24 juillet, 2012

Elton John a le baby blues…

Dans une interview-vidéo donnée cette semaine à NBC le chanteur anglais Elton John a confié ses peurs pour son fils Zachary : « Cela va lui fendre le cœur de grandir et d'apprendre qu'il n'a pas de maman. »


De fait, le petit garçon a « deux papas » : Elton John a « épousé » civilement son compagnon de 15 ans, David Furnich, en 2005 ; après avoir essayé sans succès d'adopter un enfant en Ukraine le couple a eu recours à une mère porteuse qui a donné le jour à un petit garçon pour leur compte.

Elton John venait de confier à son interlocuteur qu'il craignait de voir son fils malheureux le jour où il irait à l'école et se trouverait face à des enfants à qui il devrait expliquer qu'il n'avait pas de maman, mais deux papas.

La solution eût été simple, direz-vous : ne pas mettre volontairement le petit Zachary dans cette situation.

Eh bien, Elton John en a trouvé une autre. Il envisage d'adopter ou de faire naître un petit frère ou une petite sœur pour Zachary, afin que celui-ci ne soit pas seul face aux difficultés qu'il va vivre.

Fallait y penser, non ?

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

23 juillet, 2012

Crise et démographie européenne : fuyons !


 Dans les pays les plus touchés par la crise en Europe – comme l’Espagne et le Portugal – on assiste actuellement à une véritable « fuite des cerveaux » à l’heure où les jeunes diplômés d’université, peinant à trouver un emploi sur place, se tournent vers l’étranger. Et plus particulièrement vers les anciennes colonies, où les possibilités sont nombreuses et la demande forte. Et cette tendance provoque des conséquences démographiques lourdes.

Demography is Destiny, un blog du site MercatorNet, rappelle que la moitié des jeunes Espagnols et un tiers des jeunes Portugais sont actuellement au chômage. Citat Euractiv.com, Shannon Roberts rapporte que 40.000 Espagnols ont quitté l’Espagne au cours des six premiers mois de 2012, soit le double par rapport à la même période l’an dernier, ainsi que 229.000 personnes de nationalité étrangère. Au Portugal, ce sont au total 120.000 personnes de nationalité portugaise qui ont quitté le pays en 2011, selon la même source.

La plupart choisissent d’émigrer vers les anciennes colonies parce qu’ils maîtrisent la langue de ces pays. Ainsi, en 2011, 4.182 Espagnols sont partis pour l’Equateur, 3.000 ont rejoint le Venezuela et l’Argentine, dont les économies sont aujourd’hui jugées à l’abri de la récession ; la plus importante proportion de Portugais ayant émigré en 2011 sont allés au Brésil qui jouit d’un véritable boom économique.

Euractiv, toujours cité par MercatorNet, affirme que le Secrétariat national de la Justice au Brésil affichait en juin 2011 un total de 328.856 demandes de visas de résidence permanente de la part de nationaux portugais – contre 276.703 seulement six mois plus tôt. Ces chiffres n’incluent pas les demandes de visas pour travail temporaire, études ou recherche.

En 2010, 91.000 Portugais vivaient en Angola, où l’économie est florissante grâce au pétrole et promet d’afficher une belle croissance.

Et ainsi le Portugal et l’Espagne sont en train de perdre leurs citoyens les mieux formés, en âge de fonder des familles, alors que les taux de natalité demeurent désespérément bas. C’est la spirale épouvantable à laquelle sont ou vont être confrontés les pays européens « suicidaires » comme la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal : leur économie se replie faute d’une démographie forte, puis ceux qui devraient pouvoir assurer un tant soit peu la relève, ne trouvant sur place aucune possibilité pour s’établir et avoir une famille dans de bonnes conditions, s’en vont sous des cieux plus cléments.



• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

22 juillet, 2012

La sédation palliative, une forme d'euthanasie ? Une étude universitaire

Voici une information que je considère un peu comme un chaînon manquant sur le plan universitaire : trois médecins néerlandais se sont penchés sur la sédation palliative dans le Journal of Medical Ethics du British Medical Journal et ont confirmé que les aspects moraux problématiques de cette pratique ne sont pas correctement évalués ni pris en compte.


Cela fait plusieurs années que la « palliation sédative » ou la « sédation profonde continue » me semble être une sorte d’échappatoire pour les partisans de l’euthanasie, permettant de contourner l’interdit ou d’éviter l’acte d’euthanasie là où il est légal par une mise à mort lente. Cela est aujourd’hui plus ou moins assumé, plus ou moins dénoncé par voie médiatique.

Rappelons que la sédation palliative consiste à placer le patient dans un coma profond et de le priver d’alimentation et d’hydratation. Elle peut avoir pour objectif de soulager la souffrance ou l’angoisse extrême alors que la mort est imminente et que la fourniture d’aliments ou de liquides devient elle-même source de souffrances, auquel cas elle ne présente aucune intention homicide et constitue une forme légitime de soins palliatifs. Elle peut aussi avoir pour objectif d’écourter la vie, et dès lors c’est la privation de nourriture et de liquides qui provoque la mort à plus ou moins brève échéance – de quelques jours à deux semaines.

Les trois auteurs, spécialistes de l’éthique médicale, se sont penchés sur les directives de l’association royale néerlandaise médicale (KNMG) sur la mise en place et la mise en œuvre de la sédation palliative. Rien Janssens, J.M. van Delden et Guy A.M. Widdershoven met en cause l’idée-force de ces directives selon laquelle contrairement à l’euthanasie, la palliation sédative constituerait une « pratique médical normale ». Leur point de vue est d’autant plus intéressant qu’ils ne semblent pas être opposés, à titre personnel, à l’euthanasie légale.

BioEdge donne d’importants détails sur l’article dont seul l’abstract est en accès libre.

Aujourd’hui, 12 % des décès aux Pays-Bas se passent dans le cadre de (ou par suite de…) la sédation palliative. Chiffre énorme en vérité si l’on considère qu’en 2003, le procureur général des Pays-Bas avait soutenu que la mort d’un patient sous sédation palliative, mort du fait du retrait de l’hydratation, était la conséquence d’un « homicide volontaire » – la cour n’avait pas suivi.

Devant les questions soulevées la KNMG a publié des directives en 2005, mises à jour en 2009.
Elles définissent la sédation palliative comme constituée par l’utilisation, au cours des deux dernières semaines de vie, de médicaments induisant un état d’inconscience profonde chez les patients présentant des « symptômes réfractaires », et le retrait simultané de l’alimentation et de l’hydratation. Les directives affirment principalement que la sédation palliative n’est pas l’euthanasie, pas même une « euthanasie lente » et qu’il s’agit d’une « pratique médicale normale ». Fournir des liquides au patient sous sédation palliative est considéré comme « médicalement futile ».

Pour les auteurs de l’article du JME, cette approche passe à côté de quelques problèmes importants et présente des incohérences. Je les reprends tels que rapportés par Michael Cook, de BioEdge.

1. Comment les médecins peuvent-ils avoir une certitude quant à l’espérance de vie de « deux semaines » du patient ? Le président d’un comité de suivi régional de l’euthanasie a même déclaré en 2007 qu’il n’est pas « professionnel » d’« endormir une personne ayant une longue espérance de vie et de cesser de le nourrir et de l’hydrater ; ce n’est jamais qu’une euthanasie par un autre moyen, car sans nourriture et sans fluides tout le monde meurt au bout d’une semaine. »

2. Les directives considèrent la sédation palliative à la fois comme une « procédure médicale radicale » et comme une « pratique médicale normale ». Comment peut-elle être les deux à la fois ?

3. Dans la mesure où il s’agit d’une « pratique médicale normale » – ce que l’euthanasie n’est pas – son objectif doit être de soulager la souffrance, et non pas de mettre fin à la vie. Or une enquête de 2004 permet d’établir que dans 17 % des cas, les médecins l’avaient utilisé pour faire cesser la vie.

4. Parce qu’elle la considère comme un « acte médical normal », la KNMG affirme que le médecin n’est pas tenu de consulter un collègue avait de la mettre en place – et de fait la plupart des médecins ne le font pas. L’Association européenne pour les soins palliatifs et l’American Medical Association l’exigent, en revanche.

Pour les auteurs de l’article, la KNMG a même éliminé le recours à la consultation préalable d’un collègue afin de distinguer la sédation palliative de l’euthanasie, puisque cette dernière requiert une telle consultation. Les auteurs notent qu’avant ces directives, la consultation préalable à la sédation palliative exigée dans un centre d’oncologie aboutissait dans 41 % des cas à un refus.

« Considérer la consultation comme une simple option pour la simple raison que la consultation obligatoire fait ressembler la sédation palliative à l’euthanasie semble manquer de force persuasive », selon les auteurs.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

Royaume-Uni : ces bébés éprouvette qu'on avorte…


Près de 130 bébés conçus lors d’une fécondation in vitro ont été avortés en 2011 au Royaume-Uni en raison d’une « anomalie » détectée avant la naissance, rapporte Michael Cook sur BioEdge, citant le quotidien britannique  Daily Mail. On sait que 31 de ces « interruptions médicales » (comme on dit en France) ont coûté la vie à des enfants trisomiques 21, 19 présentaient une anomalie fœtale, et 15 avaient le syndrome d’Edward. Ces chiffres pourraient être plus élevés dans la mesure où les raisons de l’avortement médical ne font pas l’objet d’une déclaration obligatoire.

Les associations pro-vie britanniques soulignent le côté « triste », « cruel », voire « égoïste » de ces décisions d’avorter prises alors que le choix de la fécondation in vitro, procédure particulièrement lourde pour la femme, est signe d’une volonté désespérée d’avoir un enfant. »

En revanche, Marie Stopes International, organisme de fourniture d’avortements, a répondu par la voix d’une porte-parole : « Nous encourageons quiconque se trouve dans une telle situation a rassembler autant d’information que possible sur les implications d’une poursuite de la grossesse avant de prendre leur décision. »



• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

Poursuites pour homophobie en Uruguay contre un professeur d'université


Un procureur uruguayen, Carlos Negro, a déclenché une enquête d’office pour « racisme » à l’encontre de Mercedes Rovira, professeur à l’université de Montevideo, pour avoir déclaré que l’homosexualité est une « anomalie » et que ce critère est pris en compte lors du choix des enseignants. Mme Rovira a été inculpée mercredi par le juge Mariana Mota d’infraction à la loi de 1910 contre le racisme, la xénophobie et la discrimination.

Mercedes Rovira
Les déclarations de Mercredes Rovira avaient déjà provoqué son désistement du poste de recteur de l’université qu’elle devait assumer prochainement. Les propos, publiés le 12 juillet dernier par l’hebdomadaire Busqueda, rapporte ACIPrensa, avaient été aussitôt dénoncés par le collectif gay uruguayen « Ovejas Negras » (« moutons noirs ») qui la menaçaient de poursuites. Mme Rovira s’étant retiré du poste de recteur de l’université, décision annoncée le 14 juillet par un communiqué commun du professeur et de l’université de Montevideo, le collectif avait renoncé à porter plainte.

Mais cela n’a pas suffi.

Mercedes Rovira n’échappe pas à la justice alors même qu’elle s’est platement excusée de nouveau.
Pourtant l’université de Montevideo assure sur son site internet que sa mission et ses objectifs « répondent à l’idéal éducatif développé par saint Josemaria Escriva de Balaguer ». Il s’agit donc d’un établissement confessionnel catholique, qui se doit de respecter l’enseignement de l’Eglise sur l’activité homosexuelle et de professer cette doctrine morale.

La revue Busqueda avait demandé à Mme Rovira ce qui se passerait si un enseignant de cette université devait révéler publiquement son homosexualité. Réponse :

« Nous sommes très clairs quant à ce que nous recherchons. Le respect de la personne n’est pas atteint par le fait que nous considérions que la vérité est ce que propose la nature humaine. La nature humaine fait que nous sommes hommes et femmes, et la différentiation entre les sexes est de nature, biologique et déterminante. Qu’il y ait des anomalies, bien sûr qu’il y en a. Il y a aussi des trèfles à quatre feuilles. »

Interrogé sur le fait de savoir si l’homosexualité est prise en compte lors de la désignation des enseignants, elle a répondu :

« Evidemment elle joue. Car nous sommes en train de dire que l’enseignant n’a pas seulement à enseigner en salle de cours, mais qu’il est un référent. Serais-je prête à mettre ma main au feu en disant que 100 % de nos professeurs sont des modèles de vie ? Non, je ne peux pas être voir au domicile de chacun. »

La mobilisation gay aura eu rapidement raison de ces déclarations puisque, à la suite du communiqué officiel de l’université, Mercedes Rovira a pris le soin de se dédire encore davantage. Dans une lettre ouverte, elle a déclaré que ses propos avaient été mal interprétés, qu’elle n’a jamais utilisé l’orientation sexuelle comme facteur de choix pour un enseignant et qu’« il n’avait pas été adéquat de parler d’anomalie ».

L'université a été invitée à faire un audit de sa pratique d'embauche par la Direction des Droits humains.

On a également demandé « pardon » aux personnes qui auraient pu se sentir blessées… et à « l'opinion publique en général ».


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

20 juillet, 2012

La CEDH renvoie le « suicide assisté » à la compétence des Etats


La Cour européenne des droits de l’homme, invitée à condamner l’Allemagne pour avoir refusé à une femme presque complètement paralysée à la suite d’une chute le droit de bénéficier d’un suicide assisté, a refusé jeudi de s’engager dans cette voie. Elle n’a donc pas posé le principe d’un « droit » au suicide assisté, ce qui lui était demandé. En revanche, par un arrêt de chambre, les juges ont décidé à l’unanimité que l’Allemagne a violé l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme (droit au respect de la vie privée et familiale) en raison du refus des juridictions allemandes d’examiner au fond l’action engagée par le requérant.

Cette affaire était évoquée ici en 2010 sur ce blog.

Dans cette affaire connue sous le nom de Koch c. Allemagne, le requérant, Ulrich Koch, avait réclamé en 2004 l’autorisation de se procurer des médicaments létaux en vue d’accéder à la demande de suicide formulée par son épouse, Bettina, 55 ans, paralysée par un chute devant son domicile trois ans plus tôt et placée depuis lors sous assistance respiratoire permanente.

Devant le refus de l’Institut fédéral des produits pharmaceutiques et médicaux, avant même d’obtenir une réponse à leur interjection d’appel, le couple se rendit en 2005 dans un établissement d’aide au suicide en Suisse géré par l’association Dignitas pour y mettre fin à la vie de Bettina.

Ulrich Koch s’est lancé depuis dans une démarche judiciaire pour faire reconnaître l’illégalité du refus de l’Institut fédéral, demande rejetée par les tribunaux allemands au motif qu’il n’avait pas qualité pour agir, ne pouvant prétendre être victime d’une violation de ses propres droits.

La CEDH s’est fondée sur la « relation très étroite » existant au sein de ce couple marié depuis 25 ans et l’implication personnelle d’Ulrich pour aider sa femme à se suicider, pour aboutir à la conclusion que ce sont bien ses droits qui ont été méconnus par le refus des juridictions allemandes de déclarer son action recevable. Aux cours allemandes, ensuite, de juger : « d’examiner le fond de la demande, compte tenu en particulier du fait qu’il n’y a aucun consensus parmi les Etats membres du Conseil de l’Europe sur la question de savoir s’il faut ou non autoriser une forme quelconque de suicide assisté ».

Celui-ci n’est légal aujourd’hui que dans quatre Etats-membres du Conseil de l’Europe, dont l’Allemagne ne fait pas partie.

Bref, la Cour européenne n’affirme ni le respect de la vie, ni le droit au suicide assisté, mais ne reconnaît pas que la demande initiale d’Ulrich Koch d’obtenir des médicaments pour tuer était aberrante par rapport au droit allemand : au contraire, elle estime que les juges auraient dû se pencher sur la question.

S'agissant d'un jugement de chambre, les parties disposent de trois mois pour faire appel.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

Euthanasie : François Hollande avance de biais

Lors d’un déplacement, mardi matin, dans un centre de soins palliatifs animé par des religieuses protestantes, le président de la République a donné pour cadre symbolique à l’ouverture d’une nouvelle « réflexion » sur l’euthanasie un lieu qui répond à la souffrance de ceux qui pourraient être tentés de vouloir leur propre mort, en la soulageant.

D’ailleurs François Hollande n’a pas prononcé le mot « euthanasie », car comme avec l’IVG, c’est l’euphémisme qui permet de faire passer les légalisations des gestes mortels : il a appelé cela « un acte médical assumé », dans « les cas exceptionnels où l’abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager les patients aux prises avec une douleur irréversible ».

Que de bizarreries dans cette phrase ! Depuis quand l’« abstention thérapeutique » permettrait-elle de soulager la douleur ? Qu’est-ce qu’une « douleur irréversible » ? Un processus peut l’être. Mais avoir mal ?

Il faut, me semble-t-il, comprendre cette phrase dans le véritable contexte de la loi Leonetti qu’il est donc question de remettre en discussion. La loi Leonetti, contrairement à ce que l’on prétend, n’est pas une loi contre l’euthanasie, même si elle pose correctement de nombreux points, permettant aux patients de récuser des soins qui font plus de mal que de bien, et faisant une juste distinction quant aux gestes médicaux qui peuvent, pour soulager le patient qui souffre, hâter la mort sans comporter l’intention de la donner, et les actes qui ont pour but de provoquer la mort qui, eux, sont apparemment proscrits.

Apparemment parce que la loi Leonetti permet aussi, même chez des personnes dont la mort n’est pas imminente et qui ne souffrent pas de recevoir une alimentation « artificielle », même chez des personnes qui ne sont pas en phase terminale, de cesser cette alimentation, ce qui a pour effet et pour but de causer la mort au terme d’un délai plus ou moins long.

En ce sens l’abstention thérapeutique visée par Hollande pourrait bien être le retrait de ces soins ordinaires qui sont pourtant dus au malade sous peine de l’euthanasier « par omission », dans tous les cas où l’alimentation ne fait pas plus de mal que de bien et ne cause pas de souffrances indues.

Ce genre de cas a provoqué la mobilisation du lobby de l’euthanasie qui a pointé les souffrances inhumaines, pour le malade « désintubé » et son entourage qui assiste à des agonies dures et prolongées, que peut causer l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, et qui en a tiré argument pour demander une révision de la loi Leonetti. L’euthanasie permettant d’aller vite serait bien plus humaine : voilà le refrain.

En insistant sur les soins palliatifs, en tournant autour de l’euthanasie avec une précaution de crabe, François Hollande ouvre consciemment un peu plus la place à la « mort choisie ». Il s’entoure de mille précautions, allant jusqu’à saluer les préoccupations « spirituelles » sur la valeur de la vie ; il a même reçu le cardinal Vingt-Trois à la veille de sa visite au centre Notre-Dame du Lac, à Rueil-Malmaison, pour lâcher ce qui demeure une bombe, fût-elle munie d’un silencieux.

Leonetti lui-même attend l’ouverture d’un « large débat public »… pour mieux faire connaître sa propre loi ; Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité et ancien Monsieur-Droits LGBT de l’UMP, préférerait un référendum pour ne pas enterrer la question dans une commission (une euthanasie lente ?) et dénonce la nomination du Pr Didier Sicard pour mener cette « mission sur la fin de vie ». Voici l’ancien président du Comité consultatif national d’éthique, qui a ouvert la porte à tant de transgressions, bombardé « proche de la théologie morale catholique ».

Celui-ci n’a pourtant pas brandi un drapeau pro-vie, ni même des principes clairs. « Je suis médecin, mais je plaide pour que le débat soit plus sociétal que médical. Il faut aller à la rencontre de ceux qui ne parlent jamais, et non reconstituer un puzzle avec ceux que l’on connaît déjà », dit-il : « Je vais chercher à tout prix à me tourner vers les citoyens, comprendre ce que les cadres, les ouvriers, les paysans pensent », il est soucieux « d‘éviter une discussion figée par les positions pro ou anti-euthanasie ». « Je ne viens pas avec un armement idéologique, religieux ou médical et je m’interroge, comme l’ensemble des Français (…). Il faut aller chercher les naïvetés sur la question, plus que les jugements abrupts. »

S’il voulait discréditer le principe du respect de la vie : tu ne tueras pas, il ne s’exprimerait pas autrement. Et d’ailleurs il avoue : « Certains jours, je trouve inacceptable que quelqu’un disant souhaiter en finir n’obtienne pas de réponse. »

Il ne faudra pas se laisser duper par les entourloupes et autres embrouillaminis qui laissent prévoir un « débat » pipé…

Article extrait du n° 7647 de Présent du Vendredi 20 juillet 2012

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

18 juillet, 2012

Mexique, Colombie : large exagération du nombre des avortements clandestins


Et revoilà Elard Koch, universitaire, spécialiste d’épidémiologie moléculaire, master en sciences, directeur de recherches du département de Santé familiale de la faculté de médecine de l’Universidad de Chile. Lors de sa série d’interventions devant des universités mexicaines, après avoir explosé à celle d’Anahuac, de Cancun, quelques mythes sur l’avortement légalisé et la baisse de la mortalité maternelle, a avancé des données scientifiques pour montrer que les statistiques de l’avortement clandestin ont été délibérément surestimées pour peser en faveur de la légalisation à la fois auprès de l’opinion publique et des gouvernements. Cette conférence-ci se déroulait à l’université catholique du Valle de Atemajac, à Zapopan, Jalisco.

De telles exagérations ont été constatées en Amérique latine, et notamment au Mexique où l’institut Guttmacher – anciennement institut de recherche sur l’avortement et la contraception dépendant de la Fédération du Planning familial – qui avançait le chiffre de 750.000 à 1 million d’avortements clandestins par an dans ce pays en 2006 pour justifier la légalisation de l’« IVG ». Ces résultats étaient basés sur… des enquêtes d’opinion.

Une méthodologie pour le moins défaillante qui a été démentie récemment par une enquête publiée dans la revue Ginecologia y Obstetricia de Mexico : fondée sur des études épidémiologiques réalisées par le Centre de Médecine embryonnaire, couplées avec des statistiques sur la fécondité. On arrive alors à un total maximal d’environ 53.000 avortements clandestins par an pour l’ensemble du Mexique.
Aujourd’hui l’avortement est légal dans le district fédéral de Mexico.

Elard Koch a rappelé que les chiffres avancés pour la Colombie par l’institut Guttmacher affichaient quelque 400.000 avortements clandestins par an : 18 fois de plus que le maximum de 22.000 auquel aboutit le croisement des études épidémiologiques et des données statistiques sur la fertilité.
« En d’autres termes, le nombre estimé à partir de la méthodologie développée par l’institut Guttmacher est plus élevé que ce qui est empiriquement possible. »

La manipulation n’est pas nouvelle : c’est ainsi qu’une exagération du nombre des avortements clandestins a présidé à la mise en place de la légalisation de l’avortement en France, ou très récemment au Portugal où les avortements légaux ont été loin d’atteindre les niveaux envisagés par les partisans de la légalisation.

Elard Koch a répété à cette occasion que la légalisation de l’avortement ne diminue pas la mortalité maternelle : au contraire, au Chili, celle-ci est passée de 41,3 pour 100.000 naissances vivantes alors que l’avortement était encore légal à 12,7 pour 100.000 depuis qu’il a été repénalisé. Période sur laquelle l’éducation de la femme a progressé : la durée de scolarisation des jeunes filles est passée de 3,5 ans en moyenne en 1957 à 12 ans.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

17 juillet, 2012

Royaume-Uni : falsifications en masse pour “autoriser” des avortements


Une enquête au long cours menée par un office gouvernemental britannique révèle que de nombreux établissements d’avortement financés par le National Health Service falsifient de manière fréquente les formulaires requis pour pratiquer l’intervention, rapporte Hilary White sur LifeSiteNews.

La Quality Care Commission (QCC) s’est intéressée de près aux pratiques de 249 unités de soins où se pratiquent des avortements ; ils s’ajoutent aux 14 hôpitaux de la NHS qui ont déjà été sanctionnés. Les résultats des investigations ont été communiquées à la police.

L’un des moyens habituellement utilisés est la signature par paquets de certificats d’autorisation de l’avortement par des médecins habilités – la loi britannique exige en effet que la femme désirant éliminer son enfant puisse produire les signatures de deux médecins, et que son cas soit couvert par l’un des cas prévus par la loi. La falsification des signatures rend l’avortement illégal aux termes même de la loi d’avortement de 1967.

Hilary White cite le cas de l’hôpital Princess Alexandra de Harlow, Essex, où le personnel utilisait une boîte de formulaires pré-signés par un médecin qui n’y travaillait même plus.

La QCC estime avoir la preuve que des médecins s’adonnent à de telles pratiques et fournissent en toute connaissance de cause des formulaires signés en blanc qui seront utilisés pour contourner la loi, sans connaître les cas pour lesquels ils seront utilisés et sans pouvoir se faire une « opinion fondée sur la bonne foi » par rapport au motif invoqué pour justifier l’avortement.

Dans certains cas, la signature d’un ou de deux médecins était reproduite sur les formulaires au moyen de la photocopie.

C’est une enquête menée par le Daily Telegraph qui a révélé les abus au début de l’année, et notamment la pratique des avortements sélectifs pour éliminer les petites filles, qui a déclenché l’investigation publique ; dès le mois de mars, on avait la preuve qu’un cinquième des établissements d’avortements ne respectaient pas la loi.

Une pratique qui rappelle l’enquête menée par une journaliste de L’homme nouveau en France, Adélaïde Pouchol, démontrant que des falsifications d’ordonnance et un défaut de vérification de l’âge des patientes existent aussi au Planning familial français…



• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

Légaliser l’avortement fait augmenter la mortalité maternelle, explique un universitaire chilien


Elard Koch

Invité à prononcer une conférence magistrale à l’Université Anahuac de Cancun, au Mexique, le directeur de recherches du département de la Santé de l’Université du Chili, Elard Koch, a démontré à l’aide des données les plus récente que la légalisation de l’avortement n’est pas nécessaire pour améliorer la santé maternelle ou éviter les morts maternelles, notamment celles liées à l’avortement.

« Tandis que les lois restrictives semblent contenir de manière adéquate le recours à l’avortement provoqué, les lois permissives aggravent le problème qui atteint alors des proportions épidémiques, comme on l’observe dans différents pays développés », a-t-il en outre constaté.

Elard Koch était l’invité du Centre d’études et de formation intégrale pour la femme (CEFIM-Cancun), où sa conférence, « Restriction de l’avortement et réduction de la mortalité maternelle : données scientifiques récentes », visait notamment à rechercher quelles sont les pratiques qui véritablement permettent de sauver des vies, pratiques qu’il faudrait promouvoir dans les pays en voie de développement.

Ce qui marche ?

« Augmenter le niveau d’éducation des femmes ; établir des programmes d’alimentation complémentaire ; promouvoir l’accès universel aux services de santé maternelle prénatale, périnatale et postnatale ; développer des unités d’urgence obstétrique et de soins spécialisés pour les cas complexes à haut risque (très importants dans la phase lente de réduction) ; encourager le développement sanitaire, comme l’accès à l’eau potable et aux réseaux d’assainissement. »

Parmi ces six facteurs, a-t-il précisé, la promotion de l’éducation des femmes est le plus important.

Meilleurs soins, meilleure hygiène, meilleur suivi des grossesses : que cela permette d’éviter les accidents mortels semble tomber sous le sens et les données du réel viennent donc le confirmer. Les promoteurs de l’avortement et de la contraception ont un autre raisonnement : qui dit moins de grossesses, et moins de grossesses menées à terme, réduit mécaniquement le nombre d’accouchements, et par le fait, les situations de risque et le nombre de morts – mais ce faisant n’améliore en rien la sécurité de celles qui accouchent…

L’autre argument des pro-avortement est d’éviter les interventions clandestines et les risques qui peuvent y être associés.

Elard Koch signale que la législation dissuasive qui fait de l’avortement une pratique « extrême » en cas de grossesse non désirée conduit à réduire sa fréquence : il a précisé, selon El Milenio, que beaucoup de femmes qui seraient prêtes à faire le choix de l’avortement n’y ont pas recours lorsque la loi pénalise l’intervention, et mènent leur grossesse à terme. Au contraire, a-t-il dit, la légalisation de la pratique produit un important changement culturel puisque l’avortement est alors employé comme un moyen de contrôle de la fertilité. Il a invoqué l’exemple des pays développés où l’avortement légalisé s’est accompagné d’une augmentation soutenue de l’avortement, spécialement chez les femmes jeunes qui en font une sorte de méthode contraceptive.

Le quotidien rapporte que le scientifique a rappelé les effets néfastes de l’avortement sur la santé mentale à moyen et à long terme, et qui entraînent « abus de drogue et d’alcool, dépression, comportements suicidaires et suicides ».



• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

Royaume-Uni : déshydrater les déments pour éviter des frais ?


Les autorités judiciaires devraient s’abstenir d’intervenir lorsque des médecins prennent la décision de retirer l’hydratation et l’alimentation artificielles à des personnes gravement démentes, affirme l’éditorial de la dernière livraison du British Medical Journal, rapporte Hillary White, correspondante à Rome de LifeSiteNews.

Raanan Gillon… ou un personnage des Monthy Python ?
Raanan Gillon, professeur émérite d’éthique médicale, invoque des motifs économiques pour étayer sa réflexion qui vient réagir de manière très critique à une décision par laquelle la Haute Cour de Londres avait affirmé l’an dernier que le caractère sacré de la vie devait faire partie des points pris en compte lors de telles décisions. La Cour, statuant sur une demande de « débranchement » d’une femme de 52 ans de la part de ses proches, avait décidé que dans de tels cas la Cour de Protection doit systématiquement connaître de chaque affaire en vue de déterminer si le patient aurait réellement voulu qu’on mette fin aux soins le maintenant en vie.

Il qualifie ce jugement de « profondément troublant » en ce qu’il ôte le pouvoir sur la vie et de mort aux mains des médecins et place le principe du caractère sacré de la vie au-dessus d’autres facteurs de la prise de décision, et exige des éléments comme des directives anticipées des patients eux-mêmes, et encore à condition qu’elles respectent les formes juridiques.

« Le caractère sacré de la vie est allé trop loin », affirme le titre de l’éditorial (abstract), regrettant que la décision de la Haute Cour ait donné un poids important « quoique non absolu » à ce caractère.
Le juge avait retenu le fait que la décision de retirer l’hydratation et l’alimentation – que le Vatican qualifie d’euthanasie par omission, rappelons-le – soit de nature à entraîner des conséquences fatales.
Raanan Gillon, pour sa part, raisonne à l’envers : c’est le maintien de ces soins – pourtant ordinaires – qui constitue une prolongation indue de la vie.

Ce jugement, écrit-il, « risque de diriger l’utilisation de ressources sévèrement limités, faute de ressources, vers la fourniture de soins de prolongation de la vie non-bénéfiques ou présentant un bénéfice minimal, y compris l’alimentation ou l’hydratation artificielle, à des milliers de patients souffrant de démence sévère, dont la famille et les proches pensent qu’ils n’auraient pas souhaiter recevoir de tels soins ».

Aux termes du jugement de la Cour, qui reste pourtant très en-deçà d’une prise de position clairement respectueuse de la vie jusqu’à son terme naturel, il n’est pas permis de tenir compte de l’avis des proches ni de ce qu’ils affirment savoir de la volonté du malade au moment où il était encore en mesure d’exprimer sa volonté.

Gillon ajoute que la décision « va de manière graduelle et néfaste provoquer une distorsion de la manière d’attribuer les soins, des valeurs qui y président et du bon sens ». Il regrette que les médecins, dans le cadre de cette jurisprudence, ne puissent plus décider si les soins prodigués au patient sont dans l’intérêt de ce dernier, et que l’obligation de protection s’étende pareillement à tous les patients se trouvant « dans un état de conscience supérieur à un état minimal ».

Hilary White cite le porte-parole de la SPUC (Society for the Protection of Unborn Children) Anthony Ozimic, qui a qualifié l’idéologie présidant à cet éditorial du BMJ d’impossible à distinguer de l’utilitarisme matérialiste prônant l’élimination des inaptes par les eugénistes du début du XXe siècle, y compris les eugénistes allemands.

Elle signale également que Raanan Gillon n’est en rien un penseur marginal mais qu’il représente un courant souvent majoritaire parmi les spécialistes d’éthique médicale dans les pays occidentaux. Gillon a lui-même été le directeur éditorial du prestigieux Journal of Medical Ethics.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

15 juillet, 2012

Argentine : un carré de cimetière pour les enfants morts avant de naître

Le département de 9 de Julio, en la province de San Juan en Argentine, vient de réserver un espace de 900 mètres carrés d'un cimetière-parc aux enfants morts prématurément du fait d'un avortement spontané ou provoqué. Le projet a été porté conjointement par la municipalité et l'archevêché et c'est Mgr Alfonso Delgado qui a béni le carré de terre vendredi dernier – le « jardin des anges ». Une Vierge à l'enfant, commandée à un sculpteur local, orne le lieu.



Walberto Allende
Pour le responsable municipal, Walberto Allende, l'idée de créer cet espace est né de « la douleur que connaissent beaucoup de familles lors de la perte d'un bébé », et, de manière plus brutale, de la découverte des restes d'un fœtus retrouvés il y a quelques mois sur le voie publique. « Au bout du compte, on traite ces enfants comme des déchets », a-t-il déploré. Le plus souvent, en effet, après une fausse couche ou un avortement, les fœtus sont traités comme des résidus pathologiques, leur remise à la famille et leur enterrement en terre chrétienne demeurant l'exception.

Pour eux, donc, il y a désormais une terre bénite, qui pourra accueillir plus de 2.000 fœtus – sans frais pour les parents puisque le lieu est mis à disposition et que l'entretien sera assuré par la municipalité. Pour en bénéficier il suffira de pouvoir produire un document attestant du lien de parenté avec le petit corps à inhumer.

Quant aux tout-petits victimes d'un avortement provoqué, ou trouvés dans la rue comme celui qui avait poussé Walberto Allende à agir, ils pourront être enterrés moyennant une injonction judiciaire, et même d'office si les proches ne voulaient pas accepter le principe de l'inhumation, comme l'a expliqué un juge local, Roberto Pagéz.

Mgr Alfonso Delgado Evers
L'archevêque, Mgr Delgado, a suggéré pour sa part que les bébés enterrés là reçoivent un nom et qu'une pierre vienne orner chaque tomber « parce qu'ils méritent, de par leur dignité d'êtres humains, le même traitement que n'importe qui d'autre ».

Le vice-gouverneur de la province, de nombreuses autorités locales ainsi que des représentants de mouvements pour le respect de la vie assistaient à l'inauguration, qui a été suivie de l'inhumation de deux tout-petits.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

13 juillet, 2012

Encore une mère courage qui donne sa vie pour son enfant…

Cette fois-ci c'est en Espagne. Barbara Castro Garcia a quitté cette vie le 4 juillet dernier, victime d'un cancer dont elle avait choisi de retarder le traitement pour protéger la vie de l'enfant qu'elle portait. Elle était journaliste à la délégation des médias du diocèse de Cordoba. Son mari, Ignacio Cabezas, a déclara que sa femme avait donné sa vie par amour « pour sa fille, pour moi et pour Dieu ». Et il veut lui rendre honneur « comme elle le mérite » : témoigner.




La vie souriait à cette jeune femme brillante née à Cordoue en 1981, qui avait mené de front sa carrière de journaliste catholique et l'obtention d'un doctorat en journalisme. Il y a deux ans, elle épousa Ignacio, architecte, après neuf ans de fiançailles. « Nous désirions follement nous marier et, une fois mariés, nous désirions beaucoup devenir parents. Je me rappelle le jour où nous avons su que Barbara était enceinte : nous déjeunions tous les deux dans un café, avec un sourire béat impossible à réprimer », raconte Ignacio dans une interview donnée à La Gaceta au lendemain de la mort de son épouse (reproduite ici).

Pourquoi s'exprimer aussi vite ? Parce qu'il pense que Barbara est morte pour cela. Pour rendre témoignage de l'Evangile de la Vie. Comme Chiara Corbella, morte elle aussi d'un cancer qu'elle a refusé de soigner par amour pour son enfant à naître – c'était en juin…

Barbara en était à son cinquième mois de grossesse lorsqu'une vilaine plaie à la langue l'a conduite à consulter. Le verdict est vite tombé : elle avait un cancer. Mais les examens, les traitements possibles auraient mis en péril la petite fille qu'elle portait : la petite Barbarita. « Ma femme a dit tout de suite que notre fille naîtrait le jour choisi par Dieu, pas 24 heures plus tôt. » Elle n'accepta qu'une petite intervention à la langue qui provoqua des douleurs, raconte son mari, qu'elle n'imaginait même pas pouvoir exister. Elle a accepté le risque de laisser évoluer son cancer, le risque d'y perdre la vie.



La petite Barbarita est née le 1er novembre 2010, pour la très grande joie de ses parents. Mais une semaine plus tard, les douleurs de Barbara sont devenues si fortes qu'elle a dû partir pour Madrid, la petite confiée à ses grands-parents : là le chirurgien maxilo-facial s'est étonné qu'elle ait pu « arriver jusque là » et lui a laisser entendre qu'il n'y avait pas beaucoup d'espoir.

L'opération allait conduire à l'ablation d'une partie de la langue et de la mandibule de la jeune femme : elle ne put dès lors ni boire ni manger et dut être alimentée par une sonde dans l'estomac. A quoi s'ajoutèrent alors les séances de chimio, et la douleur, toujours la douleur.

Ensemble, Barbara et Ignacio ont pensé alors que leur histoire, sa douleur à elle, auraient valeur de témoignage, relate La Gaceta. Et ils ont prié ensemble soir et matin, espérant que s'achève ce désert de la souffrance mais conscients que tout cela allait être long, très difficile, qu'il allait falloir se préparer à un temps « indéfini et horrible ». Le plus dur étant de trouvé un sens à tout cela.

Ignacio assure l'avoir maintenant compris. « J'ai ressenti une force de foi que je n'avais jamais sentie. Je me sens invincible », explique-t-il : « Dieu me tient fermement et il ne veut pas me laisser partir. »

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

12 juillet, 2012

Royaume-Uni : mort accélérée pour les vieillards, nouvelles déclarations

Six médecins britanniques ont écrit une lettre ouverte au Daily Telegraph pour confirmer que le protocole de soins au mourants, « Liverpool Care Pathway » (LCP), qui inclut l'arrêt de certains médicaments, l'arrêt de la nourriture et de l'hydratation, et la sédation plus ou moins profonde, n'est pas toujours utilisé à bon escient et peut être choisie notamment pour des motifs économiques. Ils viennent ainsi corroborer les accusations lancées en juin par le Pr Patrick Pullicino à ce sujet – mais qui ont été souvent répercutées de manière inexacte. J'en rendais compte ici sours le titre : « Royaume-Uni : un professeur de médecine accuse la NHS de précipiter de très nombreux vieillards vers la mort tous les ans ». De nombreux blogs pro-vie avaient repris celui du Daily Mail – journal conservateur britannique à sensation – selon lequel le professeur accusait les services de santé d'achever ainsi les 130.000 personnes qui, tous les ans, sont soumis à ce protocole de soins. Une exagération éditoriale qui avait du même coup discrédité l'information.


Le protocole de Liverpool, comme le souligne le médecin pro-vie britannique Peter Saunders dans son blog, n'est pas généralement « cause » de la mort (il ne suffit pas qu'il précède le décès pour le précipiter), et il n'a pas pour but de causer la mort : si cela se produit, c'est en raison d'une « utilisation inappropriée » d'une procédure qui a pour but de soulager la douleur et l'angoisse alors que la mort est très prochaine. Il souligne que le protocole inclut des réévaluations fréquentes pour déterminer si le LCP doit être maintenu en place.


Il estime que les titres alarmistes à ce propos ont trois effets pervers : ils contribuent à propager des assertions qui ne sont pas fondés sur des faits, ils pourraient jouer en faveur du lobby de l'euthanasie en montrant que la légalisation de cette dernière ne changerait pas grand chose, et ils détournent l'attention du travail du lobby de l'euthanasie.


« Entre de bonnes mains, le LCP est un très bon outil clinique. Mais entre de mauvaises mains, ou utilisé pour le mauvais patient, n'importe quel outil peut faire plus de mal que de bien. »


Reste ce que le Pr Pullicino a réellement dit, et qui correspond à ce que je perçois, notamment aux Pays-Bas, comme une extension de la « gestion » médicale de la fin de vie par laquelle des vies peuvent être abrégées, notamment lorsque les soins deviennent coûteux, sans même se donner la peine de légaliser l'euthanasie.


Voici donc ma traduction de la lettre des six médecins au Daily Telegraph.

Monsieur, 
Des remarques faites à propos du « chemin de soins de Liverpool » (LCP) par le Pr Patrick Pullicino lors d'une conférence de l'Alliance de l'Ethique médicale ont suscité la controverse. 
Mais il n'a pas tort de dire qu'il n'y a pas de manière scientifique de diagnostiquer la mort imminente. Il s'agit essentiellement d'une prédiction. D'autres considérations peuvent aboutir à prendre une telle décision, la disponibilité de ressources hospitalières n'étant pas à exclure parmi elles. 
Depuis sa conférence, des personnes du public ont donné des exemples d'utilisation inappropriée du LCP (utilisé avec 29 % des personnes en fin de vie). La charge de la preuve selon laquelle la procédure est sûr et efficace, voire tout simplement indiquée, pèse sur ses auteurs, qui doivent fournir leurs preuves. 
La combinaison de la morphine et de la déshydratation est connue pour être létale, et la réévaluation toutes les quatre heures est sans objet si le patient se trouve dans un coma médicalement provoqué. Nul ne doit être privé de sa conscience si ce n'est pour les raisons les plus graves, et le régime médical doit suivre les normes reconnues telles qu'elles sont définies dans les formulaires nationaux. 
Chez les personnes âgées, la mort naturelle est plus souvent exempte de douleur et de détresse. La seule manière certaine de soulager la soif chez ceux qui sont conscients est d'administrer des fluides par la bouche ou, occasionnellement, par une autre voie telle l'administration sous-cutanée. 
La question du consentement informé est une autre considération majeure, et il n'est donc pas surprenant que des patients refusent le LCP aux termes de directives anticipées, ou portent des cartes indiquant qu'ils refusent cette forme de soins, comme une mesure d'auto-protection. 
Professor Peter Millard          
Chairman, Medical Ethics Alliance ( président de l'Alliance de l'éthique médicale)
Dr Rosalind Bearcroft
Dr Gillian Craig
Dr David Hill
Chairman, First Do No Harm (présidente de « Avant tout, ne pas nuire »)

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

11 juillet, 2012

Google en pleine campagne anti-homophobie

La compagnie Google a lancé sa première grande campagne pro-LBGT samedi dernier : Legalise Love vise en priorité des pays où des lois « homophobes » sont en vigueur : la direction qui se glorifie de mener depuis toujours une politique de « diversité » a choisi la Pologne et Singapour pour ses premiers pas. Cela passe, entre autres, par l'affichage du mot « Google » sur la page de recherche sur fond de drapeau arc-en-ciel…




Comme lors des années précédentes des groupes plus ou marc importants de « googlers » (et de « gayglers ») ont participé à différentes Gay Prides dans le monde, avec des chiffres que Google annonce en nette augmentation de Sao Paulo à Boston, de Tel Aviv à Varsovie. Mais surtout à Londres, où plus de 100 invités représentant des associations de promotion des droits LGBT ont été réunis en conférence samedi dernier à l'initiative de la puissante entreprises américaine. L'idée : faire progresser les droits des LGBT au travail à travers le monde, notamment des employés de Google qui doivent « partout dans le monde » rencontrer le même accueil en dehors de leur entreprise qu'à l'intérieur…

A Londres, c'est le responsable européen pour le département « diversité et inclusion », Marc Palmer-Edgecumbe, qui a répété la politique de son entreprise. A propos de Singapour, c'était plutôt sous la forme de la menace, selon le Gay Star News : « Singapour veut être un centre financier global et un leader mondial, nous pouvons leur pousser sur le fait qu'être un centre global et un leader mondial veut dire qu'il faut traiter tout le monde de la même manière, indépendamment de l'orientation sexuelle. »

Quant aux employés gay de Google, ils se voient cette année offrir de nouveaux avantages dans leur « package » d'assurance santé : le remboursement de la féminisation faciale pour les femmes trans ou d'implants pectoraux pour les hommes trans, par exemple…

Tout cela était affiché sur le blog officiel de Google, ou rapporté dans la presse.

Le journal britannique The Register conclut :

« S'il y a des homophobes qui songeraient à un boycott du moteur de recherche Google, de sa plateforme de publicité et des produits associés, en raison de cette campagne, il va leur falloir beaucoup chercher pour trouver une autre solution. Le moteur Bing de Microsoft ne sera pas non plus une option puisque les leaders du géant Windows soutiennent le mariage gay. »

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner © leblogdejeannesmits

09 juillet, 2012

“Doctrine de la foi” : le nouveau préfet avait agi contre des groupes peu clairs sur l'avortement

Mgr Gerhard Müller à la droite de Benoît XVI
Dès qu'était connue la nomination de Mgr Gerhard Müller, l'évêque de Ratisbonne, à la tête de la congrégation pour la Doctrine de la foi, l'un des co-fondateurs de LifeSiteNews a signalé qu'en tant qu'évêque, il a vigoureusement agi pour empêcher que des fonds de l'Eglise soient versés à des groupements catholiques qui participaient indirectement à la procuration d'avortements en Allemagne.

John-Henry Westen rappelait dès le 2 juillet qu'une campagne lancée par des blogs catholiques allemands pour dénoncer la manière dont des groupes catholiques d'aide aux femmes en détresse, agissant selon les critères de la loi allemande, finissaient par devenir complices de leur décision d'avorter en leur fournissant la nécessaire attestation signée confirmant qu'elles avaient pris conseil auprès d'une association agréée qui leur ouvre la porte à l'avortement dépénalisé.

Dans son diocèse de Ratisbonne, Mgr Müller est donc intervenu d'autorité pour faire cesser l'attribution d'un budget annuel de 2 millions d'euros au Comité central des catholiques allemands qui faisait fonctionner cette « association Donum Vitae ». Avec une bonne foi toute relative, puisque le même Comité ne se gênait pas pour critiquer ouvertement la hiérarchie de l'Eglise, appelant de ses vœux la mise en place d'une structure démocratique qui donne l'autorité aux laïcs.

Mais là aussi Mgr Müller avait agi, allant jusqu'à supprimer le Conseil diocésain des laïcs ainsi que 33 autres organisations dissidentes, rappelle Westen.

L'an dernier, en mai, Mgr Müller ne s'était pas montré moins ferme en interdisant à l'ancien président du Comité central des catholiques allemands, Hans Maier (il occupa ce poste de 1976 à 1988) de présenter ses mémoires dans le diocèse de Ratisbonne à l'occasion de son 80e anniversaire, comme il le souhaitait. Le motif ? La manière dont Maier défend dans ce livre le système allemand qui permet l'avortement après consultation d'une association et son rôle dans la mise en place de « Donum vitae ». Cela a abouti à la mort d'un enfant à naître sur cinq, rappelait alors le porte-parole du diocèse.

C'est en 1999 – sous le pontificat de Jean-Paul II – que l'Eglise catholique allemande avait fini, à la demande du Pape, par mettre un terme à son action dans les associations de conseil aux femmes voulant avorter. Des groupes de laïcs avaient pris la relève, obtenant au passage des financements… Mgr Müller a clairement fait savoir que leur association n'est pas catholique;

Cette fermeté et cette autorité avaient provoqué en 2011 la reconnaissance du Forum des catholiques allemands qui l'avaient remercié de son action conforme à la doctrine de l'Eglise.

Choses intéressantes à savoir à l'heure où d'aucuns présentent Mgr Müller comme peu clair sur le dogme – on peut lire à leur sujet un article de Mgr Nicola Bux traduit sur le site benoit-et-moi.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

06 juillet, 2012

Pas mécontente…

Wikio - Top des blogs - Socit

Alors ça, je ne m'y attendais pas ! Ce blog, où j'essaie de rendre accessibles au public francophone des informations originales sur la marche de la culture de vie et de la culture de mort dans le monde, vient de passer en 16e position au classement des blogs e-buzzing dans la catégorie international : c'est .

Tout cela est certes très relatif. Jusqu'ici je flirtais avec la 100e ou 110e place dans la catégorie « Société », et encore tous les blogs francophones ne concourent-ils pas. Le changement – fait d'office par e-buzzing – m'aura valu cette promotion inattendue. Mais enfin c'est une vraie petite satisfaction. Un encouragement à continuer. Une manière de remercier mes lecteurs, et de vous dire : aidez-moi à développer l'audience de ce blog, en tout cas si vous pensez qu'il peut contribuer à mettre à nu les projets et le mode opératoire des puissants lobbies de la culture de mort.

Mais je crois que ce sont surtout les beaux témoignages que j'ai l'occasion de rapporter qui attirent les lecteurs. Le mois dernier, ce fut celui, poignant, d'une jeune maman qui a fait le choix héroïque et joyeux de donner sa vie pour son enfant à naître. C'est ce message-là qui a démultiplié les visites. Lisez, faites lire la belle histoire de Chiara Corbella ! Et que de là-haut, elle veille sur ce travail qui veut, modestement mais le mieux possible, rendre compte de la beauté de l'Evangile de la Vie.

Si vous voulez aider de manière encore plus concrète à augmenter la visibilité de ce blog, soutenez le réseau dont ce blog est membre : c'est par là.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

Sida : la communauté gay peut-elle devenir « responsable » ?

La puissante Food and Drug Administration (FDA) américaine vient d’approuver, le 3 juillet, un test de séropositivité en vente libre qui permettra de vérifier à domicile si l’on est infecté par le virus du sida : il devrait être disponible en magasin et en ligne d’ici à octobre. Il est très simple d’utilisation : il suffit de passer un bâtonnet dans la bouche et sur les gencives, puis de l’introduire dans un produit et d’attendre 40 minutes. Le résultat qui s’affiche est sûr à 98 %.

Ce qu’il y a d’intéressant dans cette histoire, c’est la réaction du chroniqueur des affaires gays de examiner.com, Gregory Kelley. Il se posait la question de savoir, dans son billet de jeudi, si la communauté gay allait effectivement afficher un comportement plus responsable à l’heure où de nombreux « LGBT » ignorent leur statut par rapport au virus et que le nombre des infections « explosent le plafond », comme il fait, après avoir connu une tendance à la baisse ces dernières années. Un test facile d’accès comme l’OraQuick aidera-t-il les LGBT à se renseigner sur leur séropositivité, ne serait-ce que pour éviter de mettre en péril leurs partenaires ? Et il répond, tristement, qu’il ne le pense pas. D’autant que les dispensaires américains offrent déjà des tests gratuits sur place

Pourquoi ? A cause de la « peur » de savoir soi-même infecté par le sida, parce que pendant longtemps la séropositivité sonnait comme une sentence de mort. Mais aussi par manque d’« unité », de sens communautaire qui selon Kelley, fait que les LGBT ne se considèrent pas comme les gardiens de leur frère. « Si tous, au sein de la communauté gay, nous pensions moitié autant au bien-être les uns des autres, se faire tester serait la pratique habituelle plutôt qu’un désagrément que l’on craint. »

Il conclut :

« La question est celle-ci : l’OraQuick aidera-t-il à ralentir l’augmentation des infections HIV au sein de la communauté gay ? Si les gens ne se soutiennent pas les uns les autres en utilisant ce produit, l’OraQuick n’aura aucune chance. »

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

Tamil Nadu : une demande d'euthanasie qui n'en est pas une…

Voilà une information désormais assez récurrente dans les pays très pauvres de la région du sous-continent indien. Celle-ci se termine bien ;

Une maman pauvre du Tamil Nadu, a demandé le droit de faire euthanasier sa fille de 14 ans atteinte d’une grave infirmité motrice cérébrale qui depuis sa naissance : elle ne sait ni marcher, ni parler, et elle ne reconnaît pas ceux qui l’entourent..

Ce n’est pas que la maman souhaite la mort de cette jeune fille dont elle s’occupe jour et nuit. Mais elle est à bout, désemparée : le salaire de son mari, menuisier, suffirait à peine à acheter les médicaments et les aliments dont la petite malade a besoin et la famille n’aurait plus rien depuis longtemps sans une allocation mensuelle, insuffisante, de 1.000 roupies.

« Elle pleure toute la nuit. Nous n’avons aucune idée de la raison pour laquelle elle ne peut pas communiquer avec nous. Je me suis battue depuis le début. Cette décision de demander sa mise à mort par compassion est notre dernier recours pour mettre fin à ses souffrances », explique la maman, en pleurent.

Cri de détresse et de misère, appel au secours plutôt qu’appel au meurtre…

L’appel a été rejeté au motif que le « droit de vivre » ne comprend pas le « droit de mourir », ainsi que l’affirment les tribunaux indiens. La justice du pays considère l’euthanasie comme une tentative de suicide qui fait encourir un an d’emprisonnement.

Mais la bonne nouvelle, c’est que la demande de relogement et d’aide médicale de la famille va être examinée par le gouvernement du Tamil Nadu et que l’horizon va pouvoir s’éclaircir pour cette famille éprouvée.

L’ennui, c’est bien sûr l’inflation de demandes d’« euthanasie » qui n’ont souvent pas d’autre but que de faire pression pour obtenir des aides très nécessaires : elle contribue à banaliser l’idée que des vies ne valent pas d’être vécues.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

 
[]