17 novembre, 2012

Le Fonds de l'ONU pour la population affirme un « droit » à la contraception

Il ne figure dans aucun des traités de l'ONU mais pour le Fonds des nations unies pour la population (FNUAP ou, en anglais, UNFPA), c'est un nouveau droit de l'homme, ou plutôt de la femme, la « planification familiale ».

C'est ce qui ressort du rapport annuel de cette institution internationale, rendu public mercredi.

Voici le communiqué de presse officiel, que je commente au fur et à mesure :

14 November 2012 – D'après un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) publié mercredi, il est urgent d'investir davantage dans la planification familiale afin de permettre aux pays en développement d'économiser plus de 11 milliards de dollars par ans en frais de santé maternelle et infantile.
En clair : les naissances dans le monde en voie de développement coûtent trop cher, ces enfants sont en trop, ils sont un poids pour l'économie mondiale. Eviter leur venue au monde nous permettrait de produire et de consommer davantage car ce sont des bouches inutiles. Fait-on plus raciste ? 
L'élargissement de la planification familiale ne permettrait pas seulement de réaliser des économies, mais serait également très bénéfique aux femmes, dont 222 millions dans le monde sont encore privées de ce type de services.
On les a comptées. Ce sont celles qui n'ont pas accès à la contraception chimique et à son cortège d'effets secondaires, aux contraceptifs intra-utérins qui provoquent des avortements très précoces, à la stérilisation volontaire (voire forcée ou pratiquée à l'insu de la femme ou profitant de sa faiblesse, même si le rapport ne le dit pas).
« La planification familiale permet d'obtenir un effet positif sur le développement », a assuré le Directeur exécutif du FNUAP, Babatunde Osotimehin. « La possibilité pour les couples de choisir le moment de la procréation et le nombre d'enfants qu'ils souhaitent avoir est non seulement bénéfique pour aider les pays à sortir de la pauvreté, c'est également l'un des moyens les plus efficaces d'autonomiser les femmes ».
Autonomiser ? On sait ce que cela veut dire : c'est l'empowerment cher à ceux qui veulent promouvoir l'égalité de genre, la fin de la « domination mâle », la proscription de toute idée de complémentarité dans l'égalité.
« Les femmes qui usent de moyens contraceptifs sont en général en meilleure santé, plus éduquées et autonomes au sein de leurs foyers et communautés, et sont donc plus productives sur le plan économique. Or, la participation de la main d'œuvre féminine est primordiale pour l'économie des pays », a-t-il expliqué.
Ben oui : celles qui utilisent la contraception « moderne » sont celles qui ont de toute façon un meilleur accès aux services médicaux, ce n'est donc pas étonnant si elles ont un avantage sur les autres. Mais quel avantage ? Celui d'être de meilleurs agents économiques. On peut les mettre au travail en dehors de chez elles. Parce que les femmes qui ne « travaillent » pas sont un poids pour l'économie mondiale. Des bouches inutiles. Tiens, on a déjà vu ça quelque part…
Cette publication phare du FNUAP révèle que l'élargissement de la planification familiale s'est avéré être un investissement judicieux. Un tiers de la croissance des économies des « tigres » d'Asie est attribuable au fait que le nombre de contribuables y a dépassé celui des adultes dépendants.
Ça, c'est pour l'instant. Attendez que ces tigres de papier commencent à payer la note de leur hiver démographique, comme c'est déjà le cas pour le Japon et comme cela le sera très bientôt pour la Corée du Sud, bientôt pour la Chine, plus tard pour l'Inde. Et puis, la réussite de la Chine, de l'Inde et d'autres pays populeux de la zone asiatique n'est-elle pas précisément fondée sur la présence d'une force de travail innombrable, misérablement sous-payée, facile à exploiter ?
Ce changement est, selon le rapport, largement attribuable à la planification familiale qui a permis de renforcer la productivité. Une étude récente révèle que si le taux de fertilité baissait de seulement 1% au Nigéria au cours des 20 prochaines années, l'économie de ce pays connaitrait une croissance exponentielle d'au moins 30 milliards de dollars.
La croissance, c'est la dépopulation ? A ce compte-là, on serait prêt à croire qu'il faut une décroissance pour en finir avec la culture de mort… Mais l'assertion manque de sérieux. La décroissance démographique, elle, va de pair avec la récession.
« Les bienfaits ne sont pas seulement économiques », a souligné le FNUAP dans un communiqué de presse. Les conséquences de l'ignorance du droit à la planification familiale sont principalement la pauvreté, l'exclusion, les problèmes de santé et l'inégalité entre les sexes.
Planification familiale = richesse = égalité de genre ? Peut-être en un sens et pour un temps. Mais gare aux fruits amers !
Si les attentes des adolescents et des jeunes dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive ne sont pas comblées, les taux d'infections au VIH/sida et les grossesses non désirées risquent de se multiplier, comme cela a été le cas au Malawi, un exemple cité par le rapport. Aux États-Unis, une adolescente qui a un enfant limite considérablement ses chances d'obtenir un diplôme supérieur.
Attentes ? ce sont celles créées par un discours universel d'accès à l'activité sexuelle pris dans une dimension récréative, sans responsabilité. Ce sont les pays qui ont insisté sur l'abstinence avant le mariage et la fidélité, après, qui ont obtenu les résultats les plus spectaculaires par rapport au sida. Mais le sujet de l'Ouganda est quasiment tabou aux Nations unies…
« La planification familiale apporte des bienfaits immenses aux femmes, familles et communautés du monde entier », a rappelé le FNUAP. « En permettant aux individus de choisir eux-mêmes le nombre d'enfants qu'ils souhaitent avoir et le moment de fonder une famille, la planification familiale permet de vivre plus mieux et longtemps ».
Et si c'est le cas, pourquoi ridiculiser la régulation naturelle des naissances ? Le rapport la présente comme inefficace, à l'instar des autres « pratiques traditionnelles » y compris les coutumes locales (on comprend : superstitieuses), la présente comme le recours de ceux que la religion empêche d'accéder aux moyens modernes et sûrs, tout en assurant qu'une éducation sexuelle qui donne priorité à l'abstinence a des effets pervers. C'est qu'il y a d'abord une idéologie à promouvoir.
D'après le rapport, les ressources nécessaires pour financer la planification familiale sont insuffisantes et le recours aux moyens contraceptifs est restée stable depuis quelques années. Selon le rapport, les gouvernements, la société civile, les professionnels de la santé et les communautés partagent tous la responsabilité de protéger l'accès à la planification familiale pour toutes les femmes, y compris les jeunes et les célibataires.
Dépensons donc plus pour répandre la contraception, nous nous y retrouverons à la sortie, dit le rapport. Et pensons donc à faciliter son accès à tous, les jeunes, les vieux de plus de 49 ans dont on oublie les droits sexuels et reproductifs, les gamins et gamines de 10 à 14 ans, c'est le rapport qui le dit !
« La planification familiale n'est pas un privilège, c'est un droit. Cependant, trop de femmes et d'hommes, en sont privés », a rappelé M. Osotimehin en appelant les dirigeants du monde à fournir les fonds nécessaires pour garantir l'accès de tous à la planification familiale volontaire.
C'est déjà assez largement parti. Les grandes organisations internationales, les grandes fondations humanitaires, les plus grandes multinationales ont cette promotion du planning familial par l'accès aux « contraceptifs modernes » en commun, et surtout chez les plus pauvres. Les gêneurs qui empêchent la planète de tourner rond ?


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Succès phénoménal de la manifestation contre le "mariage" gay et l'adoption homo à Paris

Le nombre de 200.000 participants avancé par les organisateurs, qui ont organisé un comptage sur un point de la « Manif pour tous » de Denfert-Rochereau à la place Vauban à Paris, samedi après-midi, n'est certainement pas exagéré, même s'il est trois fois plus important que celui retenu par la police !

Police bienveillante et bon enfant au demeurant : aurait-elle été sensible au thème de la marche ?

Le succès aura été inattendu, écrasant. Diversité sociologique palpable : braves gens et gens braves, beaucoup de jeunes, mais aussi beaucoup de gens plus âgés ou même se déplaçant péniblement avec une canne, airs de grands bourgeois et têtes rustiques, Blancs et Noirs, prêtres en clergy et prêtres en soutane… Frigide Barjot avait recommandé de laisser les « serre-tête et les carrés Hermès » à la maison, pour privilégier cheveux dans le vent et « soutien-gorges pigeonnants » – quoi, on n'a pas le droit de défiler comme on est ?

Mais ce n'est pas le plus important. Nous avons vu de nos yeux ce que peut l'épiscopat français dès lors qu'il commence à s'en donner la peine. Nul doute en effet que les paroles fortes de nombreux évêques ont poussé bien des gens à venir battre le pavé. C'est dire leur responsabilité dans le domaine politique !

Ce dimanche, on recommence. A 14 h 30, 14 avenue Duquesne.

Leur « mariage » homo, nous n'en voulons pas !

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16 novembre, 2012

Savita : le montage s'amplifie

Et maintenant, c'est l'Inde qui demande des explications à l'Irlande à propos de la mort de Savita Halappanavar, victime d'une septicémie massive fin octobre alors qu'elle était en train de faire une fausse couche à dix-sept semaines de grossesse.

Dans un article qui fait la une de la page « Google News » en Irlande, l'Irish Examiner de ce jour rapporte qu'un membre du parti au pouvoir en Inde réclame que la loi irlandaise interdisant l'avortement soit modifiée. Une manifestation accusant « l'Irlande catholique » du meurtre de la jeune femme s'est tenue devant l'ambassade d'Irlande, tandis que les médias indiens interrogent des prêtres catholiques pour s'étonner du refus de pratiquer un avortement « pour des raisons religieuses ».

A Dublin, ce vendredi soir, l'ambassadeur de l'Inde était reçu par le vice-Premier ministre, Eamon Gilmore pour parler de la mort de la jeune femme, qu'on devine de rang social suffisant pour déranger ainsi les autorités de son pays…

On croit rêver pourtant. L'Irlande a le taux de mortalité maternelle le plus bas, sans doute, du monde, avec, bon an mal an, 3 morts pour 100.000 directement liées à la grossesse ou à l'accouchement. On ne sait même pas encore avec certitude si la mort de Savita entre dans ce cas de figure, ni si elle aurait été sauvée par l'avortement… En Inde, en 2011, le taux est de 211 pour 100.000. C'est-à-dire que plus de 2 femmes sur 1.000 enceintes ou accouchées vont perdre la vie du fait de leur grossesse.

La mort de Savita est tragique et regrettable ; elle fait peut-être suite à une erreur médicale qui doit être identifiée – la famille de Savita a droit à cette justice. Mais de là à l'exploiter au service de la culture de mort il y a un très grand pas qui semble avoir été franchi de manière concertée. En effet, note Youth Defence, dès le dimanche 11 novembre, une association « Pro-Choix » irlandaise faisait circuler des courriels pour mobiliser ses troupes en vue du moment où l'information serait révélée dans la presse au cours de la semaine.

Le courriel est en possession du Life Institute dont le porte-parole, Mme Niamh Ui Bhriain, rapporte qu'il parle de la mort de Savita comme d'une « information médiatique majeure » à venir dans les jours suivants. Il s'agissait pour Irish Choice Network d'organiser une réunion en vue de déterminer « collectivement » comment le mieux « procéder ». Dès le mercredi, au moment où la mort de Savita était rendue publique par les médias, ICN organisait une manifestation réclamant la légalisation de l'avortement devant le Parlement à Dublin…

Niamh ui Bhriain souligne que l'ICN a reçu des informations concernant le dossier médical personnel de Savita auxquelles il n'avait aucun droit ; qu'il les a obtenus soit par la presse soit par les autorités sanitaires ; en tant qu'organisation de promotion de l'avortement, il semble qu'il ait été prévenu délibérément en vue de mener campagne.

Et ce n'est pas un montage, ça ?

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Le Dr Dor cité à comparaître pour « pressions morales » contre l’avortement

Les chaussons et la médaille

Le Dr Xavier Dor, président de SOS Tout-petits, vient de se voir signifier une double convocation devant les juges : le 21 janvier à 13 h 30, devant la 31e chambre correctionnelle de Paris. On lui reproche d’avoir manifesté avec un « nombre important de personnes » aux abords de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul où se pratique un grand nombre des avortements commis à Paris, et de s’être rendu dans les locaux du Planning familial à Paris, rue Vivienne, où se tient une « permanence IVG ». De violences, il n’est pas question. Mais de tracts et de chaussons… On imagine d’ailleurs mal de quelles violences pourrait bien se rendre coupable Xavier Dor : il n’y voit quasiment plus, et fait plutôt figure de frêle grand-père que de nervi baraqué…

La citation à comparaître lui a été signifiée par un commandant de police chargé de la « Délinquance contre la Personne ».

Dr Dor-la-Menace ?
Sacrée délinquance… Constituée de « pressions morales et psychologiques » que le Dr Dor est accusé d’avoir exercées contre des « personnels médicaux » travaillant dans un centre d’IVG ou encore contre « des femmes venues y subir une interruption volontaire de grossesse » ou « l’entourage de ces dernières ».

Les « pressions morales et psychologiques » visant à empêcher ou à tenter d’empêcher une « interruption volontaire de grossesse » sont entrées dans le code de la santé publique par la loi Aubry du 30 mai 2001, en élargissant le champ de la loi Neiertz qui avait créé le délit d’entrave à l’avortement pour pouvoir réprimer des manifestations pacifiques à l’intérieur des avortoirs. SOS Tout-petits, après plusieurs condamnations, avait depuis lors et en toute légalité choisi de manifester aux abords des hôpitaux et cliniques où l’avortement est pratiqué.

D’où la loi Aubry, qui – tout en allongeant le délai de l’« IVG » de deux semaines et en transformant l’avortement en droit protégé – a rendu passible de 30 000 euros d’amende et de deux ans de prison les fameuses « pressions morales et psychologiques ». Jusqu’ici, SOS Tout-petits et le Dr Dor n’avaient pas été inquiétés de ce chef. Le lobby de l’avortement, décidément encore plus fort depuis que l’équipe de François Hollande est au pouvoir, vient de changer de tactique. Sauf erreur, c’est la première fois que l’article L. 2223-2 du code de la santé publique est utilisé sous sa forme modifiée.

En l’occurrence, les deux événements retenus pour poursuivre le Dr Dor – et lui seul – sont assez différents. Il semble même que la première poursuite vienne simplement au secours de la seconde ; difficile de ne pas y percevoir une concertation entre les deux plaignants, l’Assistance-publique-Hôpitaux de Paris et le Planning familial 75.

La manifestation devant Saint-Vincent-de-Paul s’était déroulée le 2 avril 2011. Il est reproché au Dr Dor d’avoir « distribué des tracts et exhibé des images choquantes ». Lesdites images sont sans doute des photos de fœtus avortés, discrètement reproduits sur les tracts en noir et blanc, ou figurant en couleurs sur un panneau. Ce sont des photos authentiques. Des éléments d’information. Elles sont aussi choquantes que celles distribuées ou affichées de manière fréquente lors des maintes manifestations parisiennes de minorités étrangères se plaignant de la répression, de la torture et des assassinats dont sont victimes les leurs dans leurs pays d’origine – auxquelles personne ne trouve jamais rien à redire…

Pour le Planning familial, les faits remontent à juin dernier. Une première fois, le Dr Dor s’y était rendu accompagné, comme c’est le droit de chacun, et y avait été reçu par la directrice de manière « sereine ». Le lendemain – et c’est sur cette visite que porte la citation à comparaître – il y était retourné seul. C’était jour de réunion et dès que sa présence fut connue, une équipe de militantes ou d’employées avaient fondu sur lui pour l’injurier, et le mettre dehors séance tenante avec la délicatesse qu’on imagine. Croisant dans l’escalier de l’immeuble une jeune femme qui se rendait au Planning, le Dr Dor lui avait remis des chaussons et une médaille miraculeuse. Ce sont eux, les corps du « délit ». Il n’y en a pas d’autre.

Le Planning familial en France ne se cache pas de faciliter l’obtention d’avortements hors délais à l’étranger et la Fédération internationale du Planning est le plus gros pourvoyeur d’avortements dans le monde.

Les plaintes du Planning et de la jeune femme en question avaient été transformées en main courante, l’antenne de police locale ayant refusé de prendre l’affaire au tragique.

Voilà que c’est fait, le Planning a obtenu le secours de l’AP-HP et de « M. le Procureur de la République de Paris », les tracts, les médailles miraculeuses et les chaussons sont traités comme des armes illicites.

Trop puissantes, peut-être ?



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« Mariage » gay : les autres enjeux de la loi (et des manifs)


Donc, en cette fin de semaine, on marchera contre la légalisation du « mariage » homosexuel et contre l’adoption par les homosexuels. A Paris, deux rendez-vous : à 14 h 30, place Denfert-Rochereau – c’est la « Manif pour tous » de Frigide Barjot (à l’exclusion de ceux qui sont désignés comme « catholiques intégristes) – le samedi ; et dimanche, à 14 h 30, 14 avenue Duquesne, dans le 7e, avec Civitas (et des catholiques de toutes sortes).

La « Manif pour tous » se déclinera aussi en province : Lille, Laon, Nancy, Le Mans, Rennes, Nantes, Bordeaux, Dax, Mont-de-Marsan, Lyon, Marseille, Montpellier et Toulouse : pour les dates et heures, consulter www.lamanifpourtous.fr.

Au nom de l’importance de l’enjeu, comme nous l’avons dit, et à l’instar d’un grand nombre d’associations et de responsables, nous appelons chacun à se rendre à l’une ou à l’autre des manifestations, voire aux deux à Paris !

Marine Le Pen a déclaré jeudi que le Front national n’appelle pas en tant que parti politique à participer aux manifestations contre le « mariage » homosexuel – contre lequel elle a par ailleurs exprimé son opposition – affirmant que les adhérents du FN, en tant que « citoyens », peuvent s’y rendre s’ils le veulent.

Et elle s’en explique : « Il va y avoir une multiplication d’organisations dont un certain nombre sont peut-être confessionnelles. Moi je ne maîtrise pas les slogans ou les revendications qui seront effectués dans ces manifestations. Je ne voudrais pas que le FN se retrouve à éventuellement être caution de slogans ou de propositions qui ne seraient pas les siennes. »

Cela se comprend, même si on peut le lire de plusieurs manières…

Quoi qu’il en soit, il me semble important de souligner, comme elle le fait, la multiplicité des points de vue et des prises de position qui vont être exprimés. En manifestant, même le « citoyen » (comme elle dit) reste libre et doit rester libre par rapport aux slogans d’une manifestation qui doit rassembler le plus de monde possible – et réfléchir.

Réfléchir, notamment, à l’intitulé de la « Manif pour tous » pour le mariage entre un homme et une femme, la « filiation PME » (père, mère, enfant), et contre le « projet de loi “mariage pour tous” », mais qui dans le même temps dénonce « l’homophobie ».

Quoi, serions-nous « pour » l’homophobie ?

Non, mais nous dénonçons le sens donné à ce néologisme, qui en fait un instrument de persécution contre les tenants d’une morale traditionnelle et de la loi naturelle.

La mécanique est la même que pour le soi-disant antiracisme : elle consiste, au nom du respect dû à la personne (qui impose de ne pas faire du mal à un étranger parce qu’il est étranger ; de ne pas faire du mal à un homosexuel parce qu’il a cette tendance), à rendre obligatoire une préférence étrangère ou homosexuelle, et à interdire toute réaction négative à un comportement critiquable d’une personne ou d’un groupe ainsi protégés. Cette mécanique confond volontairement les personnes et les actes.

Elle aboutit, en matière d’antiracisme, à interdire d’apporter la preuve d’une allégation négative à propos d’une « minorité protégée », comme nous l’a appris la jurisprudence « Caroline Parmentier » dans une affaire de diffamation raciale engagée contre Présent. Elle aboutira au même muselage par rapport au comportement homosexuel.

C’est d’ailleurs déjà le cas : il suffit de parler de la mortalité précoce des homosexuels ou des effets négatifs constatés chez les enfants qui ont grandi auprès d’un parent homosexuel pour se voir aussitôt taxé d’intolérance, de haine et d’homophobie.

La menace que font peser les lois anti-homophobes en France sur l’expression libre de la vérité sont déjà réelles, comme le savent les responsables de journaux et de radios. Cette menace se traduit déjà, dans de nombreux pays, par des pertes de liberté et des persécutions effectives : voyez cette amende de 4.000 livres infligée en Angleterre à un couple chrétien qui avait refusé d’accueillir un couple gay dans son « Bed and Breakfast » familial.

Demain, si le « mariage » homosexuel et l’adoption par des couples homosexuels étaient par malheur adoptés, il ne faut pas se leurrer : tout enseignement mettant cela en cause, que ce soit à l’école ou dans le cadre religieux, finirait par tomber sous le coup de la loi.

C’est en cela aussi que l’affaire nous concerne tous.

• Cet article a paru dans Présent daté du 17 novembre.



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A Paris, ce soir : nuit de prière à Saint-Séverin pour la France

Je répercute volontiers, hélas un peu tard, cette annonce reçue d'une lectrice.

VEILLÉE de PRIÈRE pour la FRANCE  

Vendredi 16 novembre 2012

Paroisse Saint Séverin
Paris 5e

Au programme :

19h : Messe présidée par le père Jean-Baptiste Arnaud
19h30 - 20h30 : Adoration paroissiale
-------
20h30 - 23h : Chapelet - Veillée d'adoration - Méditation - Confession
23h - 7h : Nuit d'adoration

7h30 : Laudes avec les séminaristes suivies par le petit-déjeuner

Entrée  par le cloître, ou par le 3 rue des prêtres de Saint Séverin
75005 PARIS

 •Métro saint Michel – Cluny La Sorbonne
• Pour se restaurer, apportez une boisson ou des gâteaux salés, sucrés...
• Pour la nuit prenez vos sacs de couchage et tapis de sol

Merci de préciser si vous pouvez participer à l’animation :
chorale, instruments de musique, veiller une heure dans la nuit... 

Et pour plus d'information : prieravecmarie@gmail.com
Veillée : 06 61 24 45 28  -  Nuit d'Adoration : 06 73 92 86 68

« O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! »




14 novembre, 2012

Morte pour ne pas avoir obtenu un avortement ? Agit-prop en Irlande

Savita Halappanavar
Les grands médias de tous les pays reprennent en chœur la substance de ce titre : « Une femme meurt après s'être vu refuser l'avortement. » En chœur, d'Inde aux Etats-Unis et des Pays-Bas aux pays hispanophones, c'est la même « info » qui circule : Savita Halappanava, en pleine fausse couche, n'a pas obtenu qu'on « termine » son « fœtus » et elle en est morte.

Mais elle est morte de septicémie, pas d'avoir été enceinte… Et nul ne peut dire aujourd'hui que l'avortement aurait en effet sauvé sa vie.

Bien entendu, l'ensemble de la presse qui vit d'abord de la publicité et du soutien de la finance ose le soutenir au moins par l'insinuation, et en profite pour rappeler que l'avortement est interdit en Irlande parce que l'Irlande est catholique, et qu'il est grand temps que cela cesse.

Et cette affaire semble venir, pour les promoteurs de la culture de mort, doublement à point.

1. Il y a deux mois à peine, un symposium international de médecins et de professionnels des soins en Irlande affirmait qu'il n'est jamais nécessaire de pratiquer un avortement pour sauver une vie maternelle, précisant que pour autant on peut toujours apporter les soins nécessaires pour sauver la vie de la mère, même si ceux-ci ont pour effet non désiré de provoquer la mort de l'enfant à naître. (Ici sur mon blog.) Voilà qui permettrait de ridiculiser cette assertion ?

2. Il y a deux ans, l'Irlande fait l'objet d'une procédure devant la Cour européenne des droits de l'homme. L'arrêt rendu en 2010 ne condamnait pas l'Irlande pour avoir refusé des avortements mais il est tout de même utilisé, en raison de certaines de ses argumentations, pour demander qu'un jugement de la Cour suprême irlandaise imposant l'accès à l'avortement en certains cas soit enfin traduit en droit, ce que cinq gouvernements successifs ont refusé de faire. (Voir ici notamment.) Il se trouve même que le gouvernement actuel vient cette semaine de se faire remettre un rapport sur cette question, précisément.

Mais derrière ces réactions fortement prévisibles et l'agitation aussitôt mise en place par le lobby de l'avortement, il importe de connaître la vérité. Celle-ci ne tient pas en un slogan ou un jugement à l'emporte-pièce, et ce d'autant que l'enquête officielle qui va tenter de comprendre les causes de la mort de la jeune femme de 31 ans alors qu'elle était enceinte de 17 semaines et tellement heureuse d'attendre son premier bébé ne fait que commencer, à la demande du Parlement irlandais.

Voici ce que l'on sait, si l'on peut considérer les récits de la presse comme fiables.

La jeune femme, Savita Halappanavar, et son mari Praveen viennent de familles aisées en Inde. Elle est dentiste. Ils s'installent en Irlande, dans le comté de Galway, en 2008. Et décident d'y mettre en route leur premier enfant parce qu'ils ont entendu le plus grand bien des soins offerts aux femmes enceintes et aux parturientes dans ce pays.

Le samedi 21 octobre, ils reçoivent de nombreux amis à dîner pour leur annoncer la bonne nouvelle de la grossesse de Savita, qui en est à 17 semaines. Le lendemain, prise d'importantes douleurs dans le bas du dos, la jeune femme se rend aux urgences. Elle apprendra bientôt (le même jour ? lundi ? les récits divergent) qu'elle est en train de faire une fausse couche. Souffrant beaucoup, elle réclame que l'on mette fin à sa grossesse ; selon Praveen, on lui répond que c'est impossible tant que l'on perçoit battre le cœur de l'enfant. « Nous sommes dans un pays catholique ici », lui répondent les médecins, selon ce que rapporte Praveen.

Le cœur de l'enfant ayant cessé de battre le mercredi 24 octobre, on pratique un curetage mais Savita souffre d'une infection importante qui ne sera pas jugulée. C'est seulement le mardi 23, selon certaines sources, qu'on a commencé à lui administrer des antibiotiques. Le 28 octobre, sans qu'elle ait repris conscience, la vie la quitte. Praveen ramène sa dépouille en Inde où elle a été incinérée le 3 novembre.

Les questions qui se posent sont multiples. De quand date l'infection ? A quel moment s'est installée la septicémie ? Etait-elle liée à la fausse couche ? Aurait-elle été évitée par l'avortement ? Aurait-elle été jugulée par l'avortement ? A cette dernière question, on peut on  tout cas répondre sans hésiter « non », car l'avortement n'est en aucun cas un soin, un médicament ou un moyen de rendre la santé.

Les manifs pro-avortement ont commencé
Praveen Halappanavar a donné son avis à l'Irish Times, rapportant les réactions scandalisées de sa belle-famille en Inde qui compte de nombreux médecins. Certains se sont même moqués de lui. Comment, au XXIe siècle, on refuse un avortement à une femme qui va mourir ? Comment peut-on laisser durer deux jours le déroulement d'une fausse couche, alors que le fait d'avoir l'utérus ouvert favorise l'infection ?

Je ne suis certes pas compétente pour évaluer le bien-fondé de cette dernière affirmation, mais il me semble que si c'est le cas, la cause de la mort n'est ni la fausse couche, ni le refus d'avortement, mais le fait que l'infection n'a pas été prise à temps. Que des antibiotiques n'ont pas été administrés : préventivement peut-être ? Quoi qu'il en soit, l'important groupe pro-vie irlandais, Youth Defence, relève le possible retard d'administration d'antibiotiques et souligne que cela se révèlera peut-être comme cause de la mort.

SPUC, la plus ancienne et la plus importante organisation pro-vie du Royaume-Uni, souligne de son côté que si la mise à mort directe d'un enfant est dans tous les cas un délit en Irlande, la loi irlandaise oblige les médecins à traiter les mères lorsque la sauvegarde de leur vie l'exige et qu'ils peuvent le faire en prenant le risque de provoquer indirectement la mort de l'enfant. L'organisation rappelle également que des avortements « sûrs » pratiqués dans les conditions prévues par la loi à travers le monde sont suivis d'infections, de septicémies et parfois de la mort de la mère…

A l'inverse, selon une dépêche citée par un média indien, NDTV, l'OMS considère l'Irlande comme le pays « inhabituellement sûr » pour les femmes enceintes. Le taux de mortalité maternelle y est de 3 pour  100.000, contre une moyenne de 14 en Europe et en Amérique du Nord (environ 8 en France), 190 en Asie et 590 en Afrique. Autrement dit, c'est dans un des seuls pays « développés » où l'avortement est totalement proscrit que la santé maternelle est la mieux protégée.

Cela n'empêche pas le lobby de l'avortement de rendre aujourd'hui directement responsable « l'éthique catholique » de la mort de Savita.

Et cela sent tout autant la manipulation que cette autre affaire évoquée ici en août, où l'on accusait faussement un refus d'avortement d'avoir causé a mort d'une jeune fille en République dominicaine.

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Commissaire européen et catho ? Ce n'est pas gagné…

Sur l'affaire Tonio Borg, traitée ici, Belgicatho a publié une note excellente, avec un commentaire bien senti à la fin.

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13 novembre, 2012

Contre le « mariage » homosexuel : alors, le 17 ou le 18 ?

Le 17 et le 18, bien sûr ! Entre la manifestation du « Non au mariage homosexuel, non à l’adoption d’enfants par les homos » organisée par Civitas à Paris, dimanche prochain, et celle qui s’y est ajoutée, la « Manif pour tous » lancée à l’initiative de Frigide Barjot, qui aura lieu à Paris et dans plusieurs villes de province samedi, notre cœur refuse de balancer jusqu’à choisir. Nous ne rejetterons pas l’une au profit de l’autre. Nous n’avons pas le droit d’entrer dans le jeu de la division, car il y a une cause commune à défendre.



J’irai, si je le peux, à la manifestation du 17. Et j’irai, si je le peux, à celle du 18. Sachant que dans l’une et dans l’autre, se trouveront des milliers de personnes soucieuses d’employer les moyens à leur portée pour empêcher la folie du « mariage » des paires de même sexe de s’institutionnaliser.

Cela n’empêche pas de voir la réalité de la triste désunion qui est cause de ce double rendez-vous. Ni d’avoir un avis personnel, une préférence pour un rendez-vous plutôt que pour l’autre, et pas seulement pour des raisons de « sensibilité » !

Bernard Antony, Adelaïde Pouchol de L’Homme nouveau, l’irrésistible « Pasquin » qui dans ce même journal dénonce férocement les peurs bien-pensantes des « Padamalgame » paniqués à l’idée de passer pour des intégristes, Aymeric Pourbaix qui dans Famille chrétienne appelait à « l’unité des cœurs et des esprits » dans la diversité de l’action, et bien d’autres ont à leur manière dénoncé les ostracismes divers par lesquels certains excluent de fait une partie de ceux qui se mobilisent.

C’est pourtant le refus d’être soi-même, et encore plus le refus de voisiner avec celui qui ne nous plaît pas mais qui nous ressemble un peu trop, qui risque de faire partir à la bataille en ordre dispersé. Une peur qui a permis à la culture de mort de progresser quasiment à son rythme depuis 1967 (et la loi Neuwirth) : l’Eglise de France ne s’en est pas encore départie.

Nombre d’organisations, d’associations qui savent mobiliser, de communautés religieuses ont au contraire pris le parti de ne pas jouer la division. Pour n’en citer que quelques-unes : l’AGRIF, Notre-Dame de Chrétienté, la Fraternité Saint-Pierre et beaucoup de sites d’information catholiques annoncent simultanément l’une et l’autre manifestation, celle du 17 et celle du 18. D’autres ont fait leur choix, mais sans dénigrer l’autre partie : Renaissance catholique, l’Association catholique des infirmières et des médecins, le collectif « Elus locaux pour la famille »… demandent à tous leurs adhérents et proches d’être au rendez-vous de Civitas, le dimanche 18 novembre à 14 h 30, au 14 de l’avenue Duquesne à Paris.

La manifestation du 18 sera une manifestation de liberté, dont Civitas, comme l’a précisé son secrétaire général Alain Escada, assurera la logistique mais où chaque mouvement pourra venir avec ses bannières et ses slogans, pourvu qu’ils soient conformes à la loi.

A la « Manif pour tous » – samedi 17 novembre à 14 h 30, place Denfert-Rochereau – on demande au contraire aux manifestants de s’habiller en bleu, blanc… rose et de ne pas venir avec les bannières et banderoles de leurs associations. Cela aurait pourtant valu la peine, car la force propre du rendez-vous de samedi est de faire défiler des associations de gauche contre le « mariage » gay, des gays contre le « mariage » homosexuel, un spectre de personnalités qui dépasse largement les clivages traditionnels. Serait-ce la frilosité de Frigide ?

Ou – et dans cette affaire, le présupposé de la bienveillance est essentiel – s’agit-il avant tout de faciliter une cohabitation un peu étrange mais combien nécessaire face à la menace de désagrégation sociale que porte le projet du « mariage » gay, et qui frappera tous et chacun, qu’on en soit conscient ou non ?

Cela n’empêche pas la lucidité. Cela n’empêche pas de ne pas trouver judicieux le ton de telle ou telle campagne de publicité certes percutante venant d’un côté, ou d’émettre des réserves sur les priorités affichées de l’autre.

Un mot, donc, du choix du « 17 » de faire marcher « contre l’homophobie ». On comprend l’objectif : éviter de transformer une juste exigence en appel à la haine, fût-il apparent, contre des personnes qui – bien souvent – souffrent de leur condition.

Mais c’est, au mieux, une maladresse.

Car « homophobie » est un mot dangereux, un mot de combat qui appartient trop à nos adversaires ; il peut être utilisé jusque pour prétendre interdire toute mise en évidence de la souffrance des homosexuels en raison de leur tendance. Nous y reviendrons.

Pour autant, ne boudons pas la mobilisation qui devra être forte. « En toutes choses, il faut considérer la fin » !

Article extrait du n° 7728 de Présent, du Mercredi 14 novembre 2012  


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12 novembre, 2012

Un homme dans le vestiaire des filles ? Oui, s'il est transgenre…

“Colleen Francis”
Cette histoire de non-discrimination se passe dans une université publique de l'Etat de Washington. Les responsables ont décidé de ne pas empêcher un étudiant de 45 ans d'utiliser le vestiaire des filles, ni même de l'y empêcher de se prélasser nu… parce qu'il est « transgenre ». Eh oui, celui qui se désigne comme « Colleen Francis » se perçoit comme une femme. Et ce serait de la « transphobie » (notion récemment ajoutée à l'arsenal anti-raciste français par l'équipe de François Hollande) que de le renvoyer chez les messieurs.

Le vestiaire est partagé par plusieurs écoles et équipes sportives locales et accueille notamment des fillettes et des jeunes filles de 6 à 18 ans faisant partie d'équipes de natation. Le 26 septembre dernier, ce sont elles qui ont aperçu le… personnage entièrement nu derrière la vitre d'un sauna, ne cachant rien de ses attributs malgré tout masculins.

Des parents portèrent plainte avec le coach de l'équipe, des témoignages furent recueillis, mais, la direction d'Evergreen State College ayant indiqué qu'elle ne tiendrait pas compte de « l'identité biologique » de « Colleen Francis », l'affaire s'arrêta là. L'équivalent du ministère public de l'Etat de Washington a indiqué qu'il ne poursuivra pas pour exhibitionnisme.

L'université s'est contentée d'installer des rideaux afin que les jeunes filles puissent se changer sans être vues de l'intéressé. Ce qui ne garantit en rien qu'elles ne le verront pas, elles… Ou aurais-je dû dire : « l'intéressée », et : « ne la verront pas » ? De peur de passer pour transphobique ?

Voilà où mène le discours des droits…

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Promouvoir les droits LGBT ? Grâce à la haute finance !

De hauts responsables des plus grandes institutions financières du monde (en tout cas, c'est ainsi qu'elles se désignent) se réuniront demain à Londres pour le premier sommet « Out on the street » : Dehors dans la rue. Il s'agit de parler ensemble, au plus haut niveau, pour promouvoir l'égalité de genre et le bon déroulement de carrière des personnes LGBT.

L'organisation a été créée il y a deux ans par Todd Sears, spécialiste de la diversité dans plusieurs grandes banques au cours de sa carrière. Son but ? Se servir du « pouvoir collectif des titans des services financiers » comme « levier » en vue du changement. « A ce jour, nous avons déjà eu un impact sans précédent en rapprochant plus de 600 leaders d'affaires de haut niveau – 70 % d'entre eux sont de niveau directeur exécutif ou mieux – et 11 compagnies membres qui représentent plus de 630 milliards de dollars en capitalisation sur le marché, en faveur de l'égalité LGBT », explique-t-il ici.

Le sommet de Londres est le premier du genre ; il fait suite à une première édition américaine à New York cette année.

L'idée est de faire reconnaître que le bon avancement et le bon accueil des LGBT permettra de dénicher et de garder les « meilleurs talents », et en même temps de mieux accueillir la clientèle gay, bi, trans ou lesbienne.

Ainsi l'avancement des LGBT devient-elle « la clef du succès » à Barclays, d'« importance critique » pour la présidente de Bank of America puisque cela permet de mieux représenter la diversité de sa clientèle. De fait le plus grand nombre des plus grosses compagnies américaines ont des règlements spécifiques visant à assurer l'« égalité » (la promotion ?) des LGBT.

Une petite liste des « corporations » qui soutiennent officiellement « Out on the Street » ? Bank of America-Merrill Lynch, Deutsche Bank, Barclays, Citi, Credit Suisse, KKR (Kohlberg Kravis Roberts), Goldman Sachs, Morgan Stanley, HSBC, KPMG, UBS. Tout ce monde a le petit doigt sur la couture du pantalon, sous un slogan : « Par Wall Street, pour Wall Street ».

A leurs représentants s'ajouteront, mardi, de hautes figures de bien d'autres compagnies, lobbies et institutions (vous en trouverez ici). Leur panel aura pour objectif d'expliquer l'importance des droits LGBT dans l'entreprise, mais à titre personnel, ses membres devront parler de leur engagement personnel en vue de faire progresser les droits LGBT en dehors du monde du travail.

Mais oui, une fois de plus, en promouvant le « mariage » gay, le gouvernement socialiste de François Hollande met servilement en application une politique qui est très systématiquement soutenue par la haute finance…

Il y aura des lesbiennes « sénior » et leurs « alliées féminines » chargées de dire comment elles ont fait carrière ; des spécialistes pour parler de la « mobilité » des LGBT, comment utiliser les « alliés hétéros », etc. Encore une liste ? Ici.

Et un sommet pour promouvoir les droits du mâle blanc, on pourrait faire ça, peut-être ?

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Affaire Tonio Borg : où réagir

Je vous parlais ici du nouveau commissaire européen qui va subir un interrogatoire demain pour savoir s'il est accepté par les parlementaires européens : le Maltais Tonio Borg fait l'objet d'une campagne de dénigrement honteuse également dénoncée ici par Yves Daoudal.

Il faut réagir, et vite.

Comment ?

En écrivant aux députés au Parlement européen.

Vous trouverez votre pays, et vos députés, derrière ce lien :



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Conseil de l'Europe : le recours du Planning familial contre le taux d'objecteurs à l'IVG en Italie jugé recevable

Le comité européen pour les droits sociaux du Conseil de l'Europe vient de déclarer recevable le recours contre l'Italie de l'ONG International Planned Parenthood Federation European Network (Réseau eureopéen de la Fédération internationale du Planning familial) qui se plaint du taux d'objecteurs de conscience en Italie, où de nombreux médecins refusent de pratiquer des avortements. Le Planning affirme que cette situation rend porte atteinte au « droit » à l'avortement affirmé par la « loi 194 ».

Il est question d'un taux « anormal » d'objecteurs de conscience : selon le Planning, qui collabore dans cette affaire avec une association de gynécologues pour l'application de la loi 194 (LAIGA), cela réduit la portée de la loi qui ne garantit pas comme elle le devrait, dit le recours, le droit des femmes à l'« IVG » et aboutit à les « discriminer », en contradiction avec la Charte sociale européenne. La discrimination serait constituée, selon le recours, par le fait que les femmes ayant moins de moyens financiers ne peuvent se rendre dans une clinique privée ou dans une région où l'avortement est  plus facile d'accès, à l'inverse des femmes aisées.

La loi 194 est attaquée sur la base du viol de la Charte qui serait constitué par la teneur de son article 9 : celui-ci affirme en effet un droit à l'objection de conscience sans réguler celui-ci, et sans indiquer de mesures concrètes exigibles auprès des hôpitaux et des régions pour assurer la présence « adéquate » de « personnels non objecteurs dans toutes les structures sanitaires publiques », de manière à garantir l'accès à l'avortement dans le cadre légal.

Le taux d'objection de conscience est passé d'une moyenne de 58,7 % en 2005 à une moyenne de 70 % six ans plus tard, et dans le sud la proportion de gynécologues objecteurs avoisine les 80 à 85 %.

Le Comité européen a ainsi permis au Planning de passer un premier obstacle pour faire aboutir son recours ; il a rejeté la demande du gouvernement italien de le déclarer irrecevable. Le gouvernement ne faisait pourtant qu'observer qu'il ne lui appartient pas de limiter le nombre de médecins et de professionnels de la santé qui font valoir leur droit à l'objection de conscience. Le Comité n'a rien voulu savoir, affirmant que l'affaire est « grave » au point de la placer devant d'autres recours introduits plus tôt et de limiter le délai accordé à chaque partie pour présenter son point de vue. Le gouvernement devra présenter le sien d'ici au 6 décembre, la IPPF aura jusqu'au 17 janvier pour répondre.

Comme on le sait l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a reconnu, le 7 octobre 2010, le droit à l'objection de conscience par rapport à l'avortement, mais en même temps il en a précisé la mise en œuvre et c'est là-dessus que s'appuie le Planning familial pour exiger des aménagements.

Il s'agirait par exemple d'obliger à l'embauche de médecins prêts à pratiquer l'avortement, en facilitant les transferts, et à prendre acte du fait qu'aujourd'hui ce sont les médecins de plus de 50 ans qui sont les moins « objecteurs » : il est urgent, dit l'IPPF, d'enseigner plus systématiquement l'avortement en faculté de médecine.

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11 novembre, 2012

En Australie, plus de femmes d'affaires choisissent la PMA pour devenir mères célibataires

Un nombre croissant de femmes célibataires proches de la quarantaine se tourne aujourd’hui vers la fécondation in vitro en Australie, affirment des responsables de cliniques de fertilité dans ce pays. Ce sont, le plus souvent, des femmes qui n’ont jamais eu de partenaire masculin stable et donc le métier leur assure des revenus suffisants pour élever seules un enfant. Michael Cook, de BioEdge, rapporte les propos de Michael Chapman, de l’Association australienne de la fertilité : « Nous voyons toujours davantage de ces dames. Des femmes qui n’arrivent pas à trouver le partenaire idéal mais qui se rendent compte que c’est une option pour elles. C’est devenu presque normal d’être une mère célibataire. Du coup, quand elles ont 38 ou 39 ans, elles se dirigent vers le don de sperme et la reproduction assistée. »
Leur nombre a progressé de 10 % au cours des trois dernières années.

Selon le Pr Gab Kovacs, de Monash IVF, ces femmes préfèrent se tourner vers la fécondation artificielle plutôt que se rabattre sur un amour d’une nuit parce que les donneurs de sperme en clinique subissent des tests de dépistage de défauts génétiques et de maladies infectieuses : « Si vous récupérez un type dans un pub, vous ne savez pas ce que vous allez avoir. »

Un article de la presse australienne donne l’exemple d’Allison Myers, « une » plombier (difficile d’écrire : plombière !) de Melbourne. A 39 ans, elle est « fière » de ce qu’elle a fait : « Regardez ce que j’ai. Elle est magnifique… D’une certaine manière, elle m’a sauvé la vie. En tant que célibataire on fait la fête, on boit, on claque son argent, on n’imagine pas un avenir positif. La voilà qui arrive et c’est fantastique, je veux la voir grandir. »


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Canada : des parents se voient refuser le droit de connaître l'enseignement pro-gay dispensé à leurs enfants

Un groupe de parents, d’associations pro-famille et de contribuables canadiens vient de voir rejeter sa demande d’avoir accès à la retranscription d’une conférence faite dans une école secondaire publique, à des jeunes mineurs, par une femme qui a semble-t-il tout fait pour discréditer l’enseignement de l’Eglise catholique à propos de l’homosexualité.

Laura Wolfson
La conférence de Laura Wolfson, professeur agréé, a eu lieu l’an dernier devant 400 élèves de la Parkside High School de Dundas, Ontario, dans le cadre de l’opération « Gay Straight Alliance » (Alliance gays-hétéros), où elle s’est présentée, selon des témoins, comme une « animatrice de louange jeune » lesbienne dans une synagogue.

Les témoignages de personnes présentes à la conférence ont provoqué la colère de nombreux parents qui, épaulés par le site LifeSiteNews.com, se sont associés avec diverses associations pour obtenir de l’administration de la province le droit de savoir ce qui avait effectivement été enseigné à leurs enfants. Concrètement, LifeSite s’est adressé au commissaire « information et vie privée » de l’Ontario pour exiger la remise de la retranscription de la conférence qui est en possession des responsables officiels de l’enseignement dans le district dont dépend le lycée de Dundas, et dont ces responsables avaient refusé la communication.

Parents, associations familiales et citoyens ont exprimé leur colère et leur indignation, jugeant que le refus de communiquer la teneur de la conférence méconnaît les droits des parents et ceux de tous les contribuables puisque l’école comme l’opération en question sont financés par des deniers publics.
Le motif de la décision de rejet du Commissaire « information et vie privée » est pour le moins étonnant. L’auteur de la décision, Stella Ball, a confirmé ce qui avait été répondu par les autorités locales : communiquer la teneur de la conférence de Laura Wolfson aurait constitué une « atteinte injustifiable à sa vie privée ». Ce faisant, elle a rejeté les arguments de LifeSite rappelant que la conférence avait été prononcée publiquement et grâce à des fonds publics… Mieux, Stella Ball a justifié l’argument de la « vie privée » en soulignant que la conférence contenait des précisions sur l’orientation sexuelle, les convictions religieuses et l’appartenance religieuse de la conférencières.

Comme si l’objet de la conférence n’avait pas été, précisément, de les dévoiler au public !

Parmi les affirmations de Laura Wolfson – qui se présente comme une autorité sur l’interprétation de l’Ancien Testament – rapportées dans les témoignages citées par LifeSite, on trouve celles-ci :

• Puisqu’on n’adhère plus à l’injonction de l’Eglise catholique de manger du poisson le vendredi, il n’y a pas de raison d’adhérer à l’enseignement de la Bible sur l’homosexualité.

• Le mot « abomination », dans la Bible, s’applique à trois comportements : l’homosexualité, mais aussi le fait de ne pas sanctifier le dimanche ou d’être ivre, deux choses que personne aujourd’hui ne qualifierait d’« abominations ». Il serait donc tout aussi aberrant de condamner l’homosexualité…

Hélas, la poursuite de l’affaire sur le plan judiciaire, pour contester la décision de rejet, exigerait une mise de fonds de quelque 15.000 dollars canadiens, une somme que le site d’informations n’est pas en mesure d’y consacrer.


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10 novembre, 2012

Tonio Borg, nouveau commissaire européen, risque son poste pour être pro-vie et pro-famille

Le nouveau commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs passe mardi son « grand oral » devant le Parlement européen, qui a un quasi droit de veto sur sa nomination. Le Dr Tonio Borg risque fort de la voir rejetée. Pourquoi ? Parce ce Maltais, qui est chrétien et même catholique, fait l'objet d'une campagne de dénigrement de la part des lobbies les plus « progressistes » auprès du Parlement européen qui le taxent d'« extrémisme » parce qu'il est opposé à l'avortement, au divorce et au « mariage » gay.

Tonio Borg a été désigné par le gouvernement maltais pour remplacer John Dalli qui a dû démissionner de son poste de commissaire après avoir été accusé, sur la foi d'éléments circonstanciels et sans preuve directe, d'avoir été au courant de démarches d'un entrepreneur maltais qui a tenté d'utiliser ses relations avec lui pour peser sur la législation européenne du tabac.

Le Dr Borg était jusqu'à sa nomination ministre des Affaires étrangères de Malte et, tant sur le plan de la formation – en droit administratif et droits de l'homme – que sur celui de l'expérience, il apparaît comme un candidat idéal.

European Dignity Watch signale que de nombreuses associations et organisations ont multiplié, « depuis des semaines », les articles, les tweets, les messages pour appeler au blocage de la nomination du ministre en mettant l'accent sur la foi personnelle de Tonio Borg et ses prises de position sur les questions de société. Parmi les plus importantes : la Fédération internationale du Planning familial, la Fédération humaniste européenne et l'Association internationale lesbienne et gay (ILGA) qui compte l'Union européenne parmi ses bailleurs de fonds, à hauteur de 70 % du budget de sa branche européenne.

Leur campagne porte sur des thèmes : le droit de la famille, l'avortement, le « mariage » gay, qui ne sont nullement de la compétence de l'Union européenne, et sur lesquels un futur commissaire ne devrait pas être jugé. Le fait de vouloir le faire rejeter pour cela équivaudrait à dire que nul catholique cohérent ne saurait avoir un poste de responsabilité au sein de « l'exécutif » européen. En matière de discrimination religieuse, on ne fait pas plus clair. Car l'idée selon laquelle l'opposition à l'avortement, le divorce ou le « mariage » gay seraient contraires aux « valeurs européennes » — comme le prétendent ces lobbies – revient à exclure d'emblée une catégorie de la population en raison de sa foi. En tout cas lorsque ces convictions ne relèvent pas seulement de paroles et d'opinions personnelles, mais ont entraîné des actes et des prises de position publiques et politiques.

Le président de la Fédération humaniste européenne, Pierre Galand, vient par exemple d'écrire à José Manuel Barroso (qui pour sa part a accepté la nomination de Tonio Borg) pour exprimer ses « graves doutes » sur le respect par le nouveau commissaire des droits des « minorités », « l'égalité entre hommes et femmes » et le « principe de non-discrimination ». Il lui reproche d'avoir méconnu les « droits reproductifs » des femmes et d'avoir « même fait campagne, en 2004, pour constitutionnaliser l'interdiction de l'avortement dans son pays », de s'y être « fortement opposé à la légalisation du divorce en 2011 » et d'avoir exprimé « ouvertement son mépris de la communauté LGBT, en s'opposant à la reconnaissance des droits des couples homosexuels cohabitants au Parlement maltais en 2009 ». A quoi s'ajoute, selon la EFH, sa politique anti-immigration.

Mardi, à l'issue des trois heures d'audition qui l'attendent, Tonio Borg sera accepté ou rejeté, et on en saura un peu plus sur le poids des lobbies de la culture de mort au Parlement européen.

ADDENDUM : Réagissez ici en sélectionnant votre pays, vos élus, pour protester d'ici à mardi après-midi contre la campagne indigne et injuste dont fait l'objet Tonio Borg.

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06 novembre, 2012

Espagne : le tribunal constitutionnel avalise le « mariage » homosexuel

Peut-on faire confiance
à un tel tribunal ?
Par huit voix contre trois, le tribunal constitutionnel espagnol a rejeté cet après-midi le recours du PP – Partido Popular – visant à faire reconnaître que la loi légalisant le « mariage » homosexuel est contraire à la Constitution espagnole. Un coup dur pour tous ceux qui en Espagne tentent de sauvegarder le respect de la réalité et de la loi naturelle, d'autant que le gouvernement de Mariano Rajoy a accueilli la sentence en assurant que désormais, il ne fera plus rien pour renverser la loi qui a « profité » depuis son adoption à quelque 25.000 paires homosexuelles. Il faut noter que même plusieurs juges tenus pour « conservateurs » (mais tout dépend de ce que l'on conserve !) ont émis une opinion défavorable sur le recours contre le « mariage » homosexuel…

Le ministre de la justice espagnol, Alberto Ruiz Gallardon, a fait savoir que l'exécutif espagnol reconnaît le caractère contraignant de cette décision de huit jours. Il n'est donc pas même question de prendre la décision politique de changer une législation née d'une majorité socialiste sous Zapatero et qu'une nouvelle majorité pourrait fort bien modifier – après tout, les Espagnols sont censés être « en démocratie ». Mais il faut savoir que Gallardon a toujours été favorable, comme nombre d'autres figures du PP, au « mariage » homosexuel et qu'il en a célébré plusieurs en tant que maire de Madrid.

A croire que la démarche du PP, qui lors de l'adoption de la loi en 2005, avait constitué un moyen possible de s'opposer à une loi absurde, est aujourd'hui détournée pour justifier l'inertie.

Le recours portait sur la dénomination des unions homosexuelles, contestant la possibilité de les qualifier de « mariages ». Si bien que, ce matin, en attendant la publication des résultats cet après-midi mais sans doute en les connaissant, Mariano Rajoy a expliqué lors d'une interview que toute la bataille portait sur une question de mots, de nom donné. Les effets juridiques « ne nous importaient pas », a-t-il assuré.

A ce compte-là, en effet, on peut décider énergiquement de ne rien faire une fois qu'un tribunal a parlé. En réduisant le combat au fait de savoir si oui, ou non, on peut parler de « mariage » homosexuel, sans se soucier de la situation juridique des unions homosexuelles et sans s'inquiété de son alignement sur le mariage naturel, on démontre du même coup son absence totale de principes.

La lettre du recours était plus nette : le PP y affirmait que la loi qui régente le « mariage » entre personnes de même sexe dénature « l'institution fondamentale du mariage » telle qu'on la comprend jusqu'à maintenant, et qui requiert et qui jouet de la « garantie institutionnelle » de la Constitution.

La décision du tribunal n'a pas encore été publiée mais on connaît, notamment à La Gaceta, quelques-uns de ses éléments : même si la Constitution reconnaît le droit « d'un homme et d'une femme de contracter mariage dans des conditions d'égalité », assurent les juges, il faut tenir compte pour l'interpréter à la lumière des conditions sociales actuelles : il s'agit donc d'une interprétation évolutive.

Par la même occasion, le tribunal constitutionnel reconnaît aux couples homosexuels « mariés » un droit à l'adoption, considérant que la loi protège suffisamment le droit des enfants qu'il juge prioritaire.

On peut s'attendre à ce que les partisans du « mariage » homosexuel en France tirent argument de ce jugement constitutionnel espagnol pour promouvoir leurs revendications idéologiques.

Mais dans le cas d'un jugement inverse, on peut être sûr qu'ils l'auraient ridiculisé ou tenu pour négligeable…

Le groupe pro-famille « Foro de la Familia » a annoncé vouloir lancer un référendum d'initiative populaire, soulignant que la loi peut être déclarée constitutionnelle et n'en être pas moins « profondément injuste » et seulement soucieuse de correspondre à « l'idéologie momentanée des majorités politiques de circonstance ». « Le tribunal constitutionnel n'a pas compétence pour dire comment les lois doivent être, mais pour dire comment elles ne doivent pas être », rappelle le Foro de la Familia.

L'Espagne attend désormais un autre jugement du tribunal constitutionnel, cette fois sur un recours contre la loi faisant de l'avortement un « droit » des femmes pendant le premier trimestre de la grossesse. On voit mal cette formation aller contre le sens du vent…

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05 novembre, 2012

Pays-Bas : et maintenant, l'assurance maladie couvre "l'euthanasie volante"

Ça y est, une assurance-maladie néerlandais a décidé d’inclure dans ses garanties l’euthanasie pratiquée dans le cadre de la clinique « fin de vie » ouverte le 1er mars dernier. La compagnie Menzis a fait savoir que la décision a été prise au terme d’une enquête sérieuse, visant notamment à déterminer si la « Levenseindekliniek » fondée par l’association néerlandaise pour le droit de choisir sa mort (NVVE) pratiquait bien l’euthanasie dans le respect de la loi.

Le président de Menzis, Roger van Boxtel, annonce qu’un contrat a été signé avec la clinique ¬– la première de son genre – afin de préciser les engagements réciproques. Côté euthanasieurs, il s’agit de se conformer aux conditions strictes en vigueur, tandis que l’assureur assumera les frais de la mise à mort de son client au tarif de la médecine générale, de manière à éviter aux proches du défunt la réception d’une facture après coup.

Il paraît évident qu’une telle garantie puisse être des plus intéressantes pour l’assureur-santé puisque, comme chacun sait, c’est en général pendant la dernière année de vie d’un patient que les frais engagés sont les plus importants. En assurant le départ prématuré du malade, Menzis ne manquera certainement pas d’économiser quelques dépenses bien plus lourdes. Mais l’histoire ne dit pas si les primes payées par ceux qui demandent la couverture de leur éventuelle euthanasie bénéficient d’un petit rabais…

Cette information tombe alors que la clinique d’euthanasie est en train de s’installer durablement dans le paysage néerlandais ; elle a d’ailleurs été annoncée par Roger van Boxtel à l’occasion d’un colloque, « Clinique de fin de vie : solution d’urgence ou la solution ? »

On apprend en effet que ladite clinique, fondée pour répondre aux besoins de ceux à qui les médecins de famille refusent d’accéder à leur demande d’euthanasie, a d’ores et déjà reçu 465 dossiers émanant, pour plus de la moitié, de la conurbation Amsterdam-La Haye-Rotterdam et concernant 285 femmes et 180 hommes.

94 de ces demandes ont été rejetées parce que les intéressés ne satisfaisaient pas aux critères de la loi ; 54 n’ont pas eu de suites, les intéressés étant morts avant que la clinique puisse entrer en action.
51 personnes ont été euthanasiées ou ont reçu une assistance au suicide ; parmi elles, 30 ont finalement été euthanasiées par le médecin traitant qui avait commencé par rejeter leur demande, notamment grâce à l’intervention de la clinique « fin de vie » dont l’un des objectifs est d’épauler patients et médecins pour faciliter le passage à l’acte.

La clinique compte désormais quinze « équipes volantes » composées d’un médecin et d’un soignant qui rendent ce service de conseil, assistent à l’administration des produits euthanasiants par le médecin traitant ou s’en chargent.

Dans tous les cas, l’euthanasie est administrée à domicile, il n’est pas question « pour l’heure » d’envisager une hospitalisation dans la clinique pour le candidat à l’euthanasie, qui entraînerait des frais supplémentaires.

La clinique fonctionne actuellement grâce aux contributions volontaires des adhérents de l’associations NVVE.


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03 novembre, 2012

Plus aucune organisation catholique britannique n'offre une aide à l'adoption : l'ultra-minorité a gagné

La plus haute juridiction administrative du Royaume-Uni, l'« Upper Tribunal », vient de rejeter l'appel de la dernière organisation d'adoption catholique contre l'obligation de fournir ses services aux couples homosexuels. L'association caritative « Catholic Care » demandait simplement la possibilité d'inscrire dans ses statuts son refus de proposer des enfants à l'adoption pour des couples homosexuels, demande définitivement refusée au terme d'une procédure de cinq ans qui du même coup, met fin à cette activité de l'organisation.

« Catholic Care » aidait des enfants à trouver un foyer depuis 1865, date de sa fondation. Elle était la dernière organisation caritative catholique à rendre encore ce service, que toutes les autres ont finalement abandonné compte tenu de la loi sur l'égalité, « Equality Act », qui interdit toute « discrimination » en fonction de l'« orientation sexuelle ».

Cette loi, adoptée en 2010, a aggravé les obligations de non-discrimination déjà existantes mais comporte une « exemption » pour les organisations caritatives autorisées à pratiquer des « discriminations sexuelles » lorsqu'elles constituent un « moyen proportionné pour atteindre un but légitime ».

« Catholic Care » s'était donc fondée depuis lors sur la possibilité de cette exemption pour obtenir le droit de poursuivre son activité conformément à ses principes moraux, invoquant notamment le « caractère primordial » des intérêts de l'enfants, dont la défense constitue un « but légitime ». Son représentant avait également invoqué le fait que l'organisme ne recevrait plus de subventions de l'Eglise catholique si son droit de ne pas servir les couples homosexuels n'était pas reconnu : un manque à gagner évident pour les enfants à placer.

Le juge chargé du dossier s'est contenté de préciser que les décisions des juridictions inférieures avaient été conformes au droit.

Et ainsi l'ultra-minorité constituée par certains homosexuels prive bien des enfants – sur les 50.000 qui sont en attente de placement au Royaume-Uni – d'un service d'aide à l'adoption qui fonctionne bien depuis 150 ans…

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01 novembre, 2012

Irlande : des organismes de conseil sur l'avortement mettent en danger la vie des femmes


Le quotidien irlandais The Independent révélait samedi que des organismes de conseil pour l’avortement bénéficiant de fonds public enfreignent la loi et mettent en danger la vie des femmes. C’est ce qui résulte d’une campagne de « testing » menée auprès d’une série d’organismes dans onze localités irlandaises, une partie des « testeuses » étant liées au mouvement pro-vie. Les enquêteuses se sont présentées comme étant enceintes, et recherchant une information sur l’avortement, qui demeure illégal en Irlande dans tous les cas. Les conversations étaient systématiquement enregistrées à l’insu des organismes de conseil.

Différentes sortes de conseils illégaux ou dangereux ont été donnés dans de nombreux organismes visités. Le plus fréquemment, il était recommandé aux femmes de subir un avortement illégal – nombre de femmes irlandaises s’en vont en Angleterre ou en Ecosse pour obtenir un avortement – sans en parler à leur médecin, même en cas de complications graves. « Dites que vous avez fait une fausse couche… »

Un médecin-juriste, le Dr Simon Mills, a qualifié ce genre de conseil d’irresponsable et probablement délictueux, le fait d’avoir subi un avortement constituant une donnée importante : l’ignorer peut empêcher de fournir rapidement des soins indispensables pour sauver la vie de la patiente. Le Pr Sam Coulter Smith de l’hôpital Rotunda de Dublin, rapporte le quotidien, atteste avoir connaissance de cas de morts de femmes causées par le fait qu’elles avaient caché avoir subi un avortement.

Du point de vue juridique, conseiller de mentir à ce sujet peut entraîner une responsabilité civile ou même pénale dans le cas où la femme subit un dommage important, voire meurt pour avoir caché avoir subi un avortement, a précisé le Dr Mills.

Dans plusieurs cas, les conseillers recommandaient de se procurer une pilule abortive en Irlande du Nord par diverses manœuvres délictueuses et donnaient toutes les informations nécessaires pour l’obtenir. La pilule abortive étant illégale en Irlande de tels conseils peuvent être considérés comme constituant une complicité pénale ; certains enregistrements laissent entendre des conseillères expliquant qu’elles pourraient se faire « arrêter » pour avoir recommandé le recours à la pilule abortive.

De fait les centres de conseil, subventionnés à hauteur de 3,1 millions d’euros l’an dernier, ont pour mission de proposer aux femmes enceintes aide et assistance pour mener leur grossesse à terme, à garder leur enfant ou en le proposant à l’adoption. Il leur est strictement interdit de conseiller l’avortement et encore davantage d’aider les femmes à se procurer des moyens abortifs.

Un juriste constitutionnaliste de premier plan cité par The Irish Independent, Paul Anthony McDermott, souligne également que les pilules abortives sont dangereuses et ne doivent pas être prises en « auto-médication », puisqu’elles peuvent causer des hémorragies, des infections graves et même, dans des cas rares, le décès de la femme, entraînant la responsabilité évidente de ceux qui recommandent leur prise dans ces conditions.

Une trentaine de personnes ont participé à l’enquête, pas toutes issues du milieu pro-vie : des enseignantes, des femmes médecins et des juristes en faisaient partie.
Les résultats de leurs démarches – 5 heures d’enregistrement remises The Irish Independent et aux autorités compétentes – ont abouti à l’ouverture d’une enquête officielle.



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