Canada : une “ministre” protestante doit choisir entre célébrer des “mariages” gay ou partir
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| Jay Brown |
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Nouvelles internationales de la culture de vie et de la culture de mort
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| Jay Brown |
Libellés : Canada, christianophobie, dictature du relativisme, mariage gay, mariage homosexuel
L'histoire se passe à Mankato, Minnesota. Et dans la morosité ambiante, elle me plaît mieux, ce soir, que les mauvaises nouvelles que je pourrais hélas vous donner des avancées de la culture de mort. Celle-ci – cette histoire – prouve que rien n'est jamais perdu. Que les solutions ne sont pas toujours là où nous les attendons. Que Dieu – « ami des hommes » comme le dit la liturgie orientale – répond à nos élans, et parfois de manière bien tangible !
Donc, Mankato, Minnesota, un parking de Walmart. Rachel vient de faire ses courses et de charger sa voiture. Arrivée chez elle, elle s'aperçoit qu'elle n'a plus le bracelet rouge avec l'inscription « VIE » – « LIFE » acheté quelque temps plus tôt, et qui lui rappelait son engagement de prier quotidiennement pour le respect de la vie. Elle cherche partout : dans sa chambre, dans sa voiture, se souvient qu'elle l'avait encore en sortant de faire ses courses au supermarché. Il n'y a qu'une solution : il a dû tomber lorsqu'elle traversait le parking. Tant pis ! Elle se contente d'espérer qu'il servira à la personne qui le trouvera.
Non à l'objection de conscience, prévient le ministre
Tout en annonçant un important « travail de réflexion et d’élaboration du projet de loi » de légalisation du « mariage » des couples homosexuels au cours d’« auditions conduites dans un esprit de grande franchise et de grande écoute », le garde des Sceaux a déjà une religion toute faite sur le sujet. L’égalité, l’égalité et encore l’égalité sera la seule notion déterminante dans ce pseudo-débat et au bout du compte elle fera taire toutes les oppositions, a en substance déclaré Christiane Taubira en présentant les intentions du gouvernement à La Croix :
« Nous sommes bien conscients de toutes les dimensions philosophiques et anthropologiques entourant le mariage. Mais nous estimons qu’elles ne peuvent venir percuter l’exigence d’égalité. C’est à cela, à cette exigence d’égalité, que nous satisfaisons avec ce projet de loi. »
Alors, qu’elle promette ou qu’elle ne promette pas de « discuter » avec les associations favorables ou hostiles au « mariage » gay – qu’elle appelle « le mariage pour tous » –, les « représentants des cultes », etc., le contenu du texte de loi qui sera déposé d’ici à la fin du mois d’octobre avec toute la force d’un projet de loi gouvernemental promis explicitement au cours de la campagne présidentielle, est déjà largement fixé.
Il s’inscrit profondément dans le refus de toute « discrimination » considérée comme un mal en soi, et rejoint un mouvement de fond qui progresse toujours davantage sur le plan international. D’ici à deux semaines, l’Assemblée générale de l’ONU, lors de sa 67e session annuelle, sera invitée à ajouter en droit international « l’orientation sexuelle » et « l’identité de genre » aux catégories contre lesquelles la « discrimination » est interdite, avertit Austin Ruse de l’organisme de veille catholique sur les institutions internationales, C-Fam. C’est cette notion qui est utilisée pour promouvoir le mariage homosexuel, pour imposer l’adoption homosexuelle. N’imaginons pas que l’affaire est marginale et ne concerne que les homosexuels entre eux : outre l’intérêt des enfants – que Mme Taubira prétend avoir pour première préoccupation – il y va des droits de ceux qui refusent ces aberrations pour des motifs éthiques et religieux. En Angleterre, les organismes d’adoption catholiques ont déjà été sommés de choisir entre fermer leurs portes ou fournir leur prestation à des demandeurs homosexuels.
Les prises de position de Mme Taubira laissent entrevoir un même radicalisme. Elle a d’ores et déjà averti, en termes impérieux, que la loi ne prévoirait aucune objection de conscience de la part des maires et officiers publics qui « représentent l’Etat lorsqu’ils célèbrent un mariage ». « Nous sommes dans un Etat de droit, le code civil va être modifié, il s’impose à tous, y compris aux maires », a-t-elle martelé.
Christiane Taubira est consciente de présider à « une révolution sociétale, mais aussi juridique ». En même temps, peut-être pour tenter de faire plus facilement avaler la pilule, elle a annoncé trois limites aux droits des homosexuels « mariés ». Ils ne bénéficieront pas d’une présomption de « parentalité » (la « paternité », ça ne colle plus !), devant passer par la procédure d’adoption pour obtenir des droits parentaux sur l’enfant biologique de leur « époux ». Le projet de loi, en l’état actuel, n’entend pas non plus leur ouvrir l’accès à la procréation médicalement assistée auquel ont droit, dans certaines conditions, les couples « hétérosexuels » : infertilité de l’un ou de l’autre ou existence d’une pathologie grave. Enfin, la légalisation de la « gestation pour autrui » – mères porteuses – n’est pas à l’ordre du jour.
Cependant, par une décision datant de mars 2012 (Valérie Gas contre la France), la Cour européenne des droits de l’homme a fait comprendre qu’à statut égal doivent correspondre des droits égaux. Ainsi entrevoit-on qu’un couple d’homosexuels « marié » satisfaisant à l’une des conditions actuellement en vigueur pour accéder à la procréation médicalement assistée ne pourrait se la voir refusée sous peine de voir le refus condamné par la Cour européenne. On pourrait même aller plus loin, en faisant de l’infertilité de nature des couples homosexuels un motif valable entrant dans le cadre actuel de la loi française. Quant à la « parentalité » présumée, elle existe de plein droit pour les couples mariés : pourra-t-on en exclure longtemps les « époux » gays ?
Pour ce qui est des mères porteuses, la France résiste encore. Mais l’expérience prouve – aux termes d’une enquête menée par le site australien d’informations pro-famille MercatorNet – que la légalisation de l’adoption homosexuelle dans un pays s’accompagne toujours d’un accroissement de la demande de ces services dans des pays plus accommodants avec des femmes suffisamment pauvres pour se laisser exploiter de la sorte.
Mme Taubira a choisi de s’exprimer dans La Croix, c’est tout un symbole. Elle sait que la résistance sera d’abord religieuse même si elle ne se fonde pas sur des exigences confessionnelles. L’éditorial de Dominique Greiner en dit long lui aussi : le journaliste demande à juste titre qu’on sorte du « domaine émotionnel » pour penser d’abord au « bien commun », à la « dimension sociale du mariage » et à la « différence sexuelle », mais il craint déjà que « certains catholiques » ne soient « tentés de faire valoir de manière plus démonstrative leur opposition, quitte à tomber dans la caricature ».
C’est vraiment ça, le danger qui guette la France ?
Cet article a paru dans Présent daté du 12 septembre.
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Resurreccion Galera, professeur de religion dans un collège de la ville andalouse d'Almeria, ne retournera pas devant les classes en cette rentrée 2012. Ainsi en a décidé l'évêché d'Almeria malgré un jugement du tribunal constitutionnel qui avait donné tort aux autorités diocésaines d'avoir remercié la jeune femme en 2002 alors qu'elle venait de se marier civilement avec un homme divorcé, Johannes Romes. C'est par communiqué que l'évêché a fait savoir à la presse que Mme Galera n'avait pas reçu de « mission canonique » lui permettant d'enseigner cette matière.
L'affaire se poursuit ainsi depuis dix ans sans être résolue. Fin avril dernier, la jeune femme avait bénéficié d'un jugement ordonnant sa réintégration, mais jusqu'au 31 août seulement : le diocèse a fait appel mais Resurreccion Galera aussi, ne s'estimant pas satisfaite par la mesure. Il faut cependant savoir que celle-ci n'était titulaire que d'un contrat temporaire d'un an lorsqu'elle avait été renvoyée initialement en 2002.
Si le tribunal avait donné raison à Mme Galera, fût-ce partiellement, c'est au nom de son droit de ne pas subir de « discrimination » du fait de sa situation, de sa liberté idéologique et de son droit à l'intimité de sa vie privée et familiale.
Le diocèse, lui, continue d'arguer « qu'il est parfaitement constitutionnel que ne puisse dispenser des cours de religion et de morale catholiques celui qui ne professe pas volontairement les dogmes de cette foi religieuse ». Il invoque également le fait que les accords Eglise-Etat conclus en Espagne en 1979 prévoient que le ministère de l'Education ne peut engager un professeur de religion si ce n'est sur proposition préalable de l'autorité ecclésiastique.
On attend maintenant le résultat des recours introduits.
Tout ça… pour ça :
Prenant tout le monde de court, Jean-Marc Ayrault a annoncé à la sortie du premier Conseil des ministres de la rentrée, le 22 août, que le projet de loi visant à légaliser le « mariage » et l’adoption allait être déposé dès la fin du mois d’octobre. Une contre-proposition, par laquelle les Verts cherchent à s’imposer dans le débat en prenant à leur tour les socialistes de court, a été déposée sur le bureau du Sénat le 27 août (voir notre numéro de mardi). L’histoire s’accélère. Il ne reste au mieux qu’une cinquantaine de jours avant que la machinerie lourde du projet gouvernemental, assuré – a priori – de la majorité absolue au Parlement, soit mise en mouvement.
La mobilisation contre le « mariage » ouvert aux couples de même sexe, c’est ici et maintenant. Par tous les moyens. Tout ce qui ira contre, tout ce qui voudra empêcher cette loi folle, sera bon à prendre et à saluer.
Il faudra se méfier des mots. Le débat, tel qu’il doit se tenir, tel qu’il faudra l’exiger afin que l’on puisse parler en toute vérité d’une question que les gros médias, à la remorque de l’agitation mondiale en faveur de la reconnaissance des unions des couples de même sexe, ont réussi à confisquer, se jouera sur une notion clef : celle de la discrimination.
Et c’est une notion pipée, faussée, dangereuse à manier.
La non-discrimination est aujourd’hui, au cœur de la « morale laïque », une « valeur » qui ne se discute pas, qui s’est médiatiquement imposée, qui est à ce point chargée d’émotion et de bons sentiments que nul ou presque n’ose dire que la discrimination n’est pas toujours un mal. Qu’elle peut être un bien, une nécessité, une prudence.
Avec le refus de la « discrimination à raison de l’orientation sexuelle », aujourd’hui inscrite dans la loi française et aussi, de manière plus agressive encore, dans la Charte européenne des droits fondamentaux, un pas décisif a été accompli pour fausser et confisquer le débat. Celui-ci exige de clarifier d’abord les termes. Je vois avec inquiétude des initiatives et des déclarations contre le « mariage » gay qui s’empressent d’emblée d’affirmer qu’il faut combattre toute discrimination à l’égard des personnes en raison de leur orientation sexuelle. Non pas par mauvaise volonté : c’est une manière, bien entendu, de dire que l’on ne veut pas de mal aux homosexuels que nous respectons et que nous devons aimer en tant que personnes, et approcher avec bienveillance, en voulant leur bien. Mais par une sorte d’automatisme imposé par le langage ambiant : il a fait perdre le sens des mots.
Qu’est-ce que la discrimination ? Littré l’appelait « la faculté de discerner, de distinguer ». Et fait la citation d’un psychologue qui la décrit comme « le fondement de notre intelligence ». Une définition moderne, celle du Larousse, rend compte du glissement de sens actuel : « Fait de distinguer et de traiter différemment (le plus souvent plus mal), quelqu’un ou un groupe par rapport au reste de la collectivité ou par rapport à une autre personne. »
Le fait de s’interdire toute « discrimination », supposée mauvaise parce qu’elle traduit une différence de traitement, à l’égard des homosexuels, c’est déjà accepter de débattre selon les termes imposés, non par « les homosexuels », mais par le lobby qui veut ouvrir l’accès au mariage aux couples de même sexe. C’est le mythe égalitariste. Il a très bien fonctionné en Argentine, par exemple, où, contre la volonté d’une population largement attachée au mariage naturel, traditionnel, normal, le « mariage » gay a été imposé comme le « mariage égalitaire », accessible à tous au nom de la non-discrimination. C’est une logique de plus en plus acceptée dans le domaine juridique. Une notion dangereuse aux conséquences parfois insoupçonnées.
Peut-il être juste de discriminer à l’égard de personnes, de groupes de personnes, d’une religion ? Bien sûr que oui ! Une religion qui prône la mise à mort des apostats peut et doit être discutée ; une secte qui repose sur l’extorsion de fonds et les abus sexuels mérite d’être interdite ; le fait de réserver les postes de fonctionnaires ou de militaires aux nationaux d’un pays est légitime ; interdire l’embauche d’un pédophile condamné pour certains emplois est une mesure de prudence ; refuser l’ordination aux femmes est un droit de l’Eglise catholique ; tant que cela durera, évidemment. Préférer ne pas engager un homosexuel comme assistante maternelle est une liberté – mais à condition de ne pas le dire ainsi, car cela tombe déjà sous le coup de la loi sur la discrimination à l’embauche.
Une discrimination est toujours un choix, et ce choix peut être injuste, méchant, arbitraire. Mais elle est une opération normale et nécessaire de l’intelligence. La nouvelle loi « antiraciste » chilienne, par exemple, moins extrémiste que la nôtre, pénalise les « discriminations injustifiées ».
L’expérience de plusieurs pays plus avancés que la France sur le chemin de l’égalitarisme forcené devrait nous inciter à réfléchir.
Au Royaume-Uni, un couple de chrétiens propriétaires d’une pension de famille qui est aussi son domicile a été condamné pour avoir refusé une chambre à un couple d’homosexuels. Aux Etats-Unis, des procédures s’ouvrent contre des établissements louant des salles pour des mariages qui les ont refusées pour des « mariages » gays. Au Brésil, la loi antiraciste en cours de discussion veut punir de deux ans de prison toute réaction négative à une manifestation d’affectivité d’un couple homosexuel dans tout lieu « ouvert au public » (une église, c’est ouvert au public). Dans les pays scandinaves, en Espagne, des procès ont été intentés contre des prêtres ou des pasteurs qui ont condamné l’acte homosexuel comme moralement mauvais. En France, en application de la loi, il est possible d’être condamné si l’on refuse de louer un appartement à un couple homosexuel en raison de son orientation sexuelle.
Accepter le discours sur la discrimination, c’est se soumettre d’emblée à la dictature du relativisme. C’est ouvrir la porte, demain, à la persécution des religions qui ont un discours moral traditionnel sur le comportement homosexuel.
C’est un danger qu’il ne faut pas minimiser.
Cet article a été publié par le quotidien Présent daté du 7 septembre 2012. Vous a-t-il intéressé ? Faites-le suivre : utilisez l'option « share » ci-dessous.
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Libellés : discrimination, France, mariage gay, mariage homosexuel, racisme
Nonobstant la demande de plusieurs provinces, le déficit tragique de petites filles éliminées par avortement sélectif ou infanticide et les perspectives sombres d'une population vieillissante, le gouvernement central de la Chine a décidé de ne pas s'engager dans un quelconque assouplissement de la politique de l'enfant unique. Certains gouvernements provinciaux réclamaient la possibilité de permettre la naissance d'un deuxième enfant aux couples si l'un des époux est lui-même enfant unique.
Le directeur de la commission de la population et du planning familial de la province de Guangdong, Luo Wenzhi, a indiqué qu'on n'attendait guère de changement par rapport à cette politique pour le moment, d'autant que les gouvernements locaux n'ont pas le droit d'y toucher de leur propre autorité. Guangdong avait introduit une demande d'assouplissement, rappelle China Daily.
Selon le Center for Strategic and International Studies basé à Washington, la Chine comptera en 2040 27,9 % de personnes âgées de plus 60 ans contre 11,4 % en 2007, tandis que la proportion de personnes âgées de plus de 60 ans par rapport aux personnes actives y passera de 16 pour 100 actuellement à 61 pour 100 en 2050, dans un pays où une majorité de vieillards n'a pas de pension.
Pour autant la Chine continue d'imposer – par tous les moyens, y compris avortements et stérilisations forcés – sa politique de rétrécissement forcené de sa population, et de favoriser ceux qui s'y conforment. Je découvre à l'instant une information publiée début août par China Daily : la province d'Heilongjiang a décidé d'octroyer des aides publiques aux couples de parents qui se sont conformés à la politique de l'enfant unique et dont les deux membres ont plus de 60 ans. Ceux qui ont eu un emploi privé ou qui sont sans emploi y ont bénéficié d'une allocation unique de 3.000 yuan (375 euros).
Au niveau national, la Commission de la population et du planning familial a promis d'améliorer les allocations offertes aux familles rurales ayant adhéré à la politique de l'enfant unique, notamment à l'approche de la retraite : pour les familles urbaines, cela devra attendre puisqu'il est difficile au gouvernement d'allouer des fonds à un groupe aussi important en raison de « l'impératif de la croissance économique », a souligné Lu Jiehua, professeur de sociologie à l'université de Pékin.
Dans la province de Shaanxi, les parents urbains retraités capables de produire leur certificat d'enfant unique reçoivent une allocation mensuelle de 13,25 euros depuis 2011. « Nous ne nous y attendions pas mais sommes heureux de la recevoir comme une marque de respect », commente un fonctionnaire à la retraite.
D'autres allocations sont annoncées, notamment pour les parents dont l'enfant unique est mort ou handicapé de naissance ou par accident.
La population chinoise continue actuellement de croître du fait de son vieillissement.
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Un groupe Facebook c'est créé en vue de renouveler la « veillée pour la vie » que Benoît XVI avait lancée pour le début de l'Avent 2010. Cette année, c'est le samedi 1er décembre. Le groupe est ici.
L'Evangile de la vie y fait écho. On peut y signaler les veillées et initiatives dont on a connaissance : clic.
Et comme en 2010 et 2011, une carte sera ouverte pour repérer la veillée la plus proche : celle de l'an dernier est ici.
Le site est là.
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Ce sont des forums et des blogs qui ont révélé un nouveau scandale autour des implants contraceptifs en Angleterre. Le Daily Mail d'aujourd'hui évoque le cas de « centaines » de femmes chez qui le contraceptif de longue durée « Implanon » du fabricant MSD, filiale des laboratoires Merck a été « perdu » : introuvable là où le médecin l'avait glissé sous la peau du bras, il se trouve quelque part dans le corps. Introuvable au moyen d'une radio ou d'une échographie.
Quelque 800.000 femmes britanniques utilisent l'Implanon, selon le département de la Santé : la barrette, grosse comme une allumette, diffuse du progestérone qui inhibe l'ovulation et qui rend l'implantation de l'œuf dans l'utérus plus difficile, ce qui signifie qu'elle peut avoir un effet abortif précoce. Sa durée normale d'efficacité est de trois ans, date à laquelle on le remplace. Mais ses effets contraceptifs (et contragestifs) peuvent se prolonger jusqu'à 5 ans.
Les femmes qui désirent avoir un enfant peuvent demander que l'implant soit enlevé : lors de sa mise en place, on leur explique que la procédure est simple. Mais elle semble connaître des ratés : une forumeuse, Claire T., explique comment cela fait 5 mois qu'elle attend l'enlèvement de son implant – peut-être le trouvera-t-on grâce à une IRM, raconte-t-elle. Mais elle s'inquiète à l'idée qu'on ne le repère jamais.
Nici Davies, elle, s'était fait poser l'implant en 2010. En avril dernier elle a décidé qu'elle voulait avoir un enfant et a pris rendez-vous pour faire ôter l'Implanon. Trois médecins successifs n'ont pas réussi à le trouver, et elle a été prévenue qu'on n'y réussirait peut-être jamais. A 37 ans, elle craint de ne plus avoir aucune chance d'avoir des enfants. « Pourquoi font-ils la promotion des implants chez les femmes plus âgées alors qu'ils savent que cela peut arriver ? », demande-t-elle.
25 % des femmes qui se rendent dans des cliniques de planning familial optent pour l'implant contraceptif en Angleterre, rapporte le Mail, et quelque 10 % des jeunes femmes de 16 à 19 ans le choisissent pour ne pas avoir à penser à prendre la pilule quotidiennement.
Au vu des problèmes de repérage de la barrette, MSD vient de modifier la formule de l'implant, qui dans sa nouvelle version, Nexplanon, est munie d'un applicateur plus adapté (on a connu de multiples cas de grossesse notamment en raison de mauvaises applications de la barrette) et contient du barium qui le rend visible aux rayons X. Mais l'Implanon est toujours distribué.
Pour ce qui est des effets secondaires, ils sont généralement minimisés par le corps médical mais internet fourmille de témoignages de femmes qui n'en peuvent plus.
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Libellés : Angleterre, contraception, implant contraceptif, Royaume-Uni
Lue dans la livraison de septembre de Philosophie Magazine, cette « brève » dans la rubrique « Matière à penser » :
C'est sous le titre :« En Europe, annonce Eric Kaufman, professeur de sciences politiques au Birkbeck College (Londres), le sécularisme devrait décliner à compter de 2050. Quant aux Etats-Unis, les Pro-Life (“anti-IVG”) y représenteront les trois quarts de la population avant la fin du siècle. »
« A quand les bûchers ? »Quelle finesse !
Libellés : démographie, discrimination, europe, France, islam, Revue de presse
Une jeune fille enceinte de 16 semaines a obtenu vendredi du tribunal de justice de São Paulo, au Brésil, une décision l'autorisant à « interrompre » sa grossesse du fait de la malformation de son enfant. Une échographie avait permis d'établir que le bébé souffrait du syndrome d'Edwards (la trisomie 18). La presse brésilienne dans son ensemble répète que cette condition est incompatible avec la vie extra-utérine. S'il est vrai que la plupart des fœtus atteints meurent avant même de voir le jour, le diagnostic de survie de ceux qui naissent vivants est de plusieurs mois, voire, dans de très rares cas, de plusieurs années : jusqu'à 18 ou 19.
Tout cela fait de ce jugement une affaire évidemment idéologique. Le juge Ricardo Cardozo de Mello Tucunduva, de la 6e chambre criminelle du tribunal, a infirmé le refus du premier juge d'accéder à la demande de la jeune femme en faisant comme si le bébé n'avait strictement aucune chance de survie, et en ajoutant foi à l'allégation selon laquelle la mère risquait sa vie si elle poursuivait sa grossesse. Pourquoi ? Aucune source brésilienne ne confirme ce motif qu'elle a avancé en appel : garder le fœtus en son sein, disait-elle, était « potentiellement dangereux », car cela pouvait porter atteinte à sa santé voire la mettre en péril de mort.
A ce compte-là, en parlant de danger potentiel, on pourrait justifier de mettre fin à n'importe quelle grossesse…
Le juge avait manifestement envie de créer sa jurisprudence, après celle qui a autorisé l'avortement des anencéphales au Brésil au printemps. C'était déjà une entorse à la loi, l'article 128 du code pénal brésilien n'excusant l'avortement (depuis 1940 !) que dans deux cas : danger de mort pour la femme ou grossesse résultant d'un viol.
Le juge a expliqué que la loi ayant plus de 70 ans, elle doit être interprétée avec une certaine « élasticité » (pour lui faire dire ce qu'elle n'a pas dit), et il est allé plus loin, expliquant que la nouvelle rédaction de l'article 128, aujourd'hui en discussion devant le Sénat brésilien, crée de nouveaux cas d'avortement légal et qu'en somme il ne faisait qu'anticiper.
Anticiper sur un texte qui n'a pas été voté, qui n'a pas reçu sa « bénédiction » démocratique, c'est ça l'Etat de droit ? Réponse : oui, pourvu que cela aille dans le sens des progrès de la culture de mort…
Le juge Cardozo de Mello le dit clairement : le projet de loi comporte une incise qui correspond précisément à l'affaire, où, respectant les exigences d'une loi qui n'existe pas encore, on a pris soin de faire constater la malformation de l'enfant par deux médecins. « L'incise III décrit une hypothèse qui s'ajuste à ce cas comme un gant », écrit-il.
« Comme un gant »… pas tout à fait puisqu'en dehors de l'anencéphalie, le texte prévoit que les anomalies constatées rendent « la vie extra-utérine non viable » : ce n'était pas le cas ici.
On lit dans le projet de loi d'autres motifs d'avortement légal, qui à l'aune de cette jurisprudence pourraient être invoqués en dehors de tout vote ou promulgation du texte :
— Danger pour la vie ou pour la santé de la femme enceinte ;
— Si la grossesse « résulte d'une violation de la dignité sexuelle » (sic) ou de « l'emploi non consenti d'une technique de reproduction assistée » ;
— Anencéphalie ou anomalie incompatible avec la vie extra-utérine ;
— A le demande de la femme enceinte, jusqu'à la 12e semaine de gestation, si un médecin ou un psychologue atteste que la femme ne présente pas les conditions psychologiques lui permettant de faire face à la grossesse.
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Libellés : avortement, avortement médical, avortement thérapeutique, Brésil, droit, ivg
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| Esther Benbassa |
(1) Certes, le fait de réserver le mariage à des couples de sexes différents est clairement un dispositif de régulation sociale. En même temps, l'accorder aux personnes du même sexe n'apporte et ne retire rien aux couples de sexes différents. Il convient en ce cas de s'interroger sur la légitimité de ce refus, sauf à considérer que le mariage entre personnes du même sexe risque de mettre irrémédiablement en cause le contrôle social sur les couples et les familles.
(2) Si l'objectif du mariage civil n'est pas la procréation comme l'entendait l'Église, il semble difficile de trouver une raison convaincante d'empêcher la réalisation du mariage souhaité par deux hommes ou deux femmes qui s'aiment. Il faudrait alors préconiser l'interdiction du mariage de couples stériles ou n'étant plus en âge de procréer. En outre, les nouvelles techniques d'aide à la procréation ont révolutionné le rapport des couples à cette dernière, rendant notamment possible à ceux qui le souhaitaient de réaliser un projet familial.
(3) Si le mariage consacre l'amour entre deux personnes, croit-on que des personnes du même sexe ne sont pas en mesure d'éprouver l'une pour l'autre ce sentiment qui n'a pas de sexe ? Retenir cette hypothèse reviendrait à réduire à la sexualité seulement les relations amoureuses entre deux personnes du même sexe.Il y a là trois points auxquels il faut réfléchir. Le premier s'énonce à peu près ainsi : le mariage des homosexuels ne change rien à la situation des mariages hétérosexuels, l'interdiction n'indiquant qu'une (coupable) volonté de « contrôle social sur les couples et les familles » : ce serait donc une atteinte aux libertés dont les couples hétérosexuels sont victimes du fait même de leur statut privilégié.
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Aux termes d'une étude parue dans Human Reproduction, journal scientifique de l'université d'Oxford, plus une femme subit d'avortements avant de donner le jour à son premier enfant, plus elle risque de donner naissance à un prématuré (né avant 28 semaines de gestation).
C'est ce qu'on rapporté le Dr Reija Klemetti, de l'Institut national pour la Santé et le bien-être d'Helsinki, et son équipe de chercheurs, après avoir examiné l'histoire médicale de la totalité des 300.858 mères primipares ayant accouché entre 1996 et 2008 en Finlande.
L'étude a permis de dénombrer trois bébés prématurés (moins de 28 semaines) sur 1.000 naissances chez les femmes n'ayant jamais avorté. Elle en a compté 4 pour 1.000 chez celles ayant subi un seul avortement, 6 pour 1.000 après deux avortements, 11 pour 1.000 pour trois avortements et plus.
Cette prématurité est liée à des problèmes accrus d'infection et d'hypothermie et à une mortalité plus importante.
Les avortements multiples étaient également liés à un petits poids de naissance, et dans les mêmes proportions, lorsque celle-ci intervenait à terme (37 semaines). Toutefois, la proportion de femmes ayant avorté trois fois et plus avant de donner la vie pour la première fois n'a pas dépassé 0,3 %.
Il est symptomatique que Mme Klemetti ait aussitôt chercher à minimiser les résultats de cette étude qui l'a mobilisée, elle et son équipe. A propos de la prématurité, elle a déclaré : « L'augmentation du risque est très petit, particulièrement après un seul avortement, voire deux, et les femmes ne devraient pas s'alarmer en raison de nos constats. »
La BBC, qui rapporte ces chiffres, les a fait commenter par le Pr Andrew Whitelaw, qui enseigne la néonatalogie à l'université de Bristol : « Alors que la naissance avant le terme des 37 semaines de gestation expose l'enfant à un risque modeste mais certainement plus élevé de présenter un ou plusieurs problèmes graves comme une lésion cérébrale, ou la mort, la naissance avant 28 semaines expose le nouveau-né à un risque immensément accru de mort, de lésion cérébrale et de handicap permanent. »
Le Pr Whitelaw a souligné que la multiplication par trois des naissances avant 28 semaines était donc bel et bien inquiétante. Mais il a eu ensuite cette phrase que je vous demande de lire très attentivement, car elle prouve qu'il est toujours possible de tomber plus bas :
« Le taux de survie des enfants très prématurés augmente régulièrement mais cela ne devrait pas être compris comme une solution au problème de la naissance prématurée. L'augmentation du taux de survie des nouveau-nés à moins de 28 semaines se fait au prix de l'augmentation du taux de survie des enfants handicapés. »
Ben oui, autant qu'ils meurent eux aussi…
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O'Connell (Cork): On February 23, 2012, unexpectedly, at the Mercy University Hospital, JENNIFER, Hillcrest Drive, Blarney Road and Cork County Council, beloved daughter of Carmel and Joe and loving sister of Stephen. Sadly missed by her loving parents, grandmother, brother, aunts, uncles, nephews, nieces, relatives, neighbours and friends. Reposing at O'Connor Bros. Funeral Home, North Gate Bridge. Rosary this (Friday) evening at 8pm. Removal on tomorrow (Saturday) at 4.30pm to St. Vincent's Church, Sunday's Well. Requiem Mass on Monday at 11am. Funeral afterwards to St. Mary's Cemetery, Curraghkippane. Requiescat in pace.
Jennifer O'Connell, 33 ans, fonctionnaire vivant à Ballyvolane, dans le comté de Cork en Irlande, est morte subitement le 23 février dernier. Elle ne fumait pas. Elle s'était plainte de problèmes pulmonaires depuis sept mois. Soudain elle s'est sentie mal. Elle a appelé sa mère qui est arrivée dix minutes plus tard : sa fille avait réussi à se traîner jusqu'à la porte pour lui ouvrir… ses lèvres étaient noires. Les secours sont arrivés très vite mais non rien pu faire. Transportée au service de réanimation de l'hôpital le plus proche, elle est morte peu d'heures plus tard.
Selon la procédure judiciaire anglo-saxonne, une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de la mort : le coroner, magistrat représentant les pouvoirs publics, a rendu jeudi sa décision affirmant que la jeune femme était morte du fait d'un caillot de sang dans ses poumons, lui-même causé par l'utilisation depuis neuf ans d'une pilule contraceptive de troisième génération, Mercilon.
Les pilules de troisième génération comportent un risque aggravé de thromboses et autres accidents de ce type.
De retour d'un voyage à Lanzarote, Jennifer O'Connell avait consulté son médecin généraliste sept mois avant son décès en raison d'une jambe enflée et de difficultés respiratoires récurrentes. Le Dr Niamh Coffey, interrogée lors de la séance d'enquête publique, a souligné qu'elle ne connaissait pas l'histoire médicale de la famille de sa patiente et que ce n'était pas elle qui lui avait la première prescrit le Mercilon, mais un collègue. Quoi qu'il en soit elle lui a diagnostiqué une infection des broches ou des poumons cinq mois avant son décès et lui a recommandé de venir se faire prescrire une radio si les problèmes persistaient. Ce fut le cas, Jennifer O'Connell revint voir son médecin le 21 février et la radio fut programmée pour la semaine suivante.
Entre-temps, elle mourut…
Ce qui donna l'occasion au médecin pathologiste expert, le Dr Margaret Bolster, de constater qu'elle avait succombé à une thromboembolie veineuse pulmonaire associée à la pilule de troisième génération, la génétique ayant joué un rôle majeur, et la pilule servant d'événement déclenchant.
Autrement dit, il fallait s'y attendre.
Mais à force de nous dire que la pilule est quasiment sans danger…
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“Que pensez-vous du Blog de Jeanne Smits ?”
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J'ouvre donc un petit sondage : rassurez-vous, cela va très vite, dix petites questions et le tour sera joué.
Il sera en ligne jusqu'au samedi 14 septembre dans l'après-midi.
Cliquez ici pour répondre au sondage.
Merci d'avance pour votre participation !
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| Michael Cook (à droite !). |
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| Lee Kuan Yew lors de son discours du 11 août |
La nouvelle nous parvient d'une source francophone, l'Agence d'information des Missions étrangères de Paris, et elle est de tout premier plan. Dans une dépêche très documentée, elle nous apprend que la Cour constitutionnelle de la Corée du Sud a rendu le 23 août un arrêt affirmant que « le droit à la vie est le plus fondamental des droits de l'homme » et que le droit d'une femme à disposer de son corps « ne peut être invoqué comme étant supérieur au droit à la vie d'un fœtus ».
La dépêche intégrale est disponible ici.
Les juges ont jugé à égalité, quatre contre quatre, pour maintenir le statu quo, à savoir une législation autorisant exceptionnellement l'avortement : l'égalité joue en faveur de ce statu quo. On peut imaginer que cette décision pourra contribuer à mettre fin au laxisme généralisé en ce qui concerne l'avortement, toléré bien au-delà des termes de la loi. Car les juges ont rejeté l'invocation de motifs économiques ou sociaux en disant que leur légalisation rendrait l'avortement encore plus fréquent.
Car il faut bien dire que le jugement se situe dans la logique de la loi Veil : on affirme fortement le respect du principe (« La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie ») pour aussitôt le battre en brèche, soit par le biais d'exceptions, soit en redéfinissant le moment où commence la vie.
De fait, si les organisations féministes sud-coréennes sont furieuses en raison de cette décision, en revanche l'Eglise catholique n'affiche qu'une satisfaction prudente, étant donné que les juges ont arbitrairement défini que la vie commence à l'implantation de l'œuf dans l'utérus, ce qui permet de blanchir à la fois la fécondation in vitro et les expériences et manipulations génétiques sur l'embryon.
C'est la crise démographique sud-coréenne – pays qui a plusieurs fois affiche le plus bas taux de natalité du monde – qui conduit actuellement les pouvoirs publics à appliquer la loi sur l'avortement de manière plus stricte. La plainte demandant la libéralisation de la loi émanait d'une sage-femme condamnée à deux ans de prison pour avoir pratiqué un avortement illégal à six semaines.
Les quatre juges qui demandaient un aménagement de la loi plaidaient, eux, pour l'avortement sur simple décision de la femme pendant le premier trimestre de la grossesse.
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| Thomas et Emanuele Sardella |
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| Avec Eleonora, spécialiste en bioéthique |
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On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante.
(Benoît XVI, 16 septembre 2006)