14 mars, 2012

Israël : deux “mères biologiques” pour un seul enfant

La presse israélienne citée par LifeSite rapporte la décision d'une cour de l'Etat hébreu accordant un statut de mère biologique à deux lesbiennes qui ont participé à la mise au monde d'un enfant conçu en 2006 à partir d'une fécondation in vitro avec le sperme d'un donneur. L'une avait « contribué » un ovule, l'autre avait porté l'enfant.

Lors de l'inscription à l'état civil les autorités n'avaient retenu comme mère de l'enfant que celle qui lui avait donné naissance, exigeant que l'autre femme l'adopte pour obtenir des droits parentaux. La couple avait alors assigné l'Etat d'Israël en justice, s'affirmant victime de discrimination sexuelle au motif qu'une demande similaire émanant du donneur de sperme pour faire reconnaître sa paternité aurait probablement abouti.

Emue ou non par cet argument, la cour a en tout cas décidé que les deux femmes devaient pouvoir jouir du statut de mère vis-à-vis de l'enfant.

Qu'aurait dit Salomon ?

Désormais les repères sont totalement brouillés par l'acceptation de  pratiques qui vont contre la loi naturelle et contre l'intérêt de l'enfant : l'exclusion du père biologique, le recours à une fécondation artificielle, puis le choix délibéré d'implanter l'embryon obtenu chez une femme qui n'a aucun lien de sang – ou d'ADN – avec lui, mais qui se trouve seulement être la concubine de sa mère génétique…

Heureusement cette affaire ne devrait pas faire jurisprudence dans la mesure où l'an dernier, le ministère de la Santé en Israël a mis fin à la tolérance qui permettait aux couples homosexuelles d'avoir recours aux techniques de procréation assistée de ce type.

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Refus de communion à une lesbienne militante : le prêtre relevé de ses fonctions…

Le P. Marcel Guarnizo
La sanction, quoique provisoire, est lourde. Le prêtre du Maryland qui a refusé la communion à une lesbienne (qui est en outre bouddhiste…) vient de se voir signifier une « mise en congé administratif » qui le prive de la possibilité d'exercer les actes sacerdotaux par l'évêque auxiliaire du lieu, Barry Knestout. La lettre adressée au P. Marcel Guarnizo a été lue dimanche lors de toutes les messes célébrées dans sa paroisse de Saint-Jean-Neumann à Gaithersburg.

Mgr Knestout assure avoir « pris connaissance d'allégations vraisemblables selon lesquelles le P. Guarnizo s'est comporté de manière intimidante vis-à-vis des employés de la paroisse, un comportement incompatible avec le juste exercice du ministère sacerdotal ».

On est donc venu se plaindre à lui… La lettre évoque la « gravité » des allégations et la « confusion » qui règne aujourd'hui dans la paroisse pour interdire au P. Guarnizo tout « ministère sacerdotal dans l'archidiocèse de Washington jusqu'à ce que toutes ces questions puissent être convenablement résolues en vue de son retour au ministère sacerdotal ».

C'est le curé de la paroisse, le P. Thoma LaHood, qui a lu cette lettre et qui a précisé que la sanction n'était pas liée à l'incident avec la lesbienne, Barbara Johnson (même si celle-ci, dans une interview à CNN, avait réclamé la révocation du prêtre).

Si beaucoup de détails de cette affaire demeurent obscurs, ou sont brouillés par les médias « convenables », mais il est tout de même difficile de dissocier totalement l'incident du refus de la communion de l'annonce faite quinze jours plus tard pour rendre publique une décision rare en soi. Et quelle que soit la raison de la sanction qui frappe le P. Guarnizo, elle ne pourra qu'être perçue comme une victoire par le lobby LGBT dont Mme Johnson fait pratiquement partie eu égard à ses écrits revendicatifs.

On peut s'interroger aussi sur l'opportunité de refuser la communion publiquement à une personne dont le choix de vie n'est pas publiquement connu.

Barbara Johnson, lesbienne et bouddhiste
Mais il semble bien dans cette affaire que l'intéressée, Barbara Johnson, se soit livrée à une provocation délibérée. LifeSite, après avoir été en contact avec une « source proche de l'incident », relève que juste avant la cérémonie de funérailles de sa mère où tout s'est joué, était allée présenter sa compagne au prêtre dans la sacristie – comme son « amante » –, avant de tourner les talons rapidement. Le P. Guarnizo voulait lui parler mais a été bloqué dans la sacristie par ladite compagne tandis que Barbara Johnson s'éloignait.

Un témoin rapporte également que le refus de communion s'est déroulé de manière si discrète que Mme Johnson a pu changer de file et recevoir l'hostie du « ministre extraordinaire » qui se tenait à quelques pas du P. Guarnizo et qui n'avait rien remarqué. On parle aussi de l'irritation de Barbara Johnson en apprenant que le P. Guarnizo devait célébrer les obsèques…

Les commentaires vont désormais bon train sur les blogs américains. La lettre de Mgr Knestout en dit trop ou pas assez. Le P. Guarnizo a longtemps exercé son ministère dans les pays de l'Est, il est également connu pour son rôle actif lors des veillées de prière hebdomadaires devant une clinique d'avortements tardifs du Dr Leroy Carhart à Germantown.

Et il est de plus en plus difficile de croire que l'affaire est seulement « personnelle »…

L'adresse donnée par LifeSite pour contacter le diocèse, à l'intention de Mgr Knestout, est celle-ci : chancery@adw.org (attention, vu le nombre de réactions, il semblerait qu'elle déborde…). Adresse postale : Archdiocese of Washington, P.O Box 29260, Washington, DC 20017-0260.

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13 mars, 2012

Argentine : reconnaissance d'un “droit” d'avorter en cas de viol

Pour les médias argentins, l'information est « historique » : la Cour suprême de Justice de la nation vient d'avaliser la sentence du tribunal suprême de la province de Chubut dispensant de toute démarche judiciaire  en vue d'autoriser un avortement en cas de grossesse consécutive à un viol. Cela faisait longtemps que les lobbies de la mort tentaient d'imposer un tel état de choses, se fondant sur les exceptions de dépénalisation contenues dans le code pénal fédéral.

Jusqu'ici, les affaires pouvant relever de cet article 68 donnaient lieu à une démarche auprès de la justice, le juge se chargeant de vérifier si l'une des conditions de dépénalisation était remplie, ce qui mettait tout de même un obstacle à la réalisation de l'avortement.

C'est à l'unanimité que les juges de la Cour suprême ont posé le principe du non recours au juge, en se prononçant sur des recours formulés à l'occasion du viol d'une adolescente de 15 ans par son parrain en mars 2010. L'arrêt affirme qu'il ne faut pas « judiciariser » les affaires de ce type et qu'il faut au contraire mettre en œuvre des protocoles sanitaires permettant à toutes les femmes enceintes à la suite d'un viol d'avoir accès directement à l'avortement. La Cour ait dans le même temps fixé la jurisprudence sur un deuxième point en interprétant la loi dans un sens large : ce ne sont plus seulement les femmes « vulnérables » violées, mais toutes les victimes de viol qui pourraient se prévaloir de l'accès à l'avortement non punissable au nom de la priorité des « droits de la femme ».

Les intentions des juges sont clairement exprimées dans l'arrêt : il s'agit d'ôter la décision d'avorter ou non des juges et des médecins qui peuvent avoir un regard personnel sur la question au nom de leurs convictions morales ou religieuses.

Mais l'arrêt laisse bien des points en suspens. Qui peut juger, en effet, de l'exactitude des faits si le simple fait de se dire violée ouvre automatiquement la porte à l'avortement qui en tout autre circonstance ne pourrait qu'encourir des peines pénales ? Les médecins peuvent-il exiger une enquête de police ? Comment celle-ci ne serait-elle pas sanctionnée par voie judiciaire ? Quid enfin de l'objection de conscience des médecins : se verront-ils contraints de concourir à des avortements au motif qu'ils ont été décrétés non punissables en certaines circonstances ?

Autre originalité : les arrêts de la Cour suprême ne sont pas obligatoirement appliqués dans l'ensemble des provinces de l'Argentine, l'interprétation de la loi fédérale peut varier d'un lieu à l'autre tant que les affaires ne remontent pas jusqu'à Buenos Aires.

C'est ce qui aurait dû se passer ici puisque un premier appel dans la province de Chubut avait abouti au refus de l'avortement, puis le Tribunal Supérieur de la province avait décidé l'inverse en mars 2010, et l'avortement avait eu lieu. Il n'y avait donc pas lieu d'aller plus loin sur le plan judiciaire.

Je notais ici, le 7 mai 2011, que divers groupes pro-avortement ont fait pression pour que la Cour suprême de Justice argentine accepte de juger l'affaire, sans trop de mal semble-t-il vu l'unanimisme des juges trop ravis de s'en saisir. Parmi les groupes de pression, il y avait Human Rights Watch et l'association irlandaise du Planning familial.



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12 mars, 2012

« Mort cérébrale » et don d’organes : « l’une des racines de la culture de mort » (II)

Suite de l'interview dont la première partie a paru ici.



L'interview du Dr Paul Byrne, spécialiste en néonatalogie qui étudie la mort cérébrale depuis vingt ans, dont je publie la deuxième partie ci-dessous, ainsi qu'une deuxième de taille équivalente, ont été publiées dans Présent datés de mardi et de samedi de la semaine dernière. Le sujet est rarement traité dans les médias francophones, voilà pourquoi je choisis de les mettre en ligne en plusieurs épisodes que je vous invite à suivre avec attention, car c'est un sujet primordial dans le domaine de la culture de mort. Non par le nombre de personnes dont les organes vitaux sont prélevées en France chaque année, qui reste modeste, mais en raison du principe qu'au nom d'une bonne conscience apparemment universelle, il est possible de porter atteinte à la vie de l'un pour rendre possible la vie de l'autre.



— Est-il donc impossible de prélever des organes vitaux sur un corps mort ?

— Exactement. Et presque tout le monde le sait. Car on sait ce qu’est une personne vivante : regardez-vous vous-même, ou regardez-moi ou n’importe quelle autre personne vivante. Mais un cadavre ? On sait ce que c’est quand on a veillé un mort, quand on a rendu visite à un funérarium. Combien d’organes pensez-vous que l’on puisse prélever sur un cadavre ? Aucun qui soit apte à la transplantation.

— Vous avez dit que la transplantation d’organes était à la racine de la culture de mort, et même du culte de la mort. La plupart des gens citeraient plutôt l’avortement, la recherche destructrice sur l’embryon, etc.

— C’est pour faire des transplantations d’organes qu’ils ont inventé la mort cérébrale. Je parle de cette « racine » après avoir étudié la mort cérébrale pendant de longues années. Il m’a fallu deux ans au moins pour comprendre le langage. J’ai continué de chercher, en laissant de côté la transplantation d’organes, car j’avais confiance en mes confrères médecins, persuadé que les « transplanteurs » étaient des gens honorables. Au fil des ans j’ai commencé à regarder de plus près ce qu’ils faisaient, et il est devenu clair pour moi que la raison pour laquelle on nous parlait de mort cérébrale était en vue de justifier la transplantation d’organes. On avait essayé de faire des transplantations de cœurs prélevés sur des personnes mortes, mais cela ne marchait pas. Il fallait pouvoir disposer d’un cœur battant prélevé sur une personne vivante. La première opération était celle du Dr Christiaan Barnard en Afrique du Sud en 1967. La deuxième transplantation eut lieu peu après à Brooklyn, New York, où l’on a découpé le cœur battant d’un bébé âgé de trois jours pour le transplanter sur un bébé de 18 jours. Ces deux bébés étaient innocents ; je pense que les parents l’étaient probablement aussi, ils ont été conduits là où ils étaient par les médecins. A la fin de cette journée, les médecins avaient tué deux bébés. C’est le début de toute cette histoire.

C’est au cours de la première année suivant ces opérations qu’on a monté un comité à Harvard pour étudier la question, ce qui aboutit à la première série de critères de la mort cérébrale, suivie d’une trentaine d’autres en 10 ans, chacune moins rigoureuse que la précédente. Les critères de Harvard exigent l’absence de fonctionnement du cerveau pendant vingt-quatre heures. Ce délai a été ramené à douze heures, puis à six, et trois, et même à une heure. On n’arrête pas de raccourcir cette durée. Pour une certaine série de critères on retient que si on retire le ventilateur d’un patient il suffit de 30 à 60 secondes sans respiration pour le prononcer en mort cérébrale.

Voilà exactement la manière dont il ne faudrait pas pratiquer la médecine : normalement, on développe une meilleure précision et théoriquement les critères devraient devenir plus stricts.

Beaucoup pensent que la « mort cérébrale » suppose des tests sophistiqués, mais non, cela se réduit souvent à l’observation clinique faite sur le patient dans son lit. On peut faire des tests plus sophistiqués mais quiconque a été à l’hôpital sait que même une simple tomographie – une radiographie informatisée – ne peut être faite au bord du lit, pas plus qu’une IRM, impossible à pratiquer s’il y a du métal dans l’environnement. On ne fait donc pas de tests sophistiqués mais des observations cliniques et des tests relativement simples.

Les personnes dont la vie est en danger sont celles qui ont les organes les plus sains : celles qui ont entre 16 et 30 ans. Si une telle personne est blessée à la tête, on va immédiatement chercher à garder ses organes en forme alors que les soins devraient viser à la maintenir, elle, en bonne forme. Ce n’est plus la personne qui est soignée, mais les organes.

Par exemple, nous savons que si le cerveau est endommagé, s’il y a un œdème, il n’y a pas beaucoup de place sous le crâne : il faut donc donner des doses minimales de liquide pour empêcher l’œdème de s’aggraver. J’ai pu voir l’historique de traitements où le patient recevait des quantités massives de fluides dès le départ – pour maintenir en forme les reins et le foie – bien que cela aggrave la pathologie du cerveau.

Aux Etats-Unis, les apprentis conducteurs sont invités à devenir donneurs d’organes, c’est presque de l’intimidation. Aucune des personnes que l’on sollicite en ce sens ne reçoit l’information selon laquelle on ne transplante que des organes sains venant d’une personne qui a encore la circulation et la respiration. Elles pensent que les organes sont prélevés après la mort véritable et lorsqu’elles disent « oui », elles donnent leur accord sur une chose à propos de laquelle elles n’ont pas été pleinement informées. Impossible pour elles de faire une décision en pleine conscience, quelle que soit cette décision d’ailleurs. A mon avis il doit en aller à peu près ainsi dans le monde entier.

— Vous me faites penser à la culture aztèque : on y prenait des cœurs battants pour faire vivre le soleil, dans la nôtre, on prend des cœurs, des foies, pour faire vivre d’autres personnes.

— C’est tout à fait ça. Les choses sont similaires. Je crois que la majorité des gens, lorsqu’ils m’entendent, sont d’accord avec ce que je dis et l’acceptent volontiers, car c’est la vérité. Ceux qui font partie de l’industrie de la transplantation d’organes, et ceux qui ont dit à d’autres qu’ils peuvent bien donner leurs organes, sont plus réticents par rapport à ce que j’ai à dire mais cela se comprend, car s’ils reconnaissaient avoir tort, il leur faudrait reconnaître aussi avoir aidé quelqu’un d’autre à mourir. La population en général accepte volontiers, au contraire, parce que la vérité est tellement simple.

— Certes il relève du sens commun qu’il y a une différence entre un vivant et un cadavre et c’est bien ce qu’on dit aux gens. Mais on explique à propos du « mort cérébral » qu’il est en survie artificielle, et qu’il ne vivrait pas sans cela, et par conséquent qu’il vit d’une vie dont il ne devrait pas vivre. Ou pour le dire autrement, il devrait déjà être mort. Que répondez-vous à cela ?

— Il faut se référer à la notion de « ressusciter » [mot anglais pour « réanimer »]. Le mot « ressuscité », appliqué au Christ, renvoie à la résurrection qui intervient après la mort effective d’une personne. En anglais, on donnera l’ordre pour un patient de ne pas le « ressusciter » (de ne pas le réanimer) : le terme est incorrect. Nous médecins, nous ne soutenons pas la vie, mais l’activité vitale : le soutien de la vie vient du Créateur qui donne et qui maintient la vie : une fois que la vie a disparu, nous médecins ne pouvons rien faire. Ce qui est en notre pouvoir, c’est de préserver et de protéger.

Pour ces patients qui sont reliés à un ventilateur, il faut savoir qu’il s’agit d’un appareil qui pousse l’air dans les poumons, mais il ne pousse pas l’air vers l’extérieur, chose que seul fait le corps vivant. Si on relie un cadavre à un ventilateur, on peut pousser l’air à l’intérieur mais il n’en sort pas. Si le ventilateur fonctionne, c’est bien parce qu’il y a un cœur qui bat et la circulation qui va vers les poumons et vers le reste du corps. Si cela fonctionne, c’est parce que le tissu muqueux très sophistiqué du fond des poumons permet de capter l’oxygène dans l’air et d’expulser le dioxyde de carbone. Cela ne peut pas se produire dans un cadavre.

— Les organes comme le cœur, les poumons, le foie peuvent-ils fonctionner en l’absence de tout fonctionnement cérébral ?

— Oui, ils le peuvent.

— Les critères de la mort cérébrale, si je peux essayer de résumer, disent : pas de fonctionnement cérébral, pas de conscience, pas de vie. N’est-ce pas un point de vue très dangereux ?

— Oui, c’est terriblement dangereux. Quand je reçois mes petits-enfants à la maison, nous prions avec eux avant qu’ils n’aillent dormir, et nous remercions Dieu lorsqu’ils s’éveillent. Je leur explique que lorsque nous dormons, ce n’est pas moi qui prends soin d’eux, pas plus que de moi-même. Qui prend soin de nous alors ? Lorsque nous dormons, ce n’est pas la même chose que de ne pas être conscient, mais dormir et être inconscient, c’est différent d’être mort. La mort, c’est la séparation de l’âme et du corps, la séparation du principe de vie et du corps : Jean-Paul II l’a définie comme la dissolution de la totalité de la personnalité psychophysique d’un homme : il faut la disparition de toute la conscience, et de tout le physique. Si l’on parle de réanimation – et dans cette affaire tout repose sur l’utilisation des mots – on semble dire que l’âme est partie, et qu’elle est revenue, ou qu’il y a une autre âme. L’Eglise catholique enseigne clairement que l’âme est là – on sait qu’elle est là – dès la conception. La vie sur cette terre est un processus continu, depuis la conception jusqu’à la mort véritable. La vie est le fait substantiel de l’unité de l’âme et du corps ; la mort est leur séparation. Par rapport à la personne, nous connaissons la réalité de la vie comme de la mort à travers le corps. Ce que nous avons recommandé et publié dans une revue juridique, c’est que la mort ne doit pas être déclarée à moins qu’il n’y ait destruction des systèmes circulatoire et respiratoire ainsi que de la totalité du cerveau, destruction à constater au moyen de critères universellement acceptés. Nous ne devrions pas déclarer morte une personne dont le cœur bat et qui a une pression artérielle, et qui respire, même si la respiration est soutenue par un ventilateur.

— La plupart des gens auraient un mouvement de recul s’ils savaient que l’on récupère des organes sur des « corps » chauds et roses.

— La plupart des gens n’auraient pas seulement un mouvement de recul, la plupart ne le feraient pas. La plupart ne donneraient pas leur accord pour être découpés ou pour qu’on découpe un fils chéri pour récupérer son cœur battant. Ils ne feraient rien pour hâter sa mort.

— Pouvez-vous nous rappeler le critère de la récupération d’organes donné par Benoît XVI ?

— Son enseignement moral sur ce point est assez clair. Il dit que des organes vitaux individuels ne peuvent être extraits sinon « ex cadavere ». Il a dit cela en latin. Comment un corps vivant devient-il un cadavre ? Il faut qu’il passe par la mort véritable. La mort cérébrale, quelle que soit cette réalité, n’est pas la mort véritable.
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11 mars, 2012

« Mort cérébrale » et don d’organes : « l’une des racines de la culture de mort »

Une interview du Dr Paul Byrne

L'interview ci-dessous, ainsi qu'une deuxième de taille équivalente, ont été publiées dans Présent datés de mardi et de samedi de la semaine dernière. Le sujet est rarement traité dans les médias francophones, voilà pourquoi je choisis de les mettre en ligne en plusieurs épisodes que je vous invite à suivre avec attention, car c'est un sujet primordial dans le domaine de la culture de mort. Non par le nombre de personnes dont les organes vitaux sont prélevées en France chaque année, qui reste modeste, mais en raison du principe qu'au nom d'une bonne conscience apparemment universelle, il est possible de porter atteinte à la vie de l'un pour rendre possible la vie de l'autre.

Voici donc la 1e partie.

De retour de Rome où il venait d’assister à l’assemblée annuelle de l’Académie pontificale pour la Vie, Paul Byrne, spécialisé en néonatalogie, est passé par Paris pour y faire connaître une réalité qu’il s’est donné pour tâche de répandre aussi largement que possible face à une industrie brassant des millions de dollars et d’euros : celle de la transplantation d’organes.

Son expérience personnelle avec un bébé déclaré en « mort cérébrale », et qui a si bien vécu qu’il est aujourd’hui le père de trois enfants, a poussé le médecin et enseignant dans des écoles de médecine de l’Ohio, sur le chemin d’une enquête qui l’a amené jusqu’à un constat choc : pour transplanter avec succès un organe vital, il faut qu’il soit oxygéné et alimenté en sang. Et que donc, il ne soit pas prélevé sur un cadavre.

C’est une redéfinition de la « mort » qui a permis le tour de passe-passe.

Le Dr Paul Byrne, médecin spécialisé mais aussi catholique convaincu – ce père de douze enfants fut longtemps le président de l’Association des médecins catholiques des Etats-Unis – ne cache pas ses convictions pro-vie. Il a longtemps conseillé le législateur de l’Ohio sur les questions relatives au respect de la vie et a participé à de nombreux débats et présentations dans le monde entier.

Il a également préfacé le livre Finis vitae (actuellement disponible en anglais et en italien) publié à l’initiative de Roberto de Mattei après que les nombreuses communications hostiles aux critères de la mort cérébrale lors d’une réunion de l’Académie pontificale des sciences eurent été – semble-t-il après un ordre venu d’une personnalité du Vatican – purement et simplement éliminées des Actes du congrès. Livre passionnant, qui rassemble les points de vue de médecins, neurologues, de philosophes et de moralistes.

Un long entretien avec Paul Byrne m’a fait découvrir un homme fort dans la foi et sûr de ce qu’il avance. Cela va à l’encontre de beaucoup d’idées qui passent aujourd’hui pour reçues. Je vous propose de vous faire découvrir son point de vue en deux épisodes. Avec toujours en tête les images qu’il a présentées lors d’une conférence à Paris mercredi soir : tirées d’un manuel informatique de médecine, elles montraient la découpe du corps d’un jeune homme, à l’aspect frais et rose. Les tissus étaient humides et élastiques. On lui ouvrait le tronc depuis le cou jusqu’au pubis, pour découvrir et récupérer son cœur battant. Energiquement battant.

Voilà une affaire qui mérite réflexion, qui doit être connue, dans ses origines et dans ses implications…
 
— Vous êtes venu en France avec l’espoir de présenter une vérité qui dérange à propos du don d’organes. J’aimerais que vous me parliez un peu de vous, pourquoi cette question vous intéresse, et comment vous en êtes venu à adopter une position qui est si radicalement différente de la position dominante.

— Je suis spécialiste en néonatalogie, et je suis même un pionnier en ce domaine. Je ne suis pas le premier, mais j’ai joué un rôle dans l’invention d’un moyen de prendre la tension artérielle des prématurés, celle d’un monitoring d’incubateur – ce qui m’a valu d’avoir ma photo dans l’Encyclopaedia Americana dans son édition annuelle de 1967 : je suis donc un médecin tenace et je l’ai toujours été.
C’est dans ce contexte que j’ai eu en 1975 à soigner un nouveau-né qui avait des ondes cérébrales plates – une ligne droite. Cela a été interprété comme correspondant à la mort cérébrale.

L’électroencéphalogramme plat était considéré comme équivalent à la mort cérébrale. On suggéra que je cesse de le soigner, ce que j’ai refusé. J’ai continué de le soigner, et avec le temps le petit Joseph devait aller à l’école, obtenir d’excellentes notes, faire de la course à pied, jouer au baseball, se marier et avoir trois enfants.

C’est à cause de lui que j’ai commencé à étudier le sujet de la mort cérébrale. Très vite, j’ai cherché à trouver la preuve que la mort cérébrale était un critère au moins aussi correct que celui précédemment à la disposition des médecins pour faire des constats de décès. Nous attendions alors qu’il y ait arrêt total de la circulation, pas de respiration, pas de pouls, pas de réaction, pas de réflexes.

Voici que surgit une nouvelle façon de constater la mort, dont on disait que c’était la définition du coma irréversible. Mais celui qui est dans le coma est vivant, et non mort, quelle que soit la manière dont on tourne les choses. L’idée de la mort cérébrale est apparue dans un rapport du comité ad hoc de Harvard de 1968 ; il s’intitulait : Une définition du coma irréversible. J’ai donc examiné ce qu’il présentait : il n’y avait aucune étude sur les chiens, ou les chats, ou les rats, il n’y avait aucune donnée sur des patients, il a été tout simplement publié. Sans apporter la moindre preuve, le comité a déclaré qu’il s’agissait d’une nouvelle façon de faire.

J’ai donc attendu l’article suivant. Celui-ci comportait l’étude de neuf patients seulement, dont deux avaient encore des ondes cérébrales : ils en ont conclu qu’il ne serait plus nécessaire de mesurer les ondes cérébrales pour établir un constat de décès. C’est ce qu’on a appelé les critères du Minnesota.
Pour mettre cela en perspective, les critères britanniques n’exigent pas non plus l’enregistrement des ondes cérébrales. A telle enseigne que la BBC a produit en 1981 un documentaire intitulé : « Les donneurs sont-ils vraiment morts ? » (Are the Donors really Dead ?), parce qu’il arrive que des personnes avec des électroencéphalogrammes plats se rétablissent. Et pourquoi se rétablissent-elles ? Parce qu’elles ne sont pas véritablement mortes. Le documentaire a été diffusé en Grande-Bretagne mais pour autant que je sache on n’en a pas autorisé la diffusion dans d’autres pays du monde.

Les choses ont continué ainsi pendant un certain temps. L’étude la plus importante dans la littérature scientifique atteste que 10 % des personnes en « mort cérébrale » n’avaient pas de pathologie cérébrale au moment de leur mort. Cette étude-là portait sur quelque 500 patients, dont 44 ne sont même pas morts.
Il ne s’agit pas là de science médicale sérieuse. J’utilise les termes « science médicale » parce que celle-ci n’est pas du même type que la biochimie ou la biologie ou la physique, qui tendent à chercher et à découvrir ce que Dieu a déjà fait. La science médicale s’occupe de patients : chaque patient est unique et irremplaçable, et c’est une autre sorte de science.

Certes, il y a bien de la science dans la médecine – mais il n’y avait pas de science à l’origine du concept de « mort cérébrale ». Depuis le rapport de Harvard, en 1968, jusqu’en 1978, on a publié trente séries de critères différents dans les revues scientifiques, et chaque série de critères était moins stricte que la précédente. Il y en a eu bien d’autres depuis.

Pour en venir à l’époque actuelle, un rapport dans le journal Neurology atteste qu’il n’y a pas de consensus parmi les médecins sur la série de critères à utiliser. Un rapport encore plus récent affirme que cela ne se fonde pas sur la pratique clinique. « Evidence-based » – fondé sur la pratique clinique – ce sont les mots modernes pour dire qu’il existe au moins une forme de preuve que tel diagnostic est exact ou que tel traitement est adapté. Il n’y a donc aucun fondement tiré de la pratique clinique à propos de la mort cérébrale. Aujourd’hui de nombreux articles scientifiques montrent que de nombreux auteurs de nombreux pays affirment que la mort cérébrale n’est pas la mort véritable.

Je ne suis pas en accord avec un grand nombre d’entre eux, car ils sont nombreux à dire que cela ne change rien : ils veulent quand même prendre les organes, et sont prêts à les prendre dans ces conditions.
L’une des principales racines de la culture de mort moderne est la transplantation d’organes, parce qu’à chaque fois qu’un organe est transplanté, il doit s’agir d’un organe sain. Où trouver des organes sains sinon chez des personnes vivantes ? Lorsqu’on excise un organe vital chez une personne vivante, celle-ci devient morte, ou alors plus faible, immanquablement. Le prélèvement cause la mort ou une mutilation handicapante du corps. Il faut donc poser la question : peut-on transplanter n’importe quel organe ? 

Précisons en passant qu’un organe est différent des tissus qui peuvent être obtenus en vue de la transplantation après l’arrêt de la circulation. La cornée, par exemple, est spéciale parce qu’elle n’a pas d’apport sanguin, elle tire l’oxygène qui lui est nécessaire de l’environnement, à travers les larmes. Si elle avait un apport sanguin, il nous faudrait voir à travers des vaisseaux sanguins : Dieu l’a faite sans apport sanguin de telle sorte que la cornée, spécialement si le corps est réfrigéré, peut être transplantée plusieurs heures après l’arrêt de la circulation. On peut prendre des os, des ligaments, les valves du cœur qui n’ont pas besoin de circulation puisqu’il s’agit d’un tissu assez stable. Mais pour ce qui est des organes, aucun ne peut être transplanté lorsque la circulation s’arrête, et si on ne les soumet pas à un traitement avant l’arrêt de la circulation.


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09 mars, 2012

Benoît XVI redit le sens du mariage et de la chasteté

Une fois n'est pas coutume, je reproduis ci-dessous une information déjà parue sur l'internet francophone : des extraits du discours de Benoît XVI aujourd'hui à un groupe de prélats de la Conférence épiscopale des Etats-Unis qu'il a invités à défendre toujours plus et mieux l'enseignement de l'Eglise sur le mariage et la chasteté. Ce texte d'une force voulue ne pouvait être absent de ce blog. J'y ai apporté quelques nécessaires rectifications de traduction.

Cité du Vatican, 9 mars (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin un groupe de prélats de la Conférence épiscopale des Etats-Unis d'Amérique, concluant leur visite Ad Limina, auxquels il a parlé de la crise du mariage et de la famille, « et plus généralement de la vision chrétienne de la sexualité humaine ». 
« Il est de plus en plus évident que le mépris de l'indissolubilité de l'alliance matrimoniale et le refus diffus d'une éthique sexuelle fondée sur la chasteté ont créé de graves problèmes sociaux, ainsi qu'immense coût humain et économique... On doit citer à ce propos les puissants courants socio-politiques qui poussent à modifier la définition légale du mariage. Les efforts de l'Eglise pour résister à cette pression comprennent une défense raisonnée du mariage comme institution naturelle consistant en la communion de personnes enracinée dans la complémentarité des sexes et orientée à la procréation.  La différence des sexes ne peut être considérée comme secondaire dans la définition du mariage, et la défense de cette institution de dimension sociale relève en dernière instance de la justice. Il s'agit de sauvegarder le bien de la communauté toute entière, les droits des parents comme des enfants. » 
Rappelant que les évêques lui ont fait part de leur difficulté croissante à communiquer l'enseignement de l'Eglise sur le mariage comme sur la famille, le Saint-Père déplore la diminution du nombre de jeunes qui recourent à ce sacrement. 
« Nous devons reconnaître la déficience de la catéchèse de ces dernières décades, qui n'est pas toujours parvenue à communiquer le riche patrimoine de la doctrine catholique en matière de mariage, institution naturelle élevée par le Christ au rang de sacrement, ni la vocation des époux chrétiens au sein de l'Eglise comme de la société, ni ce qu'est la chasteté conjugale ».
« La préparation au mariage doit être revue pour insister sur l'aspect catéchétique dans l'exposé des responsabilités, sociales et ecclésiales, du mariage chrétiens. On ne saurait oublier le grave problème pastoral que représente la pratique diffuse de la cohabitation, comme si on oubliait qu'il s'agit d'un péché grave, sans parler de ses effets négatifs sur la stabilité sociale. » 
Puis Benoît XVI a encouragé ses hôtes a fixer des normes pastorales et liturgiques claires « pour une digne célébration du mariage, qui doit manifester objectivement la morale chrétienne tout en étant sensibles aux préoccupations des jeunes couples... Ce grand effort pastoral a besoin que la communauté chrétienne retrouve et apprécie la vertu de la chasteté... Il ne s'agit pas simplement de présenter des arguments hors de tout référence à une vision globale, cohérente et stimulante de la sexualité. La richesse de cette vision est plus solide et plus attractive que les idéologies permissives qui constituent chez les jeunes la force la plus destructrice de la catéchèse... Comme le dit le catéchisme, la chasteté, qui implique d'apprendre à se dominer, est une pédagogie de la liberté. Dans une société qui comprend de plus en plus mal, voir à ridiculiser, la dimension et l'essence de la doctrine chrétienne, les jeunes ont besoin d'être certains qu'on ne perd rien à faire rentrer le Christ dans sa vie. Absolument rien de ce qui rend l'existence grande, belle et libre ». 
Puis il a évoqué le bien des enfants, « qui ont le droit à grandir dans une saine compréhension de la sexualité et de sa juste place dans les relations inter-personnelles. Les enfants étant l'avenir de la société, nous avons envers eux un devoir d'enseignement, de défense et de promotion des vertus morales qui sont la clef de la réalisation de la personne. J'espère donc que, malgré le malaise causé par des événements des dernières années, l'Eglise des Etats-Unis poursuive sa mission historique d'enseignement. En éduquant la jeunesse elle consolide la saine vie familiale, garantie de la solidarité entre les générations et de la santé de tout le corps social. »
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Refus de communion à une lesbienne militante : une affaire américaine

Le P. Marcel Guarnizo
Le P. Marcel Guarnizo, curé de la paroisse de St John Neumann à Gaithersburg, Maryland, est au cœur d'une campagne de dénigrement médiatique aux Etats-Unis pour avoir refusé discrètement, le 26 février dernier, la communion à une jeune femme lors de l'enterrement de la mère de celle-ci. Il a même reçu un blâme de son diocèse et la jeune femme a eu droit à des excuses officielles de la part de Mgr Barry Knestout, évêque auxiliaire. L'idée était qu'au moment de distribuer la communion, le prêtre ne doit pas ostensiblement attirer l'attention dans pareille situation, d'autant qu'il ne peut connaître l'état d'esprit de la personne qui se présente devant lui, qui a pu se confesser et renoncer à une situation l'empêchant de recevoir la sainte Eucharistie.

Donc, ce fut une fois de plus l'occasion de dénoncer l'étroitesse d'esprit d'un curé de paroisse et de braquer les projecteurs de la presse sur une Eglise coupable, point de vue accentué par la réponse du diocèse dont dépend le P. Guarnizo. Désormais, les médias réclament sa tête.

Mais que s'est-il réellement passé? Une fois de plus, la réponse exacte et sérieuse nous provient de LifeSiteNews, source indépendante au professionnalisme impeccable. C'est elle qui a révélé que Barbara Johnson, la fille de la défunte, jouait un jeu de provocation auquel elle a cherché à donner le maximum de retentissement.

Citant une source proche de l'affaire, LifeSite souligne qu'avant la cérémonie, Barbara avait salué le curé en lui présentant sa concubine. Par ailleurs elle ne fait pas mystère de son adhésion à la religion bouddhiste…

La cérémonie se déroule donc et avant de distribuer la communion, le P. Guarzini ne manque pas de rappeler les conditions pour la recevoir. Lorsque Barbara Johnson s'approche de la sainte table, l'abbé recouvre discrètement le ciboire et chuchote : « Je ne peux pas vous donner la communion parce que vous vivez avec une femme, et aux yeux de l'Eglise, c'est un péché. »

Barbara tient son « incident ». Elle se précipite vers une des portes de l'église où la retient sa partenaire, avant d'aller vers un « ministre extraordinaire » de la communion (un laïque…) qui lui donne l'hostie. Dès la fin de la messe de funérailles, Barbara va « communiquer » sur l'homophobie, son statut de victime, le scandale provoqué par le prêtre…

Mais le militantisme homosexuel de Barbara Johnson a peu à peu émergé. LifeSite renvoie vers plusieurs articles écrits par la jeune femme où elle présente les difficultés du « coming out » lesbien dans le monde de l'enseignement et se présente comme une « agitatrice-née »… Professeur d'art, elle s'était fait engager dans une école catholique en revendiquant son homosexualité et sa foi bouddhiste, et décrit son expérience au sein de l'enseignement catholique comme relevant de la « guerre culturelle » menée précisément là où l'on prêche la discrimination et les préjugés à l'encontre des « LGBT ». « Ironie du sort, le groupe qui présente le plus fréquemment les LGBT comme une menace est le même que celui responsable de quasiment tous les viols, agressions, meurtres, vols, abus d'enfants, violence conjugale, et la guerre ».

Il ne fait guère de doute que la démarche de Barbara Johnson visait précisément à faire réagir le prêtre, et à créer une agitation proprement révolutionnaire.


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07 mars, 2012

“Betty-Coton”. Ou la différence entre IVG et esclavage…

Un instituteur de l’école Marcel-Cachin de Morsang-sur-Orge vient de recevoir un « blâme » de l’inspection académique, et pourrait encourir une sanction plus grave mais non sans avoir pu s’expliquer, après avoir lu à des élèves de CM1-CM2 le livre Betty-Coton sur l’esclavage en Amérique.
« Certains » parents de ces petits élèves de 9 à 11 ans ont été horrifiés d’apprendre que Pascal Noury, professeur des écoles, avait lu en classe la scène pornographique et barbare où la jeune Badi, adolescente africaine, est contrainte à des attouchements sexuels par son salaud de petit maître blanc, avant d’être violée, puis mutilée à l’aide d’un coupe-papier.

L’inspection a pris des mesures immédiates. On a demandé à l’instituteur de cesser la lecture du livre, Luc Chatel a dit « partager l’émotion, le choc et l’indignation de certaines familles », Nicolas Sarkozy a demandé comment il avait pu avoir une « idée aussi folle » : « Il doit vraiment se poser la question de sa vocation. »

Ben oui, le livre en question, dans cette première version publiée en 2005 chez Actes-Sud Junior, n’était pas destiné aux enfants des écoles. L’éditeur le recommandait « dès 12 ans »… Réédité l'an dernier par Belin en version expurgée de sa scènes la plus traumatisante, celle de la mutilation.

Si une pétition en ligne a recueilli plusieurs centaines de signatures, on notera que le président du « collectif de parents en colère indignés », Sébastien Narne, a pris soin de préciser : « On ne remet pas en cause l’instituteur, on ne cherche pas à faire une chasse aux sorcières, mais à faire en sorte d’éviter de telles dérives. »

Marjolaine Rauze, maire de Morsang, a déclaré que le choix du professeur « n’était pas en soi contestable » même si un chapitre « n’était pas approprié (sic) à des enfants de cet âge ». Son communiqué appelle chacun à retrouver « les voies du dialogue et du respect mutuel ».

Il y a un an Philippe Isnard, professeur d’histoire en Seconde à Manosque, a été viré illico de son lycée pour avoir projeté un film sur l’avortement dans le cadre d’un débat qu’il devait organiser sur les sujets de société. Un lynchage médiatique de grande envergure accompagnait les condamnations sans appel prononcées d'emblée par la hiérarchie. Il n'y a eu aucun appel au dialogue. Isnard était coupable, point barre. Il a ensuite été viré de l’Education nationale, sans indemnités et sans chômage. Fait étonnant qui, hélas, ne nous étonne pas…

L'instituteur, maire DVG de Morsang-sur-Orge

Autre fait curieux dans cette histoire : un tout premier article publié par Le Parisien, repris par plusieurs blogs, indique que Pascal Noury, l'instituteur de Morsang, n'était autre que le maire de Morangis. Exclu du PS lors des dernières sénatoriales pour des histoires de désignation de candidats… Constatant le silence radio de l'ensemble de la presse sur ce fait par la suite, j'ai d'abord cru à une homonymie.

Je décroche donc mon téléphone et tombe sur une première employée du cabinet du maire qui affirme ne rien pouvoir dire sur le métier personnel du maire. Je dois rappeler vers 10 h 30. Bien trop tard pour mon heure de bouclage… J'explique cela, la jeune femme part se renseigner – je devine un conciliabule – et me conseille de rappeler plutôt vers 9 h 30. Je m'exécute. La dame qui me répond alors parle avec autorité. Quelques mots lapidaires : elle invoque son devoir de réserve à l'égard du maire. Je manifeste ma surprise : le métier dur maire est-il un secret ? Quel est mon journal ? « Présent », dis-je, précisant que je ne veux pas impliquer le maire de Montargis dans mon article s'il y a erreur sur la personne. « Je ne peux rien vous dire », répond mon interlocutrice. « Mais alors, je peux en déduire que c'est bien lui ! », dis-je. Et je reformule ma question : n'y a-t-il aucun démenti ?  Sur mon insistance, elle m’a confirmé qu’elle refusait de démentir l’information…

Ce qui ne laisse guère de place au doute.

Le silence de toute la presse convenable à ce sujet est proprement ahurisssant. Le Figaro (sous la plume souvent excellente de Natacha Polony) raconte l'affaire sans ce détail. Aucun des plus de 200 commentaires suscités par l'article ne mentionne l'identité et la fonction de Pascal Noury (surtout pas le mien, très neutre pourtant, qui n'a pas passé la barre de l'équipe de modération…).

Est-ce important ? Mais oui. Un instituteur plus ou moins anonyme peut encore passer pour un rêveur inconscient, un ahuri de service, un soixante-huitard ou assimilé à la barbe à la barbe fleurie, au cerveau embrumé par le droitdel'hommisme et l'idée que l'on peut et doit tout raconter aux enfants pour leur faire prendre conscience des péchés de l'homme blanc. Et puis, l'innocence, c'est quoi ?

Mais un élu du peuple ? Le maire d'une commune de quelque 12.000 habitants ? Costume-cravate, père de famille, grand-père ?

Au fait, à Morsang-sur-Orge, il y a une école maternelle « Maximilien-de-Robespierre ». Comme quoi un malheur ne vient jamais seul…



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06 mars, 2012

Encore un bébé avorté par erreur : la folie espagnole

Gemma, la maman mécontente
Source photo : Infocatolica.
Un couple de la ville andalouse de Cadix réclame 214.000 euros de dommages et intérêts après avoir, selon ses dires, subi une erreur dans l'avortement « thérapeutique » d'un de ses deux jumeaux. L'histoire est un vrai concentré de culture de mort.

Gemma F.M. ressent de la « rage », a-t-elle confié à la presse espagnole qui reprend largement cette erreur médicale (même si la clinique accusée, celle de El Sur-Atocha de Séville, qui annonce n'avoir pas eu à ce jour de réclamation de la part des parents). Gemma, 36 ans, en était à sa 20e semaine de grossesse, et elle attendait des jumeaux, fruit d'une 8e tentative de fécondation in vitro (les 7 précédentes avaient avorté – au sens littéral du terme). Mais patatras, l'échographie de surveillance allait révéler que l'un des deux bébés avait une malformation cardiaque grave.

C'est pour lui éviter de naître avec une « mauvaise qualité de vie » et pour donner davantage de chances à l'autre que Gemma et son mari se sont mis d'accord, « avec beaucoup de peine et de douleur » pour demander un avortement « médical » visant à supprimer le fœtus non conforme, et se sont rendus pour cela à la clinique d'avortements El Sur, le 22 décembre dernier. Une clinique reconnue par les services de santé d'Andalousie (SAS) et qui se vante de ne pratiquer que des interventions parfaitement légales dans un environnement de qualité et d'écoute…

Dans la salle d'opération, s'apprêtant à planter une longue et fine aiguille creuse dans le ventre du bébé malade pour pratiquer une « fœtolise » – le mettre à mort – le médecin, raconte Gemma, a demandé duquel des deux enfants il s'agissait : celui de gauche ou de droite ? « C'est vous le médecin, pas moi », a-t-elle répondu. Sur quoi il a fait faire une échographie. Un peu affolés, Gemma et son mari lui redemanderont par cinq fois s'il est sûr de son coup.

Mais deux jours plus tard, en consultation de maternité de retour à Cadix, une nouvelle échographie allait révéler qu'on avait « piqué le fœtus sain ». Gemma a beaucoup pleuré, elle raconte qu'elle voulait mourir — et elle a subi une nouvelle intervention pour faire avorter, pour le coup, le bébé malade.

Elle a déjà fait savoir que si elle obtient l'indemnisation réclamée, elle s'en servira pour financer de nouveau les « coûteux traitements » auquel elle entend se soumettre pour « devenir mère une nouvelle fois ».


Un cas similaire s'est produit en Australie fin novembre…


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“L’ombre d’un doute”, ce mercredi à 23 h sur France 3. Vendée : la fin du tabou ?

Une émission à ne pas manquer !

Robespierre
Inouï, exceptionnel, étonnant… Ce mercredi soir à 23 heures, une chaîne de télévision publique ose, pour la première fois, évoquer avec clarté et documents à l’appui « l’extermination organisée » des Vendéens par la Révolution française. Les mots sont nets : Franck Ferrand, qui présente et conduit l’émission, parle d’emblée du « tabou » qui pèse sur le souvenir de la Vendée. Les images sont irréfutables : une riche série d’illustrations s’ouvre par un reportage sur la découverte des charniers du Mans en mars 2009, montrant l’horreur de l’acharnement exterminateur qui s’y est abattu sur des hommes, des femmes, des vieillards, des enfants. « L’armée catholique et royale » était déjà défaite. Ce sont des hommes à terre qui ont reçu jusqu’à 9 ou 10 coups de sabres, des civils sans défense, affaiblis par la Virée de Galerne, qui ont été massacrés méthodiquement.

Reynald Secher, dans son tout récent ouvrage Vendée, du génocide au mémoricide, a montré que ce carnage, et bien d’autres opérations systématiques d’anéantissement de la Vendée, ont été décidés, organisés, surveillés, par le Comité de Salut Public. Robespierre, mais aussi Barère, Billaut-Varenne, Carnot (qui repose au Panthéon)… ont multiplié les ordres et suivi leur exécution, comme en attestent des lettres découvertes par l’historien aux Archives nationales, lettres jamais exploitées auparavant, lettres et « petits bouts de papier » qui accusent ceux qui les ont signés.

De cela, il est nettement question dans « L’ombre d’un doute : Robespierre, bourreau de la Vendée », et Reynald Secher y a la parole. On y dit même la persécution qu’il a subie, son exclusion de l’Université pour avoir ouvert le dossier du génocide, il y a vingt ans.

La lecture à l’écran de quelques-uns de ces documents explosifs – très peu, mais assez pour que la vérité éclate – rend possible un renversement total du discours officiel sur la Vendée. Ceux qui réfléchissent devront se poser des questions. Bavure, crime de guerre, excès de zèle de généraux sanguinaires agissant de leur propre chef contre des bandes armées qui, après tout, menaçaient la République : c’est ainsi que l’histoire officielle présente – quand elle le fait – le martyre de la Vendée. En évoquant son histoire autrement dans une émission de télévision sur une chaîne publique de grande écoute (même si l’horaire ne l’est pas), cette histoire niée, occultée, officiellement confinée au réseau confidentiel d’hurluberlus intouchables, Franck Ferrand, qui avait déjà reçu Reynald Secher lors d’une remarquable émission sur Europe 1, a rendu le sujet accessible au grand public.

Et défilent les images, l’horreur des noyades de Carrier, le massacre des Lucs-sur-Boulogne, la folie destructrice très contrôlée des Colonnes infernales, les mensonges de la Révolution. Ainsi la grâce de Bonchamps, qui à la veille de mourir fit libérer 5 000 prisonniers bleus, fait que la Révolution occulta et travestit aussitôt, tout à sa volonté déjà d’en finir avec la « race impure » qui empêchait l’émergence de « l’homme nouveau ».

Le film réalisé par Richard Vargas témoigne d’un sérieux inusité. On a filmé sur place, on a donné la parole à Dominique Lambert de la Douasnerie, président de l’association « Vendée-Militaire », à Noël Stassinet, du « Souvenir Chouan ».

Le documentaire de France 3 marquera une date : celle où un coin s’enfonce dans le discours obligatoire sur la Révolution française. Un coin seulement : il y a de nombreuses erreurs, des présentations trompeuses (l’affaire du Mans présentée comme une « bataille » qui n’eut jamais lieu, ce fut au contraire l’anéantissement d’un groupe en déroute…), des oublis volontaires, et la parole est longuement donnée à un admirateur de Robespierre, l’universitaire Jean-Martin Clément, qui rêve d’un musée à Arras à la gloire de l’exterminateur…

Mais il y a aussi Stéphane Courtois qui ne mâche pas ses mots et fait le parallèle avec l’horreur nazie et le génocide de Pol Pot : il constate l’existence d’un « crime contre l’humanité » qu’on ne peut qualifier que de génocide…

En faisant sortir le débat de la marge où l’histoire officielle le maintenait, on devine à travers de nombreux commentaires et surtout lors du débat final, monument à la pensée unique, une sorte de nervosité. Les documents existent, leurs fac-similés sont à la disposition du public, de moins en moins confidentiel, dans le livre de Reynald Secher édité au Cerf ; l’urgence semble être maintenant de montrer que, quelque part, les Vendéens en guerre contre la destruction de leurs libertés et les atteintes à leur foi, l’avaient bien cherché. De reconnaître les massacres, mais de nier le génocide. De condamner les excès, mais pour mieux dire que la Révolution n’est pas un bloc. De déplorer les 170 000 morts, mais en insistant sur la menace extérieure qui pesait sur la France de 1793 assaillie de toutes parts : la Turquie ne tient pas un autre langage sur le génocide arménien.

Tout cela s’achève sur une querelle sémantique surréaliste : on récuse le terme de génocide pour se demander si finalement, il ne vaudrait pas mieux s’en tenir au « populicide » pour mettre tout le monde d’accord. C’est tellement moins grave, n’est-ce pas ?

• Reynald Secher, Vendée, du génocide au mémoricide, éditions du Cerf.
• Le jeudi 8 mars à 20 h Reynald Secher donnera une conférence sur ses découvertes récentes, à la Maison du Diocèse à Vannes (Morbihan), 33 rue Mgr Tréhiou.

Cet article a paru dans Présent daté du mercredi 7 mars 2012.



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05 mars, 2012

L'ambassade des Pays-Bas au secours des activistes “LGBT” du Surinam

L'info date un peu mais elle est caractéristique de l'action « capillaire » de certains pays d'Europe dans les nations moins avancées du point de vue des lesbiennes-bi-gay-trans (LGBT). Elle vient d'être publiée dans la revue interne des diplomates néerlandais, BZ-Info.

C'est une sorte de « cocorico » néerlandais (en hollandais on dit kukelekuu…) pour dire que l'ambassade des Pays-Bas dans cette ancienne colonie a participé à l'organisation et au soutien de la première « Gay Parade » de Paramaribo le 11 octobre dernier, dans le cadre du Pink Embassy Programma mis sur pied en étroite collaboration avec l'association de défense des droits homosexuels néerlandaise, COC.

Ma traduction :

« L'acceptation de l'homosexualité est l'un des éléments de pointe du programme des droits de l'homme de l'ambassade. Au moyen de Pink Embassy l'ambassade veut rendre la diversité sexuelle au Surinam visible  et présente dans le débat public. Avec COC, l'ambassade a évalué la situation des LGBT du Surinam. Au cours d'un atelier de deux jours on a discuté des résultats de l'enquête. Les six organisations participantes ont rassemblé leurs forces et ont créé, au mois d'août, la plateforme LGBT du Surinam. Grâce au soutien financier du fonds des droits de l'homme de l'ambassade, les activistes ont reçu une formation et peuvent mettre en œuvre des projets à petite échelle, qui visent l'émancipation des homos. 
« Alors que la discussion autour des droits homos est certainement présente dans la politique du Surinam, les changements vraiment radicaux se font encore attendre. Mais cela n'empêche pas l'ambassade de constater une tendance positive. “Nous sommes fiers de ce que nous avons réussi ensemble”, raconte Floris van Eijk, secrétaire de l'ambassade. “La parade est sponsorisée aussi bien par des entreprises locales que par des entreprises néerlandaise. Génial que des entrepreneurs surinamois osent s'associer ouvertement avec l'émancipation-homo ! Un monde de différence avec la réalité d'il y a dix ans. Les droits des minorités sexuelles ne sont pas encore parfaits ici, mais on a fait un pas dans la bonne direction. Le Surinam est en tout cas un modèle pour bien d'autres régions des Caraïbes.” »
De photos de l'événement ici, dont celle-ci :


Question : quand on travaille à l'ambassade, et qu'on n'est pas d'accord, on fait quoi ?


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03 mars, 2012

Un médecin américain propose l'euthanasie par omission de principe sur les malades en état végétatif

Les publications bioéthiques se suivent et se ressemblent. Après les réflexions sur les liens entre l'infanticide et l'avortement légal de Francesca Minerva et Alberto Giubilini (qui leur ont valu d'imbéciles menaces de mort, d'autant plus imbéciles qu'ils mettent en évidence la continuité entre les deux), c'est au tour d'un médecin américain de prôner le parti pris de l'euthanasie par omission. Et une fois de plus, c'est une information BioEdge.

Le Dr Catherine Constable, de la faculté de médecine de l'Université de New York, vient de publier un article dans le journal Bioethics pour suggérer d'inverser la présomption actuellement en cours par rapport aux personnes en « état végétatif persistant ». Aujourd'hui, on les soigne, on les nourrit et on les hydrate si une volonté contraire ne s'exprime pas de la part des proches du patient. Il faut au contraire présumer que ces patients ne souhaitent pas être nourries et hydratées et prendre donc par principe la décision de cesser l'administration d'aliments et d'eau et de les « laisser mourir ».

Catherine Constable estime que l'alimentation et l'hydratation ne sont pas dans l'intérêt du patient ni dans celui de la société, en raison de leur coût, mais elle se place principalement du point de vue du malade puisque celui-ci, supposé n'avoir aucune conscience de ce qu'il vit, se moque selon elle de savoir s'il meurt ou s'il vit.

« En l'absence d'un souhait contraire et connu du patient ou de sa famille, la décision de préserver la vie d'un patient en état d'insconcience basée sur le respect de la vie elle-même n'est pas davantage justifiée moralement que la décision de prendre cette vie », écrit-elle.

Ce qu'il y a d'intéressant, c'est qu'elle parle bien de « prendre cette vie » : de fait, refuser délibérément de nourrir et d'hydrater une personne qui pourrait vivre longtemps en recevant ces soins ordinaires – dus par simple humanité – c'est programmer sa mort de soif et de faim. Une « euthanasie par omission », comme l'avait dit Jean-Paul II dans la célèbre affaire Terri Schiavo.

Mme Constable s'appuie précisément sur cette affaire-là dans sa démonstration, soulignant que des sondages ont montré que la plupart des gens n'auraient pas aimé vivre comme Terri Schiavo. Maintenir une telle personne en vie pourrait constituer une « pire violation de l'autonomie » que de « ne pas la soigner, contrairement à ses désirs ».

A l'objection frréquente sur le réveil de nombre de personnes qui avaient pourtant été déclarées en état végétatif persistant, Catherine Constable répond exactement ma même chose : ce n'est pas forcément dans leur intérêt. Même si elles se rétablissent, assure-t-elle, il leur sera quasiment impossible de revenir à une vie normale, elles se retrouveront dans « un état quelconque de conscience moyenne, une vie très possiblement pire que la non-existence ».

De l'avis du Dr Constable, du moins. Pas le genre de médecin qu'on aurait envie de rencontrer dans ce genre de circonstances…

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01 mars, 2012

Colère à Rome : L'assemblée de l'Académie pontificale pour la vie marquée par des conférences “amorales”



Si Benoît XVI a clairement rappelé, samedi matin, la doctrine catholique à propos de la fécondation artificielle dans son discours à l’Académie pontificale pour la vie (APV) qui tenait sa 18e assemblée annuelle à Rome la semaine dernière, il n’en a pas été ainsi pour les conférenciers choisis pour évoquer ce sujet, à la grande colère de bon nombre de membres de cette institution. Le thème de cette année était l’infertilité : il apparaît qu’une majorité des intervenants a présenté la fécondation in vitro et même la fécondation directe de l’ovule par injection d’un spermatozoïde comme constituant une solution viable pour les couples infertiles.

C’est ce que rapporte Kathleen Gilbert, de LifeSiteNews.com, qui était à Rome et à qui j’emprunte les présentes informations, qui m’ont été confirmées in vivo par l’un des membres fondateurs de l’APV, mercredi à Paris.

Curieusement, vu le contexte – une série de conférences organisée par l’Académie fondée par Jean-Paul II en vue de promouvoir le respect de la vie et « plus spécialement la bioéthique en ce qui regarde la moralité chrétienne » – le dossier de presse de l’événement avait posé le cadre : l’Assemblée n’allait pas « s’occuper des considérations éthiques relatives à la fécondation artificielle » car c’est « un autre sujet ». Citations tirées d’une interview de celui qui a remplacé Mgr Rino Fisichella à la tête de l’APV, Mgr Ignacio Carrasco de Paula…

L’approche se voulait « rigoureusement médicale et scientifique », ajoutait le prélat, avec l’objectif de faire connaître des moyens insuffisamment connus permettant de venir en aide aux couples infertiles.

Evacué, donc, le regard chrétien sur la procréation artificielle : évacué le nécessaire dialogue entre « foi et raison » dont Benoît XVI allait rappeler l’importance cruciale le lendemain précisément en ce qui concerne la bioéthique. Le Pape a précisément rejeté l’approche techniciste de la question. Il suffit de rappeler ses premiers mots pour aborder le sujet : « Le thème choisi par vous cette année, “diagnostic et thérapie de l’infertilité”, outre qu’il a une grande importance humaine et sociale, possède une particulière valeur scientifique et exprime la possibilité concrète d’un dialogue fécond entre la dimension éthique et la recherche biomédicale. »

Foin de tout cela ! Vendredi matin, au moins trois sur les quatre intervenants ont explicitement évoqué la FIV comme une manière appropriée de traiter certaines femmes souffrant d’infertilité, selon des témoins cités par Kathleen Gilbert. Et même si les modérateurs de l’Assemblée ont pris soin de prendre des distances au nom de l’APV par rapport à ces prises de position, cela n’a pas calmé la colère de bien des participants qui parlaient de « désastre », d’un « exemple type de science amorale » et même de « tragédie ».

L’après-midi, Eberhard Nieschlag du Centre de médecine reproductive et d’andrologie à l’Université de Münster a évoqué l’insémination artificielle : « on peut l’essayer en cas de manque de sperme » ; il a également montré une vidéo de la fécondation d’un ovule par l’injection d’un spermatozoïde en expliquant que la procédure n’était « pas vraiment artificielle ». Interpellé, il a précisé que la fécondation n’était pas artificielle, mais seulement la manière de rapprocher le spermatozoïde et l’œuf : « Je crois que c’est surtout un problème sémantique. »

C’est ça : cela s’appelle la « Novlangue »…

L’assistance, de plus en plus indignée, à commencé à gronder, et même, pour certains, à taper sur les fauteuils… Sur quoi la modératrice, le Pr Angélique Goverde, a observé que le public n’était pas d’accord, mais qu’elle se refusait à entrer dans un débat « théorique ou philosophique ou religieux ».

Une autre controverse est née lorsque des orateurs ont soutenu, comme l’industrie de la contraception hormonale, que la pilule protège du cancer des ovaires, sans rappeler qu’elle est aussi liée au cancer du sein dont le nom explose littéralement.

On pensait que le changement à la tête de l’APV, avec le départ de Mgr Fisichella, avait mis fin aux dérives de cette institution. Certes, Mgr Ignacio Carrasco de Paula a protesté de manière vive en 2010 lorsqu’un pionnier de la fécondation in vitro a reçu le prix Nobel pour sa recherche. Mais il a pris la responsabilité d’une réunion censée promouvoir à la fois la bonne science et la bonne éthique.

Celles-ci n’auront pas été absentes de la journée grâce à des présentations sur de nouvelles découvertes et procédures pour aider plus efficacement les couples infertiles que par la FIV. Mais qu’une bonne part des membres de l’APV – des scientifiques, des médecins, des chercheurs, des personnes soucieuses de promouvoir la morale familiale catholique dans de très nombreux pays du monde – en sorte indignés, c’est franchement mauvais signe.



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Ecosse : objection de conscience refusée à deux sages-femmes qui ne veulent pas surveiller des avortements


Le Southern General Hospital de Glasgow
où travaillent les deux sages-femmes

Encore une information signée LifeSite. Une cour siégeant à Edimbourg a rejeté la demande de deux sages-femmes qui demandaient l’annulation d’une décision de leur hiérarchie les forçant à superviser des avortements pratiqués par d’autres sages-femmes en salle de travail. La juge, Lady Smith, a estimé que ce genre d’acte n’est pas couvert par la clause de conscience dans la loi d’avortement britannique.

Pour ces deux sages-femmes avec plus de vingt ans d’expérience à leur actif et des milliers de mamans et d’enfants soignés, Mary Doogan et Connie Wood, ce que leur demande la direction de l’hôpital est clair, et insupportable vu leur opposition personnelle à l’avortement. On leur demande, ont-elles soutenu, de prendre la responsabilité morale, médicale et légale d’avortements en tant que praticiennes expérimentées chargées de la surveillance d’avortements du deuxième trimestre, voire plus tardifs, qui sont réalisés depuis 2008 en salle de travail plutôt qu’en section gynécologie de l’hôpital où sont pratiqués la plupart des avortements de début de grossesses. Il s’agit dans l’ensemble d’avortements pour cause de défaut génétique soupçonné.

La démarche légale de Miss Doogan et de Mrs Wood avait le soutien actif de SPUC (association pour la protection des enfants à naître) qui entend poursuivre cette action pour faire reconnaître le bon droit de ces deux femmes.

Mary Doogan, s’exprimant au nom des deux plaignantes, a fait savoir leur « déception » et leur « tristesse » devant ce jugement, ajoutant qu’elles avaient été fières de travailler au Southern General Hospital au sein d’une maternité où « le droit des sages-femmes à la liberté de conscience a été reconnu, protégé et maintenu sans que cela n’entraîne aucune conséquence négative pour quelque mère que ce soit ».

Lady Smith a justifié sa décision en déclarant que l’objection de conscience ménagée par la loi de 1967 devait être interprétée de manière restrictive : « La nature de leur tâche ne les oblige pas en fait à fournir des soins pour mettre directement fin à des grossesses. Elles sont suffisamment éloignées d’une implication directe, me semble-t-il, pour que leur soient accordés un respect suffisant et un aménagement relatif à leurs croyances. »



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29 février, 2012

Note sur une “traduction exclusive”

Samedi soir, j'ai mis en ligne ma traduction du discours de Benoît XVI à l'Académie Pontificale pour la Vie dont l'assemblée générale s'accompagnait d'une journée de conférences sur la stérilité et la fécondation in vitro. La traduction était originale mais elle a été suivie d'autres : très vite après la mienne, l'excellent site benoit-et-moi mettait en ligne sa traduction et lundi, c'était au tour de Zenit de proposer sa traduction, par Anne Kurian.

Avant de commencer le travail de traduction, j'avais pris la précaution d'aller voir ces deux sites-là, et dans cet ordre-là, pour éviter de faire double emploi (ou plutôt : de me fatiguer inutilement). Dans cet ordre, parce que benoit-et-moi.fr est en règle générale le premier site francophone à fournir des textes du Saint-Père qui n'ont pas été traduits en français sur les sites officiels du Vatican.

L'occasion pour moi de saluer le travail de ma consœur bloggueuse – et de son amie « Carlota », qui participe à ce travail – qui est souvent la seule sur la Toile francophone à répercuter des textes de notre Pape.

A ce propos c'est benoit-et-moi qui a traduit les remarquables propos de Benoît XVI aux prêtres de Rome : c'est ici, et cela vaut la peine !


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28 février, 2012

Royaume-Uni : le “Trades Union Congress” veut faire punir l'homophobie de l'enseignement catholique

Le leader du plus important groupement syndical britannique, Brendan Barber du Trades Union Congress (TUC), accuse le gouvernement britannique de laisser diffuser du matériel « homophobe » dans les écoles confessionnelles, dans une affaire qui est en train de créer une atmosphère de « peur » dans les écoles catholiques, qui sont nommément dans le collimateur du puissant syndicaliste.

Tout a commencé en décembre, rapporte LifeSite, lorsque Barber s’est ému dans une lettre adressée au Secrétaire (ministre) de l’Education Michael Gove de la distribution dans les écoles catholiques d’un livret exposant le caractère immoral des actes homosexuels. S’appuyant sur l’ubuesque « Equality Act » de 2010, il affirmait : « Les écoles ont désormais l’obligation légale de récuser tout type de préjugé. De telles publications vont directement à son encontre. » Il faut donc, a-t-il ajouter, appliquer la loi de 2010 qui condamne toute « discrimination à raison de l’orientation sexuelle ».

Le ministre a répondu en disant que les dispositions de la loi « Sexual Orientation régulations » de 2007 ne visent pas les programmes des écoles confessionnelles, précisant que « tout matériel qui y est utilisé dans le cadre de l’éducation sexuelle n’y sera pas soumis aux dispositions concernant la discrimination ».

Le livret en question s’intitule « Virilité pure : comment devenir l’homme que Dieu veut te voir devenir » par l’Américain Jason Evert. Il assure que « l’attraction homosexuelle » peut « avoir sa source dans une relation malsaine avec le père », ou la difficulté à « avoir des contacts avec d’autres jeunes hommes, ou même dans des abus sexuels ». Le livret cite le Catéchisme de l’Eglise catholique, et précise : « L’acte homosexuel est désordonné, dans une grande mesure comme le sexe contraceptif entre homosexuels. Ces deux actes sont contraires à la finalité naturelle donnée par Dieu au sexe : les bébés et l’union. »

Le ministre n’a – fort heureusement – vu aucune « homophobie » là-dedans et a expliqué son refus d’agir en disant qu’il n’était nullement question de « haranguer, harceler ou dénigrer un élève gay ou une élève lesbienne, ni un groupe de tels élèves » : si cela avait été le cas « cela aurait été inacceptable en n’importe quelles circonstances et constituerait probablement un cas de discrimination illégale ».

Cela n’a pas suffi à Brendan Barber qui s’est même montré furieux de la réponse au nom du TUC qui, selon lui, n’accepte pas ce « manque d’implication ». Il a même qualifié ce « manque » de « très alarmant » au vu de ce qu’il appelle la « distribution de littérature homophobe ».

Le journal The Guardian cite un porte-parole du Département de l’éducation assurant que toute école faisant la « promotion de matériel homophobe agirait contre la loi ». Si la condamnation du livret désigné par le TUC n’est pas explicite, il n’empêche que les écoles confessionnelles britanniques ont désormais le sentiment de devoir « marcher sur des œufs », comme l’a confié un prêtre de paroisse et professeur de théologie londonien, Father Timothy Finigan, à LifeSite. Les responsables des écoles et les enseignants vivent avec la peur « de pouvoir être accusés d’homophobie s’ils expriment l’enseignement catholique sur la condition homosexuelle ou sur les actes homosexuels ». Fr Finigan ajoute que « ce n’est pas seulement une marotte du “New Labour” : beaucoup de conservateurs se sont joints à la fête, y compris David Cameron qui a maintenant pris l’engagement public, au nom de son parti, de légaliser le mariage gay ».


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Nouvelle manif pro-vie à Barcelone

Comme tous les mois, une manifestation pro-vie était organisée le 25 février à Barcelone pour protester contre les avortements qui y sont perpétrés jusque dans des hôpitaux gérés par l’Eglise catholique. Et non seulement les manifestants se dérangent ainsi tous les mois pour être « la voix de ceux qui n’ont pas de voix », mais leur nombre s’accroît régulièrement. Pourtant au mois de janvier la manifestation coordonnée par barcelonaesvida.org avait été conspuée et caillassée. Cela n’a pas découragé les participants : au contraire, ils n’auront jamais été aussi nombreux que samedi dernier.

Cette fois, la marche qui relie l’Hôpital Sant Pau à la Basilique de la « Sagrada Familia » au bout de l’avenue Gaudi était protégée par un service de police « impeccable », comme le note « Tania » sur le blog barcelonavida.

Les partisans de l’avortement qui avaient multiplié les violences il y a un mois n’ont pas pu s’approcher de la marche ; on en a vu deux ou trois dans les rues alentour qui n’ont pas poussé plus loin ; seuls quelques « courageux » ont lancé des slogans, bien à l’abri sur leurs balcons. La ténacité pacifique des pro-vie en aura eu raison, au moins pour cette fois.

La marche s’est déroulée comme d’habitude, avec au départ une prise de parole rappelant le « manifeste » des différentes associations participant à l’organisation. Pour la troisième fois, une église évangélique russe était représentée et son pasteur a pris la parole… pour citer le cardinal Rouco Varela, archevêque de Madrid : « L’avortement est un problème encore plus grave que la crise », avait-il déclaré lors d’un Congrès des Familles. Et le pasteur d’expliquer :
« Parce que l’avortement n’est pas seulement un assassinat, ou un malheur, ou une erreur : c’est aussi un péché grave qui offense Dieu et nos frères les plus innocents. La Généralité de Catalogne finance les avortements à hauteur de 4 millions d’euros par an. En Catalogne, chaque année, 16.000 enfants à naître sont assassinés. Donc, à cette marche, il faudrait que nous ne soyons pas 300 mais 16.000. Barcelone, c’est le territoire de la vie ! Voici le moment de la lutte. Voici le moment de s’opposer aux portes de l’enfer. Voici le moment de demeurer fermes et de ne pas reculer d’un pas. La mort ne peut pas vaincre ! »
La marche s’ébranla alors avec la récitation du Rosaire pour s’approcher de la Sagrada Familia, « digne exemple de l’inspiration que Dieu donne aux hommes », comme le dit le blog de barcelonavida. Dans un esprit de paix et de respect, ajoute-t-il, qui n’empêche pas de clamer que l’avortement, c’est trop et qu’il « tue des innocents ». Avec un seul objectif, exprimé par la figure emblématique du mouvement pro-vie espagnol, Ignacio Arsuaga : « Avortement zéro. »

A l’arrivée devant la magnifique basilique d’Antonio Gaudi, le P. Ballester, prêtre catholique, a donné sa bénédiction aux manifestants présents en donnant rendez-vous au 25 mars, journée internationale de la vie dans les pays hispanophones qui sera marquée à Barcelone par une grande manifestation à 11 h 30, puis par la marche mensuelle dans le quartier de l’hôpital Sant-Pau à 20 h 30.

Le mois dernier, une jeune fille enceinte que son entourage poussait à avorter a croisé la marche. Tout étonnée de voir que l’avortement était contesté – et pas seulement une décision individuelle – elle s’est approchée. Et elle a vu ces jeunes qui se laissaient insulter et caillasser pour cette cause-là. Cela l’a poussée à réfléchir. Et elle a décidé de garder son enfant. C’est ce dont témoigne un des participants à la marche sur HazteOir (dans les commentaires).



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