26 janvier, 2013

Flandres : la moitié des enfants adoptés en 2012 l'ont été par des homosexuels

Le Centre flamand pour l'adoption (CVA) vient de publier ses chiffres pour 2012. L'organisme révèle qu'au cours de cette année, près de la moitié des adoptions « nationales », soit 14 sur 30, ont été faites au bénéfice de couples homosexuels. L'AFP, citée par Le Point, précise :
« Ces chiffres confirment que les associations chargées d'organiser les adoptions nationales ne s'y opposent pas, pas plus que les mères biologiques, qui ont un droit de regard sur l'orientation religieuse ou la situation familiale du couple qui adoptera leur enfant, a souligné une porte-parole du VCA, citée par le journal néerlandophone De Morgen. »
Il s'agit donc d'enfants nés en Belgique et confiés à l'adoption par leur mère, et non des adoptions qui peuvent se produire à l'intérieur d'une famille au bénéfice du partenaire d'un père ou d'une mère biologique.

Les adoptions internationales ne sont pas davantage concernées. Elles ont été au nombre de 122, aucune ne bénéficiant à un couple homosexuel en raison de l'opposition des pays d'origine des enfants.

Les statistiques sont très différentes en Wallonie : seules deux adoptions « nationales » homosexuelles sur 46 en 2012. Une disparité auxquelles les autorités entendent s'intéresser bientôt, même si elles expliquent la grande proportion enregistrées en Flandre par le fait que de nombreux couples homosexuels ont fait leur demande en 2007-2008 (l'adoption homosexuelle étant légale depuis 2003) et que ceux-ci sont arrivés en « ordre utile » sur les listes des organismes concernés : c'est ce qu'avance Didier Dehou, directeur de l'autorité centrale belge pour l'adoption.

On ne comprend malgré tout pas très bien cette forte proportion d'adoptions homosexuelles – à moins que, de manière officieuse, la préférence ne soit actuellement donnée aux couples homosexuels, comme cela se passe de manière tout à fait officielle dans certaines villes du Royaume-Uni, par exemple.

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Davos : les grands de ce monde veulent plus de contraception

A l'occasion de la réunion annuelle des Forum économique mondial à Davos, jadis discret et aujourd'hui sous les lumières des médias, la contraception et sa diffusion dans le monde a fait une entrée remarquée. Des leaders africains sont en plein accord avec leurs partenaires pourvoyeurs de fonds pour le développement se sont mis d'accord pour dire que la demande contraceptive dans leurs pays n'est pas satisfaite et qu'il faut également communiquer en direction des femmes, des familles et de leurs sociétés pour dire quels bénéfices elles peuvent tirer d'une meilleure diffusion de la contraception.

Voilà qui suscite l'enthousiasme de Karl Hofmann, président de Population Services International – un organisme d'aide au tiers-monde focalisé sur la fourniture de « services de santé reproductive » – qui s'en explique dans le Huffington Post. Il explique comment les chefs d'Etat mondiaux et autres responsables politiques, économiques et médiatiques sont en train de discuter pour savoir comment le planning familial et la santé reproductive doivent être visés dans les Objectifs du développement durable qui vont remplacer les Objectifs de développement du millénaire qui arrivent à échéance en 2015.

On trouvera la liste des orateurs lors des événements publics du Sommet ici : pour la France, il y aura Pierre Moscovici et Fleur Pellerin, mais aussi, évidemment, Jacques Attali. Car c'est la fine fleur du mondialisme qui se réunit là : on croisera David Cameron et David Tusk, Ban ki-moon et Gordon Brown (ex-Premier ministre du Royaume-Uni recyclé à l'ONU, George Soros et Ahmet Davutoglu, Medvedev et Kissinger, Viviane Reding et Pascal Lamy, Carlos Ghosn et Bill Gates… Et même Diarmuid Martin, archevêque de Dublin de son état et membre de la commission vaticane Justice et Paix.

Karl Hofman est donc heureux de voir qu'après le Sommet de Londres cet été qui a fixé l'objectif de fournir des moyens de modernes de contraception à 120 millions de femmes supplémentaires d'ici à 2020, avec promesses de dons à la clefs, Davos s'y penche au nom de « l'amélioration du monde », s'intéressant tout particulièrement aux moyens contraceptifs de longue durée.

On apprend par Associated Press que le plus haut responsable onusien pour la population, Babatunde Ostimehin (FNUAP) a déclaré à l'agence, en marge du forum de Davos, que les gouvernements doivent en faire plus pour assurer l'accès des femmes au planning familial, car un milliard de personnes vont s'ajouter à la population mondiale au cours de la décennie à venir – une nouvelle tension en vue pour les ressources de la planète, comme ils disent.

Il faut plus de « planning familial » pour faire reculer la mortalité maternelle, a-t-il déclaré, ajoutant qu'il faut donner aux jeunes filles une « éducation sexuelle complète ».

On sait ce que cela recouvre.

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Espagne : pas de fonds publics pour les écoles non mixtes

Le collège Yucatal de Cordoue
Confirmant sa jurisprudence d'août dernier, le Tribunal suprême espagnol vient de rendre coup sur coup six arrêts qui donnent raison à la Junta de Andalucia (le gouvernement autonome de cette province) d'avoir refusé de continuer de subventionner des écoles qui « pratiquent la ségrégation selon le sexe ». Six établissements andalous sont concernés, trois de Séville et trois de Cordoue : du simple fait qu'ils dispensent une éducation non-mixte, les voici privés de l'argent du contribuable que ce soit pour leur fonctionnement normal ou pour les fonds nécessaires à leur rénovation éventuelle.

Une décision similaire avait été prise en août à l'égard d'un établissement andalou et un autre de la régio de Cantabria.

Le Tribunal suprême a renversé en dernier ressort, en jugeant ainsi, les décisions contraires du Tribunal supérieur de justice d'Andalousie.

Il se fonde sur la loi organique sur l'Education adoptée en Espagne en 2006, en plein zapatérisme. Elle interdit expressément  la discrimination motivée par le sexe en ce qui concerne « l'admission des élèves ».

Curieusement, cependant, le Tribunal suprême ne remet nullement en cause la « légitimité » du principe de l'« éducation différenciée » et souligne même que le libre choix de l'établissement scolaire fait partie des droits des parents protégés par la Constitution. Le refus de subventions publiques, soutiennent les juges, ne portent pas atteinte à ce droit étant donné que les parents peuvent toujours inscrire leurs enfants dans ces établissements non mixtes – sous-entendu : à condition de supporter l'intégralité des frais.

Le Tribunal ajoute à l'appui de cela le fait que les normes internationales « laissent ouverte la question » de l'éducation non-mixte : cela veut-il donc dire que les « normes internationales » pourraient la déclarer un jour hors-la-loi dans le monde entier ? Ce serait en tout cas dans la logique de la non-discrimination.

La sentence finalement assez contradictoire du Tribunal suprême s'explique sans doute par le fait que le nouveau gouvernement plus conservateur entend remplacer prochainement la loi d'orientation de 2006 par une nouvelle « loi organique d'amélioration de la qualité éducative », préparée par le ministre de l'Education José Ignacio Wert, affirme expressément le droit des parents de choisir l'école de leurs enfants et prévoit également de rétablir les subventions publiques pour les écoles non-mixtes.

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25 janvier, 2013

5 détenus belges ont demandé l'euthanasie

Cinq détenus ont déposé une demande d'euthanasie qui est en voie d'examen, a répondu le ministre belge de la Justice à une question orale au Sénat. Ces demandes n'ont donc pas été rejetées d'office.

Il semble s'agir de détenus de longue durée. Pour le ministre, la réponse à leur demande passe avant tout par une meilleure prise en charge psychiatrique des prisonniers afin que ceux-ci ne perçoivent plus leur situation comme source de souffrances insupportables et sans espoir d'amélioration. Ces souffrances, même si elles sont seulement d'ordre psychique, ouvrent droit en effet à l'euthanasie en Belgique…

Aux Pays-Bas, de telles demandes sont prévenues par l'existence de centres psychiatriques spécialisés à destination des condamnés à de longues peines qui peuvent demander à bénéficier de leurs services.

La prison de Turnhout
Une première demande d'euthanasie émanant d'un détenu belge a été suivie d'exécution « quelques mois » avant le 13 septembre dernier, date à laquelle Het Laatste Nieuws l'avait confirmée. Il s'agissait d'un homme condamné à une lourde peine qui était en même temps très malade. Ce même jour, la presse belge avait indiqué qu'un autre détenu condamné pour un double meurtre, 27 ans derrière les barreaux à Turnhout, avait fait une demande d'euthanasie pour laquelle il était en attente d'une réponse. La presse précisait alors que « toutes les conditions étaient réunies » pour que celle-ci soit positive, mais il ne semble pas que depuis lors elle ait été exécutée.


Tout cela est fort bien : il peut en effet être plus inhumain d'enfermer des criminels entre quatre murs pour une durée indéfinie ou en tout cas perçue comme interminable, que d'appliquer… ce qu'il faut bien appeler la peine de mort. D'autant que les molécules employées pour l'euthanasie et la peine de mort par injection létale sont à peu près les mêmes…

Mais je retiendrai autre chose de cette information : le fait que devant la souffrance psychique des détenus, on veuille tout mettre en œuvre pour la soulager et faire disparaître la demande d'euthanasie, alors que le sujet lambda de Sa Majesté le roi des Belges peut demander à se faire supprimer sans plus de procès…

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Pourquoi l'archevêque de Denver est devenu pro-vie : il a vu des “IVG”

Vous trouverez ici cette magnifique lettre de Mgr Samuel J. Aquila, archevêque de Denver, où il explique comment le fait d'avoir vu deux avortements l'a fait devenir pro-vie, puis, peu à peu, retrouver la Foi.

Merci à Campagne Vie Québec pour la traduction : j'avais lu ce texte, et regrettais beaucoup de ne pas avoir le temps de la faire…

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23 janvier, 2013

Une pub pour l'avortement… Révulsant

Le Center for Reproductive Rights a créé une vidéo d'une centaine de secondes pour fêter le 40e anniversaire de Roe v. Wade, la décision de la Cour suprême américaine qui a légalisé l'avortement aux Etats-Unis.

On peine à y croire. On croit à un gag. C'est pourtant vrai, « ça », c'est une vidéo fabriquée par des partisans de l'avortement pour inciter les Américains à signer un texte réclamant la protection des « droit reproductifs » face aux menaces de groupes religieux et de politiques anti-ivg. Voici… la chose :



C'est un mannequin et acteur connu, Mehcad Brooks, qui y souhaite un bon anniversaire à Roe v. Wade :
« Tu pensais que j'oublierais, bébé ? Je n'oublie jamais. On avait dit que ça ne marcherait pas entre nous. On a prétendu te m'enlever, te mettre des limites, me mettre des limites à moi… à nous. Mais chaque fois nous nous sommes montrés plus forts. Un anniversaire comme celui-ci, il faut savoir se battre pour… Et c'est exactement ce que je vais faire, bébé… Nous serons à tes côtés, aujourd'hui, demain, dans les années à venir. Parce que tu signifies tout ça pour moi, bébé… pour nous… pour nous tous. Joyeux anniversaire, bébé. T'as l'air pas mal… à quarante ans. »

Vous verrez les clins d'œil vicelards, les rires sardoniques (démoniaques ?), la sensualité à bon marché, les sous-entendus d'autant plus nauséabonds que précisément l'avortement touche prioritairement la communauté noire aux Etats-Unis.

Y a-t-il un pro-ivg qui puisse se sentir interpellé par cette incroyable mise en scène, espèce d'horizon indépassable du mauvais goût ? Ce qui est sûr, c'est que la vidéo fait le tour des sites pro-vie. Belle pièce à conviction sur la perversité intrinsèque des promoteurs et vendeurs de l'avortement.

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Les êtres humains sont une “plaie” pour la planète (David Attenborough)

Sir David Attenborough.
Source : Demography is Destiny, qui a publié l'info.
« Nous sommes une plaie sur la Terre. Cela se jouera sur les quelque cinquante années à venir. Ce n'est pas seulement le changement climatique ; c'est une question de place, juste de place : celle qu'il faut pour faire pousser la nourriture nécessaire à cette horde gigantesque. Soit nous limitons notre croissance de la population, soit le monde naturel le fera pour nous, et le monde naturel le fait pour nous à l'heure où je vous parle. »

C'est ce qu'a déclaré Sir David Attenborough, réalisateur de films et de documentaires télévisés sur la nature à Radio Times, cité par le Daily Telegraph.

La situation vécue aujourd'hui par l'Ethiopie sera celle du monde demain, aime-t-il à expliquer : il est d'ailleurs membre de l'« Optimum Population Trust » depuis 2009 qui promeut les programmes de réduction de la population et encourage la réduction de la taille des familles parce que les enfants, outre qu'ils ont une empreinte environnementale dommageable, coûtent cher, prennent du temps, compliquent la vie, empêchent le femme de vivre sa vie et multiplient et rallongent les tâches domestiques (voir ici).

L'association, qui s'appelle désormais Population matters (« en matière de population » ou « la population, c'est important ») promeut le planning familial, la contraception, la limitation de la fécondation in vitro, l'avortement, mais aussi le respect de « l'orientation sexuelle »… en des termes révélateurs :

« Dans un monde surpeuplé, nous devons séparer le désir instinctif du sexe de ses conséquences : toujours plus d'enfants. Nous soutenons le droit des personnes à pratiquer le sexe consensuel avec d'autres adultes. Les rapports homosexuels sont encore un crime dans 76 pays. »

Pour revenir à Sir David Attenborough, ses déclarations sont déjà controuvées par les faits.

Ainsi le Dr Bjorn Lomborg, auteur de The Skeptical Environmentalist, jeune professeur adjoint au Copenhagen Business School, a-t-il contredit ses prévisions alarmistes en soulignant que de nouvelles technologies permettent déjà de produire plus de nourriture avec moins de terres agricoles comme cela se constate depuis deux cents ans, et note que le regroupement des êtres humains dans les villes permet à l'homme d'avoir moins d'impact négatif sur la nature, dénonçant la « haine anti-humaine » qui est à la racine de ce genre de propos « malthusiens ».

Quoi que l'on pense de l'industrialisation de l'agriculture, et notamment des OGM, il semble qu'il n'y ait même pas besoin de cela. L'organisme britannique Institution of Mechanical Engineers a publié très récemment une étude indiquant que sur les 4 milliards de tonnes de nourriture produits chaque année, 30 à 50 % finissent à la poubelle. Un commentaire intéressant ici, sur bioalaune.org.

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Obama s'engage solennellement pour les “droits homosexuels”

Le second discours inaugural de Barack Obama a clairement annoncé la couleur, et la presse nationale et internationale l'a souligné : son deuxième mandat sera marqué par une accélération de la promotion des droits « LGBT ». Certes cela n'est pas une surprise de la part du président des Etats-Unis ; en revanche, la solennité de l'engagement est nouvelle. Le choix de la tribune du discours inaugural, lundi, a été perçu par tous comme un saut qualitatif.

Plaçant la défense de ces droits sur le même plan que celui de la lutte contre l'esclavage ou contre les totalitarisme (« fascisme ou communisme »), Barack Obama a salué sans la moindre réserve l'événement perçu comme l'acte fondateur de la revendication homosexuelle : « Stonewall ». Ou plus exactement : les émeutes de Stonewall.

« Nous, le peuple, nous déclarons aujourd'hui que la plus évidente des vérités – nous sommes tous créés égaux – est l'étoile qui nous guide toujours; de même qu'elle a conduit nos ancêtres à Seneca Falls, et Selma, et Stonewall », a-t-il dit.

Seneca Falls fut un haut lieu du lancement du mouvement pour le droit de vote des femmes, la marche de Selma en 1965 revendiqua des droits civiques pour les Noirs.

Stonewall n'est pas dans la même catégorie. C'était un bar – ou plutôt un bouge – gay du quartier de Greenwich Village à New York, sous la coupe de la Mafia qui y assurait la vente d'alcool sans licence. A cette époque-là, les actes homosexuels étaient encore passibles de poursuites pénales. Le 28 juin 1969, l'établissement fut investi par des policiers en civil pour cause d'activités illégales. Le raid déclencha la colère des homosexuels, qui accoururent au milieu de la nuit – certains habillés en drag queens – pour s'attaquer au force de l'ordre. A plusieurs milliers, ils jetèrent des bouteilles sur la police, tentèrent de renverser des voitures, et forcèrent le six policiers présents à se retrancher dans le bar.

« Une situation de guerre », devait raconter par la suite Seymour Pine, l'un des policiers de la brigade des mœurs qui conduisit le raid. LifeSite rappelle aussi la déclaration de l'un des émeutiers, John O'Brien : « Notre objectif était de faire du mal à ces policiers. Je voulais tuer ces flics à cause de la colère qui était en moi… Leur rendre un peu de la terreur qu'ils avaient installée dans ma vie. »

Rejoints par des Panthères noires et des militants contre la guerre du Vietnam, les émeutiers s'étaient rués dans l'établissement, où, comme en atteste le reporter Howard Smith du Village Voice, qui s'était retrouvé à l'intérieur avec la police, ils aspergèrent l'endroit de liquide de recharge pour briquets. « J'ai vraiment pensé, comme ils le pensaient tous, que nous serions tués. »

Il n'y eut pas de morts mais Stonewall fut complètement brûlé et détruit, et les affrontements devaient se poursuivre sur plusieurs jours pour aboutir à la création du « Gay Liberation Front » ; un an plus tard, jour pour jour, eut lieu la première « Gay Pride ». L'un des meneurs des émutes, Tommy Lanigan-Schmidt, assure aujourd'hui : « Autant je n'aime pas le dire, autant il est vrai qu'il y a une place pour la violence. Et bien qu'on puisse penser cela épouvantable à entendre, c'est la manière dont l'histoire a toujours fonctionné. » Violence assumée, donc.

C'est cela que le président Barack a salué comme le moment fondateur de la lutte pour les droits gays, et il l'a fait au nom de Dieu, demandant qu'il bénisse  le « voyage » des Américains vers toujours plus d'égalité et de bien.

« Notre voyage ne sera pas achevé tant que nos frères et sœurs gays ne seront pas traités comme n'importe qui d'autre par la loi – car si nous sommes véritablement créés égaux, alors certainement l'amour que nous nous engageons à avoir l'un pour l'autre doit être égal aussi », a-t-il poursuivi.

Sans nommer le « mariage » gay, le président y a ainsi fait une allusion à peine voilée, à rapprocher de ses promesses électorales en vue de sa légalisation en mai. Pas seulement « l'union civile », avait-il dit, en promettant que la question serait au centre de sa campagne et l'un des points le différenciant radicalement de son concurrent, Mitt Romney. Il est resté discret sur le point de savoir si cette légalisation serait menée au plan fédéral, d'autant qu'il a également promis qu'il laisserait cette question à la compétence des Etats. Le choix de l'inclure dans son discours inaugural fait dire aux observateurs qu'il a bien pu changer d'avis.

Les mots du Président ne sont pas en effet le seul signal envoyé à la communauté gay qui a beaucoup fait pression sur Obama au cours de la campagne et qui a également beaucoup travaillé – et payé – pour sa réélection.

Au cours des cérémonies inaugurales de lundi, le mouvement homosexuel a été présent de diverses manières. La bénédiction a été donnée par un pasteur « gay-friendly » épiscopalien, Luis Leon, en remplacement d'un pasteur qui défend la famille traditionnelle, blackboulé pour un sermon des années 1990 où il proposait une « réponse chrétienne à l'homosexualité ». Leon a mentionné les droits égaux des « gays » et des « straight » (« droits », ou hétéros).

La lecture d'un poème au cours de la cérémonie a été confiée à Richard Blanco, premier poète hispanique gay à obtenir cet honneur.

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22 janvier, 2013

Le Japon vieillit : “Dépêchez-vous de mourir !”, dit un ministre

Il s'agit du ministre des Finances, qui est en première ligne face aux dépenses provoquées par le vieillissement de la population nipponne. Taro Aso est connu pour son franc-parler, voire pour ses gaffes. Là, il y est allé fort, en intervenant dans un débat du conseil national de la réforme du système d'assurance maladie :

« Le ciel vous garde d'être forcé de vivre alors que vous voulez mourir. Comment dormir tranquille si vous pensez que tout cela est payé par le gouvernement ? Le problème ne sera pas résolu à moins de les laisser se dépêcher de mourir. »

Taro Aso, lui-même âgé de 72 ans, vise notamment les personnes âgées gravement malades : les « gens-tubes », comme il les appelle. Celles qui sont alimentées par sonde gastrique, a-t-il souligné, coûtent l'équivalent de plusieurs dizaines de milliers d'euros par an. « Je n'attends pas avec impatience, quant à moi, un tel traitement. »

Devant le tollé suscité par ses propos, le ministre a dû tenter de se dédouaner en disant qu'il parlait pour lui : il ne s'agissait pas de la politique du gouvernement, mais de son « opinion personnelle », de son refus à lui d'être maintenu en « survie artificielle ».

A l'heure actuelle, 25 % de la population japonaise a plus de 60 ans : dans une décennie, la proportion devrait avoir atteint 40 %.

Voilà des déclarations aptes à mécontenter une belle cohorte d'électeurs potentiels, d'où les explications a posteriori de Taro Aso. Mais il s'agit tout de même d'un ministre des Finances d'une des plus importantes économies du monde. Il fut Premier ministre du Japon de septembre 2008 à septembre 2009.

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21 janvier, 2013

Un enseignant italien accusé d'avoir mal parlé de l'homosexualité

Un professeur de religion en Italie est sous le feu des médias depuis qu'on l'accuse d'avoir affirmé en classe que les personnes qui adoptent un style de vie gay « ne naissent pas comme ça » et devraient suivre une thérapie.

Enrico Pavanello, 49 ans, est professeur dans le plus ancien lycée de Venise, Foscarini du Venezia, et a donc affaire à de grands adolescents qui en l'occurrence lui avaient posé des questions sur l'homosexualité. En réponse il les avait invités à réfléchir de manière critique à propos de plusieurs lieux-communs sur l'homosexualité ; il avait notamment signalé que le rapport Kinsey, qui évalue la proportion d'homosexuels à 10 % d'une population donnée, a été largement démonté.

C'est un de ses élèves, mécontent, qui a posté sa retranscription des propos du professeur sur facebook. Il assure que Pavanello a déclaré : « Personne ne naît gay, les gens deviennent comme ça en faisant un choix spécifique, et par conséquent quiconque fait ce choix doit chercher à en guérir. » Il avait pris soin de distinguer entre les mots « gay » et « homosexuel », précisant que ce dernier qualifie ceux qui ont des attirances homosexuelles, tandis que « gay » fait référence à un style de vie et des comportements précis. « Qui a dit qu'un homosexual devrait s'identifier à l'idéologie gay ? », aurait-il demandé.

Il avait également dit que le refus du mariage aux couples homosexuels n'était pas une discrimination parce que celle-ci n'existe que lorsqu'on traite différemment des choses égales.

Le tollé qui a accueilli cette publication par un élève de Pavanello l'a conduit à s'exprimer dans la presse pour dire qu'il s'expose désormais à des sanctions disciplinaires de la part de la direction de son lycée. Il a précisé qu'il ne cherchait à offenser personne : « Le texte qui a été donné au étudiants est un résumé de différentes lectures, de critiques, d'articles qui n'expriment pas ma pensée. Mon intention était de fournir des éléments aux étudiants en vue d'apporter une stimulation au débat autour d'un thème que les élèves eux-mêmes ont soulevé. »

Comme souvent dans ces affaires les excuses arrivent vite. Le tabou est déjà bien installé…

Source : LifeSite.

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Le cardinal Sarah dénonce l’éthique laïque

Le cardinal guinéen Robert Sarah, responsable pour le Saint-Siège de l’aide catholique au développement, a parlé avec force, vendredi, contre l’invasion de « la mentalité contraceptive occidentale » et « l’idéologie du genre » parmi les travailleurs humanitaires catholiques.

« Certains membres de l’Eglise qui travaillent dans le domaine de la charité se sont laissé séduire et formater par l’éthique purement laïque des agences d’aide de la gouvernance mondiale, jusqu’à établir des partenariats inconditionnels et adopter les mêmes objectifs de déstructuration anthropologique, les mêmes langages et les mêmes slogans », a dénoncé le cardinal Sarah, président du Conseil pontifical « Cor Unum ».

Il a évoqué « une double peine imposée à l’Afrique : l’imposition d’un modèle économique et social par les donateurs et l’imposition d’un modèle anthropologique étranger à l’Afrique ». Ce sont des « modèles destructeurs » : une « vision négative et destructrice de l’homme et de la femme » véhiculée, parfois « avec violence », par « certains organismes internationaux », a déclaré Mgr Sarah à l’ouverture de l’assemblée plénière de son ministère. Mercredi, le cardinal Sarah avait déjà critiqué les conditions posées par les agences d’aide au développement, « souvent liées au contrôle des naissances ou à la promotion de ce que l’on appelle “les nouveaux droits” ».


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Inde : les mères porteuses pour les couples gays, c’est fini.

L’Inde interdit désormais le recours à une mère porteuse par les couples homosexuels ou les célibataires étrangers, selon une annonce publiée sur le site internet du ministère de l’Intérieur. Le secteur des mères porteuses rémunérées est en plein essor en Inde – parmi les femmes les plus pauvres, soumises ainsi à une exploitation barbare –, et de plus en plus de couples gays, ou de célibataires, venus de l’étranger, y ont recours pour devenir parents, dès l’instant où leur pays d’origine reconnaît d’une façon ou d’une autre l’« homoparentalité ».

Les nouvelles directives, transmises aux ambassades étrangères fin 2012, disposent que les couples étrangers souhaitant avoir recours à une mère porteuse en Inde doivent être « un homme et une femme, mariés ensemble depuis au moins deux ans ». Par ailleurs les demandeurs doivent apporter la preuve que l'enfant pourra bénéficier d'un visa de retour vers leur pays d'origine.


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Les avortements tardifs salués à par un documentaire à Sundance



Quarante ans après la légalisation de l’avortement aux Etats-Unis par les arrêts Roe versus Wade, qui posa le principe de l’autorisation au nom du respect de la vie privée et de protection de la santé, et Doe versus Bolton qui élargit la notion de santé, seuls quatre médecins pratiquent encore aujourd’hui les avortements tardifs dans le pays où de nombreux Etats les ont bannis. Leur « travail » a été salué par un documentaire au festival de cinéma indépendant de Sundance. Il montre notamment des images de bébés malformés éliminés par ces opérations eugéniques.

After Tiller (« Après Tiller ») dresse les portraits des quatre « irréductibles » qui continuent à pratiquer les IVG pendant les 3 derniers mois de grossesse – mais pas seulement sur des bébés présentant des malformations, loin s’en faut – après l’assassinat de George Tiller, pionnier des « IVG » sur des bébés viables, abattu en 2009 par un désaxé. Outre les menaces de mort, « il y a des barrières institutionnelles », déclare à l’AFP le Dr Susan Robinson, peu après la présentation du film à Park City, Utah, où le festival se tient jusqu’au 27 janvier.

C’est « une profession très stigmatisée. Les autres docteurs vous regardent de haut et vous considèrent comme des moins que rien », dit-elle. Susan Robinson travaillait avec le Dr Tiller et s’est installée à Albuquerque (Nouveau-Mexique) après sa mort, avec une autre collègue, le Dr Shelley Sella. Les médecins LeRoy Carhart et Warren Hern complètent le quatuor. Le premier exerce aujourd’hui dans le Maryland, après avoir été chassé du Nebraska et de l’Iowa, et le second a sa clinique dans le Colorado. Tous deux, comme le Dr Robinson, auraient l’âge de prendre leur retraite, mais aucun ne l’envisage.

Le Dr Robinson estime faire un travail de « compassion » qu’elle exerce en s’en remettant le plus souvent au jugement des femmes elles-mêmes. « Si une femme vient me voir, et particulièrement si elle a fait le chemin depuis le Canada, la Californie, la Louisiane ou la France, c’est parce qu’elle ressent vraiment le besoin d’avorter. Elle ne vient pas parce qu’elle a vu la clinique sur le chemin du supermarché. Je ne suis pas en position de juger mieux qu’elles. Car elles connaissent leur vie mieux que moi », assure-t-elle.

Le Dr Robinson et sa collègue forment actuellement aux IVG tardives une femme de 35 ans, seule pour l’instant à vouloir prendre la relève de ses aînés. « Nous sommes ravies. Nous en formerions d’autres avec plaisir », dit-elle. Mais personne n’est candidat. « Ce n’est pas parce que les docteurs ne savent comment réaliser ces avortements. C’est juste qu’ils ont peur. » Robinson n’envisage même pas que ce soit l’horreur devant la mise à mort d’un bébé viable qui les arrête…


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19 janvier, 2013

Le problème ? Il y a trop d'êtres humains. Le Prince Charles est d'accord

Paul et Anne Ehrlich à un dîner de Growthbusters
(traqueurs de croissance) en décembre
Si vous ne savez pas qui est Paul Ehrlich, ni son épouse, Anne, vous connaissez au moins Charles, héritier du trône du Royaume-Uni, prince de Galles. Eh bien, les deux premiers – surtout le premier – sont les grands prophètes de malheur qui voyaient le monde sombrer dans la famine, tomber dans l'Apocalypse en raison de la prolifération de l'espèce humaine. The Population Bomb, le livre de Paul paru à la fin des années 1960, contenait une masse de prédictions plus catastrophiques les unes que les autres, jamais réalisées, à tel point que nombre d'entre elles ont été censurées dans des éditions ultérieures de l'ouvrage pour ne pas trop attirer l'attention sur ses multiples erreurs.

Paul et Anne Ehrlich viennent de publier, pour The Royal Society, société savante britannique comparable à l'Académie des sciences en France, un rapport résumant tous les malheurs qui attendent l'humanité du fait du réchauffement climatique, de la surconsommation d'énergies fossiles, le « l'émpreinte écologique » de ce grand nuisible qu'est l'homme, de la course à la croissance. Le prince Charles, grand écologiste devant l'éternel, l'a applaudi des deux mains. Titre du papier : « Le collapsus de la civilisation globale peut-il être évité ? »

Rien de bien étonnant à cela, mais il faut quand même relever ceci : la solution proposée par Paul et Anne Ehrlich – pour le « bien » de l'humanité », cela va de soi – est de contrôler la population qui déjà, soutiennent-ils, a atteint un niveau « insoutenable ».  Moyen radical de réduire la consommation…
« En plus de concentrer leur recherche sur les manières d'éviter le collapsus, il est nécessaire que les scientifiques de la nature coopèrent avec les sociologues, spécialement avec ceux qui étudient la dynamique des mouvements sociaux. De telles coopérations pourraient développer des manières de stimuler une augmentation significative du soutien public à une action immédiate et décisive pour agir sur le problème. Hélas, la conscience parmi les hommes de science du fait que l'humanité se trouve dans une situation très grave n'a pas été accompagnée par une prise de conscience, ni par une pression populaire en vue de contrer les influences politiques et économiques qui jouent sur la crise actuelle. Sans pression significative de la part du public, exigeant que l'on agisse, nous craignons qu'il n'y ait que peu de chance de changer de voie assez rapidement pour empêcher le désastre. 
« La pression nécessaire, cependant, pourrait être engendrée par un mouvement populaire basé sur la société universitaire et civile en vue d'aider à conduire l'humanité vers le développement d'une nouvelle intelligence multiple, « l'intelligence de prévision » qui fournisse l'analyse à long terme et la planification que les marchés ne peuvent livrer. L'intelligence de prévision pourrait non seulement systématiquement regarder vers l'avant, mais encore conduire les changements culturels vers des issues souhaitables, telles une résilience économique accrue. Aider à développer un tel mouvement  et une intelligence de prévision sont des défis majeures qui s'adressent aujourd'hui aux scientifiques, une lame acérée pour la recherche qui devra couper vite si les chances d'éviter la catastrophe doivent être améliorées. 
« Si l'intelligence de prévision devait s'installer, bien plus de scientifiques et de planificateurs de politiques (et la société elle-même) pourraient, par exemple, comprendre la contribution de la démographie au problème, arrêter de traiter la croissance de la population comme une “donnée” et tenir compte des bénéfices nutritionnels, sanitaires et sociaux qu'il y aurait à stopper de manière humaine la croissance en-deçà des neuf milliards et d'initier un lent déclin. Ce serait une tâcher monumentale, vu la dynamique de la croissance de la population. Monumentale, mais non point impossible, si la politique pouvait être programmée de manière globale pour donner aux femmes les pleins droits, l'éducation et les opportunités de travail, et pour doter tous les êtres humains sexuellement actifs des contraceptifs modernes et de l'avortement de secours. Jusqu'à quel point de telles mesures réduiraient la fertilité demeure controversé mais elles sont probablement de l'ordre du gagnant-gagnant pour les sociétés. »
Paul et Anne Ehrlich dénoncent alors « le croissant obscurantisme » (par opposition à l'illuminisme, les Lumières) qui sur le plan culturel et politique empêche cela de se réaliser dans le monde entier. « Que l'arrêt à la croissance de la population conduise inévitablement vers des changement de la structure de la pyramide des âges n'est pas une excuse pour se lamenter sur la baisse des taux de fertilité, comme cela est habituel dans les cercles européens. La réduction de la population dans ces nations sur-consommatrices est une tendance très positive, et la planification sensée peut régler les problèmes du vieillissement de la population. »

Ces travaux, soutenus par deux fondations américaines, ont donc rencontré l'approbation enthousiaste du prince Charles sur son site officiel, c'est ici. Il y exprime la profonde dépendance de l'homme sur la bienveillance de la Nature, approuve toutes les annonces de malheur répertoriées par les Ehrlich comme s'il étaient crédibles après le flop de leurs prédictions du siècle dernier, elles aussi au service d'un malthusianisme effroyable, et pour finit applaudit à leurs propositions de solutions, leur appel à « ajuter notre vision du monde d'une manière profonde et complète ».

« Continuer à faire du “business as usual” – les affaires, comme d'habitude – est un acte de suicide à une échelle gargantuesque », assure Son Altesse Royale avant de pointer un lien vers l'article des Ehrlich.

Mais leur manière d'en finir avec le « suicide » de l'humanité est simplement de l'organiser en faisant des hommes les ennemis et de leur disparition – avant ou après la conception – une solution « humaine ».

C'est peut-être pour cela que les prophètes de malheur du camp écologiste nous sont suspects : parce qu'ils voient l'homme comme l'ennemi, l'homme européen comme l'homme des bidonvilles d'Afrique ou d'Asie, toujours de trop.

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18 janvier, 2013

Comme une armée rangée pour la bataille : le vendredi 25 janvier, l'autre manif !



Cera-se « l'autre » million ? 

L'autre million (et souvent le même) rangé derrière Marie, qui est forte comme une armée rangée en bataille…

La France à genoux pour implorer la miséricorde divine ? C'est possible !

Manif silencieuse, oui, sans slogans et sans cris… Mais pourquoi pas visible et audible, dans nos paroisses, nos églises, nos chapelles, et pourquoi pas dans nos écoles, ou réunis entre amis, en nous comptant !

Ni le préfet de police, ni l'Intérieur, ni Matignon ne pourront minimiser ces chiffres-là, et ils seront signe d'une réalité autrement plus puissante !

Le site est ici, et pour s'inscrire (individuellement) c'est . Pour signaler une veillée : clic.

On va leur mettre le feu !

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La CEDH au service de l’orientation sexuelle

La Cour européenne des droits de l’homme nie les droits des chrétiens dans le monde du travail, notamment s'ils refusent de coopérer à la reconnaissance publique des unions homosexuelles

Ironie du sort (ou volonté délibérée, qui le dira ?) la Cour européenne des droits de l’homme a rendu un arrêt de chambre au lendemain des manifestations contre le « mariage » des homosexuels qui ont rassemblé plus d’un million de personnes à Paris pour rejeter les demandes de deux employés britanniques sanctionnés pour avoir refusé de prendre part au processus des unions civiles des homosexuels.

Pour ceux qui rêvent, en cas d’adoption du projet de loi, d’une possibilité d’objection de conscience, c’est un désaveu par anticipation ; plus encore, la décision des juges du respect de la Convention européenne des droits de l’homme ouvre la voie à l’idée que le « mariage » gay est la conséquence logique de la non-discrimination.

Notons cependant que la décision n’est pas définitive et que les cas pourront faire l’objet d’un appel devant formation plénière de la Cour européenne, sa « Grande chambre ». Notons aussi que l’affaire concernait également deux employés sanctionnés pour port d’insignes religieux chrétiens : dans le cas de Nadia Eweida, les juges ont reconnu son bon droit au motif que ses collègues de confessions différentes travaillant comme agents d’escales de British Airways avaient eux aussi obtenu le droit de porter des insignes religieux. Mme Shirley Chaplin, quant à elle, infirmière, avait été invitée à retirer la petite croix qu’elle avait au cou était devenue visible du fait de la coupe du nouvel uniforme imposé par la direction de son hôpital : devant son refus, elle fut dans un premier temps placée dans un poste sans contact avec les patients puis remerciée après destruction de ce poste temporaire. Les juges européens ont donné raison à la direction au motif que la demande de retrait de la croix répondait à un souci de santé et de sécurité…

Beaucoup plus graves sont les décisions prises dans les affaires Lilian Ladele et Gary McFarlane c. Royaume-Uni par rapport aux unions homosexuelles.

Mme Ladele, explique l’arrêt de la chambre, est chrétienne. « Elle maintient que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme pour la vie, et croit sincèrement que les partenariats de même sexe sont contraires à la loi divine. »

Goûtez ce « sincèrement ». A croire que le mot a été choisi pour venir à bout de l’incrédulité de ceux qui n’imaginent pas que ce point de vue puisse encore exister…

Lilian Ladele était l’employée de la municipalité londonienne d’Islington depuis 1992, où elle était notamment chargée depuis 2002 d’enregistrer les actes d’état civil : naissances, décès et mariages. Après l’entrée en vigueur du « Partenariat civil » en décembre 2005, et la décision de les faire enregistrer de la même manière que les actes d’état civil, elle s’était débrouillée pour ne pas enregistrer ces partenariats, à l’instar de nombre de ses collègues dont bon nombre ont obtenu gain de cause dans le cadre de leur municipalité.

Mais Islington pratique une politique de « diversité » et de « non-discrimination » de pointe. Et ses employés homosexuels se sont sentis brimés. D’autres se sont plaints de la surcharge de travail créée par le refus de Mme Ladele, à qui l’on proposa donc de signer un avenant à son contrat de travail afin de solenniser son acceptation de célébrer désormais les unions civiles. Au terme d’une longue procédure judiciaire, elle n’obtint pas le droit de refuser ces célébrations. Surtout, elle fut licenciée.

Autrement dit, Lilian Ladele a choisi de perdre son emploi plutôt que d’accepter d’agir contre sa conscience, contre les exigences de sa foi (et contre la loi naturelle).

La CEDH a mis en balance les droits de Mme Ladele – liberté religieuse, liberté de conscience, droit d’agir en conformité avec ses convictions religieuses – et les droits des pouvoirs publics qui veulent œuvrer contre la discrimination. « La Cour reconnaît généralement aux autorités nationales une ample  marge d’appréciation lorsqu’il s’agit de droits conventionnels qui se trouvent en compétition (…). La Cour considère que les autorités nationales, à savoir l’employeur représentant l’autorité locale, qui a mis en place la procédure disciplinaire, ainsi que les cours locales qui ont rejeté la plainte pour discrimination de la demanderesse, n’ont pas outrepassé la marge d’appréciation qui leur est reconnue. »

Pourquoi ? Parce que la non-discrimination à l’égard des homosexuels peut prendre le pas sur la non-discrimination à l’égard des chrétiens.

Le cas de Gary McFarlane est un peu différent. Ce chrétien engagé dans une église protestante multiculturelle travaillait dans une organisation privée de conseil aux couples et de thérapie sexuelle, Relate. Il s’occupait essentiellement de conseiller les personnes avec des difficultés relationnelles. Lorsque, fort d’un diplôme de thérapie sexuelle acquis en cours de carrière, il commença en 2007 à exercer également dans ce domaine, on perçut rapidement qu’il refusait, sans le dire, de recevoir les couples homosexuels. Après plusieurs échanges avec sa direction il fut licencié au motif qu’il avait faussement accepté de travailler avec ces couples mais qu’il n’avait aucune intention de le faire. Saisies, les juridictions successives justifièrent le renvoi de MacFarlane au motif que ses employeurs ne pouvaient plus avoir confiance en lui sur le point de savoir s’il traiterait des couples homosexuels, d’autant qu’en ne le faisant pas il se permettrait de « désapprouver leur conduite ».

La CEDH – et c’est intéressant – a accepté le point de vue selon lequel McFarlane avait agi pour rester en conformité avec ses croyances religieuses, mais elle a rejeté sa demande au regard de la charte de Relate qui se targue de respecter une politique d’Equal opportunity (égalité dans l’accès à l’emploi) et de non-discrimation à l’égard des clients.

« Pour la Cour, le facteur le plus important à prendre en considération est que l’action de l’employeur avait pour objectif d’assurer la mise en œuvre de sa politique qui est de proposer un service sans discrimination. Les autorités de l’Etat disposaient donc d’une ample  marge d’appréciation par rapport à la décision de fixer l’équilibre entre le droit de M. McFarlane de manifester ses croyances religieuses et l’intérêt qu’avait l’employeur à sécuriser les droits d’autrui », écrivent les juges pour justifier le licenciement de McFarlane et sa perte de considération professionnelle.

Où l’on voit que la logique de l’objection de conscience qui, sans être nommée, est en arrière-fond de cet arrêt, fait du point de vue de l’individu qui demande à en bénéficier une sorte de droit particulier dont on concède ou non l’expression au regard du droit de tous. C’est le comble de l’inversion du bien commun.

Dans son résumé de presse en langue française, le site de la Cour européenne affirme, à propos des cas Ladele et McFarlane :

« La Cour estime qu’il importe avant tout de tenir compte du fait que les principes appliqués par les employeurs respectifs des requérants – la promotion de l’égalité des chances et l’obligation faite aux employés d’éviter tout comportement discriminatoire à l’égard d’autrui – poursuivaient le but légitime de protéger les droits d’autrui, notamment ceux des couples homosexuels, également garantis par la Convention. En particulier, la Cour a conclu dans de précédentes affaires que toute différence de traitement fondée sur l’orientation sexuelle ne peut se justifier que par des raisons particulièrement solides et que la situation des couples homosexuels est comparable à celle des couples hétérosexuels en ce qui concerne le besoin d’une reconnaissance juridique et la protection de leurs relations. »

Il va de soi que la Convention européenne des droits de l’homme ne dit rien sur les discriminations fondées sur « l’orientation sexuelle » qu’à l’époque de sa signature, en 1950, on ne poursuivait nulle part, d’autant que les actes homosexuels étaient alors encore des délits dans nombre de pays du Conseil de l’Europe. On peut voir dans l’arrêt de la Cour un débordement de l’esprit du temps, des textes adoptés par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et, par une sorte de contagion, de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne qui ne concerne pas l’ensemble des pays du Conseil mais qui a sacralisé le principe de la non-discrimination en raison de l’orientation sexuelle.

C’est ainsi que le droit européen, que ce soit celui de l’Union européenne ou celui du Conseil de l’Europe, tend à réduire furieusement la protection des droits des chrétiens et à promouvoir ouvertement les « droits homosexuels ».

Cet article a paru dans Présent daté de ce vendredi 18 janvier 2013.


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17 janvier, 2013

Pire qu'une “FEMEN” ! Une militante anti-avortement arrêtée aux Etats-Unis

Une agression d'une rare violence a abouti, le 9 janvier à Huntsville, Alabama, à l'arrestation d'une femme qui prétendait exercer des pressions morales et psychologiques sur des femmes qui allaient pacifiquement utiliser les services de la clinique d'avortements de la ville. On peine à imaginer les conséquences graves de son geste sur la santé physique et mentale des clientes de la cliniques si elles avaient été directement victimes de cette attaque ; en l'occurrence, elle a frappé une manifestante pour le droit à l'avortement.

Joyce Fecteau, 75 ans, s'était postée devant la clinique pour prier le 22 décembre dernier, en compagnie d'autres activistes. Non seulement elle était entièrement habillée, mais elle avait en outre la tête couverte et elle avait même omis d'expliquer son geste en criant des slogans, préférant un silence nécessairement coupable et méprisant et la récitation de prières. Dans un débordement de haine l'activiste a répandu de l'eau bénite sur le trottoir.

(C'est dire l'agressivité de son geste, que l'on comparera à son détriment avec la manifestation « rigolote » des FEMEN à Paris contre une cortège anti-mariage gay. Les FEMEN, elles, avaient choisi de venir ensemble, témoignant d'un mouvement citoyen partagé, la poitrine dénudée pour marquer leur vulnérabilité, des inscriptions sur le corps pour rendre leur geste intelligible et des extincteurs à la main dont elles avaient aspergé de nombreuses personnes, y compris des enfants en poussette, en hurlant leur mal-être et leur désapprobation.)

Par la suite Lisa Cox, qui à ce moment-là participait à une manifestation pro-avortement devant la clinique, a indiqué que Fecteau lui avait envoyé une « substance inconnue » dans la figure. « Cela aurait pu être de l'ammoniaque ou de la javel », a-t-elle déclaré en déposant plainte. C'était pire. C'était de l'eau bénite.

Le 9 janvier, la police est venue identifier Joyce Fecteau qui était une nouvelle fois en train de prier, et elle a été promptement embarquée pour être dans la foulée inculpée du délit d'« harcèlement ». On peut voir comment elle a résisté aux forces de l'ordre vers la minute 5 de la vidéo mise en ligne notamment ici.



Elle devait expliquer son geste par la suite en indiquant qu'elle avait été incommodée par l'odeur des substances brûlées par les manifestantes pro-avortement et que son médecin lui avait recommandé d'éviter d'inspirer les fumées dégagées, car elles la rendent malade. C'est pourquoi elle était venue armée d'un brumisateur permettant de répandre un peu d'eau – bénite en l'occurrence – pour protéger son visage. « Je ne peux pas dire si un peu de cette eau a été portée par le vent sur le visage de cette dame », a-t-elle déclaré à la presse.

L'organisatrice de la manifestation pro-avortement, Pamela Watters, a indiqué qu'elle pensait l'agression sur Mme Cox délibérée. Ce que son groupe faisait brûler, a-t-elle précisé, c'était un fagot de sauge et d'autres herbes séchées volontiers utilisés dans les rituels New Age, païens ou chamanes. Tout autre chose que les gouttes d'eau de Fecteau, témoins de l'obscurantisme et de la superstition de cette dernière.

Joyce Fecteau n'en est pas à son premier méfait. Cette mère de sept enfants, catholique bien entendu, a passé sa vie à apporter de l'aide matérielle et un soutien de compassion aux femmes tentées d'avorter pour les aider à choisir la vie. Kelly Manley, de Huntsville Right to Life, est même prêt à témoigner qu'elle a contribué à sauver des centaines de bébés et autant de femmes de la douleur de l'avortement, et qu'il n'est pas rare de voir l'une des femmes qu'elle a ainsi aidées venir la remercier avec émotion en la retrouvant lors d'une de ses fréquentes stations devant la clinique d'avortement.

Une telle obstination mérite certainement la mobilisation accrue des forces de l'ordre.

Cela dit, si vous n'êtes pas d'accord, sachez qu'une manifestation de soutien à Mme Fecteau se tiendra lors de son passage devant le juge, le 21 février prochain. Ai-je besoin de préciser qu'elle sera pacifique ? Alors si vous passez par là…

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16 janvier, 2013

Une douzaine d'évêques, mille prêtres anglais annoncent la “persécution” qu'entraînera le “mariage” homosexuel

Un quart du clergé catholique anglais – 1.054 prêtres et pas moins de treize évêques et responsables de communautés religieuses – ont co-signe une lettre ouverte dans The Daily Telegraph pour mettre en garde contre les conséquences pour les catholiques de la légalisation du « mariage » des couples de même sexe. Le Royaume-Uni, tout comme la France, est dans la dernière ligne droite de l'adoption d'un projet voulu par le Premier ministre conservateur (?) David Cameron et son gouvernement de coalition.



Leur liberté d'expression est menacée, affirment-ils, mais aussi la liberté de pratiquer la foi catholique.

Voici le texte intégral de la lettre, sous le titre « Effets pénaux de la loi sur le mariage homosexuel » :

Monsieur – Après des siècles de persécution, les catholiques ont pu, dans des temps plus récents, exercer les professions (NDLR : judiciaires) et participer pleinement à la vie de de ce pays. 
La légalisation du marriage des couples de même sexe, dût-elle être adoptée, aura de nombreuses conséquences juridiques, en restreignant sévèrement la capacité des catholiques à enseigner la vérité sur le mariage dans leurs écoles, leurs institutions caritatives ou leurs lieux de culte. 
Cela n'a aucun sens de soutenir que les catholiques et les autres pourront encore enseigner leur doctrine sur le mariage dans les écoles et dans d'autres lieux s'ils sont censés en même temps soutenir le point de vue contraire. 
La complémentarité naturelle entre un homme et une femme conduit au mariage, vu comme un partenariat pour toute la vie. Cette union aimante – en raison de leur complémentarité physique – est ouverte aux nouvelles vies et à l'éducation des enfants. 
Voilà ce qu'est le mariage. C'est pourquoi le mariage n'est possible qu'entre un homme et une femme. Le mariage, ainsi que le foyer, les enfants et la vie de famille qu'il engendre, est la fondation et la pierre de construction de base de notre société.
Nous exhortons les membres du Parlement à ne pas avoir peur de rejeter cette législation maintenant que les conséquences en sont plus visibles.
On peut voir toutes les signatures au bas de cette lettre, ainsi que son texte original en anglais, ici.

Le rédacteur-en-chef du Daily Telegraph pour les affaires religieuses a commenté l'événement – car c'en est un, sans précédent par le nombre des signataires – en interrogeant plusieurs initiateurs et figures de proue de cette publication.

Pour les prêtres qui ont été à l'origine de la lettre et les nombreux évêques, pères abbés et confrères qui les ont rejoints, c'est la combinaison des lois d'égalité et autres lois contre la discrimination en raison de l'« orientation sexuelle » notamment, et d'une éventuelle loi sur le « mariage » des couples de même sexe qui, mécaniquement, musèleront les catholiques dans leurs lieux de culte et d'action éducative ou caritative, mais qui en outre les exposeront à des persécutions qui pourront aboutir à les exclure de nombre de métiers ou de professions. La liberté de prêcher pourrait aussi en être menacée, notamment pour les aumôniers militaires, des prisons ou des hôpitaux.

Philip Egan
Le journaliste, John Bingham, cite Mgr Philip Egan, tout nouvel évêque de Portsmouth, pour qui le ton de la lettre est « dramatique », mais en aucun cas « exagéré ». « Cest vraiment Orwellien de vouloir définir le mariage », a-t-il dit, ajoutant que ces mots-là sont durs, mais qu'« une chose comme celle-ci est totalitaire ». Il a ajouté craindre de voir les prêtres arrêtés comme « homophobes » ou « fanatiques ».

Un théologien d'Oxford de renom, le prêtre catholique Andrew Pinsent, signataire de la lettre, renchérit :

« Nous sommes très sensibles à tout cela sur le plan historique car évidemment, la Réforme a commencé en Angleterre à propos du mariage. Henri VIII aurait pu obtenir le pardon pour son adultère mais il n'en a pas voulu, il voulait contrôler le mariage et redéfinir ce qu'était un mariage, et ce qu'il n'était pas. Parce que l'Eglise n'a pas voulu faire de concession sur ce point, trois siècles de grands bouleversements au sein de la société anglaise s'en sont suivis, et du point de vue catholique la vie a été très difficile. Ce que nous craignons maintenant, c'est qu'un maillage de lois est en train d'être mis en place qui violerait notre liberté de conscience. »

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Danger des anneaux et patches contraceptifs : ce blog en parlait dès 2011

Aux informations de ce matin, je lis que le SYNGOF (syndicat des gynécologues-obstétriciens) s'inquiète des effets secondaires des patches et anneaux contraceptifs qui, pas plus que ceux des pilules de 3e et 4e génération, ne font l'objet de mises en gardes publiques claires. Voir notamment ici.

Ce blog en parlait avec précision ici dès mai 2012, renvoyant vers une étude danoise qui voit le risque de thrombose 6 à 8 fois plus élevé chez les femmes utilisant ces contraceptifs que chez celles n'utilisant  pas de contraception hormonale, et ici dès avril 2011, rendant compte de procès engagés aux Etats-Unis contre l'anneau NuvaRing.

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14 janvier, 2013

1,3 million de NON au « mariage » homosexuel

Oui, nous étions bien 1,3 million dimanche dans les rues de Paris, pour une des manifestations les plus spectaculaires que la capitale ait jamais connues, organisée en moins de deux mois, avec des cars qui continuaient d’être loués jusqu’à l’avant-veille de l’événement. Les braves gens et les gens braves qui ont supporté le froid piquant, piétiné des heures avant de pouvoir quitter leur lieu de départ, venant souvent de très loin, avec enfants, poussettes et sandwiches, pour parcourir 4, 5 ou 6 kilomètres en vagues serrées, y ont mis leur temps, leurs moyens souvent modestes, et surtout tout leur cœur.

Ils n’étaient… nous n’étions pas là pour revendiquer des droits ni pour chercher un quelconque avantage matériel. Nous étions là pour défendre le bon sens, le droit naturel, le bien commun.

Voilà quelque chose de suffisamment incompréhensible pour le pouvoir pour qu’il se soit trouvé désemparé et même qu’il ait paniqué devant le phénomène. La veille au soir – me souffle-t-on – l’afflux de voitures aux portes de Paris conduisait la préfecture à imaginer un chiffre de participation bien plus élevé que ce qu’on avait avancé auparavant : 700 000 à un million et demi de personnes.

Le lendemain, même affolement. A 17 heures – il restait encore des flots de personnes sur les trois cortèges de la Manif pour tous et aussi les troupes de la manifestation catholique de Civitas à dénombrer – lorsque le comptage de la préfecture de police à atteint les 700 000. Ordre étant donné de diviser ce chiffre par deux, c’est celui de 340 000 qui a été annoncé.

A la grande colère de certains : les chiffres réels, fuités par des officiers, allaient être donnés beaucoup plus tard dans la soirée. Même les organisateurs de la Manif pour tous, rompant avec l’habitude de multiplier les statistiques par deux, n’avaient pas osé y croire, mais oui, nous étions 1 300 000. 50 à 60 000 côté Civitas, ce qui est considérable, vu l’interminable attente place Pinel dans l’attente de voir vidée la place d’Italie où un regrettable « cordon sanitaire » maintenait les cathos à distance.

Avec bien des couvertures de manifestations à mon actif, je peux témoigner de l’attitude exceptionnelle des forces de l’ordre. Je n’avais jamais vu cela : des policiers et des CRS avenants, regardant passer les immenses grappes humaines si pacifiques avec une bienveillance quasi paternelle, répondant même aux questions (inouï !) et ponctuant leur propos d’un souriant « Bonne marche ! »

Homophobie ?

Pour une marche dont l’un des objectifs était la dénonciation de l’« homophobie », le mot était terriblement – et heureusement – absent des slogans et des pancartes. Au sein du cortège qui a démarré place d’Italie, il était présent sur quelques rares pancartes seulement : « Je suis mariageophile, pas homophobe. » Et ce sont les demandes de retrait pur et simple du projet « mariage pour tous » qui ont eu auprès de la foule la plus grande faveur.

Irrités – pourquoi le cacher – par le sort fait aux prétendus « intégristes » de l’autre marche, où défilaient des gens aussi divers que les religieux et les proches de Riaumont, Renaissance catholique, de très nombreux prêtres de l’Institut du Christ-Roi, des fidèles de la Fraternité Saint-Pie X, SOS Tout-petits, Laissez-les-vivre, mais aussi Terre et Peuple qu’on ne peut taxer de sympathies catholiques, soucieux aussi de marquer fermement notre désaccord avec la mise sous le boisseau du caractère profondément catholique de la mobilisation, nous étions plusieurs centaines à rallier le point de rendez-vous donné par Bernard Antony et l’AGRIF.

L’abbé Laguérie, le Père Argouarc’h, le père Guy Pagès, des amis irakiens fortement impliqués dans l’aide aux chrétiens d’Orient, de nombreux journalistes, religieux, familles de toutes couleurs, catholiques, chrétiens, orthodoxes ont fièrement arboré des autocollants préparés par Daniel Hamiche : « Pour les chrétiens, le projet Taubira c’est NON, un point c’est tout ! »

Le service d’ordre avait reçu la consigne d’enlever tout insigne, tout autocollant, toute banderole non conforme à ceux homologués par la Manif pour tous, et plusieurs d’entre nous se sont vu prier (sans succès) d’arracher les images contrevenantes. Un peu de diplomatie de la part de Daniel Hamiche – « Mais qu’est-ce qu’il y a de scandaleux, vous trouvez cela insupportable ? » – et les volontaires nous ont laissé passer. Ce fut notre manière de mettre de très nécessaires points sur les i.

Mgr Molinas, vicaire général du diocèse de Toulon, représentant Mgr Rey qui à son grand regret avait été empêché par un engagement de très longue date, devait nous rejoindre amicalement au cours de la marche.

Ironie du sort, le seul « dérapage » viendra d’un proche de Frigide Barjot, Xavier Bongibault, comparant Hollande à Hitler.

Vous dire des impressions de cette incroyable marée humaine, qui a mis plus de quatre heures à quitter la place d’Italie (mais c’était vrai aussi des autres points de départ) ? Ce fut la rencontre d’un peuple réel, pacifique mais déterminé, celui que les médias ne connaissent même pas, dont la voix n’est jamais entendue et, s’il faut en croire le président Hollande et ses ministres, ne le sera jamais.

Esbroufe ! Sous les lambris de la République, même s’ils minimisent, la bouche pincée, l’importance de cette manifestation « consistante » comme a osé le dire Hollande face au déferlement interminable de ceux qui ne veulent pas de son projet de société, je crois bien qu’ils tremblent de peur et de colère.

Et il va falloir nous tenir prêts. Car l’antichristianisme radical de Hollande, Ayrault, Duflot et Peillon va provoquer des ripostes. Ne lâchons pas !



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