06 novembre, 2011
Romeo Castellucci, la psychanalyse, la gnose et l'enfer
Les catholiques bon teint qui justifient les litres d'excréments de Sur le concept du visage du Fils de Dieu invoquent le devoir de « dialogue » de l'Eglise avec la culture contemporaine et trouvent à Castellucci des accents de sincérité qui en feraient – presque ! – une sorte d'évangélisateur à travers un mode d'expression légitime et digne d'intérêt.
Ils ne semblent pas avoir pris la peine d'étudier de plus près l'œuvre de l'artiste » de 52 ans, qui a laissé transparaître, voire a carrément avoué ses intentions au travers d'une œuvre déjà importante.
Je voudrais évoquer ici sa trilogie tirée de l'œuvre de Dante, La Divine Comédie, ou le Ciel devient le lieu de tous les ennuis, de la dépersonnalisation, de l'éternel emm… de devoir louer Dieu sans fin. Et l'Enfer – bien entenu – le lieu où l'identité est possible, un lieu où l'on souffre pour un péché dont on « s'ignore coupable », où l'on vit une fragilité « condition d'une douceur paradoxale ». On trouvera tous les liens utiles dans ce message de « Glycéra » sur le Forum catholique.
Or Jésus ne nous donne pas ses déchets, sa mort ni même seulement son Corps pour aliment, mais son Corps, son Ame et sa Divinité, sa Vie-même.
Un autre texte publié par Avenir de la Culture montre comment la pièce de Castellucci est une mise en scène théâtrale de l'obsession freudienne du pipi-caca, la « sublimation de l'abjection ». C'est à lire ici.
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Toujours à propos de la pièce de Castellucci.
Le hasard m'a fait tomber, dans les archives de Riposte catholique, sur ce communiqué du comité permanent pour l'information et la communication de la Conférence des évêques de France, à propos d'un spectacle mettant en scène le Christ et jugé « complaisant » dans sa manière de mettre crûment en scène les supplices de la Passion.
Eh oui, il s'agissait de La Passion du Christ de Mel Gibson.
Ecoutons-les, Mgr Di Falco, Mgr Georges Pontier, Mgr Brac de la Perrière, Mgr Jean-Charles Descubes, Mgr Jacques Perrier, Mgr Jean-Yves Riocreux, signataire de ce communiqué daté de 2004 et reproduit début septembre par Riposte :
« Si le film rappelle crûment l’atrocité des supplices subis et de la mort sur la croix, il le fait avec une complaisance choquante dans le spectacle de la violence. Cette violence, qui submerge le spectateur, finit par occulter le sens de la Passion et plus largement, l’essentiel de la personne et du message du Christ : l’amour porté à sa perfection dans le don de soi consenti. »Et aujourd'hui, les excréments sur la Sainte Face sont une invitation à découvrir la charité ou à « ouvrir le dialogue » avec la culture contemporaine ?
Mais de qui se moque-t-on ?
Plusieurs évêques ont dénoncé la pièce de Romeo Castellucci, honneur à eux et spécialement à Mgr Centène, qui a courageusement soutenu les catholiques qui ont demandé que cesse la profanation subventionnée. Mais aujourd'hui la plupart se taisent ou pire, comme le cardinal Vingt-Trois ou Mgr d'Ornellas, désapprouvent ouvertement ceux qui prient et manifestent et trouvent toutes sortes de justifications au spectacle excrémentiel.
Ils devraient relire cette réaction du cardinal Lustiger à La Passion du Christ : il ne dénonçait pas, mais disait sa préférence et mettait en garde contre une banalisation du sacré. Son texte suscitait une réelle réflexion dans le respect de ceux qui avaient aimé le film de Gibson. Le cardinal aurait-il été plus indulgent pour les litres de m… de Castellucci ? Ecoutez-le, dans ce compte-rendu publié à l'époque par Zenit :
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| Christ aux outrages. Mais ce n'est pas une profanation de son image. |
Lors de la rencontre de vendredi dernier 20 février avec les journalistes, lors de la visite ad limina des évêques de la région d’Île de France, le cardinal Lustiger s’est refusé à donner un point de vue sur le film de Mel Gibson La Passion. Il précisait qu’il avait un point de vue "très personnel" sur le rapport entre les récits évangéliques et ses représentations.
Il expliquait : « Je suis très réservé sur toute théâtralisation de la Passion, même si je comprends que cela puisse se faire, et encore plus sur son expression par l’image électronique ou chimique. »
« Comme Chrétiens, soulignait l’archevêque de Paris, nous vivons dans le domaine du sacrement. A chaque Eucharistie c’est tout le mystère de la Passion et de la Résurrection qui nous est donné : il ne nous est pas donné sous la forme d’un spectacle que l’on regarde, mais sous la forme d’un acte de la puissance divine qui se communique. La figuration peut-être une régression absolue. Cela touche beaucoup l’affectivité, l’imagination, mais c’est très ambigu. Je ne dis pas que cela est “mal”. Je laisse la liberté à chacun, mais je préfère une icône à la photographie d’un acteur qui joue le Christ, et je préfère encore le sacrement à l’icône. Cela m’est plus utile pour la prière et je pense que c’est plus utile pour le peuple chrétien aussi. »
Le cardinal évoquait l’exemple du film de Pasolini sur l’Evangile selon saint Matthieu, où il voit une « subtilité double ». D’une part, expliquait le cardinal Lustiger, Pasolini a choisi de prendre « un Evangile complet, et pas une recomposition du récit ». D’autre part, il utilise un « double filtre » : « Il lit la Passion à travers le regard de sa mère » et « il l’a exprimée du point de vue stylistique à travers l’iconographie picturale italienne ».
Le cardinal disait reconnaître dans la « subtilité des deux filtres », le signe d’un « homme de culture catholique fine, même si on ne sait pas s’il était croyant ». Le film présente « une double distance, grâce aux yeux de sa mère qui dans le film, représentait Marie au pied de la Croix, et à travers les tableaux qu’il avait contemplés dans son enfance ». Il résumait : « le film était déjà supporté par toute une mémoire. »
L’archevêque proposait un autre exemple dans la liturgie : « Quand j’entends des prêtres ou des diacres qui 3mettent le ton” comme des acteurs, cela me gêne », avoue-t-il : « Je préfère la vieille tradition liturgique catholique qui consiste au contraire à chanter sur un air codifié, comme le font les Byzantins de leur côté, et non pas à chanter comme à l’Opéra ; nous aussi nous avons une tradition, il y a un hiératisme réel du texte, il n’est pas irréel, il est réel, ce n’est pas un spectacle. »
« Quand nous faisons un Chemin de Croix, que faisons-nous ? quelle est la piété du Chemin de Croix, interrogeait le cardinal,c’est que les fidèles “font” le Chemin. Ils ne s’assoient pas dans un fauteuil pour regarder quelqu’un faire le Chemin de Croix. Ils marchent. Certains même portent une croix, ce qui est tout à fait différent. »
« Les arts plastiques, continuait l’archevêque, ont le mérite d’être des transpositions évidentes. Tout art plastique est une interprétation. Et donc, à ce titre, on peut aimer, ne pas aimer, y être sensible, ne pas y être sensible. Je pense que nous n’avons pas réfléchi à ce que représente notre septième art. Ce sont des problèmes terribles pour notre civilisation, indépendamment de ce film. »
Il citait le festival chrétien du cinéma qui a lieu chaque année à Paris : des spécialistes sélectionnent des films pour voir comment s’exprime « une certaine profondeur humaine et spirituelle à partir de tel ou tel thème. »
Le cardinal insistait sur l’importance de l’interprétation, des clefs « herméneutiques » en faisant remarquer : « Faute d’une éducation du regard, et de l’intelligence, la télévision risque d’abrutir les gens plus que de les éduquer. Il faudrait que l’outil télévisuel fasse lui-même une herméneutique, une interprétation de ce qu’il donne. »L'« herméneutique » de la pièce de Castellucci, c'est qu'il n'y a pas d'herméneutique, pas d'interprétation, seulement une façon de sidérer le spectateur avec la représentation obsessionnelle des excréments. D'aucuns ont voulu en faire une lecture « chrétienne », cette fin – la découverte de la bonté et de la permanence de l'image de la Face du Christ – justifiant tous les moyens, mêmes les plus immondes.
L'« herméneutique » de La Passion du Christ était, elle, sans la moindre ambiguïté : décrire la Passion aussi fidèlement que cela peut s'imaginer en montrant son identification avec le sacrifice eucharistique et en la montrant comme un don d'amour suprême accueilli douloureusement au pied de la Croix par saint Jean, sainte Marie-Madeleine et par notre avocate à tous (dans l'ordre du monde, elle aurait été partie civile !) la sainte Vierge Marie.
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Libellés : art contemporain, catholique, christianophobie, film, France
05 novembre, 2011
France : une campagne pour susciter des dons de gamètes
C'était prévu dans la loi de bioéthique telle qu'elle a été révisée cette année, et voilà, on y a droit : une campagne publicitaire nationale de l'Agence de la biomédecine, organisme public, sollicite les dons de gamètes – ovules et spermatozoïdes – auprès du grand public. Pour les dons d'ovule, la campagne s'appuie notamment sur la nouvelle possibilité de les conserver par congélation profonde, validée par la même loi.
Présenté comme un « geste de solidarité », le don de cellules reproductrices est vendu sous le slogan : « Vous pouvez donner le bonheur d'être parents ». Deux encarts sont prévus pour la « presse grand public », les mêmes « visuels » étant déclinés en affiches pour orner les cabinets des gynécologues, urologues, andrologues, sages-femmes… et pédiatres.
Seules conditions : être majeur et en bonne santé, et avoir moins de 37 ans, pour les femmes, et 45 ans, pour les hommes.
Un « numéro vert » permet de découvrir le centre de dons de gamètes le plus proche et deux sites internet, l'un pour les femmes, l'autre pour les hommes (et tant pis pour le « gender » !) donne toute l'information requise. Enfin, pour ce qui est de l'information…
L'on y découvre, par exemple, ce témoignage d'une donneuse : « Oui, les piqûres ce n'est pas très agréables, le ventre est un peu ballonné, mais c'est ponctuel et largement supportable et qu'est-ce que c'est par rapport à ce que cela peut apporter ? » A peine un petit bémol à propos de l'« hyperstimulation ovarienne ».
Or les problèmes et risques liés à la stimulation ovarienne sont multiples, comme en attestent bien des femmes engagées dans un processus de traitement de la stérilité ou de procréation artificielle, et a donné lieu à ce film, Eggsploitation. Film américain, qui s'intéresse aussi à l'exploitation de ces femmes jeunes et belles qui aux Etats-Unis peuvent tirer plusieurs milliers de dollars d'un don d'ovocytes, alors qu'en France le don de gamètes et anonyme et gratuit. Mais les risques de santé évoqués sont les mêmes.
Une psychanalyste, Eva Weil, vient expliquer que la plupart des donneuses – venues souvent par « solidarité » – ne réalisent pas bien ce qu'est un ovocyte et le dissocient de l'enfant ; elle raconte aussi que la plupart se disent indifférentes à l'idée que des enfants naîtront qui auront un fort lien avec ceux qu'elles ont déjà, c'est à peine si elles prennent conscience de son existence.
Côté hommes, le site dédié vante l'altruisme des donneurs et décrit la procédure – accueil simple et discret, salle privée, possibilité de venir accompagné, mise à disposition de « revues » (mais « il peut aussi en apporter »).
Pour finir, des brochures (pour elle et pour lui) seront diffusées par les professionnels de la santé évoqués plus haut pour pousser à leur tour les hommes et les femmes à donner leur gamètes et à laisser s'éparpiller dans la nature des enfants qu'ils ne connaîtront jamais…
Voilà donc à quoi le gouvernement dépense l'argent du contribuable. Encore avons-nous échappé à ce qui était prévu dans les moutures initiales de la loi : elle prévoyait des campagnes spécifiques au lycée, dans l'enseignement supérieur, à l'armée et, annuellement, dans les grands médias. Seule cette dernière cible a été retenue, mais on reste en présence d'un intolérable matraquage.
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Libellés : bioéthique, don d'ovules, France, insémination artificielle, procréation assistée
04 novembre, 2011
Pour l’honneur du Christ… et la vérité sur Castellucci
03 novembre, 2011
CEDH : l'interdiction du don de gamètes est légitime
Libellés : bioéthique, CEDH, droit, fécondation in vitro, insémination artificielle
02 novembre, 2011
Nicaragua : une fillette de 12 ans donne le jour à un bébé – les avorteurs n'ont pas gagné
Vous rappelez-vous l'histoire de la petite fille de Recife ? J'y pense beaucoup ces jours-ci, en prenant connaissance des prises de position dans l'affaire Romeo Castellucci : comme alors, des catholiques dénoncent leurs frères, accusés de présenter une image trop ringarde, trop rigide de la doctrine catholique. Dans le cas de la fillette, il s'agissait de justifier l'avortement pratiqué pour éliminer les deux petites jumelles conçues à l'occasion d'un viol, tous ceux qui rappelaient l'interdiction totale de l'avortement étant dénoncées comme minimisant le crime de l'abus sexuel et méprisant le droit de vivre de la fillette, sans accorder le moindre crédit à la volonté de ceux qui voulaient tout faire pour sauver et la petite maman malgré elle, et ses deux enfants.
Dans le cas de la pièce Sur le concept du Visage du Fils de Dieu, une semblable mobilisation, souvent des mêmes, en tout cas dans la même perspective, vient nous dire – en gros – qu'il est des cathos raides, sans charité et sans intelligence, qui défendent un principe en s'opposant au message réel de l'Evangile, des « purs » incapables de comprendre ce que Romeo Castellucci a appelé « la spiritualité de la merde » (« the spirit of shit). Toutes les transgressions peuvent être justifiées en somme – de l'avortement à la profanation – parce que sans cela, l'Eglise paraît être trop opposée au monde…
Un fait divers survenu au Nicaragua ces derniers jours aurait pu susciter un même tollé médiatique mondial, il n'en a rien été.
C'est l'histoire d'une fillette indigène de 12 ans, de la localité de Walpa Siksa, tombée enceinte – elle aussi – à la suite d'un viol.
Depuis 2006, la loi nicaraguayenne a rétabli l'interdiction totale de l'avortement, qui était précédemment dépénalisé en cas de danger pour la vie de la mère, de grossesse à la suite d'un viol et de malformation fœtale.
La presse nicaraguayenne et hispanophone s'est emparée de l'affaire, quelques jours seulement après une marche féministe pour le rétablissement de la dépénalisation dans les cas sus-nommés, en faisant état de graves problèmes de santé de la fillette qui était victime de convulsions et, d'après la presse, d'un risque grave d'éclampsie.
Du coup les parents de la petite jeune fille, qui se trouvait à l'hôpital et sous étroite surveillance médicale, ont réclamé un « avortement thérapeutique » pour « lui sauver la vie ». Les médecins, comme les autorités sur place, tout comme des responsables religieux, ont souligné le caractère inacceptable de cette demande qui aurait abouti à la mort de l'enfant.
On a entendu alors dans la presse hispanophone, sur place en Amérique du Sud, les habituelles dénonciations de cette Eglise et de ce régime inhumains qui préfèent vois mourir une fillette plutôt que de lui accorder son « droit » à la santé, à la survie, et à l'avortement.
Or elle était enceinte de… 36 semaines.
Une grossesse normale dure environ 39 semaines. Autrement dit, l'enfant à naître dont on réclamait la mort était à plus de huit mois de gestation. Parfaitement viable. La situation de la jeune fille était « critique » du fait de la proximité de la date d'accouchement et de son état de santé.
Devant ces demandes aberrantes, la Première dame du Nicaragua, Rosario Murillo, responsable de la communication du gouvernement, a déclaré : « Cette jeune fille est sur le point de donner le jour. Elle en est à près de 36 semaines de grossesse et elle a été protégée, accompagnée et soignée par les autorités sanitaires qui ont protégé et défendu son droit à l'intimité. Notre engagement à l'égard de cette famille est de protéger et de défendre la vie, d'autant plus que nous ne parlons pas ici d'un début de grossesse. Il y a dans l'affaire une manipulation complète », a-t-elle dénoncé, expliquant que la fillette avait reçu les soins rendus nécessaires par son état : le suivi de l'état de son bébé, mais aussi une intervention chirurgicale pour soigner un état septique avancé. Elle a précisé avoir demandé aux autorités religieuses, catholiques et évangéliques, afin que la fillette soit accompagnée et pour qu'elles confirment les prises de position des autorités civiles.
« Ces situations dramatiques sont exploitées pour être transformées en commerce médiatique, un commerce sans scrupules. »
De fait, il y avait une solution tout à fait acceptable sur le plan moral : faire subir une césarienne à la fillette. La presse ne semblait même pas y avoir pensé.
Elle a été pratiquée lundi dernier, et la mère et l'enfant se portent bien.
« La naissance de cet enfant est un miracle, c'est un signe de victoire qui illumine tout le Nicaragua. Remercions Dieu pour tant de lumière, tant de foi et tant d'amour », a déclaré Rosario Murillo.
Dangereuse extrémiste, comme on le voit.
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Pour l’honneur du Christ
Christianophobie : pour défendre l'honneur du Christ
Blasphème… ou non ?
31 octobre, 2011
La “famille” “homoparentale” au programme de la Terminale L
A l'intention des gogos qui croient encore en la bonne foi du gouvernement à propos de l'idéologie du genre au programme des Premières du bac général…
Dès la rentrée 2012, les élèves de Terminale de série L (littéraire) devront étudier la « famille homoparentale » dans la spécialité « droit et grands enjeux du monde contemporain ».
Extrait de LCI :
Selon le Journal officiel, la disposition entrera en application à la rentrée scolaire 2012-2013. L'étude des familles homoparentales va désormais figurer, au même titre que les autres types de familles, au programme des classes de terminale littéraire dans la spécialité "Droit et grands enjeux du monde contemporain"(DGEMC), selon le Bulletin officiel spécial du ministère de l'Education nationale.Le ministère de l'Education s'en félicite en ajoutant qu'il ne s'agit pas d'une « reconnaissance » ni d'une « définition légale » mais que l'homoparentalité « fait débat » et suscite des décisions sur le plan de la loi et de la jurisprudence.
Le texte du programme initial intitulé « L'évolution de la famille » stipulait : « Après avoir constaté l'absence de définition de la famille, on montrera, par une analyse juridique et historique qu'elle a profondément évolué et qu'elle est devenue multiforme (famille biologique, adoptive, monoparentale, recomposée, nucléaire, élargie) et on proposera aux élèves d'en rechercher une définition. » Le nouveau texte ajoute désormais la mention « homoparentale » entre les mots « monoparentale et recomposée ».
Hypocrites ! Pourquoi ne pas proposer d'étudier la « famille incestueuse », qui elle aussi existe, ou la « famille polygame » façon Lies Hebbadj ? Ne pas le faire ne constitue-t-il pas une discrimination insoutenable ?
Il va de soi que l'association des familles homoparentales est ravie…
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29 octobre, 2011
Les nouvelles de la vie dans les médias francophones ce samedi 29 octobre 2011
• Tentative de récupération du Jour des morts par l'Association pour le droit de mourir dans la dignité : l'Alliance pour les droits de la vie proteste.
• L'agence APIC-KIPA prend fait et cause pour l'agence canadienne « Développement et paix » en accusant LifeSite d'« hystérie » pour avoir dénoncé certains engagements de l'ONG catholique canadienne en faveur de mouvements pro-avortement.
• La pilule de troisième génération associée à un risque de thrombose bien plus élevé. Ici.
• Bérengère Poletti serait furieuse contre Nora Berra, qui bloque son projet de prescription gratuite de la pilule pour les mineurese… L'Union.
« Destruction d'enfant »
Voilà un procès qui ne serait même pas imaginable en France, dans l'état actuel du droit.
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| La cour de Snaresbrook, lieu du procès |
Woodbridge doit répondre de la mort de l'enfant.
Il n'est pas le père de Taylor, Samantha étant tombée enceinte lors d'une relation antérieure, mais il avait accepté de rester auprès d'elle malgré sa grossesse. Il a plaidé non coupable, assurant que la jeune fille s'était frappée elle-même.
En France, la jurisprudence de la Cour de cassation a rendu impossible ce genre de poursuites, étant donné que tout enfant n'ayant pas respiré est réputé ne pas être sujet de droit, de telle sorte que sa mise à mort ne peut ouvrir à aucune forme de peine pénale ou de dédommagement.
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Pour qui sonne le glas…
A San Giovanni di Fiore, c'est pour les enfants avortés. Le curé de cette paroisse calabraise a décidé de faire sonner les cloches tous les mercredis avant la messe, pendant 52 secondes, pour marquer le fait que des enfants à naître sont légalement tués ce jour-là, jour des « IVG », dans l'hôpital à quelques dizaines de mètres de l'église Santa Lucia, paroisse du diocèse de Cosenza. Don Emilio Salatino ne cherche à « critiquer » personne par ces sonneries « aux morts » qu'il a voulues un peu différentes de celles qui annoncent les enterrements pour les rendre clairement reconnaissables ; ni les médecins, ni les femmes qui subissent l'avortement. Au contraire : il appelle les paroissiens qui viennent ainsi à la messe en semaine à prier pour les enfants qui ne naîtront pas, mais aussi pour leurs mères, leurs familles, et tous ceux qui concourent à l'acte.
A Cosenza parroco fa suonare le campane a morto... par TMNews
« Je veux que l'on pense à l'intériorité de la personne. C'est une invitation à entrer en nous-mêmes pour penser à la présence de cet Amour qui pour nous, s'est incarné, s'est laissé crucifier et qui, par l'offrande de son Précieux Sang, nous a rachetés », a-t-il expliqué dans la presse locale. Il veut inviter à la prière pour « sensibiliser la communauté à la valeur de la vie humaine naissante en partant d'un fait dont la notoriété n'est en rien dépendante d'une sonnerie de cloche. » Une invitation à la prière qui vient ponctuer une réalité que tous connaissent…
Il a été pleinement soutenu par le responsable des communications sociales du diocèse, don Enzo Gabrieli, alors qu'il venait de déclencher un tollé médiatique :
« Nous remarquons une étrange merveille quand il s'agit de la liberté de proclamer l'inviolabilité de la vie qui est toujours don, don de Dieu. C'est une merveille qui n'a pas eu l'écho d'autant d'énergie médiatique lorsque la communauté du populeux chef-lieu a été privé de son point naissance.
« En des temps où chacun se voit reconnaître la possibilité d'exprimer librement sa propre pensée, étrangement (et surtout médiatiquement) on la refuse aux chrétiens, que l'on veut reléguer dans la sacristie, dans des cercles fermés, et que l'on manifeste comme une gène sociale lorsqu'ils s'expriment en dehors du chœur, tandis que l'on cherche des “circonstances atténuantes” à celui qui crie avec virulence et sans respect sa manière de penser et de voir, jusqu'à l'insulte qui bien souvent dégénère en violence. »© leblogdejeannesmits
28 octobre, 2011
L'avortement revient en Navarre
La récente loi d'avortement n'a rien à voir, assurent les autorités sanitaires de la région autonome de Navarre, en Espagne, avec le fait que depuis le 15 septembre dernier, le gouvernement régional ait autorisé l'ouverture d'une clinique d'avortement. L'intervention y est maintenant de nouveau pratiqués après une longue période d'arrêt : 24 années sans clinique ou hôpital habilité à supprimer la vie des enfants à naître.
Bien sûr. Les socialistes du gouvernement Zapatero répétaient sur tous les tons, au moment du vote de la loi, qu'elle n'allait rien changer à la pratique de l'avortement sinon mieux circonscrire les délais où il serait possible : il serait désormais possible du fait du libre choix de la femme, mais pas au-délà des 14 semaines… Les autorités ne pouvaient donc pas dire autre chose, se bornant à soutenir que la candidature d'une clinique privée a permis de mettre fin à l'absence de fourniture de ce « service » dans la province, alors que précédemment ils n'avaient rien vu venir.
Mais même le quotidien de gauche Publico observe que l'avortement est revenu en Navarre un peu plus d'un an après l'entrée en vigueur de la loi d'avortement, en juillet 2010, et que cette loi est sous le coup d'un recours déposé par le Gouvernement régional devant le tribunal constitutionnel pour conflit de compétence précisément parce qu'elle « oblige à garantir la fourniture de la prestation » d'avortement dans le réseau sanitaire public ou dans des centres qui lui soient liés, « dans la communauté de résidence de la femme enceinte, dès lors que l'intéressée la sollicite ».
Le journal accuse les « ultracatholiques » d'avoir réussi au cours de ces 24 dernières années à empêcher la commission d'avortements en Navarre, « contraignant » entre 600 et 700 femmes par an à aller se faire avorter à Madrid, au Pays-Basque ou en Aragon. Et c'est la loi qui empêche le gouvernement régional de se dérober désormais, « puisque toutes les communautés doivent avoir la capacité de fournir ces services sur leur territoire », assure Santiago Barambio, président de l'association des cliniques accréditées pour l'interruption volontaire de la grossesse.
La première clinique d'avortements a donc ouvert ses portes tout récemment et les premières « IVG » viennent de s'y pratiquer, en attendant qu'elle fonctionne « à plein rendement » en décembre. Plusieurs patientes renvoyées par le « Conseil de santé » sont attendues, mais pour l'heure la clinique, qui compte une salle d'opération et de quatre chambres de repos, n'a enregistré que des patientes « privées », venues subir hier l'intervention tarifée en moyenne à 400 euros.
La région de Navarre a également ouvert cette semaine son registre des objecteurs de conscience qui fichera le refus des acteurs de santé qui pourraient se trouver directement impliqués dans un avortement : un refus qui devra être préalablement formalisé par écrit pour pouvoir être pris en compte. Cette obligation fait elle aussi l'objet d'un recours de la part du Partido Popular.
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Les évêques d'Equateur dénoncent la discrimination religieuse qui les menace
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| Mgr Arregui, archevêque de Guayaquil |
« Il existe une proposition visant à sanctionner les ministres de n'importe quel culte lorsqu'ils prennent position pour favoriser ou défavoriser des uipartis ou des mouvements politiques. Il est clair qu'il s'agit là d'une discrimination pour motifs religieux, puisqu'on interdit au ministre ce qui est permis à tous les autres, en le privant de son égalité devant la loi », souligne le communiqué.
Cela est cause d'inquiétude pour les évêques équatoriens qui ne sont pas hostiles à une modification du code pénal, mais qui voudraient la voir menée « sans l'apparition insistantes de projets qui trouvent leur origine dans des idéologies extrêmes ».
Ainsi la Conférence des évêques revendique-t-elle son travail actuel d'évaluation de l'actuel projet de réforme pénale « à la lumière de l'Evangile ».
« Il ne s'agit pas d'entrer dans l'arène de la lutte politique, pour ou contre un groupe donné. Simplement, nous sommes convaincus que le pays irait bien mieux si nous nous engagions tous et chacun à modeler ses institutions selon l'inspiration de l'Evangile. »
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27 octobre, 2011
7 milliards d'hommes le 31 octobre prochain ? les catholiques n'en sont pas responsables !
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| Safiye Cagar |
Pourquoi ? Eh bien, parce que les catholiques n'en ont généralement rien à faire.
C'est ce qu'a déclaré un officiel du Fonds des nations unies pour la population : Safiye Cagar, directeur de l'information et des relations externes s'exprimait lors d'un point presse pour donner ainsi le point de vue autorisé de cette agence de l'ONU.
A contrario, on comprend que l'interdit catholique est décidément tabou à l'ONU : si les catholiques l'écoutaient, ils seraient parmi les premiers destructeurs de la planète. Et ceux qui l'écoutent ? Eh bien, sachons tirer nos conclusions… (Même si, à titre personnel, Mme Cagar n'établit pas un lien direct entre population et problèmes climatiques : elle accuse la manière de consommer.)
Hélas, ce que dit Safiye Cagar n'est pas faux. « Dans des pays catholiques comme l'Italie, l'Espagne ou Malte les gens utilisent encore des contraceptifs du genre préservatifs, donc l'interdit de l'Eglise n'a aucun impact. En outre, la croissance de la population dans les pays catholiques est limitée si on la compare avec d'autres pays du monde. »
Le Guttmacher Institute, favorable à l'avortement et à la contraception et jadis économiquement lié au Planning familial, avance une statistique selon laquelle 98 % des femmes catholiques sexuellement actives utilisent un moyen contraceptif utilisé par l'Eglise.
Vrai ou faux, le fait est que des pays très catholiques ont vu leur natalité diminuer de façon parfois suicidaire.
Quant à parler d'un « boom » de la population à l'heure actuelle, c'est abusif. Une bonne part de l'augmentation de la population mondiale est liée non au nombre croissant des naissances – bien des pays voient naître de moins en moins d'enfants – mais à la diminution du nombre des morts du fait de l'accroissement de la longévité.
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Libellés : catholique, contraception, contrôle de la population, démographie, dénatalité, FNUAP, population







