14 novembre, 2012

Morte pour ne pas avoir obtenu un avortement ? Agit-prop en Irlande

Savita Halappanavar
Les grands médias de tous les pays reprennent en chœur la substance de ce titre : « Une femme meurt après s'être vu refuser l'avortement. » En chœur, d'Inde aux Etats-Unis et des Pays-Bas aux pays hispanophones, c'est la même « info » qui circule : Savita Halappanava, en pleine fausse couche, n'a pas obtenu qu'on « termine » son « fœtus » et elle en est morte.

Mais elle est morte de septicémie, pas d'avoir été enceinte… Et nul ne peut dire aujourd'hui que l'avortement aurait en effet sauvé sa vie.

Bien entendu, l'ensemble de la presse qui vit d'abord de la publicité et du soutien de la finance ose le soutenir au moins par l'insinuation, et en profite pour rappeler que l'avortement est interdit en Irlande parce que l'Irlande est catholique, et qu'il est grand temps que cela cesse.

Et cette affaire semble venir, pour les promoteurs de la culture de mort, doublement à point.

1. Il y a deux mois à peine, un symposium international de médecins et de professionnels des soins en Irlande affirmait qu'il n'est jamais nécessaire de pratiquer un avortement pour sauver une vie maternelle, précisant que pour autant on peut toujours apporter les soins nécessaires pour sauver la vie de la mère, même si ceux-ci ont pour effet non désiré de provoquer la mort de l'enfant à naître. (Ici sur mon blog.) Voilà qui permettrait de ridiculiser cette assertion ?

2. Il y a deux ans, l'Irlande fait l'objet d'une procédure devant la Cour européenne des droits de l'homme. L'arrêt rendu en 2010 ne condamnait pas l'Irlande pour avoir refusé des avortements mais il est tout de même utilisé, en raison de certaines de ses argumentations, pour demander qu'un jugement de la Cour suprême irlandaise imposant l'accès à l'avortement en certains cas soit enfin traduit en droit, ce que cinq gouvernements successifs ont refusé de faire. (Voir ici notamment.) Il se trouve même que le gouvernement actuel vient cette semaine de se faire remettre un rapport sur cette question, précisément.

Mais derrière ces réactions fortement prévisibles et l'agitation aussitôt mise en place par le lobby de l'avortement, il importe de connaître la vérité. Celle-ci ne tient pas en un slogan ou un jugement à l'emporte-pièce, et ce d'autant que l'enquête officielle qui va tenter de comprendre les causes de la mort de la jeune femme de 31 ans alors qu'elle était enceinte de 17 semaines et tellement heureuse d'attendre son premier bébé ne fait que commencer, à la demande du Parlement irlandais.

Voici ce que l'on sait, si l'on peut considérer les récits de la presse comme fiables.

La jeune femme, Savita Halappanavar, et son mari Praveen viennent de familles aisées en Inde. Elle est dentiste. Ils s'installent en Irlande, dans le comté de Galway, en 2008. Et décident d'y mettre en route leur premier enfant parce qu'ils ont entendu le plus grand bien des soins offerts aux femmes enceintes et aux parturientes dans ce pays.

Le samedi 21 octobre, ils reçoivent de nombreux amis à dîner pour leur annoncer la bonne nouvelle de la grossesse de Savita, qui en est à 17 semaines. Le lendemain, prise d'importantes douleurs dans le bas du dos, la jeune femme se rend aux urgences. Elle apprendra bientôt (le même jour ? lundi ? les récits divergent) qu'elle est en train de faire une fausse couche. Souffrant beaucoup, elle réclame que l'on mette fin à sa grossesse ; selon Praveen, on lui répond que c'est impossible tant que l'on perçoit battre le cœur de l'enfant. « Nous sommes dans un pays catholique ici », lui répondent les médecins, selon ce que rapporte Praveen.

Le cœur de l'enfant ayant cessé de battre le mercredi 24 octobre, on pratique un curetage mais Savita souffre d'une infection importante qui ne sera pas jugulée. C'est seulement le mardi 23, selon certaines sources, qu'on a commencé à lui administrer des antibiotiques. Le 28 octobre, sans qu'elle ait repris conscience, la vie la quitte. Praveen ramène sa dépouille en Inde où elle a été incinérée le 3 novembre.

Les questions qui se posent sont multiples. De quand date l'infection ? A quel moment s'est installée la septicémie ? Etait-elle liée à la fausse couche ? Aurait-elle été évitée par l'avortement ? Aurait-elle été jugulée par l'avortement ? A cette dernière question, on peut on  tout cas répondre sans hésiter « non », car l'avortement n'est en aucun cas un soin, un médicament ou un moyen de rendre la santé.

Les manifs pro-avortement ont commencé
Praveen Halappanavar a donné son avis à l'Irish Times, rapportant les réactions scandalisées de sa belle-famille en Inde qui compte de nombreux médecins. Certains se sont même moqués de lui. Comment, au XXIe siècle, on refuse un avortement à une femme qui va mourir ? Comment peut-on laisser durer deux jours le déroulement d'une fausse couche, alors que le fait d'avoir l'utérus ouvert favorise l'infection ?

Je ne suis certes pas compétente pour évaluer le bien-fondé de cette dernière affirmation, mais il me semble que si c'est le cas, la cause de la mort n'est ni la fausse couche, ni le refus d'avortement, mais le fait que l'infection n'a pas été prise à temps. Que des antibiotiques n'ont pas été administrés : préventivement peut-être ? Quoi qu'il en soit, l'important groupe pro-vie irlandais, Youth Defence, relève le possible retard d'administration d'antibiotiques et souligne que cela se révèlera peut-être comme cause de la mort.

SPUC, la plus ancienne et la plus importante organisation pro-vie du Royaume-Uni, souligne de son côté que si la mise à mort directe d'un enfant est dans tous les cas un délit en Irlande, la loi irlandaise oblige les médecins à traiter les mères lorsque la sauvegarde de leur vie l'exige et qu'ils peuvent le faire en prenant le risque de provoquer indirectement la mort de l'enfant. L'organisation rappelle également que des avortements « sûrs » pratiqués dans les conditions prévues par la loi à travers le monde sont suivis d'infections, de septicémies et parfois de la mort de la mère…

A l'inverse, selon une dépêche citée par un média indien, NDTV, l'OMS considère l'Irlande comme le pays « inhabituellement sûr » pour les femmes enceintes. Le taux de mortalité maternelle y est de 3 pour  100.000, contre une moyenne de 14 en Europe et en Amérique du Nord (environ 8 en France), 190 en Asie et 590 en Afrique. Autrement dit, c'est dans un des seuls pays « développés » où l'avortement est totalement proscrit que la santé maternelle est la mieux protégée.

Cela n'empêche pas le lobby de l'avortement de rendre aujourd'hui directement responsable « l'éthique catholique » de la mort de Savita.

Et cela sent tout autant la manipulation que cette autre affaire évoquée ici en août, où l'on accusait faussement un refus d'avortement d'avoir causé a mort d'une jeune fille en République dominicaine.

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Commissaire européen et catho ? Ce n'est pas gagné…

Sur l'affaire Tonio Borg, traitée ici, Belgicatho a publié une note excellente, avec un commentaire bien senti à la fin.

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13 novembre, 2012

Contre le « mariage » homosexuel : alors, le 17 ou le 18 ?

Le 17 et le 18, bien sûr ! Entre la manifestation du « Non au mariage homosexuel, non à l’adoption d’enfants par les homos » organisée par Civitas à Paris, dimanche prochain, et celle qui s’y est ajoutée, la « Manif pour tous » lancée à l’initiative de Frigide Barjot, qui aura lieu à Paris et dans plusieurs villes de province samedi, notre cœur refuse de balancer jusqu’à choisir. Nous ne rejetterons pas l’une au profit de l’autre. Nous n’avons pas le droit d’entrer dans le jeu de la division, car il y a une cause commune à défendre.



J’irai, si je le peux, à la manifestation du 17. Et j’irai, si je le peux, à celle du 18. Sachant que dans l’une et dans l’autre, se trouveront des milliers de personnes soucieuses d’employer les moyens à leur portée pour empêcher la folie du « mariage » des paires de même sexe de s’institutionnaliser.

Cela n’empêche pas de voir la réalité de la triste désunion qui est cause de ce double rendez-vous. Ni d’avoir un avis personnel, une préférence pour un rendez-vous plutôt que pour l’autre, et pas seulement pour des raisons de « sensibilité » !

Bernard Antony, Adelaïde Pouchol de L’Homme nouveau, l’irrésistible « Pasquin » qui dans ce même journal dénonce férocement les peurs bien-pensantes des « Padamalgame » paniqués à l’idée de passer pour des intégristes, Aymeric Pourbaix qui dans Famille chrétienne appelait à « l’unité des cœurs et des esprits » dans la diversité de l’action, et bien d’autres ont à leur manière dénoncé les ostracismes divers par lesquels certains excluent de fait une partie de ceux qui se mobilisent.

C’est pourtant le refus d’être soi-même, et encore plus le refus de voisiner avec celui qui ne nous plaît pas mais qui nous ressemble un peu trop, qui risque de faire partir à la bataille en ordre dispersé. Une peur qui a permis à la culture de mort de progresser quasiment à son rythme depuis 1967 (et la loi Neuwirth) : l’Eglise de France ne s’en est pas encore départie.

Nombre d’organisations, d’associations qui savent mobiliser, de communautés religieuses ont au contraire pris le parti de ne pas jouer la division. Pour n’en citer que quelques-unes : l’AGRIF, Notre-Dame de Chrétienté, la Fraternité Saint-Pierre et beaucoup de sites d’information catholiques annoncent simultanément l’une et l’autre manifestation, celle du 17 et celle du 18. D’autres ont fait leur choix, mais sans dénigrer l’autre partie : Renaissance catholique, l’Association catholique des infirmières et des médecins, le collectif « Elus locaux pour la famille »… demandent à tous leurs adhérents et proches d’être au rendez-vous de Civitas, le dimanche 18 novembre à 14 h 30, au 14 de l’avenue Duquesne à Paris.

La manifestation du 18 sera une manifestation de liberté, dont Civitas, comme l’a précisé son secrétaire général Alain Escada, assurera la logistique mais où chaque mouvement pourra venir avec ses bannières et ses slogans, pourvu qu’ils soient conformes à la loi.

A la « Manif pour tous » – samedi 17 novembre à 14 h 30, place Denfert-Rochereau – on demande au contraire aux manifestants de s’habiller en bleu, blanc… rose et de ne pas venir avec les bannières et banderoles de leurs associations. Cela aurait pourtant valu la peine, car la force propre du rendez-vous de samedi est de faire défiler des associations de gauche contre le « mariage » gay, des gays contre le « mariage » homosexuel, un spectre de personnalités qui dépasse largement les clivages traditionnels. Serait-ce la frilosité de Frigide ?

Ou – et dans cette affaire, le présupposé de la bienveillance est essentiel – s’agit-il avant tout de faciliter une cohabitation un peu étrange mais combien nécessaire face à la menace de désagrégation sociale que porte le projet du « mariage » gay, et qui frappera tous et chacun, qu’on en soit conscient ou non ?

Cela n’empêche pas la lucidité. Cela n’empêche pas de ne pas trouver judicieux le ton de telle ou telle campagne de publicité certes percutante venant d’un côté, ou d’émettre des réserves sur les priorités affichées de l’autre.

Un mot, donc, du choix du « 17 » de faire marcher « contre l’homophobie ». On comprend l’objectif : éviter de transformer une juste exigence en appel à la haine, fût-il apparent, contre des personnes qui – bien souvent – souffrent de leur condition.

Mais c’est, au mieux, une maladresse.

Car « homophobie » est un mot dangereux, un mot de combat qui appartient trop à nos adversaires ; il peut être utilisé jusque pour prétendre interdire toute mise en évidence de la souffrance des homosexuels en raison de leur tendance. Nous y reviendrons.

Pour autant, ne boudons pas la mobilisation qui devra être forte. « En toutes choses, il faut considérer la fin » !

Article extrait du n° 7728 de Présent, du Mercredi 14 novembre 2012  


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12 novembre, 2012

Un homme dans le vestiaire des filles ? Oui, s'il est transgenre…

“Colleen Francis”
Cette histoire de non-discrimination se passe dans une université publique de l'Etat de Washington. Les responsables ont décidé de ne pas empêcher un étudiant de 45 ans d'utiliser le vestiaire des filles, ni même de l'y empêcher de se prélasser nu… parce qu'il est « transgenre ». Eh oui, celui qui se désigne comme « Colleen Francis » se perçoit comme une femme. Et ce serait de la « transphobie » (notion récemment ajoutée à l'arsenal anti-raciste français par l'équipe de François Hollande) que de le renvoyer chez les messieurs.

Le vestiaire est partagé par plusieurs écoles et équipes sportives locales et accueille notamment des fillettes et des jeunes filles de 6 à 18 ans faisant partie d'équipes de natation. Le 26 septembre dernier, ce sont elles qui ont aperçu le… personnage entièrement nu derrière la vitre d'un sauna, ne cachant rien de ses attributs malgré tout masculins.

Des parents portèrent plainte avec le coach de l'équipe, des témoignages furent recueillis, mais, la direction d'Evergreen State College ayant indiqué qu'elle ne tiendrait pas compte de « l'identité biologique » de « Colleen Francis », l'affaire s'arrêta là. L'équivalent du ministère public de l'Etat de Washington a indiqué qu'il ne poursuivra pas pour exhibitionnisme.

L'université s'est contentée d'installer des rideaux afin que les jeunes filles puissent se changer sans être vues de l'intéressé. Ce qui ne garantit en rien qu'elles ne le verront pas, elles… Ou aurais-je dû dire : « l'intéressée », et : « ne la verront pas » ? De peur de passer pour transphobique ?

Voilà où mène le discours des droits…

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Promouvoir les droits LGBT ? Grâce à la haute finance !

De hauts responsables des plus grandes institutions financières du monde (en tout cas, c'est ainsi qu'elles se désignent) se réuniront demain à Londres pour le premier sommet « Out on the street » : Dehors dans la rue. Il s'agit de parler ensemble, au plus haut niveau, pour promouvoir l'égalité de genre et le bon déroulement de carrière des personnes LGBT.

L'organisation a été créée il y a deux ans par Todd Sears, spécialiste de la diversité dans plusieurs grandes banques au cours de sa carrière. Son but ? Se servir du « pouvoir collectif des titans des services financiers » comme « levier » en vue du changement. « A ce jour, nous avons déjà eu un impact sans précédent en rapprochant plus de 600 leaders d'affaires de haut niveau – 70 % d'entre eux sont de niveau directeur exécutif ou mieux – et 11 compagnies membres qui représentent plus de 630 milliards de dollars en capitalisation sur le marché, en faveur de l'égalité LGBT », explique-t-il ici.

Le sommet de Londres est le premier du genre ; il fait suite à une première édition américaine à New York cette année.

L'idée est de faire reconnaître que le bon avancement et le bon accueil des LGBT permettra de dénicher et de garder les « meilleurs talents », et en même temps de mieux accueillir la clientèle gay, bi, trans ou lesbienne.

Ainsi l'avancement des LGBT devient-elle « la clef du succès » à Barclays, d'« importance critique » pour la présidente de Bank of America puisque cela permet de mieux représenter la diversité de sa clientèle. De fait le plus grand nombre des plus grosses compagnies américaines ont des règlements spécifiques visant à assurer l'« égalité » (la promotion ?) des LGBT.

Une petite liste des « corporations » qui soutiennent officiellement « Out on the Street » ? Bank of America-Merrill Lynch, Deutsche Bank, Barclays, Citi, Credit Suisse, KKR (Kohlberg Kravis Roberts), Goldman Sachs, Morgan Stanley, HSBC, KPMG, UBS. Tout ce monde a le petit doigt sur la couture du pantalon, sous un slogan : « Par Wall Street, pour Wall Street ».

A leurs représentants s'ajouteront, mardi, de hautes figures de bien d'autres compagnies, lobbies et institutions (vous en trouverez ici). Leur panel aura pour objectif d'expliquer l'importance des droits LGBT dans l'entreprise, mais à titre personnel, ses membres devront parler de leur engagement personnel en vue de faire progresser les droits LGBT en dehors du monde du travail.

Mais oui, une fois de plus, en promouvant le « mariage » gay, le gouvernement socialiste de François Hollande met servilement en application une politique qui est très systématiquement soutenue par la haute finance…

Il y aura des lesbiennes « sénior » et leurs « alliées féminines » chargées de dire comment elles ont fait carrière ; des spécialistes pour parler de la « mobilité » des LGBT, comment utiliser les « alliés hétéros », etc. Encore une liste ? Ici.

Et un sommet pour promouvoir les droits du mâle blanc, on pourrait faire ça, peut-être ?

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Affaire Tonio Borg : où réagir

Je vous parlais ici du nouveau commissaire européen qui va subir un interrogatoire demain pour savoir s'il est accepté par les parlementaires européens : le Maltais Tonio Borg fait l'objet d'une campagne de dénigrement honteuse également dénoncée ici par Yves Daoudal.

Il faut réagir, et vite.

Comment ?

En écrivant aux députés au Parlement européen.

Vous trouverez votre pays, et vos députés, derrière ce lien :



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Conseil de l'Europe : le recours du Planning familial contre le taux d'objecteurs à l'IVG en Italie jugé recevable

Le comité européen pour les droits sociaux du Conseil de l'Europe vient de déclarer recevable le recours contre l'Italie de l'ONG International Planned Parenthood Federation European Network (Réseau eureopéen de la Fédération internationale du Planning familial) qui se plaint du taux d'objecteurs de conscience en Italie, où de nombreux médecins refusent de pratiquer des avortements. Le Planning affirme que cette situation rend porte atteinte au « droit » à l'avortement affirmé par la « loi 194 ».

Il est question d'un taux « anormal » d'objecteurs de conscience : selon le Planning, qui collabore dans cette affaire avec une association de gynécologues pour l'application de la loi 194 (LAIGA), cela réduit la portée de la loi qui ne garantit pas comme elle le devrait, dit le recours, le droit des femmes à l'« IVG » et aboutit à les « discriminer », en contradiction avec la Charte sociale européenne. La discrimination serait constituée, selon le recours, par le fait que les femmes ayant moins de moyens financiers ne peuvent se rendre dans une clinique privée ou dans une région où l'avortement est  plus facile d'accès, à l'inverse des femmes aisées.

La loi 194 est attaquée sur la base du viol de la Charte qui serait constitué par la teneur de son article 9 : celui-ci affirme en effet un droit à l'objection de conscience sans réguler celui-ci, et sans indiquer de mesures concrètes exigibles auprès des hôpitaux et des régions pour assurer la présence « adéquate » de « personnels non objecteurs dans toutes les structures sanitaires publiques », de manière à garantir l'accès à l'avortement dans le cadre légal.

Le taux d'objection de conscience est passé d'une moyenne de 58,7 % en 2005 à une moyenne de 70 % six ans plus tard, et dans le sud la proportion de gynécologues objecteurs avoisine les 80 à 85 %.

Le Comité européen a ainsi permis au Planning de passer un premier obstacle pour faire aboutir son recours ; il a rejeté la demande du gouvernement italien de le déclarer irrecevable. Le gouvernement ne faisait pourtant qu'observer qu'il ne lui appartient pas de limiter le nombre de médecins et de professionnels de la santé qui font valoir leur droit à l'objection de conscience. Le Comité n'a rien voulu savoir, affirmant que l'affaire est « grave » au point de la placer devant d'autres recours introduits plus tôt et de limiter le délai accordé à chaque partie pour présenter son point de vue. Le gouvernement devra présenter le sien d'ici au 6 décembre, la IPPF aura jusqu'au 17 janvier pour répondre.

Comme on le sait l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a reconnu, le 7 octobre 2010, le droit à l'objection de conscience par rapport à l'avortement, mais en même temps il en a précisé la mise en œuvre et c'est là-dessus que s'appuie le Planning familial pour exiger des aménagements.

Il s'agirait par exemple d'obliger à l'embauche de médecins prêts à pratiquer l'avortement, en facilitant les transferts, et à prendre acte du fait qu'aujourd'hui ce sont les médecins de plus de 50 ans qui sont les moins « objecteurs » : il est urgent, dit l'IPPF, d'enseigner plus systématiquement l'avortement en faculté de médecine.

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11 novembre, 2012

En Australie, plus de femmes d'affaires choisissent la PMA pour devenir mères célibataires

Un nombre croissant de femmes célibataires proches de la quarantaine se tourne aujourd’hui vers la fécondation in vitro en Australie, affirment des responsables de cliniques de fertilité dans ce pays. Ce sont, le plus souvent, des femmes qui n’ont jamais eu de partenaire masculin stable et donc le métier leur assure des revenus suffisants pour élever seules un enfant. Michael Cook, de BioEdge, rapporte les propos de Michael Chapman, de l’Association australienne de la fertilité : « Nous voyons toujours davantage de ces dames. Des femmes qui n’arrivent pas à trouver le partenaire idéal mais qui se rendent compte que c’est une option pour elles. C’est devenu presque normal d’être une mère célibataire. Du coup, quand elles ont 38 ou 39 ans, elles se dirigent vers le don de sperme et la reproduction assistée. »
Leur nombre a progressé de 10 % au cours des trois dernières années.

Selon le Pr Gab Kovacs, de Monash IVF, ces femmes préfèrent se tourner vers la fécondation artificielle plutôt que se rabattre sur un amour d’une nuit parce que les donneurs de sperme en clinique subissent des tests de dépistage de défauts génétiques et de maladies infectieuses : « Si vous récupérez un type dans un pub, vous ne savez pas ce que vous allez avoir. »

Un article de la presse australienne donne l’exemple d’Allison Myers, « une » plombier (difficile d’écrire : plombière !) de Melbourne. A 39 ans, elle est « fière » de ce qu’elle a fait : « Regardez ce que j’ai. Elle est magnifique… D’une certaine manière, elle m’a sauvé la vie. En tant que célibataire on fait la fête, on boit, on claque son argent, on n’imagine pas un avenir positif. La voilà qui arrive et c’est fantastique, je veux la voir grandir. »


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Canada : des parents se voient refuser le droit de connaître l'enseignement pro-gay dispensé à leurs enfants

Un groupe de parents, d’associations pro-famille et de contribuables canadiens vient de voir rejeter sa demande d’avoir accès à la retranscription d’une conférence faite dans une école secondaire publique, à des jeunes mineurs, par une femme qui a semble-t-il tout fait pour discréditer l’enseignement de l’Eglise catholique à propos de l’homosexualité.

Laura Wolfson
La conférence de Laura Wolfson, professeur agréé, a eu lieu l’an dernier devant 400 élèves de la Parkside High School de Dundas, Ontario, dans le cadre de l’opération « Gay Straight Alliance » (Alliance gays-hétéros), où elle s’est présentée, selon des témoins, comme une « animatrice de louange jeune » lesbienne dans une synagogue.

Les témoignages de personnes présentes à la conférence ont provoqué la colère de nombreux parents qui, épaulés par le site LifeSiteNews.com, se sont associés avec diverses associations pour obtenir de l’administration de la province le droit de savoir ce qui avait effectivement été enseigné à leurs enfants. Concrètement, LifeSite s’est adressé au commissaire « information et vie privée » de l’Ontario pour exiger la remise de la retranscription de la conférence qui est en possession des responsables officiels de l’enseignement dans le district dont dépend le lycée de Dundas, et dont ces responsables avaient refusé la communication.

Parents, associations familiales et citoyens ont exprimé leur colère et leur indignation, jugeant que le refus de communiquer la teneur de la conférence méconnaît les droits des parents et ceux de tous les contribuables puisque l’école comme l’opération en question sont financés par des deniers publics.
Le motif de la décision de rejet du Commissaire « information et vie privée » est pour le moins étonnant. L’auteur de la décision, Stella Ball, a confirmé ce qui avait été répondu par les autorités locales : communiquer la teneur de la conférence de Laura Wolfson aurait constitué une « atteinte injustifiable à sa vie privée ». Ce faisant, elle a rejeté les arguments de LifeSite rappelant que la conférence avait été prononcée publiquement et grâce à des fonds publics… Mieux, Stella Ball a justifié l’argument de la « vie privée » en soulignant que la conférence contenait des précisions sur l’orientation sexuelle, les convictions religieuses et l’appartenance religieuse de la conférencières.

Comme si l’objet de la conférence n’avait pas été, précisément, de les dévoiler au public !

Parmi les affirmations de Laura Wolfson – qui se présente comme une autorité sur l’interprétation de l’Ancien Testament – rapportées dans les témoignages citées par LifeSite, on trouve celles-ci :

• Puisqu’on n’adhère plus à l’injonction de l’Eglise catholique de manger du poisson le vendredi, il n’y a pas de raison d’adhérer à l’enseignement de la Bible sur l’homosexualité.

• Le mot « abomination », dans la Bible, s’applique à trois comportements : l’homosexualité, mais aussi le fait de ne pas sanctifier le dimanche ou d’être ivre, deux choses que personne aujourd’hui ne qualifierait d’« abominations ». Il serait donc tout aussi aberrant de condamner l’homosexualité…

Hélas, la poursuite de l’affaire sur le plan judiciaire, pour contester la décision de rejet, exigerait une mise de fonds de quelque 15.000 dollars canadiens, une somme que le site d’informations n’est pas en mesure d’y consacrer.


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10 novembre, 2012

Tonio Borg, nouveau commissaire européen, risque son poste pour être pro-vie et pro-famille

Le nouveau commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs passe mardi son « grand oral » devant le Parlement européen, qui a un quasi droit de veto sur sa nomination. Le Dr Tonio Borg risque fort de la voir rejetée. Pourquoi ? Parce ce Maltais, qui est chrétien et même catholique, fait l'objet d'une campagne de dénigrement de la part des lobbies les plus « progressistes » auprès du Parlement européen qui le taxent d'« extrémisme » parce qu'il est opposé à l'avortement, au divorce et au « mariage » gay.

Tonio Borg a été désigné par le gouvernement maltais pour remplacer John Dalli qui a dû démissionner de son poste de commissaire après avoir été accusé, sur la foi d'éléments circonstanciels et sans preuve directe, d'avoir été au courant de démarches d'un entrepreneur maltais qui a tenté d'utiliser ses relations avec lui pour peser sur la législation européenne du tabac.

Le Dr Borg était jusqu'à sa nomination ministre des Affaires étrangères de Malte et, tant sur le plan de la formation – en droit administratif et droits de l'homme – que sur celui de l'expérience, il apparaît comme un candidat idéal.

European Dignity Watch signale que de nombreuses associations et organisations ont multiplié, « depuis des semaines », les articles, les tweets, les messages pour appeler au blocage de la nomination du ministre en mettant l'accent sur la foi personnelle de Tonio Borg et ses prises de position sur les questions de société. Parmi les plus importantes : la Fédération internationale du Planning familial, la Fédération humaniste européenne et l'Association internationale lesbienne et gay (ILGA) qui compte l'Union européenne parmi ses bailleurs de fonds, à hauteur de 70 % du budget de sa branche européenne.

Leur campagne porte sur des thèmes : le droit de la famille, l'avortement, le « mariage » gay, qui ne sont nullement de la compétence de l'Union européenne, et sur lesquels un futur commissaire ne devrait pas être jugé. Le fait de vouloir le faire rejeter pour cela équivaudrait à dire que nul catholique cohérent ne saurait avoir un poste de responsabilité au sein de « l'exécutif » européen. En matière de discrimination religieuse, on ne fait pas plus clair. Car l'idée selon laquelle l'opposition à l'avortement, le divorce ou le « mariage » gay seraient contraires aux « valeurs européennes » — comme le prétendent ces lobbies – revient à exclure d'emblée une catégorie de la population en raison de sa foi. En tout cas lorsque ces convictions ne relèvent pas seulement de paroles et d'opinions personnelles, mais ont entraîné des actes et des prises de position publiques et politiques.

Le président de la Fédération humaniste européenne, Pierre Galand, vient par exemple d'écrire à José Manuel Barroso (qui pour sa part a accepté la nomination de Tonio Borg) pour exprimer ses « graves doutes » sur le respect par le nouveau commissaire des droits des « minorités », « l'égalité entre hommes et femmes » et le « principe de non-discrimination ». Il lui reproche d'avoir méconnu les « droits reproductifs » des femmes et d'avoir « même fait campagne, en 2004, pour constitutionnaliser l'interdiction de l'avortement dans son pays », de s'y être « fortement opposé à la légalisation du divorce en 2011 » et d'avoir exprimé « ouvertement son mépris de la communauté LGBT, en s'opposant à la reconnaissance des droits des couples homosexuels cohabitants au Parlement maltais en 2009 ». A quoi s'ajoute, selon la EFH, sa politique anti-immigration.

Mardi, à l'issue des trois heures d'audition qui l'attendent, Tonio Borg sera accepté ou rejeté, et on en saura un peu plus sur le poids des lobbies de la culture de mort au Parlement européen.

ADDENDUM : Réagissez ici en sélectionnant votre pays, vos élus, pour protester d'ici à mardi après-midi contre la campagne indigne et injuste dont fait l'objet Tonio Borg.

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06 novembre, 2012

Espagne : le tribunal constitutionnel avalise le « mariage » homosexuel

Peut-on faire confiance
à un tel tribunal ?
Par huit voix contre trois, le tribunal constitutionnel espagnol a rejeté cet après-midi le recours du PP – Partido Popular – visant à faire reconnaître que la loi légalisant le « mariage » homosexuel est contraire à la Constitution espagnole. Un coup dur pour tous ceux qui en Espagne tentent de sauvegarder le respect de la réalité et de la loi naturelle, d'autant que le gouvernement de Mariano Rajoy a accueilli la sentence en assurant que désormais, il ne fera plus rien pour renverser la loi qui a « profité » depuis son adoption à quelque 25.000 paires homosexuelles. Il faut noter que même plusieurs juges tenus pour « conservateurs » (mais tout dépend de ce que l'on conserve !) ont émis une opinion défavorable sur le recours contre le « mariage » homosexuel…

Le ministre de la justice espagnol, Alberto Ruiz Gallardon, a fait savoir que l'exécutif espagnol reconnaît le caractère contraignant de cette décision de huit jours. Il n'est donc pas même question de prendre la décision politique de changer une législation née d'une majorité socialiste sous Zapatero et qu'une nouvelle majorité pourrait fort bien modifier – après tout, les Espagnols sont censés être « en démocratie ». Mais il faut savoir que Gallardon a toujours été favorable, comme nombre d'autres figures du PP, au « mariage » homosexuel et qu'il en a célébré plusieurs en tant que maire de Madrid.

A croire que la démarche du PP, qui lors de l'adoption de la loi en 2005, avait constitué un moyen possible de s'opposer à une loi absurde, est aujourd'hui détournée pour justifier l'inertie.

Le recours portait sur la dénomination des unions homosexuelles, contestant la possibilité de les qualifier de « mariages ». Si bien que, ce matin, en attendant la publication des résultats cet après-midi mais sans doute en les connaissant, Mariano Rajoy a expliqué lors d'une interview que toute la bataille portait sur une question de mots, de nom donné. Les effets juridiques « ne nous importaient pas », a-t-il assuré.

A ce compte-là, en effet, on peut décider énergiquement de ne rien faire une fois qu'un tribunal a parlé. En réduisant le combat au fait de savoir si oui, ou non, on peut parler de « mariage » homosexuel, sans se soucier de la situation juridique des unions homosexuelles et sans s'inquiété de son alignement sur le mariage naturel, on démontre du même coup son absence totale de principes.

La lettre du recours était plus nette : le PP y affirmait que la loi qui régente le « mariage » entre personnes de même sexe dénature « l'institution fondamentale du mariage » telle qu'on la comprend jusqu'à maintenant, et qui requiert et qui jouet de la « garantie institutionnelle » de la Constitution.

La décision du tribunal n'a pas encore été publiée mais on connaît, notamment à La Gaceta, quelques-uns de ses éléments : même si la Constitution reconnaît le droit « d'un homme et d'une femme de contracter mariage dans des conditions d'égalité », assurent les juges, il faut tenir compte pour l'interpréter à la lumière des conditions sociales actuelles : il s'agit donc d'une interprétation évolutive.

Par la même occasion, le tribunal constitutionnel reconnaît aux couples homosexuels « mariés » un droit à l'adoption, considérant que la loi protège suffisamment le droit des enfants qu'il juge prioritaire.

On peut s'attendre à ce que les partisans du « mariage » homosexuel en France tirent argument de ce jugement constitutionnel espagnol pour promouvoir leurs revendications idéologiques.

Mais dans le cas d'un jugement inverse, on peut être sûr qu'ils l'auraient ridiculisé ou tenu pour négligeable…

Le groupe pro-famille « Foro de la Familia » a annoncé vouloir lancer un référendum d'initiative populaire, soulignant que la loi peut être déclarée constitutionnelle et n'en être pas moins « profondément injuste » et seulement soucieuse de correspondre à « l'idéologie momentanée des majorités politiques de circonstance ». « Le tribunal constitutionnel n'a pas compétence pour dire comment les lois doivent être, mais pour dire comment elles ne doivent pas être », rappelle le Foro de la Familia.

L'Espagne attend désormais un autre jugement du tribunal constitutionnel, cette fois sur un recours contre la loi faisant de l'avortement un « droit » des femmes pendant le premier trimestre de la grossesse. On voit mal cette formation aller contre le sens du vent…

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05 novembre, 2012

Pays-Bas : et maintenant, l'assurance maladie couvre "l'euthanasie volante"

Ça y est, une assurance-maladie néerlandais a décidé d’inclure dans ses garanties l’euthanasie pratiquée dans le cadre de la clinique « fin de vie » ouverte le 1er mars dernier. La compagnie Menzis a fait savoir que la décision a été prise au terme d’une enquête sérieuse, visant notamment à déterminer si la « Levenseindekliniek » fondée par l’association néerlandaise pour le droit de choisir sa mort (NVVE) pratiquait bien l’euthanasie dans le respect de la loi.

Le président de Menzis, Roger van Boxtel, annonce qu’un contrat a été signé avec la clinique ¬– la première de son genre – afin de préciser les engagements réciproques. Côté euthanasieurs, il s’agit de se conformer aux conditions strictes en vigueur, tandis que l’assureur assumera les frais de la mise à mort de son client au tarif de la médecine générale, de manière à éviter aux proches du défunt la réception d’une facture après coup.

Il paraît évident qu’une telle garantie puisse être des plus intéressantes pour l’assureur-santé puisque, comme chacun sait, c’est en général pendant la dernière année de vie d’un patient que les frais engagés sont les plus importants. En assurant le départ prématuré du malade, Menzis ne manquera certainement pas d’économiser quelques dépenses bien plus lourdes. Mais l’histoire ne dit pas si les primes payées par ceux qui demandent la couverture de leur éventuelle euthanasie bénéficient d’un petit rabais…

Cette information tombe alors que la clinique d’euthanasie est en train de s’installer durablement dans le paysage néerlandais ; elle a d’ailleurs été annoncée par Roger van Boxtel à l’occasion d’un colloque, « Clinique de fin de vie : solution d’urgence ou la solution ? »

On apprend en effet que ladite clinique, fondée pour répondre aux besoins de ceux à qui les médecins de famille refusent d’accéder à leur demande d’euthanasie, a d’ores et déjà reçu 465 dossiers émanant, pour plus de la moitié, de la conurbation Amsterdam-La Haye-Rotterdam et concernant 285 femmes et 180 hommes.

94 de ces demandes ont été rejetées parce que les intéressés ne satisfaisaient pas aux critères de la loi ; 54 n’ont pas eu de suites, les intéressés étant morts avant que la clinique puisse entrer en action.
51 personnes ont été euthanasiées ou ont reçu une assistance au suicide ; parmi elles, 30 ont finalement été euthanasiées par le médecin traitant qui avait commencé par rejeter leur demande, notamment grâce à l’intervention de la clinique « fin de vie » dont l’un des objectifs est d’épauler patients et médecins pour faciliter le passage à l’acte.

La clinique compte désormais quinze « équipes volantes » composées d’un médecin et d’un soignant qui rendent ce service de conseil, assistent à l’administration des produits euthanasiants par le médecin traitant ou s’en chargent.

Dans tous les cas, l’euthanasie est administrée à domicile, il n’est pas question « pour l’heure » d’envisager une hospitalisation dans la clinique pour le candidat à l’euthanasie, qui entraînerait des frais supplémentaires.

La clinique fonctionne actuellement grâce aux contributions volontaires des adhérents de l’associations NVVE.


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03 novembre, 2012

Plus aucune organisation catholique britannique n'offre une aide à l'adoption : l'ultra-minorité a gagné

La plus haute juridiction administrative du Royaume-Uni, l'« Upper Tribunal », vient de rejeter l'appel de la dernière organisation d'adoption catholique contre l'obligation de fournir ses services aux couples homosexuels. L'association caritative « Catholic Care » demandait simplement la possibilité d'inscrire dans ses statuts son refus de proposer des enfants à l'adoption pour des couples homosexuels, demande définitivement refusée au terme d'une procédure de cinq ans qui du même coup, met fin à cette activité de l'organisation.

« Catholic Care » aidait des enfants à trouver un foyer depuis 1865, date de sa fondation. Elle était la dernière organisation caritative catholique à rendre encore ce service, que toutes les autres ont finalement abandonné compte tenu de la loi sur l'égalité, « Equality Act », qui interdit toute « discrimination » en fonction de l'« orientation sexuelle ».

Cette loi, adoptée en 2010, a aggravé les obligations de non-discrimination déjà existantes mais comporte une « exemption » pour les organisations caritatives autorisées à pratiquer des « discriminations sexuelles » lorsqu'elles constituent un « moyen proportionné pour atteindre un but légitime ».

« Catholic Care » s'était donc fondée depuis lors sur la possibilité de cette exemption pour obtenir le droit de poursuivre son activité conformément à ses principes moraux, invoquant notamment le « caractère primordial » des intérêts de l'enfants, dont la défense constitue un « but légitime ». Son représentant avait également invoqué le fait que l'organisme ne recevrait plus de subventions de l'Eglise catholique si son droit de ne pas servir les couples homosexuels n'était pas reconnu : un manque à gagner évident pour les enfants à placer.

Le juge chargé du dossier s'est contenté de préciser que les décisions des juridictions inférieures avaient été conformes au droit.

Et ainsi l'ultra-minorité constituée par certains homosexuels prive bien des enfants – sur les 50.000 qui sont en attente de placement au Royaume-Uni – d'un service d'aide à l'adoption qui fonctionne bien depuis 150 ans…

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01 novembre, 2012

Irlande : des organismes de conseil sur l'avortement mettent en danger la vie des femmes


Le quotidien irlandais The Independent révélait samedi que des organismes de conseil pour l’avortement bénéficiant de fonds public enfreignent la loi et mettent en danger la vie des femmes. C’est ce qui résulte d’une campagne de « testing » menée auprès d’une série d’organismes dans onze localités irlandaises, une partie des « testeuses » étant liées au mouvement pro-vie. Les enquêteuses se sont présentées comme étant enceintes, et recherchant une information sur l’avortement, qui demeure illégal en Irlande dans tous les cas. Les conversations étaient systématiquement enregistrées à l’insu des organismes de conseil.

Différentes sortes de conseils illégaux ou dangereux ont été donnés dans de nombreux organismes visités. Le plus fréquemment, il était recommandé aux femmes de subir un avortement illégal – nombre de femmes irlandaises s’en vont en Angleterre ou en Ecosse pour obtenir un avortement – sans en parler à leur médecin, même en cas de complications graves. « Dites que vous avez fait une fausse couche… »

Un médecin-juriste, le Dr Simon Mills, a qualifié ce genre de conseil d’irresponsable et probablement délictueux, le fait d’avoir subi un avortement constituant une donnée importante : l’ignorer peut empêcher de fournir rapidement des soins indispensables pour sauver la vie de la patiente. Le Pr Sam Coulter Smith de l’hôpital Rotunda de Dublin, rapporte le quotidien, atteste avoir connaissance de cas de morts de femmes causées par le fait qu’elles avaient caché avoir subi un avortement.

Du point de vue juridique, conseiller de mentir à ce sujet peut entraîner une responsabilité civile ou même pénale dans le cas où la femme subit un dommage important, voire meurt pour avoir caché avoir subi un avortement, a précisé le Dr Mills.

Dans plusieurs cas, les conseillers recommandaient de se procurer une pilule abortive en Irlande du Nord par diverses manœuvres délictueuses et donnaient toutes les informations nécessaires pour l’obtenir. La pilule abortive étant illégale en Irlande de tels conseils peuvent être considérés comme constituant une complicité pénale ; certains enregistrements laissent entendre des conseillères expliquant qu’elles pourraient se faire « arrêter » pour avoir recommandé le recours à la pilule abortive.

De fait les centres de conseil, subventionnés à hauteur de 3,1 millions d’euros l’an dernier, ont pour mission de proposer aux femmes enceintes aide et assistance pour mener leur grossesse à terme, à garder leur enfant ou en le proposant à l’adoption. Il leur est strictement interdit de conseiller l’avortement et encore davantage d’aider les femmes à se procurer des moyens abortifs.

Un juriste constitutionnaliste de premier plan cité par The Irish Independent, Paul Anthony McDermott, souligne également que les pilules abortives sont dangereuses et ne doivent pas être prises en « auto-médication », puisqu’elles peuvent causer des hémorragies, des infections graves et même, dans des cas rares, le décès de la femme, entraînant la responsabilité évidente de ceux qui recommandent leur prise dans ces conditions.

Une trentaine de personnes ont participé à l’enquête, pas toutes issues du milieu pro-vie : des enseignantes, des femmes médecins et des juristes en faisaient partie.
Les résultats de leurs démarches – 5 heures d’enregistrement remises The Irish Independent et aux autorités compétentes – ont abouti à l’ouverture d’une enquête officielle.



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29 octobre, 2012

Belgique : euthanasie et don d'organes

La Belgique, seul pays à autoriser officiellement aujourd’hui le prélèvement d’organes au moment de l’euthanasie, compte déjà 9 patients qui ont accepté cette procédure depuis 2005. Un symposium sur la question était organisé ce samedi pour aborder les questions médicales, éthiques, juridiques et pratiques que cela soulève, réunissant plusieurs organisations dont l’Association belge pour la transplantation et « De Maakbare Mens », ce qui peut se traduire comme « L’homme faisable », « L’homme fabriquable » ou « L’homme réparable ».
« De Maakbare Mens » se spécialise en développements et découvertes dans le domaine médical et biotechologique, s’intéressant aux implications éthiques et sociétales de leur mise en œuvre.
En 2011, 1.113 personnes ont été euthanasiées en Belgique, parmi lesquelles 10 % aurait pu théoriquement donner des organes vitaux, soit qu’il s’agisse de personnes atteintes d’affections neurologiques ou neuropsychiatriques, soit qu’elles aient certains organes abîmés, mais d’autres en bon état de fonctionnement, souligne le Pr Dirk Ysebaert, chirurgien transplanteur de l’hôpital universitaire d’Anvers.
Il semblerait que le « gisement » de donneurs constitué par les candidats à l’euthanasie intéresse les organismes de transplantation – à les en croire, pour la seule année 2011 quelque 110 personnes étaient potentiellement donneuses alors que les prélèvements se sont comptés sur les doigts d’une seule main. On le devine à travers cette déclaration du Pr Ysebaert à propos du caractère volontaire du don d’organes vitaux au moment de l’euthanasie :
« Pour l’instant, on ne dit pas encore aux patients qu’ils peuvent donner leurs organes, en raison de la pression émotionnelle. »
Mais cela pourrait donc changer ?
Par ailleurs, rappelle Het Laatste Nieuws, des règles strictes entourent le prélèvement d’organes lors de l’euthanasie : le patient doit d’abord subir une visite de contrôle de la part d’un médecin transplanteur, l’euthanasie doit nécessairement se pratiquer dans le cadre hospitalier et non à domicile, et enfin on exige une séparation aussi stricte que possible entre l’euthanasie et le prélèvement d’organes – en pratique, le patient, forcément cœur battant, est remis d’une équipe à l’autre dans les plus brefs délais.


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Requiescat in pace

Ma très chère Maman est morte cet après-midi, munie des sacrements de l'Eglise, à l'âge de 90 ans, d'une mort paisible et douce. Une vraie « mort douce », une vraie « mort digne », entourée de son mari, de plusieurs de ses enfants, d'un de ses gendres et de deux de ses petits-enfants.

Merci, Maman…

Et que Dieu l'accueille bien vite en son Paradis.

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27 octobre, 2012

Pays-Bas : 2, 3 ou 4 « parents » ?

Aux Pays-Bas, la chose est en bonne voie : sur proposition des socialistes (PvdA), des Verts et des libéraux, le ministère de la Justice néerlandaise a lancé une étude pour déterminer si trois personnes, voire davantage, peuvent être simultanément « parents » d’un même enfant. Fred Teeven a ainsi réagi favorablement à la suggestion faite dans le cadre de la Chambre basse, mardi soir, par Liesbeth van Tongeren, de GroenLinks (Gauche verte), tout en expliquant qu’il voyait des problèmes d’ordre pratique.

Pensez, a-t-il dit, aux décisions médicales concernant un enfant : tous les détenteurs de l’autorité parentale devraient se mettre d’accord avant de les prendre : « Je me demande si cela est vraiment dans l’intérêt de l’enfant. » Sur le brouillage dans la tête des pauvres enfants soumis à cette folle ingénierie sociale, il semble que le ministre n’ait rien eu à dire.

Ainsi, à la faveur du « mariage » homosexuel et de l’adoption homosexuelle, qui sont légaux aux Pays-Bas, mais aussi du délitement du lien conjugal à travers concubinages successifs, divorces et autres recompositions, on est en train d’en arriver au concept non plus de « parentalité » – qui avait ouvert la marche –, d’« homoparentalité », mais de « multiparentalité ». En dénonçant, cela va de soi, le concept étriqué de « famille nucléaire ». Mais ce n’est pas pour souligner le rôle de la famille élargie dans l’éducation, celui des grands-parents, des oncles, des tantes, d’ailleurs largement passé à la trappe dans l’organisation sociale d’aujourd’hui. C’est pour nier la réalité des liens du sang, et faire primer la « parentalité sociale » (encore une !) sur la « parentalité biologique », ou du moins les mettre à égalité.

L’impulsion vient du milieu des lesbiennes en couple avec une mère biologique et ses enfants. Elles dénonçaient le fait qu’elles doivent entamer une procédure d’adoption compliquée et longue pour obtenir des droits sur l’enfant de leur partenaire alors que l’homme, dans un couple « hétérosexuel » (osé-je écrire encore « normal ») peut se contenter d’une simple déclaration de reconnaissance de paternité, pour 2,65 euros tout compris, qui prend quatre minutes à tout casser, a souligné le ministre.

Voilà une procédure qui va simplifier la vie de la partenaire lesbienne. La majorité de la Chambre a adopté mardi la proposition « Parentalité lesbienne » qui ouvre la voie à la simple reconnaissance des enfants en mairie pour la « co-maman » comme ils disent. Celle-ci devrait entrer en vigueur le 1er janvier prochain au plus tard, a fait savoir Fred Teveen.

L’idée est d’étendre maintenant ces droits au donneur de sperme, au compagnon du donneur de sperme, à l’ex-partenaire, à un nouveau concubin, à une mère porteuse intéressée à l’éducation de l’enfant. Toute une série de pas si bonnes fées qui rêveraient d’obtenir le droit de se pencher sur un nouveau berceau en se faisant appeler Papa, Papa, Maman, Maman. L’élément moteur serait le rôle social du deuxième, troisième ou quatrième « parent ».

On dit en effet que l’affaire de l’« adoption homosexuelle » va demeurer marginale, vu la faiblesse du nombre d’enfants à adopter. Mais en réalité la reconnaissance du lien homosexuel et des droits parentaux aux partenaires de même sexe suscite d’abord des conceptions par procréation assistée, que celle-ci soit artisanale, médicale, légale ou clandestine, et l’adoption concerne en premier lieu la création d’un lien « parental » avec l’enfant du partenaire…

Comme les Pays-Bas sont un pays pluraliste et tolérant, l’éditorialiste du journal catholique Katholiek Nieuwsblad, Mariska de Haas, qui a osé rappeler qu’un enfant naît d’une mère et d’un père et qu’il est difficile à un garçon élevé par deux mamans de devenir à son tour un bon père, fait aujourd’hui l’objet d’une campagne de dénigrement quasi nationale. On l’accuse même, du côté des catholiques bon teint, de « ridiculiser la religion catholique » par ses prises de position passéistes.

Voilà ce qui nous attend…



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26 octobre, 2012

Une mère britannique n'obtient pas le droit de refuser l'adoption de ses fils par un couple gay

Une cour d'appel britannique vient de rejeter la demande d'une mère déchue de ses droits parentaux qui tentait désespérément d'éviter que ses deux garçons soient adoptés par un couple d'hommes homosexuels. L'adoption homosexuelle est autorisée au Royaume-Uni depuis 2002.

Elle avait, en septembre dernier, fait l'objet d'un jugement décidant qu'elle était incapable de s'occuper de ses enfants en raison d'un grave problème d'alcoolisme. C'était alors que les deux garçons, âgés de 4 et 6 ans, avaient été proposés à l'adoption. Elle n'avait pas fait appel de cette décision. Ce n'est qu'en apprenant, en avril de cette année, le placement de ses enfants auprès d'un couple « gay » qu'elle a cherché à en récupérer la garde, s'astreignant à une cure intensive de désintoxication d'un mois et fréquentant désormais régulièrement les Alcooliques Anonymes.

Royal Courts of Justice ?
La cour d'appel sise dans à Holborn, Londres, a mis en doute la réalité de la désintoxication de la mère. Les trois juges expérimentés en matière familiale ont refusé son récit, Dame Janet Smith précisant que cette femme « était en dehors de la réalité et capable de raconter un tas de mensonges ». « C'est tout simplement trop beau pour être vrai de penser qu'une femme présentant des insuffisances aussi profondes que cette mère ait pu être transformée en quatre semaines », a-t-elle ajouté.

Arguant que les enfants avaient besoin de stabilité, le plus vite possible, la Cour a décidé que le couple, homosexuel, dont la candidature avait été étudiée avec soin par le conseil municipal de Camden et qui avait passé toutes les étapes de la sélection avec succès, était à même de fournir aux deux garçons le « foyer sûr et aimant » que leur mère et leur père étaient incapables de leur offrir.

Sur ce dernier point, il ne semble pas y avoir trop de doutes. La femme, d'un très haut niveau d'éducation, et qui avait eu un début de carrière « avait rencontré son compagnon dans un centre de désintoxication. Ils avaient replongé ensemble dans l'alcoolisme et se battaient fréquemment devant leurs deux garçons. Ceux-ci avaient été recueillis errant dans la rue alors que leur mère déambulait, ivre morte et sans avoir idée d'où ils étaient.

Le père des enfants était aussi bouleversé qu'elle d'apprendre que ses enfants seraient placés chez des homosexuels. Pour essayer de les récupérer, la femme s'était cependant engagée à ne plus vivre avec lui.

Le conseil de Camden a accepté de retarder le placement des enfants pour donner à leur mère le temps de tenter d'obtenir la permission de faire examiner sa demande devant la Cour suprême de Londres.

Lifesite rapporte que les avocats de Camden ont souligné, lors de l'audience, qu'une décision favorable à la mère aurait des conséquences juridiques importantes qui porteraient atteinte à l'autorité des conseils locaux désireux de placer des enfants auprès de couples homosexuels.

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Contre le “mariage” gay : appel à la mobilisation sans exclusive

Bernard Antony communique :

« Sans l’ombre d’une crainte de désapprobation de quelque adhérent que ce soit de l’Agrif, et avec l’unanimité de son conseil d’administration et de son assemblée générale, j’engage celle-ci totalement à une mobilisation active contre le pseudo « mariage » des lesbiennes ou des sodomites et la monstruosité de l’exigence d’adoption par leurs paires ou leurs triades (voire mieux …) d’enfants que leur « orientation » sexuelle ne leur permet pas de mettre au monde. … »

Lire la suite.




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Un autocollant…

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