23 novembre, 2009

Mgr Asenjo, de Séville : « La chose la plus grave qui soit arrivée au siècle dernier »

Devant quelque 500 personnes réunies le samedi 21 novembre au séminaire métropolitain de Séville, ville dont il est l'archevêque, Mgr Juan José Asenjo a déclaré que l'« acceptation sociale de l'avortement est la chose la plus grave qui soit arrivée au siècle dernier, plus grave même que les guerres ».

Il intervenait devant une assemblée de laïcs organisée par la délégation diocésaine de l'apostolat laïque sur le thème « la proposition chrétienne à propos de la vie ».

Il voulait attirer l'attention sur quelques-uns des « maux et des crimes du siècle dernier » : la mort des enfants à cause des famines, la maltraitance des femmes, les décès en raison des conditions de travail, la drogue, l'avortement, l'euthanasie... pour appeler les laïcs à « protéger les plus faibles ».

L'archevêque de Séville a rappelé que « l'avortement est un crime abominable qui, de ce fait, ne devrait jamais être objet de droit », et qu'à son propos comme à celui de l'euthanasie, « nous autres chrétiens ne pouvons garder le silence ». « Il faut sensibiliser chacun, et surtout les femmes, sur le droit à la vie », a-t-il ajouté, soulignant que l'acceptation de l'avortement par beaucoup  est « cause de pensée ramollie et de paresse mentale ».

« L'Eglise a impérieusement besoin de cultiver un catholicisme militant, au sens noble de cette expression : actif, fort, évangélisateur, sans complexes et sans honte », affirma Mgr Asenjo, mettant l'accent sur la nécessité d'un laïcat « bien préparé, dynamique, missionnaire, qui veut avancer (...), des hommes et des femmes prêts à affirmer une foi vive et appuyée sur une vie spirituelle profonde » - termes rapportés dans le communiqué du diocèse de Séville sur son site.

Alors que l'Espagne se voit confrontée à un projet de libéralisation de l'avortement, alors que c'est déjà le pays d'Europe où le nombre d'avortements progresse le plus vite, l'archevêque a déclaré qu'il ne s'agit pas d'un « progrès », mais d'une « régression » : « Ce qui est progressiste, c'est de déféndre toute vie ».

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22 novembre, 2009

Un bébé avec trois parents ?

Selon une information rapportée par le site de veille bioéthique australien Bioedge, une équipe japonaise de l'hôpital St Mother de Kitakyushu a mené des expériences visant à « réparer » les ovules de femmes âgées en utilisant des ovules prélevés sur des donneuses plus jeunes, pratique controversée qui pourrait aboutir à la « fabrication » d'êtres porteurs des ADN de trois personnes.

Le cytoplasme des ovules des femmes plus âgées présente souvent des anormalités, ce qui conduit à l'échec de tentatives de fécondation in vitro. Les chercheurs japonais estiment qu'en injectant un noyau d'ovule  de la femme plus âgée cherchent à procréer dans le cytoplasme de l'ovule d'une femme plus jeunes, on élimine ce problème d'autant que des essais expérimentaux menés par leur équipe ont abouti à une « réussite » pour 25 des 31 œufs ainsi traités. Lors de l'injection subséquente d'u spermatozoïde, 7 d'entre eux ont commencé à formé des « embryons au stade précoce » : fécondation réussie, immédiatement suivie de destruction.

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21 novembre, 2009

Conseil de l'Europe : restreindre l'objection de conscience à l'avortement

L'ECLJ (Centre européen pour la loi et la justice), organisme accrédité auprès des institutions européennes, qui a pour but la défense des droits des chrétiens en Europe, vient de lancer une alerte à propos d'un projet de résolution de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe présenté par la Suédoise Mme Hägg et la socialiste britannique Christine Mc Cafferty en vue de s'attaquer à cette question : « L'accès des femmes au soins médicaux légaux : le problème du recours non régleménté à l'objection de conscience. »

L'ECLJ dénonce le double objectif du projet : promouvoir l'avortement en tant que « droit humain », et dans cette même logique limiter la possibilité offerte aux personnels médicaux à titre individuel comme aux établissements de soins de refuser de fournir certains services de santé pour des motifs religieux, philosophiques ou moraux. Pour l'essentiel, il s'agit de l'avortement, de la « contraception d'urgence», du suicide assisté et de la procréation artificielle.

Pendant que ce projet de résolution suit son cours devant l'Assemblée du Conseil de l'Europe, et avant qu'il ne pèse de plus en plus lourd sur les choix des Etats membres, l'ECLJ se charge de présenter un contre-rapport.

Les sigataires du projet (Mme Hägg, Mc Cafferty et une vingtaine d'autres, affichent leur vive préoccupation devant la montée du recours au droit à l'objection de conscience reconnu aux personnels médicaux, « surtout dans le domaine de la santé reproductive ». Et se plaint que celui-ci ne soit pas encadré : sans aller jusqu'à demander sa suppression, les signataires voudraient voir instituées de nouvelles obligations pour les Etats chargés à la fois de réglementer le droit d'objection et d'informer les femmes de leurs droits. Ils « exhortent les États membres qui ne l’ont pas encore fait à mettre en place un dispositif de surveillance pour faire en sorte que les femmes concernées soient dirigées vers des praticiens équivalents ayant les mêmes compétences, mais ne partageant pas l’objection de conscience et se trouvant à une distance raisonnable, au cas où le praticien choisi en premier lieu refuserait d’accomplir certains actes de santé reproductive en invoquant l’objection de conscience ».

Enfin, ils invitent les Etats à « exclure le droit à l’objection de conscience dans un cadre institutionnel, en interdisant à l’ensemble des cliniques et hôpitaux publics d’invoquer l’objection de conscience ».

Texte complet ici.

En France, les restrictions à l'objection de conscience ont déjà été mises en place pour l'« IVG » par la loi Aubry : le médecin sollicité pour un avortement peut refuser mais doit fournir à sa patiente le nom et l'adresse d'un confrère ou d'un centre acceptant de fournir ce « service », tandis que dans les hôpitaux publics, les chefs de service de gynécologie-obstétrique ont l'obligation légale d'organiser des avortements.

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Argentine : une petite fille handicapée mentale subit un avortement « thérapeutique »

Agustina n'a que dix ans. Comme la fillette d'Alagoinha (Brésil), elle a été violée à répétition par son « beau-père », sans doute depuis plusieurs années. Handicapée mentale, elle a commencée à se plaindre de douleurs abdominales sévères il y a une dizaine de jours. Sa mère l'emmène chez le médecin. Qui constate une grossesse de deux mois révolus... L'homme est en fuite. On n'en parle guère...

La mère, la sœur et la tante de la petite Agustina ont aussitôt demandé un « avortement thérapeutique », légal en Argentine en cas de danger pour la santé de la mère ou de viol. Au centre hospitalier maternel et infantile Florencio Escardo de Tigre, on a évalué ce vendredi l'état de santé de la fillette. On s'en réfère aux critères posés par l'Organisation mondiale de la santé : la grossesse pose des risques pour sa santé physique, psychique et sociale, c'est un cas de viol et la mineure présente un retard mental. On peut donc avorter...

L'intervention a eu lieu en début de journée à Tigre.

Le directeur de l'hôpital, Lionel Cracco, a justifié la décision de l'équipe médicale devant la presse, expliquant :

Retombée lointaine de l'affaire de Recife, où les déclarations de Mgr Fisichella avaient donné au monde l'idée qu'en certains cas, l'avortement n'est pas seulement acceptable, mais en quelque sorte la seule bonne décision en conscience ? Lionel Cracco a expliqué que dans son établissement, l'arrivée d'une mineure enceinte n'est pas chose inouïe, même si seulement 1 % des jeunes filles en question ont moins de 15 ans : et la politique de l'hôpital, c'est à la fois d'accompagner la grossesse jusqu'au bout et d'aider les jeunes à porter plainte et se défendre.

« Nous avons décidé d'interrompre la grossesse de la fillette. Ici il ne s'agit pas d'être pour ou contre l'avortement. Parfois, la situation exige de laisser de côté les postures personnelles et de s'en tenir à la loi. »


Dans l'affaire de Tigre, qui présente beaucoup de similarités, il ne semble pas que l'Eglise se soit manifestée, ou du moins la presse ne s'en est pas fait l'écho. Il n'y a pas eu, ou du moins la presse n'en parle pas, un curé pour s'occuper de la détresse où se trouve la petite fille et sa famille : détresse physique, sociale, psychologique, spirituelle. Il n'y a pas eu de Mgr Cardoso Sobrinho pour entourer ces gens de sa sollicitude pastorale, et pour rappeler aussi que la petite vie portée par la fillette était exactement cela : une vie. Un rabbin s'est exprimé, pour dire qu'en un tel cas l'avortement es admissible.

Il n'y aura pas de retentissement médiatique formidable non plus, gageons-le. Pourtant, la petite Agustina a-t-elle moins souffert ? Son « beau-père » n'est il pas tout aussi coupable que le violeur de la fillette d'Alagoinha ? Agostina ne souffrira-t-elle pas dans sa chair et dans son esprit d'avoir été le cercueil de son enfant ? Non, c'est et cela restera - toutes choses étant égales - un fait divers... Même si, aux dires de Cracco, ce qui a d'abord fait penser les médecins à une grossesse quand Agostina est arrivée à l'hôpital, c'est le comportement fuyant de la fillette et les réponses peu claires de sa mère.

Pauvre fillette... Qui, dans la presse bien pensante, s'empressera d'être « de son côté » ?

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20 novembre, 2009

Euthanasie : revue de presse macabre

Aux Pays-Bas et en Belgique, où l'euthanasie est légale, les informations comme celles-ci ne choquent plus guère.

• Josine van Dalsum, actrice néerlandaise de 61 ans, a appris il y a six ans environ qu'elle souffrait d'un cancer multiple. Sa condition ayant empiré depuis un an, elle a décidé de choisir le jour et l'heure de son départ. Une semaine auparavant, elle a fait avertir une amie journaliste par son compagnon, afin que celle-ci puisse transmettre un dernier message de l'actrice à son public. « Josine veut te voir. Elle va mourir la semaine prochaine »... Dernière interview ; bière et cigarettes. La mise à mort a eu lieu mardi, la crémation ce vendredi...

• Journaliste et homme politique socialiste belge, Tuur Van Wallendael, 71 ans, est mort chez lui jeudi après-midi à 15 h 30, ayant lui aussi choisi l'euthanasie après avoir décidé de cesser de lutter contre un cancer de l'intestin. Il était entouré de sa femme, de son frère et de trois médecins. Il avait lui-même défini ses critères de vie : ne pas avoir mal, pouvoir continuer de manière digne. « Quand ce ne sera plus le cas, je saurai où j'en suis et ce qui devra alors se passer », avait-il expliqué cet été. « Je n'aurai qu'à faire signe pour qu'on me pique et en quelques secondes, ce sera fini. »
En septembre, son frère lui organisa une fête d'adieu, avec plusieurs centaines d'invités.

• Moins bonne organisation pour Liliane De Fauw, 74 ans. Sa famille était accourue lundi dernier à l'hôpital catholique Saint-Vincent  à Deinze (Pays-Bas) pour assister à son euthanasie. Cela faisait deux ans que Mme De Fau se savait atteinte d'un cander ; une fois à l'hôpital, elle avait trouvé trop peu de qualité à sa vie et demanda, le 6 novembre, l'euthanasie au médecin qui la soignait. On programma le 16 novembre, à la demande de la patiente, qui souhaitait pouvoir bénéficier une dernière fois du versement de sa pension. Puis sa condition se détériora rapidement et, lundi dernier, elle avait déjà été placée dans un profond coma.
La famille vint donc à 10 heures pour la piqûre finale. Mme le médecin passa le matin pour dire qu'elle ne la donnerait que l'après-midi. La famille reste donc autour du lit de la vieille dame, à attendre... A 16 heures, le médecin revient. Pas sûre, dit-elle, de la réelle volonté de mourir de Liliane. L'euthanasie est annulée.
La famille alerte désormais la presse de ce fâcheux contretemps. « Saint-Vincent est un hôpital catholique. Si ça se trouve, l'euthanasie ne cadre pas avec leurs convictions catholiques. Comme notre mère est désormais dans le coma, la situation est sans issue. Dans son état elle ne peut se retourner vers un autre médecin ou demander à autrui de veiller sur son désir exprimé d'euthanasie. »

Rien que du très banal, donc. Mais cela fait froid dans le dos...

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Euthanasie des nouveau-nés : premier cas déclaré aux Pays-Bas

Alors que les pouvoirs publics évaluent à une vingtaine de cas annuels le nombre d'euthanasies - de mises à mort directes - de nouveau-nés gravement malades aux Pays-Bas, c'est seulement cette année qu'un médecin a formellement déclaré avoir procédé à cet acte qui relève d'une procédure administrative spéciale. Mme Jet Bussemaker, secrétaire d'Etat à la Santé publique, a fait part de sa préoccupation à ce sujet lors de la séance de questions à la Chambre de ce mercredi. Selon elle les médecins sont mal informés de leur devoir en ce cas : s'ils tuent un enfant qui vient de naître, ils doivent le signaler auprès d'une commission spéciale créée en 2007.

« Les médecins doivent faire preuve de davantage de transparence quant à leurs agissements médicaux », a déclaré Mme Bussemaker, que le fond de l'affaire ne semble pas gêner le moins du monde.

On se demande maintenant si les médecins hésitent à rendre compte d'euthanasies de nouveau-nés, de peur d'encourir des poursuites s'ils n'ont pas suffisamment respecté les « critères de précaution », ou si l'échographie de la 20e semaine de grossesse généralisée en 2006 aux Pays-Bas a fait augmenter les avortements très tardifs. A l'heure qu'il est, ceux-ci ne font pas l'objet d'une comptabilisation à part...

Quoi qu'il en soit, il y a entre l'avortement tardif et l'euthanasie très précoce une différence de degré, pas de nature. Si les « critères de précaution » qui entourent la mise à mort d'un tout-petit déjà né sont plus exigeants, c'est davantage parce que le crime est alors plus visible, et plus difficilement acceptable. Au point où on en est aux Pays-Bas, ce ne sont même plus des garde-fous qu'on installe, mai des barrières d'étape...

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Fonds publics pour deux cliniques d'avortement à Amsterdam

La secrétaire d'Etat néerlandaise de la Santé publique, du Bien-être et des Sports vient d'octroyer une subvention publique de quelque 520.000 euros aux deux cliniques d'avortement fonctionnant actuellement à Amsterdam, et qui sont toutes deux menacées de faillite. La clinique Oosterpark touchera 286.000 euros pris sur le trésor public, tandis que le Centre de santé sexuelle d'Amsterdam se verra octroyer 235.000 euros, à charge pour eux de fusionner d'ici à janvier 2010. Jet Bussemaker, qui répondait mercredi devant la Deuxième chambres aux questions à propos de sa politique en matière d'avortement a fait savoir que les cliniques d'avortement les plus proches, à Haarlem, Alkmaar et Leiden, ne seraient pas en mesure de pratiquer les centaines d'interventions qui sont assurées actuellement tous les ans dans la capitale néerlandaise. Pas question pour les femmes d'être mises sur listes d'attente !

Les chrétiens démocrates (CDA), l'union chrétienne (ChristenUnie) et le plus vieux parti protestant néerlandais (SGP) ont vigoureusement protesté lors du débat... parce que la secrétaire d'Etat vient au secours de deux cliniques qui doivent leurs difficultés financières à une gestion désastreuse. Que deviendra le pays, demande le SGP, si le gouvernement récompense ainsi le mauvais management ?

Le 17 novembre, Mme Bussemaker a répondu par écrit au responsable de ce parti en ces termes :



Par cette lettre je vous informe que deux cliniques d'avortement à Amsterdam, à savoi ACSG et la cinique Oosterpark, se trouvent dans une situation financière difficile. Les deux cliniques sont menacées de faillite pour cause d'une mauvaise direction et gestion. Une vérification auprès de l'Inspection a permis de constater qu'il n'y a pas eu de dégradation des soins pour autant. Ceux-ci sont de bonne qualité dans les deux cliniques.


En cas de faillite la continuité de l'accès à l'avortement à Amsterdam serait gravement menacée. Vu ma responsabilité qui me fait le devoir d'assurer un accès suffisant à l'avortement, j'ai donc décidé de mettre à disposition une somme non renouvelable pour les deux cliniques, en vue d'assurer le paiement de leurs charges pour novembre et décembre 2009.


Les cliniques ont indiqué qu'elles souhaitent fusionner pour constituer une seule clinique d'avortement à Amsterdam. Dès le premier janvier 2010 l'on travaillera, en collaboration avec le Collège des assurances de soins, à un plan de fusionnement. Le but de cette fusion sera de constituer une seule clinique d'avortement à Amsterdam, qui soit financièrement viable. A cette fin je désignerai quelqu'un, en concertation avec les parties intéressées, qui sera chargé dès le 1er janvier 2010 d'accompagner le fusionnement.


J'espère vous avoir informé de manière satisfaisante.

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La proposition de loi sur l’euthanasie bloquée

Profitant d’une plus grande marge d’initiative laissée aux parlementaires, un groupe socialiste d’une centaine de députés a confié à Manuel Valls le soin de défendre, jeudi à l’Assemblée nationale, une proposition de loi approuvant l’euthanasie. Le texte prévoit que « toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu’elle juge insupportable, peut demander à bénéficier d’une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité ».

L’initiative a cependant tourné court. Les élus UMP étaient pour ainsi dire absents ; pour l’ensemble des textes proposés lors de cette « niche » parlementaire, le gouvernement a demandé la réserve du vote non seulement de la loi mais de ses articles et amendements. Et comme lors de la première journée de propositions socialistes le 15 octobre dernier, les élus PS, furieux, ont quitté l’hémicycle à la fin du débat.

Si l’on peut se féliciter de ce frein opposé à la progression de la légalisation de l’euthanasie, pour laquelle ses partisans invoquent un sondage réalisé qui a « révélé » 86,3 % d’opinions favorables, il faut bien se rendre à l’évidence. La majorité n’a pas pris une posture « pro-vie » claire et nette, elle s’est livrée à un jeu procédural qui s’inscrit dans une stratégie systématique.

Des choses justes ont été dites, mais avec une dose d’hypocrisie. Roselyne Bachelot a plaidé pour une médecine qui soigne et qui soulage, qui ne donne pas la mort, allant jusqu’à lancer à Manuel Valls :

« Vous parlez du refus de l’hypocrisie, en affirmant que, puisque l’euthanasie est pratiquée, il faudrait la légaliser. Quelle singulière conception du droit. Vous dites que l’opinion publique attend cette légalisation. Quel curieux argument. Selon ce principe, il aurait donc fallu rétablir la peine de mort, puisque l’opinion publique la réclamait. »

Mais l’hypocrite, c’était elle. Car c’est ainsi qu’a été légalisé l’avortement…

De l’hypocrisie, il y en avait bien davantage parmi nombre d’apparents opposants à la proposition, puisqu’aujourd’hui déjà, aux termes de la loi Léonetti, il est possible de priver un patient de nourriture et d’hydratation pour le « laisser mourir », comme ils disent.

De cela, d’ailleurs, Manuel Valls s’est plaint, affirmant que certains sont aujourd’hui « obligés d’utiliser ce qu’il est convenu d’appeler une “sédation terminale” ». « Dans ces circonstances, quoi que l’on veuille bien en dire, les médecins éteignent simultanément, dans un même geste, les souffrances et la vie du malade. En dehors de ces cas extrêmes, la loi du 22 avril 2005 autorise des pratiques assimilées, par des autorités prestigieuses comme le Pape, à des aides actives à mourir : je pense notamment à l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation dont un rapport du Conseil d’État a établi clairement qu’il ressort des dispositions de la loi. » Situation dont le député socialiste ne se satisfait pas puisque, selon lui, il est des patients qui veulent « partir » en toute conscience…


— Léonetti : Enfin, et j’ai suffisamment d’âge pour le dire, l’euthanasie a été une pratique institutionnalisée. Elle consistait en ce cocktail lytique – mélange de phénergan, de largactil et de dolosal – injecté et progressivement accéléré.

— Bacquet : Très juste !

— Léonetti : Je l’ai fait comme les autres.

— Bacquet : Moi aussi !

— Léonetti : Et ceux qui le faisaient à cette époque-là étaient les médecins qui abandonnaient le moins leurs malades. Je suis de l’avis de Goldwasser, élève de Schwartzenberg, qui considère qu’avec les techniques médicales, notre connaissance de l’humain et l’évolution de notre culture et de notre civilisation, l’euthanasie est aujourd’hui une démarche d’incompétence médicale. Il le dit avec en force en soulignant que c’est un ex-progrès devenu ringard. Il est ringard d’en revenir à des solutions que nous pratiquions il y a trente ans par manque de connaissances et par manque de moyens.

Alors, pouvons-nous dormir tranquilles ? Certes non : ce sont le discours, la présentation et les moyens d’action qui changent. Pour mieux anesthésier…

Source : Présent du 21 novembre 2009


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19 novembre, 2009

Le rapport du FNUAP sur la population : encore pire dans les détails

Dans le rapport du Fonds de la population de l'ONU plaidant pour le financement international et la diffusion de programmes de réduction de la fécondité féminine (voir ici) il est fait référence au physicien John P. Holdren. Le Friday Fax d'Austin Ruse cette semaine souligne que la citation positive de celui qui est devenu le principal conseiller scientifique de Barack Obama constitue - malgré de vertueuses protestations contraires - un indice de l'acceptation par l'agence onusienne de la légitimité de mesures coercitives dans le domaine du contrôle de la population. Dans les années 1970, Holdren appelait de ses vœux les avortements forcés et la stérilisation obligatoire, y compris par la distribution de substances stérilisantes à travers les réseaux d'eau potable, « solution » jugée à l'époque non pas inacceptable mais irréalisable. Pour ce « régime planétaire » Holdren envisageait la création d'une police globale transnationale chargée de veiller à son exécution. Holdren avait à l'époque co-signé un ouvrage avec Paul Ehrlich, auteur de Population Bomb. Il réservait particulièrement ses foudres aux familles nombreuses, ajoutant qu'il n'existe aucun droit constitutionnel (aux Etats-Unis en tout cas) de se reproduire. Voir ici l'étude de LifeSite sur ses propositions d'alors.

C'est cet homme que le FNUAP cite sans la moindre réserve :

Autrement dit, même la progession l'énergie « verte » est un désastre directement imputable au fait que les femmes ont des enfants qui à leur tour auront d'autres petits d'hommes...

« En 1991, le physicien John P. Holdren, aujourd’hui principal conseiller scientifique du Président des Etats-Unis Barack Obama, a noté que “les changements intervenus dans les modèles de création d’établissements humains nécessités par la croissance démographique déterminent un transport accru, par personne, de ressources, de marchandises et d’individus”, avançant la thèse que la croissance démographique stimule directement la croissance de la consommation. D’autres augmentations de la consommation d’énergie, a-t-il suggéré, pourraient tenir à un recours accru à la climatisation si des zones urbaines à population dense créent des “îlots de chaleur” ou “si la densité et la répartition de la population créent des demandes de services à forte intensité énergétique qui n’étaient pas nécessaires quand la population était moins nombreuse”.


« L’effet discerné par Holdren rend maintenant très difficiles certains des efforts conduits aux États-Unis pour passer à l’énergie renouvelable. D’après une évaluation, une quantité donnée d’énergie renouvelable peut exiger une superficie 300 fois plus étendue que la même quantité produite par des combustibles fossiles. La raison en est que l’extraction de combustibles fossiles n’exige généralement qu’une étendue restreinte de terrain, où elle est transférée des entrailles de la Terre à la surface depuis les mines ou à l’aide de forages. L’énergie solaire, par contre, exige de vastes surfaces occupées par des cellules photovoltaïques ou des miroirs qui saisissent et concentrent l’énergie de la lumière solaire. L’énergie éolienne exige généralement de vastes surfaces sur lesquelles sont placées de nombreuses turbines géantes. Les écologistes et le Gouvernement des États-Unis s’inquiètent également de ce que l’appétit de terre propre aux projets d’énergie renouvelable ajoutera à la compétition déjà acharnée entre besoins humains et besoins des écosystèmes, surtout dans l’ouest des États-Unis. »


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18 novembre, 2009

Silence ! l'eugénisme est en marche au Royaume-Uni...

Le Département de la santé britannique a décidé de faire appel devant le Tribunal de l’information, chargé entre autres de veiller à la liberté de l’information, pour obtenir le renversement d’une jurisprudence tirée de la Freedom of information Act, afin d’empêcher la publication de statistiques sur les avortements – et notamment des avortements très tardifs – « justifiés » par le handicap du bébé. Au Royaume-Uni comme en France, les avortements dits médicaux sont possibles jusqu’au terme de la grossesse. Sous l’impulsion des ministres, il s’agit de tenter de revenir sur une décision du tribunal le mois dernier en faveur de la Pro-Life Alliance qui demandait la publication de ces statistiques.


Motif invoqué : cette publication conduirait à révéler l’identité de femmes ayant subi des avortements tardifs.

C’est depuis 2005 que le gouvernement britannique a cessé de publier certaines statistiques « sensibles » : en l’occurrence celles-là, dès lors qu’il y avait moins de 10 cas répertoriés pour une catégorie donnée. Les dernières statistiques complètes datent de 2002 : cette année-là, cinq avortements furent justifiés par un pied bot, et un sixième frappa un bébé atteint de fente palatino-labiale.

En 2000 et 2001, neuf fœtus furent avortés pour la même affection – parfaitement opérable aujourd’hui –, plus deux qui ne souffraient que d’une fente labiale. « Une » ministre protestante, Joanna Jepson, avait porté plainte et au passage déclenché une salutaire indignation publique en 2001 lorsqu’elle révéla avoir pris connaissance d’une « IMG » pratiquée à 28 semaines en raison d’un bec-de-lièvre…

Tous les ans quelque 1.900 avortements tardifs ont lieu au Royaume-Uni pour des motifs « thérapeutiques », sans que l’on puisse connaître, depuis 2005, la nature de ces motifs. Pour le gouvernement britannique, maintenir le secret à ce propos est jugé suffisamment important pour engager de fortes sommes dans cette action judiciaire.

Source : The Daily Telegraph et LifeSiteNews.

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Etats-Unis : les bénéfices du Planning familial

Les chiffres annuels viennent de tomber : Planned Parenthood (le Planning familial) des Etats du Minnesota, Dakota du Nord et Dakota du Sud affiche un bénéfice record pour 2008. Les ressources totales ont augmenté de près de 11 % par rapport à l'année précédente, soit une hausse de près de 3 millions de dollars.

Sur les recettes totales de 27.328.000 $ en 2008, près de 20 % provenaient de fonds publics, soit 5.268.000 $, en hausse de 21 % par rapport à 2007. Les dons étaient en augmentation de 66,7 % et représentaient 9.924.000 $.

Aux Etats-Unis, Planned Parenthood est lui-même pourvoyeur d'avortement chimiques mais aussi d'avortements chirurgicaux dans ses propres centres médicaux. Dans le seul Minnesota, il compte 25 centres.

Le rapport d'activité avoue d'ailleurs 4.792 avortements réalisés dans la zone concernée.

« Alors qu'un grand nombre de personnes et de familles souffrent de l'actuelle situation économique difficile, Planned Parenthood récupère des millions de dollars de fonds gouvernementaux, de ses donateurs et de la vente d'avortements pratiqués sur des femmes en situation de crise. C'est véritablement tragique », a commenté Scott Fischbach, directeur exécutif de Minnesota Citizens Concerned for Life (citoyens du Minnesota engagés pour la vie).

En avril Planned Parenthood avançait au plan national un chiffre d'affaires de plus d'un milliard de dollars, dont 350 millions apportés en fonds publics, et donc par le contribuable.

Source : LifeNews.com.

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Le cardinal Vingt-Trois dénonce le dépistage pré-implantatoire de la trisomie 21

Dans un communiqué qui vient d'être publié sur le site de la Conférence des évêques de France, le cardinal Vingt-Trois dénonce les « risques de dérive eugéniste » que révèle le dernier avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) autorisant le dépistage de la trisomie 21 avant l'implantation d'embryons obtenus par fécondation in vitro. Lire ici.

ONU : limiter les naissances pour sauver la planète...

Comment réduire les gaz à effets de serre, modifier la manière dont l'humanité s'adapte à la hausse du niveau des mers, aller vers la décroissance qu'impose la réponse de l'humanité aux changements climatiques ?

Simple, répond le Fonds national unies pour la population (FNUAP) dans son rapport annuel sur la population mondiale rendu public aujourd'hui à midi : les accords internationaux sur la question seront plus efficaces s'ils « prennent en considération la dynamique de la population, les relations entre les sexes, le bien-être des femmes et l’accès aux services et aux possibilités offertes » en prenant en compte « les dimensions humaines et sexospécifiques de chaque aspect du problème », affirme le résumé de presse du rapport. Autrement dit, agir sur la démographie.

En clair : si le climat se réchauffe, c'est à cause de l'activité humaine. Et puisqu'il se réchauffe, il va entraîner des catastrophes épouvantables dont le résumé de presse du FNUAP dresse une liste effrayante. En y ajoutant une bonne dose de l'inusable dialectique de lutte des classes si utile pour faire avancer les révolutions :

Jusqu’à présent, les pays industrialisés ont produit de loin la plus grande part du dioxyde de carbone et d’autres gaz qui changent le climat, mais ont été relativement à l’abri des effets des changements climatiques. Le monde en développement n’a été responsable que d’une faible partie des émissions de gaz à effet de serre, et pourtant supporte déjà le plus gros du fardeau qu’implique la nécessité de faire face et de s’adapter aux phénomènes météorologiques extrêmes, à savoir la hausse du niveau des mers, les inondations et les sécheresses. Les pays industrialisés ont créé pour l’essentiel le problème, mais ce sont les pauvres du monde qui auront à relever les plus grands défis pour s’y adapter.

Mais ayant dit cela le FNUAP ajoute aussitôt qu'il faut mettre un frein à la croissance démographique mondiale dont les pays pauvres sont (restent encore...) selon lui les principaux responsables : aux pays pauvres, donc, de cesser d'avoir trop d'enfants.

Pour le FNUAP, ce sont les femmes des pays pauvres qui portent déjà un « fardeau écrasant en matière de procréation et d'éducation des enfants » qui supporteront l'essentiel des désagréments liés aux réchauffement. Il s'agit de dire cela très fort pour les convaincre de travailler elles-mêmes à la « stabilisation » de la population, « sans recours à la coercition ni au contrôle », en facilitant l'accès de toutes aux services de « santé reproductive ». Le FNUAP veut donc que toute discussion internationale sur le climat prenne en compte la donnée démographique en adoptant les objectifs de la Conférence internationale de 1994 sur la population et le développement. La baisse de la fécondité aboutirait à la réduction des gaz à effets de serre et même à une population moindre que celle prévue par le GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur les changements climatiques). Et ce « même parallèlement avec un taux accru de survie maternelle et infantile », pensez-donc combien ce serait efficace ! Ainsi l'écrit le FNUAP :

Le ralentissement de la croissance démographique dans les pays tant développés qu’en développement pourrait faciliter la tâche d’équilibrer les émissions mondiales de gaz avec l’atmosphère sur le long terme et de rendre possible une adaptation plus immédiate aux changements déjà en cours.

Dans le rapport lui-même, on trouve une définition « prudente » de la santé reproductive, sans référence explicite à l'avortement légal ; et aussi une multitude d'images « fais-moi peur » de catastrophes naturelles et autres glaciers fondus... Quant à l'insistance sur la baisse de la population mondiale, elle est aussi formulée de manière précautionneuse, selon les nouvelles normes de la gouvernance mondiale. L'idée est de faire croire qu'il n'y a aucune contrainte: c'est par une dynamique de groupe qu'on veut laisser croire à chacun, et surtout à chacune, que le contrôle de la fertilité résulte de libres choix personnels. Voilà ce qu'en dit le rapport :

Les négociateurs commencent à faire une place aux questions de population dans le cadre du processus qui aboutira à un nouvel accord sur le climat à Copenhague en décembre 2009. Aucun gouvernement ni entité des Nations Unies ne propose de “contrôler” la population. En fait, la crainte de paraître favorable à une régulation de la démographie a jusqu’à une date récente fait éviter toute mention de la “population" dans le débat sur le climat. Pourtant, quelques participants au débat avancent prudemment qu’il pourrait être nécessaire au moins d’examiner les impacts de la croissance démographique. L’Union européenne a déposé une proposition aux termes de laquelle les tendances démographiques sont au nombre des facteurs à prendre en considération au moment de fixer les cibles d’atténuation des gaz à effet de serre. Les autres facteurs sont le produit intérieur brut par habitant, l’“intensité de la production de gaz à effet de serre” propre au produit intérieur brut de chaque pays, et les tendances enregistrées dans le passé en matière d’émissions.

Plus loin, le rapport spécule sur l'impact du vieillissement de la population. Plus ou moins de gaz à effet de serre ? Plus, si l'on considère que les ménages moins nombreux en émettent davantage par tête que les individus au sein de ménages plus nombreux ; mais moins puisque dans une population vieillie on pourrait « tolérer un volume d’émissions plus élevé par habitant puisque moins de personnes seraient responsables d’émissions de gaz à effet serre ». Ce qui passe sous silence le fait qu'une grosse part de l'accroissement de la population projeté d'ici à 2050 résultera de l'allongement de l'espérance de vie. Le monde comptera de plus en plus de vieux.

Mais le rapport est formel :

Une étude portant sur le coût d’éviter une quantité donnée d’émissions de dioxyde de carbone produites par les combustibles fossiles a établi que, dollar pour dollar, des investissements dans la planification familiale volontaire et l’éducation des filles réduiraient à long terme les émissions de gaz à effet de serre au moins autant que des investissements d’importance égale dans l’énergie nucléaire ou éolienne.

Je résume : ce sont les femmes qui souffriront le plus du changement climatique, celui-ci est lié à la croissance démographique, il faut donc leur donner les moyens de réduire la population... Elles seront par conséquent responsables de faire baisser la population et si elles ne le font pas, ce seront elles les responsables du « réchauffement climatique » !

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L’Eglise du Guatemala contre l’« éducation sexuelle »

Le cardinal Rodolfo Quezada Toruño, archevêque métropolitain de Santiago de Guatemala, a déclaré dimanche lors d’une conférence de presse que l’Eglise catholique va agir en justice pour obtenir la déclaration d’inconstitutionnalité de la loi qui oblige les écoles publiques à dispenser une « éducation sexuelle » et qui pose le principe de la garantie d’accès aux différentes méthodes de planification familiale dans les centres de santé. Le prélat a précisé qu’une équipe d’avocats avait déjà élaboré le recours qui sera présenté devant la Cour constitutionnelle contre ce texte qui viole « la liberté d’enseignement, la liberté de religion et le droit de la famille d’éduquer », principes explicitement affirmés dans la Constitution guatémaltèque.
La loi avait été adoptée en 2005 mais, sous l’impulsion de l’Eglise catholique, le président d’alors, Oscar Berger, y avait opposé son veto. Le nouvel occupant du poste, Alvaro Colom, a signé la loi le 30 octobre dernier dont l’application dans les écoles est prévue pour la rentrée 2010, avec des cours explicites sur la sexualité et la contraception « adaptés » aux six classes du primaire.


Le cardinal Toruño a refusé la proposition d’Alvaro Colom de participer à l’élaboration de ces cours dont il récuse le principe, et il a appelé les parents à entrer en désobéissance pour faire respecter leurs droits spécifiques en la matière. Il a qualifié le texte d’ « acte déplorable » qui va « contre la nature humaine » et contre la Constitution guatémaltèque qui « affirme que la famille est la source de l’éducation et que les parents ont le droit de choisir celle qui sera donnée à leurs enfants ».


Dès début novembre, le cardinal avait rappelé que l’éducation sexuelle n’est pas l’affaire de l’Etat, mais des familles, et il avait appelé celles-ci à ne pas la donner à la manière dont l’Etat veut l’imposer.


Le 5 novembre, l’épiscopat guatémaltèque publiait un communiqué pointant les irrégularités légales et constitutionnelles du texte, ajoutant que le programme d’éducation sexuelle promu par l’Etat néglige l’éducation à l’abstinence seule capable d’empêcher les nombreuses grossesses adolecentes, alors qu’elle a démontré sa supériorité à la « simple instruction physiologique et contraceptive pratiquée dans de nombreuses régions du monde.


Le communiqué, dont le premier signataire est le cardinal Toruño, dénonce également le fait que le texte imposant l’éducation sexuelle méconnaît le droit légitime des parents de prendre connaissance de ce qui est enseigné et de se décider en conséquence, ajoutant que la loi fait preuve d’ « analphabétisme humaniste et religieux » sous la « pression désinformatrice et partiale de groupes intéressés ».


« Malheur à ceux qui appellent le mal, bien », conclut le communiqué avec Isaïe : « A ceux qui falsifient la défense du bien et de la vérité avec des langages ambigus de “justice, santé et éducation” tout en portant atteinte, en réalité, à la vie humaine et à la dignité de la personne humaine ».

On attend toujours un tel langage épiscopal pour fulminer en France contre l'éducation non moins scandaleuse (et même plutôt davantage parce qu'au Guatemala il est au moins question du droit à la vie) imposée par les programmes de l'Etat aussi bien dans l'enseignement public que privé. 




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17 novembre, 2009

Brésil : une loi de « tyrannie homosexuelle »

D'un correspondant, prêtre brésilien, ces paroles fortes sur le projet de loi anti-discrimination le plus extrémiste qu'il m'ait été donné de voir :


Le projet de loi PLC 122/2006, qui glorifie l'homosexualisme et punit comme délinquants ceux qui s'opposeraient à cette pratique, a été adopté en urgence par la Commission des affaires sociales du Sénat brésilien et peut être votée à n'importe quel moment en Commission des droits humains de cette même chambre.


Le coup fut réalisé par la sénatrice Fatima Cleide pendant la session du 10 novembre. Il était prévu de recourir à une audience publique en la matière. C'est pourquoi personne ne s'attendait à ce qu'un vote intervienne immédiatement.


Mais entre-temps, la sénatrice avait présenté une requête visant à solliciter la dispense d'audience publique ; requête qui fut approuvée. Aussitôt on mit le texte aux voix et il fut adopté.


Il ne faut pas s'étonner de la manœuvre réalisée pour faire approuver l'un des principaux thémes du Parti du Travail et l'un des principaux articles du programme de gouvernement du président Lula : désigner comme délinquants les « homophobes » (ceux qui s'opposent à l'homosexualisme).
Mon correspondant observe ensuite que pour minimiser l'affaire, la loi contre les « préjugés » vise également d'autres catégories comme les personnes âgées ou handicapées.


Si ce projet de loi est approuvé - que Dieu nous en préserve ! - le Président le signera immédiatement. Commencera alors un temps de persécution et de violences faites aux valeurs familiales et religieuses comme on n'en a jamais connu au Brésil. Les prêtres, les catéchistes, les recteurs de séminaires, les directeurs d'écoles religieuses, les pères et mères de famille ; en un mot toute personne de bon sens qui n'accepte pas de qualifier de naturel ce qui est antinaturel sera transformé en criminel. Quant aux sanctions pécuniaires, elles serviront à financer des « campagnes éducatives » contre la « discrimination ».


Il faut noter que la loi ne considère pas seulement l'opposition à l'homosexualité comme un délit, mais comme une faute d'éducation. Eduquer, au sens de cette loi, signifie contraindre la population à accepter passivement la subversion de l'ordre naturel.
Mme Cleide a été choisie comme rapporteur du projet devant la Commission des droits humains qui doit se prononcer à son tour...

Le projet de loi, qui ressemble aux lois antiracistes françaises mais en beaucoup plus bavard, vise toute discrimination en raison du « genre, du sexe, de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre ». Le projet de loi veut interdire toute discrimination en matière d'emploi et d'embauche, d'accès aux lieux publics ou privés ouverts au public, d'accès aux établissements d'enseignement. Elle déclare délictueux le fait, à l'égard d'un représentant de ces catégories, de le « refuser, nier, empêcher, négliger, préjudicier, retarder ou exclure, dans n'importe quel système de sélection éducatif, de recrutement ou de promotion fonctionnelle ou professionnelle ».

Il prévoit de sanctionner « le fait d'empêcher ou de restreindre l'expression et la manifestation d'affection dans les lieux publics ou privés ouverts au public ». (Comme les églises ?...) Tout comme le fait d'interdire la libre expression et manifestation d'affection du citoyen homosexuel, bisexuel ou transgenre, dès lors qu'il s'agit d'expressions et de manifestations autorisées aux autres citoyens ou citoyennes.

En cas de non-respect de la loi, le délinquant s'expose à perdre sa capacité à « conclure des contrats avec les organes de l'administration publique (...), à l'interdiction d'accès aux crédits concédés par les pouvoirs publics et ses institutions financières ou aux programmes de développement institués ou mandatés par ceux-ci ; exclusion des exemptions, rémissions, amnisties ou n'importe quel autre bénéfice de nature tributaire » ; il subira en outre une peine d'amende allant jusqu'à 4.000 euros voire dix fois plus en cas de récidive. Empêcher une manifestation d'affection pourrait faire encourir jusqu'à 3 ans de prison.

Le projet prévoit de sanctionner « n'importe quel type d'action violente, contraignante, intimidante ou vexatoire, d'ordre moral, éthique, philosophique ou psychologique ».

On notera que l'explication du texte réalisée par le rapporteur Mme Cleide vise explicitement l'idéologie de genre qui nie l'existence de deux sexes seulement et s'appuie sur divers programmes des Nations unies, ainsi que sur les Marches des fiertés homosexuelles.




C'est très exactement la dictature du relativisme.

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16 novembre, 2009

« Je fais une fausse couche… Grâce au ciel ! »

Penelope Trunk, consultante de carrière, se sert de Twitter pour se laisser « suivre » par ses 20 000 lecteurs, a posté le 21 septembre cet avis qui fait maintenant le tour d’internet.


« Je suis dans une réunion de conseil d’administration. Suis en train de faire une fausse couche. Grâce au ciel, parce qu’il faut un foutu délai de trois semaines et les cabrioles qui vont avec pour se faire avorter dans le Wisconsin. »

Au fur et à mesure que le « buzz » autour de ce message brutal grandissait, Penelope Trunk a été interrogée par la presse magazine : qu’est-ce qui l’avait pris de raconter sa vie privée ?

Réponse – parmi d’autres : « Pour moi ce n’est pas du tout différent que de raconter ce que j’ai avalé au déjeuner. Je n’y ai pas prêté davantage attention tant que mes lecteurs ne m’ont pas bombardé de leurs réponses horrifiées. »

« Mademoiselle » Trunk, 42 ans, a deux enfants âgés de 5 et 7 ans, et a déjà subi deux fausses couches. Pour sa grossesse en cours elle avait déjà programmé un avortement. Et pour elle, le vrai problème n’est pas d’avoir paru sans cœur mais qu’il faille un délai de trois semaines pour obtenir une « IVG » dans le Wisconsin : elle s’apprêtait à faire le voyage de Chicago, Illinois pour y subir l’avortement plus rapidement. « Vous pensez vraiment que je devrais pleurer chaque fois que j’en parle ? Mais c’est un fait : je suis très heureuse d’avoir perdu ce bébé-là. »

Qu’en penseront ses deux autres enfants s’ils l’apprennent un jour ?

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15 novembre, 2009

Complicité d'assassinat

Le jeune évêque de Palencia (Espagne), José Ignacio Munilla Aguirre, interrogé par El Diario Palentino, répond dans son édition d'aujourd'hui à la question : « Que pensez-vous de ce que l'on avertisse les hommes politiques qui soutiennent la loi pour l'avortement qu'ils ne peuvent communier ? »

Réponse :

« Ceux qui approuvent la loi sont dans une situation objective de complicité d'assassinat. Ces personnes sont les coopérateurs de ce type d'actions et ils en porteront une responsabilité morale devant Dieu. Les déclarations faites depuis la Conférence épiscopale sont en accord avec la doctrine de l'Eglise et ont pris la direction jugée la plus adéquate. »
Source : ici.

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Avortement : surtout ne pas prévenir les femmes...

Sous le titre « Quand les politiciens ne veulent pas qu’on parle des conséquences de l’avortement », le blog « religions » de Vincent Pellegrini pour Le Nouvelliste rend compte du refus du Grand conseil du Valais d'introduire dans la loi une disposition obligeant les médecins à prévenir les femmes des éventuelles conséquences néfastes de l'avortement qu'elles envisagent. Voir ici.

Portugal : les avortements légaux progressent toujours

Les chiffres officiels de l'avortement au Portugal pour le premier semestre de 2009 viennent de tomber : la Division de la Santé reproductive de la Direction générale de la Santé de ce pays annonce 9.972 « interruptions volontaires de grossesse » sur la période, soit une progression de 5,5 % par rapport au premier semestre de 2008.

97 % de ces interventions résultaient du « choix de la femme » puisque l'avortement est libre au Portugal jusqu'à 10 semaines de grossesse, les malformations congénitales entrant parmi les 3 % restants. La plupart des femmes ayant choisi l'avortement avaient entre 20 et 30 ans et dans 40 % des cas, il s'agissait de femmes n'ayant « pas encore d'enfants », selon Lisa Vicente, directrice de l'organisme public. La plupart des avortements ont été enregistrés à Lisbonne, et 70 % du total réalisés dans des établissements publics par voie médicamenteuse.

Les statistiques révèlent également que les femmes ayant avorté sont en majorité des ouvrières sans qualifications, des chômeuses ou des étudiantes - qui n'ont donc pas trouvé les aides, le soutien et les moyens dont elles auraient eu besoin pour faire face à l'arrivée de leur bébé.

« Ça fera 10.000 d'assistés en moins », commente élégamment un lecteur du Publico.

Deux ans après la légalisation de l'avortement au Portugal, on approche des chiffres des avortements clandestins avancés pour faire accepter la loi, soit 20.000 par an. Sur les premiers 6 mois après la légalisation, on atteignait 6.287.

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Source : ici.

« J'avais besoin d'oublier le meurtre de mon bébé. »

Cette information des Dernières nouvelles d'Alsace est accessible sur avortementivg.com. Le syndrome post-avortement en direct..

14 novembre, 2009

Le pardon pour celles qui ont avorté...

Le secrétaire général de la Conférence des évêques d’Espagne, Mgr Juan Antonio Martinez Camino, a appelé lors d’un petit déjeuner d’information à Madrid, mercredi, les femmes à rechercher le pardon de Dieu si elles ont eu recours à l’avortement.

« En tant que mère, l’Eglise comprend leurs difficultés et elle ne les laissera jamais seules avec leurs problèmes et avec leurs fautes. Que les femmes qui ont traversé cette tragédie sachent que l’Eglise est avec elles pour qu’elles refassent leur vie et veut les accueillir pleinement en son sein. La plupart de ces femmes l’ont déjà fait et elles sont pleinement réconciliées avec leur conscience et avec Dieu, et avec l’Eglise. Quant à celles qui ne l’auraient pas encore fait, qu’elles trouvent le courage de le faire.

« Il y a une solution pour tout, y compris le crime de l’avortement dont on a pu se rendre coupable. Il est possible de le pardonner. D’un pardon radical : même si tes péchés ont été rouges comme la pourpre, ils deviendront blancs comme neige dans le pardon que Dieu nous offre. C’est pourquoi les femmes qui sont tentées d’avorter ou celles qui l’ont fait trouveront toujours dans la communauté catholique le foyer de la miséricorde et de la consolation. »


Source : ici.

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Le chèque-contraception de Ségolène Royal et l'hypocrisie de Luc Chatel

Le Salon beige (parmi bien d'autres) s'est indigné de cette information :

Nonobstant l’opposition de Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, compte bien envoyer des chèques contraception dès le début de la semaine prochaine aux infirmières scolaires, à charge pour elles de les distribuer, notamment aux jeunes filles « paumées » ou de milieu « très, très modeste ».

Désormais la polémique fait rage et le député démocrate-chrétien, Jean-Frédéric Poisson, réagit : "Nous nageons en plein délire. La proposition de “chèques-contraception” est dangereuse à plus d'un titre, puisqu'elle vise à écarter les familles de l'éducation sexuelle de leurs enfants. Une telle socialisation de la vie privée des Français est intolérable. » « Je dénonce avec la plus grande fermeté cette manoeuvre politicienne qui oublie l'intérêt supérieur de nos enfants, de nos familles ainsi que le respect de nos institutions. Il y a là un mélange des genres dangereux pour notre société », a-t-il ajouté.

Mais à quoi pense-t-il ? La contraception est déjà accessible aux mineures, que ce soit dans le cabinet de leur médecin ou au planning familial. Elle leur est expliquée, recommandée, vantée dans les programmes de Sciences de la vie et de la terre dès la 4e et la 3e. Les infirmières scolaires peuvent déjà leur fournir la « pilule du lendemain », surdosée en hormones, depuis 1999, et ont entre autres pour mission de leur indiquer le chemin du Planning le plus proche. Il semblerait qu'elles doivent recevoir prochainement la compétence de prescrire la pilule « quotidienne ».

Et ce n'est pas déjà criminel, ça ? (Pour Ségolène, non : elle a pris son initiative en déplorant que les Plannings ne soient implantés que dans les grandes villes, au détriment de la santé des jeunes filles des zones rurales...)

On fait grand cas de l'opposition de Luc Chatel, ministre de l'Education. Mais il faut prendre la peine de lire exactement ce qu'il a dit.

« Nous avons affaire à des élèves mineures. L’autorité parentale est quelque chose qui compte. »

Alors, on applaudit très fort le courageux ministre ?

Non, car il poursuit, pour ainsi dire dans un même souffle : « L’Education nationale n’a pas à se substituer au Planning familial, seul autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur. »

Donc : l'autorité parentale a déjà été retirée aux parents en cette matière sensible entre toutes, pour être donnée à un organisme militant, eugéniste dans ses origines, partisan de la sexualité « récréative » dont il fait la promotion, et qui est le plus grand pourvoyeur mondial d’avortements.

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L'ex-directeur d'une association LGBT condamné pour pédophilie

L’ancien directeur d’une « association de bienfaisance », LGBT Youth Scotland, a été condamné à une peine de prison d’au moins 13 ans le 29 octobre dernier pour agressions sexuelles répétées sur un enfant depuis les trois mois (oui, trois mois !) de celui-ci, de 2004 à 2007. James Rennie, 38 ans, a été condamné en même temps qu’un récidiviste, Neil Strachan, 41 ans, convaincu de tentative de viol sur un garçon de 18 mois et d’attouchements sexuels sur un autre âgé de 6 mois, a pris 16 ans minimum ; les deux hommes ont été jugés coupables de complicité dans leurs activités pédophiles.

Dès son arrestation en décembre 2007, Rennie a été suspendu de son poste à LGBT Youth Scotland (Jeunesse lesbienne-bi-gay-trans Ecosse), puis soumis à une procédure disciplinaire dans le cadre de son travail, procédure au cours de laquelle il a démissionné.

LGBT Youth Scotland a publié un communiqué le 29 octobre 2009 indiquant que l’association n’était pas du tout au courant des activités de Rennie au sein d’un réseau pédophile qui comprenait six autres hommes, tous condamnés à des peines de prison allant de 2 à 17 ans en juin dernier.

« Le fait qu’il n’existe aucun indice laissant croire que James Rennie ait effectivement, ou ait seulement eu la possibilité de constituer une menace pour la sécurité des jeunes fréquentant les services où il travaillait s’explique par la culture de protection de l’enfance qui est celle de LGBT Youth Scotland, appuyée sur une politique d’action solide », ajoute le communiqué de l’association.

LGBT Youth Scotland s’adresse aux jeunes de 12 (douze) à 26 ans qui ont besoin « d’aide, de soutien ou d’infos » sur leur « orientation sexuelle » ou leur « identité de genre », organise des événements pour jeunes mineurs ou jeunes majeurs et les aide à faire leur « coming out ». L’association forme des moniteurs « feu vert » chargés de porter ce message dans les écoles écossaises ou les groupes de jeunes. L’association est notamment financée par le « Big lottery fund » (grand fonds de la loterie) chargée de distribuer les profits de la Loterie nationale du Royaume-Uni à des associations à but non lucratif d’intérêt général (ici, sur une page remontant à 2007, avis d’un don de 150 000 livres sterling).

Précisons que celle-ci travaille officiellement en partenariat avec la NHS (National Health Service, sécurité sociale britannique) et revendique d’excellents liens avec le gouvernement et le parlement écossais et bien d’autres.

LGBT Youth Scotland dispose de deux sièges au Scottish Youth Parliament, le parlement des jeunes d’Ecosse composé d’élus de 14 à 25 ans qui se réunissent au moins quatre fois par an pour définir les contours de leur action de lobbying. Cette compagnie à responsabilité limitée et à statut d’« œuvre de charité » (l’équivalent du « sans but lucratif ») compte parmi ses principaux donateurs le Département de l’Education du Parlement écossais. Ses ressources se montaient à 678 443 livres sterling pour l’exercice achevé au 31 mars 2008.

Il va de soi que le Parlement des jeunes Ecossais n’est pas responsable de LGBT Youth Scotland ni cette association des agissements de son ex-directeur. Cependant on peut se demander ce qui se serait passé, médiatiquement parlant, si cette histoire avait concerné une association de jeunes chrétiens. Par exemple…

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13 novembre, 2009

Davantage d'« IVG » au Portugal

Le nombre d’avortements continue de progresser au Portugal depuis la légalisation de « l’interruption volontaire de grossesse » en juillet 2007.

Ce sont certains centres de santé qui enregistrent l’essentiel des hausses sur le 1er semestre 2009 par rapport à la même période en 2008 : + 23 % (+ 212 avortements) à l’hôpital de Amadora-Sintra, où la plupart des médecins sont pourtantobjecteurs de conscience ; + 16 % à la très militante « Clinica dos Arcos » elle aussi près de Lisbonne, de janvier à août, soit 4.183 avortements au total – elle accueille les demandes faites dans les hôpitaux avoisinants où presque tous les médecins sont objecteurs de conscience ; + 10 % à Almada…

En attendant la publication, vendredi, des chiffres officiels pour l’ensemble du Portugal, le quotidien (de gauche) O Publico donne son interprétation de ces statistiques morbides. Elles indiquent selon lui le fait que davantage de femmes renoncent à l’avortement clandestin pour se diriger vers les services légaux, comme l’affirment plusieurs médecins interrogés par lui.

Ces médecins annoncent même une probable augmentation de ces statistiques à l’avenir, comme autour d’Amadora-Sintra où les femmes « recourent volontiers à l’automédication ».

Tout pour ne pas suggérer que la légalisation de l’avortement puisse d’elle-même entraîner une hausse des statistiques ; tout pour justifier a posteriori la loi sur l’avortement par le nombre d’avortements clandestins que les « pro-mort » avaient revendiqué avant le référendum.

On ne nous parle pas de baisse de la mortalité maternelle, autre « bienfait » supposé de la légalisation de l’avortement. Avant comme après la loi, le Portugal affichait déjà des taux de mortalité maternelle comparables aux meilleurs taux européens.

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12 novembre, 2009

Après la pilule abortive, la « pilule paisible » du Dr Nitschke

Le Dr Philp Nitschke, médecin et activiste pro-euthanasie australien, fondateur et directeur du groupe « Exit », a déclaré fin octobre à la presse de son pays que son association a développé et entend diffuser un test capable de vérifier les principes actifs du pentobarbital (ou « Nembutal ») qu’il recommande pour l’euthanasie à domicile, pour rassurer les personnes qui se procurent cette drogue par la vente par correspondance, au Mexique notamment.

Exit International annonce également ses travaix presque achevés sur la stabilisation de ce barbiturique aujurd'hui disponible uniquement sous sa forme liquide, et présentant donc des difficultés d’expédition et de conservation à long terme. Désormais, le Nembutal sera proposé sous forme de comprimé – la pilule paisible – à dissoudre dans un petit verre d’eau au moment du suicide programmé. Très stable, ce « médicament » devrait avoir une durée d’utilisation de quelque cinquante ans et tous les « séniors » en pleine possession de leurs moyens devraient, selon le bon docteur, avoir la possibilité se la procurer « au cas où ».

Exit International compte proposer la pilule, accompagnée d’un kit d’activation et d’un kit de vérification de sa force effective, à la vente par correspondance dès 2010.

Le Dr Nitschke a ensuite entamé une tournée de l’Amérique du Nord pour présenter son discours et sa pilule. La semaine dernière, il était à Vancouver où, à la suite du refus de la Bibliothèque publique locale, par peur des poursuites relatives aux lois réprimant le suicide assisté au Canada, il a tenu son discours dans l’église unitarienne locale, bondée, pendant une « séance de travail de deux heures ».

Son conseil : « Ouvrez votre placard, mettez la pilule dans un verre et buvez, cela vous fera une mort paisible et vous ne ferez rien d’illégal. Le suicide n’est pas un crime. » Il faut simplement veiller à le faire avant d’être impotent afin de ne pas pousser ses proches à prendre des risques vis-à-vis de la loi…

Nitschke se rendait dimanche dernier à San Francisco, pour tenir le même discours au Centre Bouddhiste local ; deux autres réunions étaient prévues aux Etats-Unis.

Pendant son voyage, ce 12 novembre, les bureaux d’Exit International à Melbourne et dans le New South Wales ont fait l’objet de descentes de police, dans le cadre de l’enquête sur un suicide. Des pilules de Nembutal, dont l’importation, l’achat et la vente sont illégales en Australie, ont été saisies.

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11 novembre, 2009

Cellules souches adultes : un espoir pour les opérées d'un cancer du sein

Encore un succès des cellules souches adultes, avec la promesse de traitements efficaces dans un proche avenir : l'Institut Bernard O'Brien de microchirugie de Melbourne (Australie) entame une série d'essais de trois ans sur l'homme – ou plutôt la femme – pour reconstruire les seins opérés à la suite d'un cancer. La technique, baptisée « Neopec », consiste à prélever des cellules souches sur du tissu adipeux de la patiente. Elles sont ensuite réinjectées dans la zone à reconstruire qui est délimitée par une forme de sein synthétique et biodégradable implantée sous la peau ; une vaisseau sanguin provenant du dessous du bras est redirigé vers la zone pour l'irriguer. Le tissu se reconstitue alors et s'arrête de progresser dès qu'elle atteint la barrière synthétique.

L'expérience – la première de son genre dans le monde – a été prouvée positive lors d'essais sur le cochon chez qui la pousse n'a pris que six semaines ; on s'attend à une durée plus longue sur les sujets humains, de quatre à six mois, puisque la croissance humaine s'arrête à l'adolesence.

Le directeur de l'Institut, le Pr Wayne Morrison, estime que la technique pourrait commencer à être utilisée de manière habituelle chez les patientes ayant subi une ablation du sein, dès la fin des essais s'ils s'avèrent positifs, donc vers la fin de 2012. Il s'attend à un délai plus long pour l'utilisation en chirurgie esthétique : une dizaine d'années.

« Si cette méthode est satisfaisante nous pourrions l'utiliser pour traiter n'importe quel défaut de contour, qu'il s'agisse d'un sein, d'une difformité congénitale ou d'un traumatisme du type où quelqu'un perd soudain un bout de lui-même ”, a expliqué le Pr Morrison.

Il estime que la technique remplacement du sein pourrait n'être que la pointe de l'iceberg. Sic !

Source : ici.

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Portugal : l'Assemblée de la conférence épiscopale évoque le devoir de résistance au politiquement correct.

Marquant l’ouverture de l’Assemblée plénière de la conférence épiscopale du Portugal, le discours de son président Mgr Jorge Ortiga, lundi, comportait un important passage relatif à « la famille et les valeurs ».

Extraits :


• Aujourd’hui, la famille est exposée au relativisme des valeurs qui dégénèrent en contre-valeurs : ruptures familiales, crise sociale de l’image du père, difficultés à assumer des engagements stables, graves ambiguïtés à propos de la relation d’autorité entre les parents et les enfants, nombre croissant de divorces, la plaie de l’avortement, le recours de plus en plus fréquent à la stérilisation et l’instauration d’une véritable et nette mentalité contraceptive.

• Si l’urgence éducative passe par la famille, nous ne pourrons jamais nous lasser d’annoncer son véritable statut ni de dénoncer des campagnes qui prétendent donner lui donner une orientation contraire à ces caractéristiques qui – nolens volens – revêtent une dimension culturelle et anthropologique et qui, pour cette raison, ne peuvent jamais être considérées comme dépassées ou rétrogrades.

La « théorie du genre » continue de s’infiltrer, souvent de manière camouflée : or il s’agit d’une véritable idéologie dont le but est de redéfinir la famille, la relation matrimoniale, la procréation et l’adoption. Personne n’ignore les vrais problèmes auxquelles l’institution familiale doit quotidiennement faire face. Mais à la faveur de ces nouvelles problématiques, surgissent des tentatives de solution fondées sur les valeurs traditionnelles de liberté, d’égalité et de santé interprétées au-delà de leur signification véritables pour être confondues avec un ensemble d’ambiguïtés qui les éloigne d’une anthropologie sage et véritablement assise sur une culture authentique.

• Certaines conceptions de l’égalité prétendent qualifier la différence entre l’homme et la femme comme sans objet et proposent l’uniformisation de tous les individus, comme s’ils étaient sexuellement indifférenciés, avec comme conséquence inévitable le fait de considérer les orientations et les comportements sexuels comme équivalents. Ainsi juge-t-on que chaque individu a le droit de concrétiser librement, et souvent même de modifier ses propres choix selon ses préférences, motivées par une interprétation égoïste du don de la sexualité.

• Le rôle de l’Eglise sera toujours de promouvoir et de défendre la dignité humaine, indépendamment de l’idéologie ou de la croyance religieuse des personnes, alliant toujours le respect et le courage. (…) Dans bien des cas nous serons incompris, mais ce que nous jugeons être la vérité sur la vie humaine doit prévaloir sur ce qui est considéré comme politiquement ou socialement correct et sur les applaudissements de l’opinion publique dominante.

A propos de l’éducation, visant entre autres tacitement l’éducation sexuelle, Mgr Ortiga a plaidé pour une véritable subsidiarité qui respecte le droit des parents de choisir ce qu’ils estiment bon pour leurs enfants : « Pour que cela soit possible, l’éducation ne doit être d’aucune façon étatisée, de manière subreptice et compulsive, comme semblent le vouloir beaucoup de politiques pseuso-éducatives. » Et d’inviter les parents à prendre leurs responsabilités :


Dans de nombreux cas, peuvent être nécessaires des actions et des attitudes frontales, dans la manifestation d’un juste non-conformisme civique, afin que la liberté de choix des parents quant à l’éducation de leurs enfants soit respectée et clairement affirmée par les lois.

10 novembre, 2009

« Pilule du lendemain » : sérieux problèmes de santé chez de jeunes Mexicaines

Teresa Méndez, gynécologue-obstétricienne de l’Hôpital général de Mexico, a averti lors d’un congrès de gynécologie dans la capitale mexicaine, au début du mois, que de plus en plus de jeunes filles utilisent la pilule du lendemain – vendue comme contraceptif d’urgence – comme moyen de contraception habituel, avec de sérieux problèmes de santé à la clef.

La spécialiste, favorable à la contraception, estime que 8 couples d’étudiants sur dix recouent ainsi abusivement à la pilule du lendemain, utilisée jusqu’à trois ou quatre fois par an comme un « contraceptif quotidien », sans qu'ils soient conscients des maladies irréversibles que cela peut entraîner. Les jeunes remplacent ainsi le préservatif qui serait à la charge du garçon par un médicament à la charge de la fille, souvent de milieu fortuné, selon le médecin.

Les patientes âgées de 17 à 25 ans arrivent à l’hôpital souffrant d’hémorragies, de douleurs et inflammations pelviennes, voire de lésions liées au papillomavirus humain, d’autres MST et de stérilité.

Précision intéressante : selon Mme Méndez, les jeunes de moins de 25 ans estiment que le préservatif ne « protège » pas d’une grossesse. Elle avoue : « Ils ont en partie raison : sur dix préservatifs utilisés, quatre sont inefficaces pour cause de rupture, souvent bien sûr en raison d’un emploi inadéquat, mais au bout du compte le risque de grossesse est très élevé. »
Sources : ici et ici.

« Qualité de la vie » : « RB », 13 mois, sera débranché avec l'accord de ses deux parents

L’affaire du bébé « RB » a connu un tragique retournement de situation au septième jour du procès autour de sa « qualité de vie ». Cet après-midi, le jeune père de l’enfant atteint de myasthénie, après s’être battu devant les cours royales de Londres pour le maintien du respirateur de son fils, a demandé, en larmes, que l’audience se poursuive à huis-clos. Deux heures plus tard, la presse était réadmise dans la salle pour apprendre que le père et la mère s’étaient mis d’accord pour demander l’arrêt de tout traitement à leur fils, conformément aux autorités hospitalières qui avaient porté cette demande en faveur d’une « mort digne » pour le petit patient. Le juge chargé de l’affaire, Justice McFarlane, visiblement soulagé selon la journaliste de BBC News de ne pas avoir à imposer une décision lui-même, a entériné le choix des parents en autorisant le débranchement de « RB », accompagné de « soins palliatifs » pour compenser la souffrance entraînée par cela. On estime qu’il mourra tôt après. Le jour et l’heure seront déterminés par les parents et les médecins qui s’occupent du petit garçon.

A son ordre officiel le juge a choisi d’ajouter quelques mots, comme cela est possible dans la procédure anglo-saxonne, pour rendre hommage au « dévouement » et à « l’amour » dont les parents de « RB » avaient fait preuve à l’égard de leur fils depuis sa naissance :

« Ils ont mis leurs propres vies d’adultes entre parenthèses. Ils ont subi un stress immense, qui a signé la fin de leur propre relation, mais ils parviennent toujours à travailler ensemble et ils font ce qu’ils peuvent pour soutenir leur fils. Lorsqu’ils ont dû faire face aux affres de la situation où ils se sont trouvés, ces jeunes gens ont été totalement à la hauteur et ont fait face à la responsabilité que la vie leur avait imposée en faisant preuve, chacun, d’un engagement à 100 % qui ne peut que commander un profond respect et autant d’admiration. »

Il semble que le père de « RB » ait été ébranlé par les témoignages de médecins et d’infirmières à propos des souffrances de son garçon, l’argument principal étant que celui-ci n’était pas en mesure de montrer sa douleur par l’expression de son visage ou par des mouvements musculaires. L’un d’entre eux, un professeur qui a ausculté l’enfant ces derniers jours, a recommandé le débranchement parce que, dans le cas d’une trachéotomie réussie, il continuerait d’être malade tout en connaissant un développement neurologique et cérébral normal, et connaîtrait « une frustration croissante » du fait de ne pas pouvoir communiquer. Maintenir « RB » en vie ne serait donc pas dans l’intérêt de l’enfant dans la mesure où celui-ci ne pourrait espérer une quelconque « qualité de vie ». C’est précisément le fait que « RB » avait un développement normal et réagissait à la vue de ses parents qui avait poussé son père à se battre pour sa vie.

La Société britannique pour la protection des enfants naître (SPUC) avait déclaré, au début du procès : « Chaque fois qu’il y a un doute à propos d’un traitement médical indispensable à la survie, tous devraient agir en fonction d’une présomption en faveur de la vie. »

De fait ici un choix thérapeutique moins lourd a été écarté pour des motifs directement puisés dans l’argumentaire des partisans de l’euthanasie.

Sources : ici, ici, ici...

Conseil de l'Europe : du principe de non discrimination au principe de non distinction

Les droits des « LGBT »

Le Comité des ministres des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe (COE) devra se pencher, prochainement, sur un projet de recommandation pour l’ensemble de cet espace européen qui vient d’être approuvé dans sa mouture finale par un comité d’experts sur la discrimination « à raison » de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Mandatés par le 1 048e Comité des ministres en février, les experts ont adopté une mouture finale de leur rapport qui sera soumis, le 25 novembre, au Comité directeur pour les droits de l’homme en vue d’une adoption au niveau du COE. Dernier en date d’un flot de textes et de décisions jurisprudentielles par la Cour européenne des droits de l’homme, c’est sans doute le plus extrémiste, ou le plus extrêmement relativiste que l’on ait vu paraître à ce jour sur la scène des instances internationales qui formatent les droits nationaux. Et au nom desquelles de multiples législations évoluent en effet.

Pour mériter la qualité d’Etat démocratique, proclament donc les différents textes qui ont abouti au projet final sur la protection des droits « LGBT » (lesbiennes-bi-gay-trans), on ne saurait tolérer la moindre « discrimination » à l’égard de ces personnes qui vivent leur sexualité comme elles la ressentent ou la choisissent, indépendamment du sexe qui a pu leur être « assigné » à la naissance.

Un document totalitaire ? Lisez, plutôt, c’est l’article 7 de l’exposé des motifs :

« Ayant à l’esprit le principe selon lequel aucune valeur culturelle, traditionnelle ou religieuse, ni aucun précepte découlant d’une “culture dominante”, ne saurait être invoqué pour justifier les discours de haine ou toutes autres formes de discrimination, y compris celles fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre… »

La mise en œuvre d’un tel principe interdit à l’évidence tout jugement de valeur sur le comportement homosexuel. Tout enseignement moral. Toute exigence morale aussi – d’où les insistances répétées sur la nécessité de donner aux enfants des écoles l’accès à une « information juste » sur « l’orientation sexuelle » et « l’identité de genre ».

Dans l’ensemble de ces documents, cette idéologie est en effet donnée pour acquise. La notion d’identité de genre qui fait disparaître la distinction fondamentale entre hommes et femmes au motif qu’elle serait simplement le fruit d’attitudes culturelles, et qui met au premier plan le choix subjectif de la personne concernée – dont le rapport préalable signé André Gross (Suisse, socialiste) souligne qu’il est souvent fixé dès avant la puberté. C’est un premier nihilisme. A tel point de déni de réalité que la recommandation aux Etats du Conseil de l’Europe fait pression pour que le changement de « genre », avec toutes les démarches administratives, d’état civil, de changement d’acte de naissance, puisse être fait avec la plus grande facilité et sans qu’il soit nécessaire d’entreprendre une démarche physique (opération, traitement hormonal) de changement de sexe. On peut certes se réjouir de ce que les personnes dans ce cas ne soient pas acculées à subir des interventions qui, forcément, les mutileraient. Mais cela en dit long sur le degré de décomposition intellectuelle auquel nous sommes en train de parvenir.

Dans le même temps, ces choix subjectifs multiples sont en quelque sorte « objectivés » pour les besoins de la cause par l’assimilation de ces groupes – éventuellement mouvants – à des minorités identifiables. Et qui de ce fait vont devoir bénéficier d’un principe de non-discrimination absolue, sauf dans le cas, louable, où ils pourraient bénéficier d’une discrimination positive.

Le projet de recommandation, que Présent s’est procuré, comporte en l’article 27 de ses annexes cette phrase révélatrice :

« Lorsque la législation nationale permet à des personnes célibataires d’adopter des enfants, les Etats membres devraient garantir son application sans distinction fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre du demandeur. »

« Sans distinction » : c’est un pas de plus que le refus de la discrimination, c’est la négation claire du principe d’identité, c’est vouloir pour tous, dans quelque domaine que ce soit, l’égalité absolue, non seulement dans le traitement mais dans la manière d’être considéré par autrui. C’est alors la différence qui devient taboue – et l’on rejoint ainsi la revendication la plus récente des « lesbiennes-bi-gays-trans » qui réclament le « droit à l’indifférence ».

Curieusement, le texte anglais fait référence en ses exposés des motifs à l’engagement du COE « à garantir l’égale dignité ainsi que la jouissance des droits et libertés de chaque individu, sans aucune discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation… », tirant de ce principe de non-discrimination générale le devoir de ne pas « discriminer » entre adeptes de pratiques sexuelles qu’il est désormais inconvenant de qualifier de « perverses ». La traduction officielle française a mis à la place du mot « discrimination » celui de « distinction » qui ferait définitivement disparaître la notion d’un traitement injuste sous-jacente, quand même, dans la compréhension populaire actuelle de la notion de « discrimination ».

Telle est la logique de tout le document. A côté d’une dénonciation d’actes cruels, de mauvais traitements, de délits et de crimes envers les personnes « LGBT » – non pas, notez, parce que ce sont des personnes, mais parce que ces délits doivent être sanctionnés selon le régime de la circonstance aggravante – se trouve en effet une multitude de recommandations « positives » invitant à leur ouvrir l’accès à tous les droits sociaux, culturels, civils, à tous les emplois, sans que jamais la référence à leur choix de vie puisse autoriser une différence de traitement.

Tout cela n’est évidemment pas contenu dans la Convention européenne des droits de l’homme et ne fait que très lentement son apparition dans la jurisprudence de la CEDH, par une perversion de la lettre du texte et des notions juridiques invoquées. Parmi les associations qui se battent pied à pied contre de telles aberrations, on peut citer et soutenir le « European Centre for Law and Justice » (eclj.org) basé à Strasbourg, et C-Fam (c-fam.org) organisme de veille catholique auprès de l’ONU et d’autres institutions internationales.

Parce que ce sont nos libertés qui sont directement menacées.

Source : Présent du 11 novembre 2009.

09 novembre, 2009

Avortement tardif : l'aveu

Fin octobre, un nouveau centre d'avortements tardifs a ouvert ses portes à Dallas, Texas, s'ajoutant aux quatre avortoirs actifs dans cette ville des Etats-Unis avec un total de 11 000 interventions par an. Le « Southwestern Women's Surgery Center » se spécialise dans les « IVG » jusq'à 24 semaines, pratiquées sur place par son propriétaire, le seul médecin du Nord-Texas qui accepte (ou pour reprendre ses paroles, qui « possède le savoir-faire ») de supprimer des enfants à naître à ce stade de la grossesse. Dr Curtis Boyd avait été le premier a ouvrir un avortoir au Texas en 1973, après avoir pratiqué des milliers d'avortements illégaux au cours des 1960. Il a été en pointe du mouvement « pro-choix », a lui-même développé des méthodes d'avortement tardif et a contribué à fixer les « bonnes pratiques » pour l'avortement chirurgical. Il venait de fermer sa clinique il y a quelque temps, sans doute en vue d'ouvrir ce « centre chirurgical », structure exigée pour les avortements à 16 semaines et au-delà. Et il sait ce qu'il fait...

« Suis-je en train de tuer ? Oui, c'est ce que je fais. J'en suis conscient. »

C'est ce que le Dr Curtis Boyd vient de répondre à la chaîne WFAA TV qui a diffusé des extraits de son entretien lors d'un journal télévisé en fin de semaine dernière (voir ici). C'est clair et net. Sans états d'âme. Il draine des patientes depuis les Etats d'Oklahoma, Arkansas, Louisiana et de l'ensemble du Texas. Et même de très jeunes patientes : Curtis Boyd affirme avoir reçu dans sa clinique des petites jeunes filles de 9 ou 10 ans. (Question : prévient-il alors la justice du viol qui a nécessairement eu lieu ?)

Dans le cadre de ses cliniques légales, il estime que 300 000 avortements ont été pratiqués depuis 1973.

Curtis Boyd était un très proche ami de George Tiller, le spécialiste d'avortements tardifs récemment assassiné au Kansas. Plus bizarrement, il a été « ordonné » ministre baptiste, avant de changer de secte protestante pour devenir unitarien. Il disposait dès le début de son activité d'avorteur d'un réseau de ministres protestants et juifs qui offraient leurs conseils spirituels à des jeunes femmes enceintes sans l'avoir désiré, avant de leur indiquer son adresse, rendez-vous à la clef..

Curtis Boyd affirme dans son interview sur WFAA « prier souvent ». « Je demande par exemple que l'esprit de cette grossesse retourne à Dieu avec de l'amour et de la compréhension », explique-t-il.

Dans un entretien publié par un site « pro-choix » le médecin pro-mort expliquait que les femmes qui font le choix d'avorter agissent de manière spécialement responsable et posent une décision morale. « Même aujourd'hui, elles entrent dans mon cabinet en pensant que ce qu'elles font est mal et qu'elles sont mauvaises parce qu'elles le font. Et ça, c'est vraiment triste parce que ce qu'elles font témoigne souvent d'un développement moral plus élevé que celui de la plupart des autres gens. »

Pourquoi Curtis Boyd continue-t-il d'avorter alors que, de son propre aveu, c'est tuer ? Parce que c'est « important », parce qu'il est seul à savoir faire des avortements tardifs dans la région, parce qu'il se dit davantage « troublé par les tourments » vécus par ses patientes.

En attendant, cela rapporte...

Source : ici et autres.

08 novembre, 2009

« Qualité de la vie » : faut-il « débrancher » RB, 13 mois ?

C’est la question actuellement pendante devant les Cours royales de justice de Londres qui a été saisie d’une demande contradictoire de la part d’un couple séparé « à l’amiable ». Le père du petit garçon connu dans la presse anglaise sous les initiales « RB » veut tout entreprendre pour que son fils, qui souffre d’une maladie rare et grave, un syndrome de myasthénie congénitale, puisse vivre le plus longtemps possible. Sa mère, au contraire, estime que la mort vaudrait mieux pour son enfant.

(Lu sur Le Blog de Jeanne Smits)

La maladie dont souffre le bébé l’empêche de respirer normalement et il peut à peine soulever ses membres. Un ventilateur posé une heure après sa naissance, il y a treize mois, le maintient en vie. Mais ce sera, à en croire les médecins du service de santé national (NHS) britannique, une « vie misérable, triste et pitoyable ». Est-ce une raison suffisante pour lui retirer son ventilateur et attendre que mort s’ensuive ?

Cette affaire qui a abouti devant les tribunaux par le truchement de la NHS dont les représentants plaident depuis plusieurs jours, avec le soutien de la maman de « RB », le débranchement du petit garçon. Mais son père, fort du témoignage de médecins persuadés qu’il pourrait survivre, et peut-être même recevoir des soins efficaces d’ici à quelques années grâce aux progrès de la médecine, réclame de son côté qu’une trachéotomie soit pratiquée qui permettrait à son enfant de respirer de manière autonome et même d’être soigné à la maison, une tâche que le père est prêt à assumer.

Il n’y a pas de doute que les deux parents jeunes parents, qui actuellement passent tous les jours quelque 10 heures au chevet de leur fils, ont les meilleures motivations subjectives. La mère estime que son enfant subit des souffrances intolérables : si c’est le cas, le fait de le débrancher d’un respirateur et le laisser mourir ne peut-il être considéré comme l’arrêt d’un soin disproportionné ?

Le père au contraire a observé la vitalité de son garçon. Et la cour a reçu des témoignages émouvants : « RB » sait mettre sa main sur celle de sa mère, il tire ses cheveux, il a un regard espiègle » – une pédiatre qui s’est rendue à son chevet a raconté tout cela, concluant : « Je ne peux approuver en conscience le fait de couper court à une vie seulement parce que j’ai vraiment, vraiment peut qu’il se peut qu’il souffre et que les choses pourraient empirer à l’avenir ».

Qui a raison ? C’est un jugement de Salomon qui est attendu, en principe jeudi prochain ; où il semblerait raisonnable de suggérer que l’on entreprenne la trachéotomie qui permettrait de facto d’arrêter le ventilateur de « RB ». Ce qui du même coup lèverait toute discussion sur le caractère disproportionné ou non des soins qui lui sont prodigués.

Mais voilà, on en vient à se demander – dans la logique euthanasique qui se développe de plus en plus au Royaume-Uni – si la NHS ne veut pas justement éviter cette heureuse issue dans la mesure où « RB » aurait encore besoin de soins (« futiles » ? coûteux ?) pendant de longues années à venir.

Le Daily Mail du 4 novembre publiait une lettre ouverte d’une mère de famille qui s’est manifestée pour conter l’histoire de son fils, Felix, affecté à 9 mois (après la mort de son jumeau, deux mois plus tôt) par une maladie aux mêmes effets que celle de la myasthénie (comme chez « RB », les capacités cérébrales ne sont pas atteintes). C’était il y a dix ans ; les médecins avaient prédit pour lui un avenir atroce. Mais ses parents ne purent faire autre chose que de choisir la poursuite de son traitement.

Aujourd’hui Felix a dix ans. Les complications annoncées par les médecins se sont produites, avec d’autres encore. Le garçon a toujours son ventilateur portable à portée de mains sur son fauteuil roulant électrique.

Mais il fréquente une école normale :

« Il joue avec ses amis, il irrite et amuse sa sœur aînée (qui l’aime vraiment), il fait pression pour avoir plus d’argent de poche, des heures de coucher plus tardives et moins de bains et se comporte comme n’importe quel garçon de dix ans. Il est totalement charmant, très populaire et, par dessus tout, heureux. Passez dix minutes avec Felix et vous ne poserez plus jamais de questions à propos de la “qualité de la vie”. Il m’a appris que la perfection présente bien des formes, et qu’il est parfait dans sa manière d’être Felix. (…) La trachéotomie peut sembler trop rude, mais elle a transformé sa vie et sa santé. Tout d’un coup il n’a plus eu besoin de se battre pour chaque respiration ; il a commencé à grandir ; et quand nous l’avons ramené à la maison, il a fleuri. (…) C’est l’enfant le plus heureux que je connaisse et il a apporté plus de joie dans ma famille que je ne pourrai le dire avec de simples mots. Il aime et il est aimé au-delà de toute mesure ; sa vie vaut la peine d’être vécue. »


C'est cette valeur insondable de la vie, de la vie qu'il faut respecter, qui est en réalité dans la balance devant les Cours royales de Londres. Ce respect n'exige pas la démesure, mais il suppose de vraiment mettre les chances et les efforts du côté de la vie. Et - ne pas s'y tromper - ce sont des affaires comme celles-ci qui sont utilisées pour promouvoir, juridiquement et médiatiquement, le droit de vie et de mort sur les plus vulnérables des êtres humains.

Source : BioEdge et autres.

 
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