18 février, 2013
16 milliards de dollars, uniquement pour les coûts médicaux directs : c'est l'addition, aux Etats-Unis, des nouvelles infections sexuellement transmissibles – généralement évitables ! – qui résultent (faudrait-il ajouter) généralement de l'activité sexuelle en dehors de son cadre normal, le mariage fidèle. Ce coût estimé tient compte des dépenses que représentera pour une personne donnée, tout au long de sa vie, le soin des infections et de leurs conséquences médicale, mais ne tient pas compte des coûts indirects comme le manque de productivité, ni du prix « intangible » : la douleur, la souffrance…
Chaque année, l'on y enregistre 20 millions de nouvelles infections, parmi lesquelles le sida engendre les dépenses les plus élevées, selon deux analyses statistiques publiées en début de semaine dernière par les Centers for Disease Control (CDC, l'organisme gouvernemental pour la sauvegarde et la protection de la santé). Le nombre total d'infections sexuelles recensées atteint quant à lui les 110 millions, étant entendu qu'il ne s'agit pas du nombre de personnes infectées mais de la prévalence des infections elles-mêmes qui peuvent être plusieurs à frapper une seule personne.
Les principales victimes sont les jeunes de 15 à 24 ans, qui représentent la moitié des nouvelles infections enregistrées sur une année. Les infections recensées, en retenant d'ailleurs les estimations les plus basses, précisent les CDC, sont les suivantes : chlamydia, gonorrhée, hépatite B virale, herpes HSV-2, HIV, papillomavirus humain, syphilis et trichomonas. Seules ont été recensées les infections résultant d'un contact sexuel.
La plupart de ces infections n'auront pas de conséquences graves mais certaines d'entre elles sont susceptibles de causer des problèmes de santé sérieux, surtout si elles ne sont pas dépistées et soignées à temps.
Chez les jeunes, 51 % des nouvelles infections frappent des jeunes femmes chez qui les conséquences sont potentiellement plus graves : douleurs chroniques, risque plus élevé de grossesse ectopique, risque plus élevé d'infertilité. Sans compter les cancers liés au papillomavirus humain.
Bien sûr la multiplication des partenaires est un facteur qui facilite la prévalence des infections, ainsi que certaines pratiques sexuelles : aussi les CDC invitent-ils au dépistage dès qu'on a un nouveau partenaire et visent-ils notamment les « hommes qui font des actes sexuels avec des hommes », ainsi que les personnes vivant dans des communautés où la prévalence des infections est élevée.
Les analyses présentées par les CDC résultent de l'étude des statistiques relevées aux Etats-Unis en 2008.
Les CDC sont censées contribuer à la sauvegarde et à l'amélioration de la santé des Américains. On s'étonnera donc de ne voir aucune recommandation visant à réduire le nombre des infections sexuellement transmissibles (l'abstinence avant le mariage, puis la fidélité dans le mariage sont les meilleures protections !), mais seulement un dépistage augmenté…
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Espagne : les singes mieux protégés que l'enfant à naître !
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| Un grand singe avec Ignacio Arsuaga. Source photo : HazteOir. |
Une trentaine de « singes » vêtus de tee-shirts rouges ont manifesté dimanche matin devant le siège du PP (Partido Popular) à Madrid pour remercier son leader, Mariano Rajoy, de si bien les protéger – et pour lui réclamer d'en faire autant pour les êtres humains.
C'était une manifestation de Derecho a vivir (« droit de vivre ») par laquelle, à l'occasion de la 5e rencontre nationale de ses délégués, l'association pro-vie a voulu rappeler au Premier ministre espagnol ses promesses électorales d'abrogation de la loi d'avortement de Zapatero qui a fait de la mise à mort de l'enfant à naître un droit de la femme. Chaque jour en Espagne, plus de 300 vies humaines sont massacrées légalement, a rappelé le président de l'association HazteOir, Ignacio Arsuaga, réclamant « une loi qui protège le droit d'être mère et en finisse avec ce commerce sanglant ».
« Rajoy, évolue ! », criaient les « singes ».
On avait choisi le thème des grands singes parce que précisément, le 1er février dernier, le conseil des ministres du gouvernement PP a approuvé un décret royal visant à protéger ces animaux – mais aussi les fœtus de grands singes ! – en interdisant expressément l'expérimentation sur les gorilles, chimpanzés, orangoutangs et bonobos. Le même décret fixe les normes de base « spécialement strictes » à respecter pour toute expérimentation sur d'autres primates, les chiens et les chats et certaines autres espèces.
Le décret met l'Espagne en conformité avec le Traité de fonctionnement de l'Union européenne qui oblige l'UE et ses Etats membres à prendre pleinement en compte le bien-être des animaux en tant qu'êtres sensibles.
Le texte se double d'un projet de loi qui oblige à étendre les normes de protection actuellement en vigueur pour les seuls vertébrés à certains invertébrés comme les céphalopodes, à certaines formes fœtales des mammifères et aux animaux élevés en vue de l'utilisation de leurs organes et tissus à des fins scientifiques.
Pendant ce temps, s'indigne Derecho a vivir, le gouvernement fait la promotion de la recherche sur l'embryon humain et laisse en l'état la loi qui a coûté la vie à 118.000 bébés avant leur naissance l'an dernier.
Cinquante bénévoles du mouvements ont apporté à cette occasion des caisses contenant 400.000 pétitions réclamant l'« Avortement Zero » – une pétition toujours en cours ici.
La campagne Aborto Cero n s'encombre pas de circonlocutions et ne se soucie pas de « positiver ».
« Combien d'avortements crois-tu qu'il est raisonnable d'avoir en Espagne : 113.000 ? 80.000 ? 20. 000 ? L'avortement est la mort cruelle et violente d'un être humain ! »
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17 février, 2013
Allemagne : un tribunal affirme le droit des enfants nés d'un donneur de connaître leur père
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| Source photo : BioEdge. |
Une cour d'appel allemande vient de juger qu'une jeune femme âgée de 21 ans doit pouvoir connaître l'identité du donneur de sperme à qui elle doit la vie, au nom du droit de connaître son père biologique. « L'intérêt de la plaignante à connaître sa parenté doit être jugé comme prévalant sur les intérêts de la défense et sur le droit à de ne pas divulguer des informations sur le donneur », a estimé cette juridiction de Hamm.
Reste à savoir si les données relatives au père biologique ont été archivées ou détruites, mais le principe est bien posé : la jeune femme, qui a découvert il y a quatre ans que l'homme qui l'a élevée n'est pas son père, subit un tort du fait qu'elle n'a pas pu connaître son père véritable.
« Sarah P » a ainsi fait valoir l'application d'une jurisprudence de la Cour constitutionnelle qui affirmait, en 1989, que l'accès à l'héritage génétique constitue un droit de la personne. Mais la manière de consigner les éléments permettant d'identifier un donneur n'a été fixée qu'en 2007 par un nouveau jugement imposant qu'ils soient consignés et conservés par le médecin responsable pendant 30 ans, non pas pour permettre de retrouver le père biologique, mais pour permettre un meilleur dépistage des maladies héréditaires et infectieuses.
Il est maintenant question d'imposer la tenue d'un registre officiel qui permette de stocker de manière permanente les données des enfants conçus à la suite d'un don de sperme et de leur père biologique. On estime à 100.000 environ le nombre de personnes nées d'un don de sperme anonyme en Allemagne.
Une fois son identité connue, le père biologique peut être mis en demeure de subvenir aux besoins de son enfant, ainsi qu'à ceux de sa mère pendant les trois premières années après la naissance, et les services sociaux – qui apportent cette aide alimentaire en cas de père inconnu – ont le droit de rechercher le géniteur d'un enfant à cette fin.
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Libellés : Allemagne, don de sperme, droit, famille, fécondation in vitro, insémination artificielle
16 février, 2013
Bolivie : une jeune femme meurt d'un avortement
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| Morte pour avoir « choisi » l'avortement |
Il faut légaliser l'avortement pour éviter les morts maternelles : air connu. En Bolivie – où l'avortement demeure illégal – une jeune femme est décédée jeudi des suites d'un avortement. Faut-il en déduire qu'elle est morte parce que l'avortement est illégal dans ce pays ! Pas si vite…
Wendy Yabeta Pereyra n'avait que 22 ans. Elle vivait avec son petit ami et avait une petite fille de 9 mois. Sa famille ne la savait pas enceinte. C'est à la fin de cette journée du 14 février que son père, Roly Yabeta, a reçu un coup de fil de la famille de son ami, l'avertissant que sa fille n'était pas bien et se trouvait à la clinique La Transportista. Arrivé rapidement sur les lieux il a appris qu'elle devait être transportée d'urgence à la maternité en raison d'une grave hémorragie. Il a accompagné sa fille dans l'ambulance : là, elle a eu le temps de lui avouer qu'elle s'était rendue cet après-midi-là à la clinique pour se faire avorter, alors qu'elle était enceinte de près de quatre mois. Elle a également demandé pardon…
Une fois à l'hôpital, le service de réanimation n'a rien pu faire et elle est morte quarante minutes après son arrivée, victime d'une perforation de l'utérus.
Il semble que les responsables de l'hôpital aient voulu rendre le corps de la défunte sans saisir la justice ni prévoir une autopsie : c'est le père de Wendy, fou de douleur d'avoir perdu sa seule fille, qui s'est aussitôt rendu à la police criminelle pour rendre compte des faits, d'autant que l'opération aux conséquences tragiques avait été pratiquée par des médecins en exercice. Cela a déclenché une enquête qui a abouti à l'arrestation du concubin de la jeune femme, qui l'avait emmenée à la clinique, ainsi que des médecins qui ont pratiqué l'opération. Une perquisition dans la clinique a permis de découvrir le petit corps du bébé avorté ainsi que des instruments chirurgicaux ayant servi à l'opération.
La police a surtout pu constater que dans cette clinique chirurgicale qui a pignon sur rue n'offrait pas de bonnes conditions de sécurité à ses patients – quelle que soit d'ailleurs la nature de leur problème de santé.
Qu'est-ce qui ressort de cette histoire ? Qu'en Bolivie, aujourd'hui, l'interdiction de l'avortement n'implique pas que les femmes se rendent chez des faiseuses d'anges ou des bouchers sans le moindre diplôme médical lorsqu'elles veulent contourner la loi : la pauvre Wendy s'est rendue dans une clinique chirurgicale, dont elle n'avait sans doute aucune raison de croire qu'elle ne rendait pas les services affichés, pour s'y confier à des médecins diplômés.
Et c'est dans ce contexte, qui est celui de l'avortement légal dans bien des pays, qu'elle a perdu la vie du fait d'une négligence ou d'une faute médicale qui n'a rien à voir avec la légalité ou non de l'avortement. On peut seulement dire que si Wendy avait respecté la loi, ou plutôt » si son « fiancé » tout comme la famille de celui-ci ne l'avaient pas aidé à le faire (peut-être ont-ils au contraire exercé des pressions pour qu'elle choisisse la mort de son enfant…), si elle avait pu parler à son père, avant, elle serait en vie aujourd'hui. Et son petit garçon, son deuxième enfant, aussi.
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15 février, 2013
Croatie : interdite d'antenne pour avoir critiqué l'“éducation sexuelle”
Cette info nous arrive via l'observatoire de l'intolérance à l'égard des chrétiens, fondé par l'Autrichienne Gudrun Kugler : une présentatrice de télévision croate, Karolina Vidović-Krišto a été suspendue de ses fonctions pour avoir dirigé et présenté une émission critiquant le programme d'« éducation sexuelle » mis en place par le gouvernement de gauche de son pays.
L'émission « Slika Hrvatske », destinée aux Croates de l'étranger et très suivie par ceux-ci, a été diffusée le 29 décembre dernier, à un moment où le sujet fait l'objet de larges débats. Karolina Vidović-Krišto y a donné la parole à ceux qui mettent en avant les points négatifs du projet gouvernemental.
Dès le lendemain, la télévision publique HRT/HTV a présenté des excuses publiques en assurant que les opinions exprimées au cours de l'émission n'étaient pas les siennes : « En raison de violations graves des règles professionnelles et d'un abus de sa position, HRT prendra des mesures fortes » à l'égard de la présentatrice.
De fait l'émission de Karolina Vidović-Krišto a été suspendue et elle n'exerce plus ses fonctions de rédacteur en chef auprès de HRT/HTV.
Une association croate, « Incubateur d'innovation civique », a écrit à Reporters sans Frontières pour se plaindre de cette sanction idéologique, en soulignant que « le programme était bien documents, produit de manière professionnelle et d'un intérêt significatif pour les citoyens de Croatie ». La même lettre évoque un sondage en ligne demandant aux participants qu'ils avaient été « choqués » par la manière dont l'émission avait présenté l'« éducation sexuelle » qui s'imposera aux écoles croates. 84 % des sondés ont choisi la réponse : « Finalement, ce qui a été dit était vrai. »
On peut voir l'émission ici.
La visée évidemment antichrétienne des sanctions qui frappent une journaliste pour avoir fait son métier se comprend à partir du contexte de l'émission. Celle-ci est intervenue au moment où une forte tension s'est révélée entre l'Eglise catholique au gouvernement croate à propos de ces trois heures annuelles d'« éducation sexuelle obligatoire » (ça ne vous rappelle rien ?) dont l'objectif sera d'enseigner la sexualité, l'égalité de genre et les « bons comportements » dans ces domaines. L'Eglise, par la voix de l'évêque auxiliaire de Zagreb, Mgr Valentin Pozaić, a invité les catholiques à s'élever contre le projet, rappelant (selon le site http://balcanicaucaso.org) :
« Les nazis ont acquis le pouvoir par le biais d'élections démocratiques, puis ils ont abusé de la légitimité de leur mandat pour imposer une dictature : vous savez comment cela s'est terminé. Avons-nous encore besoin d'avertir des similitudes avec les communistes contemporains en Croatie ? »
L'Eglise, selon cet article, est opposée au programme d'éducation sexuelle dans la mesure où celui-ci fait la promotion de « l'idéologie de l'homosexualité et de l'éroticisme », évacuant la notion de péché et prêchant la contraception. L'archevêque de Zagreb, le cardinal Josip Bozanić, a déclaré qu'une partie du modèle proposé à travers le programme « détruit l'homme », ajoutant que la mise en place de l'éducation sexuelle ne respecte pas le processus démocratique et méconnaît le droit des parents de décider si et comment leurs enfants doivent recevoir cet enseignement à l'école.
L'Eglise appelle les parents à boycotter les cours d'éducation sexuelle, le ministre de l'Education a répliqué qu'en ce cas leurs enfants seraient considérés en absence injustifiée.
L'article de balcanicaucaso.org continue en s'indignant de l'action de catholiques qui soutiennent « l'excommunication des femmes qui avortent », qui proposent les témoignages de personnes « guéries » de l'homosexualité, ou qui ont obtenu du maire de Zagreb qu'il fasse retirer les affiches d'une pièce de théâtre sur le thème des lesbiennes montrant deux statues de la Vierge s'embrassant : « une image qui paraît-il a grandement incommodé les fidèles ». Ceux-ci sont ensuite comparés avec les musulmans réagissant aux caricatures de Mahomet, et l'auteur se demande si la Croatie ne va pas être le théâtre d'autodafés et de chasses aux sorcières. Le ministre de la Culture croate a défendu ce genre d'affiches en disant qu'elles sont « très nécessaires pour nous enseigner le respect de ceux qui, du point de vue de la majorité, sont différents ».
On découvre à la fin de l'article le logo de la communauté européenne assurant que « cette publication a été produite avec l'aide de l'Union européenne » dans le cadre du projet « Tell Europe to Europe » (racontez l'Europe à l'Europe) qui entend porter le message européen dans les médias, sur le net, dans les cinémas, les écoles et les lieux publics. « Pour répondre à la crise avec une nouvelle force et une nouvelle idéalité (sic) ». On a beau apprendre que l'article est de la seule responsabilité de Osservatorio Balvani e Caucaso, et ne peut être invoqué comme reflétant l'avis de l'Union européenne, celle-ci ne peut rejeter toute responsabilité par rapport à des propos qu'elle aide à diffuser.
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Libellés : catholique, Croatie, dictature du relativisme, éducation sexuelle, médias, UE
14 février, 2013
France : la sédation terminale, une euthanasie lente
L'Ordre national des médecins vient de publier un texte sur la « Fin de vie » d'où le mot « euthanasie » est soigneusement maintenu absent, si ce n'est dans la dernière ligne d'un dernier encadré où il s'engage à apporter « sa contribution au débat sociétal quant à l'euthanasie délibérée et au suicide assisté ». C'est qu'il ne veut pas de l'euthanasie, du moins pour le moment, et du moins à ce qu'il dit. Le préambule en est d'ailleurs excellent :
« En préambule, l’Ordre tient à rappeler les principes éthiques qui ont toujours été ceux des médecins depuis l’origine : ne pas donner délibérément la mort mais s’interdire toute obstination déraisonnable. »
Mais en même temps l'Ordre des médecins entend apporter une réponse aux cas où la loi Leonetti (qui autorise l'arrêt des soins, même ordinaires comme l'alimentation) « peut n’offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en oeuvre, restent incontrôlables ».
Et voici ce que propose l'ordre des médecins : une « sédation terminale » mise en œuvre à la demande expresse du patient et sous réserve d'un accord médical « collégial ».
« Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne, atteinte d’une affection pour laquelle les soins curatifs sont devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques exceptionnelles, sous réserve qu’elles soient identifiées comme telles, non pas par un seul praticien mais par une formation collégiale.
« Une sédation, adaptée, profonde et terminale délivrée dans le respect de la dignité pourrait être envisagée, par devoir d’humanité, par un collège dont il conviendrait de fixer la composition et les modalités de saisine. Ce collège fonderait son avis sur l’évaluation de la situation médicale du patient, sur le caractère réitéré et autonome de sa demande, sur l’absence de toute entrave à sa liberté dans l’expression de cette demande. »
Et ce n'est pas de l'euthanasie, ça ?
Eh bien, cela dépend, nous y reviendrons.
Mais il faut en tout cas relever cette phrase du texte de l'Ordre des médecins qui précise, sans ambiguïté :
« L’interdit fondamental de donner délibérément la mort à autrui, au mépris de toutes les considérations précédemment exposées, ne saurait être transgressé par un médecin agissant seul. »
A deux, ça va ?
Pas toujours, reconnaît le document, puisque l'Ordre des médecins demande expressément le respect de l'objection de conscience du médecin qui ne voudrait pas, même assisté d'un collègue, assumer la responsabilité de la « sédation terminale. C'est reconnaître, une fois de plus, qu'il s'agit de donner délibérément la mort.
Combinée avec la mise en place d'une possibilité de faire enregistrer des « directives anticipées » qui n'ont de sens que dans le cas où le patient est incapable de prendre ou d'exprimer raisonnablement sa décision, la proposition de légaliser la sédation palliative entre bel et bien dans la logique de l'euthanasie, même si c'est de manière cauteleuse.
Il s'agit en réalité de pousser à bout la logique de la loi Leonetti qui autorise déjà l'euthanasie par omission par l'arrêt de l'alimentation mais qui ne prévoit pas la sédation lourde susceptible d'annihiler les souffrances liées à un tel arrêt.
Mais tout cela de manière finalement ambiguë, brouillant la frontière entre le licite et l'illicite.
La sédation terminale peut être en effet une bonne pratique médicale tout comme elle peut être une manière inacceptable de donner la mort – mais la mort lente, il ne s'agit pas de donner une piqûre létale efficace en quelques minutes ou quelques heures.
Il peut être tout à fait justifié de cesser d'alimenter une personne en phase terminale et de lui administrer des sédatifs à hautes doses pour lui éviter des douleurs intolérables, même si cela entraîne du fait des doses données une accélération de la mort. Ici l'intention est de soulager une douleur insupportable alors que rien d'autre ne peut être fait.
En revanche, donner une sédation lourde, accompagnée de l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation, à une personne qui n'est pas sur le point de mourir, avec l'objectif de mettre un terme à sa vie (la mort interviendra généralement en moins de quinze jours), c'est agir avec une intention clairement homicide et cela constitue une euthanasie, à l'évidence. Seule difficulté : tracer la frontière entre les deux procédures.
Au Royaume-Uni, la sédation palliative ou la sédation terminale est monnaie courante, et si elle est souvent employée sans volonté euthanasique, elle est aussi – parfois ? souvent ? – utilisée de manière à faire cesser la vie et appliquée alors que le patient n'était pas près de mourir, n'en voulait pas, n'en était pas informé, contre la volonté des proches, etc. De telle sorte qu'une enquête vient d'être ouverte.
Cela fait plusieurs années que je pensais voir la question de l'euthanasie court-circuitée par le recours à la sédation palliative ou terminale qui est susceptible de faire oublier ou de masquer l'intention homicide. Dans des pays autorisant l'euthanasie, comme la Belgique ou les Pays-Bas, si celle-ci progresse lentement en termes statistiques, elle est accompagnée par une progression bien plus rapide des sédations palliatives : j'en parlais ici dès 2007, date à laquelle la courbe néerlandaise des euthanasies s'était infléchie.
Je suis revenue à de multiples occasions sur la sédation, notamment ici pour la Belgique. J'évoquais ici une étude universitaire sur la sédation palliative aux Pays-Bas et ici les mises en garde de médecins britanniques. Un partisan belge de l'euthanasie l'a qualifiée d'« euthanasie lente » (ici). En 2011, 14 % des décès en Belgique ont eu lieu à la suite de sédations palliatives – mais pas à cause de sédations palliatives ; sur ce point on ne connaît pas la proportion.
A toutes ces considérations on peut ajouter un soupçon d'hypocrisie car s'il faut en croire au moins un témoignage entendu d'une infirmière travaillant auprès de mourants, la sédation terminale avec intention homicide est déjà utilisée d'une façon ou d'une autre dans des hôpitaux français.
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Benoît XVI : résister à l'avortement, à l'euthanasie, au DPI
« Aujourd’hui, on ne peut plus être chrétien simplement du fait de vivre dans une société qui a des racines chrétiennes : même celui qui naît dans une famille chrétienne et qui reçoit une éducation religieuse doit, chaque jour, renouveler le choix d’être chrétien, c’est-à-dire donner à Dieu la première place, face aux tentations qu’une culture sécularisée lui propose continuellement, face au jugement critique de nombreux contemporains.
« Les épreuves auxquelles la société actuelle soumet le chrétien, sont en effet très nombreuses, et elles touchent la vie personnelle et la vie sociale. Il n’est pas facile d’être fidèle au mariage chrétien, de pratiquer la miséricorde dans la vie quotidienne, de laisser de la place à la prière et au silence intérieur ; il n’est pas facile de s’opposer publiquement à des choix qui pour beaucoup vont de soi, comme l’avortement en cas de grossesse non désirée, l’euthanasie en cas de maladie grave, ou la sélection des embryons pour empêcher des maladies héréditaires. La tentation de mettre de côté la foi elle-même est toujours présente et la conversion devient une réponse à Dieu qui doit être confirmée plus d’une fois au cours de la vie. »
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Libellés : avortement, benoît xvi, diagnostic préimplantatoire, dpi, euthanasie, ivg, mariage, pape
13 février, 2013
CEDH : l'accès au diagnostic pré-implantatoire, un droit “cohérent”
Un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme condamnant l'Italie pour son refus de donner accès au diagnostic pré-implantatoire (DPI) eugénique est devenu « définitif » ce mercredi avec le rejet de son recours. L'Italie avait saisi la Grande Chambre de la CEDH de son recours contre l'arrêt Costa et Pavan c. Italie du 28 août 2012 afin de faire réexaminer l'affaire mais, selon la procédure habituelle et dans une décision qui n'a pas besoin d'être motivée, le panel de juges de la Grande chambre n'a pas donné suite. Ainsi les juges des « droits de l'homme » consacrent-ils le droit de dépister une maladie génétique à travers le double jeu de la fécondation in vitro et du diagnostic pré-implantatoire, faisant tomber encore un pan des faibles protections entourant le tout petit d'homme dans un pays membre du Conseil de l'Europe. Dans une jurisprudence qui vaut pour tous… A côté de cela, l'enjeu matériel – une condamnation à 15.000 euros de dommages plus 2.500 euros pour les frais, à jeter aux requérants – paraît bien dérisoire.
Rosetta Costa et Walter Pavan, porteurs sains de la mucoviscidose, avaient déjà une fille atteinte de la maladie et avaient eu recours à une « interruption médicale de grossesse » après qu'un examen prénatal eut révélé que leur deuxième enfant était lui aussi atteint. Ils voulurent ensuite obtenir une fécondation in vitro pour faire sélectionner un embryon sain en vue de son implantation. Impossible en Italie, du fait de la « Loi 40 » qui limite l'accès à la procréation médicalement assistée aux couples infertiles ou à ceux où l'homme, porteur d'une maladie virale sexuellement transmissible, pourrait contaminer sa femme ou son enfant conçu naturellement. Le DPI est interdit en Autriche, en Italie et en Suisse.
Ils ne sont pas les premiers Italiens à s'être trouvés dans une telle situation et des affaires similaires ont été portées devant les juridictions nationales, avec des fortunes diverses. Malgré cela, et bien que la CEDH ne juge que lorsque tous les recours nationaux ont été épuisés, Costa et Pavan se sont adressés directement à la Cour européenne, qui aurait selon toute attente dû rejeter leur domande pour ce motif.
Ils se sont fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui assure le respect de la vie privée. A quoi le représentant du gouvernement italien a répondu que la Convention ne protège pas un prétendu « droit d'avoir un enfant sain », et que le gouvernement italien a bien le droit de orotéger ainsi « les droits d'autrui et de la morale », d'éviter aux femmes les conditions souvent très difficiles de la ponction ovarienne, de reconnaître la « liberté de conscience des professions médicales » et d'éviter « les risques de dérives eugéniques ».
La Cour a procédé ici à une nouvelle bizarrerie, inventant au profit des plaignants un nouveau grief qu'elle a ensuite condamné, condamnant par la même occasion l'Italie pour la non-observance d'une obligation dont elle n'avait même pas conscience. La Cour a retenu une « incohérence » du droit italien qui autorise l'avortement dit médical jusqu'à un stade avancé de la grossesse tout en interdisant le DPI. L'arrêt précise :
62. La Cour n’est pas convaincue par ces arguments. Tout en soulignant que la notion d’« enfant » ne saurait être assimilée à celle d’« embryon », elle ne voit pas comment la protection des intérêts évoqués par le Gouvernement se concilie avec la possibilité ouverte aux requérants deprocéder à un avortement thérapeutique lorsqu’il s’avère que le fœtus est malade, compte tenu notamment des conséquences que cela comporte tant pour le fœtus, dont le développement est évidemment bien plus avancé que celui d’un embryon, que pour le couple de parents, notamment pour la femme (voir le rapport du CDBI du Conseil de l’Europe…).
(…)
66. Dans ce contexte, la Cour ne saurait négliger, d’une part, l’état d’angoisse de la requérante qui, dans l’impossibilité de procéder à un D.P.I., aurait comme seule perspective de maternité celle liée à la possibilité que l’enfant soit affecté par la maladie litigieuse et, d’autre part, la souffrance dérivant du choix douloureux de procéder, le cas échéant, à un avortement thérapeutique.
Sur ce point, le représentant du gouvernement avait observé que l'avortement n'élimine qu'un enfant, alors que le DPI aboutit à la mise au rebut de plusieurs être humains. La Cour, elle, a assuré que l'interdiction de recourir à la DPI ne constituait pas un viol de l'article 8, mais le manque de « proportionnalité » entre l'interdiction de la DPI et l'autorisation de l'avortement dit médical. Parce que dans le cadre de l'avortement, le fœtus est plus grand et que les conséquences sont plus « lourdes » pour les parents.
C'est bien joli d'avancer, même à mots couverts, les souffrances de l'enfant à naître et de la femme à l'occasion d'un avortement, mais il ne faut pas perdre de vue l'essentiel : la CEDH a tranché pour la sélection eugénique, encourageant cette pratique tout en s'abritant derrière une bien éphémère compassion pour le « fœtus » non conforme qui passe à la trappe de l'IMG.
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12 février, 2013
Mexico : l'avortement ne suffit pas
A l'occasion d'une exposition intitulée « Nos corps, nos vies, quatre décennies pour le droit de choisir au Mexique », la commission des droits de l'homme du District fédéral de Mexico a fait savoir, par la voix de son président, que la légalisation de l'avortement ne suffit pas. Il faut aussi en finir avec la « stigmatisation » de l'avortement qui empêche des femmes d'y avoir recours.
Luis Gonzales Placencia assure aussi la fonction de médiateur dans la capitale mexicaine, et à ce titre, au cours d'une table ronde sur la « discrimination, les droits humains et l'avortement », il a souligné qu'une personne sur deux dans le pays pense qu'une femme qui avorte devrait être punie.
Remarque révélatrice à plus d'un titre. Si l'avortement tue, et il est difficile de le nier, la justice exige en théorie du moins une réparation. Hélas, pour bien des femmes qui aujourd'hui sont assurées d'échapper à la peine pénale lorsqu'elles avortent (ce qui peut s'admettre vu les pressions qu'elles subissent et bien d'autres facteurs qui rendent la femme vulnérable pendant la grossesse), la vraie punition est ailleurs : dans la conscience d'avoir mis fin à la vie de celui ou de celle pour qui elle aurait assurément voulu déposer sa vie, si elle l'avait connu : son enfant.
L'idée de la « discrimination » montre également ici son efficacité et son extraordinaire versatilité. Le simple fait de le prononcer met les bonnes consciences de votre côté, annihilant toute pensée rationnelle – on le voit aussi dans l'affaire du « mariage » gay, où l'on est prêt à tout plutôt que de s'en voir taxé.
Enfin, dans ces affaires, la majorité n'a pas raison, à en croire le promoteur des droits humains. Peu importe qu'un Mexicain sur deux pense que l'avortement est un mal : la démocratie n'a d'intérêt que lorsqu'elle donne raison au progressistes, défenseurs de valeurs absolues.
Gonzales Placencia s'est d'ailleurs félicité de l'intelligence politique de ceux et surtout celles qui, en 2007, ont fini par obtenir la dépénalisation de l'avortement dans le District fédéral de Mexico, en « passant outre aux divisions partisanes », en se mettant d'accord sur « un agenda commun qu'elles ont su faire avancer ».
Une autre intervenante, Jacqueline L'Hoist Tapia, responsable du Conseil de prévention d'élimination de la discrimination dans la Ville de Mexico, a attribué à la « discrimination » le fait que bien des femmes n'exercent pas leur droit d'avorter ou le font en cachette malgré les « avancées législatives ». Il faut plus de centres d'avortement, plus de fonds publics pour les faire fonctionner.
Une responsable du Conseil national pour la prévention de la discrimination, cette fois, Hilda Tellez Lino, a plaidé quant à elle pour la légalisation nationale de l'avortement, qui se cantonne pour l'instant à la capitale fédérale, afin d'en finir avec la stigmatisation, estimant que la réforme constitutionnelle en cours en matière de droits humains oblige l'Etat à « harmoniser » le droit et assurer l'égalité des femmes à cet égard.
Sans trop de surprise, on apprend que les « Catholiques pour le droit de choisir » étaient aux premier rang des organisatrices de cette table ronde et de l'exposition qui se tient – cela ne s'invente pas – dans le musée Mémoire et Tolérance de Mexico, dans le centre historique.
Présentée sous forme d'installations d'art contemporain, l'exposition présente depuis fin novembre une apologie de l'avortement, avec des panneaux explicatifs visant à rejeter les « mythes » à propos de cette pratique. Où l'on s'attache à affirmer « scientifiquement » que l'avortement ne fait pas de mal à la femme, qu'il n'y a pas de syndrome post-abortif, qu'il y a moins de dépressions après un avortement qu'après une naissance, que l'avortement fait baisser le taux de délinquance à moyen terme en évitant la venue au monde d'enfants non désirés… Propagande à hautes doses : on explique qu'affirmer que l'ovule fécondé est une personne revient à dire qu'un œuf de poule est un poulet (alors que l'œuf fécondé de poule contient bel et bien un poulet en devenir, et qu'un poulet se tue et se mange, un être humain, non !).
Mieux, on explique aux femmes qu'être mère implique d'aimer son enfant plus que soi-même, et qu'il faut donc avoir le courage de dire qu'on n'est pas prête à le faire, quitte à supprimer cet enfant porté…
Et pour couronner le tout, on va jusqu'à expliquer que la loi de l'Eglise, le droit canon, autorise les femmes à avorter lorsqu'elles le font à la suite d'un viol ou parce qu'elles sont en danger de mort, puisqu'il ne prévoit pas d'excommunication en ce cas. D'autant que la « dignité des personnes est fondées sur l'exercice de la liberté de conscience », assure la directrice de « Catholiques pour le droit de décider » au Mexique.
C'est bien la différenciation du bien et du mal et la préoccupation morale qui sont ici montrées du doigt comme facteurs de discrimination. Une rhétorique que nous allons connaître de mieux en mieux à l'occasion de la légalisation du « mariage » gay, qui a tristement passé sa première étape en France en ce mardi 12 février…
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Libellés : avortement, catholique, Culture de mort, discrimination, exposition, ivg, ivg catholique, Mexique
Benoît XVI renonce à sa charge
La gratitude et l'abandon
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| © O. F. |
Benoît XVI s’en va. Il ne « démissionne » pas, il renonce à une charge qu’il ne se sent plus capable d’assumer pour le bien de cette Eglise dont il aura été le fidèle intendant pendant près de huit ans. Devenir pape, il ne l’avait pas désiré : ce fut, nous l’avions bien compris en ce beau jour du 19 avril 2005 où il nous fut donné comme pasteur, une crucifixion. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il dépose sa croix. Ses brèves paroles, dites en latin – tout un symbole – évoquent discrètement les souffrances qui l’attendent. Benoît XVI regarde cette nouvelle croix qui se dessine déjà depuis quelques mois sur son visage plus fatigué, plus marqué que naguère, et y voit la manière d’accomplir sa nouvelle mission.
Dans l’humilité de la retraite. Dans la discrétion d’un couvent, à quelques pas seulement du palais où il aura régné.
Ne croyons pas qu’il s’agisse là d’une solution de facilité. La dimension humaine de l’œuvre de Benoît XVI est là, il la connaît, il verra ce qu’il en adviendra ; il aura, peut-être, le souci de la voir en partie détruite, ou au contraire, il verra le successeur vigoureux qu’il appelle de ses vœux achever mieux que lui ce qu’il laissera inachevé ; il sait qu’il assistera, apparemment impuissant, aux tribulations nées de ces « questions de grande importance pour la vie de la foi » qui agitent ce monde.
Impuissant ? Non. Il a pris sa décision en conscience. Sa décision était mûrement réfléchie : la possibilité s’en dessinait nettement depuis qu’il avait, le 28 avril 2009, déposé son pallium sur les restes d’un pape – le saint pape Célestin V lui aussi avait renoncé à sa charge. Benoît XVI qui redeviendra, simplement, cardinal, consacrera les années qui lui restent à la prière. L’intercession auprès de Celui qui est le véritable Chef de l’Eglise.
Il se trouve que Benoît XVI s’en était expliqué, samedi, en méditant quasiment sans notes la première lettre de saint Pierre avec les séminaristes de Rome. Le site benoit-et-moi propose la traduction intégrale de ses propos retranscrits, et qui sonnent comme un testament spirituel laissé à cette génération de jeunes prêtres si zélée, si soucieuse de suivre le Christ et de le communiquer aux hommes. Benoît XVI leur a montré comment Pierre s’efface devant le Christ tout en acceptant de mourir pour Lui ; comment il ne parle pas « comme un génie du XIXe siècle qui veut simplement exprimer des idées personnelles et originales que personne n’avaient dites avant, non (…), il parle dans la communion de l’Eglise ». Il inscrit tous ses actes dans la mission qui lui a été confiée. Tous.
Et d’expliquer que nous sommes héritiers non pour posséder la terre, mais pour « hériter du futur », ce futur qui est « vraiment à Dieu, c’est la grande certitude de notre vie, le grand et véritable optimisme que nous connaissons. L’Eglise est l’arbre de Dieu qui vit éternellement et porte en elle l’éternité et le véritable héritage de la vie éternelle ».
La renonciation de Benoît XVI peut apparaître comme un abandon. Et tous ceux qui ont expérimenté à travers lui la réalité de la paternité, la paternité spirituelle – et combien de convertis n’aura-t-il pas faits par son enseignement doux et ferme, sa sagesse des choses de Dieu et l’appel à la fécondité mutuelle de la raison et de la foi ? – vivent son annonce comme une perte. C’est un père qui s’en va. Mais l’abandon est ici d’une autre nature. C’est le Nunc dimittis de celui qui est arrivé en bout de course, qui veut arriver devant Dieu les mains vides ; le saint abandon de celui qui ne peut plus gouverner ce qui est devenu sous certains rapports ingouvernable, et qui remet humblement le bâton du commandement entre les mains de son maître. In manus tuas, Domine.
Parce que l’avenir est à Dieu.
En attendant, on peut se poser beaucoup de questions. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Et maintenant, quoi ?
Nul mieux que Benoît XVI ne sait, après tout, qu’un pontificat diminué, souffrant, presque silencieux, peut être grand et porteur de grâces : ce fut lui, le quasi-régent de Jean-Paul II. Il ne renie rien de tout cela, sans doute : pense-t-il ou sait-il qu’en l’état actuel, il n’y a personne qui puisse évidemment et sans être contesté assumer la tâche qu’il avait assumée auprès de son prédécesseur ?
On parle beaucoup des tâches que Benoît XVI laisse inachevées : mais dans l’état de l’Eglise, était-il possible qu’il en fût autrement ? Nous avons vu la fureur des loups qui l’assaillaient dans ses œuvres de restauration ; nous voyons les loups médiatiques ouvrir leurs journaux en rappelant le « scandale des prêtres pédophiles », nous les voyons annoncer un pape plus moderne, une Eglise plus en phase avec son temps, une tendance plus jeune à la fois du point de vue des exigences morales et de la (contre-)culture contemporaine.
Benoît XVI, devant les séminaristes de Rome, samedi, rappelait que, chrétiens, nous sommes « dispersés et étrangers », nous ne sommes pas de ce monde même si « nous sommes aussi des nations chrétiennes ».
Bien sûr, la brûlante question de la Fraternité Saint-Pie X n’a pas trouvé son règlement, et l’on sait que Benoît XVI y attache une attention particulière. Qu’en sera-t-il de son successeur ? Quel sera le devenir de ce motu proprio Summorum pontificum qui a redonné droit de cité à la liturgie traditionnelle dans l’Eglise, et qui la fait progresser lentement mais sûrement ?
Pourquoi le Saint-Père a-t-il choisi le consistoire pour la canonisation des martyrs d’Otrante, tués par les Turcs du sultan Mehmet II pour n’avoir pas renoncé à leur foi ? Ou bien Benoît XVI pensait-il à la Journée mondiale des malades que l’on fêtait sous le patronage de Notre-Dame de Lourdes ? Ou encore : espère-t-il, ne serait-ce qu’un peu, jouer un rôle discret pour promouvoir celui qu’il aimerait avoir pour successeur ?
Les vaticanistes cogitent mais la réponse n’est pas entre leurs mains.
Ce qu’il nous appartient aujourd’hui, c’est de dire notre gratitude. Notre immense merci à ce père, ce Saint-Père qui nous a beaucoup donné à l’heure où le « faux optimisme comme après le Concile », comme il l’a dit samedi, est clairement dénoncé. Nous le remercions de pouvoir dire, avec lui, « Non, tout ne va pas bien ». Nous le remercions pour ce qu’il a fait pour que les choses aillent mieux. Il a inlassablement voulu tout recentrer sur le Christ. Même par son renoncement.
Il nous faut maintenant prier pour son successeur.
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Tous aux Invalides ce soir à 18 heures !
Mariage, famille, filiation…
les Français entrent en résistance, le combat ne fait que commencer.
Mardi 12 février 2013, à 18 heures précises, nous donnons rendez-vous à tous les Français sur l'Esplanade des Invalides, à côté de l’Assemblée Nationale, pour marquer notre entrée en résistance.
Après 2 semaines de pseudo débat à l’Assemblée Nationale, la majorité gouvernementale va réussir à faire passer dans un simulacre de débat le projet de loi instituant le mariage entre deux personnes de même sexe. Pour la famille et pour les droits de l’enfant à avoir un père et une mère, le vote de cette loi idéologique est un coup rude, mais la bataille est loin d’être perdue pour toutes les bonnes volontés engagées dans le combat pour la famille.
Après la journée historique du 13 janvier, le Collectif Famille Mariage appelle donc les Français et leurs élus au combat et à la résistance en ce 12 février tout aussi historique.
Avant le vote de la loi au Sénat, un premier bilan doit être tiré des mois de lutte qui s’achèvent par le vote de mardi.
Mobilisation exceptionnelle du peuple français pour préserver le mariage, avec des constats qui ne trompent pas : succès phénoménal de la manifestation du 13 janvier avec largement plus d’un million de manifestants ; succès fulgurant de la signature de la pétition pour saisir le CESE avec l’objectif de 500 000 signatures très largement atteint en quelques jours grâce au courage d'un élu, Philippe Brillault et de tous les Français ; émergence – hors de partis politiques – d’une nouvelle génération militante, très impliqué sur les questions éthiques et familiales...
Très faible implication des représentants politiques pour défendre le mariage : à l’exception notable de quelques élus courageux de l’opposition, mais aussi de la majorité présidentielle, la plupart des députés ont préféré fuir leur responsabilité en désertant le débat, et par leur abstention le jour du vote de la loi. Une démission des politiques très mal perçue par une grande majorité des électeurs qui sauront s'en souvenir lors des prochaines échéances électorales.
Fracture grandissante entre les élites politiques et le pays réel, entre l'idéologie d'une caste autoritaire et idéologique et la réalité du terrain.
Les nombreuses initiatives engagées localement autour de la défense de la famille ont toutes rencontré un réel intérêt auprès des populations et des élus locaux. Le clivage politique droite/gauche n’est plus du tout pertinent sur la question du mariage et de la défense de la famille. Le divorce entre le peuple et ses représentants politiques semble consommé et risque de s’aggraver encore davantage avec le vote d’une loi qui, loin de répondre à une aspiration populaire, ne fait que satisfaire les revendications communautaires d’une infime minorité.
Nous appelons donc aujourd'hui à l’union de toutes les forces et les bonnes volontés autour de la défense du mariage, de la famille et des droits de l’enfant.
Les défenseurs de la civilisation de la Vie doivent s’unir contre les tenants de la culture de mort.
Donc Mardi 12 février 2013, à 18 heures précises, nous donnons rendez-vous à tous les Français sur l'Esplanade des Invalides, à côté de l’Assemblée Nationale, pour marquer notre entrée en résistance.
Nous ne lâcherons rien.
Sincèrement,
Grégoire Boucher
Président
Collectif Famille Mariage
11 février, 2013
Benoît XVI, pape « charitable » ?
Oui, et plus que Jean-Paul II ! C'est Frigide Barjot qui l'a dit, commentant la démission de Benoît XVI pour L'Express. Voici sa réponse, telle que retranscrite par l'hebdomadaire :
« Benoit XVI restera comme le pape qui a accepté la capote et accueilli l'homosexualité. Il comprend la défaillance humaine. En cela, il s'est montré plus charitable que Jean-Paul II. »
C'est donc cela qui ferait un grand pape, un pape plus charitable et donc plus saint : se taire sur le mal, accompagner non le pécheur mais le péché, donner droit de cité non aux personnes homosexuelles, mais à l'homosexualité ?
Où preuve est faite que Frigide Barjot, quelle que soit sa bonne volonté, se fait son cinéma sur Benoît XVI et ignore que la charité est justement charitable dans la vérité… Vérité souvent rappelée par Benoît XVI, précisément, dans l'exercice de ses diverses fonctions.
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Veillée de prière pour Benoît XVI à Paris lundi soir
Veillée de prière pour notre Saint Père le pape
à saint Jean Baptiste de La Salle
ce soir lundi 11 février 2013 de 19h15 à 24h.
Adoration du Saint Sacrement et Méditation du Saint Rosaire.
Notre Dame de Lourdes, priez pour notre pape Benoît.
Père Guillaume de Menthière (curé)
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Démission de Benoît XVI
Comme un père qui s'en va, sans nous quitter tout à fait. Le 28 février, Benoît XVI démissionnera de la chaire de Pierre. Quelle immense tristesse…
Prions pour son successeur.
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10 février, 2013
“Mariage” gay : pourquoi maintenant ? Le rôle du Conseil de l'Europe
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| Le Conseil de l'Europe |
Dans une très intéressante analyse, Christopher Booker du Daily Telegraph attribue l'étonnante concomitance des dossiers du « mariage » des homosexuels en France en en Grande-Bretagne aux exigences du Conseil de l'Europe.
On a beaucoup dit que François Hollande n'était pas personnellement intéressé par cette question – ce que semble confirmer son statut personnel, puisqu'il n'a jamais épousé la mère de ses enfants, mais cela ne l'a pas empêché de faire figurer le « mariage » des homosexuels en bonne place parmi ses engagements de campagne. Et il a la gauche pour lui.
Pour l'Angleterre et le Pays-de-Galles, où la légalisation du « mariage » des homosexuels est en très bonne voie, la donne est très différente : David Cameron a porté cette loi en tant que leader des conservateurs et alors même qu'il avait refusé de s'engager sur ce dossier avant son élection, refusant de l'inscrire à son programme. Résultat : les grands votes sur le « mariage » gay en France et Outre-Manche se seront déroulés à moins de huit jours l'un de l'autre…
Pour Booker, la vraie histoire remonte à 2010, et plus précisément au mois de mars où les 47 pays membres du Conseil de l'Europe se sont mis d'accord sur une recommandation visant à mettre en place des « mesures pour combattre la discrimination sur le fondement de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre ». Elle proposait notamment que les pays reconnaissant des partenariats de même sexe accordent à ces derniers le même statut légal qu'aux partenariats entre hétérosexuels. Il n'était pas question de mariage, certes, encore que l'on proposait que les « personnes transgenres » puissent épouser une personne du sexe opposé à celui qu'elles se seraient vu assigner.
Booker poursuit : « Quatre jours avant l'élection générale de 2010, le parti conservateur a publié un dépliant signé par Theresa May [alors ministre de l'Intérieur], dont une section sur les “questions lesbiennes, gay, bi, trans]” promettait que le parti allait “envisager l'opportunité de changer la loi en vue de permettre que les partenariats civils puissent recevoir le nom et la qualification de mariage”. »
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| La Cour européenne des droits de l'homme |
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| Lynne Featherstone |
Le ministre des égalités libéral démocrate Lynne Featherstone, note Booker, allait alors édicter des directives autorisant la diffusion de « musique religieuse » pendant les cérémonies de partenariat civil, expliquant que cela pouvait constituer une étape vers la légalisation des « mariages » gays. Son parti allait bientôt la soutenir en ce sens.
En décembre 2010, un lobby homosexuel, Equal Love, a soutenu un groupe de couples homosexuels britanniques à lancer une action devant la CEDH en vue de faire donner aux partenariats civils le même statut que le mariage. Une action soutenue également par Peter Tatchell, militant LGBT, pour qui le fait d'écarter les personnes gays du mariage « envoie un signal selon lequel nous sommes socialement et légalement inférieurs »;
En mars 2011, les deux ministres qui ont largement reçu des groupes LGBT publient un document d'intention politique officiel annonçant la volonté de faire progresser l'égalité LGBT en vue d'aboutir au « mariage civil égalitaire ». Ce même document engageait le ministère britannique des Affaires étrangères (Foreign Office) ainsi que la nouvelle instance pour l'égalité de genre (Gender Equality Office) à travailler à la « pleine mise en œuvre » de la Recommandation du Conseil de l'Europe de l'année précédente, avec une date butoir fixée à juin 2013.
Booker souligne qu'en prenant la présidence tournante du Conseil de l'Europe en novembre 2011, le Royaume-Uni a placé cette question en tête des priorités. Mme Featherstone avait déjà promis 100.000 ivres d'argent public à un groupe LGBT à Strasbourg en vue de mettre cette politique en œuvre ; c'est elle qui aura été la principale oratrice d'une conférence à huis-clos du Conseil organisée sous la présidence britannique, le 27 mars suivant, en vue de fixer les plans pour mettre en œuvre cette politique avant la date butoir de juin 2013. Booker cite une déclaration du juge britannique Sir Nicolas Bratza, qui présidait alors la CEDH, affirmant que cette cour était prête à qualifier le « mariage » de couples de même sexe de « droit de l'homme » dès lors qu'un nombre suffisant de pays l'aurait accepté.
« Voilà les vraies raisons pour lesquelles notre Gouvernement a eu besoin de précipiter le vote de la semaine dernière sur le mariage gay. Nous nous sommes engagés à la “pleine mise en œuvre” de la politique du Conseil de l'Europe à ce sujet pas plus tard qu'en juin prochain (d'où la loi similaire dont on précipite actuellement l'adoption en France). Cela aura été un coup politique très réussi du lobby gay, assisté par Featherstone, May et ces institutions européennes de l'ombre qui, de tant de manières, gouvernent aujourd'hui nos vies. Mais pourquoi ne nous a-t-on pas dit de manière plus honnête et ouverte pourquoi tout cela s'est produit ainsi ? », demande Booker.
Tout cela ne contredit pas mais complète plutôt les accusations de Nigel Farage qui a montré (voir ici sur ce blog) comment l'Union européenne, de manière parallèle, a décidé que tout ce qui serait lié par le biais d'un acte d'état civil dans un pays de l'Union le serait, automatiquement, dans les 27 autres. D'où l'intérêt pour le lobby gay d'obtenir une reconnaissance du « mariage » gay dans des poids-lourds de l'Union afin d'étendre ce droit subrepticement dans l'ensemble de l'UE, en assurant dans le même mouvement un poids suffisant de cette légalisation pour faire considérer le « mariage » gay comme un droit de l'homme qui s'imposera tôt ou tard aux 47 pays du Conseil de l'Europe.
Le déroulé de cette affaire montre aussi (à ceux qui ne l'auraient pas encore compris) que la promotion des droits des couples homosexuels à travers la reconnaissance de partenariats civils, de pacs et autres « alliances civiles » joue un double rôle : celui d'affirmation d'un droit propre à l'existence du couple homosexuel et du caractère « familial » de ce droit lorsque des enfants sont présents, mais aussi celui d'étape vers l'abolition définitive de toute différence entre le mariage naturel et le « mariage-fiction » des couples homosexuels.
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08 février, 2013
Oui, c'était bien du terrorisme : l'aveu de l'agresseur pro-LGBT du Family Research Center
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| Corkins au moment de son arrestation |
Floyd Lee Corkins II a plaidé coupable. Oui, en ouvrant le feu dans le vestibule de l'immeuble du Family Research Council à Washington D.C., l'été dernier, il a voulu « tuer le plus de gens possible ». Oui, il a illégalement traversé la frontière de plusieurs Etats avec une arme à feu. Oui, il avait l'intention de tuer ; oui, il voulait commettre un acte de terrorisme alors qu'il était armé.
C'est ce qui ressort de documents judiciaires rendus publics jeudi par la cour fédérale du District. Ces documents montrent qu'en ouvrant le feu sur un gardien-appariteur de ce lobby de défense des valeurs familiales traditionnelles – qui s'oppose notamment au « mariage » des homosexuels – Corkins avait bien des motivations politiques, que son crime était dicté par sa haine à l'égard des opposants au « mariage » des homosexuels.
L'affaire remonte à août 2012 – souvenez-vous, la presse internationale n'en avait pas beaucoup parlé. Corkins s'était rué présenté dans le hall d'entrée de l'imposant siège du Family Research Council et avait ouvert le feu après que le gardien lui eut demandé de s'identifier. Le gardien, blessé au bras, avait réussi à maîtriser le forcené qui hurlait sa haine de ce que les responsables du FRC représentent.
Rapidement arrêté par la police, Corkins était en possession d'un pistolet semi-automatique et de 50 cartouches : 2 chargeurs prêts à servir. La police allait également découvrir une note manuscrite avec les noms de quatre organisations conservatrices, dont le FRC. Corkins avait également sur lui 15 sandwiches « Chick-Fil-A ».
Pourquoi ? Mais parce que la chaîne Chick-Fil-A faisait à ce moment-là l'objet d'un boycott de la communauté à la suite de déclarations contre le « mariage » des homosexuels de son propriétaire…
Il ressort des déclarations faites par Corkins à la FBI lors de son arrestation, enregistrées par vidéo et qui ont donc été rendues publiques jeudi, qu'il voulait tuer un maximum de gens en « écrasant des sandwiches Chick-Fil-A sur leurs visages ».
« Le coup de feu n'est pas parti par accident. Il a tiré pour des raisons politiques », a confirmé T. Patrick Martin, U.S. Attorney (l'accusation publique). Le juge de District Richard W. Roberts a de son côté fait savoir à Corkins qu'il encourt deux fois 30 ans d'emprisonnement pour les crimes commis et 10 ans pour le délit fédéral de transport d'armes ; il recevra sa sentence le 29 avril.
Rappelons qu'au moment des faits, Corkins travaillait depuis six mois comme bénévole auprès d'un centre d'aide aux homosexuels de Washington : le DC Center for the LGBT Community.
Le site du FRC souligne qu'au moment des faits, Tony Perkins, responsable du Centre avait souligné la responsabilité d'organisations de promotion des droits homosexuels comme le Southern Poverty Law Center qui se plaisait à désigner les organismes conservateurs comme des « groupes de haine ». Il ne croyait pas si bien dire. L'audience de jeudi a révélé que l'examen de l'ordinateur familial de Corkins a permis d'établir que c'est sur le site du Southern Poverty Law Center qu'il a identifié et localisé le FRC.
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Libellés : Etats-Unis, famille, homosexuels, lgbt, mariage gay, terrorisme
Pétition au Conseil économique et social contre le “mariage" des homosexuels
C’est nécessaire, c’est utile, et c’est maintenant !
Des dizaines de bénévoles dépouillent et préparent la pétition demandant la saisine du CESE. Il faut 500 000 demandes, 400 000 ont déjà été reçues. Pour atteindre l’objectif, signez et postez la pétition, et faites-la signer et poster ! Tous renseignements, avec la pétition à imprimer et signer, sur le site www.lamanifpourtous.fr. Elle a également été reproduite dans Présent de vendredi.La pétition imprimée et remplie est à renvoyer sous pli affranchi au tarif en vigueur à cette adresse :
La Manif Pour Tous
15, rue Pottier
78150 LE CHESNAY
Attention :
• les Français de l’étranger peuvent signer la pétition : contacter un membre de votre famille ou un proche en France pour vous aider à transmettre la pétition,
• les étrangers résidant régulièrement (avec une carte de séjour) en France peuvent aussi signer la pétition,
• seuls les majeurs peuvent signer la pétition.
06 février, 2013
Belgique : nouvelle forte augmentation des euthanasies
Le nombre d'euthanasies déclarées en Belgique est en forte augmentation sur 2012. Les données officielles qui commencent à être publiées font état de 1.430 cas, soit 25 % de plus qu'en 2011 et ses 1.133 cas répertoriés. Selon De Redactie le chiffre réel pourrait être encore plus élevé vu que nombre d'euthanasies ne sont pas signalées à la commission de contrôle et d'évaluation.
Celle-ci a mis en exergue le cas de jumeaux de 45 ans qui ont été tués en même temps parce qu'ils ne supportaient pas l'idée de devenir aveugles.
Elle souligne également une nouveauté : l'arrivée de demandes d'euthanasies de la part de personnes de pays voisins. Une « dizaine » de personnes en provenance des Etats-Unis, de l'Allemagne et de France surtout ont obtenu l'euthanasie en Belgique.
Françoise de Weirt, responsable de la commission de contrôle et d'évaluation, attribue la hausse importante à des facteurs médiatiques : « Les patients sont mieux informés sur l'euthanasie grâce à des films et à d'autres médias et ils osent en parler au médecin », explique-t-elle, dans des propos rapportés par De Gazet van Antwerpen.
La commission donne un avis a priori sur chaque demande.
En ce jour de publication de ces statistiques, le Sénat belge entame une série d'auditions sur l'euthanasie dans le cadre d'une série de propositions de lois visant à faciliter l'accès à l'euthanasie et à la rendre accessible aux mineurs et aux personnes en voie de devenir démentes.
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