17 décembre, 2012

J'étais à la manif des pro-« mariage » homo… les photos



Vers 15 h 30 depuis l'angle de la rue des Ecoles.
Derrière moi, le cortège atteint la place Edmond-Rostand.
Devant, le cortège s'étale visiblement jusqu'au Palais de Justice.
Les groupes passeront ainsi pendant 2 heures ; je quitterai avant l'arrivée du PS, à 17 h 10.
Et des Femen…




”Moi aussi je veux divorcer”… Ces deux-là passeront de nouveau, dans l'autre sens, 1 heure et demie plus tard.
Vu ailleurs : “2 mariages sur 3 se terminent par un divorce, vous appelez ça des valeurs ?”
De fait, c'est la dévaluation du mariage qui a rendu tout ceci possible.




Un groupuscule du MLF. Il peine à recruter en dehors de la génération 68…

Ceux-ci se présentent comme des francs-maçons. Un peu plus loin, une ligne similaire de franc-maçonnes.

Joli, non ?


Toutes les pancartes, tous les slogans sont permis.
Personne ne s'en offusque. Personne ne les vire pour mauvais goût.
Personne n'y voit une insulte aux chrétiens.
Ni même aux mulsulmans. Au fait, c'était une marche PS-Gauche-NPA-CGT très peu métissée…

N'est pas anti-homophobe qui veut, ce sont eux qui décident !

L'UNEF ? Logique. Une mutuelle étudiante ? Beaucoup moins…


Une autre affiche assure que Marie a eu la « première PMA ».


Plutôt drôle… si on pouvait en rire !


Un peu flou, désolée. Mais on voit bien l'idée générale.

Amnesty international.

Les extravagants ne sont pas les plus nombreux, mais enfin ils sont là
et tout le monde trouve ça normal…


Un groupe juif gay et lesbien. Mais sans slogans contre le Grand rabbin Bernheim.
On réserve cela à « XXIII » (
sic).

Ce groupe avait fourni de nombreuses pancartes pour l'ensemble de la marche.

Photo ratée, mais l'idée est à retenir :
c'est l'interdiction de capote qui rend « homophobe ».
Ailleurs, une pancarte réclame au Pape :
« Benoît, fais ton coming out. »

« Si vous êtes contre le mariage gay, arrêtez de faire des enfants homos. »

La prière, la prière catho, c'est bien l'adversaire tel qu'ils le voient… 
« Pas de péché originel »… C'est ça qui les dérange, curieusement !

J'ai trouvé le bouton des asa pour améliorer l'éclairage. Ce sont les lycéens qui passent à ce moment-là. 
« Je préfère des parents homos à des parents facho. » On ne parle plus du « mariage pour tous », du coup ?
Comme sur une autre pancarte : « Il vaut mieux une paire de mères qu'un père de merde. »
Ils n'auraient pas des petits comptes à réfler, par hasard ?

Très petit groupe en vérité…

« François, sois pas frigide… »

… Et pourtant elle reconnaît l'« homo-éducation. » Me suis-je trompée de manif ?

Les revoilà !


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15 décembre, 2012

« Manif pour tous » ? Là, ça va trop loin !

Pourra-t-on défiler contre le « mariage » des homosexuels le dimanche 13 janvier sans marcher en même temps « contre l'homophobie » ? Frigide Barjot, grande coordinatrice de la marche qui annule et remplace la marche pour la vie (les enfants à naître aux oubliettes…) a clairement fait savoir que non. « Comment vous prémunir contre les homophobes ? », lui demandait-on sur RMC jeudi. En faisant applaudir les rainbow flags… Et les gens de Civitas ? « Civitas, c'est clair et net, ils viendront, et ils seront obligés de défiler contre l'homophobie, et d'enlever leurs bannières. »

— Ça va être compliqué pour eux, quand même…

— Voilà ! (sur un ton triomphant. L'air de dire : tant mieux, ils seront bien obligés de s'en aller…)

Contre l'homophobie ? Contre un concept inventé par les plus durs des lobbies gays pour empêcher tout jugement de valeur non sur les personnes qui se trouvent avoir des attirances homosexuelles, mais sur le comportement homosexuel ? Contre un instrument juridique qui, dans de nombreux pays du monde déjà, permet l'inculpation de personnes qui se réclament de la Bible pour porter ce jugement moral ? Contre un sentiment subjectif de répugnance, aussi, qui est désormais interdit, alors qu'on imagine les homosexuels répugnés par l'idée de relations charnelles avec les personnes du sexe opposé et que tout le monde doit apparemment trouver que dans ce sens-là, il n'y a pas de problème ?

Oui, là, cela va trop loin. Cela va trop loin d'avoir prévu, au cœur de la « manif pour tous » (c'est toujours dans l'interview précitée) un « char des homos » : « J'appellerai tout le monde à venir danser sur le char gay ! »

Mais c'est quoi, ce détournement ? 99 % des personnes qui viendront défiler à Paris le 19 janvier ne demandent pas cela, ils demandent le retrait du projet. Rien de moins. Et surtout, rien de plus. Pas sa suspension en attendant la tenue d'« états généraux de la famille ». Pas une discussion sur « la place de l'homosexualité dans notre pays ».

Et encore moins une revendication qui est très exactement à l'opposé de ce que demandent les honnêtes gens. Pourtant elle y est, régulièrement mise en avant par Frigide Barjot : l'amélioration du contrat d'union civile ouverte aux couples homosexuels. Elle l'a dit lors de sa conférence de presse mercredi, et j'en atteste puisque j'y étais : « Nous travaillons à un projet alternatif qui assure les droits sociaux, civils, patrimoniaux des familles homoparentales, sans bouleverser les principes du droit civil. »

Et voilà que l'absurdité de la « famille homoparentale » devrait être entérinée par les centaines de milliers de personnes qui manifesteront contre le « mariage » des homosexuels ? C'est ainsi qu'on se fera entendre des médias, qu'on explosera les idées préconçues, nous dit-on. Mais oui : en brouillant le message jusqu'à le rendre incompréhensible. Car s'il est bon d'aménager des droits parentaux pour les partenaires de même sexe, s'il faut réfléchir à l'« homo-éducation » comme le propose Frigide Barjot, si les enfants peuvent « absolument » très bien grandir dans un foyer homosexuel, on se demande pourquoi on se donnerait la peine de se déranger le 13 janvier.

C'est la même raison pour laquelle il n'est pas question de parler des « souffrances » des homosexuels, et tant pis pour ceux qui vivent douloureusement leur condition. « L'homosexualité n'est pas une maladie », comme l'a martelé Frigide Barjot.

Car dire cela, c'est déjà être « homophobe », n'est-ce pas ? Puisque l'homophobe est celui qui « discrimine » à l'égard des homosexuels en émettant des critiques, fussent-elles vraies, sur leur mode de vie ou leur capacité à tout faire comme les « hétéros », voire mieux… Tout cela est d'une logique totale : on cherche à plaire aux médias, on adopte le langage et les concepts de l'adversaire, on s'y soumet, et on fuit comme la peste ceux qui ne sont pas disposés à s'incliner devant le politiquement correct. Tout comme nombre d'évêques de France ont longtemps mis sous le boisseau l'enseignement de l'Eglise sur l'avortement, de peur de se voir assimilés à l'« extrême droite » qui seule portait le respect de la vie sur la place publique.

Non, là je cale vraiment. Pour le bien de la cause, il me semblait jusqu'ici qu'on pouvait faire avec les consignes souvent décalées, sans portée réelle, ou du moins je l'imaginais, données par Frigide Barjot (applaudir les « kiss-in », se dénuder pour se retrouver à égalité avec les Femen…). J'étais irritée par le « dress code » imposant aux gens de venir autrement qu'ils ne sont, par le refus des slogans et affiches non lus et approuvés par les organisateurs (mais qui représentent-ils ?). Mais ce n'étaient pas des raisons suffisantes pour prendre l'affaire bille en tête.

Avoir radicalement inversé les objectifs de la marche, c'est autrement plus grave.

Question : les nombreux évêques qui, courageusement, ont appelé les Français et les catholiques à manifester leur opposition à la légalisation du « mariage » des homosexuels, partagent-ils l'idée selon laquelle il faut marcher « contre l'homophobie » et pour un super-pacs, danser sur un char façon Gay Pride et réclamer une nouvelle forme d'« autorité parentale » pour les « homo-éducateurs » ? Un catholique peut-il participer à cela sans rien dire ?

Désolée, mais il va falloir qu'ils s'expriment. Ils sont au pied du mur. 

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13 décembre, 2012

Faire des bébés sans père et sans mère avec les cellules souches induites

Une conférence scientifique internationale sur la sauvegarde de la fertilité des malades du cancer se tiendra en février prochain à Hong Kong, relève Michael Cook de BioEdge, avec pour objectif l'enseignement d'une technique permettant de créer des embryons à partir de cellules souches dites iPS (cellules souches totipotentes induites à partir de cellules adultes).

Il s'agit d'apprendre aux praticiens à obtenir la « néo-création » (sic) d'ovules et de spermatozoïdes en partant de la technique déjà utilisée sur des souris (j'avais commenté cela ici en décembre 2010). « Voilà la solution d'avenir pour les cas d'infertilité les plus compliqués, qui permettra de faire du sperme et des œufs à partir de cellules somatiques. Chez les souris, des portées normales ont pu naître grâce à cette approche. »

Michael Cook explique que la détermination de la paternité et de la maternité des embryons qui pourraient un jour résulter de cette technique sera un « casse-tête juridique ». Les spermatozoïdes pourraient être génétiquement liés à une personne qui pourrait aussi bien être un homme qu'une femme et les ovules créées à partir des cellules adultes d'une personne qui pourrait être une femme ou un homme. Mieux : on pourrait utiliser le sperme et les ovules obtenus d'une même personne pour créer un embryon.

Cette perspective passionne Evelyn Telfer, chercheuse en développement ovarien à Edinburgh, qui en prévoyait la possibilité dans une interview au New Scientist en expliquant : « Si vous preniez les cellules souches sur le même individu pour pourriez éviter la reproduction par voie sexuelle. »

A l'époque ou la découverte « éthique » du Pr Yamanaka, pionnier de la reprogrammation cellulaire et récent lauréat du prix Nobel pour ses travaux, la question de la sûreté des cellules iPS, qui à l'instar des cellules souches embryonnaires provoquent des rejets immunitaires, ainsi que de leur utilisation éventuelle pour obtenir les cellules de la reproduction humaine avaient été soulevées par le scientifique lui-même (voir ici sur ce blog). Dans le même message, je faisais écho aux inquiétudes d'un spécialiste canadien de l'éthique médicale, le Dr John Shea, qui précisait alors qu’on avait obtenu des cellules souches similaires au blastomère : « L’ennui avec le blastomère, si c’est cela qu’ils ont obtenu, c’est qu’il peut former un jumeau qui devient lui-même un embryon. »

Jusqu'ici il n'a pas été fait état de tels développements.

En revanche l'utilisation des iPS pour court-circuiter la reproduction humaine normale semble être en passe de devenir une réalité qui jette pour le moins une ombre sur la technique.

A la différence des cellules souches embryonnaires ou des iPS, les cellules souches adultes, pluripotentes (c'est-à-dire capables de donner seulement certains types de tissus ou d'organes selon leur provenance) restent les seules à éviter totalement les écueils éthiques et présentent déjà de nombreuses applications thérapeutiques réussies ou prometteuses.

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12 décembre, 2012

J'ai participé à un débat télévisé sur la « gestation pour autrui »

J'en suis tombée des nues. J'ai été invitée à participer à un débat télévisé sur la procréation assistée et la « gestation pour autrui » au profit des couples homosexuels. L'enregistrement – dans les conditions du direct – s'est fait lundi soir, très tard, pour la nouvelle chaîne TNT « Numéro 23 », dans l'émission « Hondelatte dimanche ». Christophe Hondelatte s'est donné pour mot d'ordre de n'exclure personne, d'aborder les sujets les plus difficiles. En m'invitant ès-qualités de directrice de Présent et de vice-présidente de l'AGRIF, on peut dire qu'il a démarré fort dans le refus de l'exclusion !

Bref, débat intéressant, difficile : c'était face à deux homosexuels tout à leur bonheur d'avoir obtenu deux bébés nés en même temps d'une même mère porteuse, à partir de deux ovules obtenus auprès d'une donneuse, chacun étant l'enfant d'un des « deux papas ». Il y avait aussi le président de l'Association des familles homoparentales, Alexandre Urwicz, avocat de son état, et plusieurs autres personnalités plus ou moins favorables à l'« homoparentalité », comme Stéphanie Duncan, qui anime une émission sur les femmes sur France Inter, et le député européen EELV de Marseille Karim Zéribi. Pour exploser les poncifs et mettre un coup de piment : Elisabeth Lévy.

Comment m'en suis-je tirée ? J'espère pas trop mal, mais n'étant pas habituée des caméras… 

A voir sur Numéro 23 le dimanche 23 décembre à 20 h 45.

Dès le dimanche 16 décembre, pour la première de l'émission, outre un débat sur le Bloc identitaire (« Faut-il l'interdire ? »), et un autre sur Notre-Dame-des-Landes, on pourra voir Tugdual Derville d'Alliance Vita s'exprimer sur le « mariage pour tous ».

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11 décembre, 2012

Le Conseil de l'Europe fait pression sur l'Irlande pour légaliser l'avortement

Le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, compétent pour vérifier l'exécution des décisions de la Cour européenne des droits de l'homme, a choisi la Journée internationale des droits de l'homme, le 10 décembre, pour publier la déclaration suivante à propos de l'arrêt A, B, C contre Irlande :
Les Délégués 
1. notent avec satisfaction que, le 13 novembre 2012, le groupe d’experts chargé de conseiller les autorités irlandaises sur la manière d’exécuter l’arrêt a remis son rapport, lequel identifie quatre options : des lignes directrices, une législation secondaire, une législation primaire, et une législation primaire assortie de règlements d’application – et que les autorités choisiront une option afin d’exécuter l’arrêt avant le 20 décembre 2012 ; 
2. soulignent à cet égard, que le groupe d’experts a noté que « l’Irlande a l’obligation juridique d’adopter et mettre en œuvre un cadre législatif ou réglementaire instaurant une procédure accessible et effective, permettant aux femmes enceintes d’établir si elles ont droit à un avortement légal conformément à l’article 40.3.3°de la Constitution tel qu’interprété par la Cour Suprême dans l’affaire X » et considèrent que cela répondrait aux préoccupations de la Cour (voir §§264-267 de l’arrêt) ;
3. rappellent également, dans ce contexte, que la Cour européenne a considéré qu’une interdiction générale d’avorter en droit pénal constituait un élément dissuasif fort pour les femmes et les médecins en raison du risque de condamnation pénale et d’emprisonnement, et notent l’avis du groupe d’experts qui considère que seule la mise en œuvre d’un cadre juridique fournirait une défense contre des poursuites pénales
4. soulignent à nouveau leur préoccupation concernant la situation des femmes qui sont d’avis que leur vie pourrait être mise en danger par leur grossesse, dans des circonstances similaires à celles rencontrées par la troisième requérante, et invitent les autorités irlandaises à prendre toutes les mesures nécessaires à cet égard ; 
5. invitent instamment les autorités irlandaises à accélérer l’exécution de l’arrêt tant sur cet aspect que de manière générale, et les invitent à informer le Comité dès que possible de l’option choisie pour exécuter l’arrêt ; 
6. décident de reprendre l’examen de ces questions au plus tard lors de leur 1164e réunion (mars 2013) (DH).
Il s'agit bel et bien de tirer argument d'une décision qui ne demande en aucun cas formellement la légalisation de l'avortement sur le territoire irlandais pour rendre l'avortement possible en Irlande en certains cas.

L'Irish Times, sous la plume de Kitty Holland – celle qui avait lancé l'agit-prop à propos de l'affaire Savita Halappanavar – résume : « Le gouvernement doit “accélérer” ses projets en vue de rendre accessible l'avortement légal ici. » 

On notera la formulation très floue de la déclaration quant à la notion de danger pour la vie de la mère, puisqu'il ne s'agit pas de tenir compte d'un danger objectif, mais simplement de « l'avis » subjectif de la femme. Y compris, donc, le recours à la menace de se suicider en cas de poursuite de la grossesse.

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09 décembre, 2012

Des médecins uruguayens contre l'avortement

Plus de cent médecins uruguayens ont introduit un recours contre le décret d'application de la loi sur l'avortement récemment votée par le Parlement de leur pays. Gynécologues, pédiatres, néonatologues, périnatologues et médecins généralistes ont ainsi entrepris une démarche judiciaire pour contester une norme qui « fait pression pour eux » en vue de commettre « des actes qui portent atteinte à la véritable identité du professionnel ». Jugeant les nouvelles obligations qui pèsent sur eux par une règlementation administrative inacceptable, ils se mobilisent donc directement contre le pouvoir exécutif.

Il s'agit de la deuxième démarche en ce sens en 48 heures, la première ayant été faite par l'ONG « Marraines de la vie ».

Les médecins ont choisi plusieurs angles d'attaque, en mettant d'abord en évidence les « graves illégalités de forme et de fond » du décret qui, par exemple, limite le droit à l'objection de conscience pourtant garanti par la Constitution de l'Uruguay. Celle-ci protège notamment « l'indépendance de la conscience morale et civique de tout travailleur dépendant ».

La loi, soulignent ces professionnels de la médecine, restreint l'objection de conscience aux seuls personnes à qui il serait demandé d'exécuter l'avortement ou d'y participer directement », alors que bien d'autres situations peuvent se présenter.

Plus grave encore, le décret oblige n'importe quel médecin, même objecteur de conscience, à réaliser l'avortement lorsqu'il est établi qu'il y a un « risque pour la santé de la mère » (la loi, elle, parle de « grave risque »). 

Le recours note aussi que le délai de réflexion de cinq jours qui doit être observé entre la demande d'avortement et son exécution est considérablement diminué sur tous les plans dans le décret. Et notamment parce que les attributions des équipes d'aide aux femmes sont à ce point rabotées que le délai légal ne permet pas de proposer des aides qui pourraient aboutir à leur désistement. En l'état actuel, souligne le recours, les femmes ne peuvent dans la pratique avoir accès aux aides qui leur sont proposées. Ainsi la commission d'aide aux femmes devient « un simple préambule de l'avortement ».

Pendant ce temps la coordinatrice du Programme de Santé sexuelle et reproductive, Leticia Rippi, explique que son équipe a été mobilisée depuis le lendemain du vote de la loi pour vérifier si toutes les pharmacies d'hôpital disposent bien de misoprostol, l'une des molécules utilisées pour les avortements chimiques.

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07 décembre, 2012

Enquête ouverte contre un militaire américain pour qui l'homosexualité est un “péché”

L'administration américaine chargée de l'éducation – l'équivalent, pour la France, du ministère de l'Education nationale – vient d'ouvrir une enquête fédérale à l'encontre d'un « Premier sergent », Lynn Vanzandt, qui est accusé d'avoir affirmé que l'homosexualité, dans la Bible, est un péché.

1St Sgt. Lynn Vanzandt
Les faits remontent au 12 avril dernier. Intervenant dans le cadre d'une formation assurée par l'armée américaine au sein d'écoles secondaires à travers le pays (JROTC), Vanzandt a été dénoncée par une élève à Huntsville, Alabama, Taylor Sisk, 15 ans, responsable de la « Gay Straight Alliance » (Alliance gay-normale) de son établissement. Elle affirme que Vanzandt est intervenu spontanément alors qu'elle parlait à une amie de la vie à San Francisco. Des témoins assurent qu'au contraire, les deux jeunes filles ont interrogé le militaire en lui demandant son opinion sur l'homosexualité. Taylor Sisk assure qu'elles lui ont ensuite demandé d'arrêter et que devant son refus, son amie a quitté la salle en courant.

Bien que Lynn Vanzandt se soit empressé de présenter des excuses, l'enquête a bien été engagée à la demande de Taylor Sisk qui, mineure, a demandé à un membre d'un groupe LGBT d'intervenir en son nom. Il l'a fait d'abord auprès de la direction de l'école, puis il a saisi le Bureau des droits civils (OCR) qui instruit la plainte. Le nommé James Robinson a déclaré à la presse qu'à propos d'une question aussi sensible, le militaire, même sollicité, n'aurait pas dû donner son opinion.

Lynn Vanzandt fait l'objet d'une enquête pour « harcèlement » et « dicrimination ». La direction de l'école a de son côté reçu une lettre de la part du Département de l'Eucation annonçant que l'OCR va déterminer « si les étudiantes on été sujettes à un environnement hostile sur la base du sexe ou au harcèlement fondé sur le défaut de conformité aux stéréotypes de genre, lorsqu'un enseignant JROTC a fait des commentaires à propos de la Bible et de l'homosexualité ».

Cette affaire a déjà suscité de nombreuses prises de position : des dizaines de cadets, élèves de Lynn Vanzandt, l'ont soutenu lors de réunions de la direction du collège de Grissom High à Hunstville pour mettre fin au « harcèlement », pendant que Taylor Sisk et quelques autres manifestaient dehors. 

Sources : LifeSiteNews et ici.



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Le petit catéchisme des cons ?

Parce qu'il explose gaiement les poncifs du jour, parce que tout y est, de la culture de mort au politiquement correct, parce que son ton est vif, rapide, mais toujours précis, plongez-vous dans ce Petit catéchisme des cons de Kehlkarjan. Pourquoi ? Parce que, foi de journaliste bombardée de bouquins et lisant trop souvent par devoir, vous vous amuserez. Parce qu'un écrivain est né. Mais attention, hein, surtout ne l'apprenez pas par cœur ! Car vous n'y apprendrez pas les vérités de la foi – seulement à connaître comment d'en face, on les explose. Ce qui reste ? Un petit tas fumant de c..nerie…

Kehlkarjan signera son vigoureux pamphlet lors de la séance de dédicaces « Lire sous les sapins » organisée dimanche 9 décembre au 18, rue de Varenne, 75007 Paris par Anne Brassié, entre 14 h et 18 h 30.

Vous y trouverez aussi le magnifique Roman de Charette de Philippe de Villiers, les livres de Reynald Secher, et bien d'autres. Je vous y donne également rendez-vous avec Présent.

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05 décembre, 2012

Irlande : les évêques parlent clair sur l'avortement

Cinq évêques irlandais étaient présents mardi soir à la veillée pour la vie organisée au pied levé devant l'Oreichteas à Dublin, mais c'est par la voie de leur conférence qu'ils ont opposé une réponse ferme aux propositions d'assouplir la loi condamnant l'avortement en Irlande formulées par un groupe d'experts censés indiquer au gouvernement comment respecter la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme. Je vous en propose ici ma traduction.
Première réponse de la Conférence des évêques d’Irlande
au Rapport du groupe d’experts sur le jugement A, B et C contre Irlande

Une société qui croit que le droit à la vie est le plus fondamental de tous les droits ne peut ignorer le fait que l’avortement est d’abord et avant tout une question morale. 

En tant que société une responsabilité particulière nous incombe en vue d’assurer le respect de ce droit au nom de ceux qui sont sans défense, sans voix ou vulnérables. Cela comprend notre devoir en tant que société de défendre et de promouvoir le droit égal à la vie de la mère enceinte et de l’enfant innocent et sans défense qu’elle porte en son sein lorsque la vie de l’une ou de l’autre de ces personnes est menacée. 
 En vertu de leur commune humanité la vie de la mère et celle de son enfant à naître sont toutes les deux sacrées. Ils ont également droit à la vie. L’Eglise catholique n’a jamais enseigné que la vie de l’enfant à naître doit être préférée à celle d’une mère. Lorsqu’une femme enceinte gravement malade a besoin de soins médicaux qui peuvent mettre en péril la vie de son bébé, de tels soins sont moralement licites dès lors que tout a été mis en œuvre pour sauver la vie et de la mère, et de l’enfant.
 L’avortement, défini comme la destruction directe et volontaire d’un bébé à naître, est gravement immoral en toutes circonstances. Cela est différent des soins médicaux qui ne cherchent pas directement et volontairement à mettre fin à la vie de l’enfant à naître. 
 La loi en vigueur et les directives médicales en Irlande autorisent infirmières et médecins dans les hôpitaux irlandais à mettre en œuvre, en pratique, cette distinction éthique vitale. Il s’agit d’un facteur important qui a permis d’assurer que les hôpitaux irlandais soient au nombre des plus sûrs et des meilleurs au monde en ce qui concerne les soins médicaux apportés aussi bien à la mère qu’à son enfant à naître. En tant que pays, voilà quelque chose que nous devrions chérir, promouvoir et protéger. 
 Le Rapport du groupe expert sur le jugement A,B, C contre Irlande propose des options* qui pourraient mettre fin à la pratique de faire cette distinction éthique vitale dans les hôpitaux irlandais. Sur les quatre options présentées par le Rapport, trois impliquent l’avortement : la mise à mort directe et volontaire d’un enfant à naître. Cela ne peut jamais être justifié moralement. Le jugement de la Cour européenne des droits de l’homme n’oblige pas le gouvernement irlandais à légiférer en faveur de l’avortement.
 D’autres aspects du Rapport provoquent des inquiétudes supplémentaires.  Celles-ci comprennent, mais la liste n’est pas limitative, le fait que : 
• Le jugement de la Cour européenne des droits de l’homme permet des options par rapport à cette affaire d’importance morale, sociale et constitutionnelle fondamentale, qui ne sont pas reprises dans ce Rapport. Cela inclut l’option d’introduire l’interdiction constitutionnelle de l’avortement ou tout autre forme d’amendement constitutionnel en vue de renverser la jurisprudence « X-case »**. 
• Le Rapport ne fournit aucune analyse éthique des options proposées, alors même qu’il s’agit d’abord et avant tout d’un problème moral et que cette prise en considération de la dimension éthique faisait partie des Termes de référence
• Le Rapport ne prend pas en compte les risques qu’impliquent les tentatives de légaliser un prétendu « avortement limité » selon les contours de la jurisprudence « X-case ». Le jugement « X-case » inclut la menace de suicide comme justification d’un avortement. L’expérience internationale montre que le fait d’autoriser l’avortement sur la base de la santé mentale conduit effectivement à ouvrir grandes les vannes de l’avortement.
Le Rapport identifie également les Directives en tant qu’option. Il note que les Directives peuvent contribuer à assurer la cohérence dans la fourniture de soins médicaux. Si les Directives peuvent procurer une plus grande clarté par rapport aux conditions ou des soins nécessaires à la vie peuvent être prodigués à une mère enceinte ou à son enfant à naître dans le cadre législatif existant, et dès lors que la mise à mort directe et volontaire de l’une ou de l’autre personne continue d’être exclue, alors de telles Directives éthiquement justes peuvent permettre d’avancer. 
 Une affaire d’une telle importance exige que l’on prenne suffisamment de temps pour qu’un débat calme, rationnel et bien informé ait lieu avant qu’aucune décision sur les options proposées par le groupe expert soit prise. Tous ceux qui sont concernés, particulièrement ceux qui sont chargés de représenter le peuple, doivent prendre en considération les questions morales profondes qui se font jour dans la réponse à ce Rapport. L’avortement est gravement immoral en toutes circonstances, combien « limité » puisse être l’accès à l’avortement.
* NDLR. – Les quatre options proposées sont, d’une part, une clarification des Directives sur les soins médicaux, qui n’a pas la faveur du rapport car elle ne serait pas juridiquement contraignante. Et de l’autre, la mise en place de règles régissant la mise en place de l’avortement légal : ce sont ces trois « solutions » qui sont fermement rejetées pas les évêques irlandais.

1. Mettre en place une loi, votée donc par le parlement, qui pose le principe de la fourniture d’avortements légaux, de manière à ouvrir la voie au ministre de la Santé qui en fixerait les contours par l’équivalent irlandais du décret. 

2. Mettre en place une loi seule qui fixerait tous les contours de l’avortement légal.

3. La solution « loi plus décrets » où plus de détails seraient fixés par la loi et où le ministre de la Santé ne s’occuperait que de certains aspects de la questions

** NDLR. – Le cas X, en 1992, concernait une jeune fille de 14 ans, violée et enceinte, qui menaçait de se suicider si ses parents ne l’emmenaient pas à l’étranger pour obtenir un avortement. La Cour suprême irlandaise avait reconnu son « droit » à l’avortement en ces circonstances, La jeune fille allait par la suite se rendre en Angleterre pour se faire avorter mais fit une fausse couche pendant le voyage. La jurisprudence, quant à elle, n’a jamais été traduite en droit.



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03 décembre, 2012

Irlande : Savita n'a peut-être pas demandé l'avortement…


Praveen, Savita à gauche, Kitty Holland à droite
La journaliste irlandaise auteur de l'information qui a déclenché l'hystérie pour réclamer la légalisation de l'avortement dans ce dernier pays européen– avec Malte – à l'interdire dans tous les cas, a fait savoir lors d'une émission de radio sur Newstalk 106 qu'il subsiste bien des interrogations sur les raisons de la mort de Savita Halappanavar. Même celle de savoir si la jeune femme, morte d'une septicémie massive alors qu'elle était enceinte de 17 semaines, a réellement demandé un avortement comme l'affirme son mari, Praveen.

Kitty Holland, interviewée par Marc Coleman, s'est montrée « troublée et sur la défensive », pour reprendre les termes de Hilary White, de LifeSiteNews. Dans une analyse qui achève de montrer à quelle point l'« affaire » Savita a été instrumentalisée par le lobby de l'avortement, elle souligne que Kitty Holland a tout fait pour faire porter le chapeau de l'agitation médiatique au mari de la défunte, Praveen, tentant d'expliquer que sa présentation de la suite des événements s'est révélée « un peu confuse », aussi bien en ce qui concerne l'origine de l'infection, le moment où elle a été décelée, le traitement qui y a été apporté et son rapport effectif avec la grossesse de Savita. (Le premier article de ce blog sur l'affaire est ici, il y en a eu plusieurs autres depuis.)

« Etes-vous sûre qu'il a demandé un avortement ? », a demandé Marc Coleman. « Oh, je ne suis sûre de rien », a répondu Kitty Holland. « Je suis sûre de ce qu'il m'a raconté, mais comme tout le monde, j'attends l'enquête et ses résultats. Je ne peux pas parler avec certitude. Qui sait ce qu'il en sortira, de cette enquête ? Il se peut bien qu'ils nous expliquent qu'elle a attrapé autre chose à l'extérieur de l'hôpital avant même d'y être entrée, et qu'il n'y a pas eu de demande d'avortement. »

Praveen Halappanavar n'a cessé d'affirmer que vu son état, sa femme, Savita, dentiste, avait à plusieurs fois réclamé l'avortement et que cela lui avait été refusé tant que le cœur de son bébé battait encore au motif que « l'Irlande est un pays catholique ». De retour dans son pays, il a déclenché une campagne massive visant à montrer que l'état de Savita s'est empiré jusqu'à devenir désespéré parce qu'elle n'a pas bénéficié de l'avortement, refrain repris par les groupe abortistes et féministes irlandais qui réclament la modification de la loi afin que la mise à mort de l'enfant à naître soit possible si la vie de la mère est menacée. Et ce alors que l'Irlande se prévaut d'un des taux de mortalité maternelle les plus bas au monde.

Selon des éléments « fuités » du dossier médical de Savita par Praveen et son avocat la demande d'avortement n'y figurerait pas. Kitty Holland a expliqué, pour se défendre, qu'il se peut bien que les demandes d'avortement ne soient jamais consignées dans les dossiers médicaux des maternités irlandaises, mais en tout cas le doute est là et elle ne va pas jusqu'à se porter garant de l'existence de cette demande. Elle a également avoué que Praveen Halappanavar lui avait dit « à un moment » que sa femme n'avait reçu que des antalgiques, et pas du tout d'antibiotiques…

Kitty Holland a dû également s'expliquer sur les différences entre son premier article, publié le 14 novembre dans l'Irish Times, et celui qu'elle a écrit pour The Observer trois jours plus tard. Dans le deuxième, elle affirme explicitement : « Le fait que le refus d'avortement opposée à Savita ait joué un rôle dans sa mort reste à établir. » Pourquoi ne pas avoir dit cela d'emblée, lui demande Coleman. Réponse embarrassée : « Je ne faisais que citer les inquiétudes du mari, Praveen. Et à aucun moment… Je veux dire… vous savez que cela a été suggéré dans le titre, qu'évidemment je n'ai pas écrit. Vous savez, “on lui a refusé l'avortement” était entre guillemets. Mmm… Mais vous avez que je rapportais les préoccupations du mari, ce dont il a dit que cela le préoccupait et ce dont il a dit que cela s'était passé à l'hôpital. »

Et de rejeter la faute de l'interprétation qui a été faite de son papier dans le « monde entier » sur le « public » qui a « inféré » que la mort de Savita était due à l'absence de l'avortement. C'est oublier un peu vite que les manifestations demandant la légalisation de l'avortement avaient été annoncées à mots couverts plusieurs jours avant la publication de l'article de Kitty Holland au réseau des militants pro-avortement.

Mais le mal est fait. Le gouvernement irlandais, qui a entre-temps reçu un rapport sur l'avortement dans les cas où la santé de la femme est en jeu, s'est affirmé prêt à modifier la loi en s'appuyant notamment sur le cas Savita. Mais le ministre du Transport, Leo Varadkar a souligné qu'une telle loi pourrait bien s'avérer anticonstitutionnelle, et qu'il faudrait en venir au référendum, même si le gouvernement ne prévoit pas d'en faire un pour le moment – il est vrai que jusqu'ici, les Irlandais ont systématiquement rejeté l'avortement légal.

Il est clair que la publicité donnée à l'affaire Savita pourrait infléchir ce point de vue.

Même si la manière de présenter ce cas tragique devait en fin de compte apparaître comme de la désinformation pure et dure.

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01 décembre, 2012

Un cardinal mexicain baptise des enfants sauvés de l'avortement

En présence de leurs familles et de membres et d'amis du Comité Nacional Pro-Vida, le cardinal-archevêque de Mexico, Mgr Norberto Rivera, a baptisé 21 enfants sauvés de l'avortement grâce à l'aide apportée par le réseau aux mamans alors qu'en détresse, elles envisageaient la mort pour leur bébé.

Le cardinal a souligné au long de son homélie que ces enfants dont la vie physique a été sauvée doivent maintenant voir nourrie la vie spirituelle, la vie d'enfants de Dieu qui leur a été donnée par le baptême, puisqu'ils sont désormais « incorporés au Corps du Christ ». « Vous devrez les conduire jusqu'à l'Eucharistie, ce n'est qu'en étant nourris de Dieu qu'ils trouveront la vie éternelle », a-t-il lancé aux parents et aux parrains et marraines des 21 bébés.

Pourquoi Dieu nous confie-t-il des enfants ?, a-t-il poursuivi. « Parce que la vie divine en eux doit être protégée continuellement pour que les enfants grandissent et se développent », a-t-il expliqué.

Ces enfants baptisés sont âgés de deux à six ans. Leur baptême par le cardinal en personne a été reçu comme « une bénédiction, un honneur et une joie énorme » par le président du Comité national pro-vie, Jorge Serrano Limon.

Comment la vie de ces enfants a-t-elle été sauvée dans la capitale mexicaine où l'avortement a déjà provoqué la mort de plus de 80.000 enfants à naître depuis sa légalisation ? C'est le travail de personne à personne qui a permis cela : ces mamans ont été accueillies et informées quant aux possibilités de préserver leur grossesse, elles ont pu voir des échographies de leur enfant, elles ont reçu une information complète et vraie sur l'avortement et ses conséquences physiques et psychologiques à la fois pour la mère et pour le père de l'enfant mis à mort. Sur le plan pratique, l'association les a aidées à recevoir les soins nécessaires, à trouver du travail ou même une formation, un hébergement, ou encore des services d'adoption.

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Colloque pour la vie à Bayonne : j'y étais !

Ce fut un événement. C'est la première fois qu'un diocèse français organise un colloque international pour le respect de la vie. Beaucoup d'interventions de haute volée, et des témoignages précis sur la  valeur de la prière publique et de l'aide aux futures mères et à celles qui ont eu le malheur d'avorter. 600 à 700 participants : une belle réussite.

Bien sûr, il y avait aussi des « anti », venus à 200, à l'appel de 60 associations féministes, gay et d'extrême gauche pour la plupart, qui ont agressé ce matin Mgr Aillet, son colloque et les catholiques par des slogans haineux, blasphématoires ou… pire.

Le plus ahurissant : « Oui, oui, oui, à la sodomie ! Non, non, non, à l'inquisition ! »

Je vous raconterai cela – choses vues et entendues chez les anti, bien sûr, mais surtout dans la salle, car le reste est anecdotique – dans Présent daté de mardi, disponible sur internet dès lundi vers midi.

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