Si cela a tant ému les gens, pourquoi ne se mobilisent-ils pas contre l'avortement tout court ?

D'aucuns avaient d'ailleurs pensé que Giubilini et Minerva avaient tenu leur raisonnement dans le seul but de faire réfléchir à l'avortement lui-même : si la logique qui le permet devrait autoriser l'infanticide, comment justifier la logique et par tant comment admettre l'avortement ?

Sans que cet aspect des choses soit totalement clarifié, force est de constater qu'à leur prestation turinoise ils ont été félicité par un maître qui par ailleurs a fait la promotion de la mise à mort des personnes en coma végétatif, et que ce même Maurizio Mori a été interpellé par plusieurs de ses pairs qui ont été profondément choqués de le voir donner une tribune aux thèse des deux bioéthiciens de Melbourne.

« Il n'est pas vrai que l'on puisse parler de tout à l'université, lui a fait savoir Assuntina Morresi, membre du comité national de bioéthique : il n'existe pas de neutralité dans le monde académique : de même que personne ne songerait à soutenir en chaire le négationnisme de la Shoah ou une thèse discriminatoire envers les Noirs, de même l'homicide des nouveau-nés est un thème qu'on ne peut recevoir. Faire abstraction de cela veut dire embrasser une idéologie dangereuse qui nous permet de tout faire. »

Mais à cette aune-là, on ne devrait pas non plus discuter de la thèse de l'acceptation de l'avortement…

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11 janvier, 2013

Contre l'homophobie : des ministres, des entreprises et une charte pour les LGBT



Vu sur fecit-forum cette information qui m'avait échappée :

Le site de promotion des droits LGBT L'autre cercle.org – qui milite notamment pour le « mariage pour tous » – a pris l'initiative de faire signer une charte par plusieurs ministres et de grandes entreprises qui engage ces derniers à mieux traiter les lesbiennes, gays, bi, trans. La cérémonie a eu lieu le 7 janvier.

Elle s'est déroulée en présence de Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Michel Sapin, Ministre du  Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle et Dominique Baudis, Défenseur des Droits.

Les entreprises étaient ainsi représentées : Christian NIBOUREL président d'Accenture France, Loïc LE GROUIEC DG d'Alcatel Lucent France, Claude EVIN DG d'ARS Ile de France, Yves DESJACQUES DRH du groupe Casino, Anne LE STRAT présidente d'Eau de Paris,  Didier HAAS membre du Comex d'IBM France, Bruno METTLING DGA-DRH du groupe Orange, Abdel AISSOU DG du groupe Randstad France et Jean-Michel HERREWYN DG de Véolia Eau ont signé la Charte de l’Engagement LGBT de L’Autre Cercle.

C'est, souligne L'Autre cercle, une « première » en Europe.

Voici la charte…



… et voici les engagements : 

1. Créer un environnement inclusif pour les collaboratrices et les 
collaborateurs LGBT 

a)  Prendre les mesures propres à cultiver un climat d’entente exempt 
d’intimidation, d’hostilité, de vexation et de toute forme de conduite 
discriminatoire en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité 
sexuelle ou de genre. Les instances dirigeantes donneront l’exemple 
par leur comportement exemplaire.

b)  Mentionner explicitement la thématique LGBT dans les 
communications internes sur leur engagement en faveur de la nondiscrimination et de la diversité, voire, si l’organisation le souhaite, identifier un-e référent-e sponsor sur ce sujet.

c)  Sensibiliser, former et accompagner leurs dirigeant-e-s, collaboratrices 
et collaborateurs impliqué-e-s dans le recrutement, la formation, les 
évaluations personnelles et la gestion des carrières, aux enjeux de la 
non-discrimination envers les populations LGBT.

d)  Soutenir les initiatives des collaboratrices et  collaborateurs ayant 
pour objectif de lutter contre la discrimination à l’encontre des 
populations LGBT (par exemple : réseaux internes, participation à 
des manifestations).


2. Veiller à une égalité de droit et de traitement entre tou-te-s les  
collaboratrices et collaborateurs quelles que soient leur orientation 
sexuelle et identité sexuelle ou de genre

a)  S’assurer que les règles et procédures internes ne permettent aucune 
discrimination liée à l’orientation sexuelle ou l’identité sexuelle ou de genre.

b)   Garantir l’accès à tou-te-s aux droits et avantages existants accordés 
par l’entreprise ou l’organisation dans le cadre de la conjugalité 
et de la parentalité (mutuelle, prévoyance, congés familiaux…) ; 
communiquer régulièrement et faciliter l’accès à tou-te-s à ces 
éléments d’information.

c)   Créer les conditions permettant de garantir la confidentialité des 
informations relatives à l’orientation sexuelle ou l’identité sexuelle ou de 
genre.

3. Soutenir les collaboratrices et collaborateurs victimes de propos 
ou d’actes discriminatoires

a)  Assurer un engagement visible des instances dirigeantes contre tout 
propos ou acte de discrimination à l’encontre de la population LGBT.

b)  Agir de manière concertée avec les Instances représentatives du 
personnel.

c)  Intégrer explicitement le critère LGBT dans les structures d’écoute et 
d’alerte anti-discriminations, et promouvoir ces structures en interne.

d)  Mettre en œuvre des actions destinées à prévenir et, le cas échéant, 
à sanctionner tout propos ou attitude discriminatoire.


4. Mesurer les avancées et partager les bonnes pratiques pour faire 
évoluer l’environnement professionnel général

a) Créer et promouvoir des outils de mesure des actions.

b)  Participer aux rencontres favorisant le partage des bonnes pratiques 
et des avancées. 

c)  Communiquer à l’extérieur de l’entreprise ou de l’organisation sur 
les bonnes pratiques et les engagements LGBT pris (par exemple : 
signature de la Charte d’Engagement LGBT, prise de parole lors de 
colloques RH).

d)  Intégrer les avancées dans les reporting tels que les bilans de la 
politique diversité (rapports annuels Développement durable, Diversité, 
RH, audit de certifi cation du Label Diversité, …).



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Facebook fait de la publicite pour l'avortement

Depuis le 1er janvier, de nombreuses utilisatrices britanniques de Facebook ont découvert avec stupeur que parmi les publicités qui s'affichent dans le cadre de leur « profil » il y en a une émanant d'un site dédié à la recherche de fournisseurs d'avortement, abortion.com. Site américain, il renvoie vers un nombre très important de cliniques et autres établissements offrant des « interruptions de grossesse » aux Etats-Unis, ainsi qu'une adresse au Royaume-Uni : Abortion Support Network, « Réseau de soutien pour l'avortement ».

La publicité vous promet de trouver « Un fournisseur d'avortement près de chez vous ».

Vu que les publicités des profils Facebook ciblent en général les utilisateurs selon leurs caractéristiques annoncées, leur style de vie, leur utilisation du réseau social, bien des femmes se sont demandées pourquoi à leur proposait, à elles, ce « service » qui n'est pas forcément du goût de chacune.

Willard Foxton, sur un blog du Daily Telegraph, a contacté les responsables de Facebook. Ceux-ci n'ont rien voulu lâcher sur les mots-clefs qui déclenchent l'apparition des publicités en question. Il a été renvoyé avec une belle dose de langue de bois :

« Un porte-parole m'a dit : “La publicite pour les services de conseil post-conception (PCAS, post-conception advice services) est autorisée selon les règles de Facebook, tout comme elle l'est dans la presse écrite et télédiffusée au Royaume-Uni. A la différence des autres médias, si les gens n'aiment pas une publicité qu'ils voient sur Facebook ils peuvent la faire disparaître en cliquant sur le x au coin de la pub. »

La pub, souligne Foxton, peut certes être fermée, mais ciblée, visant des femmes jeunes, elle peut, dit-il, frapper désagréablement des femmes ayant avorté et qui n'ont pas envie qu'on le leur appelle, viser des femmes pro-vie ou ayant de fortes convictions religieuses, voire éveiller indûment des soupçons chez des proches qui imaginent que leur apparition est liée au fait que leur fille, leur femme, leur amie a déjà fait ce genre de recherches pour trouver ce genre de services.

LifeSite rappelle que Facebook censure systématiquement les images d'avortements et va jusqu'à suspendre les membres qui les mettent en ligne, tandis que le réseau social a publié en février 2012 un message de Women on waves expliquant comment pratiquer un avortement chimique illégal.

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Chine : renforcement de la politique de l'enfant unique


Loin d'assouplir sa politique de l'enfant unique comme on l'annonce ici ou là, la Chine prend plutôt des mesures pour la verrouiller. Le comité permanent de la municipalité de Shenzhen a adopté un réglement, entré en vigueur au début de ce mois, qui vise à traquer les contrevenants qui tentent de contourner la loi  en faisant naître leurs enfants « surnuméraires » en dehors de la Chine continentale.

Le règlement – premier de son type au niveau local – institue une amende pour les couples qui organiseraient l'accouchement d'un enfant n'entrant pas dans le cadre de la politique de l'enfant unique. Le couple sera alors solidairement redevable d'un montant équivalent à six fois le revenu disponible par tête dans la ville de Shenzhen au cours de l'année précédant la naissance.

L'amende est présentée comme un « paiement pour le maintien social ».

Elle équivaudrait aujourd'hui à 26.415 euros.

Une autre amende vient frapper les couples qui ont leur premier enfant sans avoir officiellement enregistré leur mariage dans les 60 jours de sa naissance, équivalente à deux fois le revenu moyen annuel disponible par tête ) Shenzhen.

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Les manifestants de dimanche réclament-ils vraiment la création d'une alliance civile ?

Quoi qu'en dise Frigide Barjot : Manifs pour tous !

Place Pinel ou place d’Italie, à la Porte Maillot ou à Denfert-Rochereau, une chose est claire : les milliers de personnes, et probablement les centaines de milliers de personnes qui seront dans les rues de Paris dimanche y viennent exprimer une seule chose, leur refus de la légalisation du « mariage » des couples de même sexe. « Catholiques pour le mariage » côté Civitas, Renaissance Catholique, etc., une écrasante majorité de… catholiques pour le mariage de l’autre, et partout des personnes qui ne partagent pas la foi, défendront objectivement, comme l’écrit l’abbé de Tanoüarn sur son blog, « cette institution chrétienne bimillénaire qui s’appelle le mariage ».

On entendra moins dire dimanche que la défense du mariage, tel qu’il existe en France avec ses reliefs d’héritage chrétien, est aussi une conséquence d’une considération simplement naturelle de la morale, partagée depuis des millénaires avant d’être contestée sous la pression du nihilisme « antiraciste » porté par bien des institutions internationales, et qui voit dans la finalité évidente de la sexualité le moyen de perpétuer l’espèce, de fournir son cadre naturel à la famille et de permettre à l’amour de s’exprimer physiquement entre un homme et une femme, cimentant leur alliance. Et – ajouteront les catholiques – signifiant l’amour total, fécond et fidèle de Dieu dans sa Trinité et du Christ pour son Eglise.

Il est devenu délicat, voire délictueux de dire que les « amours homosexuelles » dans leur expression physique sont une perversion, un dévoiement de la sexualité humaine. D’autres expressions physiques du désir sexuel – l’inceste, la pédérastie et d’autres que je ne vais pas détailler ici – demeurent publiquement honnies.

On se demande bien pourquoi dès lors que les participants à ces actes n’y verraient pas d’inconvénient en tant que personnes consentantes…

Quoi qu’il en soit, les deux choses, défense du mariage et avis moral sur la finalité et le cadre de l’activité sexuelle, le cadre et la forme de la procréation et de l’éducation sont au fond indissociables, même si l’objectif de dimanche est d’obtenir le retrait – le retrait, pas l’aménagement ! – de la loi sur le « mariage pour tous ».

Jeudi matin, les organisateurs de la « Manif pour tous » ont tenu une conférence de presse dans le cadre prestigieux du Grand Palais à Paris, à l’invitation de l’Association de la presse étrangère. Beaucoup de journalistes, beaucoup de caméras. On a pu y entendre d’intéressants exposés sur le droit et le bien des enfants, notamment de la part du pédopsychiatre Vincent Rouyer, et l’exposé de Tugdual Derville qui a précisé en cours de route que si la manifestation s’affirme contre « l’homophobie », c’est « en ce qu’elle est discrimination injuste ou stigmatisation à l’égard des personnes ». On sait que tel n’est pas le sens de la loi réprimant l’homophobie qui vise toute discrimination, quelle qu’elle soit. Le terme est dangereux à manier…

Frigide Barjot, personnalité-vedette de cette « conférence de presse » aux allures de meeting (la moitié des journalistes sont partis avant la fin, excédés, cela arrive même quand on pense savoir « parler aux médias »), a cité deux sondages. 63 % de Français sont pour le « mariage » homosexuel, 54 % contre l’adoption par les couples homosexuels, a-t-elle dit. Comme le droit du mariage entraîne de lui-même possibilité d’adoption plénière, elle propose de laisser tomber le terme « mariage », dont les Français ne veulent pas en réalité à 54 %. « Comme les Français sont pour le mariage, que le président (Hollande) nous propose un nouveau texte sur l’union des couples de même sexe puisque les Français le veulent. »

Laurence Tcheng, qui se présente comme une militante socialiste, a précisé : « Nous espérons que la loi ne passera pas, ou en tout cas en l’état, car nous sommes pour l’alliance civile. » Frigide Barjot l’interrompt pour ajouter : « Même si des gens dans la manif ne sont pas encore convaincus de cela. »


Les manifestants de dimanche réclament-ils 
vraiment la création d'une alliance civile ?

Inutile de mettre Frigide Barjot au défi de le prouver, puisque les « gens de la manif qui ne sont pas convaincus de cela » ne le sont tout simplement « pas encore » et qu'ils devraient donc l'être pour être en phase avec sa manif.

Mais ce n'est pas sa manif.

Je doute que 5 %, ou même 3 % des personnes qui rejoindront les manifs de dimanche soient « convaincus de cela ». Leur écrasante majorité, je suis prête à l'affirmer, est même contre cette idée d’un pseudo « mariage », même sans le mot « mariage » et sans l’adoption ou la filiation impossible.


L’un des homosexuels contre le mariage qui s’est exprimé en ce sens sur le site homovox.com, Benoît, a commenté lors de la conférence de presse le nombre de pacs conclus désormais tous les ans :

« Le pacs, c’est un produit qui marche bien, il répond à un besoin. Il offre des droits light avec des devoirs light et c’est très bien comme ça. »

Il a explique que du coup les couples homosexuels sont demandeurs d’obtenir une possibilité d’« engagement plus fort ». Des « droits équivalents au mariage » (hormis l’adoption, PMA etc), et les devoirs liés au mariage. « Il faut qu’on puisse proposer une loi. Il ne suffit pas de dire non au mariage gay, sans proposer autre chose. »

Frigide Barjot : « C’est ça ! »


Ce projet d’alliance civile a fait l’objet d’un dépôt d’amendement, mardi, par Nathalie Kosciusko-Morizet et Axel Poniatowski : « Il suffit de voter cela à la place de la loi sur le mariage pour tous », a conclu Frigide Barjot.

Ne laissons pas ainsi détourner le sens de la « Manif pour tous » !
Soutenue par les évêques, qui se mobilisent avec courage et clarté,
ses rangs gonflés par les catholiques, elle n’est pas cela.
Elle ne doit pas être cela.
Frigide Barjot a beau parler aux médias,
sur ce point elle ne représente qu’elle-même, c’est une évidence.

Et il faut le dire.

De larges passages de ce message sont empruntés à un article paru dans Présent daté du samedi 12 janvier.

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09 janvier, 2013

Irlande : le Parlement s'entend dire que l'avortement n'est jamais nécessaire pour sauver la vie de la mère

Le Parlement irlandais – l'Oireachtas – auditionne pendant trois jours, depuis mardi, les différents acteurs du débat sur la légalisation de l'avortement « pour sauver la vie de la mère » imposé par l'interprétation de l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme A, B, C contre Irlande et soutenu par le tragique fait divers de la mort par septicémie de la jeune femme indienne Savita Happalanavar après une fausse couche.

Cela a commencé avec l'affirmation par le président du Irish Medical Council, Prof Kieran Murphy, selon laquelle les médecins ne doivent jamais laisser leurs « exigences morales personnelles » influencer leur manière de traiter les femmes enceintes… ce qui, si l'on y réfléchit bien, fait froid dans le dos.

Il voulait dire que le droit à l'objection de conscience doit toujours être contre-balancé par le droit de la patiente.

Demain jeudi, ce sera au tour des groupes religieux et des groupes pro-vie et anti-vie. On attend les « quatre principales églises chrétiennes » ainsi que des musulmans, mais principalement l'Eglise catholique, évidemment.

Mardi après-midi, c'était le tour des experts et il y a eu des déclarations qui sont au cœur du sujet. un groupe de médecins – gynécologues, obstétriciens, oncologues… – ont témoigné du fait que la sauvegarde de la vie de la mère n'exige jamais la mise à mort directe et volontaire de son enfant à naître. Interrogés sur le fait de savoir s'ils avaient déjà eu à connaître des « morts maternelles inutiles », ils ont attesté que non, ajoutant que jamais les lois irlandaises ne les ont empêchés de donner des soins nécessaires pour sauver la vie de la mère, notamment en cas de cancer.

Tout au plus, ont-ils affirmé, pouvait exceptionnellement surgir la nécessité de faire naître l'enfant avant qu'il ne soit viable, « sans intention de le tuer », ce qui pose assurément des problèmes précis et un jugement très formé à la fois sur le plan médical et moral (comme c'est le cas pour les grossesses extra-utérines où il est légitime de soigner et donc de laisser mourir l'enfant pour sauvegarder la vie de la mère).

Rien qui relève, en tout cas, de l'avortement volontaire.

Les mêmes experts ont souligné que les cas de suicide de femmes enceintes est « extrêmement rare ». La consultation de douze praticiens par l'une d'entre eux a abouti à la conclusion que les intentions suicidiaires qu'ils avaient pu constater n'étaient jamais le résultat, pour les femmes concernées, de la seule conscience d'être enceintes. Cela va contre les affirmations qui poussent le gouvernement à vouloir légaliser l'avortement en cas de menace de suicide de la mère.

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La manifestation invisible et silencieuse…









PARTICIPER

Mobilisation invisible et silencieuse

Participez le 25 Janvier 2013,
fête de la conversion de Saint Paul,
à une journée de jeûne et de prière pour la France et la Famille,
face au projet de loi « mariage pour tous ». …

Le site Tous en prière comptabilise les priants.

L'initiative a déjà reçu le soutien du Primat des Gaules, le cardinal Philippe Barbarin, et aussi de Mgr Rey (Fréjus-Toulon), de Mgr Centène (Vannes) et de Mgr Cattenoz (Avignon).

Et encore : 

Fr. Philipppe Dupont, Abbé de Solesmes

Fr. Etienne Ricaud, Abbé de Fleury, St Benoît sur Loire

Fr. Philippe Piron, Abbé de Kergonan

Dom Louis-Marie, Abbé de Ste Madeleine du Barroux

Mère Laurence Dupré Latour, Abbesse de St Michel de Kergonan

Père Maximilien, Prieur des Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu – Abbaye Ste Marie de Lagrasse

Fr. Marc, Prieur de Ste Marie de la Garde

Laurent Landete, Modérateur de la Communauté de l’Emmanuel

Fr. Thomas Joachim, Prieur Général des Frères de St Jean

La Communauté des Béatitudes

Fr. Joël Houque, Abbé de Mondaye

Fr. Dominique-Marie de Saint Laumer, Prieur de la Fraternité Saint Vincent Ferrier

Fr. Jean-François, Prieur des Petits Frères de Marie Mère du Rédempteur – Prieuré de la Cotellerie

Père Bernard Peyrous, Recteur des Sanctuaires de Paray-le-Monial

Père Ludovic Frère, Recteur du Sanctuaire de ND du Laus

Père Xavier Malle, Curé et recteur du Sanctuaire ND de la Prière à L’Ile Bouchard

Père Ronan de Gouvello, Recteur du Sanctuaire ND de Rocamadour

Père Hubert Lelièvre, Fondateur de la Famille Missionnaire l’Evangile de la Vie

Père Pierre Amar, Diocèse de Versailles

Père Guillaume Seguin, Diocèse de Paris

Père Marcel Bourland, Diocèse de Dijon

Père Julien Antoine, Diocèse de Tours

Père David de Lestapis, Sanctuaire d’Ars-sur-Formans

Père Louis-Marie Guitton, Diocèse de Fréjus-Toulon

Père Vincent Sauer, Diocèse de Dijon

Fr. Romaric Morin op, Couvent des Dominicains de Marseille

Don Antoine Drouineau, Communauté St Martin

Père Cyril Gordien, Diocèse de Paris

Père Bruno Lefevre-Pontalis, Diocèse de Paris

Fr. Cyprien-Marie, Abbaye St Joseph de Clairval

Fr. Jean-Hilaire, Communauté St Jean



Le dimanche 13 janvier, nombre de prêtres, de moines, de moniales, de religieuses, de laïcs ne participeront à aucune manifestation publique. Nous savons qu'ils et elles seront très nombreux en prière devant le Saint-Sacrement pour la même cause. Ceux qui ont choisi la meilleure part savent que les hommes d'armes bataillent, que la flotte chrétienne était indispensable à Lépante, qu'il faut retrousser ses manches, et battre le pavé parisien. Mais nous savons le rôle joué par Dieu et ses saints dans les victoires de Jeanne, la puissance du rosaire le 7 octobre 1571, les renversements de situation obtenus par la prière d'intercession.

Ceux qui ne marcheront pas dimanche peuvent donc « se manifester » comme priants…

Et il faut bien comprendre qu'ils ont en toute première ligne.

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Ce vendredi 11 janvier, veillée à Saint-Séverin, Paris 5e



VEILLÉE et NUIT d'ADORATION
pour les FAMILLES de FRANCE  


Le Vendredi 11 janvier 2013
  
Paroisse Saint Séverin
Paris 5ème 
 
Au programme :
 
19 h : Messe présidée par le père Jean-baptiste Arnaud 
 
19 h 30 - 23 h : Veillée d'adoration - Méditation - Confession
Chapelet prié par les enfants 
 
23 h - 7 h : Nuit d'adoration
 
7 h 30 : Laudes avec les séminaristes suivies par le petit-déjeuner
 
 
  
Jusqu'à 23h : Entrée  par les portes de l'église - Après 23h entrée par les grilles du Cloitre
Métro saint Michel – Cluny La Sorbonne
Pour se restaurer, apportez une boisson ou des gâteaux salés, sucrés...
 
Pour la nuit prenez vos sacs de couchage et tapis de sol
Merci de préciser si vous pouvez participer à l’animation :
chorale, instruments de musique, veiller une heure dans la nuit... 
 
Et pour plus d'information : prieravecmarie@gmail.com
Veillée : 06 61 24 45 28  -  Nuit d'Adoration : 06 73 92 86 68 
 
 
 
« Dites aux petits enfants de prier pour la France, car elle en a grand besoin. »
« Je donnerai du bonheur dans les familles. »
 
Notre Dame de la prière à l'Ile Bouchard
 
 
 



Veillée de prières pour la vie et la famille le 12 à Saint-François-Xavier, Paris 7e


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08 janvier, 2013

Le “père” de l'avortement légal en Grande-Bretagne met en garde contre la légalisation…

David Steel, élu depuis quelques mois
seulement, impose l'avortement légal.
Il s'appelle Lord David Steel, libéral. C'est lui qui, en 1967, a donné leur forme aux lois autorisant l'avortement en Grande-Bretagne, on l'appelle même leur « architecte ». A l'heure où l'Irlande s'apprête à prévoir elle aussi des situations où il sera légalement possible de mettre fin à la vie d'enfants à naître, il a fait des déclarations surprenantes, presque comme des regrets. « Je n'avais jamais envisagé qu'il y aurait autant d'avortements », explique-t-il à propos de la loi britannique qu'il a fortement contribué à adopter, prévoyant la dépénalisation jusqu'à 28 semaines dans diverses situations.

Une loi qui permettrait aux femmes de réclamer un avortement sur la foi de cases cochées sur un formuaire serait « très difficile à mettre en œuvre », a-t-il averti : c'est pourtant la voie envisagée pour les cas de danger pour la vie de la mère et éventuellement en cas de menace de suicide de la femme enceinte qui repose encore plus sur ses déclarations subjectives (ou opportunistes).

Lord Steel le dit tout net : « Je crois que ce serait une erreur d'essayer de fixer une loi pour l'avortement pour les catégories comme le suicide ou le viol. »

Pourquoi ? Parce que sans de telles catégories, on arrive déjà à quelque 200.000 avortements par an en Grande-Bretagne, soit une grossesse sur cinq. Pourtant la loi britannique ne prévoit pas l'avortement pour raisons sociales… Niamh Ui Bhriain, responsable du Life Institute en Irlande, commente : « Ce que l'expérience britannique nous apprend, c'est que la légalisation de l'avortement pour cause de (risque) de suicide conduirait à l'abus massif de la loi. En Grande-Bretagne, la plupart des avortements sont pratiqués pour des raisons sociales – mais la justification officielle de la mise à mort de l'enfant est le risque pour la santé mentale de la mère. »

On sait aussi qu'aujourd'hui en Grande-Bretagne un tiers des avortements sont pratiqués sur des femmes ayant déjà subi un avortement, et un nombre croissant de femmes en sont à leur cinquième avortement… Toujours selon les critères supposés restrictifs de la loi.

« Il semblerait qu'on soit en train de faire l'erreur en Irlande d'essayer de définir les circonstances où chaque avortement pourra être pratiqué et c'est là un chemin à parcourir qui est sans espoir », a déclaré Lord David Steel, cité par l'Irish Independent.

Lord Steel reste personnellement favorable à l'avortement mais semble préférer un loi qui ne crée pas d'emblée une sorte de droit automatique à l'intervention… Cela n'en fait pas un « pro-vie », loin s'en faut, mais souligne tout de même le fondamental danger des lois systématiques qui est de faire exploser le nombre d'avortements.

Niamh Ui Bhriain rappelle à cette occasion que de 1992 à aujourd'hui, pas un seul avortement sur une femme irlandaise pratiqué en Grande Bretagne n'a eu pour cause la nécessité de « sauver la vie de la mère ».

En Angleterre et au Pays de Galles, depuis 1967, seuls 143 avortements (sur plus de 6 millions) ont eu pour motif la volonté de « sauver la vie de la mère » ou de l'empêcher de « subir un dommage grave sur le plan physique ou mental » (voir ici).

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07 janvier, 2013

Etats-Unis : le Planning familial affiche des profits inédits pour la “vente” d'avortements

Jamais « Planned Parenthood » n'avait affiché des chiffres aussi satisfaisants… de son point de vue. La branche américaine de l'association, principal pourvoyeur d'avortements aux Etats-Unis, a publié ses comptes pour l'exercice 2011-2012, annonçant des bénéfices sans précédent liés à cette activité. Sur la période, PPFA a éliminé 333.964 enfants, ce qui a engendré près de 1,2 milliards de chiffre d'affaires et un bénéfice de 150 millions de dollars.

Cette activité lucrative est fortement soutenue par le gouvernement qui a contribué sur l'exercice 542,4 millions de dollars de fonds publics, soit 45,2 % du budget annuel total du Planning. On croyait que c'était la crise… mais cette subvention est en forte augmentation. Elle n'avait représenté « que » 487,4 millions de dollars en 2009-2010.

Malgré les importants bénéfices affichés, PPFA pousse des cris d'orfraie chaque fois qu'il est question de tailler – un peu – dans les sommes allouées à l'entreprise d'avortement, en clamant que « des femmes vont mourir » parce que le Planning ne pourra plus fournir de soins gynécologiques aux femmes dans le besoin.

Avec une marge de plus de 771 millions de dollars engrangés sous la rubrique des bénéfices, des gains, le PPFA a pourtant de quoi voir venir, ainsi que le note Douglas R. Scott, président de Life Decisions International, cité par LifeSite.

Scott souligne également que pour un tiers de millions d'avortements pratiqués sur la seule année couvrant l'exercice fiscal 2011-2012, seul 2.300 femmes ayant fait appel au Planning aux Etats-Unis ont été renvoyées vers des centres d'adoption pour pouvoir ainsi faire le cadeau de la vie à leur enfant.

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ONU : l'avortement sélectif des filles augmente en Europe

C'est une étude des Nations unies qui l'affirme : le nombre des avortements sélectifs des filles va croissant en Europe, une tendance qui se lit dans les statistiques de naissance où les garçons sont de plus en plus sur-représentés. L'Inde, la Chine et autres pays « émergents » n'ont plus l'apanage de ces tristes statistiques rendues possibles par l'existence de ce qu'il est convenu d'appeler « l'interruption volontaire de grossesse » : dès lors qu'elle est légale à la demande, en effet, pourquoi se priver ?

Sans vraiment de surprise on notera que c'est dans des pays européens à forte présence musulmane que cette préférence « culturelle » pour les garçons se traduit par un surcroît de naissances « mâles » : en Albanie, il en naît 112 pour 100 filles ; au Kosovo la proportion est de 110 pour 100 ; au Montenegro, 109.

Le taux ordinairement constaté à travers le monde est de 105 naissances de garçons pour 100 naissances de filles, un déséquilibre dû à la prévoyance de la nature – pour ne pas dire la Providence – pour compenser la plus forte mortalité des bébés et des enfants mâles et aboutir, dans une région donnée, à l'équilibre entre hommes et femmes.

Les experts de l'ONU attribuent l'asymétrie au fait que dans les cultures « archaïques » des pays balkaniques comme l'Albanie, le Kosovo, le Montenegro, le garçon est perçu comme l'héritier du clan et celui qui va le perpétuer, alors que la fille en se mariant va renforcer un autre clan. A quoi s'ajoutent la pauvreté et le statut social inférieur de la femme dans ces régions… (Tiens, pourquoi ?)

Si l'avortement sélectif des filles demeure interdit, la source de cette information, Deutsche Welle en langue espagnole, affirme de manière intéressante qu'en Albanie on tirerait argument des avortements illégaux en augmentation, sans doute pour répondre à la demande de sélection, pour justifier les avortements légaux. Air connu.

Mais le journal souligne que d'autres pays européens sont touchés par le phénomène. Le sexe des enfants à naître n'étant connu qu'à partir des 14 semaines révolues de gestation, date à laquelle l'avortement est illégal dans beaucoup de pays européens,  ilon parle ainsi d'un « tourisme d'avortement » qui s'organise entre le Danemark et la Suède où l'opératiojn est légale jusqu'à 18 semaines.

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06 janvier, 2013

Plus de 624.800 britanniques ont signé une pétition contre le “mariage” gay



10 contre 1. C'est l'état actuel des pétitions contre et pour le « mariage » des homosexuels au Royaume-Uni, où le gouvernement de coalition mené par le « conservateur » David Cameron souhaite imposer au plus vite cette dénaturation du mariage.

A l'heure d'écrire, plus de 624.800 personnes avaient déjà signé la pétition c4m.org.uk (Coalition for Marriage) ; la pétition concurrente, c4em.org.uk (Coalition for Equal Marriage) en avait recueilli, à la même heure, 64.459.

Voilà qui explose le mythe d'un consensus social, aussi actif au Royaume-Uni qu'en France : outre-Manche, C4EM assure même que 305 dés élus à la chambre sur 649 sont d'ores et déjà en faveur du « mariage » gay, contre 114 opposants, 14 sans opinion et 216 dont l'avis n'est pas connu.

Peter Saunders, de Christian Medical Comment, souligne que les chiffres des opposants ne peuvent être que supérieurs, vu que 137 élus du seul parti Tory ont déjà rassuré leurs électeurs sur le fait qu'ils voteraient contre.

Mieux, les Travaillistes viennent d'obtenir la liberté de vote sur ce sujet brûlant et un petit nombre des élus Labour ont déjà fait connaître leur intention de voter contre.

La presse anglaise conservatrice scrute avec intérêt le nombre croissant de votes négatifs, tandis que l'Eglise catholique s'est fortement fait entendre par la voix de l'archevêque de Winchester, Vincent Nichols, moins ferme dans un passé encore récent mais qui change. Il a qualifié le projet de légaliser le « mariage » homosexuel de « totalitaire » dans son homélie de Noël et a déclaré quelques jours plus tard que les écoliers ne pourront plus connaître « la véritable nature du mariage » si le projet devient loi.

« Parfois l'expression de la sexualité se fait sans l'alliance publique du mariage fidèle ordonné à l'apparition de vies nouvelles. Même les gouvernements font de manière erronée la promotion de telles formes d'intimité sexuelle présentées comme devant être approuvées de manière objective voire comme devant être encouragées parmi les jeunes », a-t-il dit au cours de son homélie.

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04 janvier, 2013

“The Guardian” propose d'en finir avec les "idées fausses” sur la pédophilie

Quotidien de référence de la gauche britannique, The Guardian a publié jeudi un article signé d’un de ses journalistes pour dénoncer les « idées fausses » à propos des pédophiles et soutenir que c’est la « qualité de la relation » qui est importante. En clair : une relation d’un adulte avec un mineur n’est pas forcément dommageable pour ce dernier : « S’il n’y a pas de pression indue, pas de contrainte, pas d’abus d’autorité, si l’enfant entre de plein gré dans la relation, il n’est pas nécessaire, démontre l’expérience, qu’un mal soit causé », écrit le journaliste, citant un dénommé Tom O’Carroll, « expert ».

Ledit expert, souligne un blog du quotidien conservateur The Daily Telegraph, a été jadis président du Paedophile Information Exchange, avec une condamnation pour distribution d’images indécentes à son actif.

The Guardian ne le cache pas mais rapporte comme sérieuses ses diverses affirmations. Ainsi O’Carroll invoque une étude néerlandaise montrant qu’un échantillon de garçons impliqués dans des relations pédophiles avaient des « pensées positives » à leur sujet, ainsi qu’une méta-étude (controversée !) datant de 1998-2000 menée dans une université américaine qui aboutissait à la conclusion selon laquelle de telles relations, si les garçons y entraient librement « n’avaient quasiment pas de corrélation avec une issue indésirable ».

L’auteur, J. Michael Bailey, écrivait l’an dernier qu’il avait été forcé de constater qu’« il n’existe pas encore de preuve certaine du caractère dommageable des relations pédophiles ».

Le journaliste du Guardian, Jon Henley cite ensuite une maîtresse de conférences de l’université de Winchester, Sarah Goode, recommandant qu’on en finisse avec l’« hystérie » au sujet de la pédophilie pour cesser de présenter les pédophiles comme des monstres. « Il faut l’admettre : des hommes sont en effet attirés sexuellement par des enfants », il faut reconnaître qu’il font partie de la société et qu’ils puissent avoir des principes moraux comme chacun de nous, et « respecter et apprécier les pédophiles qui choisissent l’auto-limitation par rapport à leurs désirs ». En admettant que leur désir existe, en somme, les aider à ne pas passer à l’acte.

Ce deuxième point de vue est évidemment moins scandaleux que le premier présenté par Henley, mais il faut bien comprendre qu’on est là encore plus dans une démarche de normalisation et d’acceptation que dans une condamnation pure et simple au nom de la défense des enfants.

On sait bien que c’est ainsi que les tabous finissent par sauter. Qui eût dit il y a cinquante ou quarante ans seulement que l’homosexualité serait d’abord comprise, puis admise, puis hissée au rang de la normalité par la reconnaissance sociale des unions homosexuelles, en attendant d’être donnée en exemple par la promotion des qualités supposées propres aux homosexuels ?

Damian Thompson, qui s’indigne de tout cela dans The Daily Telegraph, note pour sa part : « C’est précisément cette sorte d’attitude “éclairée” qui a persuadé les évêques catholiques des années 1980 à adopter une approche douce et nuancée par rapport aux soupçons de pédophilie cléricale. »

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13 janvier. « Nette de fachos »

On va me dire que j’exagère. Que je crée la division. Qu’il vaut mieux se taire. Qu’on me comprenne donc. Les propos qui suivent ne visent pas à discréditer la nécessaire, l’indispensable mobilisation du 13 janvier, à laquelle appellent un nombre croissant d’évêques et qui réunira plusieurs d’entre eux pour dire « non » au « mariage » des homosexuels. Mais il faut dire et redire la vérité, pour éviter d’en faire une marche et un marché de dupes.

Mercredi soir, invitée de l’émission « Des clics et des claques » sur Europe 1, Frigide Barjot a dit et répété son hostilité viscérale à ceux qui ne se reconnaissent pas dans les objectifs de « sa » manif (mais ce n’est pas sa manif !) du 13 janvier, et qui entendent se réunir en marge et ailleurs à l’appel de Civitas et de plusieurs autres mouvements, pour défiler sous des bannières explicitement catholiques.

Interpellée à répétition pour se désolidariser de ces « identitaires » intégroïdes, Frigide Barjot s’est engagée solennellement, jurant « sur la tête » de ses enfants, qu’il n’y aurait pas un seul « intégriste » dans la « Manif pour tous ». Elle sera « Nette de fachos », tout est prévu pour éjecter les mal-pensants, la préfecture de police a été sollicitée pour les tenir à distance. Comme quoi on peut annoncer une manif « pour tous » contre la dénaturation du mariage et dénaturer soi-même le sens des mots…

Eh bien vous voyez, ces exclusions me fatiguent. M’irritent. Nous sommes bien placés à Présent pour savoir que ces relégations dans les ténèbres extérieures sont le plus souvent malhonnêtes et malvenues, qu’elles jouent sur les mots pour interdire de droit de cité une pensée, une doctrine, des opinions, des préférences parfaitement légitimes et éventuellement bienfaisantes.

Pire : ces déclarations me semblent dangereuses dès lors qu’elles excluent des analyses justes et des rappels opportuns.

Ce qui se confirme dans cette affaire. Pourquoi « nette de fachos » ? Parce que les « fachos » se définissent – on le comprend à écouter les autres propos de Frigide Barjot – non comme des crânes rasés adeptes de la solution finale ou d’un étatisme socialiste façon Mussolini, mais comme ceux qui ont un jugement négatif à l’égard des « amours homosexuelles ».

La preuve ? Frigide Barjot a réitéré mercredi soir son discours d’opposition au « mariage » gay, fondé uniquement sur le fait que le mariage étant le cadre juridique de la filiation, il ne faut pas l’ouvrir aux couples homosexuels pour ne pas bouleverser ce cadre stable inventé pour la protection des enfants. Elle a raison d’évoquer la filiation. Elle a tort de s’arrêter là, et de souhaiter de meilleurs droits pour les couples homosexuels, comme elle l’a encore fait de manière appuyée, au motif que les amours homosexuelles sont belles et méritent un cadre juridique aligné – sauf pour la filiation – sur celui des couples formés d’un homme et d’une femme.

C’est méconnaître absolument le sens du mariage, qu’il soit chrétien ou naturel.

C’est ouvrir – et c’est déjà largement fait – la porte à l’accusation d’homophobie (et l’« homophobie » est en droit un délit) à l’égard de tous ceux qui, ne partageant pas cette vision ahurissante, continuent de dire que l’union d’un homme et d’une femme, qu’ils soient païens, chrétiens, croyants ou non est une donnée de l’ordre naturel, la pierre de construction de la société, qu’ils aient d’ailleurs des enfants ou non : un mariage stérile n’est pas moins un mariage, image de l’amour divin, qu’une union bénie d’enfants.

Pire, c’est donner des armes à ceux qui dénoncent non seulement la ringardise ou le « fascisme » de ceux qui présentent les actes homosexuels comme « intrinsèquement désordonnés », mais qui les désignent comme coupables devant la justice, les médias, le monde.

Frigide Barjot ne représente qu’elle-même. Je ne crois pas un instant que ses déclarations emportent l’adhésion de la plupart des organisateurs de la « Manif pour tous ». Et c’est pourquoi il ne faut pas porter l’opprobre sur ce grand mouvement du 13 janvier.

Mais il faut dire clairement et de manière audible que le cortège de Civitas, qui aux dernières nouvelles entend démarrer de la place Pinel à 13 h dans le 13e arrondissement, fait partie de ce grand soulèvement national contre la révolution du « mariage » pour tous et qu’il y a sa place ; une place précise fondée sur des mots justes même si l’on ne se reconnaît pas dans toutes ses prises de position.

Que les choses soient claires : Présent soutient l’ensemble de ces mouvements. Fût-ce en émettant des réserves comme je le fais aujourd’hui – et ce sont des réserves de fond.


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A quoi mène la normalisation du comportement homosexuel

Je reproduis ci-dessous une dépêche publiée sur le site du Nouvel Observateur, car elle est riche d'enseignements pour nous à l'heure de l'agit-prop pour le « mariage » gay.
L'université de Toronto désapprouve un programme de soutien offert par un centre catholique proche de son campus à des personnes éprouvant des inclinations homosexuelles et désireux de vivre chastement, a indiqué jeudi à l'AFP une porte-parole de l'établissement. 
Le groupe – baptisé Courage – du Centre Newman offre un "soutien spirituel" aux jeunes adultes attirés par le même sexe et désireux de vivre chastement conformément à l'enseignement catholique, indique le site internet de ce centre constitué comme une paroisse indépendante, situé tout près de l'université canadienne et fréquenté par de nombreux étudiants. 
Selon sa porte-parole Laurie Stephens, l'université de Toronto a reçu "plusieurs plaintes" relatives à ce programme de la part de personnes fréquentant le centre. Un paroissien du Centre Newman, cité jeudi dans The Globe and Mail, a dénoncé "le préjudice causé (par le programme Courage) aux jeunes gens vulnérables qui sont aux prises avec leurs problèmes d'identité sexuelle". 
Le Centre Newman est un "partenaire pastoral reconnu" de l'archidiocèse de Toronto, affirme-t-il, tandis que la doctrine suivie est celle exposée dans une lettre pastorale de l'épiscopat canadien. 
Ce dernier y insiste notamment sur "le respect et la compassion" dus aux homosexuels et dénonce toute discrimination à leur égard, mais déclare aussi que tout acte sexuel en dehors du mariage hétérosexuel est "moralement mauvais". 
Après enquête, la vice-présidente de l'université chargée des ressources humaines, Angela Hildyard, a informé le Centre que son programme de chasteté pour les homosexuels était "incompatible avec les valeurs de l'université, telles l'interdiction des discriminations" et "l'acceptation de la diversité, raciale, sexuelle ou religieuse". 
Mme Hildyard a suggéré début décembre au Centre Newman d'interrompre ou de ne plus promouvoir ce programme et lui a demandé d'indiquer clairement qu'il n'avait aucun lien avec l'université de Toronto. 
Sur son site internet, le Centre Newman souligne désormais que le programme en question "n'est ni offert par l'université de Toronto, ni lié à celle-ci". 
L'archidiocèse a pour sa part proposé à l'université une rencontre pour débattre de la question, a indiqué à l'AFP son porte-parole Bill Steinburg.

Bref, les autorités catholiques canadiennes sont sommées de s'expliquer, de s'excuser et de se cacher, et même de « débattre » d'une question qui, à tout le moins, relève de la liberté individuelle.

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03 janvier, 2013

Une jolie photo pour commencer l'année…

Elle a été prise en Amérique il y a trois mois par Randy Atkins, alors que sa petite fille était en train de naître par césarienne : un si beau souvenir que la maman, Alicia Atkins, l'a postée sur Facebook. La petite Nevaeh avait saisi le doigt du chirurgien au moment de l'opération :


Et dire qu'il y a des pays – comme la France – où l'enfant n'est considéré comme un être humain qu'à partir du moment où il a respiré !

En l'occurrence, c'est le médecin qui avait appelé l'heureux papa pour qu'il vienne voir la chose extraordinaire qui se passait.

Cette photo rappelle une image similaire qui avait fait le tour du monde en son temps où l'on voyait un enfant opéré in utero à 21 semaines saisir le doigt du chirurgien : Michael Clancy, le photographe qui l'a prise, a depuis rejoint le mouvement pro-vie, signale LifeSite.


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02 janvier, 2013

Philippines : mobilisation contre les contraceptifs gratuits

Les organisations pro-vie aux Philippines ont lancé une campagne pour permettre aux opposants à la loi de Santé reproductive dont la signature par le président philippin a été rendue publique la semaine dernière à se manifester dans l'ensemble du pays. « La loi RH (reproductive health) a bien pu être votée par les deux chambres mais le combat pour la vérité et la vie continue », annonce Pro-Life Philippines Foundation à l'appui d'une distribution d'un million de rubans rouges à accrocher partout.

Ornés d'un sigle montrant les initiales de la loi barrées d'un trait rouge, les rubans sont à accrocher « partout où nous le pouvons afin de promouvoir une prise de conscience à propos de ce combat contre la loi RH, mais aussi pour rassembler nos troupes et rappeler à nos vaillants soldats que notre guerre contre les forces hostiles à la vie n'est pas finie, loin s'en faut ! », indique le site de la fondation.

Le ruban rouge commence à fleurir partout : physiquement dans les rues, les parcs et autres lieux publics des Philippines, mais aussi sous sa forme virtuelle puisqu'on peut intégrer sa petite image dans une page Facebook.

De nombreux évêques philippins continuent de manifester leur opposition à la loi, dénonçant sa capacité à « corrompre la jeunesse » et à faciliter les violations des commandements « tu ne tueras pas », « tu ne commettras pas d'adultère », comme l'a rappelé le vice-président de la Conférence des évêques catholiques des Philippines, Mgr Socrates Villegas.

L'évêque du diocèse naval des Philippines, Mgr Hipolito Remandaban, a pour sa part invité les Philippins à se saisir pleinement du combat, sans se focaliser sur la décision du congrès.

« La chose la plus importante, c'est que les gens décident à partir du cœur et de leur conscience de la manière dont il faut agir par rapport à la mesure lorsque cette loi entrera en vigueur. Mais l'Eglise doit rester ferme, et elle le fera, dans son opposition. Le rôle de l'Eglise est aussi d'amener les gens à s'unir, ou de les unir, pour qu'ils prennent les bonnes décisions. » « Nous ne parlons pas seulement de moralité dans cette affaire », a-t-il précisé, « nous parlons de la vie que nous chérissons et de l'avenir des jeunes. Lorsque ce texte deviendra loi, il corrompra l'esprit des jeunes. »


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“Amère pilule” : la pointe de l’iceberg

Il en aura fallu, du courage, à la jeune femme qui, la première, a osé mettre en cause une pilule contraceptive dite « de troisième génération » en portant plainte, le 14 décembre dernier, contre les laboratoires Bayer. Marion Larat, 25 ans, la rend responsable de l’AVC qui l’a laissée, il y a six ans handicapée à 65 %. On la lui avait prescrite malgré une contre-indication génétique décelable à l’examen du sang.

L’affaire a été évoquée par la presse, et en moins de deux semaines, trente autres jeunes femmes qui s’estiment victimes de pilules de troisième et quatrième générations se sont fait connaître et devraient à leur tour porter plainte d’ici à la fin du mois.

Il en aura fallu, de la ténacité, à la jeune Sophie évoquée dans un article du Monde la semaine dernière. Cette Nantaise de 21 ans s’était vu prescrire la pilule « Jasmine » des laboratoires Bayer pour venir à bout de son acné. Souffrant d’essoufflement, elle consulte. Un épisode de tachycardie conduit enfin son généraliste à l’envoyer chez un cardiologue. Mais la décision de faire doser les D-dimères, marqueurs de l’embolie pulmonaire, ne sera prise que par un médecin ami de la famille. Leur taux est « explosif ». Sophie contacte le SAMU – où on lui rit au nez. « Jasmine » responsable ? Absurde ! Mais on consent enfin à l’emmener d’urgence aux urgences.

Au CHU de Nantes, on lui chante la même musique. « Sensationnalisme, désinformation ! », lui dit le médecin. Sophie devra insister, avec l’aide de son père arrivé entre-temps, pour obtenir un angioscanner : il révèle de multiples caillots dans les deux poumons… Un traitement adapté sauvera la vie de la jeune femme.

L’article de presse invoqué était celui du Monde, qui peut à juste titre se glorifier d’y avoir contribué.

Mais tout cela révèle l’omerta qui a entouré et qui entoure toujours les contraceptifs chimiques : le politiquement correct s’étend à la profession médicale elle-même, où il n’est pas de bon ton de mettre en évidence les dangers de la pilule. Faut-il que les effets secondaires désastreux de leurs dernières variantes soient importants pour qu’on s’y intéresse enfin !

Le pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris s’est saisi de la plainte de Marion Larat. L’Agence nationale de sécurité du médicament, de son côté, envisage de réserver la prescription des pilules de troisième et quatrième générations à certains spécialistes qui ne les recommanderaient qu’aux femmes qui supportent mal les pilules plus anciennes (ah, tiens, elles posent des problèmes elles aussi ?). On compte aujourd’hui 1,5 à 2 millions d’utilisatrices de ces pilules « micro-dosées », appelées ainsi parce qu’elles ne contiennent qu’une hormone, la progestérone. Elles ont beaucoup plus fréquemment un effet contragestif (empêchement de la nidation de l’œuf déjà fécondé) que les pilules classiques. Et cela fait des années que, dans les milieux pro-vie, l’on souligne leurs dangers.

On ne peut que se réjouir de la prise de conscience actuelle, qui a notamment conduit Marisol Touraine à annoncer à la mi-septembre la fin de leur remboursement… en septembre 2013. Ce délai vient d'être ramené au 31 mars prochain.

Mais le tabou général sur la nocivité de toutes les « générations » de ce prétendu « médicament » dont l’objet est de provoquer chez la femme un dysfonctionnement de processus sain reste entier. Ellen Grant, après avoir participé à la promotion de la pilule signait dès 1988 un livre-choc pour en dénoncer tous les dangers qu’aujourd’hui on n’avoue que pour les pilules micro-dosées. Amère pilule n’a pas pris une ride.

Je suis régulièrement sur ce blog les multiples mises en cause des contraceptifs hormonaux, sous leur forme classique de cachets quotidiens ou en version longue durée (anneaux, implants, « vaccins », dispositifs intra-utérins). Et notamment leur classification comme substances cancérogènes. Ces mises en cause sont beaucoup trop nombreuses pour les énumérer ici…

A cela il faut ajouter les effets sur l’écosystème : les « déchets » des pilules passent dans l’eau de nos rivières, il est impossible de les filtrer ; on sait déjà qu’ils ont un effet « féminisateur » sur les poissons…

On sait aussi qu’une femme sous contraceptifs chimiques est attirée par un homme qui lui ressemblera génétiquement, ce qui conduit, en cas de procréation, à de plus nombreux problèmes immunitaires chez ses enfants, et a pour deuxième effet de rendre son mari ou compagnon beaucoup moins attrayant dès lors qu’elle cessera la pilule. D’où ces divorces justifiés par des femmes en quelques mots révélateurs : « Je ne peux plus le sentir. »

Voilà pour quelques-uns des effets chimiques, physiques, écologiques de l’« amère pilule ». Ne parlons même pas de ses effets sociaux et moraux…

Mais prenons date. Attendons-nous, d’ici à quelques années, à voir la prescription de la pilule – voire sa fourniture sans prescription et sans examen médical, y compris à des mineures – dénoncée comme l’un des plus grands scandales sanitaires de notre temps.

Cet article a paru dans Présent daté du 3 janvier 2012.


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