18 novembre, 2009

ONU : limiter les naissances pour sauver la planète...

Comment réduire les gaz à effets de serre, modifier la manière dont l'humanité s'adapte à la hausse du niveau des mers, aller vers la décroissance qu'impose la réponse de l'humanité aux changements climatiques ?

Simple, répond le Fonds national unies pour la population (FNUAP) dans son rapport annuel sur la population mondiale rendu public aujourd'hui à midi : les accords internationaux sur la question seront plus efficaces s'ils « prennent en considération la dynamique de la population, les relations entre les sexes, le bien-être des femmes et l’accès aux services et aux possibilités offertes » en prenant en compte « les dimensions humaines et sexospécifiques de chaque aspect du problème », affirme le résumé de presse du rapport. Autrement dit, agir sur la démographie.

En clair : si le climat se réchauffe, c'est à cause de l'activité humaine. Et puisqu'il se réchauffe, il va entraîner des catastrophes épouvantables dont le résumé de presse du FNUAP dresse une liste effrayante. En y ajoutant une bonne dose de l'inusable dialectique de lutte des classes si utile pour faire avancer les révolutions :

Jusqu’à présent, les pays industrialisés ont produit de loin la plus grande part du dioxyde de carbone et d’autres gaz qui changent le climat, mais ont été relativement à l’abri des effets des changements climatiques. Le monde en développement n’a été responsable que d’une faible partie des émissions de gaz à effet de serre, et pourtant supporte déjà le plus gros du fardeau qu’implique la nécessité de faire face et de s’adapter aux phénomènes météorologiques extrêmes, à savoir la hausse du niveau des mers, les inondations et les sécheresses. Les pays industrialisés ont créé pour l’essentiel le problème, mais ce sont les pauvres du monde qui auront à relever les plus grands défis pour s’y adapter.

Mais ayant dit cela le FNUAP ajoute aussitôt qu'il faut mettre un frein à la croissance démographique mondiale dont les pays pauvres sont (restent encore...) selon lui les principaux responsables : aux pays pauvres, donc, de cesser d'avoir trop d'enfants.

Pour le FNUAP, ce sont les femmes des pays pauvres qui portent déjà un « fardeau écrasant en matière de procréation et d'éducation des enfants » qui supporteront l'essentiel des désagréments liés aux réchauffement. Il s'agit de dire cela très fort pour les convaincre de travailler elles-mêmes à la « stabilisation » de la population, « sans recours à la coercition ni au contrôle », en facilitant l'accès de toutes aux services de « santé reproductive ». Le FNUAP veut donc que toute discussion internationale sur le climat prenne en compte la donnée démographique en adoptant les objectifs de la Conférence internationale de 1994 sur la population et le développement. La baisse de la fécondité aboutirait à la réduction des gaz à effets de serre et même à une population moindre que celle prévue par le GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur les changements climatiques). Et ce « même parallèlement avec un taux accru de survie maternelle et infantile », pensez-donc combien ce serait efficace ! Ainsi l'écrit le FNUAP :

Le ralentissement de la croissance démographique dans les pays tant développés qu’en développement pourrait faciliter la tâche d’équilibrer les émissions mondiales de gaz avec l’atmosphère sur le long terme et de rendre possible une adaptation plus immédiate aux changements déjà en cours.

Dans le rapport lui-même, on trouve une définition « prudente » de la santé reproductive, sans référence explicite à l'avortement légal ; et aussi une multitude d'images « fais-moi peur » de catastrophes naturelles et autres glaciers fondus... Quant à l'insistance sur la baisse de la population mondiale, elle est aussi formulée de manière précautionneuse, selon les nouvelles normes de la gouvernance mondiale. L'idée est de faire croire qu'il n'y a aucune contrainte: c'est par une dynamique de groupe qu'on veut laisser croire à chacun, et surtout à chacune, que le contrôle de la fertilité résulte de libres choix personnels. Voilà ce qu'en dit le rapport :

Les négociateurs commencent à faire une place aux questions de population dans le cadre du processus qui aboutira à un nouvel accord sur le climat à Copenhague en décembre 2009. Aucun gouvernement ni entité des Nations Unies ne propose de “contrôler” la population. En fait, la crainte de paraître favorable à une régulation de la démographie a jusqu’à une date récente fait éviter toute mention de la “population" dans le débat sur le climat. Pourtant, quelques participants au débat avancent prudemment qu’il pourrait être nécessaire au moins d’examiner les impacts de la croissance démographique. L’Union européenne a déposé une proposition aux termes de laquelle les tendances démographiques sont au nombre des facteurs à prendre en considération au moment de fixer les cibles d’atténuation des gaz à effet de serre. Les autres facteurs sont le produit intérieur brut par habitant, l’“intensité de la production de gaz à effet de serre” propre au produit intérieur brut de chaque pays, et les tendances enregistrées dans le passé en matière d’émissions.

Plus loin, le rapport spécule sur l'impact du vieillissement de la population. Plus ou moins de gaz à effet de serre ? Plus, si l'on considère que les ménages moins nombreux en émettent davantage par tête que les individus au sein de ménages plus nombreux ; mais moins puisque dans une population vieillie on pourrait « tolérer un volume d’émissions plus élevé par habitant puisque moins de personnes seraient responsables d’émissions de gaz à effet serre ». Ce qui passe sous silence le fait qu'une grosse part de l'accroissement de la population projeté d'ici à 2050 résultera de l'allongement de l'espérance de vie. Le monde comptera de plus en plus de vieux.

Mais le rapport est formel :

Une étude portant sur le coût d’éviter une quantité donnée d’émissions de dioxyde de carbone produites par les combustibles fossiles a établi que, dollar pour dollar, des investissements dans la planification familiale volontaire et l’éducation des filles réduiraient à long terme les émissions de gaz à effet de serre au moins autant que des investissements d’importance égale dans l’énergie nucléaire ou éolienne.

Je résume : ce sont les femmes qui souffriront le plus du changement climatique, celui-ci est lié à la croissance démographique, il faut donc leur donner les moyens de réduire la population... Elles seront par conséquent responsables de faire baisser la population et si elles ne le font pas, ce seront elles les responsables du « réchauffement climatique » !

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L’Eglise du Guatemala contre l’« éducation sexuelle »

Le cardinal Rodolfo Quezada Toruño, archevêque métropolitain de Santiago de Guatemala, a déclaré dimanche lors d’une conférence de presse que l’Eglise catholique va agir en justice pour obtenir la déclaration d’inconstitutionnalité de la loi qui oblige les écoles publiques à dispenser une « éducation sexuelle » et qui pose le principe de la garantie d’accès aux différentes méthodes de planification familiale dans les centres de santé. Le prélat a précisé qu’une équipe d’avocats avait déjà élaboré le recours qui sera présenté devant la Cour constitutionnelle contre ce texte qui viole « la liberté d’enseignement, la liberté de religion et le droit de la famille d’éduquer », principes explicitement affirmés dans la Constitution guatémaltèque.
La loi avait été adoptée en 2005 mais, sous l’impulsion de l’Eglise catholique, le président d’alors, Oscar Berger, y avait opposé son veto. Le nouvel occupant du poste, Alvaro Colom, a signé la loi le 30 octobre dernier dont l’application dans les écoles est prévue pour la rentrée 2010, avec des cours explicites sur la sexualité et la contraception « adaptés » aux six classes du primaire.


Le cardinal Toruño a refusé la proposition d’Alvaro Colom de participer à l’élaboration de ces cours dont il récuse le principe, et il a appelé les parents à entrer en désobéissance pour faire respecter leurs droits spécifiques en la matière. Il a qualifié le texte d’ « acte déplorable » qui va « contre la nature humaine » et contre la Constitution guatémaltèque qui « affirme que la famille est la source de l’éducation et que les parents ont le droit de choisir celle qui sera donnée à leurs enfants ».


Dès début novembre, le cardinal avait rappelé que l’éducation sexuelle n’est pas l’affaire de l’Etat, mais des familles, et il avait appelé celles-ci à ne pas la donner à la manière dont l’Etat veut l’imposer.


Le 5 novembre, l’épiscopat guatémaltèque publiait un communiqué pointant les irrégularités légales et constitutionnelles du texte, ajoutant que le programme d’éducation sexuelle promu par l’Etat néglige l’éducation à l’abstinence seule capable d’empêcher les nombreuses grossesses adolecentes, alors qu’elle a démontré sa supériorité à la « simple instruction physiologique et contraceptive pratiquée dans de nombreuses régions du monde.


Le communiqué, dont le premier signataire est le cardinal Toruño, dénonce également le fait que le texte imposant l’éducation sexuelle méconnaît le droit légitime des parents de prendre connaissance de ce qui est enseigné et de se décider en conséquence, ajoutant que la loi fait preuve d’ « analphabétisme humaniste et religieux » sous la « pression désinformatrice et partiale de groupes intéressés ».


« Malheur à ceux qui appellent le mal, bien », conclut le communiqué avec Isaïe : « A ceux qui falsifient la défense du bien et de la vérité avec des langages ambigus de “justice, santé et éducation” tout en portant atteinte, en réalité, à la vie humaine et à la dignité de la personne humaine ».

On attend toujours un tel langage épiscopal pour fulminer en France contre l'éducation non moins scandaleuse (et même plutôt davantage parce qu'au Guatemala il est au moins question du droit à la vie) imposée par les programmes de l'Etat aussi bien dans l'enseignement public que privé. 




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17 novembre, 2009

Brésil : une loi de « tyrannie homosexuelle »

D'un correspondant, prêtre brésilien, ces paroles fortes sur le projet de loi anti-discrimination le plus extrémiste qu'il m'ait été donné de voir :


Le projet de loi PLC 122/2006, qui glorifie l'homosexualisme et punit comme délinquants ceux qui s'opposeraient à cette pratique, a été adopté en urgence par la Commission des affaires sociales du Sénat brésilien et peut être votée à n'importe quel moment en Commission des droits humains de cette même chambre.


Le coup fut réalisé par la sénatrice Fatima Cleide pendant la session du 10 novembre. Il était prévu de recourir à une audience publique en la matière. C'est pourquoi personne ne s'attendait à ce qu'un vote intervienne immédiatement.


Mais entre-temps, la sénatrice avait présenté une requête visant à solliciter la dispense d'audience publique ; requête qui fut approuvée. Aussitôt on mit le texte aux voix et il fut adopté.


Il ne faut pas s'étonner de la manœuvre réalisée pour faire approuver l'un des principaux thémes du Parti du Travail et l'un des principaux articles du programme de gouvernement du président Lula : désigner comme délinquants les « homophobes » (ceux qui s'opposent à l'homosexualisme).
Mon correspondant observe ensuite que pour minimiser l'affaire, la loi contre les « préjugés » vise également d'autres catégories comme les personnes âgées ou handicapées.


Si ce projet de loi est approuvé - que Dieu nous en préserve ! - le Président le signera immédiatement. Commencera alors un temps de persécution et de violences faites aux valeurs familiales et religieuses comme on n'en a jamais connu au Brésil. Les prêtres, les catéchistes, les recteurs de séminaires, les directeurs d'écoles religieuses, les pères et mères de famille ; en un mot toute personne de bon sens qui n'accepte pas de qualifier de naturel ce qui est antinaturel sera transformé en criminel. Quant aux sanctions pécuniaires, elles serviront à financer des « campagnes éducatives » contre la « discrimination ».


Il faut noter que la loi ne considère pas seulement l'opposition à l'homosexualité comme un délit, mais comme une faute d'éducation. Eduquer, au sens de cette loi, signifie contraindre la population à accepter passivement la subversion de l'ordre naturel.
Mme Cleide a été choisie comme rapporteur du projet devant la Commission des droits humains qui doit se prononcer à son tour...

Le projet de loi, qui ressemble aux lois antiracistes françaises mais en beaucoup plus bavard, vise toute discrimination en raison du « genre, du sexe, de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre ». Le projet de loi veut interdire toute discrimination en matière d'emploi et d'embauche, d'accès aux lieux publics ou privés ouverts au public, d'accès aux établissements d'enseignement. Elle déclare délictueux le fait, à l'égard d'un représentant de ces catégories, de le « refuser, nier, empêcher, négliger, préjudicier, retarder ou exclure, dans n'importe quel système de sélection éducatif, de recrutement ou de promotion fonctionnelle ou professionnelle ».

Il prévoit de sanctionner « le fait d'empêcher ou de restreindre l'expression et la manifestation d'affection dans les lieux publics ou privés ouverts au public ». (Comme les églises ?...) Tout comme le fait d'interdire la libre expression et manifestation d'affection du citoyen homosexuel, bisexuel ou transgenre, dès lors qu'il s'agit d'expressions et de manifestations autorisées aux autres citoyens ou citoyennes.

En cas de non-respect de la loi, le délinquant s'expose à perdre sa capacité à « conclure des contrats avec les organes de l'administration publique (...), à l'interdiction d'accès aux crédits concédés par les pouvoirs publics et ses institutions financières ou aux programmes de développement institués ou mandatés par ceux-ci ; exclusion des exemptions, rémissions, amnisties ou n'importe quel autre bénéfice de nature tributaire » ; il subira en outre une peine d'amende allant jusqu'à 4.000 euros voire dix fois plus en cas de récidive. Empêcher une manifestation d'affection pourrait faire encourir jusqu'à 3 ans de prison.

Le projet prévoit de sanctionner « n'importe quel type d'action violente, contraignante, intimidante ou vexatoire, d'ordre moral, éthique, philosophique ou psychologique ».

On notera que l'explication du texte réalisée par le rapporteur Mme Cleide vise explicitement l'idéologie de genre qui nie l'existence de deux sexes seulement et s'appuie sur divers programmes des Nations unies, ainsi que sur les Marches des fiertés homosexuelles.




C'est très exactement la dictature du relativisme.

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16 novembre, 2009

« Je fais une fausse couche… Grâce au ciel ! »

Penelope Trunk, consultante de carrière, se sert de Twitter pour se laisser « suivre » par ses 20 000 lecteurs, a posté le 21 septembre cet avis qui fait maintenant le tour d’internet.


« Je suis dans une réunion de conseil d’administration. Suis en train de faire une fausse couche. Grâce au ciel, parce qu’il faut un foutu délai de trois semaines et les cabrioles qui vont avec pour se faire avorter dans le Wisconsin. »

Au fur et à mesure que le « buzz » autour de ce message brutal grandissait, Penelope Trunk a été interrogée par la presse magazine : qu’est-ce qui l’avait pris de raconter sa vie privée ?

Réponse – parmi d’autres : « Pour moi ce n’est pas du tout différent que de raconter ce que j’ai avalé au déjeuner. Je n’y ai pas prêté davantage attention tant que mes lecteurs ne m’ont pas bombardé de leurs réponses horrifiées. »

« Mademoiselle » Trunk, 42 ans, a deux enfants âgés de 5 et 7 ans, et a déjà subi deux fausses couches. Pour sa grossesse en cours elle avait déjà programmé un avortement. Et pour elle, le vrai problème n’est pas d’avoir paru sans cœur mais qu’il faille un délai de trois semaines pour obtenir une « IVG » dans le Wisconsin : elle s’apprêtait à faire le voyage de Chicago, Illinois pour y subir l’avortement plus rapidement. « Vous pensez vraiment que je devrais pleurer chaque fois que j’en parle ? Mais c’est un fait : je suis très heureuse d’avoir perdu ce bébé-là. »

Qu’en penseront ses deux autres enfants s’ils l’apprennent un jour ?

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15 novembre, 2009

Complicité d'assassinat

Le jeune évêque de Palencia (Espagne), José Ignacio Munilla Aguirre, interrogé par El Diario Palentino, répond dans son édition d'aujourd'hui à la question : « Que pensez-vous de ce que l'on avertisse les hommes politiques qui soutiennent la loi pour l'avortement qu'ils ne peuvent communier ? »

Réponse :

« Ceux qui approuvent la loi sont dans une situation objective de complicité d'assassinat. Ces personnes sont les coopérateurs de ce type d'actions et ils en porteront une responsabilité morale devant Dieu. Les déclarations faites depuis la Conférence épiscopale sont en accord avec la doctrine de l'Eglise et ont pris la direction jugée la plus adéquate. »
Source : ici.

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Avortement : surtout ne pas prévenir les femmes...

Sous le titre « Quand les politiciens ne veulent pas qu’on parle des conséquences de l’avortement », le blog « religions » de Vincent Pellegrini pour Le Nouvelliste rend compte du refus du Grand conseil du Valais d'introduire dans la loi une disposition obligeant les médecins à prévenir les femmes des éventuelles conséquences néfastes de l'avortement qu'elles envisagent. Voir ici.

Portugal : les avortements légaux progressent toujours

Les chiffres officiels de l'avortement au Portugal pour le premier semestre de 2009 viennent de tomber : la Division de la Santé reproductive de la Direction générale de la Santé de ce pays annonce 9.972 « interruptions volontaires de grossesse » sur la période, soit une progression de 5,5 % par rapport au premier semestre de 2008.

97 % de ces interventions résultaient du « choix de la femme » puisque l'avortement est libre au Portugal jusqu'à 10 semaines de grossesse, les malformations congénitales entrant parmi les 3 % restants. La plupart des femmes ayant choisi l'avortement avaient entre 20 et 30 ans et dans 40 % des cas, il s'agissait de femmes n'ayant « pas encore d'enfants », selon Lisa Vicente, directrice de l'organisme public. La plupart des avortements ont été enregistrés à Lisbonne, et 70 % du total réalisés dans des établissements publics par voie médicamenteuse.

Les statistiques révèlent également que les femmes ayant avorté sont en majorité des ouvrières sans qualifications, des chômeuses ou des étudiantes - qui n'ont donc pas trouvé les aides, le soutien et les moyens dont elles auraient eu besoin pour faire face à l'arrivée de leur bébé.

« Ça fera 10.000 d'assistés en moins », commente élégamment un lecteur du Publico.

Deux ans après la légalisation de l'avortement au Portugal, on approche des chiffres des avortements clandestins avancés pour faire accepter la loi, soit 20.000 par an. Sur les premiers 6 mois après la légalisation, on atteignait 6.287.

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Source : ici.

« J'avais besoin d'oublier le meurtre de mon bébé. »

Cette information des Dernières nouvelles d'Alsace est accessible sur avortementivg.com. Le syndrome post-avortement en direct..

14 novembre, 2009

Le pardon pour celles qui ont avorté...

Le secrétaire général de la Conférence des évêques d’Espagne, Mgr Juan Antonio Martinez Camino, a appelé lors d’un petit déjeuner d’information à Madrid, mercredi, les femmes à rechercher le pardon de Dieu si elles ont eu recours à l’avortement.

« En tant que mère, l’Eglise comprend leurs difficultés et elle ne les laissera jamais seules avec leurs problèmes et avec leurs fautes. Que les femmes qui ont traversé cette tragédie sachent que l’Eglise est avec elles pour qu’elles refassent leur vie et veut les accueillir pleinement en son sein. La plupart de ces femmes l’ont déjà fait et elles sont pleinement réconciliées avec leur conscience et avec Dieu, et avec l’Eglise. Quant à celles qui ne l’auraient pas encore fait, qu’elles trouvent le courage de le faire.

« Il y a une solution pour tout, y compris le crime de l’avortement dont on a pu se rendre coupable. Il est possible de le pardonner. D’un pardon radical : même si tes péchés ont été rouges comme la pourpre, ils deviendront blancs comme neige dans le pardon que Dieu nous offre. C’est pourquoi les femmes qui sont tentées d’avorter ou celles qui l’ont fait trouveront toujours dans la communauté catholique le foyer de la miséricorde et de la consolation. »


Source : ici.

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Le chèque-contraception de Ségolène Royal et l'hypocrisie de Luc Chatel

Le Salon beige (parmi bien d'autres) s'est indigné de cette information :

Nonobstant l’opposition de Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, compte bien envoyer des chèques contraception dès le début de la semaine prochaine aux infirmières scolaires, à charge pour elles de les distribuer, notamment aux jeunes filles « paumées » ou de milieu « très, très modeste ».

Désormais la polémique fait rage et le député démocrate-chrétien, Jean-Frédéric Poisson, réagit : "Nous nageons en plein délire. La proposition de “chèques-contraception” est dangereuse à plus d'un titre, puisqu'elle vise à écarter les familles de l'éducation sexuelle de leurs enfants. Une telle socialisation de la vie privée des Français est intolérable. » « Je dénonce avec la plus grande fermeté cette manoeuvre politicienne qui oublie l'intérêt supérieur de nos enfants, de nos familles ainsi que le respect de nos institutions. Il y a là un mélange des genres dangereux pour notre société », a-t-il ajouté.

Mais à quoi pense-t-il ? La contraception est déjà accessible aux mineures, que ce soit dans le cabinet de leur médecin ou au planning familial. Elle leur est expliquée, recommandée, vantée dans les programmes de Sciences de la vie et de la terre dès la 4e et la 3e. Les infirmières scolaires peuvent déjà leur fournir la « pilule du lendemain », surdosée en hormones, depuis 1999, et ont entre autres pour mission de leur indiquer le chemin du Planning le plus proche. Il semblerait qu'elles doivent recevoir prochainement la compétence de prescrire la pilule « quotidienne ».

Et ce n'est pas déjà criminel, ça ? (Pour Ségolène, non : elle a pris son initiative en déplorant que les Plannings ne soient implantés que dans les grandes villes, au détriment de la santé des jeunes filles des zones rurales...)

On fait grand cas de l'opposition de Luc Chatel, ministre de l'Education. Mais il faut prendre la peine de lire exactement ce qu'il a dit.

« Nous avons affaire à des élèves mineures. L’autorité parentale est quelque chose qui compte. »

Alors, on applaudit très fort le courageux ministre ?

Non, car il poursuit, pour ainsi dire dans un même souffle : « L’Education nationale n’a pas à se substituer au Planning familial, seul autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur. »

Donc : l'autorité parentale a déjà été retirée aux parents en cette matière sensible entre toutes, pour être donnée à un organisme militant, eugéniste dans ses origines, partisan de la sexualité « récréative » dont il fait la promotion, et qui est le plus grand pourvoyeur mondial d’avortements.

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L'ex-directeur d'une association LGBT condamné pour pédophilie

L’ancien directeur d’une « association de bienfaisance », LGBT Youth Scotland, a été condamné à une peine de prison d’au moins 13 ans le 29 octobre dernier pour agressions sexuelles répétées sur un enfant depuis les trois mois (oui, trois mois !) de celui-ci, de 2004 à 2007. James Rennie, 38 ans, a été condamné en même temps qu’un récidiviste, Neil Strachan, 41 ans, convaincu de tentative de viol sur un garçon de 18 mois et d’attouchements sexuels sur un autre âgé de 6 mois, a pris 16 ans minimum ; les deux hommes ont été jugés coupables de complicité dans leurs activités pédophiles.

Dès son arrestation en décembre 2007, Rennie a été suspendu de son poste à LGBT Youth Scotland (Jeunesse lesbienne-bi-gay-trans Ecosse), puis soumis à une procédure disciplinaire dans le cadre de son travail, procédure au cours de laquelle il a démissionné.

LGBT Youth Scotland a publié un communiqué le 29 octobre 2009 indiquant que l’association n’était pas du tout au courant des activités de Rennie au sein d’un réseau pédophile qui comprenait six autres hommes, tous condamnés à des peines de prison allant de 2 à 17 ans en juin dernier.

« Le fait qu’il n’existe aucun indice laissant croire que James Rennie ait effectivement, ou ait seulement eu la possibilité de constituer une menace pour la sécurité des jeunes fréquentant les services où il travaillait s’explique par la culture de protection de l’enfance qui est celle de LGBT Youth Scotland, appuyée sur une politique d’action solide », ajoute le communiqué de l’association.

LGBT Youth Scotland s’adresse aux jeunes de 12 (douze) à 26 ans qui ont besoin « d’aide, de soutien ou d’infos » sur leur « orientation sexuelle » ou leur « identité de genre », organise des événements pour jeunes mineurs ou jeunes majeurs et les aide à faire leur « coming out ». L’association forme des moniteurs « feu vert » chargés de porter ce message dans les écoles écossaises ou les groupes de jeunes. L’association est notamment financée par le « Big lottery fund » (grand fonds de la loterie) chargée de distribuer les profits de la Loterie nationale du Royaume-Uni à des associations à but non lucratif d’intérêt général (ici, sur une page remontant à 2007, avis d’un don de 150 000 livres sterling).

Précisons que celle-ci travaille officiellement en partenariat avec la NHS (National Health Service, sécurité sociale britannique) et revendique d’excellents liens avec le gouvernement et le parlement écossais et bien d’autres.

LGBT Youth Scotland dispose de deux sièges au Scottish Youth Parliament, le parlement des jeunes d’Ecosse composé d’élus de 14 à 25 ans qui se réunissent au moins quatre fois par an pour définir les contours de leur action de lobbying. Cette compagnie à responsabilité limitée et à statut d’« œuvre de charité » (l’équivalent du « sans but lucratif ») compte parmi ses principaux donateurs le Département de l’Education du Parlement écossais. Ses ressources se montaient à 678 443 livres sterling pour l’exercice achevé au 31 mars 2008.

Il va de soi que le Parlement des jeunes Ecossais n’est pas responsable de LGBT Youth Scotland ni cette association des agissements de son ex-directeur. Cependant on peut se demander ce qui se serait passé, médiatiquement parlant, si cette histoire avait concerné une association de jeunes chrétiens. Par exemple…

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13 novembre, 2009

Davantage d'« IVG » au Portugal

Le nombre d’avortements continue de progresser au Portugal depuis la légalisation de « l’interruption volontaire de grossesse » en juillet 2007.

Ce sont certains centres de santé qui enregistrent l’essentiel des hausses sur le 1er semestre 2009 par rapport à la même période en 2008 : + 23 % (+ 212 avortements) à l’hôpital de Amadora-Sintra, où la plupart des médecins sont pourtantobjecteurs de conscience ; + 16 % à la très militante « Clinica dos Arcos » elle aussi près de Lisbonne, de janvier à août, soit 4.183 avortements au total – elle accueille les demandes faites dans les hôpitaux avoisinants où presque tous les médecins sont objecteurs de conscience ; + 10 % à Almada…

En attendant la publication, vendredi, des chiffres officiels pour l’ensemble du Portugal, le quotidien (de gauche) O Publico donne son interprétation de ces statistiques morbides. Elles indiquent selon lui le fait que davantage de femmes renoncent à l’avortement clandestin pour se diriger vers les services légaux, comme l’affirment plusieurs médecins interrogés par lui.

Ces médecins annoncent même une probable augmentation de ces statistiques à l’avenir, comme autour d’Amadora-Sintra où les femmes « recourent volontiers à l’automédication ».

Tout pour ne pas suggérer que la légalisation de l’avortement puisse d’elle-même entraîner une hausse des statistiques ; tout pour justifier a posteriori la loi sur l’avortement par le nombre d’avortements clandestins que les « pro-mort » avaient revendiqué avant le référendum.

On ne nous parle pas de baisse de la mortalité maternelle, autre « bienfait » supposé de la légalisation de l’avortement. Avant comme après la loi, le Portugal affichait déjà des taux de mortalité maternelle comparables aux meilleurs taux européens.

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12 novembre, 2009

Après la pilule abortive, la « pilule paisible » du Dr Nitschke

Le Dr Philp Nitschke, médecin et activiste pro-euthanasie australien, fondateur et directeur du groupe « Exit », a déclaré fin octobre à la presse de son pays que son association a développé et entend diffuser un test capable de vérifier les principes actifs du pentobarbital (ou « Nembutal ») qu’il recommande pour l’euthanasie à domicile, pour rassurer les personnes qui se procurent cette drogue par la vente par correspondance, au Mexique notamment.

Exit International annonce également ses travaix presque achevés sur la stabilisation de ce barbiturique aujurd'hui disponible uniquement sous sa forme liquide, et présentant donc des difficultés d’expédition et de conservation à long terme. Désormais, le Nembutal sera proposé sous forme de comprimé – la pilule paisible – à dissoudre dans un petit verre d’eau au moment du suicide programmé. Très stable, ce « médicament » devrait avoir une durée d’utilisation de quelque cinquante ans et tous les « séniors » en pleine possession de leurs moyens devraient, selon le bon docteur, avoir la possibilité se la procurer « au cas où ».

Exit International compte proposer la pilule, accompagnée d’un kit d’activation et d’un kit de vérification de sa force effective, à la vente par correspondance dès 2010.

Le Dr Nitschke a ensuite entamé une tournée de l’Amérique du Nord pour présenter son discours et sa pilule. La semaine dernière, il était à Vancouver où, à la suite du refus de la Bibliothèque publique locale, par peur des poursuites relatives aux lois réprimant le suicide assisté au Canada, il a tenu son discours dans l’église unitarienne locale, bondée, pendant une « séance de travail de deux heures ».

Son conseil : « Ouvrez votre placard, mettez la pilule dans un verre et buvez, cela vous fera une mort paisible et vous ne ferez rien d’illégal. Le suicide n’est pas un crime. » Il faut simplement veiller à le faire avant d’être impotent afin de ne pas pousser ses proches à prendre des risques vis-à-vis de la loi…

Nitschke se rendait dimanche dernier à San Francisco, pour tenir le même discours au Centre Bouddhiste local ; deux autres réunions étaient prévues aux Etats-Unis.

Pendant son voyage, ce 12 novembre, les bureaux d’Exit International à Melbourne et dans le New South Wales ont fait l’objet de descentes de police, dans le cadre de l’enquête sur un suicide. Des pilules de Nembutal, dont l’importation, l’achat et la vente sont illégales en Australie, ont été saisies.

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11 novembre, 2009

Cellules souches adultes : un espoir pour les opérées d'un cancer du sein

Encore un succès des cellules souches adultes, avec la promesse de traitements efficaces dans un proche avenir : l'Institut Bernard O'Brien de microchirugie de Melbourne (Australie) entame une série d'essais de trois ans sur l'homme – ou plutôt la femme – pour reconstruire les seins opérés à la suite d'un cancer. La technique, baptisée « Neopec », consiste à prélever des cellules souches sur du tissu adipeux de la patiente. Elles sont ensuite réinjectées dans la zone à reconstruire qui est délimitée par une forme de sein synthétique et biodégradable implantée sous la peau ; une vaisseau sanguin provenant du dessous du bras est redirigé vers la zone pour l'irriguer. Le tissu se reconstitue alors et s'arrête de progresser dès qu'elle atteint la barrière synthétique.

L'expérience – la première de son genre dans le monde – a été prouvée positive lors d'essais sur le cochon chez qui la pousse n'a pris que six semaines ; on s'attend à une durée plus longue sur les sujets humains, de quatre à six mois, puisque la croissance humaine s'arrête à l'adolesence.

Le directeur de l'Institut, le Pr Wayne Morrison, estime que la technique pourrait commencer à être utilisée de manière habituelle chez les patientes ayant subi une ablation du sein, dès la fin des essais s'ils s'avèrent positifs, donc vers la fin de 2012. Il s'attend à un délai plus long pour l'utilisation en chirurgie esthétique : une dizaine d'années.

« Si cette méthode est satisfaisante nous pourrions l'utiliser pour traiter n'importe quel défaut de contour, qu'il s'agisse d'un sein, d'une difformité congénitale ou d'un traumatisme du type où quelqu'un perd soudain un bout de lui-même ”, a expliqué le Pr Morrison.

Il estime que la technique remplacement du sein pourrait n'être que la pointe de l'iceberg. Sic !

Source : ici.

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Portugal : l'Assemblée de la conférence épiscopale évoque le devoir de résistance au politiquement correct.

Marquant l’ouverture de l’Assemblée plénière de la conférence épiscopale du Portugal, le discours de son président Mgr Jorge Ortiga, lundi, comportait un important passage relatif à « la famille et les valeurs ».

Extraits :


• Aujourd’hui, la famille est exposée au relativisme des valeurs qui dégénèrent en contre-valeurs : ruptures familiales, crise sociale de l’image du père, difficultés à assumer des engagements stables, graves ambiguïtés à propos de la relation d’autorité entre les parents et les enfants, nombre croissant de divorces, la plaie de l’avortement, le recours de plus en plus fréquent à la stérilisation et l’instauration d’une véritable et nette mentalité contraceptive.

• Si l’urgence éducative passe par la famille, nous ne pourrons jamais nous lasser d’annoncer son véritable statut ni de dénoncer des campagnes qui prétendent donner lui donner une orientation contraire à ces caractéristiques qui – nolens volens – revêtent une dimension culturelle et anthropologique et qui, pour cette raison, ne peuvent jamais être considérées comme dépassées ou rétrogrades.

La « théorie du genre » continue de s’infiltrer, souvent de manière camouflée : or il s’agit d’une véritable idéologie dont le but est de redéfinir la famille, la relation matrimoniale, la procréation et l’adoption. Personne n’ignore les vrais problèmes auxquelles l’institution familiale doit quotidiennement faire face. Mais à la faveur de ces nouvelles problématiques, surgissent des tentatives de solution fondées sur les valeurs traditionnelles de liberté, d’égalité et de santé interprétées au-delà de leur signification véritables pour être confondues avec un ensemble d’ambiguïtés qui les éloigne d’une anthropologie sage et véritablement assise sur une culture authentique.

• Certaines conceptions de l’égalité prétendent qualifier la différence entre l’homme et la femme comme sans objet et proposent l’uniformisation de tous les individus, comme s’ils étaient sexuellement indifférenciés, avec comme conséquence inévitable le fait de considérer les orientations et les comportements sexuels comme équivalents. Ainsi juge-t-on que chaque individu a le droit de concrétiser librement, et souvent même de modifier ses propres choix selon ses préférences, motivées par une interprétation égoïste du don de la sexualité.

• Le rôle de l’Eglise sera toujours de promouvoir et de défendre la dignité humaine, indépendamment de l’idéologie ou de la croyance religieuse des personnes, alliant toujours le respect et le courage. (…) Dans bien des cas nous serons incompris, mais ce que nous jugeons être la vérité sur la vie humaine doit prévaloir sur ce qui est considéré comme politiquement ou socialement correct et sur les applaudissements de l’opinion publique dominante.

A propos de l’éducation, visant entre autres tacitement l’éducation sexuelle, Mgr Ortiga a plaidé pour une véritable subsidiarité qui respecte le droit des parents de choisir ce qu’ils estiment bon pour leurs enfants : « Pour que cela soit possible, l’éducation ne doit être d’aucune façon étatisée, de manière subreptice et compulsive, comme semblent le vouloir beaucoup de politiques pseuso-éducatives. » Et d’inviter les parents à prendre leurs responsabilités :


Dans de nombreux cas, peuvent être nécessaires des actions et des attitudes frontales, dans la manifestation d’un juste non-conformisme civique, afin que la liberté de choix des parents quant à l’éducation de leurs enfants soit respectée et clairement affirmée par les lois.

10 novembre, 2009

« Pilule du lendemain » : sérieux problèmes de santé chez de jeunes Mexicaines

Teresa Méndez, gynécologue-obstétricienne de l’Hôpital général de Mexico, a averti lors d’un congrès de gynécologie dans la capitale mexicaine, au début du mois, que de plus en plus de jeunes filles utilisent la pilule du lendemain – vendue comme contraceptif d’urgence – comme moyen de contraception habituel, avec de sérieux problèmes de santé à la clef.

La spécialiste, favorable à la contraception, estime que 8 couples d’étudiants sur dix recouent ainsi abusivement à la pilule du lendemain, utilisée jusqu’à trois ou quatre fois par an comme un « contraceptif quotidien », sans qu'ils soient conscients des maladies irréversibles que cela peut entraîner. Les jeunes remplacent ainsi le préservatif qui serait à la charge du garçon par un médicament à la charge de la fille, souvent de milieu fortuné, selon le médecin.

Les patientes âgées de 17 à 25 ans arrivent à l’hôpital souffrant d’hémorragies, de douleurs et inflammations pelviennes, voire de lésions liées au papillomavirus humain, d’autres MST et de stérilité.

Précision intéressante : selon Mme Méndez, les jeunes de moins de 25 ans estiment que le préservatif ne « protège » pas d’une grossesse. Elle avoue : « Ils ont en partie raison : sur dix préservatifs utilisés, quatre sont inefficaces pour cause de rupture, souvent bien sûr en raison d’un emploi inadéquat, mais au bout du compte le risque de grossesse est très élevé. »
Sources : ici et ici.

« Qualité de la vie » : « RB », 13 mois, sera débranché avec l'accord de ses deux parents

L’affaire du bébé « RB » a connu un tragique retournement de situation au septième jour du procès autour de sa « qualité de vie ». Cet après-midi, le jeune père de l’enfant atteint de myasthénie, après s’être battu devant les cours royales de Londres pour le maintien du respirateur de son fils, a demandé, en larmes, que l’audience se poursuive à huis-clos. Deux heures plus tard, la presse était réadmise dans la salle pour apprendre que le père et la mère s’étaient mis d’accord pour demander l’arrêt de tout traitement à leur fils, conformément aux autorités hospitalières qui avaient porté cette demande en faveur d’une « mort digne » pour le petit patient. Le juge chargé de l’affaire, Justice McFarlane, visiblement soulagé selon la journaliste de BBC News de ne pas avoir à imposer une décision lui-même, a entériné le choix des parents en autorisant le débranchement de « RB », accompagné de « soins palliatifs » pour compenser la souffrance entraînée par cela. On estime qu’il mourra tôt après. Le jour et l’heure seront déterminés par les parents et les médecins qui s’occupent du petit garçon.

A son ordre officiel le juge a choisi d’ajouter quelques mots, comme cela est possible dans la procédure anglo-saxonne, pour rendre hommage au « dévouement » et à « l’amour » dont les parents de « RB » avaient fait preuve à l’égard de leur fils depuis sa naissance :

« Ils ont mis leurs propres vies d’adultes entre parenthèses. Ils ont subi un stress immense, qui a signé la fin de leur propre relation, mais ils parviennent toujours à travailler ensemble et ils font ce qu’ils peuvent pour soutenir leur fils. Lorsqu’ils ont dû faire face aux affres de la situation où ils se sont trouvés, ces jeunes gens ont été totalement à la hauteur et ont fait face à la responsabilité que la vie leur avait imposée en faisant preuve, chacun, d’un engagement à 100 % qui ne peut que commander un profond respect et autant d’admiration. »

Il semble que le père de « RB » ait été ébranlé par les témoignages de médecins et d’infirmières à propos des souffrances de son garçon, l’argument principal étant que celui-ci n’était pas en mesure de montrer sa douleur par l’expression de son visage ou par des mouvements musculaires. L’un d’entre eux, un professeur qui a ausculté l’enfant ces derniers jours, a recommandé le débranchement parce que, dans le cas d’une trachéotomie réussie, il continuerait d’être malade tout en connaissant un développement neurologique et cérébral normal, et connaîtrait « une frustration croissante » du fait de ne pas pouvoir communiquer. Maintenir « RB » en vie ne serait donc pas dans l’intérêt de l’enfant dans la mesure où celui-ci ne pourrait espérer une quelconque « qualité de vie ». C’est précisément le fait que « RB » avait un développement normal et réagissait à la vue de ses parents qui avait poussé son père à se battre pour sa vie.

La Société britannique pour la protection des enfants naître (SPUC) avait déclaré, au début du procès : « Chaque fois qu’il y a un doute à propos d’un traitement médical indispensable à la survie, tous devraient agir en fonction d’une présomption en faveur de la vie. »

De fait ici un choix thérapeutique moins lourd a été écarté pour des motifs directement puisés dans l’argumentaire des partisans de l’euthanasie.

Sources : ici, ici, ici...

Conseil de l'Europe : du principe de non discrimination au principe de non distinction

Les droits des « LGBT »

Le Comité des ministres des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe (COE) devra se pencher, prochainement, sur un projet de recommandation pour l’ensemble de cet espace européen qui vient d’être approuvé dans sa mouture finale par un comité d’experts sur la discrimination « à raison » de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Mandatés par le 1 048e Comité des ministres en février, les experts ont adopté une mouture finale de leur rapport qui sera soumis, le 25 novembre, au Comité directeur pour les droits de l’homme en vue d’une adoption au niveau du COE. Dernier en date d’un flot de textes et de décisions jurisprudentielles par la Cour européenne des droits de l’homme, c’est sans doute le plus extrémiste, ou le plus extrêmement relativiste que l’on ait vu paraître à ce jour sur la scène des instances internationales qui formatent les droits nationaux. Et au nom desquelles de multiples législations évoluent en effet.

Pour mériter la qualité d’Etat démocratique, proclament donc les différents textes qui ont abouti au projet final sur la protection des droits « LGBT » (lesbiennes-bi-gay-trans), on ne saurait tolérer la moindre « discrimination » à l’égard de ces personnes qui vivent leur sexualité comme elles la ressentent ou la choisissent, indépendamment du sexe qui a pu leur être « assigné » à la naissance.

Un document totalitaire ? Lisez, plutôt, c’est l’article 7 de l’exposé des motifs :

« Ayant à l’esprit le principe selon lequel aucune valeur culturelle, traditionnelle ou religieuse, ni aucun précepte découlant d’une “culture dominante”, ne saurait être invoqué pour justifier les discours de haine ou toutes autres formes de discrimination, y compris celles fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre… »

La mise en œuvre d’un tel principe interdit à l’évidence tout jugement de valeur sur le comportement homosexuel. Tout enseignement moral. Toute exigence morale aussi – d’où les insistances répétées sur la nécessité de donner aux enfants des écoles l’accès à une « information juste » sur « l’orientation sexuelle » et « l’identité de genre ».

Dans l’ensemble de ces documents, cette idéologie est en effet donnée pour acquise. La notion d’identité de genre qui fait disparaître la distinction fondamentale entre hommes et femmes au motif qu’elle serait simplement le fruit d’attitudes culturelles, et qui met au premier plan le choix subjectif de la personne concernée – dont le rapport préalable signé André Gross (Suisse, socialiste) souligne qu’il est souvent fixé dès avant la puberté. C’est un premier nihilisme. A tel point de déni de réalité que la recommandation aux Etats du Conseil de l’Europe fait pression pour que le changement de « genre », avec toutes les démarches administratives, d’état civil, de changement d’acte de naissance, puisse être fait avec la plus grande facilité et sans qu’il soit nécessaire d’entreprendre une démarche physique (opération, traitement hormonal) de changement de sexe. On peut certes se réjouir de ce que les personnes dans ce cas ne soient pas acculées à subir des interventions qui, forcément, les mutileraient. Mais cela en dit long sur le degré de décomposition intellectuelle auquel nous sommes en train de parvenir.

Dans le même temps, ces choix subjectifs multiples sont en quelque sorte « objectivés » pour les besoins de la cause par l’assimilation de ces groupes – éventuellement mouvants – à des minorités identifiables. Et qui de ce fait vont devoir bénéficier d’un principe de non-discrimination absolue, sauf dans le cas, louable, où ils pourraient bénéficier d’une discrimination positive.

Le projet de recommandation, que Présent s’est procuré, comporte en l’article 27 de ses annexes cette phrase révélatrice :

« Lorsque la législation nationale permet à des personnes célibataires d’adopter des enfants, les Etats membres devraient garantir son application sans distinction fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre du demandeur. »

« Sans distinction » : c’est un pas de plus que le refus de la discrimination, c’est la négation claire du principe d’identité, c’est vouloir pour tous, dans quelque domaine que ce soit, l’égalité absolue, non seulement dans le traitement mais dans la manière d’être considéré par autrui. C’est alors la différence qui devient taboue – et l’on rejoint ainsi la revendication la plus récente des « lesbiennes-bi-gays-trans » qui réclament le « droit à l’indifférence ».

Curieusement, le texte anglais fait référence en ses exposés des motifs à l’engagement du COE « à garantir l’égale dignité ainsi que la jouissance des droits et libertés de chaque individu, sans aucune discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation… », tirant de ce principe de non-discrimination générale le devoir de ne pas « discriminer » entre adeptes de pratiques sexuelles qu’il est désormais inconvenant de qualifier de « perverses ». La traduction officielle française a mis à la place du mot « discrimination » celui de « distinction » qui ferait définitivement disparaître la notion d’un traitement injuste sous-jacente, quand même, dans la compréhension populaire actuelle de la notion de « discrimination ».

Telle est la logique de tout le document. A côté d’une dénonciation d’actes cruels, de mauvais traitements, de délits et de crimes envers les personnes « LGBT » – non pas, notez, parce que ce sont des personnes, mais parce que ces délits doivent être sanctionnés selon le régime de la circonstance aggravante – se trouve en effet une multitude de recommandations « positives » invitant à leur ouvrir l’accès à tous les droits sociaux, culturels, civils, à tous les emplois, sans que jamais la référence à leur choix de vie puisse autoriser une différence de traitement.

Tout cela n’est évidemment pas contenu dans la Convention européenne des droits de l’homme et ne fait que très lentement son apparition dans la jurisprudence de la CEDH, par une perversion de la lettre du texte et des notions juridiques invoquées. Parmi les associations qui se battent pied à pied contre de telles aberrations, on peut citer et soutenir le « European Centre for Law and Justice » (eclj.org) basé à Strasbourg, et C-Fam (c-fam.org) organisme de veille catholique auprès de l’ONU et d’autres institutions internationales.

Parce que ce sont nos libertés qui sont directement menacées.

Source : Présent du 11 novembre 2009.

09 novembre, 2009

Avortement tardif : l'aveu

Fin octobre, un nouveau centre d'avortements tardifs a ouvert ses portes à Dallas, Texas, s'ajoutant aux quatre avortoirs actifs dans cette ville des Etats-Unis avec un total de 11 000 interventions par an. Le « Southwestern Women's Surgery Center » se spécialise dans les « IVG » jusq'à 24 semaines, pratiquées sur place par son propriétaire, le seul médecin du Nord-Texas qui accepte (ou pour reprendre ses paroles, qui « possède le savoir-faire ») de supprimer des enfants à naître à ce stade de la grossesse. Dr Curtis Boyd avait été le premier a ouvrir un avortoir au Texas en 1973, après avoir pratiqué des milliers d'avortements illégaux au cours des 1960. Il a été en pointe du mouvement « pro-choix », a lui-même développé des méthodes d'avortement tardif et a contribué à fixer les « bonnes pratiques » pour l'avortement chirurgical. Il venait de fermer sa clinique il y a quelque temps, sans doute en vue d'ouvrir ce « centre chirurgical », structure exigée pour les avortements à 16 semaines et au-delà. Et il sait ce qu'il fait...

« Suis-je en train de tuer ? Oui, c'est ce que je fais. J'en suis conscient. »

C'est ce que le Dr Curtis Boyd vient de répondre à la chaîne WFAA TV qui a diffusé des extraits de son entretien lors d'un journal télévisé en fin de semaine dernière (voir ici). C'est clair et net. Sans états d'âme. Il draine des patientes depuis les Etats d'Oklahoma, Arkansas, Louisiana et de l'ensemble du Texas. Et même de très jeunes patientes : Curtis Boyd affirme avoir reçu dans sa clinique des petites jeunes filles de 9 ou 10 ans. (Question : prévient-il alors la justice du viol qui a nécessairement eu lieu ?)

Dans le cadre de ses cliniques légales, il estime que 300 000 avortements ont été pratiqués depuis 1973.

Curtis Boyd était un très proche ami de George Tiller, le spécialiste d'avortements tardifs récemment assassiné au Kansas. Plus bizarrement, il a été « ordonné » ministre baptiste, avant de changer de secte protestante pour devenir unitarien. Il disposait dès le début de son activité d'avorteur d'un réseau de ministres protestants et juifs qui offraient leurs conseils spirituels à des jeunes femmes enceintes sans l'avoir désiré, avant de leur indiquer son adresse, rendez-vous à la clef..

Curtis Boyd affirme dans son interview sur WFAA « prier souvent ». « Je demande par exemple que l'esprit de cette grossesse retourne à Dieu avec de l'amour et de la compréhension », explique-t-il.

Dans un entretien publié par un site « pro-choix » le médecin pro-mort expliquait que les femmes qui font le choix d'avorter agissent de manière spécialement responsable et posent une décision morale. « Même aujourd'hui, elles entrent dans mon cabinet en pensant que ce qu'elles font est mal et qu'elles sont mauvaises parce qu'elles le font. Et ça, c'est vraiment triste parce que ce qu'elles font témoigne souvent d'un développement moral plus élevé que celui de la plupart des autres gens. »

Pourquoi Curtis Boyd continue-t-il d'avorter alors que, de son propre aveu, c'est tuer ? Parce que c'est « important », parce qu'il est seul à savoir faire des avortements tardifs dans la région, parce qu'il se dit davantage « troublé par les tourments » vécus par ses patientes.

En attendant, cela rapporte...

Source : ici et autres.

08 novembre, 2009

« Qualité de la vie » : faut-il « débrancher » RB, 13 mois ?

C’est la question actuellement pendante devant les Cours royales de justice de Londres qui a été saisie d’une demande contradictoire de la part d’un couple séparé « à l’amiable ». Le père du petit garçon connu dans la presse anglaise sous les initiales « RB » veut tout entreprendre pour que son fils, qui souffre d’une maladie rare et grave, un syndrome de myasthénie congénitale, puisse vivre le plus longtemps possible. Sa mère, au contraire, estime que la mort vaudrait mieux pour son enfant.

(Lu sur Le Blog de Jeanne Smits)

La maladie dont souffre le bébé l’empêche de respirer normalement et il peut à peine soulever ses membres. Un ventilateur posé une heure après sa naissance, il y a treize mois, le maintient en vie. Mais ce sera, à en croire les médecins du service de santé national (NHS) britannique, une « vie misérable, triste et pitoyable ». Est-ce une raison suffisante pour lui retirer son ventilateur et attendre que mort s’ensuive ?

Cette affaire qui a abouti devant les tribunaux par le truchement de la NHS dont les représentants plaident depuis plusieurs jours, avec le soutien de la maman de « RB », le débranchement du petit garçon. Mais son père, fort du témoignage de médecins persuadés qu’il pourrait survivre, et peut-être même recevoir des soins efficaces d’ici à quelques années grâce aux progrès de la médecine, réclame de son côté qu’une trachéotomie soit pratiquée qui permettrait à son enfant de respirer de manière autonome et même d’être soigné à la maison, une tâche que le père est prêt à assumer.

Il n’y a pas de doute que les deux parents jeunes parents, qui actuellement passent tous les jours quelque 10 heures au chevet de leur fils, ont les meilleures motivations subjectives. La mère estime que son enfant subit des souffrances intolérables : si c’est le cas, le fait de le débrancher d’un respirateur et le laisser mourir ne peut-il être considéré comme l’arrêt d’un soin disproportionné ?

Le père au contraire a observé la vitalité de son garçon. Et la cour a reçu des témoignages émouvants : « RB » sait mettre sa main sur celle de sa mère, il tire ses cheveux, il a un regard espiègle » – une pédiatre qui s’est rendue à son chevet a raconté tout cela, concluant : « Je ne peux approuver en conscience le fait de couper court à une vie seulement parce que j’ai vraiment, vraiment peut qu’il se peut qu’il souffre et que les choses pourraient empirer à l’avenir ».

Qui a raison ? C’est un jugement de Salomon qui est attendu, en principe jeudi prochain ; où il semblerait raisonnable de suggérer que l’on entreprenne la trachéotomie qui permettrait de facto d’arrêter le ventilateur de « RB ». Ce qui du même coup lèverait toute discussion sur le caractère disproportionné ou non des soins qui lui sont prodigués.

Mais voilà, on en vient à se demander – dans la logique euthanasique qui se développe de plus en plus au Royaume-Uni – si la NHS ne veut pas justement éviter cette heureuse issue dans la mesure où « RB » aurait encore besoin de soins (« futiles » ? coûteux ?) pendant de longues années à venir.

Le Daily Mail du 4 novembre publiait une lettre ouverte d’une mère de famille qui s’est manifestée pour conter l’histoire de son fils, Felix, affecté à 9 mois (après la mort de son jumeau, deux mois plus tôt) par une maladie aux mêmes effets que celle de la myasthénie (comme chez « RB », les capacités cérébrales ne sont pas atteintes). C’était il y a dix ans ; les médecins avaient prédit pour lui un avenir atroce. Mais ses parents ne purent faire autre chose que de choisir la poursuite de son traitement.

Aujourd’hui Felix a dix ans. Les complications annoncées par les médecins se sont produites, avec d’autres encore. Le garçon a toujours son ventilateur portable à portée de mains sur son fauteuil roulant électrique.

Mais il fréquente une école normale :

« Il joue avec ses amis, il irrite et amuse sa sœur aînée (qui l’aime vraiment), il fait pression pour avoir plus d’argent de poche, des heures de coucher plus tardives et moins de bains et se comporte comme n’importe quel garçon de dix ans. Il est totalement charmant, très populaire et, par dessus tout, heureux. Passez dix minutes avec Felix et vous ne poserez plus jamais de questions à propos de la “qualité de la vie”. Il m’a appris que la perfection présente bien des formes, et qu’il est parfait dans sa manière d’être Felix. (…) La trachéotomie peut sembler trop rude, mais elle a transformé sa vie et sa santé. Tout d’un coup il n’a plus eu besoin de se battre pour chaque respiration ; il a commencé à grandir ; et quand nous l’avons ramené à la maison, il a fleuri. (…) C’est l’enfant le plus heureux que je connaisse et il a apporté plus de joie dans ma famille que je ne pourrai le dire avec de simples mots. Il aime et il est aimé au-delà de toute mesure ; sa vie vaut la peine d’être vécue. »


C'est cette valeur insondable de la vie, de la vie qu'il faut respecter, qui est en réalité dans la balance devant les Cours royales de Londres. Ce respect n'exige pas la démesure, mais il suppose de vraiment mettre les chances et les efforts du côté de la vie. Et - ne pas s'y tromper - ce sont des affaires comme celles-ci qui sont utilisées pour promouvoir, juridiquement et médiatiquement, le droit de vie et de mort sur les plus vulnérables des êtres humains.

Source : BioEdge et autres.

14 octobre, 2009

Une pétition pour la vie à l'ONU : signez tout de suite !

L'organisme catholique de veille auprès de l'ONU, C-FAM a lancé une pétition internationale pour la claire affirmation du respect de la vie humaine, des droits de la famille fondée sur le mariage d'un homme et d'une femme, et de la liberté de l'éducation, droit fondamental des parents. Plus d'un demi million de personnes l'ont déjà signée. Lors de sa clôture, elle sera solennellement présentée à l'ONU. Ci-dessous, le texte de la pétition en langue française. On peut la signer dans cette langue ici. Elle est disponible en 18 langues. Les explications (en anglais), sont ici. Faites suivre à vos contacts !


Appel international pour les droits et la dignité
de la personne humaine et de la famille

Nous, citoyens des États membres des Nations unies, en cette année du 60e anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme, adoptée et proclamée par la résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948 de l’Assemblée générale des Nations unies,


Rappelant que :

la Déclaration universelle des droits de l'homme est l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations,


Considérant que :

les droits de l’homme, la dignité, la liberté, l’égalité, la solidarité et la justice constituent le patrimoine spirituel et moral sur lequel est fondée l’union des Nations,


Insistons pour que :

soient pris dûment en considération :


1. Le droit à la vie de tout être humain, de la conception à la mort naturelle, chaque enfant ayant le droit d’être conçu, de naître et d’être élevé dans une famille, fondée sur le mariage entre une femme et un homme, la famille étant l’unité de base naturelle et fondamentale de la société.

2. Le droit pour chaque enfant d’être élevé par ses parents qui ont, par priorité, le droit fondamental de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

En conséquence, nous demandons :


à tous les gouvernements d’interpréter convenablement la Déclaration universelle des droits de l’homme de sorte que :


Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne (Article 3).

A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille.
(Article 16).

La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'État (Article 16).

La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales
(Article 25).

Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants (Article 26).

18 septembre, 2009

L’ « éducation à la sexualité » selon l’UNESCO : l’aveu

Lu sur Le blog de Jeanne Smits

L’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) vient de publier un projet de rapport présentant les Lignes directrices internationales sur l’éducation de la sexualité qui sera, selon toute vraisemblance, adopté par les Nations unies à New York en octobre prochain. C’est un véritable programme totalitaire qui s’intéresse aux moindres détails, y compris sémantiques, de ce que les jeunes de 5 (oui, cinq !) à 18 ans, devront savoir sur le sexe sans jamais avoir même pensé à le demander. L’affaire fait grand bruit aux Etats-Unis depuis la fin août ; en France, on en a vaguement parlé sur France-Info pour ricaner à propos de la pruderie américaine ; le Salon beige a indiqué l’existence du scandale dès le 1er septembre.

Scandale, oui : derrière un paravent de bonnes intentions affichées tout au long de ce document-projet de 98 pages, officiellement visé par l’UNESCO et l’engageant donc totalement, il s’agit bel et bien de promouvoir l’amoralité absolue, l’indifférentisme culturel, l’idéologie du genre et le libre accès à l’avortement présenté comme un « droit des femmes ».

C’est ce point qu’il faut relever tout d’abord : on sait qu’une guerre sémantique est livrée sans scrupules par des groupes de pression au sein des institutions onusiennes pour faire accepter l’idée que l’avortement est un « droit », et même un « droit de l’homme » au sens des droits protégés par les instruments internationaux. Opposables aux Etats. Opposables aux objecteurs de conscience. Aune à laquelle on jugera le caractère « démocratique » d’un pays. Tous n’étant pas d’accord là-dessus, ces « droits » sont depuis quelques décennies revendiqués de manière indirecte sous la demande de protection et de promotion des « droits reproductifs » ou de la « santé génésique », de manière discrètement avouée par les partisans de l’avortement légal et sous le feu nourri des Etats qui demeurent attachés au respect de la vie qui font tout pour que le « droit à l’avortement » n’acquière pas un statut en droit international

Le document de l’UNESCO, lui, ne prend pas la peine de se cacher. Un rapport régional de l’instance, publié en Thaïlande, avait affirmé dans une certaine clandestinité, en 2003, que l’avortement devait devenir universellement accessible dans des conditions de légalité, de sécurité, d’accessibilité totales. Le rapport achevé fin juin à Paris, où siège l’UNESCO, a au contraire fait l’objet de présentations publiques ; et il ne laisse aucune place ni au doute, ni à la moindre négociation : l’avortement est régulièrement présenté comme faisant partie du chapitre des « droits reproductifs ». Parmi les « objectifs d’apprentissage » à atteindre dans le groupe des 15-18 ans, figure l’argumentaire pour « promouvoir le droit et la possibilité d’accès à l’avortement sûr » (sous-entendu : légal). Les 12-15 ans doivent pour leur part réfléchir sur « la définition de l’avortement, les raisons le justifiant et sa légalité ».

On peut continuer avec le matraquage sur le caractère sûr et sans conséquences néfastes de l’avortement médicalisé ; les 12-15 ans étant invités à apprendre tout sur l’accès à l’avortement sûr et aux soins post-abortifs dans le cadre de l’étude des moyens efficaces pour éviter une grossesse.

Comme cela, au moins, les choses sont claires. Elles démentent l’objectif affiché qui consiste à dire qu’il vaut mieux que les jeunes soient correctement informés, et dans un total respect des valeurs culturelles différentes, à propos de la sexualité et des situations auxquelles ils risquent d’être confrontés, plutôt que d’entendre n’importe quoi de la part de leurs camarades. (Mais on balaie explicitement l’objection des parents qui revendiquent le droit de transmettre eux-mêmes l’information sur l’acte procréateur – c’est la procréation qui est taboue !)

Tout est à lire pour saisir comment les organismes comme l’UNESCO, avec le plein appui du Fonds des Nations unies pour la population et demain, probablement, de l’ONU elle-même, entendent détricoter peu à peu les « réticences » des pays encore attachés à des valeurs traditionnelles et pour court-circuiter le rôle des parents. Pour faire avaler la pilule, le document répète volontiers que chaque pays y puisera ce qu’il voudra, compte tenu notamment de ces divergences culturelles.

Oui, mais… Le luxe de recommandations et de détails contenus dans les 98 pages du projet permet de conclure au caractère totalitaire de l’œuvre. Les auteurs ne demandent-ils pas aux pouvoirs publics de se jeter totalement dans la balance pour imposer un programme d’éducation sexuelle afin que les parents soient bien conscients qu’il est « institutionnel » ? Ne demandent-ils pas de progresser lentement avant d’aborder les sujets les plus « sensibles » (pour ne pas dire scabreux) ? Ne soulignent-ils pas l’importance du jeu de rôle et de la dynamique de groupe dans l’enseignement à dispenser – une technique dont les psychologues connaissent la redoutable efficacité ?

Le message est toujours le même : tout est permis du moment que l’on y trouve personnellement une satisfaction et que l’on soit armé pour éviter la plus terrible conséquence de l’acte amoureux : la naissance d’un enfant, l’apparition d’un petit Cupidon qui scelle le lien entre les deux amants. Tout est permis au nom des « droits » humains, voulus comme fil rouge de leur rapport par les auteurs.
Bien sûr, le lecteur critique achoppera d’abord sur le programme d’« éducation » proposé aux enfants de 5 à 8 ans. On part des valeurs familiales (la « famille » multiple, puisqu’il est explicitement fait mention des couples du même sexe), du devoir de respecter chacun – et spécialement les séropositifs HIV… – du droit de choisir son époux ou son épouse, pour aboutir assez rapidement aux « stéréotypes de genre » (dans le chapitre « La construction sociale du genre »), à la masturbation, aux comportements amoureux des adultes et à leur description physiologique, aux enfants qui doivent être « voulus »…

Après un tel catalogue, on se doute que le curriculum proposé aux autres groupes (les 9-12 ans, les 12-15 ans et les 15-18 ans) sont pareils mais simplement un peu plus explicites à chaque fois, plus outranciers et plus axés sur le droit absolu des jeunes d’être « informés » et d’être médicalement suivis à l’insu de leurs parents.
Il y a d’ailleurs une bien triste progression dans chacun des parcours : on part de la famille et de son importance pour aboutir aux besoins des séropositifs de trouver un véritable soutien, un affectueux secours au sein de leur famille… lorsque leur « bulle » sexuelle aura éclaté, serait-on tenté de dire.

En même temps, par le biais d’un dénigrement plus ou moins ouvertement affirmé, le projet de « directive » de l’UNESCO dénonce l’inefficacité des programmes d’éducation à l’abstinence : puisque l’objectif est de « sauver des vies » et de « sauver des jeunes » des dangers des maladies sexuellement transmissibles et du « risque » de donner le jour à un nouvel être humain, arrivera le jour où ces enseignements fondés sur une loi de la nature humaine pourront bien être interdits

Tout cela vous a-t-il indigné ? Eh bien, dans une mesure certaine, quoique succincte, ces « lignes directrices » sont déjà bien respectées en France, en tout cas dès le niveau des programmes du collège. Mais on peut toujours dégringoler plus bas…

Source : Présent

Une ahurissante interview de Tony Blair

Lu sur Le blog de Jeanne Smits

“L’Osservatore romano” en « service commandé » ?

Deux pleines pages d’un journal qui n’est pas petit : c’est la place accordée par le quotidien quasi officiel du Vatican à un entretien avec l’ancien Premier ministre anglais Tony Blair, dans son édition du 15 septembre. L’entretien, mené par la journaliste Giulia Galeotti, est si dégoulinant de complaisance qu’un bloggueur catholique anglais, curé de la paroisse Notre-Dame du Rosaire à Londres – où l’on trouve une messe « extraordinaire » –, a suggéré de le renommer : L’Ossequioso Romano.

Après le http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2009/09/tony-blair-simpose-rimini.html ovationné de Tony Blair à Rimini fin août, c’est un nouveau pas vers l’installation de ce partisan de l’avortement et des autres aberrations de la culture de mort dans le rôle de porte-parole de l’Eglise catholique dans le concert des nations. Même l’agence Zenit, plutôt conservatrice, a donné un écho totalement positif à cette interview : voilà un bon demi-million d’abonnés à son service quotidien qui garderont l’impression d’un Tony Blair, homme politique à suivre dans tous les sens du terme.

Visiblement sous le charme, Giulia Galeotti annonce que ce « probable protagoniste sur la scène internationale des années à venir » est un « gentleman » : « Bien élevé, souriant, courtois comme peu savent encore l’être désormais », il est celui que le Guardian de Londres présente comme le « probable futur président de l’Union européenne ». C’est dire que l’enjeu d’une telle publication est de taille.

Le scandale… est précisément que la journaliste n’en fait aucun. Il n’y a pas de question gênante. Pas de rappels de ses votes personnels ni des décisions prises sous sa responsabilité, alors que Tony Blair présente un palmarès systématiquement pro-mort. Richard Marsden, journaliste catholique anglais, en rappelle un bref catalogue dont nous retiendrons quelques exemples : légalisation de l’euthanasie par omission, légalisation de l’adoption homosexuelle qui a abouti au sabordage d’agences catholiques d’adoption sous peine d’être poursuivies pour « discrimination », légalisation des unions homosexuelles, accès à la pilule du lendemain pour les jeunes filles dès 11 ans, légalisation de l’expérimentation sur l’embryon humain… Tony Blair a personnellement voté contre la réduction des délais de l’avortement légal de 28 à 18 semaines ; pour l’expérimentation sur l’embryon jusqu’à 14 semaines, etc.

Dans son interview comme à Rimini, le président de la Tony Blair Faith Foundation, après avoir encensé la Chine contemporaine, se recommande chaleureusement de Caritas in veritate. L’Osservatore Romano a laissé passer, sans la moindre réaction sur le fait que cette encyclique place au cœur de la doctrine sociale de l’Eglise le respect de toute vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle, et qu’il est difficile d’être plus éloigné de cette exigence que Tony Blair…

Soyons précis. Il y a bien une question, en passant, sur l’avortement. La journaliste demande si dans les « démocraties modernes, un homme politique a le droit de parler au nom de sa foi – en se déclarant par exemple contre l’avortement parce que celui-ci viole le cinquième commandement – ou s’il a au contraire le devoir de se taire à propos de son credo personnel ».

Réponse de Tony Blair : « J’ai toujours soutenu que les gens ont le droit de parler. J’ai beaucoup insisté là-dessus en Grande-Bretagne. Surtout parce qu’il s’agit de thèmes à propos desquels les gens ont des sentiments forts, qui sont importants pour eux. Les gens ont des avis très différents sur ces questions, et si une personne croit quelque chose qui pour elle, est absolument centrale, elle a le droit de parler. »

A lire cela, on pourrait bien le croire un défenseur de la vie. Le problème, c’est qu’il a toujours parlé pour l’avortement. Et que L’Osservatore Romano tait cela.

John Smeaton, président de la SPUC (Association britannique pour la protection des enfants à naître) en est venu à demander, en commentant l’affaire pour LifeSiteNews.com : « Y a-t-il des éléments subversifs au travail au Vatican qui veulent une politique de conciliation avec Barack Obama et Tony Blair, et leurs politiques anti-vie ? »

L’Osservatore Romano est contrôlé par la Secrétairerie d’Etat qui a multiplié les signes en ce sens depuis l’élection de Barack Obama. C’est pourquoi un Mgr Michel Schooyans, de l’Académie pontificale pour la Vie, a multiplié les mises en garde depuis plusieurs mois, parlant de « service commandé » à propos du quotidien, soulignant avant la lettre les manœuvres entreprises pour propulser Tony Blair sur le devant de la scène de l’Union européenne, du dialogue interreligieux et du Vatican. On peut dire que les affaires du « catholique » Blair progressent…

P.S. Il va de soi qu’il ne m’appartient pas de juger de la sincérité de la conversion de Tony Blair. Mais il faut souligner qu’il est un « catholique » qui n’accepte pas les enseignements de l’Eglise et du Pape. Sans commentaire.

Tony Blair s'impose à Rimini

Lu sur Le blog de Jeanne Smits

Un converti étrange et influent

L’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, aura été la vedette de la 30e rencontre de « Communion et Libération » à Rimini, fin août. Le récent converti anglais a cette plate-forme pour promouvoir sa variété hétérodoxe d’un catholicisme détourné aux fins du mondialisme et de l’« Initiative des religions unies » qui inspire sa Tony Blair Faith Foundation (Fondation Tony Blair pour la Foi).

Ladite fondation pour le dialogue interreligieux a été créée en mai 2008, en présence de Bill Clinton, dans un esprit qui convient parfaitement aux principes gouvernant les grandes organisations supranationales comme l’ONU ou l’UNESCO : minimiser les différences entre les cultures, notamment religieuses, afin de promouvoir la paix mondiale. C’est l’esprit du syncrétisme religieux et du New Age, dont on ne parle plus tellement mais qui n’en est pas moins présent, notamment dans les programmes officiels d’enseignement.

Tony Blair s’est donc vu offrir par « Communion et Libération » la possibilité de s’exprimer au cours d’une conférence plénière et de se positionner, ainsi, comme chef de file des intervenants « catholiques » dans notre monde qui évolue, un rôle d’autant mieux accepté dans celui-ci qu’il adhère sans ambages aux nouveaux dogmes écologistes.

Se posant en admirateur ébloui de la Chine, Tony Blair a expliqué aux participants que ce pays est en train d’élaborer des réponses originales et efficaces aux problèmes de pauvreté, de l’installation d’une nouvelle forme d’Etat-providence, d’une réduction vertueuse des émissions carbone. A rapprocher de l’information des autorités chinoises sur la « réussite » de leur politique coercitive de contrôle de la population qui a permis d’éviter 400 000 millions de naissances depuis 1979… Le joli modèle, en effet : où l’avortement forcé est fréquent, le manque de petites filles catastrophique et les problèmes de prise en charge des personnes âgées chargés de conséquences potentiellement abominables.

Il importe de souligner cette introduction pour éclairer le reste du discours, où Tony Blair, se disant inspiré par Caritas in veritate, a appelé le monde qui se mondialise à accueillir l’aide et le conseil l’Eglise catholique, elle-même « modèle d’institution globale », parce que les hommes politiques laissés à eux-mêmes ne peuvent assurer la paix, la justice, la solidarité, la juste répartition des « rares ressources » de la planète. Et, tout en affirmant sa « différence » comme catholique, Tony Blair a mis en avant les divers programmes de coopération interreligieuse qui permettent – avec la Banque mondiale, indiquait-il en passant – de bien répondre aux besoins du monde et au soulagement de la misère.

Emouvant, l’habitué du discours politique a conclu :

« La Foi et la Raison sont des alliées, non des adversaires. Elles se soutiennent mutuellement ; elles s’embrassent ; elles se fortifient l’une l’autre. Elles ne sont pas en compétition pour la suprématie. C’est ensemble qu’elles l’atteignent. C’est pourquoi la voix de l’Eglise doit être entendue. »


On imagine que de telles paroles ont été bien reçues par le public catholique de Communion et Libération à Rimini. Il y avait beaucoup de discrets renvois aux écrits pontificaux. Un souffle soutenu par l’appel à l’« amour de Dieu » et à sa « grâce ». De quoi lancer une véritable OPA sur la présence catholique dans le monde : dans le cadre de sa Fondation pour la Foi, Tony Blair y est clairement candidat, et il n’hésite pas à revendiquer le soutien de Benoît XVI pour ses initiatives.

L’ennui, c’est que Benoît XVI est pour lui une excellente carte de visite… et rien de plus. Car Tony Blair, avec sa femme Cherie qui a été l’instrument de sa conversion au catholicisme, comme il l’affirme volontiers, est pour l’avortement. Pour la contraception. Pour le préservatif comme arme de choix contre le sida. Pour la reconnaissance des unions homosexuelles. Pour le contrôle de la démographie humaine, s’il faut en croire l’association britannique Optimum Population Trust qui le cite dans son rapport intitulé « Une stratégie climatique basée sur la population ». En tant que Premier ministre, il a participé à la mise en place de multiples mesures contre la vie humaine. Il n’était assurément pas un invité acceptable, et encore moins un porte-parole adéquat au sein d’un mouvement catholique.

Pour l’anecdote, sa femme Cherie qui se présente comme une catholique de conviction vient de s’exprimer durement contre l’Eglise à l’occasion du Festival international du livre à Edimbourg, le premier mercredi de septembre. Elle y assurait la promotion de ses Mémoires en accusant l’Eglise d’empêcher certaines femmes de poursuivre une belle carrière en s’opposant à la contraception. Les progrès de la femme sont directement liés à leur capacité de contrôler leur fertilité, a-t-elle déclaré, souhaitant que l’Eglise puisse considérer celle-ce de manière « plus positive ». Et d’avouer avec une élégance qu’on appréciera que son fils Leo est né du fait qu’elle avait oublié son « matériel contraceptif » lors d’une visite officielle à Balmoral. Réponse immédiate d’un porte-parole de l’Eglise catholique en Ecosse : « Lorsque l’Eglise catholique a réaffirmé son opposition à la contraception, elle a mis en garde contre les quatre problèmes majeurs qui seraient directement liées à sa mise en place : une baisse généralisée de la moralité à travers l’ensemble de la société, davantage d’infidélité, un amoindrissement du respect de la femme par l’homme, et le recours coercitif aux technologies de la reproduction par les gouvernement. Les quatre dernières décennies on témoigné de la sagesse de cette analyse. »

Voilà donc le couple Blair : comment ne pas considérer Tony Blair comme un expert en « entrisme » ?

De son côté, Mgr Michel Schooyans, professeur émérite de l’université de Louvain, spécialiste des questions de population, l’un des quarante membres pléniers de l’Académie pontificale pour la vie et membre de l’Académie pontificale pour les sciences sociales, a tenu devant cette dernière un discours de mise en garde où il accusait Blair, dans le sillage de Barack Obama, de détourner le message catholique au profit de l’idéologie du genre, des « droits reproductifs » et autres lectures « politiquement correctes » qui sabotent les « fondements naturels du droit ».

Tout serait à citer. Retenons déjà ces fortes paroles, où il annonce un véritable « terrorisme politico-juridique » :

« Ce que révèle l’analyse des décisions de Barack Obama et du projet de Tony Blair, c’est que se profile une Alliance de deux volontés convergentes, visant, l’une, à subjuguer le droit, l’autre, à subjuguer la religion. Telle est la nouvelle version de l’aigle à deux têtes. Droit et religion sont instrumentalisés pour “légitimer” n’importe quoi.

« Cette double instrumentalisation est mortelle pour la communauté humaine. C’est ce qui ressort de diverses expériences réalisées dans le cadre de l‘État-Providence. Celui-ci, à force de vouloir plaire aux individus, a multiplié les “droits” subjectifs de complaisance, par exemple en matière de divorce, de sexualité, de familles, de population, etc. Mais ce faisant, cet État-Providence a créé d’innombrables problèmes qu’il est incapable de résoudre. Avec l’extension de ces “droits” de complaisance à l‘échelle mondiale, les problèmes de précarisation/marginalisation vont se multiplier à tel point qu’aucune gouvernance mondiale ne pourra les résoudre.

« De même pour la religion. Depuis qu’est acquise la séparation de l‘Église et de l‘État, il est inadmissible que l‘État se serve de la religion pour renforcer son emprise sur les cœurs, les corps et les consciences. (…) « Par ces canaux, et avec l’appui du couple Blair, le juriste-président Obama est en train de lancer un nouveau messianisme nord-américain, totalement sécularisé. Il bénéficie en cela de l’appui de son fidèle partenaire, candidat présumé à la présidence de l’Union européenne. La volonté suprême du Président des USA validera le droit des nations et le droit des relations entre les nations. Dans la foulée, les “Trente-Neuf Articles” de la nouvelle religion devront être promulgués par son collègue britannique. »


Est-ce tolérable ?

Source : "Présent"

11 septembre, 2009

Un militant pro-vie tué par balles aux Etats-Unis

Le sur Le blog de Jeanne Smits

Vers 7 h 30 heure locale, ce matin du 11 septembre, un militant pro-vie habitué des longues stations devant des avortoirs ou dans des lieux fréquentés, au Michigan, a été tué par balles. James Pouillon, 63 ans, se tenait devant l'école secondaire d'Owosso et tenait une grande affiche montrant un bébé et barré du mot "Life" : vie. Plusieurs coups de feu ont été tirés depuis un véhicule dont le conducteur a été appréhendé chez lui trois quarts d'heure après le drame, des témoins ayant relevé le numéro d'immatriculation.

Le motif du crime n'est pas connu pour l'heure ; à l'heure du crime, on découvrait d'ailleurs l'assassinat d'un autre homme responsable d'une carrière de gravier dans le bureau de son entreprise. La police du Michigan soupçonne le même homme d'être l'auteur des deux fusillades. Il a en tout cas avoué dans les deux cas, selon la presse locale.

Quoi qu'il en soit Jim Pouillon, un homme malade portant des prothèses aux jambes et constamment dépendant d'un respirateur, a été abattu alors même qu'il défendait la vie, comme il le faisait depuis de longues années.

De nombreux responsables de mouvements pro-vie ont réagi avec tristesse, condamnant l'assassinat d'un homme décrit comme doux et bienveillant, “complètement non-violent”. Troy Newman, président d'“Operation Rescue”, a dit avoir pleuré en apprenant la mort tragique de son “collègue et ami”.

Lors de ses veilles pour la vie, portant souvent des images de fœtus avorté, il avait été fréquemment la cible d'insultes, de jets de projectiles et de crachats, et en une occasion un automobiliste avait dévié volontairement sa route pour monter sur le trottoir et rouler droit vers lui.

Le Père Franck Pavone, de “Priests for life” (Prêtres pour la vie) a déclaré qu'il espérait voir “autant de fortes manifestations d'indignation de la part de la communauté pro-avortement qu'il y avait eu une forte d'expression d'indignation de la communauté pro-vie au moment de l'assassinat du Dr Tiller”, spécialiste d'avortements tardifs.

L'American Life League, par la voix de Shuan Kenney, son directeur exécutif, a commenté :

« L'American Life League a le cœur brisé par la perte d'un véritable héros pro-vie, abattu par balles le jour même où des Américains de tout le pays commémorent la mort violente de 3 017 personnes. Quelle terrible ironie que cette mort, en ce jour d'infamie, rappelle la mort de 50 millions d'innocents, victimes de l'avortement. Nos pensées et nos prières vont vers sa famille, ses amis et sa communauté à l'heure de cette tragédie, et nous renouvelons notre appel à la paix et à la prière comme seuls remèdes à la culture de la violence.

« Puisqu'aucun motif n'est clairement avancé, toute spéculation est inutile, sinon dommageable. Nous félicitons le département du shérif du comté de Shiawassee d'avoir si rapidement arrêté le suspect, et nous prions pour que Dieu fasse justice, et miséricorde. »


La nouvelle de cet assassinat n'a pas encore fait les gros titres de la presse nationale américaine.

Diverses sources, dont celle-ci.

04 septembre, 2009

Pilule du surlendemain

Le sur Le blog de Jeanne Smits

Pierre-Olivier Arduin, sur le site de Liberté Politique, commente et dénonce l'arrivée sur le marché européen d'une nouvelle soi-disant "contraception d'urgence", la "pilule du surlendemain", Ellaone, à prendre jusqu'à cinq jours après un "rapport à risques", comme ils disent. Les fabricants ne se cachent plus : il s'agit d'une pilule dont l'un des principaux effets recherchés est non l'empêchement de la fécondation, mais l'empêchement de la progression normale d'une fécondation par l'implantation, la nidation de l'embryon sur la paroi utérine. Cette action est clairement et évidemment abortive.

Mais n'oublions pas que toutes les pilules, sans exception, comportent ce moyen d'action. N'oublions pas non plus la manipulation sémantique par laquelle les avorteurs précoces ont réussi à imposer l'idée selon laquelle la grossesse ne commence pas à la conception mais à la nidation de l'embryon, ce qui leur permet de vendre comme "contraceptifs" des abortifs précoces.

L'exclusivité de la commercialisation de la pilule du surlendemain – joli pactole – a été accordée par le ministère de la Santé aux laboratoires HRA-Pharma. Lors des dix ans d'activité de cette entreprise "engagée", j'en avais parlé dans Présent. Ci-dessous cet article, paru le 29 mai dernier.


Macabre anniversaire
Les 10 ans de la « pilule du lendemain »


Le laboratoire HRA Pharma a publié un communiqué pour saluer les dix ans de la mise en vente libre de « sa » pilule du lendemain, le NorLevo. En mai 1999, la France fut le premier pays à en faire un comprimé d’automédication ; peu à peu, son usage s’est répandu pour toucher (derniers chiffres connus) 13,7 % des femmes qui déclaraient en 2005 y avoir eu recours au moins une fois dans leur vie. Accessible aux mineures sans ordonnance et sans contrôle parental, la pilule du lendemain est présente dans les infirmeries scolaires par la décision de Ségolène Royal. Mais tout cela ne suffit pas : HRA Pharma s’émeut de ce que ce moyen de « contraception » demeure « sous-utilisé ».

Chaleureusement recommandé par les pouvoirs publics et autres groupes institutionnellement hostiles à la vie, le NorLevo est indiqué en cas de « rapport non protégé » ou de raté de la contraception au nombre desquels l’on compte par exemple un retard de 12, voire de 3 heures dans la prise de certaines pilules contraceptives « ordinaires ». Surdosée en progestatifs, elle présente une efficacité décroissante pendant les 72 heures suivant le rapport. Aux dires d’HRA Pharma, 24 millions de rapports par an sont considérés « à risques » à la suite d’une mauvaise utilisation de la pilule ou du préservatif, alors que seules 1 210 000 unités de NorLevo ont été vendues en 2008, et que la France, l’un des pays où la contraception systématique est la plus répandue, ne voit pas son taux d’avortements diminuer. Ce qui est dans la parfaite logique de la culture de mort.

C’est donc un joli marché qui reste à conquérir pour le fabriquant… Qui bénéficie d’une présentation complaisante de la part des médias. Le magazine Parents assure tranquillement : « Rappelons donc qu’il ne s’agit pas d’une pilule abortive, qu’il n’y a pas de contre-indications ni d’effets secondaires, que son utilisation ne rend pas stérile. » ( Mais ça sert à quoi, un contraceptif, si ce n’est pas à rendre stérile — fût-ce provisoirement ?)

Oubliés, donc, les céphalées, nausées, vomissements, douleurs abdominales, vertige, saignements et autres « dérèglements hormonaux » que peut provoquer le NorLevo, d’ailleurs formellement déconseillé par le fabricant chez les femmes risquant des grossesses extra-utérines…

Quant à l’effet abortif, il est, officiellement, « discuté ». On n’a pas de certitude absolue que ce « traitement » (comme ils disent) empêche la nidation d’un ovule fécondé. Cependant la définition officielle du début de la grossesse ayant été repoussé au stade de la nidation (7 jours après la fécondation), on lit avec intérêt le descriptif officiel du « Vidal grand public » : « Il n’est actif que pendant la période qui précède la fixation de l’ovule fécondé sur l’utérus. »
Une petite visite sur le site de HRA Pharma est aussi très instructive. Ce laboratoire, créé en 1997 pour « développer et commercialiser des médicaments ou dispositifs médicaux répondant à de réels besoins en matière de santé mais ne soulevant pas l’intérêt des groups pharmaceutiques », a aussi une dimension humanitaire, comme l’explique son fondateur, André Ulmann. Pour « rendre disponible (sic) ses produits aux plus pauvres de notre planète » HRA Pharma collabore avec l’Organisation mondiale de la santé et des ONG qui font de l’éducation à la contraception et distribuent ses produits gratuitement ou à très bas prix. Ainsi – exemples parmi d’autres –14 400 unités furent offertes pour venir en aide aux victimes du tsunami, le NorLevo figure dans les « kits d’urgence » de l’Organisation mondiale de la santé, il est gratuitement fourni à « Women on Waves » (fournisseur d’avortements gratuits dans les eaux internationales jouxtant les pays « rétrogrades »).

Le laboratoire, avec « Equilibre et populations », a mis en place le programme « Mona Lisa » qui assure la promotion politique de la contraception en Afrique. En fournissant non plus principalement du NorLevo, mais des stérilets dont HRA Pharma est également producteur.

Son aplomb pour affirmer que ces « dispositifs intra-utérins » sont des contraceptifs, alors que leur action est purement « contragestive » et donc provoque des avortements très précoces, jette une ombre sérieuse sur sa présentation de la pilule du lendemain. La commercialisation des stérilets de marque HRA Pharma en France permet de financer ce programme, ce qui permet de tuer là-bas avec le bénéfice réalisé grâce aux vies supprimées ici.

Joyeux anniversaire !

Jeanne Smits

 
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