01 janvier, 2012

Une adolescente préfère donner la vie à soigner son cancer

Jenni Lake n'avait que 17 ans lorsqu'elle est morte d'une tumeur cérébrale le 21 novembre dernier à Pocatello, Idaho (Etats-Unis)). 12 jours plus tôt, elle avait donné le jour à un bébé en pleine santé Chad Michael Lake Wittman. Et c'est pour lui qu'elle a déposé sa vie : elle se savait atteinte depuis octobre 2010 d'un cancer grave, un astrocytome, qui ne lui laissait que 30 % de chances de survie sur 2 ans. En apprenant qu'elle était enceinte de 10 semaines, en mai dernier, elle a exigé l'arrêt de tout traitement chimiothérapique ou irradiant par crainte des effets néfastes sur son enfant.

Son médecin oncologue lui avait exposé la situation en termes bruts : soit elle acceptait de faire avorter son bébé pour continuer de bénéficier de la chimiothérapie qui avait déjà commencé à réduire sa tumeur, soit elle devait arrêter tout traitement de son cancer qui risquait dès lors de s'étendre.

Jenni, 3e d'une famille de huit enfants, n'a pas envisagé une seconde d'avorter son enfant, bien qu'elle ait été bouleversé par la nouvelle de son arrivée : dès le début de son traitement, les soignants lui avaient dit que la chimiothérapie la rendrait stérile.

Jenni et Nathan avec leur fils

Juste avant la naissance de Chad, Jenni a dit à l'infirmière qui l'accueillait à la maternité : « Je suis au bout, j'ai fait ce que je devais faire. Mon bébé va arriver ici sain et sauf. »

Très affaiblie, elle savait à ce moment-là qu'elle n'aurait guère de chance de voir sa santé s'améliorer avec la reprise des traitements après la naissance. Des examens pratiqués après l'accouchement allaient montrer que la tumeur avait grossi et fait des métastases : Jenni était perdue et elle est rentrée chez elle pour passer les derniers jours de sa vie dans sa famille, demandant simplement que son fils soit couché près d'elle lorsqu'elle mourrait.

A ce moment-là son cancer l'avait rendue quasi aveugle. Ses dernières paroles furent pour son père, pour dire à propos de son bébé : « J'arrive d'une certaine façon à le voir. »

Le petit garçon a été reconnu par son père Nathan Wittman, 19 ans, qui s'en occupe avec sa mère, tandis que la famille de Jenni voit Chad autant qu'elle veut.

Cette histoire poignante est présentée par ses proches non comme une tragédie, mais comme le sacrifice d'une mère qui préfère risquer la mort que de laisser faire du mal à son enfant.

Et elle révèle l'étonnante maturité que peut donner le fait d'attendre un enfant, conçu dans l'insouciance mais accueilli par deux jeunes encore adolescents comme un don précieux.

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31 décembre, 2011

Bonne, heureuse et sainte année 2012…

A tous les lecteurs de ce blog, sous le signe du Nouveau-Né qui donne tout son sens au respect de la vie !





Cette nouvelle année sera, de nouveau, une année de combats. « Il n'y avait pas de place pour eux à l'hôtellerie »… Aujourd'hui dans nos sociétés occidentales c'est pour le tout-petit qu'il n'y a souvent plus de place, c'est la famille qui est rejetée de nos villes malthusiennes, quand elle n'est pas détruite par le divorce, ridiculisée par les médias, vidée de sa réalité par les lois.

Les tâches sont nombreuses et urgentes. La mobilisation est nécessaire.

Ce blog veut contribuer au combat en apportant des informations des initiatives pour la vie et des manœuvres de la culture le monde : des informations du monde entier, souvent inédites en langue françaises. Si vous êtes en train de lire ces lignes, c'est que vous avez déjà tiré profit de sa lecture.

Voulez-vous m'aider à mieux diffuser ces informations ? Eh bien, faites connaître ce blog, parlez-en à vos contacts, signalez-leur qu'une newsletter gratuite et quasi quotidienne permet de le suivre facilement chaque jour où il propose un ou plusieurs nouveaux messages : on peut s'y inscrire en quelques clics ici, à la deuxième rubrique sur la gauche.

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30 décembre, 2011

L'avortement sélectif à la hausse au Royaume-Uni

On connaissait la tendance, la voici confirmée par des chiffres officiels : en Grande-Bretagne, le nombre de femmes ayant choisi d'avorter un ou plusieurs de leurs enfants à naître lors d'une grossesse multiple, pour donner naissance à un ou plusieurs survivants, est en forte hausse. Elles étaient 59 en 2006, 85 en 2010 – année au cours de laquelle 101 enfants à naître ont été avortés de cette manière puisque certaines femmes ont fait supprimer deux ou plusieurs fœtus.

Selon les experts britanniques cela est dû à l'augmentation des fécondations in vitro (FIV) au cours de ces dernières années : pour augmenter les chances de réussite de cette procédure pour le moins aléatoire, il est habituel d'implanter plusieurs embryons. C'est pour éviter ensuite les risques liés aux grossesses multiples que certaines femmes choisissent la « réduction sélective ». Selon des chiffres publiés par la Human Fertilisation and Embryology Authority, près du tiers de ces avortements « partiels » pratiqués en 2009 étaient liés à un traitement de la fertilité. Pour le Pr Richard Fleming cette réalité ne fait pas de doute : le directeur scientifique du Glasgow Centre for Reproductive Medicine assure qu'il y a un lien entre la procréation assistée : « Les grossesses multiples les plus compliquées se présentent presque exclusivement dans le domaine de la FIV. C'est une décision horrible à prendre, mais elle est très raisonnable. »

Le nombre de femmes choisissant la « réduction sélective » lors d'une grossesse gémellaire a fortement augmenté, passant de 30 en 2006 à 51 en 2010 ; en 2010, 20 interventions ont supprimé un fœtus sur trois portés et 9 ont supprimé deux fœtus sur trois. On compte également un « réduction » de quatre à deux, et une de 5 à 2 fœtus.

Evidemment, les autorités sanitaires ont souligné le caractère risqué des grossesses multiples, et pour la mère et pour l'enfant, et soulignent que trois quarts des réductions ont été faites pour « raisons médicales ». Et de donner la liste des graves affections qui touchent davantage les enfants fruits de grossesses multiples… Comme si la mort n'était pas la plus grave affection de toutes. Et comme si l'on ne jouait pas avec le feu en implantant de multiples embryons lors de FIV en prenant le risque de devoir soit en tuer une partie, soit de les exposer avec leur mère à des dangers tout aussi multiples.

On « craint » maintenant de voir apparaître un nouveau débat éthique sur le bien-fondé de l'avortement d'un fœtus potentiellement en bonne santé pendant qu'un ou plusieurs de ses frères ou sœurs sont laissés en vie. D'autant que plusieurs femmes ayant eu recours à l'avortement sélectif ont simplement indiqué qu'elles ne se sentaient pas d'attaque pour s'occuper de plusieurs bébés à la fois…

On envisage maintenant d'encadrer davantage la FIV pour éviter les implantations multiples qui aboutissent à faire supprimer des bébés qu'on s'est donné tant de mal à concevoir, à un prix exorbitant. Et au bout du compte, ce seront peut-être les raisons financières et une rationalisation financière qui imposeront d'éviter ces situations.

Qui révèlent, avant tout, que le respect de la vie est malmené de la même manière et dans une même logique dans l'avortement et dans la procréation artificielle.


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28 décembre, 2011

Fête des saints innocents : un médecin espagnol détenu pour avoir manifesté devant un avortoir

Jesus Poveda de Agustin
Jesus Poveda de Agustin, médecin, président de l'association « Pro-Vida » de Madrid, a été arrêté et mis en détention en cette fête des Saints Innocents alors qu'il manifestait avec un groupe d'une cinquantaine de personnes devant la Clinica Dator, l'un des grands avortoirs de la capitale espagnole.

La manifestation était pacifique : il s'agissait d'un « sit-in » commencé dès 9 h du matin.

Une heure plus tard, trois fourgons de la police nationale sont arrivés sur le site et au bout d'une trentaine de minutes cinq personnes ont été embarquées, dont le Dr Poveda de Agustin. Contrairement aux quatre autres personnes ont été libérées au bout de quelques heures, le médecin a dû attendre  17 h 30 pour sortir du poste de police du quartier de Tetuan, inculpé de désobéissance et de résistance à l'autorité.

Ce n'est pas la première fois que Jesus Poveda de Agustin a été détenu ainsi pour avoir opposé une résistance pacifique aux forces de l'ordre.

Celles-ci se sont montrées particulièrement rudes lors de l'interpellation, note le site intereconomia où l'on peut voir une vidéo de l'interpellation.

Les organisations pro-vie ont vivement protesté contre ces méthodes et contre les interpellations, notant que les « Indignés » ont pu manifester de manière illégale pendant des mois à Madrid sans être inquiétés, même quand ils s'en prenaient aux jeunes des JMJ.

D'autres manifestations étaient organisées tout au long de la journée en Espagne tout au long de la journée du 28 décembre et devaient reprendre ce soir à 20 h devant la Clinica Dator.

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Le Sénat uruguayen vote pour l'avortement

Par 17 voix pour et 14 contre – assez de votants pour permettre la transmission de la proposition de loi à la Chambre des députés – le Sénat d'Uruguay a voté mardi soir la dépénalisation sans conditions de l'avortement pendant les 12 premières semaines de gestation. Le texte a déjà été transmis à la chambre basse où il devrait être examiné à partir de mars.

C'est le Frente Amplio, de gauche et de « centre-gauche » qui a apporté le plus large soutien au texte avec 16 voix pour. Le président uruguayen, José Mujica, ancien Tupamaro (guérilla gauchiste d'antan) fait partie de ce parti et a déjà indiqué qu'il ne s'opposerait pas aux lois votées par le Parlement.

Les sénateurs opposés au projet sont intervenus au nom du respect de la vie humaine qui existe dès la conception, ils ont également souligné que là où l'avortement est légalisé, sa fréquence augmente.

Ceux qui ont voté pour avançaient la « laïcité » de l'Etat qui sera selon eux sera « ratifiée » par l'adoption du texte à l'exclusion de toute « conception religieuse » qui n'a rien à faire dans les décisions politiques.

Des défenseurs de la vie étaient présents dans les tribunes de l'Assemblée, plusieurs centaines d'autres manifestaient autour du palais législatif. Seule une poignée de pro-avortement s'était mobilisée.

27 décembre, 2011

Uruguay : débat en cours sur la légalisation de l'avortement – l'Eglise mobilisée

Le Sénat uruguayen a entamé ce mardi l'examen d'une proposition de dépénalisation de l'avortement qui avait été adopté une première fois par le Parlement il y a trois ans, pour se heurter au veto du président socialiste d'alors, Tabaré Vazquez. L'Eglise d'Uruguay s'est fortement impliquée dans la bataille, en avertissant que tous les députés et sénateurs catholiques qui voteraient la dépénalisation seraient excommuniés, comme l'a déclaré le porte-parole de l'archidiocèse de Montevideo, Miguel Pastorino.

En face, la bataille est menée par des organisations « féministes » qui sont actuellement très actives dans toute l'Amérique latine – fonds à l'appui – pour imposer des lois que la population ne réclame pas.

Monica Xavier
La sénatrice socialiste Monica Xavier, initiatrice de la proposition, pense obtenir une majorité pour son texte qui dès 31 votes positifs serait transmis à la Chambre des députés dont 50 des 99 membres appartiennent au « Frente amplio » officialiste plutôt favorable à la légalisation de l'avortement. Et cette fois-ci, le président José Mujica ne devrait pas opposer son veto comme son prédécesseur – qui quitta le parti socialiste uruguayen devant l'obstination de Monica Xavier à représenter le texte –, c'est en tout cas ce qu'il a laissé entendre en faisant savoir qu'il ne s'opposerait pas à des lois votées par le Parlement.

Lors de l'ouverture du débat une manifestation pro-vie et une autre réclamant la dépénalisation de la mise à mort de l'enfant à naître se sont déroulées aux abords du Palais législatif.

La proposition de loi va plus loin que la moyenne des initiatives pro-mort actuelles en Amérique du Sud, prévoyant que toute femme majeure puisse choisir « l'interruption volontaire de sa grossesse pendant les douze premières du processus gestationnel » ; il n'y aurait aucune condition de délai en cas de grossesse consécutive à un vol, en cas de risque pour la santé ou la vie de la femme, et de « malformations fœtales graves, incompatibles avec la vie extra-utérine ».

La loi obligerait également tous les services de santé, publics comme privés, de réaliser gratuitement l'avortement chez les femmes qui le solliciteraient, faisant de ce texte l'un des plus extrêmes qui existent.

Le but du texte, a expliqué Monica Xavier, est d'éviter les morts maternelles lors d'avortements clandestins évalués par le lobby de l'avortement à quelque 30.000 par an dans ce pays de 3,4 millions d'habitants à la démographie déprimée. (Mais l'Uruguay affiche l'un des meilleurs taux de mortalité maternelle d'Amérique latine, ayant atteint les objectifs du Millénaire en ce domaine dès 2010, voir ici. Pour un nombre aussi spectaculaire d'avortements (la France compte quelque 220.000 avortements annuels, 7 fois plus, pour une population près de 20 fois plus importante), voilà une statistique qui ne cadre pas avec le discours qui met en relation interdiction de l'avortement et montée de la mortalité maternelle.

A l'heure actuelle, aux termes d'une loi en vigueur depuis 1938, une femme qui consent à se faire avorter encourt trois à neuf mois de prison tandis que celui coopère à l'intervention encourt 6 à 24 mois (2 à 8 ans si la femme n'est pas consentante).


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26 décembre, 2011

Magnificat : par excellence, la prière des futures mères !

Laissons un peu les mauvaises nouvelles qui n'abondent pas moins en cette semaine de Noël que les autres semaines de l'année. C'est l'heure de la crèche, l'aboutissement d'une attente de neuf mois qui changea le monde dès son début, au moment de l'Annonciation.

Neuf mois d'attente et une « grossesse à risques », comme on dirait aujourd'hui. La Vierge Marie était une toute jeune fille : quinze ans ? Seize ans tout au plus ? Une « grossesse adolescente », diraient encore nos contemporains, face à laquelle il n'existe qu'une attitude « responsable » : « l'IVG ». Pire : à Nazareth, en ce temps-là, cette grossesse sans père – puisque la bon saint Joseph aurait pu lancer à la face du monde que sa fiancée n'était pas enceinte de lui – exposait la plus pure des créatures humaines à une mort horrible, la lapidation pour adultère. Situation dans laquelle « l'IVG » aurait pu mettre fin à ses problèmes. Pauvre, seule, démunie, adolescente, Marie, l'Immaculée risquait de passer pour une fille sans foi ni loi.

Mais Joseph, « qui était un homme juste », résolut alors  même qu'il en était à se demander s'il ne devait pas la répudier, de ne le faire qu'en secret.

Etonnant paradoxe : la justice, précisément, semblait exiger que la jeune fille fût exposée aux rigueurs de la loi du Deutéronome. Mais Joseph, qui était juste non au sens de la loi, mais parce qu'il choisissait le bien, pensait d'abord à la protéger de la loi. Et on sait que c'est à la suite de ce choix qu'il lui fut dit en songe par un ange de prendre son épouse chez lui. Avant toute chose, il avait protégé la vie.

Marie enceinte – à peine de quelques jours semble-t-il puisqu'elle « se rendit en hâte à la montagne » – se dépêcha, dès qu'elle connut la grossesse de sa cousine en même temps que la sienne, auprès d'Elisabeth.

Et en chemin, elle composa comme c'était la coutume pour les futures mamans de ce temps-là, un chant de grâce et d'amour pour son enfant à naître.

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leur trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen.
C'est le chant de la Mère de l'Enfant-Dieu, le chant de la Vierge enceinte, de la Vierge sage qui puise dans l'Ancien Testament un résumé de l'histoire du salut le chant de la femme éblouie de porter la vie, la vie du Messie. Ce chant dit la beauté et la force de la vie naissante : merveille que cette grossesse, qui est accomplissement et aboutissement d'une attente qui commença en fait dès le début de l'humanité, avec la promesse de Dieu à Eve. Ce sont toujours les naissances qui donnent la joie, ce sont elles qui, « de génération en génération », permettent l'accomplissement du plan salvifique de Dieu.

Sainte Julienne de Cornillon, sainte du XIIe siècle de la région de Liège qui fut à l'origine de la Fête-Dieu, aimait tout particulièrement ce chant du Magnificat dont elle répandit la dévotion pour honorer Jésus dès le sein de sa mère : elle le récitait et le faisait réciter autour d'elle neuf fois par jour en raison des neuf mois où Marie porta le Fils de Dieu. Il lui semblait, disait-elle, qu'il n'était pas possible qu'une personne en état de grâce pût ne pas être exaucé par l'intercession de la glorieuse Vierge pour toute demande relative au salut de son âme, en prononçant sur un ton d'exaltation les paroles Magnificat anima mea Dominum et ce qui suit, en renouvelant à la même Vierge la joie qu'elle eut alors, aussi souvent par jour qu'elle porta le Fils de Dieu en son heureux sein. (Source : ici.)

Magnificat, donc, pour le salut de chacun d'entre nous et pour la cause des enfants à naître !

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25 décembre, 2011

Un bon et saint Noël à tous les lecteurs de ce blog !

Vierge enceinte, cathédrale de Cordoue


Marie, Mère de Jésus, qui est la Vérité, la Voie, et la Vie, protectrice de toute vie, priez pour nous.

24 décembre, 2011

Espagne : un « marié » homosexuel parrain ?

Le curé de Huelma, Manuel Garcia

Comme il fallait s'y attendre, la légalisation du « mariage » homosexuel pose des problèmes qui vont au-delà du champ du droit et du bouleversement des normes sociales. Un curé de paroisse de la petite ville de Huelma dans la province andalouse de Jaén est saisi de la demande d'un couple qui souhaite choisir comme parrain de sa fillette de 6 mois un homme « marié » avec un autre homme. Le curé a refusé en soulignant que ce choix était contraire aux lois de l'Eglise.

Indignation de l'intéressé : l'homme en question dit n'y rien comprendre puisqu'il a toujours fait partie du groupe de catéchistes de la paroisse, de confréries et de l'organisation Caritas, comme il l'a fait savoir à la presse locale.

L'affaire prend donc de l'ampleur médiatique. Le curé s'est refusé à faire des déclarations publiques, s'en remettant à l'évêché qui a clairement rappelé les normes ecclésiastiques. Le canon 874 du Code de droit canonique exige ainsi qui que le parrain « soit catholique, confirmé, qu'il ait reçu le très saint sacrement de l'Eucharistie et qu'en même temps, il mène une vie en conformité avec la foi et avec la mission qu'il va assumer », a fait savoir l'évêché.

Celui-ci a ajouté avoir apporté ces précisions pour éviter les accusations autour d'une supposée discrimination reprochée au curé de Huelma, alors qu'il ne fait que « réitérer la nécessité de respecter les normes ecclesiales universelles ».

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Espagne : manifestation pro-vie, pourtant la loi d'avortement ne sera pas abrogée, mais amendée

A l'occasion du premier conseil des ministres du gouvernement de Mariano Rajoy en Espagne, une trentaine de militants de « Derecho a vivir » (« droit de vivre ») ont manifesté vendredi à midi devant le Palacio de la Moncloa afin que le nouveau président du gouvernement prenne l'engagement d'abroger la loi d'avortement entrée en vigueur en juillet 2010.

« Il n'existe pas de droit de tuer, seulement le droit à la vie », « abrogation de la loi d'avortement » : les pancartes de « Derecho a la vida » ne s'encombraient pas de circonlocutions. Sur place, le président la plateforme civique HazteOir, Igancio Arsuaga, a indiqué qu'il s'agissait d'obtenir du gouvernement qu'il fasse de l'abrogation « l'une de ses priorités » afin que le droit de la vie soit rétabli dans les lois.

« Nous savons que la crise économique exige des mesures très urgentes pour nous éviter la banqueroute mais nous pensons que la mesure suivante que le nouveau gouvernement doit approuver, s'il veut écouter la majorité de la société et de ses électeurs, devrait être d'abroger cette loi : elle est injuste et elle porte atteinte au droit à la maternité et à la vie », a-t-il expliqué.

Affirmant s'exprimer au nom des 300.000 membres de HazteOir et Derecho a vivir, Arsuaga a remis à la Moncloa une lettre indiquant au nouveau président du gouvernement que l'avortement « n'est pas une option compatible avec une société civilisée, tout comme l'escalavage ne l'était pas en son temps ». Et de rappeler que le parti de Rajoy et ses dirigeants les plus représentatifs s'étaient prononcés ces dernières années pour le droit à la vie.

Il semble que ces pressions doivent porter quelque fruit puisque pour sa première intervention au sortir d'un conseil des ministres, la vice-présidente du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria a affirmé que Rajoy serait fidèle à ses engagements en tant que candidat. Le gouvernement modifiera la loi d'avorterment pour « préserver le droit à la vie et pour garantir la situation des mineures », a assuré Mme Saenz.

Il ne s'agit cependant pas, comme le souligne le journal Intereconomia, d'une abrogation de la loi qui a créé un droit absolu à l'avortement pour les femmes majeures pendant le premier trimestre de la grossesse, alors que les manifestations pro-vie qui ont fait descendre des centaines de milliers de personnes dans les rues en Espagne réclamaient « la protection de la vie de tous les êtres humains et la fin de l'avortement. »

On peut prévoir d'ores et déjà que les pro-vie espagnols ne baisseront pas la garde.

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22 décembre, 2011

La contraception ? C'est le problème, pas la solution !

On tombe parfois sur des pépites. Voici la lettre d'un médecin d'Ormond Beach, Florida, au courrier des lecteurs de The Daytona Beach News à propos de la contraception. Le support est on ne peut plus local, mais le sujet, outre qu'il passionne actuellement les Etats-Unis où le remboursement généralisé de la pilule est au centre du débat politique et où Obama vient de renoncer à faciliter l'achat de la pilule du lendemain pour les mineures, est d'intérêt universel. Ce qui m'intéresse, ici, c'est de voir qu'un médecin en exercice (d'après mes recherches, il est pneumologue) ose s'exprimer publiquement dans la presse grand public pour porter un jugement aussi radical. Steven White, M.D. Je doute qu'en France il y ait plus d'une poignée de médecins en activité qui contresigneraient un tel texte. Mais après tout je suis peut-être trop pessimiste. Alors… chiche ?

« La pilule contraceptive gratuite n'est pas la solution à l'un quelconque de nos maux de société, comme le suggèrent de récents courriers de lecteurs. La disponibilité généralisée de moyens contraceptifs efficaces aux Etats-Unis au cours de ces 50 dernières années, et ce de manière gratuite pour les bénéficiaires d'aides gouvernementales par le jeu du programme Medicaid, n'a pas eu pour résultat, à l'évidence, l'Amérique en meilleure santé et plus prospère qu'on nous avait promise. 
Les conséquences ont été dévastatrices. Les fondations même et les remparts de la société et de la culture américaines, du mariage et de la famille, ont été sapés en profondeur par la mentalité contraceptive, et par la révolution sexuelle que celle-ci a engendrée au cours des années 1960. Le grand nombre se comporte comme si le sexe n'était qu'une activité récréative parmi d'autres, rabaissant le caractère sacré de l'intimité conjugale et rejetant toute responsabilité quant aux effets tragiques de la promiscuité sexuelle envahissante. Parmi eux : l'épidémie de maladies sexuellement transmissibles et de cancers liés au papillomavirus humain, mais aussi une infidélité conjugale à la hausse qui a pour conséquences divorces et familles brisées, les violences conjugales et les abus d'enfant à une échelle qu'on n'aurait même pas pu imaginer il y a 50 ans. Par conséquent, le contrôle artificiel des naissances n'est pas seulement pas la solution, pour une grande part, il est précisément le problème. 
La vraie réponse est simple, mais elle n'est pas facile. La réussite et la force de l'Amérique se fondent sur la vertu morale : le courage, la justice, la force, la tempérance, l'auto-discipline, le zèle, la générosité et – oui ! – la chasteté. Voilà les vertus que les familles américaines ont cherché à enseigner et à vivre alors qu'ils s'efforçaient de construire notre pays dans des conditions très difficiles et au milieu d'immenses défis. Voilà les vertus qu'il nous faut  pratiquer ensemble, si nous voulons maintenir vivant le legs remarquable du rêve américain pour l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. »

A l'heure du suicide démographique européen, cela n'est pas moins vrai ici.

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20 décembre, 2011

Australie : mort d'une femme dans une clinique Marie Stopes International

Une femme de 42 ans est morte dimanche dernier des suites d'un avortement légal dans une clinique Marie Stopes International à Croydon, Victoria, en Australie. Un porte-parole de la justice a fait savoir que cette mort « inattendue » fera l'objet d'une enquête.

L'identité de la victime n'a pas été révélée en raison des règles de confidentialité protégeant les patients, ni aucun détail sur la « procédure » qu'elle a subie mercredi dernier dans cette clinique privée de Maroondah, mais Maria Deveson Crabbes, directeur exécutif de Marie Stopes International, a confirmé le décès et assuré que l'organisation « à but non lucratif » participerait à l'enquête pour aider à déterminer les causes de la mort.

La clinique Maroondah a pignon sur rue, bénéficiant d'une accréditation de l'Australian Council on Healthcare Standards  (Conseil australien sur les critères de qualité des soins) jusqu'en mars 2014.

Le quotidien australien The Age rapporte ces faits en signalant que la clinique en question a déjà une longue histoire de démêlés avec la justice puisqu'il s'agit de la quatrième affaire en six ans.

Son anesthésiste James Latham Peters est sous le coup d'une enquête pour y avoir, selon l'accusation, infecté plus de cinquante femmes avec le virus de l'hépatite C en 2008 et 2009, lors de procédures d'avortement chirurgical. Actuellement libre moyennant une caution de 200.000 $ australiens, il devrait être jugé en mai pour 162 délits : mise en danger de la vie d'autrui, blessures par imprudence, et graves dommages infligés par négligence.

Le propriétaire de la clinique, le Dr Mark Schulberg, a quant à lui été condamné en 2009 pour conduite contraire aux règles de sa profession pour avoir pratiqué un avortement tardif sur une femme handicapée mentale à 25 semaines sans le consentement préalable de la justice ; l'année suivante il était de nouveau mis à l'amende pour avoir illégalement prescrit des antalgiques ; pas plus tard que le mois d'août dernier, il a pratiqué un avortement sur une femme de 40 ans en mauvais état de santé qui l'a laissée au bord de la mort. La Cambodgienne Pheap Sem, 40 ans, enceinte de son 5e enfant, sans mari et au chômage, a survécu mais la clinique Maroondah fait l'objet d'une enquête dans cette affaire dans la mesure où malgré  un probable arrêt de fonctionnement du foie dès avant l'avortement, le Dr Schulberg a tout de même pratiqué sur elle un avortement à 23 semaines avant de faire venir une ambulance pour la conduire à l'hôpital.

Marie Stopes International, pourvoyeur de « services de santé reproductive de qualité » à travers le monde et l'un des principaux pourvoyeurs d'avortement en Grande-Bretagne, a démarré en août 2010 un partenariat de  gestion avec le propriétaire et directeur médical de la Croydon Day Surgery, le Dr Schulberg. Du même coup la clinique devait bénéficier de la gouvernance du Conseil consultatif médical de Marie Stopes, chargé de surveiller les critères de qualité et protocoles respectés dans tous les centres de cette « organisation charitable » enregistrée à Londres comme telle depuis 1976.

« Le Dr Schulberg et son équipe offrent un accès vital à tout un éventail de services de santé reproductive de haute qualité aux femmes de Victoria et de toute l'Australie. Par ce partenariat avec son équipe, Marie Stopes International va pouvoir soutenir leur si nécessaire travail en apportant l'assurance-qualité de notre organisation et de nos systèmes de soutien opérationnel au niveau national », annonçait alors Marie Stopes.

Qui a dit que l'avortement légal permettait d'en finir avec les dangers des avortements clandestins et de sauver la vie et la santé des futures mères ?

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Un monument à la douleur des femmes qui ont avorté

Il a été inauguré en Slovaquie le 28 octobre dernier, en présence du ministre de la Santé : dû au jeune sculpteur slovaque Martin Hudáčeka, le monument avait été commandé par un groupe de jeunes mères de ce pays ex-communiste où l'on semble, mieux sans doute que dans notre Europe occidentale repue, prendre la mesure de l'horreur de l'avortement. En Slovaquie, le taux de natalité est à 1,33 enfant par femme et c'est bientôt toute une nation qui pleurera ses enfants perdus.

La sculpture est dédiée à « l'enfant qui n'est pas né ». Une maman à genoux, en pierre et en  pleurs, est consolé par son enfant aussi transparent que le cristal qui lui pose avec bonté la main sur la tête. Regret et pardon, souffrance et amour, et beaucoup de tristesse…



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Espagne : nouveau frein à l'objection de conscience contre l'avortement

Une action judiciaire contre le nouveau code déontologique des médecins (Codigo deontologico de la Organizacion Médico Colegial) vient d'échouer devant le Tribunal supérieur de la justice de Madrid qui a rejeté un recours du Collège des Médecins de Tolède demandant l'annulation de son article 55 qui oblige le médecin, même objecteur de conscience, à informer ses patientes de leur « droit à l'avortement ».

Le recours avait pris la forme d'une « suspension de précaution » dudit article ; refusée par la justice, il entre en vigueur et oblige le médecin généraliste ou le premier médecin à voir la femme enceinte désireuse d'avorter à la diriger vers un collègue prêt à mettre fin à la vie de l'enfant qu'elle porte, tandis que les gynécologues, comme l'observe La Gaceta, deviennent dans son cadre des promoteurs obligés de l'avortement.

Le Dr Maria Alonso, du secteur des médecins de « Profesionales por la Etica », observe qu'ainsi se met en place un nouveau pouvoir de coercition sur l'activité du personnel sanitaire. Elle note que les médecins espagnols seront  désormais contraints d'« informer » les femmes : « Vous avez un enfant qui a des problèmes, donc vous pouvez avorter… Est-ce là un acte médical ? Peut-on exiger du médecin un tel acte ? Comment est-il possible que l'on confonde ce qui est éthique avec ce qui est légal ? »

Selon le journal, « Profesionales por la Etica » entend poursuivre son action pour faire reconnaître la liberté de conscience des médecins.

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19 décembre, 2011

Magdi Allam quitte le PPE : à cause de l'islam, mais aussi de l'avortement et de l'européisme

Plusieurs sites français ont répété l'information selon laquelle Magdi Cristiano Allam – cet ancien musulman baptisé par Benoît XVI, journaliste et député au Parlement européen – a annoncé son départ du PPE pour protester contre l'alliance de son groupe avec les « islamistes turcs ». Je vous propose ici  ma traduction de sa lettre publiée le 15 décembre par Il Giornale, où il met d'abord l'accent sur les « valeurs non négociables », la question de l'avortement et la mise en place d'un super-Etat européen. Son texte mérite d'être lu en entier.

« Cher Directeur,
Je t'écris au nom de la liberté d'expression qui nous unit et qui pour moi trouve son inspiration et sa force dans l'exhortation de Jésus : “Que votre oui soit oui, que votre non soit non, tout le reste vient du malin” (Matth. 5, 37).
C'est avec souffrance que je te fais part de la décision que j'ai prise pour pouvoir rester cohérent avec ma foi chrétienne et avec les valeurs non négociables auxquelles je crois en tant que laïque, d'abandonner le Parti Populaire européen (PPE) pour adhérer en tant qu'indépendant au groupe “Europe de la liberté et de la démocratie” (EFD) au sein du Parlement européen.
Ma souffrance est surtout liée au rapport fraternel qui m'unit à Mario Mauro, président de la délégation du PDL, à Carlo Casini, président de la délégation de l'UDC, et à l'ensemble des parlementaires européens italiens adhérents au PPE. Avec eux l'amitié sera toujours là. Mais je ne pouvais continuer de passer outre à la frustration née du contraste toujours plus net entre ce que je ressens à l'intérieur de moi, et qui correspond à un choix de vie, et les positions publiques du PPE en faveur de la liberté de vote sur les thèmes sensibles sur le plan éthique, son soutien au caractère central de l'euro avec la perspective d'une Europe des banquiers, la manière dont il a légitimé d'abord des régimes militaires puis des intégralistes islamiques sur l'autre rive de la Méditerranée, et pour finir le fait qu'il ait fait adhérer au PPE le Parti pour la justice et le développement d'Erdogan, devenant de fait son principal allié pour l'entrée de la Turquie dans l'UE.
J'en en même temps pris acte du fait que sur le thème de l'avortement on envisage jusqu'à l'intérieur du PPE la liberté de choix, en raison de la perte substantielle de l'identité chrétienne du groupe, au point que l'appellation “Chrétien démocrate” n'apparaît plus, pas même entre parenthèses, ni sur le site, ni sur le logo officiel. Plus récemment, la décision du PPE de soutenir la perspective d'un super-Etat qui décide de manière centralisée de la politique financière, du budget et de l'économie des pays adhérents à l'euro, qui est de fait asservi aux pouvoirs financiers forts, m'a fait toucher du doigt son choix de privilégier la monnaie par rapport à la personne, le profit par rapport au bien commun. Le coup de grâce aura été l'alliance du PPE avec les islamiques, démontrant sa totale ignorance de la réalité de l'instrumentalisation des élections pour imposer la charia, la loi coranique.
J'aime l'Europe comme j'aime l'Italie, mais j'aime l'Europe des peuples, qui n'a pas honte de ses racines judéo-chrétiennes, qui ne vend pas les valeurs non-négociables, qui ne négocie pas notre dignité à coups de pétrodollars, qui met la personne au centre et qui recherche le bien commun. Désormais, ma mission sera de contribuer à donner une âme à l'Europe. »

© leblogdejeannesmits pour la traduction.

17 décembre, 2011

Il y a violence et violence…

Voici ce que je lis ce soir dans la presse belge, de l'agence Belga :
Une dizaine de militants anti-avortement qui manifestaient vendredi devant un planning familial du centre de Bruxelles ont été délogés à coup de tomates par une soixantaine de contre-manifestants. Ces derniers ont estimé que 20 ans après la loi dépénalisant l'avortement, il était scandaleux et dangereux de remettre en cause le droit fondamental des femmes de disposer de leur corps.
Une dizaine de militants anti-avortement de l'association "Génération pour la vie" s'est réunie vers 17h30 rue Saint-Jean Népomucène devant le planning familial Aimer Jeunes. Leur but était de "rendre hommage aux victimes de l'avortement de l'année écoulée et de manifester pour la vie". Afin de mieux illustrer leur propos, les militants s'étaient munis de pancartes montrant des photos de foetus à différents stades de leur développement. Une soixantaine de contre-manifestants, parmi lesquels des membres d'associations féministes et anti-fascistes notamment, ne l'ont pas entendu de cette oreille et ont rappelé le "droit des femmes à disposer de leur corps et de leur ventre". Munis de tomates et d'autres légumes, les contre-manifestants se sont fait fort de déloger les militants. Nullement découragés par cet accueil, ces derniers comptent se poster samedi après-midi devant l'église du Finistère située rue Neuve et y distribuer des tracts. Leur objectif: informer les citoyens sur "la réalité de l'avortement".
La dépêche est un modèle de prise de position apparemment objective. Elle raconte, oui, mais en laissant aux contre-manifestants le bénéfice du qualificatif « anti-fascistes », à eux l'honneur non d'« affirmer » ou de « revendiquer » mais de « rappeler » le « droit des femmes à disposer de leur corps ».

Vous noterez aussi que ces défenseurs des droits ont balancé des tomates et autres légumes sur des manifestants pacifiques, inoffensifs et en bien moindre nombre qu'eux. Mais ce n'est pas de la violence, non, pas du tout. Pour ça il faut jeter des œufs et viser les honnêtes spectateurs de l'art blasphématoire et contemporain !



© leblogdejeannesmits

16 décembre, 2011

Colère contre une affiche blasphématoire en Nouvelle-Zélande

Le scandale a été perpétré par une église de tendance anglicane progressiste (en communion avec l'archevêque de Cantorbéry, précise son site) : St Matthew-in-the-City à Auckland en Nouvelle-Zélande. Située dans une zone de commerce et de bureaux, elle se glorifie d'attirer un public attentif à la qualité des prêches, libre d'esprit, invité à passer quand il veut, sachant apprécier le bon café qui y coule et plus attaché au qualificatif « progressif » que n'importe quel autre.

Il y a quelques jours la paroisse a érigé une publicité géante sur la voie publique montrant saint Joseph et la Vierge Marie côte à côte, l'air dépité, dans un grand lit, avec ce slogan : « Pauvre Joseph. Difficile d'assurer après Dieu. »

Le panneau publicitaire a été recouvert de peinture marron quelques heures après sa mise en place.

Et la porte-parole du diocèse catholique d'Auckland a réagi rapidement en soulignant que la publicité « offensait » les chrétiens, la qualifiant d'« inappropriée et irrespectueuse ».

Du côté des « chrétiens progressifs » de St Matthews, on ne propose pas la moindre excuse : ils voulaient simplement remettre en cause l'interprétation littérale de la naissance virginale du Christ. Parce que pour un chrétien progressif, soucieux de la planète et des pauvres, toute la mise en scène évangélique autour de Noël n'est que fiction pour mettre en valeur la « radicalité » du Jésus adulte.

« Le fondamentalisme (nous apprend un commentaire bavard sur le site de la paroisse) croit que le christianisme concerne essentiellement le salut individuel et l'admission dans une vie ultérieure en dehors de la planète. (…) Le christianisme progressif met l'accent sur le comportement plutôt que sur la croyance. Comment on traite son prochain, ses ennemis, et la planète, voilà l'essence de la foi. La célébration de la naissance de Jésus est une célébration de Dieu dans chaque naissance et dans chaque personne. »

Je vous épargne le reste, encore que ce soit un beau raccourci sur les chrétiens écolos de gauche.

Ce qui, dans cette histoire, me rassure, c'est que les Néo-Zélandais aient assez de gnaque pour aider les trajectoires de peinture marron à atterrir au bon endroit, et que les responsables catholiques n'y mâchent pas leurs mots.

St Matthews a sorti un nouveau panneau publicitaire, montrant la Sainte Vierge regardant avec anxiété un test de grossesse. On s'en passera.

Mais ne rien dire, c'est encourager ce genre d'insultes à proliférer et à tout envahir…

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Pilule et épilepsie ne font pas bon ménage

Utiliser une contraception hormonale pourrait augmenter de manière significative la fréquence des crises d'épilepsie chez les femmes souffrant de cette condition, aux termes d'une enquête menée par internet auprès de 300 femmes épileptiques âgées de 18 à 47 ans. Etude sérieuse mais dont les conclusions sont au conditionnel dans la mesure où elle n'a porté que sur une rétrospective, sans dimension prospective, mais elle est jugée suffisamment intéressante pour justifier un appel à une enquête approfondie.

Elle a révélé que parmi les femmes épileptiques participant à l'étude, 18 % ont rapporté avoir eu des crises alors qu'elles étaient sous contraception hormonale, contre 3 % seulement des femmes sous contraception non-hormonale.

L'étude menée par Kristen M. Fowler, du Beth Israel Deaconess Medical Center de Boston (Etats-Unis), a par ailleurs permis de noter que les femmes épileptiques qui n'étaient pas sous traitement anti-épileptique  étaient 24 % à faire part d'une augmentation du nombre de crises lorsqu'elles étaient sous contraception hormonale, contre 7 % seulement des femmes sous contraception non-hormonale.

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15 décembre, 2011

Irlande : lois pro-vie = meilleure santé maternelle

C'est au nom de la « santé maternelle » que le lobby de l'avortement prône la légalisation de « l'IVG ». Mais l'un des pays qui peut se vanter des meilleurs chiffres en ce domaine est précisément l'Irlande, où l'avortement est et demeure interdit. L'étude qui permet de contredire ainsi les idées reçues porte sur 42 ans de statistiques relevées en Irlande et Irlande du Nord d'une part, en Grande-Bretagne de l'autre – et elle a été réalisée, chose intéressante, par l'Institut de recherche sur les pensions et la population (PAPRI).

Voici les faits positifs relevés par son rapporteur, Patrick Carroll, pour l'Irlande et l'Irlande du Nord :

— Un bien meilleur taux de natalité que dans l'ensemble de l'Europe, près d'assurer le remplacement des générations.

— Sur la durée, l'Irlande présente un profile démographique plus jeune qui lui permet d'être moins dépendante de l'immigration que les autres nations européennes.

— Moins de fausses couches, de petits poids de naissance, de naissances prématurées, de paralysies cérébrales, de morts maternelles, toutes choses dont le risque est aggravé chez les femmes ayant subi un avortement.

— Moins de cancers du sein.

— Une santé mentale relativement meilleure, à juger d'après les prescriptions d'antidépresseurs.

— Certaines maladies du système immunitaire sont nettement moins fréquentes.

Si l'Irlande connaît quand même un certain nombre d'avortements, ils sont systématiquement pratiqués à l'étranger, la plupart du temps en Angleterre. Le taux de fertilité est passé sous la barre de remplacement (à 2,07 enfant par femme en Irlande) en 1992 mais reste au-dessus de 1,9 et, chose intéressante, si l'on totalise ces chiffres avec son taux d'avortement, l'Irlande atteint voire dépasse systématiquement cette barre des 2,07 depuis 1992.

Cela est vrai aussi pour l'Angleterre et le Pays de Galles où les taux de fertilité sont tombés nettement plus bas et où le taux d'avortement est nettement plus important ; la fertilité remonte après être tombée à moins d'1,8 en 2002 mais l'étude observe que cela est lié à la plus grande fertilité des familles immigrées qui forment une proportion de la population nettement plus grande en Grande-Bretagne qu'en Irlande.

L'étude présente un chapitre important de projection démographique pour évaluer ce que pourrait être l'Irlande avec une loi d'avortement comparable à celle en vigueur en Grande-Bretagne, en se fondant sur l'exemple écossais. Dans ce cas de figure, la proportion des moins de 15 ans tomberait dès 2031 à moins de 15 % de la population contre près de 22 % actuellement.

Sur la période étudiée, le rapport note une amélioration de la santé maternelle et néonatale nettement plus importante et rapide que chez les voisins britanniques, un facteur qui s'explique aussi par le fait que les naissances hors mariage sont moins fréquentes : ainsi le faible poids de naissance est il plus fréquent chez les mères seules. Le nombre de morts maternelles, nettement plus élevé en Irlande en 1968, a baissé de manière spectaculaire et reste voisin de zéro alors que dans les autres pays étudiés il tourne aujourd'hui autour des 10 à 12 morts par 100.000 naissances vivantes.

On notera un graphique intéressant sur la corrélation entre les taux d'avortement et le taux de cancer du sein découvert à 50-54 ans, au point qu'on a pu s'en servir comme outil de prédiction pour prévoir le nombre de nouveaux cancers entre 2005 et 2009.

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14 décembre, 2011

Belgique : un centre de « fin de vie digne » ouvre ses portes…

C'est dans le cadre de l'Hôpital universitaire de Bruxelles (UZ Brussel) que le Centre médical académique Wemmel (ACMW) ouvre une « clinique de fin de vie » qui entend assister les patients en phase terminale et sans espoir de guérison (ce n'est pas la même chose !) afin de leur proposer une fin de vie « digne ». Il ne s'agit pas à strictement parler d'une clinique d'euthanasie, comme il est déjà envisagé d'en créer aux Pays-Bas et en Belgique, mais d'un lieu où l'on puisse obtenir aide et conseils y compris pour accéder à l'euthanasie légale.

Lors d'une conférence de presse, mardi, les responsables d'UZ Brussel ont rappelé que trois lois régissent la fin de vie en Belgique : celles sur les soins palliatifs, l'euthanasie et les droits des patients. Mais ces lois de 2002 s'avèrent « assez mal connues » des Belges et nombre de médecins continuent de traiter des patients qui n'ont aucun espoir de guérison et il n'est pas assez fait appel à l'accompagnement, au soutien et aux soins palliatifs.

Jusque-là, tout va bien. Eviter l'acharnement, proposer un soulagement réel des souffrances des malades dans un contexte où les recours et les techniques seraient mal connus, c'est un progrès.

Mais en fait il s'agit aussi – et peut-être surtout ? – de faire la promotion de l'euthanasie. Le nouveau centre de consultations est ouvert aux patients eux-mêmes mais aussi à leurs proches en cas d'incapacité de la part du patient lui-même, à leur propre initiative ou sur orientation du médecin de famille ou d'un autre soignant. On y rencontre une équipe de spécialistes disposée à parler avec le médecin traitant pour servir d'interlocuteurs à propos de l'euthanasie, ont expliqué les responsables.

On pourrait même traduire ça par « négociateurs » ou « facilitateurs ».

Et comme pour l'avortement légal, jadis, l'idée mise en avant est de vouloir éviter que les malades ne choisissent de manière « indigne » le suicide.

Le suicide artisanal, à domicile, non encadré, c'est un peu comme l'avortement clandestin, en somme. Faisons ça proprement, sous contrôle médical !

© leblogdejeannesmits.

Annulation de la Veillée pour les chrétiens d’Orient le jeudi 15 décembre au Trocadéro

En raison d’une alerte-météo annonçant des rafales de vent de plus de 100 km/h à l’intérieur des terres jeudi soir sur le Nord de la France, la décision a été prise d’annuler la veillée de prière et de solidarité avec les chrétiens persécutés qui devait commencer jeudi 15 décembre à 19 h, place du Trocadéro à Paris, à l’appel de Chrétienté-Solidarité Persécutions et de la Coordination laïque de Solidarité chrétienne.

12 décembre, 2011

Donner la pilule aux religieuses pour éviter le cancer ? Une absurdité !

La presse internationale (et française !) a beaucoup glosé sur une étude publiée par The Lancet proposant de prescrire systématiquement la pilule aux religieuses au motif que celles-ci, ne bénéficiant pas de la protection contre certains cancers donnée par les grossesse et l'allaitement, devaient pouvoir profiter de ce traitement hormonal pour éviter cancers du col de l'utérus, des ovaires et du sein.

On voyait bien où voulait en venir (ou à tout le moins où pouvait mener) cette étude des chercheurs australiens Kara Britt et Roger Short.

1. Promouvoir l'idée selon laquelle la pilule est bénéfique pour la santé.
2. Laisser croire que la pilule n'a pas d'effets néfastes sur la santé.
3. Présenter la vie de religieuse – dans la chasteté – comme présentant de sérieux risques pour la santé.
4. Faire un pied de nez à l'Eglise catholique qui verrait ainsi la contraception hormonale qu'elle proscrit refaire son entrée par la petite porte comme une vulgaire prescription de prophylactique contre le cancer.

L'Eglise, elle, pouvait répondre que dans la mesure où dans ce contexte, la pilule ne serait pas prise en vue d'empêcher la naissance d'un enfant mais à une tout autre fin, la prophylaxie du cancer, cela ne poserait pas automatiquement un problème moral.

Mais médical, si.

Karen Brauer, présidente de Pharmacists for Life International, a réagi avec force face à ce qu'elle a pris au départ pour une « parodie » d'article scientifique, tellement son argument lui a paru saugrenu et mal soutenu même dans la logique interne du papier.

Britt et Short sont allées jusqu'à écrire que les religieuses « paient leur chasteté d'un prix exorbitant » à travers un risque plus élevé de présenter un cancer.

Karen Brauer s'est d'abord penchée sur l'affirmation de l'existence d'un risque accru : les chiffres mêmes de l'étude publiée par The Lancet, souligne-t-elle, montrent que les religieuses âgées de moins de 70 ans meurent moins du cancer de l'utérus que le groupe témoin ; de 70 à 80 ans, les chiffres sont fluctuants : parfois au-dessus, parfois au-dessous de la moyenne.

Le seul cancer auquel les religieuses sont plus exposés est le cancer du sein – mais Kitt et Brauer soulignent eux-mêmes que la pilule n'a pas d'incidence sur le risque, qu'il ne diminue par et « n'augmente pas ».

Mais il y a plus grave : l'étude passe outre les multiples effets négatifs de la pilule – le risque considérablement accru de thrombose veineuse profonde, par exemple, qu'elle cite – ou encore l'hypertension. Et il y en a d'autres.

De sorte que de manière générale, comme l'a déclaré l'oncologue Luis Raez à Catholic News Agency, eu égard aux effets indésirables que peut présenter tout comprimé, les médecins préfèrent utiliser les médicaments sur prescription pour traiter le cancer et d'autres maladies plutôt que de les prévenir. D'autant que le cancer de l'utérus comme celui des ovaires fait partie des cancers peu fréquents, qui sont en outre assez souvent soignables s'ils sont décelés tôt. Et que le fait d'avaler la pilule contraceptive n'élimine pas le risque.

En France, même les sites de vulgarisation (comme celui-ci) soulignent aujourd'hui les résultats d'études – notamment du Centre international de recherches sur le cancer, basé à Lyon et lié à l'OMS – attestant du caractère cancérogène des contraceptifs hormonaux. Une récente étude au début de 2011 est venue confirmer ces données tirées de méta-analyses : si la pilule est un facteur de protection pour certains cancers, elle augmente le risque de cancer du foie et du sein, assure le CIRC.

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Italie : une jeune fille avorte sous la pression parentale

Elle avait fait reconnaître son droit de donner la vie à l'enfant qu'elle attendait, mais finalement elle aurait avorté quand même : la jeune fille de 16 ans qui a défrayé la chronique en Italie pour s'être opposé à la mise à mort de son bébé a cédé semble-t-il aux pressions de ses parents. Le Mouvement pour la vie (MPV) italien qui était justement réuni à Rome a fait part de cette nouvelle en affirmant sa « profonde amertume » devant la décision de cette jeune fille de Trente de « ne pas accueillir son enfant ». Le MPV souligne que ce revirement intervient à très peu de jours d'un moment où elle semblait décidée à tout pour protéger cette nouvelle vie, « malgré les circonstances adverses ».

Le MPV, qui ne connaissait pas l'identité de la mineure, avait par voie de presse qu'il mettrait toute aide et assistance au service de la jeune fille, y compris sur le plan économique pour la soutenir, elle et son enfant.

« Si en effet ce chapitre s'est achevé de la manière la plus tragique, il demeure un soupçon sur le fait que la décision soudaine de la jeune fille d'avorter puisse être le fruit non d'une réflexion spontanée mais plutôt de la réussite des pressions qui n'étaient certes pas de nature à assurer à la jeune fille la sérénité nécessaire pour affronter des choix aussi décisifs », réagit le MPV qui invite la justice à vérifier que toutes les conditions de la loi 194 sur l'avortement ont bien été respectés.

Cette nouvelle « nous fait horreur », a souligné de son côté le responsable général de la Communauté Pape Jean XXIII. Elle avait trouvé une « protection », avec son enfant, face aux pressions de ses parents pour lui faire accomplir « un acte gravement dommageable pour sa propre personne » ainsi que pour son enfant « qui a été déchiré en petits morceaux par l'avortement » ; « sa liberté » n'a pas non plus été respectée alors qu'elle avait dit avec tant d'insistance vouloir poursuivre cette grossesse. Et de citer le fondateur de cette œuvre, Oreste Benzi : l'avortement « fait deux victimes : l'une mortellement touchée, l'enfant, et l'autre blessée à vie, la mère ».

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10 décembre, 2011

Hillary Clinton compare l'opposition à l'homosexualité aux crimes d'honneur

Pour le secrétaire d'Etat américain Hillary Clinton, l'« objection » d'origine religieuse à l'homosexualité « n'est pas sans ressembler à la justification de pratiques violences envers les femmes comme les crimes d'honneur, le sacrifice rituel des veuves ou l'excision ».

Mme Clinton a fait cette déclaration mardi à Genève à l'ONU à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme, précisant : « Les droits gays sont des droits humains, et les droits humains sont des droits gays. » A l'ONU d'y travailler, a-t-elle ajouté, que les religions y soient opposées ou non.

« C'est peut-être le plus gros défi lorsque que des personnes citent des valeurs religieuses ou culturelles pour violer ou s'abstenir de protéger les droits humains des citoyens LGBT » : pas de doute, Hillary Clinton veut les considérer comme nulles et non avenues et assure qu'à travers le monde, « l'opinion continue d'évoluer » comme elle l'a fait à propos de l'esclavage : « Ce qu'autrefois l'on justifiait par une sanction divine est aujourd'hui dénoncé très justement comme une violation inexcusable des droits humains ».

La religion et la « tradition », voilà donc les ennemis : affirmer une loi morale, c'est la même chose que de lapider une femme adultère (ou violée comme cela arrive souvent). Pour Mme Clinton, il faut non seulement en finir avec les lois de mise à mort ou d'exil ou de pénalisation du « statut ou du comportement homosexiel » mais en adopter de spécifiques pour affirmer leurs droits civils.

On notera que Hillary Clinton ne croit pas que la loi suive la pratique sociale (comme on nous le répète tous les jours pour justifier – par exemple – l'avortement) mais affirme au contraire : « Le progrès trouve sa source dans les changements apportés à la loi. »

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09 décembre, 2011

Italie : un tribunal refuse d'imposer l'avortement à une mineure

Une jeune fille mineure de la province de Trente enceinte d'un Albanais de 18 ans ne sera pas forcée à avorter par une décision judiciaire, a décidé un représentant du ministère public saisi de l'affaire par les parents de la mineure. Fabio Biasi a déclaré que le tribunal des mineurs devant lequel ils souhaitaient obtenir une décision d'avortement forcé sur leur fille qui refuse l'« IVG » n'est pas compétent pour prendre une telle décision, pas plus qu'aucun autre d'ailleurs.

La jeune fille, 16 ans, en est déjà à sa deuxième grossesse, du même père. Elle ne souhaitait pas davantage mettre un terme à la première, survenue il y a un an, que la seconde, mais elle avait alors fini par céder aux injonctions de ses parents qui l'avaient obligée à laisser supprimer son enfant. Ceux-ci sont séparés mais ont trouvé dans le refus des grossesses de leur fille, et de ses fréquentations, un de leurs uniques terrains d'entente. Cette fois-ci, il semble que la jeune fille ait tenté de tenir son état caché pour ne pas avoir à faire face une nouvelle fois aux pressions parentales.

« Son » jeune Albanais est arrivé en Italie il y a deux ans, il n'a ni domicile ni travail et vit dans une communauté après avoir été jugé pour divers petits délits. Les parents l'accusent d'être violent et affirment avoir trouvé des traces de coups et de blessures sur le corps de leur fille. Qui, elle, ne pense qu'à garder son enfant et à s'établir avec le jeune homme pour former une famille.

La manœuvre judiciaire de ses parents ne devrait pas aboutir du fait que la loi italienne prévoit de respecter dans une certaine mesure l'autonomie des mineurs et leur droit de décider dans des affaires qui les touchent de manière aussi personnelle, malgré la puissance paternelle qui s'exerce jusqu'aux 18 ans des enfants. Il en va de même habituellement pour toutes les importantes décisions médicales à prendre au bénéfice des plus de 16 ans.

Dans cette triste affaire on peut à la fois pointer le manque de docilité de la jeune fille qui fréquente un jeune homme contre la volonté de ses parents, et souligner sa force de caractère pour prendre la défense de la petite vie qu'elle porte, et qui n'est pour rien dans les déceptions des parents, les insuffisances du papa et la jeunesse de sa maman.

Il faut sans doute souligner aussi le caractère peu équilibrant de la vie familiale de la jeune fille qui vit avec un seul de ses parents et dont la grande sœur, nous dit la presse italienne, lui sert quasiment de mère. Quels repères peut-elle construire dans une telle situation ?

© leblogdejeannesmits.

06 décembre, 2011

Université catholique de Louvain : plus « catholique » pour longtemps

D'ici à la fin du mois l'université catholique de Louvain (Katholieke Universiteit Leuven, fondée en 1425) décidera si le « K » de son nom doit continuer de signifier le mot catholique, mais l'affaire semble déjà jouée. Selon le recteur Mark Waer il y a déjà un « consensus » en ce sens « à 80 % » : « Cela permettra de prévenir des difficultés à l'étranger ou le mot catholic a une connotation négative : “Faire partie de l'institution Eglise.” » Pour de Standaard, quotidien flamand, cela rime à l'étranger avec conservatisme, soumission servile vis-à-vis de Rome, et jure avec la liberté de la recherche scientifique. « C'est parce qu'à l'étranger les universités catholiques sont encore vraiment catholiques, comme en Amérique du Sud. »

Ce dont l'université de Louvain se défend : n'y fait-on pas de recherche sur les cellules souches embryonnaires et des fécondations in vitro ? (On pourrait ajouter des déclarations favorables à l'euthanasie…)

« Nous ne renions pas nos racines dans la tradition catholique. Mais nous voulons nous ouvrir de manière proactive à d'autres visions par rapport à la vie », a ajouté le recteur.

On ne dirait plus « K.U. Leuven » mais « KU Leuven », sans signification particulière. D'autre part Mgr Léonard, archevêque de Bruxelles-Namur, perdrait la présidence de l'université qui lui revient de droit au profit d'un laïque, tout en conservant son titre honorifique de grand chancelier de l'institution. Selon le quotidien catholique néerlandais Katholiek Nieuwsblad c'est même là l'objectif principal de la manœuvre.

© leblogdejeannesmits.

Génial ! les Macchabées aux secours des euthanasiés…

Pour les funérailles catholiques des euthanasiés néerlandais – qui « posent problème » comme on dit – un livret de « Célébrations de deuil » tout récemment paru propose une solution astucieuse. Pourquoi ne pas agrémenter ces obsèques d'une lecture tirée du livre des Macchabées ? Puisqu'il conte l'histoire de juifs qui ont eux aussi choisi la mort pour pouvoir vivre auprès de Dieu…

Le livre a été publié par les éditions Skandalon – une maison chrétienne et plutôt contestataire – sous la responsabilité de l'Ordre des frères mineurs fransiscains. Il présente des textes bibliques et des homélies à utiliser lors de cérémonies de funérailles de toutes sortes : enterrements et crémations, enfant mort-né ou personne ayant atteint un très grand âge, ou encore – et bien que les funérailles catholiques leur soient en principe interdites – les euthanasiés. Les signataires sont néerlandais et flamands, catholiques ou protestants.

Donc, les Macchabées.

On apprend sur le site d'informations kerknieuws.nl que le livre éponyme de la Bible met en scène « des juifs qui choisissent de mourir martyrs plutôt que de se laisser faire prisonniers et martyriser par l'ennemi ».

Etrange présentation : en fait les membres de la famille juive des Macchabées se virent offrir le choix entre contrevenir à la loi divine en mangeant du porc ou être tués un à un. De fait ils espéraient la vie éternelle et même la résurrection, mais cela n'en fait pas des euthanasiés avant la lettre !

Une histoire de refus de funérailles catholiques a défrayé la chronique aux Pays-Bas cet été. Le curé de la paroisse brabançonne de Liempde, Norbert van der Sluis avait prévenu un candidat à l'euthanasie qu'en cas de passage à l'acte il ne pourrait avoir d'obsèques religieuses ; ayant tenu bon lorsque la famille l'avisa de l'euthanasie il avait essuyé une tempête de critiques, recevant un soutien (pas très flamboyant) de sa hiérarchie.

Mais il a été confirmé à la tête de la paroisse malgré l'opposition de la « direction d'église », le comité laïc chargé de gérer les intérêts matériels de la paroisse : on apprenait le 11 octobre la démission de 3 membres sur les 7 que compte le comité ; trois autres sont restés pour gérer les affaires courantes mais doivent partir à leur tour au 1er janvier prochain.

Entre-temps on avait eu droit a des déclarations officielles de la hiérarchie catholique : les évêques néerlandais publièrent le 6 septembre dernier une note indiquant que les personnes envisageant l'euthanasie ou le suicide assisté ne peuvent recevoir les sacrements, parce que Dieu est maître de la vie et qu'en outre, en acceptant de les administrer et d'organiser les funérailles avec candidat à la mort, le prêtre donnerait l'impression d'être d'accord avec la situation.

Mais les évêques voient les choses autrement pour les funérailles demandées après la mort de l'intéressé par suicide ou euthanasie. « Si l'intéressé a pris sa décision alors qu'il était dépassé par l'émotion, la peur et le stress, alors sa liberté intérieure et donc la responsabilité de l'acte en seraient amoindries. Dans cette situation, le prêtre peut après avoir mûrement réfléchi aboutir à la conclusion qu'il peut offrir des funérailles catholiques à l'intéressé. »


Bien entendu la presse y avait vu un recul de l'Eglise.

Mais des commentateurs avisés avaient noté que l'on ne pouvait en pareilles circonstances parler d'« euthanasie » puisque pour être légale celle-ci doit être décidée par l'intéressé en possession de ses moyens et de sa liberté de décider.

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05 décembre, 2011

France : Procès pour un « avortement médical » refusé

Maternité de Nancy. Nous sommes en novembre 2008. Un jeune couple vient de prendre connaissance des résultats d'une échographie des 22 semaines : l'enfant qu'ils attendent, une petite fille, n'a pas d'avant-bras gauche et une clavicule plus longue que l'autre. Rien qui menace sa vie. Les parents rencontrent des spécialistes pour mieux comprendre ce qui se passe : un rééducateur, un généticien, un psychologue… Entretiens qui aboutiront, début décembre, à une demande d'« interruption médicale de grossesse » (IMG), un avortement à près de 5 mois, au motif de la gravité du handicap et de l'état dépressif de la maman, survenu lorsqu'elle apprit la mauvaise nouvelle.

Mais le 29 décembre 2008, la demande d'avortement « médical » est rejetée par le centre puridisciplinaire de diagnostic prénatal de Nancy, après consultation d'une vingtaine d'experts, au motif que « seules les anomalies d'une particulière gravité reconnues comme incurables » peuvent justifier « l'interruption de grossesse » – les progrès de l'appareillage sont invoqués. Bruno Carrière, directeur du centre, invoquera tout de même « l'extrême difficulté qu'il y a eu à trancher ce cas ».

La petite fille est donc née ; elle a au aujourd'hui deux ans et demi…

Eh bien, ses parents ont engagé une action contre l'hôpital de Nancy pour « préjudice moral ». Ils demandent que soit reconnu le dommage provoqué par le refus de l'IMG. Invoquent le profond désespoir qu'ils ont ressenti. Et la dépression dont a été victime la mère. Pour leur fille, ils réclament 50.000 euros supplémentaires puisqu'elle devra être appareillée toute sa vie et que cela aurait pu s'éviter… s'ils avaient eu le choix de la faire éliminer.

Après avoir été rejetée par le tribunal administratif, l'affaire vient d'être entendue par la cour d'appel administrative de Nancy, qui a mis sa décision en délibéré. Si le rapporteur public s'est prononcé pour le rejet de la demande, il n'en a pas moins souligné, comme le rapporte Le Républicain lorrain, « le caractère très délicat de cette affaire », personne ne jugeant a priori illégitime l'idée de faire pratiquer un avortement tardif pour un avant-bras manquant.

Les refus d'IMG ne concernent qu'1,5 % des quelque 6.000 demandes par an, selon l'avocat du couple, citant des chiffres de 2006. (Israël Nisand, dans un reportage d'Envoyé spécial à paraître, parle aujourd'hui de 7.000 IMG annuelles.) Me Brosseau a rappelé que selon une étude (effrayante) du Quotidien du Médecin citée ici, la malformation fœtale, comme dont souffre la fille de ses clients est la première cause de l'IMG en France : 43 % en 2006 (contre 33,8 % pour des anomalies chromosomiques comme la trisomie 21). Autrement dit, un grand nombre d'IMG se pratique sur des enfants dont le pronostic vital n'est pas du tout en jeu.

L'essentiel du procès qui se joue actuellement devant la cour d'appel administrative porte sur le droit de choisir des parents. Déjà absolu pendant les douze premières semaines de gestation où aucune justification n'est demandée, aucune condition n'est posée à la femme demandant l'IVG, voilà que l'on avance un droit de choisir à un stade bien plus avancé de la grossesse, dans un contexte où la loi pose un principe (l'existence d'une anomalie incurable) mais laisse ouverte l'interprétation des conditions d'accès à l'IMG.

Claude Sureau, gynécologue-obstétricien, ancien président de l'Académie de médecine s'était exprimé sur la question dans La Croix du 29 janvier 2009, a plaidé contre l'établissement d'une « liste » d'affections qui ouvriraient ce droit au choix de l'IMG : « Elle serait, par définition, totalement arbitraire et sujette aux polémiques. Il est donc préférable que le recours à l'IMG soit accepté, ou pas, au cas par cas, en fonction du handicap spécifique de l'enfant mais aussi de l'état de la mère. »

La Croix n'y avait rien trouvé à redire.

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03 décembre, 2011

AGRIF contre “Golgotha Picnic”… et les pouvoirs publics



La Providence nous offre parfois un joli clin d’œil, et remet les choses à l’endroit. Le référé d’urgence engagé par l’AGRIF pour obtenir l’interdiction de Golgota Picnic dont la première parisienne doit avoir lieu jeudi prochain au Théâtre du Rond-Point a été plaidé jeudi au Palais de justice. L’affaire a été plaidée sous le regard du Christ crucifié, de la Vierge des Douleurs, et du saint roi Louis. Une reproduction du Retable du Parlement de Paris, magnifique Crucifixion peinte au XVe siècle, qui jadis veillait sur la justice dans la cour d’appel d’Ancien régime, dominait le « cabinet » où l’audience a eu lieu.

C’était dans la magnifique Tour César, ainsi nommée parce qu’elle fut construite par Philippe le Bel sur des vestiges romains. Le Palais de la Cité, du Xe au XIVe siècle, abritait la résidence royale et les édifices administratifs – le temps de la Chrétienté. Sous le « chapeau » de la Tour, l’institution républicaine entend aujourd’hui les Français réclamer justice, et c’est une salle d’audience comme une autre. Mais alors que le fameux Retable a été débarqué du Palais en 1904 en application la séparation de l’Eglise et de l’Etat – tous les emblèmes religieux devaient disparaître des tribunaux – sa reproduction est revenue par la petite porte pour marquer ce que représente la France, ce qu’elle doit à Dieu, ce que par naissance et par baptême elle devrait honorer et défendre.

Dans une semaine, un théâtre parisien subventionné grâce aux impôts des Français doit accueillir – ce qu’à Dieu ne plaise – une « œuvre » obscène, profanatrice, calomnieuse, insultante pour le Christ crucifié et pour les chrétiens. Le propos – largement incohérent – de son auteur, Rodrigo Garcia, est justement de montrer que l’iconographie chrétienne, et surtout les Crucifixions, les scènes de martyre, la décoration des églises, les tableaux dans nos musées provoquent à la violence, expliquent que des prêtres abusent des petits enfants, et sont responsables des massacres et des horreurs que connaît notre monde. Eh bien, l’art chrétien, le Christ et sa Mère s’étaient invités au procès !

L'AGRIF
L’AGRIF, représentée par Me Jérôme Triomphe, a dénoncé la provocation à la haine que constitue un tel spectacle : premier trouble à l’ordre public puisqu’il prive les chrétiens du respect et de la jouissance paisible de leurs droits qu’affirment à la fois les traités internationaux et la Constitution française. Si le blasphème n’est pas punissable en droit français, la provocation à la haine l’est, et il a donc soulevé ce moyen pénal en détaillant les singeries de la Passion du Christ et les attaques calomnieuses que multiplie Golgota Picnic – dont l’auteur propose même dans son script que l’on interdise l’accès des musées à tous, et spécialement aux enfants, pour qu’ils ne soient pas exposés à l’iconographie chrétienne.

Troisième motif, qui devrait à tout le moins faire interdire le spectacle aux mineurs, l’accumulation d’exhibitions sexuelles qu’il met en scène. Ayant vu le DVD du spectacle, je peux attester de leur pénible réalité, avec des jeux d’acteurs, indescriptibles ici, s’entrelaçant nus pendant de longues minutes, les corps peints pour évoquer un tableau d’art sacré. Chose que Brigitte Richard, avocate du responsable du théâtre Jean-Michel Ribes, a balayée d’une main comme inexistant, au mépris total de la réalité. Il faut dire que l’essentiel de sa plaidoirie visait à montrer que l’opposition à Golgota Picnic est idéologique et politique, et nous renvoie aux heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire…

Pourtant, même la Conférence des évêques de France dans son ensemble et de nombreux évêques en particulier ont dénoncé le spectacle – le cardinal Vingt-Trois invite même les catholiques à une vénération de Reliques de la Passion à Notre-Dame-de-Paris, le 8 décembre, en désignant nommément le scandale de Golgota Picnic.

Le plus scandaleux, devant le juge des référés, fut encore la prestation de Mme le Procureur, qui exprime la position de l’exécutif. C’est là, quoi qu’on veuille, la responsabilité directe du président Sarkozy : c’est la voix de son gouvernement qui n’a pas exprimé, qui n’a pas ordonné que le ministère public exprimât le devoir de défendre les droits des chrétiens. Au contraire, Mme le Procureur, quoique choquée par les images (ça se voyait) a affirmé le respect de cette « liberté fondamentale » qu’est la liberté d’expression. Cela surpasse même les exigences de la loi pénale. Contre les chrétiens et contre le Christ, tout est permis, tout est défendable, tout est admirable y compris la « provocation », du moment qu’elle est revendiquée comme art.
Ordonnance mercredi 7 décembre à 17 heures.

02 décembre, 2011

L'archevêque de Westminster au secours des unions civiles

C'est la consternation parmi les catholiques britanniques fidèles aux enseignements pontificaux : selon The Tablet citée par LifeSite, Mgr Vincent Nichols, archevêque de Westminster et président de la Conférence épiscopale anglaise, a accentué son soutien aux unions civiles homosexuelles. Tout en affirmant qu'il n'y a pas égalité entre ces unions légalisées et le mariage, il a déclaré ce qui suit :

« Nous aimerions souligner avec insistance le fait que les partenariats civils fournissent en réalité une structure où des personnes de même sexe qui désirent une relation pour la vie ainsi qu'un partenariat pour la vie peuvent trouver leur place, une protection et un cadre légal. (…) En tant qu'Eglise nous sommes très attachés à la notion d'égalité, de manière à ce que les personnes puissent être traitées de la même manière dans tous les domaines d'activité de la vie. »

Il a poursuivi, selon The Tablet, en affirmant sa déception devant la volonté du gouvernement de David Cameron de légaliser le « mariage » homosexuel, mais non sans répéter avec insistance que l'Eglise favorise les relations stables et l'engagement réciproque comme étant d'une « importance vitale » pour la société. « Mais l'engagement plus l'égalité n'égalent pas le mariage », a-t-il précisé.

Façon indirecte mais claire de s'accommoder des unions de type pacs pour mieux faire passer l'opposition aux projets les plus progressistes promus par les lobbies gays.

En 2003, les évêques d'Angleterre et du Pays de Galles s'étaient opposés de la manière la plus ferme aux unions civiles homosexuelles : aujourd'hui, Mgr Nichols répète devant la presse (il l'a fait en septembre dernier) qu'à l'époque les évêques catholiques dénonçaient déjà exclusivement le « mariage » homosexuel. Il suffit pourtant de faire le rapprochement avec le communiqué officiel d'alors pour lever le doute : « Les projets du gouvernement visant à créer des partenariats civils pour les couples de même sexe ne seraient pas au service du bien commun. »


L'an dernier, Mgr Nichols avait déjà tenu ce genre de propos en déclarant, en septembre dernier au lendemain de la visite de Benoît XVI, en assurant que la position de la conférence des évêques avait été « très nuancée » : « Nous ne nous sommes PAS opposés au parternariat civil pour les gays, nous avons reconnu qu'il pouvait y avoir une raison de les introduire dans le droit anglais. » (SPUC).

John Smeaton commentait ce rejet explicite de l'enseignement du Pape en rappelant ce qu'il avait dit peu de jours avant son voyage au Royaume-Uni, en recevant les lettres de créance de l'ambassadeur d'Allemagne près le Saint-Siège (traduction de benoit-et-moi) :

« L'Église voit avec inquiétude la tentative croissante d'éliminer le concept chrétien du mariage et de la famille de la conscience de la société . Le mariage se manifeste comme une union durable d'amour entre un homme et une femme, qui est toujours tendue vers la transmission de la vie. Une de ses conditions est la disposition des partenaires à se lier l'un à l'autre pour toujours. Ceci nécessite une certaine maturité de la personne et une attitude sociale et existentielle fondamentale : “une culture de la personne” comme l'a dit mon prédécesseur, Jean-Paul II . L'existence de cette culture de la personne dépend aussi du développement social. Il peut se produire que dans une société, la culture de la personne diminue ; il n'est pas rare que, paradoxalement, ceci dérive de la croissance du niveau de vie. Lors de la préparation et dans l'accompagnement des conjoints, il faut créer les conditions de base pour élever et développer cette culture. Dans le même temps nous devons être conscients que la réussite du mariage dépend de nous tous et la culture personnelle de chaque citoyen. En ce sens, l'Eglise ne peut approuver des initiatives législatives qui impliquent une réévaluation des modèles alternatifs de vie conjugale et familiale. Elles contribuent à l'affaiblissement des principes du droit naturel et ainsi à la relativisation de toutes les lois, et aussi à la confusion autour des valeurs de la société. »
C'est une déclaration importante en ces temps électoraux où nombre de ceux qui s'opposent au mariage homosexuel présentent le pacs comme un compromis acceptable (aussi bien Marine Le Pen que Christine Boutin ont affirmé leur refus de revenir sur cet acquis !).

On oublie trop un document de la Congrégation pour la doctrine de la Foi sur la légalisation des unions homosexuelles publié en 2003, Jean-Paul II régnant et Joseph, cardinal Ratzinger, étant encore à la tête de ce qui fut le Saint-Office. L'ensemble est à relire mais ici je retiendrai juste la conclusion :


« Lorsqu'on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d'assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier, on doit s'y opposer de manière claire et incisive. Il faut s'abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l'application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer le droit à l'objection de conscience. »
Le temps passe vite et depuis lors, on a entendu bien souvent dire le contraire par des politiques chrétiens, et les condamnations des unions civiles légalisées ne se font guère entendre de la part des évêques français même quand ils dénoncent le « mariage » homosexuel.

L'enseignement est pourtant clair. Et encore souligné par la date de signature de ce document du Vatican : la fête de saint Charles Lwanga et ses compagnons, mort martyr avec eux pour s'être refusé au roi qui désirait avoir des relations homosexuelles avec son page.



01 décembre, 2011

Pays-Bas : le ministre autorise une clinique de fin de vie et « l'euthanasie volante »

Edith Schippers
Le ministre néerlandais de la Santé publique, du Bien-être et des Sports, Mme Edith Schippers, vient de reconnaître implicitement la légalité de la proposition du NVVE (association pour la fin de vie volontaire) de créer une clinique d'euthanasie et d'équipes volantes chargées de mettre fin à la vie de ceux qui n'obtiennent pas satisfaction auprès de leur médecin de famille.

Elle répondait à des questions écrites devant la Deuxième chambre du Parlement. Edith Schippers a ainsi déclaré : « Une telle équipe ambulante est une réaction à un signal : il y des patients qui ne voient pas réaliser leur demande de fin de vie par leur médecin, alors même qu'ils satisferaient aux critères de précaution. »

Des parlementaires ont suggéré que la solution de la clinique d'euthanasie ou de l'équipe ambulante ne soit accessible qu'en cas de refus de principe de pratiquer l'euthanasie de la part du médecin traitant, et à condition que tous les critères de précaution de la loi soient bien respectes. Là encore le ministre a acquiescé : « Il n'est pas possible que les médecins saisis d'une demande de fin de vie soient plutôt tentés de les renvoyer vers une telle clinique ou une telle équipe. »

Au cours du débat, où l'on évoqua l'euthanasie sur les personnes en voie de devenir démentes ou démentes, il est apparu que le ministre approuve là encore l'interprétation libérale de la loi.

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Pays-Bas : l'euthanasie progresse rapidement dans l'est du pays

Personne ne sait pourquoi. Dans la zone « Est », l'une des cinq régions néerlandaises dotées d'une commission régionale de suivi de l'euthanasie, le nombre des mises à mort « choisies » a quasiment doublé en cinq ans, une progression plus rapide que dans le reste du pays. En tout cas, le nombre de demandes satisfaites y est passé de 468 en 2006 à 802 en 2010, ce qui représente 25 % d'euthanasies de plus qu'en 2009 dans cette région. Le nombre total d'euthanasies notifiées aux Pays-Bas en 2010 a atteint 3.136 l'an dernier, en augmentation de 20 % sur l'an dernier.

Personne ne sait pourquoi mais la presse n'hésite pas à présenter ses conjectures. Pour la télévision régionale RtvOost il s'agit de l'effet « apaisant » de la loi sur les médecins qui, se sentant épaulés et soutenus sur le plan judiciaire, osent plus facilement franchir le pas. Un commentateur, Maurice Velthuis, très complaisant, explique que certains médecins ont encore des problèmes de remords ou de conscience, car ils ont l'idée que l'euthanasie est illégale et ne connaissent pas les règles qui l'entourent.

En tout cas l'augmentation est clairement attribuée tout au long du reportage à l'effet « libérateur » de la loi, couplée – comme l'explique un généraliste – avec le fait que la population de personnes très âgées susceptibles de souffrir de maladies très graves est en augmentation.

L'euthanasie reste-t-elle taboue en 2011 ?, demande la présentatrice au reporter.

Eh bien, il restera toujours quelque chose du tabou puisqu'on parle de vie et de mort, mais je m'attends quand même à ce que les choses aillent mieux dans les années à venir, notamment parce qu'aujourd'hui, dans notre société, la discussion est tout à fait d'actualité, sur le point de savoir si l'euthanasie est possible pour les personnes qui souffrent de manière insupportable et sans espoir d'affections psychiatriques, explique Velthuis.

C'est ce qui s'appelle du journalisme engagé.

© leblogdejeannesmits.


 
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