14 octobre, 2012

L'image du jour : campagne contre l'avortement en Lettonie



Ces vingt-sept petites sculptures de fœtus « à terme », blancs comme la mort, ont été placées en septembre sur une place à Riga auprès du monument à la Liberté. Chacun, symbolisant l'un des 27 avortements qui ont lieu chaque jour en Lettonie, était accompagné d'un texte en letton, en anglais et en russe, donnant la raison de son élimination sous le titre « Problème bioéthoque ».

« Mon père a violé ma mère », « Il buvait », « Elle n'avait nulle part où aller », etc…

Selon ce blog letton – l'auteur n'est pas vraiment favorable à une prise de position pro-vie – l'un des organisateurs de l'installation est un ancien dissident anti-communiste du temps de l'occupation soviétique, Janis Rozkalns, « un homme très courageux et bon » qui avait été déporté au Goulag en raison de ses actions et de sa foi. Le bloggueur souligne avec effroi que le même Rozkalns s'est déjà commis avec un mouvement religieux contre les droits gays, la Gay Pride, etc.

« J'ai le sentiment profond que les gens qui sont derrière tout cela aimeraient voir l'avortement interdit, qu'ils aimeraient déclarer que la vie, inviolable, commence à la conception et que la Lettonie doit devenir une théocratie sexuellement répressive », écrit-il.

On pourrait peut-être aussi dénoncer les « théocraties répressives » qui punissent le vol, le viol ou le meurtre ?

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Royaume-Uni : victoire contre une “euthanasie lente”

Le Daily Mail rapporte une histoire exemplaire survenue dans un hôpital de King's Lynn, en Angleterre, en juin dernier,  venue dire la réalité et les dangers de la sédation palliative et son utilisation à des fins euthanasiques.

Andy Flanagan, 48 ans, 5 enfants et 2 petits enfants, souffrait d'un cancer du pancréas. Le 19 juin, il a fait un arrêt cardiaque et a été transporté aux urgences. Venus en catastrophe, ses enfants ont immédiatement été informés que leur père était en train de mourir, que ses organes étaient en train de cesser de fonctionner, que son cerveau avait subi des dommages graves, et qu'il valait mieux le « laisser partir » en douceur.

Ils allaient vite comprendre qu'en fait, leur père avait été placé sur le « Liverpool Care Pathway » (LCP ou chemin de soins de Liverpool, un protocole de soins au mourants développé dans cette ville), qui prend acte de la mort imminente, cherche à traiter la douleur et à éviter tout acharnement. Ça, c'est sur le papier. En réalité, comprenant un certain nombre d'actes ou d'omissions susceptibles d'entraîner la mort, le LCP peut être utilisé de manière justifiée, compte tenu de l'état du patient et pourvu que l'objectif ne soit pas de hâter la mort. Mais ce n'est pas toujours le cas et d'éminents médecins britanniques ont souligné cet été que le protocole était souvent employé comme une euthanasie lente (voir ici sur ce blog).

Dans le cas d'Andy Flanaghan, les médecins s'étaient empressés d'ôter toutes ses perfusions et de cesser toute administration de liquide), manière certaine de provoquer la mort par déshydratation.

Ce n'est que lorsque la sœur du malade, Lesley, 53 ans, infirmière expérimentée, est arrivée, le soir pour dire adieu à son frère que la vérité a éclaté. Andy Flanagan était certes en mauvaise forme, mais il n'était pas à l'article de la mort. Le trouvant dans des draps souillés, couverts de sang, sans qu'on ait pris la peine de s'occuper de ses besoins les plus élémentaires, elle s'est mise en colère. Elle a demandé la permission de changer ses draps. Avant de le faire elle demanda à son frère si elle pouvait le mettre sur le côté. A sa grande surprise, Andy qu'on lui avait présenté comme souffrant de graves lésions cérébrales lui répondit « oui » et commença à ouvrir les yeux. Elle comprit vite que son cerveau n'était pas du tout atteint. Elle commença à lui essuyer le visage avec un linge humide : pauvre malade le saisit avec sa bouche et essaya d'en tirer un peu d'eau.

La famille d'Andy comprit qu'il souffrait de la soif et commença à lui administrer de l'eau au moyen d'une pipette : peu à peu, goutte à goutte, il s'éveilla. Malgré cela il fallut insister beaucoup pour qu'on lui remette une perfusion. Le médecin de service avait répondu qu'Andy n'aimait pas les aiguilles et qu'il était sûr que le patient ne voulait pas de ça…

La famille devait ensuite découvrir que le dossier du patient portait une inscription sans ambiguïté : « Ne pas réanimer. » Aucun membre de la famille n'avait été consulté à ce sujet.

A partir de ce moment-là, les proches d'Andy Flanagan se succédèrent à son chevet nuit et jour, « de peur qu'on n'essaie une nouvelle fois de le tuer », devaient-ils raconter par la suite. Le malade lui-même était terrorisé par les médecins et accusa même son médecin traitant d'avoir tenté de le tuer et d'avoir dit à à sa famille qu'il voulait mourir.

Fin juin, il put regagner son domicile, et mourut en paix le 25 juillet.

Son autre sœur, Kathy Flanagan, 57 ans, elle-même forte d'une expérience de 39 ans comme infirmière,  a souligné combien le respect de la vie d'Andy au terme de sa maladie était indispensable : « Nous avons pu avoir encore cinq semaines avec notre frère : ce temps a été très important pour nous et pour tous les membres de la famille. »

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12 octobre, 2012

Argentine : la Cour suprême ordonne un avortement

Le répit aura été de courte durée pour l'enfant à naître qui avait bénéficié d'une suspension de la décison de l'avorter parce que sa mère, victime d'un réseau de traite, était tombée enceinte à la suite d'un viol. Hier soir, la Cour suprême de Justice de la Nation a déclaré inopérant la mesure de sauvegarde décidée par un juge de Buenos Aires, Myriam Rustan de Estrada, qui avait jugé en début de semaine que le dommage causé à la mère ne pouvait justifier le « dommage plus grand » constitué par l'élimination de son enfant à naître.

La Cour a ordonné aux « autorités » de la ville de Buenos Aires à réaliser l'avortement « de manière urgente ».

Plus tôt dans la journée, le juge Rustan de Estrada avait été écartée de l'affaire par la Chambre nationale des appels civils qui a qualifié de « grave irrégularité » le fait qu'elle s'en soit emparée sans procéder au tir au sort d'un juge. L'affaire fut remise à un autre juge qui pour sa part consulta la Chambre pour savoir s'il devait réellement intervenir, étant donné que la Cour suprême de Justice de la Nation a jugé il y a sept mois que dans le cas d'avortements non punissables, le pouvoir judiciaire est incité à ne pas intervenir, le droit de la femme s'imposant dans les cas répertoriés de lui-même.

Moyennant plusieurs autres péripéties judiciaires la Cour s'est saisie de l'affaire et a statué avec une extrême rapidité, pour tenir compte du fait que la femme est déjà enceinte de 9 semaines et que la limite légale pour avorter dans les circonstances précisées pour la loi est de 12 semaines.

Plusieurs groupes pro-avortement ont déposé plainte contre Myriam Rustan de Estrada pour « prévarication » (prononcer en toute connaissance de cause une sentence injuste) ; l'association Pro Familia qui avait à l'origine demandé la suspension de l'exécution de l'avortement est quant à elle poursuivie pour « harcèlement » sur la personne d'une femme victime de traite et de viols multiples.

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En Ecosse, il y a des enfants « nazis ». La preuve ? Ils sont contre le “mariage” gay

John Deighan
La source est au-dessus de tout soupçon : c'est le chargé de communication de la Conférence des évêques d'Ecosse auprès du Parlement de ce pays qui l'affirme, des enfants écossais se font taxer d'extrémisme quand ils se disent opposés au « mariage » gay.

« Je peux vous parler, par exemple, d'enfants en Ecosse, y compris mon propre enfant de 12 ans, qui ont été traités de “nazis” et de “fanatiques” parce qu'ils ont osé manifester leur désaccord avec l'idée du mariage entre personnes de même sexe », a déclaré John Deighan, lors du séminaire de groupes europarlementaires à Bruxelles qui s'est tenu le 2 octobre dernier à l'initiative de la COMECE (évêques catholiques des communautés européennes) et de plusieurs partis européens conservateurs.

Deighan a précisé que des groupes de pression gays comme Stonewall et Equality Network (réseau égalité) ont réussi à créer une « hostilité intense » à l'égard de quiconque s'oppose à leurs revendications politiques : une véritable « manipulation » menée par le « lobby de l'égalité ». Visant les adultes mais aussi les enfants, ils cherchent à rendre leur réflexes « plus intolérants à l'égard du message catholique », a-t-il précisé, soulignant qu'il est déjà très difficile d'obtenir des hommes politiques écossais qu'ils s'expriment ouvertement sur ces questions. « Ils ont peur de faire capoter leur carrière. »

Les participants se sont mis d'accord pour dire qu'il fallait absolument parvenir à contourner les gros médias qui se taisent sur cette « marginalisation » des chrétiens par le jeu de l'hostilité au niveau social et par les restrictions à la liberté d'expression imposées par le gouvernement.

Source : LifeSiteNews.


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10 octobre, 2012

Argentine : un juge s'oppose à un avortement

Le maire de Buenos Aires, Mauricio Macri, avec ses un pas en avant, un pas en arrière, aura fini par déclencher une affaire dont le monde entier parle. Et même la presse française, puisque l'information a fait l'objet d'une dépêche d'AFP facile à reproduire… Je vous racontais ici comment l'élu avait décidé d'opposer son veto à une loi locale élargissant le champ d'application d'une décision de la  Cour suprême sur l'avortement dépénalisé. Mais par la même occasion, lors d'un dîner politique du « Consensus républicain », il annonçait que ce mardi, aurait lieu à Buenos Aires le premier avortement « « légal » dans un hôpital public de la ville, sur la personne d'une femme victime d'un réseau de traite qui n'a donc pas eu à apporter la preuve qu'elle avait été violée.

Maintenant on accuse le maire d'avoir trop parlé…

Ce dont la presse internationale s'émeut aujourd'hui, c'est en effet de voir que l'intervention a été suspendue par la grâce d'un recours en justice par une association pour le respect de la vie, Pro Vida, au nom du droit de l'enfant de vivre. Le juge y a fait droit, interrompant le processus qui devait aboutir à l'élimination d'un enfant dans le cadre d'une grossesse à 9 semaines, par une décision de sauvegarde.

Le juge, Myriam Rustan de Estrada, a motivé sa décision en écrivant qu'« il n'est pas juste de procurer un soulagement à l'une des victimes en supprimant la vie de l'autre ». « Il n'est pas possible de réparer un dommage en créant un dommage encore plus grand, et irréversible », a-t-elle ajouté. Elle a interdit par la même occasion que l'avortement ne se pratique dans un autre hôpital que celui prévu.

« Il n'y a pas de collision entre les droits de la mère et de l'enfant puisque les droits des deux peuvent être sauvegardés au mieux des moyens existants, sans se porter atteinte mutuellement. Les deux ont été victimes d'un injuste agresseur et les deux ont subi des atteintes à leur dignité personnelle, la mère en ayant été violée dans son très personnel droit à l'intégrité physique, et l'enfant, en ayant été conçu sans l'amour d'une famille auquel il a droit », a-t-elle encore précisé, ajoutant que « si la mère a besoin de réparer le traumatisme dont elle a été victime en rompant tout lien avec l'enfant engendré, elle pourra le faire à sa naissance, au moyen de l'adoption, mais elle ne peut le faire au moyen de son élimination de la face de la terre ».

La victime du viol, dont l'identité n'a pas été révélée, a fait appel du jugement. Le juge Miguel Ricardo Guiraldes, qui devait en connaître, s'est dit incompétent et a rendu l'affaire à Mme Rustan de Estrada. Du coup les instances judiciaires devront d'abord statuer pour savoir qui, en définitive, va devoir se prononcer, avant d'élever l'affaire au niveau de la Chambre. Le gouvernement de Buenos Aires a également fait appel, estimant que la femme enceinte entre dans le champ des avortements non punissables du fait du viol dont elle dit être victime.

Quant à Mauricio Macri, il est depuis ce jour sous le coup d'une plainte pénale pour avoir révélé des données privées et sensibles à propos de l'avortement qui devait être commis, donnant le jour et l'heure tout comme la situation de la femme qui devait en « bénéficier », ce qui, selon la plainte, a permis aux « militants anti-avortement » d'introduire un recours.

Celui qui a annoncé vouloir porter cette plainte est le président de la commission Santé de la législature de Buenos Aires, Jorge Selser.

Celuic- a affronté une représentante du Red Federal de Familias lors d'un débat télévisé décoiffant.



C'est un morceau d'anthologie, ou pour une fois le présentateur, poussant chaque orateur au bout de sa logique, oblige Selser à se contredire, à expliquer qu'il n'y a pas d'enfant avant la naissance dans une phrase, l'appelant le « bébé » ou l'« enfant » dans la suivante, pataugeant, en somme, pour une fois mis devant les incohérences de son propre discours. Ceux qui comprennent l'espagnol pourront compter les coups…

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09 octobre, 2012

“Présent” absent des kiosques, mais gratuit sur internet

En raison d’une grève de la CGT à Presstalis, l’ensemble des quotidiens datés du 10 octobre ne seront pas distribués dans les kiosques ce mercredi.

Pour permettre à nos lecteurs au numéro d’avoir accès au journal, il est mis en ligne gratuitement et dans son intégralité sur www.present.fr où l’on pourra le consulter en format .pdf, le télécharger ou l’imprimer (rubrique “Gratis pro Deo”).

N’hésitez pas à faire suivre cette information à vos contacts.

Et profitez-en pour prendre ou offrir un abonnement postal à moitié prix pour six mois de lecture quotidienne : 84 euros au lieu de 168, soit 50 % d’économie, pour conserver ou retrouver le plaisir de la lecture sur papier !

Renseignements au 01 42 97 51 30.

• Offre réservée aux nouveaux lecteurs. Chèques à l’ordre de Présent, et à renvoyer au 5 rue d’Amboise, 75002 Paris.


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Veillée pour les chrétiens persécutés le 13 octobre : programme


A partir de 19 heures : accueil des participants, place Saint-Augustin, 75008 Paris


  • 19 h 30 : Sortie de la messe de la paroisse, ordonnancement de la foule, musique et chorale copte.

  • 19 h 45 : Brève allocution de Bernard Antony, présentation de la veillée.


  • 20 h 00 : Discours de Magdi Cristiano Allam en duplex (pour raisons de sécurité), prière par monsieur l'abbé Lecoq pour les chrétiens persécutés du monde entier. Kyrie de transition.


  • 20 h 15 : Allocution du pasteur Said. Présentation du témoignage « crime d'honneur, crime d'horreur » par Rasika et Djemaa. Chant ou musique de prière chrétienne berbère. Kyrie de transition.


  • 20 h 40 : Allocution de Christophe Bilek, fondateur de Notre-Dame de Kabylie : « La persécution des convertis. » Chant kabyle et prière dirigée par monsieur l'abbé Fabrice Loiseau. Kyrie de transition.


  • 20 h 50 : Témoignage du pasteur Hamad : « Ces chrétiens du Nigéria que l'on massacre. » Cantique chrétien africain. Kyrie de transition.


  • 21 h 00 : Présence de Mgr Rafaël, en convalescence, curé de la cathédrale de Bagdad, grièvement blessé dans le massacre de novembre 2010. Duplex de Joseph Fadelle : traduction par Elish Yako, chrétien d'Irak. Prière dirigée par l'abbé Pagès. Kyrie de transition.


  • 21 h 20 : Intervention de Richard Haddad pour les chrétiens du Liban et de Syrie : « Martyrs d'hier et lourdes menaces d'aujourd'hui. » Chant chrétien libanais et prière dirigée par monsieur l'abbé de Tanoüarn. Kyrie de transition.


  • 21 h 30 : Allocution du responsable copte Jean Maher : « Il y a un an, le massacre des coptes de la place Maspero. » Courte projection vidéo des événements. Prière dirigée par Mgr Athanasios.


  • 21 h 50 : « Asia Bibi dans sa prison » : allocution de Jeanne Smits. Prière pour les chrétiens injustement emprisonnés. Kyrie de transition.


  • 22 h 00 : « La persécution communiste des chrétiens continue : Corée du Nord, Chine, Vietnam, Laos… » par Marc Fromager (Aide à l'Eglise en Détresse).


  • 22 h 15 : Projection silencieuse des photos de chrétiens emprisonnés. Prière finale dirigée par monsieur l'abbé de Tanoüarn.


  • 22 h 30 : Consignes d'action et mot de la fin par Bernard Antony.


  • N.B. : Le déroulement pourra être légèrement modifié dans les jours qui viennent.


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    08 octobre, 2012

    Argentine : peut-on défendre une église ?

    Dignes, debout, pacifiques, priant. Un groupe d'Argentins – beaucoup de jeunes hommes, mais aussi des jeunes filles et des personnes moins jeunes, ont supporté pendant de longues minutes les assauts d'un « rassemblement de femmes » réclamant le droit à l'avortement et le reste devant la cathédrale de Posadas. Ils récitaient le chapelet. Sans réagir aux badigeons de peinture. Ni aux crachats. Ni aux hurlements des femmes qui s'approchaient en hurlant, certaines en se dénudant. Ni aux insultes aux prêtres, à l'Eglise, à Dieu. Ils priaient : les jeunes hommes protégeaient les jeunes femmes ; ensemble ils empêchaient l'accès à la cathédrale pendant que le « rassemblement des femmes » taggait les murs accessibles, les trottoirs, mais aussi, bien d'autres monuments de Posadas où des habitants se plaignent des dégradations qui ont touché toute la ville.

    Elles réclamaient « l'avortement pour ne pas mourir, des contraceptifs pour ne pas avorter ».

    On peut voir ci-dessous ce déchaînement infernal.



    C'était dimanche soir, une centaine de personnes appartenant, selon le curé de la cathédrale, le P. Barros, au « Red Federal de Familias » (réseau fédéral des familles), avaient pris acte des menaces du rassemblement des femmes pour venir protéger le lieu saint.



    Ledit P. Barros s'est longuement épanché sur l'agressivité et la bêtise… des defenseurs de la cathédrale en expliquant que le diocèse avait décidé de ne pas bouger face aux annonces des féministes. « Nous savions qu'il était très probable que cela se passe ainsi, c'est pourquoi nous avions fermé la cathédrale et il ne devait y avoir personne. Nous, ça ne nous intéresse pas de défendre des pierres mais ces gens n'ont pas compris que l'intention des Posadeños était de laisser ces femmes violentes se discréditer toutes seules et de ne pas leur donner l'occasion de mener des agressions, ainsi que l'a fait la police qui a évité un massacre sans fournir le moindre motif pour que la violence augmente. »

    Il a accusé ces catholiques qui selon lui n'étaient pas du diocèse de Posadas de ne pas avoir voulu écouter les demandes des responsables de la cathédrales de quitter le parvis et de n'avoir pas compris que c'était cela, la posture intelligente : « Ils m'ont même insulté, les rosaires à la main. »

    Le prêtre a expliqué qu'il préférait voir les violentes agir de manière visible, ce qu'elles auraient fait de toute manière « parce que ce sont des groupes “in-dialoguables” », afin que tous puissent constater leur violence. Il a précisé que l'évêque de Posadas convoquera une conférence de presse pour expliquer son choix de la passivité ; il entend laisser la cathédrale souillée de graffiti quelques jours « afin que les gens voient ce que peut faire la folie de l'intolérance ».

    Le P. Barros, lui, a carrément accusé les… catholiques intolérants, une fois de plus, de « vivre la foi de manière conflictuelle qui instrumentalisent la cathédrale » qui après tout peut se repeindre, et voilà.

    La marche des Femmes à Posadas a rassemblé quelque 20.000 personnes, parmi lesquelles plusieurs centaines ont participé aux attaques contre la cathédrale : des lesbiennes revendiquées, selon la presse locale.

    Je veux bien que l'on choisisse la non-violence (ou l'enfouissement, peut-être ?). Mais devant tant de haine, d'insultes, de christianophobie, la présence pacifique des catholiques était-elle vraiment un problème ? Etaient-ce eux les violents? On déplore apparemment un seul coup contre une femme qui essayait de s'infiltrer parmi les catholiques pour aller tagger la façade de l'église, et l'homme qui l'a donné est parti aussitôt : les autres son restés stoïques, rappelant que les chrétiens ont un honneur à défendre et des réparations publiques à offrir…

    Mais on comprend un peu mieux en apprenant que le P. Alberto Barros est connu pour ses abus liturgiques, selon un blog argentin : « Il y a peu des amis qui ont essayé de communier à genoux à l'une de ses messes, ont été rejetés – sans pouvoir communier – avec ce cri : “Allez ailleurs, ici nous n'acceptons pas les fondamentalistes.” »

    Il avait préalablement indiqué avoir suspendu les messes qui devaient avoir lieu dimanche soir lors de la marche où « normalement se produisent ces incidents », regrettant d'avance que des catholiques « peu intelligents » et « minoritaires » puissent se déplacer pour défendre le lieu. Il a accusé « le diocèse très conservateur de San Rafael-Mendoza » d'envoyer ces catholiques d'une « ONG pro-vie ». Et d'insister que dans l'ensemble la « rencontre annuelle des femmes » est pacifique et cherche à ouvrir le débat et le dialogue sur les droits des femmes…

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    Un bon prix Nobel… Des questions tout de même

    Un lecteur me demande de commenter une nouvelle d'importance : l'attribution du prix Nobel à deux scientifiques, le biologiste Sir John Gurdon, 79 ans, et le médecin et chercheur Shinya Yamanaka, 50 ans, grâce à leurs recherches sur la reprogrammation nucléaire, une technique qui permet de transformer des cellules adultes spécialisées en cellules souches non spécialisées (cellules pluripotentes induites ou iPS). Ces cellules permettent de se passer de cellules souches embryonnaires, qui dont la « récolte » suppose la destruction d'embryons humains.

    Sir John Gurdon
    Yves Daoudal commente cette nouvelle sur son blog.

    John Gurdon a cependant fait sa première découverte majeure en ce domaine en « clonant » une grenouille : en 1962, il avait transplanté le noyau une cellule mature d'intestin de grenouille dans un œuf de grenouille préalablement vidé de son propre noyau ; l'œuf s'était développé pour devenir un têtard en bonne santé. Cela avait suggéré que la cellule mature contenait toutes les informations nécessaires pour « fabriquer » une grenouille complète avec tous ses différents organes et cellules.

    La nouvelle a suscité ce commentaire insolite de la part de Julian Savulescu, plus connu (notamment sur ce blog) pour ses prises de position transgressives : professeur d'éthique pratique à Oxford, il a déclaré : « Ce n'est pas seulement un saut de géant pour la science, c'est un saut de géant pour l'humanité. Yamanaka et Gurdon ont montré comment la science peut être pratiquée de manière éthique. Yamanaka a pris aux sérieux les inquiétudes éthiques des gens à propos de la recherche sur l'embryon et a modifié la trajectoire de la recherche vers un chemin qui est acceptable par tous. Il ne mérite pas seulement un prix Nobel de médecine, mais un prix Nobel d'éthique. »

    Certains bioéthiciens estiment cependant que les iPS peuvent poser des problèmes éthiques dans la mesure où les cellules pourraient être reprogrammées pour devenir des gamètes (ovules ou spermatozoïdes) ; ou encore parce qu'elles sont obtenues au prix d'introduction de nouveau matériel génétique ; certains estiment même qu'elles ressemblent par trop à des embryons. Une objection rejetée par exemple ici au motif que les iPS ne forment que des corps embroïdes et ne pourraient se développer en tant qu'embryon si elles étaient implantées dans un utérus de femme. 

    Ce à quoi Gregory Kaebnick, éthicien du Hastings Center, répond en note :

    « Les cellules pluripotentes induites ne sont certainement pas comme des “clonotes” (clones obtenus après transfert nucléaire depuis une cellule somatique, ndlr) et nous ne sachons pas qu'elles puissent jamais produire des êtres humains complets. Mais nous ne savons pas non plus qu'elles ne puissent pas produire des êtres humains complets, au fur et à mesure que nous apprenons de nouvelles manières de les créer et de les contrôler. Clairement, ni les « clonotes” ni les cellules iPS ne deviendraient des personnes à moins d'être traités exactement de la bonne manière. Ou bien supposons que les cellules iPS soient capables de produire toutes les cellules d'un être humain, et qu'elles ne deviennent effectivement pas de personnes simplement parce qu'elles ne produisent pas certains tissus additionnels, “extra-embryonnaires” nécessaires pour soutenir l'être humain en développement. D'une façon ou d'une autre, si nous nous inquiétons de savoir si les “clonotes” peuvent devenir des êtres humains, alors il paraît prématuré de dire que nous n'avons aucune préoccupation à propos des cellules iPS. La science ne s'est pas encore assez développée pour pouvoir le faire. Mais si nous sommes réellement à l'aise à propos des cellules iPS, alors peut-être avons-nous mal formulé nos inquiétudes morales à propos des clonotes. Cela n'aurait rien de surprenant. Nos catégories morales n'ont pas été développées pour englober des choses comme les “clonotes” et les cellules iPS. »

    Cette mise en garde croisée éclaire peut-être les raisons de l'enthousiasme de Savulescu…

    Par ailleurs, les iPS, tout comme les cellules souches embryonnaires et contrairement aux cellules souches adultes réimplantées sur leur « donneur », posent des problèmes de rejet immunologique et peuvent également se développer de manière indésirable, soit en produisant des tissus différents de ceux escomptés soient en se développant de manière cancéreuse.

    Mais pour revenir à des choses plus légères, notons, pour le bonheur des cancres qui ont pourtant de l'ambition, le jeune Gurdon, à 15 ans, désespérait son professeur de sciences à Eton. Son bulletin scolaire de cette année-là comportait cette appréciation : « Je crois que Gurton a l'idée de devenir un scientfique ; à en juger par ses performances actuelles cela est tout à fait ridicule ; s'il ne peut pas apprendre des faits biologiques simples, il n'aura aucune chance de faire le travail d'un spécialiste, et ce serait du temps passé en pure perte, à la fois pour lui et pour ceux qui auraient à l'enseigner. » Cette année-là, racontait-il en 2006, il avait eu la pire note en biologie de son niveau. « Parmi 250 personnes, arriver dernier de la dernière classe, c'est vraiment quelque chose, et d'une certaine façon c'est là le plus remarquable des accomplissements qu'on pouvait m'attribuer. »

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    06 octobre, 2012

    Le maire de Buenos Aires résiste (un peu) à l'avortement dépénalisé

    Mauricio Macri
    Le maire de Buenos Aires a fait savoir qu'il opposera son veto a à la loi votée par le législateur de cette province  argentine pour fixer les conditions où l'avortement sera dépénalisé. La loi, approuvée par 30 voix contre 29, fait entrer dans le droit les exceptions établies par la Cour suprême de justice de la nation – viol, danger pour la vie de la mère – lors d'une sentence qui doit être traduite en droit positif par le biais de protocoles réglant l'avortement non-punissable dans les différentes provinces.

    Mauricio Macri exercera son doit de veto, a-t-il fait savoir, parce que la loi votée à Buenos Aires va au-delà de ce qui était demandé par la Cour (et que plusieurs provinces récusent déjà au nom du respect de la vie). La loi retient systématiquement les interprétations les plus larges, disposant que les femmes se déclarant victimes de viol pourront avorter sans présenter une autorisation judiciaire et que les mineures de plus de 14 ans pourront avorter sans consentement parental.

    L'avortement ne sera pas hors-la-loi à Buenos Aires à la suite du veto mais les conditions seront celles posées par le protocole de procédure déjà approuvé par le ministère de la Santé du Gouvernement de Buenos Aires : en cas de viol, il faudra une déclaration sous serment ou une dénonciation du viol auprès de la police, et les mineures et handicapées devront informer leurs parents.

    Ce n'est certes pas une résistance complète au crime. Mais un acte de début de courage face à la mobilisation de personnalités de tous bords qui demandaient la semaine dernière de n'opposer aucun veto à la loi, lui qui hésitait encore entre un veto absolu et le veto partiel qu'il appliquera finalement.

    Mais Mauricio Macri a par la même occasion annoncé que mardi prochain, se pratiquera le premier avortement légal de Buenos Aires, sur une femme victime de la traite des personnes.

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    Allemagne : des parents faisant l'école à la maison se voient retirer la garde de leurs enfants

    Un tribunal de district à Darmstadt, Allemagne, a retiré de la garde de leurs parents quatre enfants dont il a ordonné la remise aux services publics de la jeunesse, la JugendAmt, parce qu'ils sont scolarisés à la maison. Pour le moment, la JugendAmt a émis une lettre indiquant que les enfants peuvent continuer de demeurer chez leur parents, mais cette permission est assortie d'une injonction d'inscrire les enfants dans une école.

    Dirk Wanderlich et ses quatre enfants
    C'est sur dénonciation de leurs voisins que les parents, récemment retournés en Allemagne après plusieurs tentatives d'installation dans d'autres pays de l'Union européeenne en vue d'échapper aux lois obligeant à la scolarisation « institutionnelle », ont dû répondre devant la justice de leur choix.

    Dirk Wanderlich, le père  de famille, qui refuse de revenir sur son choix de faire l'école à la maison, craint de voir l'Etat venir effectivement lui prendre ses enfants. Il a expliqué qu'il n'avait en rien le sentiment de mal faire : « Nous sommes très fatigués du fait de toute cette pression. Je ne comprends pas mon propre pays. Quel mal faisons-nous ? Nous faisons ce que n'importe qui devrait avoir le droit de faire. »

    La scolarisation à domicile a été interdite par une loi adoptée sous Hitler, toujours en vigueur, et qui ces dernières années a été appliquée avec une rigueur croissante, note John Jalsevac qui donne ces informations sur LifeSite. Des enfants ont déjà été séparés de leurs parents, d'autres parents ont fait de la prison ;  et récemment, une famille allemande demandant l'asile politique aux Etats-Unis pour pouvoir scolariser ses enfants à domicile a obtenu gain de cause, le juge américain estimant que la politique allemande en la matière « est contraire à tout ce que nous croyons en tant qu'Américains ».

    Une association de défense des parents qui font l'école à la maison, HSDLA, signale que le jugement se fonde sur l'intérêt qu'a le public à « contrarier le développement de sociétés parallèles et à ce que les minorités religieuses ou ethniques soient “intégrées” par le biais de l'école ».

    Rien de bien différent de ce que l'on dit pour l'école publique et républicaine en France, à cette différence-près qu'en France, on ne tire pas aujourd'hui toutes les conséquences de ce point de vue.

    En 2010, rappelle John Jalsevac, le ministre allemand de l'Education avait déclaré à la BBC : « Dans notre société de plus en plus multiculturelle, l'école est le lieu d'un dialogue pacifique entre les différentes opinions, valeurs, religions et idéologies. »

    Les Wanderlich, qui ont déjà tenté sans succès de s'établir en France, en Norvège et en Hongrie, faute pour le père de famille, jardinier, d'avoir trouvé un travail stable, se sentent maintenant prisonniers dans leur propre pays puisque, sous le coup du jugement de retrait du droit de garde de leurs propres enfants, ils ne peuvent obtenir un passeport ni faire voyager leurs enfants qui ont été placés sous contrôle de l'Etat.

    La Cour européenne des droits de l'homme a naguère justifié le droit des Etats d'organiser la scolarisation des enfants comme ils l'entendent, en permettant ou en interdisant l'école à la maison, en jugeant recevable l'idée que l'école institutionnelle puisse être obligatoire au nom de l'intégration et de la protection du pluralisme. J'avais évoqué cette affaire dans Présent en 2006 avant d'ouvrir ce blog, dans l'urgence je ne trouve qu'une référence ici en langue anglaise, mais vous y trouverez la synthèse de la décision.

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    05 octobre, 2012

    France : « Congé de paternité » pour une femme lesbienne

    Le conseil général de Seine-et-Marne a annoncé jeudi avoir récemment accordé à une de ses salariées, pacsée avec une femme attendant un enfant, un congé de « parentalité », une mesure présentée comme « une première » pour une collectivité locale. Celle-ci – bien sûr aux mains des socialistes – anticipe ainsi en toute illégalité sur la légalisation du « mariage » des homosexuels et du droit d’adopter qu’elle vise à instituer. Aucun texte français, en effet, ne reconnaît ce qui d’ailleurs n’existe pas : un lien parental, et encore moins un droit parental du second membre d’un couple de même sexe sur l’enfant du premier. Et le fameux congé de 11 jours accordés aux pères pour pouvoir seconder leur femme ou compagne après l’accouchement et établir une réelle proximité avec le nouveau-né est bien un congé de « paternité ».

    Vincent Eblé. Une tête de
    franc-maçon ?
    Le conseil général de Seine-et-Marne a donc décidé de brouiller les pistes en inventant la « parentalité » et il a promis, par la voix de son président, Vincent Eblé, de le rendre applicable à tous les salariés (y compris, donc, ceux en couple homosexuel) du conseil général. Ce sera acquis, assure Vincent Eblé, après un vote en séance prévu le 23 novembre à Melun. Mais pourquoi l’attendre ? Puisque c’est déjà décidé…

    La salariée bénéficiaire, qui souhaite garder l’anonymat, avait formulé une demande de congé de parentalité par écrit mi-juillet auprès du président PS du conseil général, Vincent Eblé. Ce dernier lui a donné son accord mi-août, estimant « tout naturel d’avoir accepté ». « Les modifications du règlement intérieur pour le congé de parentalité seront présentées vendredi en commission technique paritaire puis votées en séance publique, pour une mise en œuvre dans la foulée », a précisé M. Eblé, parlant de « première pour une collectivité locale ».

    « On est pacsées depuis 13 ans, on a fait une démarche en Belgique pour avoir un enfant qui naîtra mi-novembre, et là je voulais affirmer mon statut de second parent en demandant à mon employeur de me suivre dans cette reconnaissance », a raconté à l’AFP cette femme de 39 ans. « C’est un combat qu’on a mené à deux et je suis très contente de la réponse de M. Eblé car c’est une réelle avancée. Je me sens reconnue, estimée, c’est très important », a-t-elle assuré.

    Dans cette affaire, c’est une illégalité multiple qui se fait jour. Pour concevoir « leur » enfant, les deux lesbiennes ont contourné l’interdit français en allant demander une insémination artificielle en Belgique où elle est ouverte aux couples homosexuels, et c’est cette situation de fait qui fait obtenir à l’intéressée un statut fictif de « second parent », qui non seulement n’existe pas en droit français, mais qui est absurde : l’enfant n’a pas deux mères.

    De telles décisions ont une grande importance pour le lobby de l’« homoparentalité ». Elles assurent d’emblée que les restrictions tactiques apportées au projet de loi sur le « mariage » des homosexuels par Christiane Taubira n’auront aucune efficacité. Le garde des Sceaux, on le sait, ne veut inclure ni l’accès à la procréation médicale assistée ni le principe de la « présomption d’homoparentalité » réclamé par le lobby, mais elles sont déjà en train de s’installer dans le paysage social et juridique français.

    A l’instar de l’initiative du conseil général de Seine-et-Marne, le groupe de télécommunications SFR a ouvert à partir du 1er septembre un congé de parentalité à ses collaborateurs vivant en couple avec une personne du même sexe pour l’arrivée d’un enfant.

    • Cet article a paru dans Présent.

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    04 octobre, 2012

    Expedia vante le « mariage » gay

    Le voyagiste « Expedia » soutient le « mariage » homosexuel, et il le dit en images. Aux Etats-Unis, le marchand de billets d'avions et autres prestations liées aux déplacements  personnels a lancé une campagne de publicités filmées qui raconte l'histoire d'Artie Goldstein, qui raconte ses appréhensions, puis son acceptation du « mariage » homosexuel de sa fille en Californie.

    C'est son voyage vers la cérémonie qu'on suit par petites touches, avec les commentaires de l'ancien chef d'entreprise : sa surprise, son idée que Jill, sa fille, trouverait… un mari, ses interrogations lorsque sa partenaire, Nikki, est venue demander sa main. Et pour finir, non sans images « somptueuses » du « mariage », le vieil homme affirme : « On s'y fait, on accepte, c'est l'ordre naturel des choses dans votre vie, c'est comme ça que cela doit être. »





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    03 octobre, 2012

    France : l'eugénisme en marche avec le dépistage sanguin de la trisomie 21

     Un nouveau test prénatal de diagnostic de la trisomie 21 à travers le sang maternel, moins invasif que l’amniocentèse puisqu’il se fait sur un prélèvement sanguin de la mère, fait l’objet de premiers essais en France. Les recherches sur cette nouvelle technique qui consiste à isoler l’ADN fœtal circulant dans le sang de la mère sont aujourd’hui en plein essor ; elle a été notamment développée par une équipe de chercheurs de l’Université de Washington et a fait l’objet d’une présentation dans la presse scientifique en juin dernier.

    L’ADN sans cellule de l’enfant à naître est récupérable dans le sang de la mère peu de semaines après le début de la grossesse ; son séquençage complet est aujourd’hui possible et doit permettre, théoriquement, le dépistage de plus de 3…000 désordres génétiques dit « mendéliens », faciles à repérer car liés à un défaut sur un seul gène.

    En ciblant la trisomie 21 – sachant qu’aujourd’hui 96 % des enfants porteurs de cette anomalie sont éliminés si elle est dépistée avant la naissance – c’est une maladie symbolique qui est visée, comme si l’on voulait tout faire pour éradiquer jusqu’au dernier enfant porteur.

    Pourtant ce test sur le sang maternel n’est actuellement pas permis en France, faute d’une autorisation par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ou bien d’un feu vert au niveau européen, a précisé vendredi la patronne de l’Agence de la biomédecine, Emmanuelle Prada-Bordenave.

    Depuis l’été, un test basé sur ce principe, le PraenaTest commercialisé par la société Lifecodexx, est autorisé en Suisse et se trouve disponible en Allemagne et en Autriche.

    « Les résultats scientifiques publiés dans plusieurs congrès (…) sur des cohortes importantes avec plusieurs milliers de patientes vont dans le sens d’un test efficace et permettent d’envisager une alternative à l’amniocentèse pour le diagnostic », a expliqué la directrice générale de l’Agence de la Biomédecine lors d’une rencontre avec la presse, histoire de préparer le terrain à une légalisation de la technique en France.

    Les trois organismes publics français concernés par le dossier – Haute autorité à la santé (HAS), Agence de la biomédecine et ANSM – ont inscrit ce sujet à « leur agenda » et deux « protocoles » d’essais sont actuellement en cours, a-t-elle indiqué lors de la présentation du rapport 2011 de l’Agence. « Des femmes sont testées selon ce protocole et aussi par la méthode habituelle. Ces recherches sont en cours », a expliqué Mme Prada-Bordenave.

    La nouvelle technique est présentée comme plus sûre pour le fœtus, les amniocentèses pouvant provoquer des fausses couches, mais elle a l’inconvénient d’être nettement plus coûteuse (environ 1 500 euros par test contre moins de 500 euros pour une amniocentèse). Elle mène aussi plus sûrement à la mort les enfants à naître dont la trisomie 21 est confirmée…

    « Ce test sur l’ADN circulant dans le sang maternel peut être envisagé comme outil de diagnostic, mais en aucun cas comme outil de dépistage et cela ne doit pas remplacer l’échographie comme outil indispensable de surveillance de la grossesse », a souligné Mme Prada-Bordenave. A qui veut-on faire croire cela ? On ferait donc le test uniquement pour confirmer une trisomie déjà dépistée ? Dans un premier temps peut-être. Mais dans un premier temps seulement.

    La Fondation Jérôme Lejeune, premier financeur de la recherche sur la trisomie en France (les pouvoirs publics misant tout sur « l’élimination »), attachée à la défense de la « vie des personnes handicapées dès la conception », s’est déjà élevée contre les « graves conséquences humaines et éthiques » de la nouvelle technique. La fiabilité du dépistage fait qu’on « n’éliminera plus que des bébés anormaux, mais on les éliminera tous » grâce à un diagnostic précoce à un stade où l’IVG peut être pratiquée, affirme son communiqué.

    De fait l’avortement avant la fin de la 12e semaine de gestation se pratique sur simple décision de la femme, sans nécessité de recourir à la procédure plus lourde de l’« IMG » (interruption médicale de grossesse) qui est pourtant possible face au handicap de la trisomie 21.

    Aujourd’hui en France, le dépistage précoce de la trisomie 21 concerne près de la moitié des femmes enceintes en France (chiffres de 2011) et se base sur une échographie d’une part et sur une prise de sang afin d’évaluer les marqueurs sériques d’autre part. Ces deux examens non invasifs permettent d’évaluer le risque que le fœtus soit porteur de l’anomalie génétique. Si le risque est considéré comme élevé (plus d’une chance sur 250), un « diagnostic » est proposé (avec insistance) à la femme, avec, selon l’état de la grossesse, une amniocentèse ou bien une biopsie des villosités choriales (pour les grossesses les moins avancées : elle consiste à prélever un petit morceau de placenta). Mais ces deux techniques comportent un risque pour la grossesse – c’est-à-dire de mort pour l’enfant – situé entre 0,5 et 1 % des prélèvements.

    Avec la possibilité de séquencer l’ADN de l’enfant à naître à partir d’une simple prise de sang sur la mère, apparaît également le risque de voir du dépistage effectué sans son consentement.

    Cet article a paru dans Présent daté du 3 octobre 2012.

    Voir aussi :

    • La présentation du Praenatest par Pierre-Olivier Arduin dans La Nef d'octobre 2012.

    Et la présentation de la nouvelle technique sur ce blog en juin dernier : ici.

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    Encore un manuel "crad" au CP…

    A lire sur le blog « La faute à Rousseau », une salutaire dénonciation d'un manuel de lecture de CP qui met en scène « Lapin Caca Boudin ».

    C'est ici.

    Bien sûr, c'est de la méthode globale. On remplit les têtes  de vulgarité et en même temps on les empêche de bien apprendre à lire et à penser…

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    02 octobre, 2012

    Clinton veut aider les femmes et les enfants du Tiers-Monde…

    En marge de l'Assemblée générale des Nations unies, mercredi dernier, l'ex-président des Etats-Unis, Bill Clinton, flanqué du Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg et du président Goodluck Jonathan du Nigeria, a annoncé un nouveau partenariat avec les laboratoires Bayer visant à éviter 30.000 morts maternelles et 280.000 morts infantiles. Magnifique, non ?

    Sauf que l'initiative en question porte sur la fourniture, à moitié prix, d'implants contraceptifs de longue durée aux pays en voie de développement, assurant la stérilisation dite « réversible », par périodes de cinq ans, de 27 millions de femmes. Et le premier but est bien évidemment d'éviter 30 millions de « grossesses non désirées » ; le second, celui qu'affichent ces philanthropes, étant d'épargner 250 millions de dollars de coûts sanitaires (suivi, accouchement, naissances prématurées, etc…).

    Le mécanisme du plan de financement est simple. Contre la promesse d'un énorme volume d'achats sur six ans, pris en charge par une coalition formée des gouvernements de la Norvège, du Royaume-Uni, des Etats-Unis et de la Suède, ainsi que de la Clinton Health Access Initiative et de The Children's Investment Fund Foundation (une importante association caritative britannique fondée en 2002 par un gérant de hedge funds Chris Hohn), Bayer s'est engagé à vendre à $9 l'unité au lieu de $18 l'implant Jadelle (Norplant 2) qui libère des hormone sur cinq ans. Les petits bâtons de la taille d'une allumette s'implantent sous la peau de manière discrète, rendant possible la contraception à l'insu du partenaire, et peuvent être retirés par incision, explique-t-on, si finalement la femme désire avoir un enfant.

    « Encore une victoire pour les peuples des pays en voie de développement », s'est félicité Clinton : « Nous autres dans les pays plus riches, nous voyons désormais qu'en rassemblant des sommes modestes et en les rassemblant avec d'autres, en collaborant avec les fournisseurs, nous pouvons utiliser les forces du marché pour aider les pauvres et sauver des vies. »

    L'initiative a été présentée lors de la réunion de la UN Commission on Life-Savong Commodities.

    A cette occasion, il n'a pas été question des effets secondaires de la contraception hormonale de longue durée.

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    01 octobre, 2012

    Le maire de Bruxelles veut limiter les naissances

    Lu sur rtl.be :
    Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Freddy Thielemans (PS) a estimé jeudi, lors d'un débat, que le thème de la limitation des naissances devait pouvoir être abordé dans le cadre de la lutte contre la surpopulation, rapportent lundi De Standaard et Het Nieuwsblad
    Freddy Thielemans, PS
    Son porte-parole Nicolas Dassonville a précisé que cette annonce n'était liée à aucun projet ou programme et ne relevait pas non plus de la compétence de la commune. « Mais c'est un fait: nous avons, à Bruxelles, beaucoup de familles nombreuses comptant sept ou huit enfants. Elles demandent un appartement social, mais ces appartements n'existent habituellement pas. » 
    Freddy Thielemans a par ailleurs souligné qu'il ne visait aucune communauté ou religion en particulier. « Ce problème, vous le trouverez aussi bien dans les familles musulmanes que dans les familles juives, et même parmi les chrétiens. » 
    Le taux de natalité a connu sa plus forte hausse en Région bruxelloise. En 2011, on y dénombrait plus de 1,1 million d'habitants. D'ici 2060, ils devraient être 1,5 million.
    Freddy Thielemans est candidat à sa propre succession pour les élections du 14 octobre prochain.

    Devant le tollé suscité par les propos du maire socialiste, de nombreux commentateurs faisant allusion à la tragique et cruelle politique chinoise de l'enfant unique, Thielemans a dû se réfugier derrière le  contexte » de ses propos en assurant qu'il ne pensait à aucune politique particulière et respectait pleinement les libertés individuelles. Mais à quoi servaient ses propos alors ?

    Thielemans avait d'ailleurs précisé, lors du débat de jeudi, à propos des familles de 7 ou 8 enfants : « Avoir autant d'enfants est irresponsable. »

    On lira avec jubilation le commentaire d'un journaliste belge, Luc Delfosse, sur les déclarations du contrôleur de populations.

    Thielemans n'a pas pour autant dégoûté ses collègues européens, puisqu'un meeting de soutien au maire candidat, dimanche à Bruxelles, a rassemblé les maires socialistes de Vienne, Rotterdam, Milan et Berlin sont venus en personne et Bertrand Delanoë a envoyé un émissaire de Paris – dont la presse belge n'a pas dû saisir le nom : celui-ci reste introuvable.

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    Pays-Bas : en finir avec le contrôle des euthanasies ?

    La publication du dernier rapport en date des commissions régionales de suivi de l'euthanasie vient de révéler qu'en 2011, sur 3.695 euthanasies ou suicides assistés, il n'y a eu que 4 cas où pour une raison ou pour une autre l'acte n'a pas été estimé répondre aux exigences de méticulosité de la loi. Soit parce que la justification de l'euthanasie n'était pas assez claire (par exemple, il aurait fallu obtenir l'avis d'un deuxième spécialiste médical juste avant de passer à l'acte pour vérifier la volonté du patient et sa capacité à l'exprimer librement), soit parce que les substances létales avaient été mal dosées et que le coma préalable à la piqûre finale avait trop duré et n'était pas assez profond.

    Cela fait du 1 pour 1.000.

    Raison suffisante, à en croire l'association néerlandaise pour une fin de vie volontaire (NVVE), pour qu'on en finisse carrément avec les commissions de suivi. C'est son dernier cheval de bataille en date, enfourché dès la publication du rapport 2011 la semaine dernière.

    La NVVE observe que depuis l'existence de la loi et des rapports des commissions régionales, le nombre des euthanasies jugées non conformes a toujours été « négligeable » et qu'en outre, ces rares cas, quoiqu'ayant fait l'objet d'un renvoi devant le Procureur, n'ont pas provoqué une seule poursuite.

    Euthanasie conforme ou non, le résultat pour le médecin est donc le même…

    De toute façon, estime la NVVE, le fait que l'immense majorité des euthanasies soit jugée conforme aux exigences de la loi apporte bien la preuve que les médecins agissent avec sérieux et qu'on devrait leur faire confiance.

    J'ai observé ici le glissement progressif de l'interprétation de la loi sur l'euthanasie pour justifier l'euthanasie dans un nombre croissant de cas naguère encore considérés comme litigieux, et je notais que cela accompagnait manifestement, petit à petit, les demandes d'élargissement introduites par l'association.

    Celle-ci me donne raison.

    « L'augmentation de l'euthanasie en cas de démence (49 cas en 2011 contre 25 l'année précédente) ainsi que de l'euthanasie chez les malades psychiatriques (13 cas contre 2 en 2010) est remarquable. Spécialement pour l'euthanasie en psychiatrie, la NVVE a suscité un groupe de « Soutien psychiatrie ». Ce groupe de soutien propose un soutien collégial aux psychiatres et aux médecins de famille qui se trouvent face à une demande d'aide au suicide de la part d'un patient psychiatrique. Le groupe de soutien a été impliqué dans plusieurs cas en 2011. Ces cas ont été jugés conformes à la loi. La NVVE a l'impression que les connaissances des médecins et des psychiatres à propos du champ d'applicatiojn de la loi d'euthanasie sont en train de progresser. Les patients, eux aussi, parlent davantage de leurs désirs en fin de vie avec leur médecin et leurs proches. »

    La NVVE souligne également avec satisfaction que des cas ont été jugés conformes où le patient n'était plus en état d'exprimer sa volonté librement et en connaissance de cause mais où l'on a tenu compte de son testament de vie écrit.

    Deux gros verrous ayant sauté, celui du consentement libre et éclairé et celui de la nature de la maladie  – on achève maintenant des personnes en phase plus avancée de démence, dans le coma ou simplement malades dans leur tête – la NVVE propose donc de démanteler les commissions de contrôle. De son point de vue, elles ont fait leur œuvre

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    En Espagne, on se bat pour l'avortement zéro

    Alors que le gouvernement de Mariano Rajoy s'apprête à réviser la loi d'avortement mise en place par son prédécesseur José-Luis Zapatero, la « plate-forme civique » HazteOir (fais-toi entendre) a mis en place une pétition en vue d'obtenir une loi qui bannisse totalement l'« IVG », sans exceptions, sans compromissions.

    De fait le projet d'Alberto Ruiz-Gallardon vise à restreindre l'accès à l'avortement, à imposer des conditions, à détricoter le « droit » mis en place par les socialistes. Mais HazteOir et Derecho a Vivir, qui ont été les maîtres d'œuvres des gigantesques manifestations contre la mise à mort des innocentes en Espagne, n'entendent pas se contenter de cela.

    « Combien d'avortement crois-tu qu'il est raisonnable d'avoir en Espagne : 113.000, 80.000, 20.000. ? L'avortement est la mise à mort cruelle et violente d'un être humain ! »

    D'où ce slogan que le monde pro-vie espagnol a adopté sans difficulté :

    Avortement Zéro. Aborto Cero.

    HazteOir a l'ambition de faire signer sa pétition par un million de personnes. Il y a quelque jours, 90.000 signatures avaient déjà été recueillies. Dès les premières 150.000, une première série de pétitions sera déposée auprès du ministre Ruiz-Gallardon, et le million devra être atteint à l'automne pour précéder la discussion de la révision de la loi. Les signataires s'engagent à « ne pas se reposer avant d'avoir obtenu qu'il y ait en Espagne zéro avortement » ; ils soutiennent cette proposition de loi : 
    « Article unique. Toute vie humaine doit être protégée dès l'instant précis de la conception. L' Etat veillera à ce que soit préservé le droit de vivre de n'importe quel être humain sans aucun type de discrimination. »
    HazteOir fait observer que signer la pétition ne prend que 30 secondes, pour un effet qui, aujourd'hui, peut être effectif et réel compte tenu des modifications législatives en vue. Et invite chacun à recruter 20 nouveaux signataires.

    « Nos hommes politiques doivent entendre la voix de la société espagnole, qui veut voir protégé le droit à la vie et voir les mères aidées à être mères. … La nouvelle loi sera telle que toi tu voudras qu'elle soit. Cela dépend de toi.

    « Depuis 1985, année où l'on a approuvé la première loi d'avortement en Espagne, un million et demi de vies humaines ont été éliminées. Une nouvelle loi ne leur rendra pas la vie, mais elle rendra nos vies à nous plus dignes comme celle de nos enfants. Merci d'inspirer des lois plus justes. »

    Le 7 octobre prochain, une Marche internationale pour la vie est organisée à Madrid avec le même mot d'ordre : Aborto Cero.

    Ce bus sillonne les rues de Madrid en attendant le 7 octobre.
    L'initiative « Aborto Cero » a reçu de très nombreux soutiens internationaux, les plus importants groupes et réseaux pro-vie du monde entier s'étant associés à de multiples associations, grandes et petites, d'Espagne. De France, je n'en relève qu'une seule : « Droit de naître »…

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    28 septembre, 2012

    Michael D. O'Brien à Chartres et Marly

    Voici des rendez-vous à ne pas manquer : l'auteur de Père Elijah, Une île au cœur du monde, Theophilos… sera en région parisienne ce samedi. Plusieurs fois évoqué sur ce blog, notamment ici à propos de Harry Potter.

    • Samedi 29 septembre – Chartres 
    15 h 00 : La Visitation, 

    22 avenue d’Aligre, 

    28000 Chartres 

    Renseignements : La Procure de Chartres, 02 37 21 72 32. 

    • Samedi 29 septembre – Marly-le-Roi 

    20 h 00 : Conférence – signature 

    Maison Saint François de Sales 

    47 ter avenue de l’Abreuvoir 

    78160 Marly-le-Roi 

    Renseignements : Librairie DP Vesinet, 01 39 76 08 81.



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