06 novembre, 2011

Conférence à Toulouse le 10 novembre

Marche pour la vie : ce sera le 22 janvier 2012

www.enmarchepourlavie.fr

Romeo Castellucci, la psychanalyse, la gnose et l'enfer

Les catholiques bon teint qui justifient les litres d'excréments de Sur le concept du visage du Fils de Dieu invoquent le devoir de « dialogue » de l'Eglise avec la culture contemporaine et trouvent à Castellucci des accents de sincérité qui en feraient – presque ! – une sorte d'évangélisateur à travers un mode d'expression légitime et digne d'intérêt.

Ils ne semblent pas avoir pris la peine d'étudier de plus près l'œuvre de l'artiste » de 52 ans, qui a laissé transparaître, voire a carrément avoué ses intentions au travers d'une œuvre déjà importante.

Je voudrais évoquer ici sa trilogie tirée de l'œuvre de Dante, La Divine Comédie, ou le Ciel devient le lieu de tous les ennuis, de la dépersonnalisation, de l'éternel emm… de devoir louer Dieu sans fin. Et l'Enfer – bien entenu – le lieu où l'identité est possible, un lieu où l'on souffre pour un péché dont on « s'ignore coupable », où l'on vit une fragilité « condition d'une douceur paradoxale ». On trouvera tous les liens utiles dans ce message de « Glycéra » sur le Forum catholique.


Deux textes à lire

J'ai évoqué précédemment combien l'œuvre Gènesi s'inscrivait dans cette inversion. Sur cela, Castellucci s'est longuement exprimé – contre ce Dieu qui crée un univers d'horreur où seul Lucifer est capable d'« art ». Mais de manière bien plus complète et avec la traduction d'une interview de Castellucci, le site Avenir de la culture livre un document capital pour bien poser le « débat » : à lire d'urgence ici. On y comprend la dimension gnostique et satanique de la pièce et le sens donné par Castellucci à l'homme qui se vide de lui-même, un sens qu'il prétend « eucharistique » selon la singerie que fait l'art contemporain de la transsubstantiation.


Or Jésus ne nous donne pas ses déchets, sa mort ni même seulement son Corps pour aliment, mais son Corps, son Ame et sa Divinité, sa Vie-même.


Un autre texte publié par Avenir de la Culture montre comment la pièce de Castellucci est une mise en scène théâtrale de l'obsession freudienne du pipi-caca, la « sublimation de l'abjection ». C'est à lire ici.


© leblogdejeannesmits.


Toujours à propos de la pièce de Castellucci.

Le hasard m'a fait tomber, dans les archives de Riposte catholique, sur ce communiqué du comité permanent pour l'information et la communication de la Conférence des évêques de France, à propos d'un spectacle mettant en scène le Christ et jugé « complaisant » dans sa manière de mettre crûment en scène les supplices de la Passion.

Eh oui, il s'agissait de La Passion du Christ de Mel Gibson.

Ecoutons-les, Mgr Di Falco, Mgr Georges Pontier, Mgr Brac de la Perrière, Mgr Jean-Charles Descubes, Mgr Jacques Perrier, Mgr Jean-Yves Riocreux, signataire de ce communiqué daté de 2004 et reproduit début septembre par Riposte :

« Si le film rappelle crûment l’atrocité des supplices subis et de la mort sur la croix, il le fait avec une complaisance choquante dans le spectacle de la violence. Cette violence, qui submerge le spectateur, finit par occulter le sens de la Passion et plus largement, l’essentiel de la personne et du message du Christ : l’amour porté à sa perfection dans le don de soi consenti. »
Et aujourd'hui, les excréments sur la Sainte Face sont une invitation à découvrir la charité ou à « ouvrir le dialogue » avec la culture contemporaine ?

Mais de qui se moque-t-on ?

Plusieurs évêques ont dénoncé la pièce de Romeo Castellucci, honneur à eux et spécialement à Mgr Centène, qui a courageusement soutenu les catholiques qui ont demandé que cesse la profanation subventionnée. Mais aujourd'hui la plupart se taisent ou pire, comme le cardinal Vingt-Trois ou Mgr d'Ornellas, désapprouvent ouvertement ceux qui prient et manifestent et trouvent toutes sortes de justifications au spectacle excrémentiel.

Ils devraient relire cette réaction du cardinal Lustiger à La Passion du Christ : il ne dénonçait pas, mais disait sa préférence et mettait en garde contre une banalisation du sacré. Son texte suscitait une réelle réflexion dans le respect de ceux qui avaient aimé le film de Gibson. Le cardinal aurait-il été plus indulgent pour les litres de m… de Castellucci ? Ecoutez-le, dans ce compte-rendu publié à l'époque par Zenit :
Christ aux outrages. Mais ce n'est
pas une profanation de son image.
Lors de la rencontre de vendredi dernier 20 février avec les journalistes, lors de la visite ad limina des évêques de la région d’Île de France, le cardinal Lustiger s’est refusé à donner un point de vue sur le film de Mel Gibson La Passion. Il précisait qu’il avait un point de vue "très personnel" sur le rapport entre les récits évangéliques et ses représentations. 
Il expliquait : « Je suis très réservé sur toute théâtralisation de la Passion, même si je comprends que cela puisse se faire, et encore plus sur son expression par l’image électronique ou chimique. » 
« Comme Chrétiens, soulignait l’archevêque de Paris, nous vivons dans le domaine du sacrement. A chaque Eucharistie c’est tout le mystère de la Passion et de la Résurrection qui nous est donné : il ne nous est pas donné sous la forme d’un spectacle que l’on regarde, mais sous la forme d’un acte de la puissance divine qui se communique. La figuration peut-être une régression absolue. Cela touche beaucoup l’affectivité, l’imagination, mais c’est très ambigu. Je ne dis pas que cela est “mal”. Je laisse la liberté à chacun, mais je préfère une icône à la photographie d’un acteur qui joue le Christ, et je préfère encore le sacrement à l’icône. Cela m’est plus utile pour la prière et je pense que c’est plus utile pour le peuple chrétien aussi. » 
Le cardinal évoquait l’exemple du film de Pasolini sur l’Evangile selon saint Matthieu, où il voit une « subtilité double ». D’une part, expliquait le cardinal Lustiger, Pasolini a choisi de prendre « un Evangile complet, et pas une recomposition du récit ». D’autre part, il utilise un « double filtre » : « Il lit la Passion à travers le regard de sa mère » et « il l’a exprimée du point de vue stylistique à travers l’iconographie picturale italienne ». 
Le cardinal disait reconnaître dans la « subtilité des deux filtres », le signe d’un « homme de culture catholique fine, même si on ne sait pas s’il était croyant ». Le film présente « une double distance, grâce aux yeux de sa mère qui dans le film, représentait Marie au pied de la Croix, et à travers les tableaux qu’il avait contemplés dans son enfance ». Il résumait : « le film était déjà supporté par toute une mémoire. »
L’archevêque proposait un autre exemple dans la liturgie : « Quand j’entends des prêtres ou des diacres qui 3mettent le ton” comme des acteurs, cela me gêne », avoue-t-il : « Je préfère la vieille tradition liturgique catholique qui consiste au contraire à chanter sur un air codifié, comme le font les Byzantins de leur côté, et non pas à chanter comme à l’Opéra ; nous aussi nous avons une tradition, il y a un hiératisme réel du texte, il n’est pas irréel, il est réel, ce n’est pas un spectacle. » 
« Quand nous faisons un Chemin de Croix, que faisons-nous ? quelle est la piété du Chemin de Croix, interrogeait le cardinal,c’est que les fidèles “font” le Chemin. Ils ne s’assoient pas dans un fauteuil pour regarder quelqu’un faire le Chemin de Croix. Ils marchent. Certains même portent une croix, ce qui est tout à fait différent. » 
« Les arts plastiques, continuait l’archevêque, ont le mérite d’être des transpositions évidentes. Tout art plastique est une interprétation. Et donc, à ce titre, on peut aimer, ne pas aimer, y être sensible, ne pas y être sensible. Je pense que nous n’avons pas réfléchi à ce que représente notre septième art. Ce sont des problèmes terribles pour notre civilisation, indépendamment de ce film. » 
Il citait le festival chrétien du cinéma qui a lieu chaque année à Paris : des spécialistes sélectionnent des films pour voir comment s’exprime « une certaine profondeur humaine et spirituelle à partir de tel ou tel thème. » 
Le cardinal insistait sur l’importance de l’interprétation, des clefs « herméneutiques » en faisant remarquer : « Faute d’une éducation du regard, et de l’intelligence, la télévision risque d’abrutir les gens plus que de les éduquer. Il faudrait que l’outil télévisuel fasse lui-même une herméneutique, une interprétation de ce qu’il donne. »
L'« herméneutique » de la pièce de Castellucci, c'est qu'il n'y a pas d'herméneutique, pas d'interprétation, seulement une façon de sidérer le spectateur avec la représentation obsessionnelle des excréments. D'aucuns ont voulu en faire une lecture « chrétienne », cette fin – la découverte de la bonté et de la permanence de l'image de la Face du Christ – justifiant tous les moyens, mêmes les plus immondes.

L'« herméneutique » de La Passion du Christ était, elle, sans la moindre ambiguïté : décrire la Passion aussi fidèlement que cela peut s'imaginer en montrant son identification avec le sacrifice eucharistique et en la montrant comme un don d'amour suprême accueilli douloureusement au pied de la Croix par saint Jean, sainte Marie-Madeleine et par notre avocate à tous (dans l'ordre du monde, elle aurait été partie civile !) la sainte Vierge Marie.


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05 novembre, 2011

France : une campagne pour susciter des dons de gamètes

C'était prévu dans la loi de bioéthique telle qu'elle a été révisée cette année, et voilà, on y a droit : une campagne publicitaire nationale de l'Agence de la biomédecine, organisme public, sollicite les dons de gamètes – ovules et spermatozoïdes – auprès du grand public. Pour les dons d'ovule, la campagne s'appuie notamment sur la nouvelle possibilité de les conserver par congélation profonde, validée par la même loi.

Présenté comme un « geste de solidarité », le don de cellules reproductrices est vendu sous le slogan : « Vous pouvez donner le bonheur d'être parents ». Deux encarts sont prévus pour la « presse grand public », les mêmes « visuels » étant déclinés en affiches pour orner les cabinets des gynécologues, urologues, andrologues, sages-femmes… et pédiatres.



Seules conditions : être majeur et en bonne santé, et avoir moins de 37 ans, pour les femmes, et 45 ans, pour les hommes.

Un « numéro vert » permet de découvrir le centre de dons de gamètes le plus proche et deux sites internet, l'un pour les femmes, l'autre pour les hommes (et tant pis pour le « gender » !) donne toute l'information requise. Enfin, pour ce qui est de l'information…

L'on y découvre, par exemple, ce témoignage d'une donneuse : « Oui, les piqûres ce n'est pas très agréables, le ventre est un peu ballonné, mais c'est ponctuel et largement supportable et qu'est-ce que c'est par rapport à ce que cela peut apporter ? » A peine un petit bémol à propos de l'« hyperstimulation ovarienne ».

Or les problèmes et risques liés à la stimulation ovarienne sont multiples, comme en attestent bien des femmes engagées dans un processus de traitement de la stérilité ou de procréation artificielle, et a donné lieu à ce film, Eggsploitation. Film américain, qui s'intéresse aussi à l'exploitation de ces femmes jeunes et belles qui aux Etats-Unis peuvent tirer plusieurs milliers de dollars d'un don d'ovocytes, alors qu'en France le don de gamètes et anonyme et gratuit. Mais les risques de santé évoqués sont les mêmes.

Une psychanalyste, Eva Weil, vient expliquer que la plupart des donneuses – venues souvent par « solidarité » – ne réalisent pas bien ce qu'est un ovocyte et le dissocient de l'enfant ; elle raconte aussi que la plupart se disent indifférentes à l'idée que des enfants naîtront qui auront un fort lien avec ceux qu'elles ont déjà, c'est à peine si elles prennent conscience de son existence.

Côté hommes, le site dédié vante l'altruisme des donneurs et décrit la procédure – accueil simple et discret, salle privée, possibilité de venir accompagné, mise à disposition de « revues » (mais « il peut aussi en apporter »).

Pour finir, des brochures (pour elle et pour lui) seront diffusées par les professionnels de la santé évoqués plus haut pour pousser  à leur tour les hommes et les femmes à donner leur gamètes et à laisser s'éparpiller dans la nature  des enfants qu'ils ne connaîtront jamais…

Voilà donc à quoi le gouvernement dépense l'argent du contribuable. Encore avons-nous échappé à ce qui était prévu dans les moutures initiales de la loi : elle prévoyait des campagnes spécifiques au lycée, dans l'enseignement supérieur, à l'armée et, annuellement, dans les grands médias. Seule cette dernière cible a été retenue, mais on reste en présence d'un intolérable matraquage.

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04 novembre, 2011

Pour l’honneur du Christ… et la vérité sur Castellucci

La mobilisation de jeunes catholiques contre la profanation subventionnée du visage du Christ dans la pièce de Romeo Castellucci, actuellement jouée au Théâtre 104 à Paris, se trouve dénoncée, contrée voire ridiculisée et même violemment par un certain nombre de catholiques – l’abbé Grosjean, Myriam Picard (rédactrice aussi à Riposte Laïque !), Jacques de Guillebon, Yves Daoudal – qui nous livrent leur interprétation de la pièce. Profondément chrétienne, disent-ils : à la gloire finalement de ce Dieu qui nous cherche, nous appelle et nous aime toujours malgré notre déchéance figurée par les excréments déversés par litres au long de chaque représentation.

Castellucci devient ainsi un homme travaillé, voire torturé par une profonde spiritualité, abusant de la m… certes mais inquiet de faire passer un message sur l’amour de Dieu et la Résurrection qui est notre espérance, quels qu’aient été les affres de la Passion.

Je veux bien. Ils sont libres de leur interprétation. Nos amis auraient pu dire tout cela sans moquer, mépriser, laisser passer pour des « fondamentalistes » les catholiques qui au nom du Christ ont supporté la bastonnade policière, des gardes à vue menées au mépris de leurs droits élémentaires, qui ont prié pacifiquement, qui ont mis le doigt sur le néant de la culture de mort qui ne vit que de l’atteinte au beau, au vrai et au bien.

Ils auraient pu mesurer que les actions judiciaires de l’AGRIF pour faire respecter l’honneur des chrétiens et faire cesser le scandale innommable de la représentation subventionnée de la Face du Christ couverte d’excréments allaient en être singulièrement compliquées. Le référé contre la décision de représenter la pièce au « 104 » a été balayé d’un revers de main par le juge qui a simplement dit qu’il n’y a là pas l’ombre d’une atteinte à l’ordre et à la loi. Allez-y, souillez les icônes, profanez ce que les chrétiens ont de plus cher, la chasse est ouverte !

D’autres « lectures » de la pièce, moins complaisantes, moins intellectualisantes voire moins snobs sont pourtant diffusées désormais. Les chrétiens ne se sont pas jetés dans la rue sans savoir, et ce que l’on voit sur scène confirme leur dégoût et leur douleur. Une remarquable analyse a été faite vendredi matin par un lecteur du Salon beige qui en a publié de larges extraits. Un journal comme MetroFrance confirme ce que Castellucci avait tenté de dissimuler dans ses entretiens publics : c’est au moment où le Christ d’Antonello da Messina se « voile de noir » comme il dit qu’est répandue dans la salle l’odeur d’excréments.

Il faudra lire et méditer l’analyse… psychanalytique de Sur le concept du Visage du Fils de Dieu qu’en fait « Avenir de la Culture » (un texte qui sera publié in extenso dans le prochain numéro de Reconquête). Elle permet de comprendre l’obsession freudienne de l’excrément qui est traduite sur scène par Castellucci.

Mais je voudrais aussi vous présenter « ma » lecture de la pièce, qui ne contredit en rien la précédente.
« Qui me voit, voit le Père », disait Notre-Seigneur, « en ce temps-là » et pour tous les temps. Sur la scène de Castellucci, c’est la même chose. Le tableau d’Antonello da Messina en fond de scène renvoie à cette relation entre Père et Fils qui se joue, d’une manière abjecte, devant lui, entre le père incontinent, ricanant méchamment de ce qu’il fait subir à sa progéniture, et ce fils qui se révèle incapable de nettoyer la m… répandue sur scène.

Image de la Création : d’un Dieu le Père qui répand le mal et la mort et assiste, impuissant et complice, à la déchéance finale de son œuvre. Entre eux – observait une auditrice de Radio Courtoisie – l’Esprit, symbolisé sur scène par les déjections du vieillard. Et de fait, Castellucci qui se vante de faire un théâtre « hors sens » a dit qu’au fond il voulait montrer « the spirit of the shit » (pas la peine de traduire).
Cette idée d’un Dieu-Père nuisible, impotent et malveillant est celle que véhicule l’anti-culture de notre temps – on le retrouve, tel quel, dans un roman pour la jeunesse à succès de Philip Pullman (A la croisée des mondes).

Elle est précisément celle de Castellucci dans sa pièce Gènesi, relecture de la Genèse où Dieu crée puis laisse son œuvre s’enfoncer dans le mal, le malheur, la mort. On retrouve sa fondamentale inversion dans sa trilogie sur la Divine Comédie, où le ciel est le lieu sans espoir où l’homme est confronté à l’ennui éternel de devoir louer Dieu, et l’enfer celui où, finalement, il lui est possible de conserver son identité et de s’exprimer.

Quant à ceux qui doutent de ses intentions blasphématoires, je les renvoie au Ministre au voile noir (prochainement programmé en Italie), qui lors d’une précédente mise en scène montrait le héros, ministre du culte protestant, s’enfiler des éclats de verre dans l’anus en disant trois fois le nom de Notre Seigneur.
Pardonnez-nous, Seigneur… Vous seul pouvez laver cette fange.

03 novembre, 2011

CEDH : l'interdiction du don de gamètes est légitime

Je reproduis ci-dessous le communiqué de presse de Grégor Puppinck, directeur de l'ECLJ (Centre européen pour la loi et la justice).

Affaire S H contre Autriche: une victoire majeure pour la famille et la souveraineté des Etats devant la Cour européenne des droits de l’homme.
  
Aujourd’hui, la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a rendu son arrêt définitif dans l’affaire S. H. et autres c. Autriche (requête n° 57813/00), renversant l’arrêt précédent et décidant que l’interdiction de l’Autriche d’utiliser des dons de sperme et d’ovule pour la fécondation in vitro (FIV hétérologue) respecte la Convention européenne des droits de l’homme et plus précisément ne constitue pas une violation du droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention). L’arrêt précédent, rendu par la Première Section (7 juges) le 1er avril 2010, était gravement problématique en ce qu’il sapait la famille. Il était sous-tendu par la reconnaissance d’une sorte de « droit à l’enfant » et ne respectait pas la souveraineté nationale en matière bioéthique.

La Grande Chambre, décidant par treize voix contre quatre qu’il n’y avait pas de violation de l’article 8 de la Convention, a renversé l’arrêt rendu le 1er avril 2010 par la Première Section. En outre, la Grande Chambre a décidé à l’unanimité qu’il n’était pas nécessaire d’examiner la requête sous l’angle de l’article 14 pris conjointement avec l’article 8.

Pour l’ECLJ, cet arrêt de la Grande Chambre renversant le premier arrêt est d’une importance fondamentale car il confirme que la référence à la « procréation naturelle » et à la « famille naturelle » (avec un seul père et une seule mère) comme seul modèle de régulation des techniques de procréation artificielle justifie l’interdiction de la FIV avec don de sperme ou d’ovules. Il confirme aussi que les questions morales sensibles soulevées par la FIV peuvent légitimement être prises en considération par les législateurs nationaux. L’arrêt de la Première Section avait un effet dévastateur sur l’ontologie et sur la loi : il signifiait la destruction de la famille biologique comme modèle social, ainsi que la destruction des « considérations morales » comme contrepoids légitimes à l’utilisation des biotechnologies. Cet arrêt de la Grande Chambre est publié quelques jours après une autre décision majeure en matière de bioéthique, l’arrêt de la Cour de justice de l’union européenne (la Cour de Luxembourg) dans l’affaire Brüstle c. Greenpeace, qui constitue aussi une victoire pour l’éthique en face d’une vision purement amorale et utilitariste de la science et des être humains.

Le revirement opéré par la Grande Chambre est tout-à-fait exceptionnel. La dernière fois que c’est arrivé dans une affaire sensible était dans l’affaire des crucifix (Lautsi c. Italie), tranchée par la Grande Chambre en mars 2011. Ces revirements peuvent être le signe d’une nouvelle tendance de la Cour à la retenue par rapport à l’activisme judiciaire dans les domaines idéologiques, en décidant que ces questions relèvent d’abord des législateurs nationaux. La Cour a réaffirmé le principe – oublié par la Première Section – selon lequel « la question essentielle qui se pose sur le terrain de l’article 8 n’est pas celle de savoir si le législateur aurait pu trouver une autre solution, peut-être plus équilibrée [du point de vue de la Cour], mais si en retenant la solution ici critiquée il a outrepassé la marge d’appréciation dont il jouissait au titre de cette disposition » (§ 106). Comme le rôle de la Cour est de contrôler le respect des obligations au titre de la Convention, nous nous réjouissons de cette retenue de la Cour qui s’abstient d’imposer ses propres vues politiques aux législateurs nationaux sur les sujets sensibles. Ceci est essentiel pour assurer le respect de la souveraineté des Etats, surtout dans ce genre de domaines éthiques controversés.

Les gouvernements de l’Italie [1]  et de l’Allemagne [2]  sont intervenus devant la Grands Chambre au soutien de l’Autriche. L’ECLJ a aussi été autorisé à intervenir comme tierce partie à la procédure, conduisant une intervention collective de 51 Parlementaires et 7 ONG (observations de l’ECLJ soumises le 31 janvier 2011). 

La Grande Chambre a refusé de répondre à la question de savoir « s’il pèse sur l’Etat une obligation positive d’autoriser certaines techniques de procréation artificielle faisant appel au sperme ou aux ovules d’un tiers ». Une réponse négative aurait été inévitable. Au contraire, admettant que l’interdiction des techniques hétérologues constitue une ingérence de l’Etat dans le droit des requérants au respect de leur vie familiale, la Cour se permet d’analyser la justification de cette interdiction par rapport à d’autres intérêts sociaux, sous l’angle des « obligations négatives ».

Sur le fond, la Grande Chambre reconnaît, contrairement à la Première Section, que l’Autriche jouit d’une ample marge d’appréciation car l’emploi de la fécondation in vitro « soulève des questions morales ou éthiques délicates » (§ 94).

La Grande Chambre poursuit en reconnaissant la légitimité de la conviction du législateur autrichien selon laquelle « la procréation médicalement assistée doit demeurer aussi proche que possible de la conception naturelle, le législateur ayant notamment voulu maintenir le principe fondamental de droit civil contenu dans l’adage « mater semper certa est » (la mère est toujours certaine) en faisant en sorte que deux femmes ne puissent se disputer la maternité biologique d’un même enfant, ce afin d’éviter des conflits éventuels entre la filiation utérine et la filiation génétique au sens large » (§ 104).

La Grande Chambre reconnaît aussi que « la dissociation de la maternité entre une mère génétique et une mère utérine crée des rapports très différents de ceux qui résultent de l’adoption » (§105). La Grande Chambre contredit une nouvelle fois la Première Section et reconnaît les problèmes spécifiques provoqués par la dissociation de la maternité. Ceci s’applique également à la dissociation de la paternité due au don de sperme.

A l’opposé, la première Section avait affirmé entre autres que « des considérations d'ordre moral ou tenant à l'acceptabilité sociale des techniques en question ne sauraient justifier à elles seules l'interdiction totale de telle ou telle méthode de procréation assistée, en l'occurrence le don d'ovules » (§ 74) et que la préservation du modèle familial fondé sur « des rapports parent-enfant reposant sur un lien biologique direct » (§ 81) n’est pas une préoccupation légitime. Pour la Première Section l’Etat ne devait pas se montrer réticent à autoriser de nouvelles sortes de « relations familiales atypiques », fondées par exemple sur le contact.

Il faut aussi accueillir avec satisfaction le fait que la Cour ait accepté l’argument du gouvernement autrichien selon lequel la procréation artificielle est « un processus médical hautement technique est controversé et soulève des questions sociales et morales complexes qui ne font l’objet d’aucun consensus en Autriche et pour lesquelles il faut faire entrer en ligne de compte la dignité humaine, le bien-être des enfants ainsi conçus et la prévention des inconvénients ou des abus possibles » (§ 113).

Sur un plan plus négatif, la Grande Chambre a confirmé la position de la Section selon laquelle « le droit des couples à concevoir un enfant et à recourir pour ce faire à la procréation médicalement assistée relève également de la protection de l’article 8, pareil choix constituant une forme d’expression de la vie privée et familiale » (§ 82). L’ECLJ a argumenté et soutenu, avec le gouvernement italien, qu’il n’y a pas de « droit du couple à concevoir un enfant et à utiliser la procréation médicalement assistée » dans la Convention. Il y a seulement un droit d’essayer de concevoir un enfant ; autrement, dans un style orwellien, l’Etat aurait finalement à fournir des enfants… De plus, la Grande Chambre n’a pas pu s’empêcher de préciser au législateur autrichien que « le domaine en cause, qui paraît se trouver en perpétuelle évolution et connaît des évolutions scientifiques et juridiques particulièrement rapides, appelle un examen permanent de la part des Etats contractants »  (§ 118), se substituant au législateur national.

Finalement, avec cette décision, la famille et la souveraineté des Etats en matière morale sont préservées. Dans le contexte actuel de réforme de la Cour européenne, de nombreux Etats vont apprécier que la Cour prenne ainsi ses distances de l’activisme judiciaire, ainsi que, nous pouvons l’espérer, du monopole de l’idéologie postmoderne.

___

[1]  Comme l’a résumé la Cour, pour le Gouvernement italien, « le droit d’une personne ou d’un couple à concevoir un enfant et à recourir à cette fin à la procréation médicalement assistée ne serait pas protégé par l’article 8 de la Convention. En conséquence, cet article n’aurait pas pour effet d’imposer aux Etats contractants l’obligation positive de mettre à la disposition des couples stériles toutes les techniques existantes dans ce domaine. En l’absence d’un consensus européen sur la question de la procréation médicalement assistée, les Etats contractants jouiraient d’une ample marge d’appréciation leur permettant de façonner leur politique en cette matière complexe et lourde de conséquences sur les plans scientifique, juridique, éthique et social. La fécondation in vitro, qui aurait un effet direct sur la vie humaine et les bases de la société, serait clairement une question très sensible, qui ne ferait l’objet d’aucun consensus en Europe. La procréation médicalement assistée serait aussi très risquée. La pratique du don de gamètes pourrait exposer les femmes économiquement défavorisées à des pressions et encourager le trafic d’ovules. Des études scientifiques auraient également fait apparaître l’existence d’un lien entre la fécondation in vitro et les naissances prématurées. Enfin, accepter que la filiation maternelle puisse être dissociée reviendrait à la remettre en cause et ébranlerait les fondements de la société » (§ 73).

[2] Comme l’a résumé la Cour, pour le Gouvernement allemand, « l’article 1 § 1 de la loi allemande sur la protection des embryons (Embryonenschutzgesetz) érige en délit le fait d’implanter dans le corps d’une femme un ovule qui n’est pas le sien. Cette disposition viserait à protéger le bien-être de l’enfant en conférant un caractère certain à l’identité de la mère. Accepter la dissociation de la filiation maternelle en une composante génétique et une composante utérine reviendrait à reconnaître que deux femmes peuvent prendre part à la conception d’un enfant et irait à l’encontre de l’un des fondements de la société, à savoir le principe selon lequel la filiation maternelle ne doit pas être ambiguë. La dissociation de la filiation maternelle serait contraire au bien-être de l’enfant en ce qu’elle jetterait le doute sur l’identité de la mère, mettant ainsi en péril le développement de la personnalité de l’enfant et entravant gravement la construction de son identité. Cette dissociation comporterait en outre le risque de voir une mère utérine qui aurait connaissance des caractéristiques génétiques de la femme dont elle a reçu les ovules imputer à celle-ci les maladies ou les handicaps pouvant affecter l’enfant et avoir à l’égard de celui-ci une réaction de rejet. Un autre conflit de nature à créer des tensions dans les relations de la mère utérine et de la mère génétique avec l’enfant pourrait survenir dans le cas où cette dernière ne parviendrait pas elle-même à concevoir un enfant par fécondation in vitro. Au vu de ce qui précède, la dissociation de la maternité représenterait une grave menace pour le bien-être des enfants, raison pour laquelle les interdictions posées par la loi sur la protection des embryons seraient justifiée » (§ 69-71).

Documents relatifs à l'affaire :
CEDH Grande Chambre, 3 novembre 2011, S. H. et autres c. Autriche : ici.
CEDH, 1re Section, 1er avril 2010, S. H. et autres c. Autriche (n° 57813/00) : ici
CEDH décision sur l’admissibilité:  (en anglais) 15 novembre 2007 : ici.
Observations de l’ECLJ à la Grande Chambre : ici.
Observations écrites d’Aktion Leben : English  – German.
Observations écrites du groupe de 27 membres du Parlement Européen mené par M. Carlo Casini : English – Français  – Italian.

***

Le European Centre for Law and Justice (ECLJ) est une organisation non-gouvernementale consacrée à la protection des droits de l’homme et à la promotion des « valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun de leurs peuples et qui sont à l'origine des principes de liberté individuelle, de liberté politique et de prééminence du droit, sur lesquels se fonde toute démocratie véritable » (Préambule du Statut du Conseil de l’Europe). L’ECLJ est intervenu dans de nombreuses affaires devant la Cour européenne des droits de l’homme. En outre, l’ECLJ bénéficie du statut consultatif spécial à l’ECOSOC (Nations unies) et est accrédité auprès du Parlement européen.

02 novembre, 2011

Nicaragua : une fillette de 12 ans donne le jour à un bébé – les avorteurs n'ont pas gagné

Vous rappelez-vous l'histoire de la petite fille de Recife ? J'y pense beaucoup ces jours-ci, en prenant connaissance des prises de position dans l'affaire Romeo Castellucci : comme alors, des catholiques dénoncent leurs frères, accusés de présenter une image trop ringarde, trop rigide de la doctrine catholique. Dans le cas de la fillette, il s'agissait de justifier l'avortement pratiqué pour éliminer les deux petites jumelles conçues à l'occasion d'un viol, tous ceux qui rappelaient l'interdiction totale de l'avortement étant dénoncées comme minimisant le crime de l'abus sexuel et méprisant le droit de vivre de la fillette, sans accorder le moindre crédit à la volonté de ceux qui voulaient tout faire pour sauver et la petite maman malgré elle, et ses deux enfants.

Dans le cas de la pièce Sur le concept du Visage du Fils de Dieu, une semblable mobilisation, souvent des mêmes, en tout cas dans la même perspective, vient nous dire – en gros – qu'il est des cathos raides, sans charité et sans intelligence, qui défendent un principe en s'opposant au message réel de l'Evangile, des « purs » incapables de comprendre ce que Romeo Castellucci a appelé « la spiritualité de la merde » (« the spirit of shit). Toutes les transgressions peuvent être justifiées en somme – de l'avortement à la profanation – parce que sans cela, l'Eglise paraît être trop opposée au monde…

Un fait divers survenu au Nicaragua ces derniers jours aurait pu susciter un même tollé médiatique mondial, il n'en a rien été.

C'est l'histoire d'une fillette indigène de 12 ans, de la localité de Walpa Siksa, tombée enceinte – elle aussi – à la suite d'un viol.

Depuis 2006, la loi nicaraguayenne a rétabli l'interdiction totale de l'avortement, qui était précédemment dépénalisé en cas de danger pour la vie de la mère, de grossesse à la suite d'un viol et de malformation fœtale.

La presse nicaraguayenne et hispanophone s'est emparée de l'affaire, quelques jours seulement après une marche féministe pour le rétablissement de la dépénalisation dans les cas sus-nommés, en faisant état de graves problèmes de santé de la fillette qui était victime de convulsions et, d'après la presse, d'un risque grave d'éclampsie.

Du coup les parents de la petite jeune fille, qui se trouvait à l'hôpital et sous étroite surveillance médicale, ont réclamé un « avortement thérapeutique » pour « lui sauver la vie ». Les médecins, comme les autorités sur place, tout comme des responsables religieux, ont souligné le caractère inacceptable de cette demande qui aurait abouti à la mort de l'enfant.

On a entendu alors dans la presse hispanophone, sur place en Amérique du Sud, les habituelles dénonciations de cette Eglise et de ce régime inhumains qui préfèent vois mourir une fillette plutôt que de lui accorder son « droit » à la santé, à la survie, et à l'avortement.

Or elle était enceinte de… 36 semaines.

Une grossesse normale dure environ 39 semaines. Autrement dit, l'enfant à naître dont on réclamait la mort était à plus de huit mois de gestation. Parfaitement viable. La situation de la jeune fille était « critique » du fait de la proximité de la date d'accouchement et de son état de santé.

Devant ces demandes aberrantes, la Première dame du Nicaragua, Rosario Murillo, responsable de la communication du gouvernement, a déclaré : « Cette jeune fille est sur le point de donner le jour. Elle en est à près de 36 semaines de grossesse et elle a été protégée, accompagnée et soignée par les autorités sanitaires qui ont protégé et défendu son droit à l'intimité. Notre engagement à l'égard de cette famille est de protéger et de défendre la vie, d'autant plus que nous ne parlons pas ici d'un début de grossesse. Il y a dans l'affaire une manipulation complète », a-t-elle dénoncé, expliquant que la fillette avait reçu les soins rendus nécessaires par son état : le suivi de l'état de son bébé, mais aussi une intervention chirurgicale pour soigner un état septique avancé. Elle a précisé avoir demandé aux autorités religieuses, catholiques et évangéliques, afin que la fillette soit accompagnée et pour qu'elles confirment les prises de position des autorités civiles.

« Ces situations dramatiques sont exploitées pour être transformées en commerce médiatique, un commerce sans scrupules. »


De fait, il y avait une solution tout à fait acceptable sur le plan moral : faire subir une césarienne à la fillette. La presse ne semblait même pas y avoir pensé.

Elle a été pratiquée lundi dernier, et la mère et l'enfant se portent bien.

« La naissance de cet enfant est un miracle, c'est un signe de victoire qui illumine tout le Nicaragua. Remercions Dieu pour tant de lumière, tant de foi et tant d'amour », a déclaré Rosario Murillo.

Dangereuse extrémiste, comme on le voit.

© leblogdejeannesmits.

Pour l’honneur du Christ

Trois « tribunes libres » pour expliquer que finalement, la pièce de Romeo Castellucci, avec ses litres de liquide rappelant la matière fécale déversés sur la Face du Christ ne sont que des manières de nous appeler à la réflexion, et c’est un torrent d’excréments qui s’est déversé contre les centaines de jeunes catholiques qui ont voulu demander le respect de l’image du Rédempteur en allant manifester pacifiquement, soir après soir, aux abords du Théâtre de la Ville à Paris. Je dis pacifiquement : quelques jeunes plus excités ont lancé des œufs, voire de l’huile (olive ou vidange, allez savoir), ce qui, même s’ils ont eu tort, n’en fait ni des incendiaires ni des violents.

Lorsque des gauchistes font de même – et agressent, et frappent, et insultent les manifestants pacifiques de SOS Tout-petits – la presse reste muette. Le « fondamentaliste », « l’intégriste », c’est nécessairement le croyant. Les catholiques mobilisés à l’appel de Civitas, les jeunes d’Action française, ceux qui se sont spontanément levés pour dire qu’il n’est pas acceptable de souiller le visage du Christ avec le soutien des deniers publics, ce sont eux, les sectaires, les béotiens, les moutons manipulés, les iconoclastes, les Cathares (pour une fois décriés – ça allait tant qu’ils étaient anti-catholiques), les frileux, les activistes, les partisans d’une charia chrétienne et d’un « repli communautaire » qui est le suprême péché.

Trois tribunes : c’est un long message de l’abbé Grosjean, du diocèse de Versailles, sur le Forum catholique, qui a mis le feu aux poudres. Il est allé voir Sur le concept du Visage du Christ – à ce moment-là expurgée par l’auteur de quelques-unes de ses séquences les plus immondes – et y a trouvé matière à méditation, et en est ressorti pour dire que l’enthousiasme et la jeune générosité des manifestants avaient été odieusement manipulés à des fins inavouables. Depuis, un nouveau message est venu tenter d’apaiser le mal qui a été fait – notamment vis-à-vis des dizaines et des dizaines de catholiques interpellés qui expérimentent la haine et le mépris du droit ordonné par les hautes autorités à leur égard et qui n’avaient pas besoin de ça – et l’abbé Grosjean « retire le terme “manipulés” ou “instrumentalisés” » en avouant avoir réagi « à chaud ».

Myriam Picard – celle que l’AGRIF avait tant soutenue lorsqu’à Perpignan, elle fut la cible, dans son appartement, avec sa jeune famille, de la haine anti-chrétienne de jeunes Maghrébins hurlant à sa mort – a choisi de s’exprimer sur « Riposte laïque » avant de se voir offrir plusieurs tribunes sur le site Nouvelles de France.

Nouvelles de France – encore – a publié le jour de la Toussaint une violente diatribe de Jacques de Guillebon contre ces cathos qui ne comprennent rien à rien, contre l’AGRIF qui imagine l’existence d’une « race » chrétienne à défendre (Guillebon ne connaît rien au droit ni à la jurisprudence qui permet grâce à l’AGRIF de demander raison à ceux qui agressent la foi des chrétiens et des Français en France). A l’heure d’écrire, il semblerait même que ces prises de défense du provocateur Castellucci, contre « L’honneur des imbéciles » comme le qualifie avec mépris Guillebon, soient en voie de s’exprimer dans la grosse presse pour dénoncer ces cathos minables. La grosse presse qui s’en tord de rire, et qui relaie avec délectation les attaques contre les « réacs » qu’elle dénonce avec une constante malhonnêteté et une invariable haine antichrétienne depuis des décennies…

« Où est-elle votre beauté ? Quelle est la dernière grande pièce que votre frange conservatrice du catholicisme ait donnée au monde ? », accuse Guillebon. Pour lui le catholique qui pleure de voir le visage du Christ lacéré, théâtralement couvert d’excréments, n’est capable que du pharisaïsme le plus primaire. Et de juger ses frères, incapables de voir le Christ dans le visage de la souffrance, incapables de connaître ni de regretter leurs propres péchés qui ont fait saigner la divine Face. Comme il y va. Comme il les accable, sondant les reins et les cœurs, et n’y trouvant que haine et idiotie intellectuelle. Comme il sait se ranger du côté du politiquement correct, pour mélanger tout cela avec la dénonciation du « fascisme » : l’Argentine, le Chili, l’Espagne (de Franco) et le Portugal (de Salazar) servent une fois de plus de faire-valoir. Comme il feint d’ignorer que l’art contemporain, avec son obsession scatologique (une autre œuvre de Castellucci montre un acteur en train d’enfoncer des éclats de verre dans l’anus en criant « Jesu, Jesu, Jesu ! », c’est beau cette beauté-là !) est un art de cour, grassement subventionné, fort du snobisme de ceux qui ont peur de rater le dernier coche de ce qu’il « faut » avoir vu !

On discourt aujourd’hui sur les intentions du blasphème et surtout du blasphémateur pour le laver de tout soupçon. Romeo Castellucci lui-même affirme faire du théâtre « hors sens » pour que chacun puisse y voir ce qu’il veut – toutes les réactions lui paraissent bonnes, a-t-il pu dire. Sauf celles qui le contestent ?
Le ricanement proprement diabolique qui accueille les jeunes défenseurs de l’honneur du Christ devrait lui aussi inciter à réfléchir. Dans notre société déchristianisée, ils posent des questions qui sans eux, seraient oubliées. « L’art » contemporain est le reflet de ce relativisme obligatoire magnifiquement dénoncé par l’abbé de Tannoüarn sur son blog (ab2t.blogspot.com), et qui aura gagné dès qu’il n’y aura plus de réaction.

Christianophobie : pour défendre l'honneur du Christ

A propos de la pièce de Romeo Castellucci, j'ai reçu ce texte de Frédéric Espieux, jeune catholique engagé dans les manifestations contre la profanation du visage de notre Sauveur. Je vous invite à le lire avec attention. Il dit tout. Et il donne la parole à deux personnes qui ont aussi vu la pièce. Et qui en ont été écœurés. – J.S.

Chers amis

L'action pacifique menée depuis le jeudi 20 octobre face à la représentation, au Théâtre de la Ville à Paris, de la pièce de Romeo Castelluci Sul concetto di volto nel figlio di Dio" (sur le concept du visage du Fils de Dieu), a suscité de nombreuses réactions. Les dernières ont vivement secoué nos rangs, et la tempête se relève sur une mer qui commençait enfin à s'apaiser...

On l'a vu récemment le diable est vraiment fort, jusqu’à un certain point, même si de plus en plus de personnes croyantes se refusent a croire à son existence qui pourtant se manifeste clairement! En particulier pour faire passer le mal pour le bien. Il n’y a qu’à voir le langage mystico-dingo de Castelluci : on croirait presque que sa pièce est une grande œuvre chrétienne à la gloire du Fils de Dieu !!  

Tout peut toujours être interprété dans n’importe quel sens, mais il est regrettable de remarquer que ce ne sont que des catholiques qui viennent nous dire "mais non, ce n’est pas si mal" ou encore “je n’ai pas vu d’intention blasphématoire”, alors que de nombreuses personnes d'autres religions ou même athées nous ont exprimé leur soutien et leur dégoût devant cette atteinte a la dignité du Christ et donc de chaque Chrétien. 

Monseigneur Podvin, porte-parole de la Conférence de Évêques de France, disait lui-même  à propos de Golgota Picnic que « la liberté d’expression est à respecter comme sacrée ? Qu’elle respecte donc aussi ce qui est sacré ! »

Et il y a Golgota Picnic qui commence le 8 décembre...Si la contestation s’arrête, toute l’action des jeunes catholiques sera déconsidérée et n’aura plus aucun poids pour Golgota Picnic qui est encore pire. Et ceux qui ont maintenant des poursuites judiciaires ne seront plus soutenus. 

Il est primordial de communiquer, dans la paix, et de rester unis. Chacun doit pouvoir donner son avis, librement, qu'il soit laïc ou Prêtre, sans être détruit par d'autres; afin de construire une action plus efficace car unitaire.

Notre indignation doit donc rester totale.

Cette pièce de théâtre est bien un blasphème.

On nous reproche de mettre en évidence la notion de blasphème sans raison valable. 
On peut toujours discuter sur le terme le plus approprié : blasphème ou sacrilège ou autre, mais ça n'est pas le plus important.

La définition du blasphème nous est donnée dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique (CEC 2148)

« Le blasphème s’oppose directement au deuxième commandement. Il consiste à proférer contre Dieu – intérieurement ou extérieurement – des paroles de haine, de reproche, de défi, à dire du mal de Dieu, à manquer de respect envers Lui dans ses propos, à abuser du nom de Dieu... L’interdiction du blasphème s’étend aux paroles contre l’Église du Christ, les saints, les choses sacrées... »

On nous a accusés de démagogie, de malhonnêteté intellectuelle et de manipulation pour avoir décrit après les premières représentations la réalité abrutissante qui était mise en scène. Évidemment, quand les médias refusaient de venir sur place, puis quand les Forces de l'Ordre les ont empêchés de venir, comme lors de la rafle du 25 octobre à Cité, Castellucci pouvait s'en donner à cœur joie: odeurs, étalages... qui se sont atténués avec le temps, preuve que notre action aura été utile.

Les personnes ayant vu la pièce aux dernières représentations n'en auront donc vu qu'une « version dédiabolisée ».

Par exemple, la scène montrant des enfants jetant des grenades sur le Christ a été momentanément supprimée après le festival d'Avignon. Cela ne démontre-t-il pas la gratuité de la scène des grenades ? N'est-ce pas la preuve que cette scène n'existe que pour choquer, puisqu'elle peut être supprimée sans que la pièce s'en ressente ? que la performance de Castellucci est une accumulation gratuite de scènes provocatrices qui ne trouve de cohérence que dans l'abjection ?

Il est nécessaire d'analyser les gestes de manière objective. Une déjection sur le Christ est avant tout une déjection sur le Christ même s'il est possible de lire derrière cela un message et qu'en matière de théâtre l'intention de l'auteur ne peut pas être purement et simplement mise de côté. 

Pour les non-convaincus, voici deux vidéos...

La première est la scène qui a été supprimée avec les enfants qui jettent des grenades sur le visage du christ: ce qui prouve les intentions originelles du metteur en scène !!!! Même si la scène n'est plus jouée en France, il est important de la montrer car elle relativise énormément le récent argumentaire du metteur en scène qui se défend d'intentions christianophobes et présente sa pièce comme HUMANISTE : ici et ici.

 La deuxième, celle qui clôture le spectacle, donc qui synthétise et donne le dernier message de l'ensemble de l'œuvre: la souillure du visage du Christ. Selon des personnes qui sont allé voir la pièce, c'est à ce moment là que l'odeur de merde est diffusée......Donc quid de « l'encre noire » dont parle l'auteur ??? Evidemment cette scène est jouée dans la version actuelle. Elle est à elle seule une offense, un blasphème à Notre Seigneur Jésus Christ dont le visage est au tout final détruit (lacéré).

ON TERMINE LA DESSUS: le message est donc expressif et clair : vidéo ici.

Posons-nous quelques questions :

Y a-t-il, oui ou non, un voile qui recouvre à la fin le visage du christ avec une odeur de merde qui se répand dans la salle ? Même si, lors des dernières représentations, l'odeur a disparu...

Y a-t-il, oui ou non, écrit « You are not my shepherd" (« tu n'es pas mon berger ») ? Même si le « not » est moins éclairé que le reste de la phrase ?

Si la réponse à ces deux questions est oui, indépendamment de toute interprétation personnelle, alors il n'y a pas d'ambiguïté sur le caractère blasphématoire de la pièce; cela justifie notre action pacifique.

 Nous devons nous interroger également sur la mauvaise foi de Castellucci, qui va jusqu'à dire « qu'il nous pardonne car il sait que nous ne savons pas ce que nous faisons ». La perversité de Castellucci va jusqu'à modifier le contenu de son « œuvre» en fonction du public et de l'affluence des médias. 

Mauvaise foi aussi de Frédéric Mitterrand et de Betrand Delanoë, qui refusent tout dialogue. De plus, les réactions du Ministre de la Culture et du Maire de Paris, conjuguées à l'impressionnante mobilisation et à la répression policière illustrent parfaitement la christianophobie ambiante actuelle, alors que bien plus de 90 % des interpellations se sont soldées par un simple relevé d'identité (autant dire qu'ils n’avaient rien à nous reprocher!).

Mauvaise foi enfin d’Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville,  qui nous a avoué vendredi 28 octobre ne pas avoir vu la pièce, mais qui demande toujours plus d'aide à la Préfecture de Police pour « mater la rébellion ».

Il faut faire entendre une fatigue et la fin d'une tolérance sans doute gentille mais finalement peu vraie et encore moins charitable. Si les artistes ont libre champ pour détourner et ré-interpréter à leur façon les symboles chrétiens, c'est d'abord parce que les chrétiens eux-mêmes ont endormi leur conscience. Nous maintenons que la première et principale action dans cette bataille eschatologique est la prière. La seconde est la culture : revivifier l'art comme expression d'une transcendance qui reste respectueuse de la nature des choses et de la dignité de la personne humaine.

On nous oppose les points de vue de personnes qui s'estiment plus réalistes car elles ont vu la scène. Soit. Alors lisez ce témoignage bouleversant d'un étudiant qui a vu la scène...

« Le vieux passe derrière le portrait avec un bidon rempli de sa merde, puis une musique stressante se fait entendre. Là, la scène passe dans l'ombre faisant ressortir le portrait. Puis le Christ est déformé, Il se tord, puis des trous se font en haut du visage, et là de la merde coule, le recouvrant de haut en bas. C'est là que j'ai craqué, j'en ai pleuré pour être franc. Et j'ai été sorti. La phrase tu (n') es (pas) mon berger arrive ensuite. Quelque soit l'interprétation qu'on en fasse, personne n'a le droit de couvrir de merde le visage du Sauveur. Qu'on ne me fasse pas croire que c'est un signe d'amour, ou juste un artifice pour faire "réfléchir". Pour cela, il y a beaucoup d'autres moyens qu'un vrai artiste saurait utiliser. » 

Ou encore celui-ci, envoyé par une autre personne ayant sacrifié une heure pour analyser ce blasphème.

« Le seul caractère chrétien de la pièce pendant les 45 premières minutes sur 55) est la très grande image du Christ (environ 3 m sur 5 m) qui semble  projetée en fond de scène mais celle-ci n'intervient pas plus dans l'histoire qu'un crucifix le serait dans un lieu ou se déroulerait une histoire ordinaire.
De plus cette  icône qui est un énorme agrandissement du centre du visage du Christ d'Antonnello de  Messine est si ambiguë que je ne suis même pas certain que tous  les spectateurs ordinaires  comprennent que c'est une image du Christ qui est représentée au fond de la scène… Le premier moment, assez pathétique, où l'image joue un rôle est celui où le fils excédé par la déchéance de son père vient se coller à l'icône et semble l'embrasser en répétant plusieurs fois  le nom de Jésus, nom  qui est repris par une voix susurrante allant crescendo. 

Immédiatement  après, le père quitte la scène par la gauche par rapport à l'icône et il n'y a désormais  plus d'acteur sur scène, les lumières s'éteignent et l'on ne voit plus dans l'obscurité  que l'image du Christ éclairée par derrière, le tout au son presque assourdissant d' une étrange musique plutôt malsaine. 
 En fait le père “réapparaît” car il est manifeste qu'il gravit une sorte d'escalier. On voit très bien qu'il se trouve derrière l'icône car son corps semble se frotter au revers de l'image et on le  devine très bien gravissant une sorte d'escalier; et  c'est en arrivant à la hauteur des yeux de celle-ci qu'il s'oublie une nouvelle fois inondant en quelques secondes tout le visage du Christ  de matière fécale bien marronnasse : ce n'est donc pas “une sorte d'encre qui se répand sur le visage de l'icône” ou “un voile noir qui coule sur le portrait  du fils de Dieu” mais bien le père qui  l'inonde de ses déjections en parfaite contradiction avec ce que déclare l'auteur.

Je cite Romeo Castellucci  repris dans le programme remis au spectateurs : “A la fin du spectacle - sic ! -, un voile noir coule sur le portrait  du fils de Dieu : Dieu se retire dans le brouillard  du fond de scène  depuis lequel il avait fait son apparition - Sic ! - . Il est venu à vous et il vous a regardés : il l'a fait. Le noir représente la couleur de l'univers infini. Déchirer la toile figurant le visage du fils de Dieu ne constitue pas un geste iconoclaste : ce geste nous indique au contraire un chemin, un passage à accomplir  à travers la membrane  d'une image, un passage à travers le Christ, une identification complète avec le Christ, un bain en lui, une mise au monde de lui en nous.”

En tout cas il y a pour les spectateurs une réelle et évidente continuité entre le père qui s'est oublié pendant toute la pièce et les déjections qui inondent le visage du Christ à cet instant.

C'est à partir de ce moment là – et pas du tout avant – que se répand  dans la salle une odeur désagréable  qui veut évoquer celle de la matière fécale.

Après quelques secondes, deux machinistes presque invisibles viennent tirer sur l'image du Christ qui , nous le découvrons à cet instant était reproduit sur une sorte de voile - et le déchire : il ne reste alors qu'un carré blanc sur lequel apparaît le texte “You are my Shepherd” où petit à petit apparaît la mention “not” entre “are”  et “my shepherd” sans que ce supplément ne clignote ni ne soit aussi visible que le reste.

A cet instant la lumière se rallume et la pièce est terminée sans que ne se déroule la scène des enfants qui jetteraient – merde ou grenades – sur l'icône qui de toute façon à disparu. »

La mobilisation menée ne doit pas être le siège de règlements de comptes.

Indépendamment de notre sensibilité religieuse, c'est notre Christ qui est souillé. 

Il est important de noter que les actions menées devant le théâtre n'ont pas été initiées par une fraternité religieuse ni par un mouvement politique comme certains tentent de le faire croire, mais par quelques jeunes, étudiants ou professionnels, qui se sont sentis profondément blessés dans leur âme par ce torchon signé Castellucci et qu'on voudrait nous faire avaler comme étant de l'art… 

Nous ne sommes pas rattachés à une mouvance religieuse plus qu'à une autre, à une communauté plus qu'à une autre, à une association politique plus qu'à une autre.

Nous n'acceptons donc pas qu'au nom de la bienséance on nous traite de fondamentalistes, d'intégristes ou d'extrémistes, ou qu'on nous compare à des jeunesses de Lénine, comme ça a été le cas.

En revanche, nous remercions les personnes et associations qui ont eu le courage et la force de s'engager et de montrer la voie.

Nous ne tolérons pas non plus que cette action, qui doit unir tous les chrétiens dans la défense de leur Dieu, soit le siège de règlements de comptes entre différentes communautés et institutions religieuses, dont les antécédents sont d'ordres dogmatiques, liturgiques, politiques, hiérarchiques, ou personnels... mais n'ont absolument rien à voir avec notre mobilisation.

Nous ne sommes pas concernés par ces problèmes-la, mais sommes heureux et fiers de pouvoir réunir tant de personnes dans la lutte pour l'honneur du Christ. 

Nous agissons pour défendre le Christ. Alors ne perdons pas notre crédibilité en critiquant, à raison ou à tort, des prêtres ou des évêques qui n'ont pas compris ou adopté notre démarche. Tous sont le Christ a l'Autel, et certains sont aussi descendants des Apôtres... Il serait bien maladroit de détruire le Christ en voulant le défendre. 

Cela est vrai dans les deux sens.

Personne n’est donc en droit de  justifier son silence par le fait que ceux qui se sont déjà exprimés n’ont pas la même sensibilité religieuse ou politique.

Nous avons eu le soutien de communautés et de personnalités de mouvances bien différentes qui ont su trouver leur unité dans la défense du même Christ souillé.


Il est temps que les Catholiques des différentes « chapelles" » se retrouvent pour réfléchir ensemble : qu'est ce qu'un blasphème ? Qu'est ce qui est blasphématoire dans l'art, qu'est ce qui ne l'est pas ? Comment réagir chrétiennement face au blasphème ? Il se pourrait qu'un colloque nous permette de travailler ensemble ces questions, qui deviennent urgentes, pour l'unité et la fécondité de notre témoignage dans ce monde.  

En revanche, si nous sommes désireux d’établir un dialogue avec toutes bonnes volontés souhaitant s’exprimer pour défendre le Christ, de la façon qui leur semble la plus efficace, il est nécessaire que tous soient aussi disposés à travailler en amont des événements avec nous. Nous serons ainsi plus puissants face au Mal, et cela évitera les réactions mauvaises face à des déclarations tardives mal interprétées.

Alors que faire?

On continue! 

Car la prière et la manifestation pacifique viendront à bout de la provocation et du blasphème.

Car nous refusons de voir le Christ souillé de merde dans un théâtre bénéficiant de subventions publiques.

Car nous voulons témoigner de notre attachement sans compromission à Celui qui est mort pour nous.

Car en nous taisant quand l'image du Fils de Dieu est salie, nous sommes une insulte vivante pour nos frères d'Orient qui sont tués chaque jour pour avoir affiché leur Foi. 

Car nous sommes Catholiques avant tout!

Nous sommes encore plus déterminés à agir car cette « levée de boucliers » n'est pas honnête.

Les personnes qui ont cherché à démolir notre action occultent la souillure du visage du Christ au profit d'une insistance suspecte sur le caractère humaniste de la pièce. Restons simples et remplis de bon sens: rien que cette image souillée du Christ est une offense, une insulte, un blasphème à l'encontre de Notre-Seigneur.

Nous attendons des idées pour les actions à mener pour la suite des événements, pour manifester contre ces deux pièces de théâtre, à Paris, Rennes, Villeneuve d'Ascq et Toulouse.

Restons unis dans l'action, pour Sa Gloire et notre Honneur!

Frédéric Espieux,
Catholique, étudiant,
Au nom des personnes qui se sont mobilisées librement, à chaque représentation, et depuis la première...

« Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. »

Blasphème… ou non ?

“Sur le concept du visage du Fils de Dieu”

Plusieurs milliers de personnes ont répondu à l’appel à la manifestation de l’Institut Civitas à Paris, samedi après-midi, pour protester contre le déferlement de la christianophobie « culturelle ». Civitas est proche de la Fraternité Saint-Pie X, qui a été en pointe de la mobilisation des catholiques depuis dix jours à l’occasion de la représentation de la pièce de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du Fils de Dieu. Et l’on a vu de nombreux prêtres de la Fraternité venir prier avec les fidèles devant le théâtre de la Ville – lourdement subventionné par les deniers publics – comme au pied de la statue de Jeanne d’Arc d’où la manifestation s’est ébranlée pour aller vers la place du Châtelet, pour redire l’indignation des chrétiens devant cette pièce qui « culmine » avec le déversement d’excréments sur une superbe représentation de la Face du Christ par Antonello da Messina.

Il y avait donc la Fraternité Saint-Pie X – l’abbé Beauvais, curé de Saint-Nicolas, présent presque tous les soirs, l’abbé Toulza et bien d’autres – mais pas seulement elle : un soir ou l’autre, on a vu des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre (comme l’abbé Le Coq), des prêtres diocésains, des fidèles traditionalistes et d’autres qui le sont moins. Il y a même eu un groupe islamique, au nom du respect de la religion. Les médias ont vite trouvé la manière de discréditer cette indignation : elle vient des « chrétiens fondamentalistes ».

Et voilà que certains commencent désormais à crier à la « manipulation » de ces jeunes qui ont été amenés à manifester contre une pièce dont on nous dit qu’elle n’est pas si blasphématoire que cela. C’est le cas d’un prêtre, l’abbé Grosjean, du diocèse de Versailles, ou d’une chroniqueuse de Riposte laïque, Myriam Picard, qui ont choisi d’aller voir le spectacle et qui en sont sortis « bouleversés », chacun à sa manière, par la réflexion qu’elle induit sur la déchéance humaine et la bonté du Christ.

Il n’est pas question de mettre en doute ici la sincérité de ces opinions, mais sans perdre de vue qu’elles émanent de personnes qui a priori, n’ont pas d’hostilité vis-à-vis du Christ. Catholiques, prêts à entrer dans le jeu du dramaturge et du théâtre contemporain où tout est possible, surtout la transgression, et de préférence la transgression subventionnée, à partir du moment où cela fait surgir un « discours », une réflexion, quel qu’en soit le sens.

Le blasphème qui, en creux, rend hommage à l’existence de Dieu, nous en connaissons le concept. Il s’installe d’ailleurs de plus en plus dans les théâtres, les salles d’exposition, les installations d’art contemporain accueillies jusque dans les églises et dans les loisirs des jeunes – voyez le « gothique » et le Hellfest, qui peuvent être signe de désespérance autant que de volonté d’exprimer la haine du Christ, cela est entendu.

Il va de soi que la souffrance, la vieillesse, la maladie, l’apparente indignité du corps humain n’excluent pas Dieu. Cela fait des siècles que dans les Hôtels-Dieu – précisément – des âmes charitables accueillent les plus sales, les plus démunis, les plus répugnants sous le regard du Christ. Le Christ lui-même a assumé le visage de l’abjection en prenant sur Lui toute la misère des hommes. Le problème n’est pas là. Il est, fondamentalement, dans l’hypocrisie d’un message « artistique » que chacun doit pouvoir revendiquer d’interpréter à sa guise, en passant concrètement, objectivement, par une sorte de jouissive agression contre ce que notre foi a de plus sacré.

La pièce de Castellucci dure 55 minutes, tout le monde en a vu de larges extraits mis en ligne sur internet. Il n’est pas neutre de faire bombarder le visage du Christ avec des grenades en plastique par des enfants – et il est significatif que cette scène ait été prudemment enlevée entre Avignon, où elle fut donnée au Festival, et Paris, où les catholiques avaient préalablement manifesté leur refus, que ce soit devant les tribunaux, par le biais de l’AGRIF, ou dans la rue. Il n’est pas neutre d’y faire déverser des excréments, quel que soit le but poursuivi. Il n’est pas neutre, je dirais qu’il n’est pas acceptable de faire évoluer un vieillard sur scène en vidant ses intestins. Il est des gestes, des attitudes, des actes qui relèvent de l’intimité. L’« art » contemporain (et le cinéma pornographique) n’accepte pas ces limites. Et son pari de désacralisation, de profanation, de refus de toute pudeur et de toute contrainte est gagné dès lors qu’on accepte de dépasser le fait, pour rechercher l’intention.

C’est chacun de nos péchés, chacun de mes péchés qui souille le visage du Christ, piétine le Crucifié, crache sur le Rédempteur. Nous savons qu’Il est venu précisément pour nous laver de cela. Raison de plus – même pour « faire réfléchir » – de ne pas le mettre en scène de manière aussi excrémentielle, ajoutant l’abjection à l’insulte.

L’affaire de la pièce de Castellucci, on ferait mieux de l’analyser d’après les réactions de ceux qui n’aiment ni le Christ, ni la foi, et qui le disent. La manière dont les jeunes manifestants, qui se sont – à d’infimes exceptions près – contentés de chanter leur foi et demander qu’on ne les blesse pas en ce qu’ils ont de plus cher, ont été malmenés, conspués, ridiculisés, accusés, embarqués, gardés à vue, devrait davantage « poser question » que les défécations artistiques d’une pièce subventionnée. On les taxe de violence : « atteinte à la liberté artistique avec violence », voilà le délit dont nombre d’entre eux devront répondre, la seule « violence » retenue étant l’interprétation de chants religieux !

J’ai parlé avec l’un des 20 jeunes qui ont passé 48 heures en garde à vue, pour s’être levé au cours de la pièce, mercredi dernier, en disant « Halte au blasphème », avant d’entamer un « Je vous salue Marie ». Il a immédiatement suivi l’huissier qui l’invitait à sortir. Le conducteur du car de police qui l’emmenait au commissariat lui a indiqué : « J’ai honte de faire ce que je fais. » La police expliquait agir « sous pression ». Les truands qui voyaient les jeunes arriver au Palais de justice disaient, goguenards : « Tiens, encore un blanc : toi, du dois venir du théâtre ! »

Les voilà donc désignés comme fondamentalistes, violents sans violence, fascistes, tortionnaires – c’est ce que le Père de la Morandais a balancé lors d’une émission télévisée à l’avocat de l’AGRIF et à un jeune représentant de Civitas, qui les accusait de tout ce dont on accable « l’extrême droite » depuis cinquante ans.

La leçon de l’affaire est celle-ci : on peut tout dire et tout faire avec le visage du Christ, sauf le défendre et demander qu’on le respecte.

31 octobre, 2011

La “famille” “homoparentale” au programme de la Terminale L

A l'intention des gogos qui croient encore en la bonne foi du gouvernement à propos de l'idéologie du genre au programme des Premières du bac général…

Dès la rentrée 2012, les élèves de Terminale de série L (littéraire) devront étudier la « famille homoparentale » dans  la spécialité « droit et grands enjeux du monde contemporain ».

Extrait de LCI :

Selon le Journal officiel, la disposition entrera en application à la rentrée scolaire 2012-2013. L'étude des familles homoparentales va désormais figurer, au même titre que les autres types de familles, au programme des classes de terminale littéraire dans la spécialité "Droit et grands enjeux du monde contemporain"(DGEMC), selon le Bulletin officiel spécial du ministère de l'Education nationale.
  
Le texte du programme initial intitulé « L'évolution de la famille » stipulait : « Après avoir constaté l'absence de définition de la famille, on montrera, par une analyse juridique et historique qu'elle a profondément évolué et qu'elle est devenue multiforme (famille biologique, adoptive, monoparentale, recomposée, nucléaire, élargie) et on proposera aux élèves d'en rechercher une définition. » Le nouveau texte ajoute désormais la mention « homoparentale » entre les mots « monoparentale et recomposée ».
Le ministère de l'Education s'en félicite en ajoutant qu'il ne s'agit pas d'une « reconnaissance » ni d'une « définition légale » mais que l'homoparentalité « fait débat » et suscite des décisions sur le plan de la loi et de la jurisprudence.

Hypocrites ! Pourquoi ne pas proposer d'étudier la « famille incestueuse », qui elle aussi existe, ou la « famille polygame » façon Lies Hebbadj ? Ne pas le faire ne constitue-t-il pas une discrimination insoutenable ?

Il va de soi que l'association des familles homoparentales est ravie…

© leblogdejeannesmits

29 octobre, 2011

Les nouvelles de la vie dans les médias francophones ce samedi 29 octobre 2011

• Tentative de récupération du Jour des morts par l'Association pour le droit de mourir dans la dignité : l'Alliance pour les droits de la vie proteste.

• L'agence APIC-KIPA prend fait et cause pour l'agence canadienne « Développement et paix » en accusant LifeSite d'« hystérie » pour avoir dénoncé certains engagements de l'ONG catholique canadienne en faveur de mouvements pro-avortement.

• La pilule de troisième génération associée à un risque de thrombose bien plus élevé. Ici.

• Bérengère Poletti serait furieuse contre Nora Berra, qui bloque son projet de prescription gratuite de la pilule pour les mineurese… L'Union.

« Destruction d'enfant »

Voilà un procès qui ne serait même pas imaginable en France, dans l'état actuel du droit.

La cour de Snaresbrook, lieu du procès
C'est au Royaume-Uni qu'est actuellement jugé ce tragique fait divers : Brian Woodbridge, 19 ans, comparaît devant une cour pénale pour « vol », « destruction d'enfant » et « graves dommages physiques ». Il est soupçonné d'avoir, le 22 novembre dernier, porté un coup au ventre de sa petite amie, Samantha Chase, 17 ans, à proximité d'un centre commercial, avant de la dépouiller de son sac à main et d'y voler… une livre sterling. La jeune femme était enceinte de près de 7 mois. Une rupture utérine résultant du choc a eu pour conséquence la mort de son enfant in utero, par privation d'oxygène : un petit garçon auquel elle devait par la suite donner le nom de Taylor.

Woodbridge doit répondre de la mort de l'enfant.

Il n'est pas le père de Taylor, Samantha étant tombée enceinte lors d'une relation antérieure, mais il avait accepté de rester auprès d'elle malgré sa grossesse. Il a plaidé non coupable, assurant que la jeune fille s'était frappée elle-même.

En France, la jurisprudence de la Cour de cassation a rendu impossible ce genre de poursuites, étant donné que tout enfant n'ayant pas respiré est réputé ne pas être sujet de droit, de telle sorte que sa mise à mort ne peut ouvrir à aucune forme de peine pénale ou de dédommagement.

© leblogdejeannesmits.

Pour qui sonne le glas…

A San Giovanni di Fiore, c'est pour les enfants avortés. Le curé de cette paroisse calabraise a décidé de faire sonner les cloches tous les mercredis avant la messe, pendant 52 secondes, pour marquer le fait que des enfants à naître sont légalement tués ce jour-là, jour des « IVG », dans l'hôpital à quelques dizaines de mètres de l'église Santa Lucia, paroisse du diocèse de Cosenza. Don Emilio Salatino ne cherche à « critiquer » personne par ces sonneries « aux morts » qu'il a voulues un peu différentes de celles qui annoncent les enterrements pour les rendre clairement reconnaissables ; ni les médecins, ni les femmes qui subissent l'avortement. Au contraire : il appelle les paroissiens qui viennent ainsi à la messe en semaine à prier pour les enfants qui ne naîtront pas, mais aussi pour leurs mères, leurs familles, et tous ceux qui concourent à l'acte.


A Cosenza parroco fa suonare le campane a morto... par TMNews

« Je veux que l'on pense à l'intériorité de la personne. C'est une invitation à entrer en nous-mêmes pour penser à la présence de cet Amour qui pour nous, s'est incarné, s'est laissé crucifier et qui, par l'offrande de son Précieux Sang, nous a rachetés », a-t-il expliqué dans la presse locale. Il veut inviter à la prière pour « sensibiliser la communauté à la valeur de la vie humaine naissante en partant d'un fait dont la notoriété n'est en rien dépendante d'une sonnerie de cloche. » Une invitation à la prière qui vient ponctuer une réalité que tous connaissent…

Il a été pleinement soutenu par le responsable des communications sociales du diocèse, don Enzo Gabrieli, alors qu'il venait de déclencher un tollé médiatique :

« Nous remarquons une étrange merveille quand il s'agit de la liberté de proclamer l'inviolabilité de la vie qui est toujours don, don de Dieu. C'est une merveille qui n'a pas eu l'écho d'autant d'énergie médiatique lorsque la communauté du populeux chef-lieu a été privé de son point naissance. 
« En des temps où chacun se voit reconnaître la possibilité d'exprimer librement sa propre pensée, étrangement (et surtout médiatiquement) on la refuse aux chrétiens, que l'on veut reléguer dans la sacristie, dans des cercles fermés, et que l'on manifeste comme une gène sociale lorsqu'ils s'expriment en dehors du chœur, tandis que l'on cherche des “circonstances atténuantes” à celui qui crie avec virulence et sans respect sa manière de penser et de voir, jusqu'à l'insulte qui bien souvent dégénère en violence. »
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28 octobre, 2011

L'avortement revient en Navarre

La récente loi d'avortement n'a rien à voir, assurent les autorités sanitaires de la région autonome de Navarre, en Espagne, avec le fait que depuis le 15 septembre dernier, le gouvernement régional ait autorisé l'ouverture d'une clinique d'avortement. L'intervention y est maintenant de nouveau pratiqués après une longue période d'arrêt : 24 années sans clinique ou hôpital habilité à supprimer la vie des enfants à naître.

Bien sûr. Les socialistes du gouvernement Zapatero répétaient sur tous les tons, au moment du vote de la loi, qu'elle n'allait rien changer à la pratique de l'avortement sinon mieux circonscrire les délais où il serait possible : il serait désormais possible du fait du libre choix de la femme, mais pas au-délà des 14 semaines… Les autorités ne pouvaient donc pas dire autre chose, se bornant à soutenir que la candidature d'une clinique privée a permis de mettre fin à l'absence de fourniture de ce « service » dans la province, alors que précédemment ils n'avaient rien vu venir.

Mais même le quotidien de gauche Publico observe que l'avortement est revenu en Navarre un peu plus d'un an après l'entrée en vigueur de la loi d'avortement, en juillet 2010, et que cette loi est sous le coup d'un recours déposé par le Gouvernement régional devant le tribunal constitutionnel pour conflit de compétence précisément parce qu'elle « oblige à garantir la fourniture de la prestation » d'avortement dans le réseau sanitaire public ou dans des centres qui lui soient liés, « dans la communauté de résidence de la femme enceinte, dès lors que l'intéressée la sollicite ».

Le journal accuse les « ultracatholiques » d'avoir réussi au cours de ces 24 dernières années à empêcher la commission d'avortements en Navarre, « contraignant » entre 600 et 700 femmes par an à aller se faire avorter à Madrid, au Pays-Basque ou en Aragon. Et c'est la loi qui empêche le gouvernement régional de se dérober désormais, « puisque toutes les communautés doivent avoir la capacité de fournir ces services sur leur territoire », assure Santiago Barambio, président de l'association des cliniques accréditées pour l'interruption volontaire de la grossesse.

La première clinique d'avortements a donc ouvert ses portes tout récemment et les premières « IVG » viennent de s'y pratiquer, en attendant qu'elle fonctionne « à plein rendement » en décembre. Plusieurs patientes renvoyées par le « Conseil de santé » sont attendues, mais pour l'heure la clinique, qui compte une salle d'opération et de quatre chambres de repos, n'a enregistré que des patientes « privées », venues subir hier l'intervention tarifée en moyenne à 400 euros.

La région de Navarre a également ouvert cette semaine son registre des objecteurs de conscience qui fichera le refus des acteurs de santé qui pourraient se trouver directement impliqués dans un avortement : un refus qui devra être préalablement formalisé par écrit pour pouvoir être pris en compte. Cette obligation fait elle aussi l'objet d'un recours de la part du Partido Popular.

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http://www.riposte-catholique.fr/

Les évêques d'Equateur dénoncent la discrimination religieuse qui les menace

Mgr Arregui, archevêque de Guayaquil
Le président de la Conférence épiscopale d'Equateur, Mgr Antonio Arregui, a dénoncé dans un communiqué le projet de code pénal organique qui pénaliserait toute expression des ministres du culte sur des questions relatives à la vie publique du pays. Une telle disposition porterait atteinte à leur liberté religieuse, a-t-il souligné, en leur donnant moins de droits qu'aux autres citoyens.

« Il existe une proposition visant à sanctionner les ministres de n'importe quel culte lorsqu'ils prennent position pour favoriser ou défavoriser des uipartis ou des mouvements politiques. Il est clair qu'il s'agit là d'une discrimination pour motifs religieux, puisqu'on interdit au ministre ce qui est permis à tous les autres, en le privant de son égalité devant la loi », souligne le communiqué.

Cela est cause d'inquiétude pour les évêques équatoriens qui ne sont pas hostiles à une modification du code pénal, mais qui voudraient la voir menée « sans l'apparition insistantes de projets qui trouvent leur origine dans des idéologies extrêmes ».

Ainsi la Conférence des évêques revendique-t-elle son travail actuel d'évaluation de l'actuel projet de réforme pénale « à la lumière de l'Evangile ».

« Il ne s'agit pas d'entrer dans l'arène de la lutte politique, pour ou contre un groupe donné. Simplement, nous sommes convaincus que le pays irait bien mieux si nous nous engagions tous et chacun à modeler ses institutions selon l'inspiration de l'Evangile. »


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27 octobre, 2011

7 milliards d'hommes le 31 octobre prochain ? les catholiques n'en sont pas responsables !

Safiye Cagar
Eh bien, ce n'est pas la faute aux catholiques, et l'on ne peut accuser l'interdiction qui leur est faite d'avoir recours à des moyens contraceptifs qui explique le « boom » de la population qui s'apprête à passer la barre jugée fatidique des 7 milliards d'âmes lundi prochain.

Pourquoi ? Eh bien, parce que les catholiques n'en ont généralement rien à faire.

C'est ce qu'a déclaré un officiel du Fonds des nations unies pour la population : Safiye Cagar, directeur de l'information et des relations externes s'exprimait lors d'un point presse pour donner ainsi le point de vue autorisé de cette agence de l'ONU.

A contrario, on comprend que l'interdit catholique est décidément tabou à l'ONU : si les catholiques l'écoutaient, ils seraient parmi les premiers destructeurs de la planète. Et ceux qui l'écoutent ? Eh bien, sachons tirer nos conclusions… (Même si, à titre personnel, Mme Cagar n'établit pas un lien direct entre population et problèmes climatiques : elle accuse la manière de consommer.)

Hélas, ce que dit Safiye Cagar n'est pas faux. « Dans des pays catholiques comme l'Italie, l'Espagne ou Malte les gens utilisent encore des contraceptifs du genre préservatifs, donc l'interdit de l'Eglise n'a aucun impact. En outre, la croissance de la population dans les pays catholiques est limitée si on la compare avec d'autres pays du monde. »

Le Guttmacher Institute, favorable à l'avortement et à la contraception et jadis économiquement lié au Planning familial, avance une statistique selon laquelle 98 % des femmes catholiques sexuellement actives utilisent un moyen contraceptif utilisé par l'Eglise.

Vrai ou faux, le fait est que des pays très catholiques ont vu leur natalité diminuer de façon parfois suicidaire.

Quant à parler d'un « boom » de la population à l'heure actuelle, c'est abusif. Une bonne part de l'augmentation de la population mondiale est liée non au nombre croissant des naissances – bien des pays  voient naître de moins en moins d'enfants – mais à la diminution du nombre des morts du fait de l'accroissement de la longévité.

© leblogdejeannesmits.

 
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