Affichage des articles dont le libellé est unions. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est unions. Afficher tous les articles

27 février, 2016

Trois jésuites du Chili font l’éloge des unions homosexuelles

Trois jésuites favorables aux unions homosexuelles
Les Pères Eduardo Silva, Pablo Walker et Juan Cristobal Beytia profitent de l’été austral, comme tous les ans – depuis 35 ans en ce qui concerne le P. Silva –, pour faire une petite retraite, à la Casa de Espiritualidad Loyola, dans la banlieue de Santiago de Chile. Mais cette année, ils ont décidé de s’exprimer dans la presse pour dire du bien des unions homosexuelles. L’éloge leur a valu un article élogieux et bienveillant dans La Tercera. Le journaliste s’émerveille : à la « Maison de spiritualité », pas de « silence sépulcral », on se raconte des blagues, on fait la conversation. « Les tenues sont ad hoc. Pantalons de toile ou jeans, polos, sandales. Des débats. Beaucoup de débats. »
La « conversation » officielle de la récollection se fait autour d’un thème par jour : cette année, dans la foulée du synode sur la famille, on a parlé de la famille, en attendant la retraite proprement dite, en silence celle-là, de huit jours.
Ayant observé que la vie moderne a modifié la physionomie des familles, les trois pères estiment que l’Eglise doit les prendre toutes en compte.
« Une paire d’homosexuels constitue-t-elle une famille ? », demande le journaliste.
Réponse : « Il n’y a aucun doute, c’est une famille, comme espace de croissance, évidemment, oui. La discussion publique qui a été menée porte en réalité sur le mot “mariage”, et non sur la famille. La famille est un espace affectif, de relations, de liens. Autre chose est de savoir si le mot “mariage” est réservé à la relation entre un homme et une femme, ou s’il peut être également étendu à d’autres réalités au sein de l’Accord d’union civile (AUC). »
Interrogés sur le fait que de nombreuses personnes jugent celui-ci « discriminatoire », ils répondent :
« Je crois que cela a été une bonne nouvelle pour les homosexuels, non seulement parce que cela établit la justice en termes patrimoniaux, mais aussi parce que cela signifie une reconnaissance de la société vis-à-vis d’une relation qui existe entre les personnes de même sexe. Mais la société doit encore faire de nombreux pas pour donner une validité culturelle à ce type d’unions. »
Le journaliste poursuit : « L’Eglise devrait-elle analyser la possibilité d’un mariage qui ne soit pas entre un homme et une femme ? »
Réponse du P. Juan Beytia : « Nous ne parlons pas de dogmes, mais, en tant que communauté chrétienne, nous percevons dans l’institution du mariage une stabilité du lien hétérosexuel permanent, en termes de complémentarité et d’ouverture à la vie. Et cela a été traditionnellement la manière dont on a compris le mariage et la famille qui naît en son sein. Mais il faut faire un effort énorme, et mener un dialogue très serein, afin que nous octroyions les niveaux de dignité, de valorisation, de soutien légal et d’inclusion citoyenne que requièrent les différents types de famille, sans que par là on signifie nécessairement que moi, pour revendiquer ma réalité, je doive utiliser les mêmes noms que ceux des autres entités. En tant qu’Eglise, nous devons prendre en charge la réalité des faits, l’existence d’une diversité des types de familles, et du fait qu’elles font autant partie de Dieu que ce curé qui est en train de parler. Le pas que doit accomplir l’Eglise – et toute la société – c’est de reconnaître que l’homosexualité n’est pas seulement une chose à tolérer, mais qu’il se trouve là une richesse de personnes. »
Le père jésuite a déclaré qu’à cet égard, ce que dira le pape François en mars, dans la foulée du synode sur la famille, sera très important sur toutes les « problématiques » actuelles.
On ne s’étonnera pas de ce que ce même père Beytia ait refusé de rejeter l’adoption homosexuelle, en affirmant « suspendre son jugement » dans la mesure où « nous n’avons pas de données » sur le bien des enfants dans cette situation.
Est-ce utile de préciser que la Casa de Espiritualidad Loyola était, jadis, un séminaire ? Aujourd’hui, c’est devenu une maison d’exercices spirituels, faute d’y former de nouveaux jésuites. Et c’est peut-être tant mieux…

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



18 février, 2016

Le cardinal Vincent Nichols, ouvert aux « unions homosexuelles », pressenti au nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie

Le cardinal Vincent Nichols a reçu son chapeau
des mains du pape François, début 2014
De source sérieuse, le cardinal-archevêque de Westminster, Vincent Nichols, aurait de bonnes chances de devenir le chef du nouveau dicastère du Vatican pour les laïcs, la famille et la vie. C'est une nouvelle pour le moins inquiétante, si elle devait s'avérer, dans la mesure où le cardinal Nichols surprend depuis longtemps par ses prises de positions progressistes sur les questions de la vie et de la famille. Qu'il s'agisse de l'avortement, de la contraception, des droits et du statut de l'embryon, de l'éducation sexuelle, des unions homosexuelles ou de l’accès à la communion des divorcés « remariés », ses déclarations publiques sont depuis longtemps critiqués par les mouvements britanniques pour le respect de la vie et les catholiques soucieux d'une interprétation correcte des enseignements de l'Eglise.
Voice of the Family a publié mardi un communiqué pour dire son inquiétude devant l'éventualité de la nomination du cardinal Nichols. Le nouveau dicastère pour lesquelles il serait pressenti remplace le Conseil pontifical pour les laïcs, le Conseil pontifical pour la famille et l'Académie pontificale pour la vie. Avec sa dimension nouvelle, le nouveau dicastère aura également un poids plus important au sein de l’Eglise. Dans la foulée du synode sur la famille, il sera certainement chargé d’en répandre les propositions et les recommandations.
Avec un évêque aussi controversée à sa tête, il conforterait certainement la position de ceux qui militent, comme ils le disent, pour une nouvelle discipline –mais en fait aussi et surtout pour une nouvelle doctrine à propos du mariage, de la famille et de la sexualité humaine.
Le fait que le nom du cardinal Nichols puisse circuler à propos de cette prochaine nomination, alors qu'on attend précisément aussi la parution du de l'exhortation apostolique sur la famille au mois de mars, laisse craindre que les options les plus libérales avancées lors des deux synodes aient peut l'emporter. Ce n’est pas une éventualité que l’on puisse écarter d’emblée puisque ce type de texte n’engage pas l'infaillibilité pontificals.
Le cardinal Nichols est connu pour son l'ouverture aux unions homosexuelles, dont il ne refuse pas qu’elles puissent obtenir une certaine forme de reconnaissance de la part de l'Eglise. Il a lui-même célébré une messe pour le groupe « Soho » des catholiques LGBT de Westminster en mai 2010. Ce groupe est connu pour sa contestation ouverte à l'égard de la morale enseignée par l'Église.
Voice of the family note : « Il paraît impossible que le cardinal puisse apporter au pape François le soutien dont il a besoin en ces heures ou où le sens véritable  du mariage est en crise dans le monde entier. Il est tout aussi inconcevable qu’une personne qui s'oppose aussi ouvertement à l'enseignement catholique puisse être une inspiration pour ses frères cardinaux, les évêques, les prêtres et les laïcs dans leur tâche de défense de la vie humaine, du mariage et de la famille. »
L'organisme exhorte les catholiques « à prier pour que le Saint-Père nomme un témoin courageux de la doctrine catholique sur la vie et la famille à ce nouveau poste ». « La famille subit aujourd'hui des attaques constantes. Les victimes de cette crise, les enfants à naître, les handicapés, les vieillards, les enfants qui risquent d'être exposés à une éducation sexuelle corruptrice, les parents qui se battent pour élever leurs  enfants conformément à la loi morale, ont besoin d'une voix forte qui puisse s'exprimer en leur nom. Cela ne pourra certes pas se faire à travers la nomination d'un opposant tenace à l’enseignement catholique orthodoxe », ajoute Voice of the Family.
Le cardinal Nichols, interrogé dans les médias britanniques, a multiplié les déclarations hétérodoxes. En 2010 il concédait sans la moindre réserve que l'Eglise anglicane avait dû se résoudre à ordonner des femmes prêtres et même dans certains endroits des femmes évêques, afin de refléter les valeurs contemporaines de la société. Interrogé sur le fait de savoir si l'Église catholique allait faire preuve du même genre de « flexibilité » que l'Église anglicane en sanctionnant des unions gay, le cardinal Nichols avait répondu : « Je ne sais pas. Qui sait ce qui se trouvera plus tard sur le chemin. »
 A propos de la reconnaissance des partenariats gay, il répondait mollement au Telegraph, le 11 septembre 2010 : « Je ne sais pas. Il y a dans le Livre de la nature un lien inhérent entre la sexualité humaine et la procréation, et ces deux choses ne peuvent au bout du compte jamais être totalement séparés. Les gens qui ont une orientation homosexuelle disent : “D'accord, mais attendez une minute. Comment le Livre de la nature est-il inscrit en moi ?” La chose la plus importante que dit la tradition chrétienne est celle-ci, ne vous considérez pas simplement comme un individu isolé mais comme faisant partie d'une plus grande famille. Les exigences morales que nous impose cette tradition sont difficiles. Cette tradition dit que la sexualité humaine est ordonnée à l'expression d'un don total de soi dans la fidélité, d'une manière ouverte à la création d'une nouvelle vie. Maintenant, c'est difficile, c'est un idéal élevé. Je ne suis pas sûr que beaucoup de gens l'aient jamais observé dans sa totalité, mais cela ne veut pas dire qu'il n'ait pas de sens. »
A la même époque – c'était juste avant la visite de Benoît XVI au Royaume –Unis, Mgr Nichols, toujours interrogé par la BBC, intervenait vivement pour contester le fait que l'Église soit hostile aux unions homosexuelles. « Ce n'est pas vrai, pas dans ce pays. Dans ce pays nous (la Conférence des évêques d'Angleterre et du Pays de Galles), avons été très nuancés. Nous ne nous sommes pas opposés aux partenariats civils homosexuels, nous avons reconnu que dans la loi britannique ceux-ci pouvaient se justifier. Nous avons de manière constante déclarée que ces partenariats ne sont pas la même chose que le mariage. » Un peu plus loin dans l'interview un autre intervenant note que l’Eglise catholique en Angleterre fait  preuve en la matière d’une certaine « indépendance » à l'égard du Vatican. Le cardinal Nichols ne se donne pas la peine de démentir…
 Le 26 novembre 2011, interrogé par The Tablet, Mgr Nichols vantait le partenariat civil comme offrant aux personnes de même sexe à la recherche d'une relation pour toute la vie une structure leur permettant de trouver leur place, une protection, et un cadre juridique, affirmant que l'Église est très soucieuse de la notion d'égalité afin que chacun puisse jouir du même type de traitement dans tous les domaines de la vie.
En octobre dernier, le télégraphe rendait compte de la déception du cardinal Nichols devant la mise à l'écart des formulations révolutionnaires de la Relatio post disceptationis du premier synode sur la famille à propos de l'homosexualité. Le rapport définitif du Synode extraordinaire sur la famille n’est pas allé assez loin, selon le cardinal. Il s’est dit attaché aux mots ont été biffés, à propos des couples homosexuels : « respect », « accueil », et « valeur ».
Le cardinal Nichols est également président du groupe Marriage Care qui apporte conseil et soutien à tous dans le cadre de la relation maritale. Le groupe est ouvert à chacun, quel que soit son genre, son âge, sa race, sa croyance ou son orientation sexuelle, il refuse un système de doctrine mais préfère exhorter ses membres à se faire reconnaître par leur comportement « inclusif et aimant ». Le groupe propose des préparations privées au mariage – y compris aux couples gay.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



28 mai, 2015

La rencontre « confidentielle » à la Grégorienne à Rome autour du cardinal Marx. Objectif : faire basculer le synode vers l’acceptation des unions homosexuelles

Ce n’est pas moi qui le dis, mais le vaticaniste anglophone Edward Pentin, généralement bien informé. Il a rendu compte dans le National Catholic Register de la rencontre confidentielle qui a eu lieu lundi à Rome autour du cardinal Reinhard Marx, ou du moins de ce que l’on peut en savoir. L’objectif ? Il est simple : il s’agit de promouvoir les « innovations pastorales » mises en route par le cardinal Kasper et qui se sont invitées au synode extraordinaire sur la famille en octobre dernier. Organisée de manière confidentielle, discrète ou secrète, selon le point de vue, la réunion d’un jour a eu lieu à l’Université pontificale grégorienne. Le Rhin se jette une nouvelle fois dans le Tibre…
Voici ce qu’en dit Pentin. La rencontre a rassemblé une cinquantaine de participants : des théologiens, des évêques et même des représentants des médias, à l’invitation des présidents des conférences épiscopales d’Allemagne, de Suisse et de France, soit le cardinal Marx, Mgr Markus Büchel et Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille. Tout cela, on le sait, en revanche, la réunion s’est tenue à huis-clos et l’un des thèmes clefs, selon des participants qui ont tout de même parlé, était de déterminer comment  l’Eglise peut mieux accueillir les personnes se trouvant au sein d’unions stables de même sexe. Il semblerait que « personne » ne se soit opposé à la reconnaissance par l’Eglise de ces unions comme étant valides.
Incise.
— S’il y avait des représentants des médias, la rencontre ne peut pas avoir été confidentielle et discrète, et encore moins secrète !, direz-vous.
Mais si, justement. Un journaliste sait se taire, c’est même une de ses principales et paradoxales qualités. Il sait quoi dire, et jusqu’où. Il semble, s’il faut en croire Edward Pentin, ou plutôt un observateur qu’il cite, que ces représentants des médias soient importants dans le dispositif, leur rôle étant de promouvoir les thèmes soulevés et leur traitement, conformément aux choix de ce Rhineland Group qui pivote autour de l’épiscopat allemand, dans les semaines qui précéderont le synode sur la famille à l’automne prochain. Pour la France, des journalistes de La Croix  et d’I-Media étaient présents selon The New Catholic Register qui affirme être en possession de la liste complète des participants.
Quoi qu’il en soit la rencontre aura été à la fois une opération discrète et une opération de communication. S’agit-il de préparer les esprits à une tentative massive de modification de l’enseignement multi-séculaire – et surtout certain ! – de l’Eglise catholique ?
Outre le nouveau regard sur les unions homosexuelles, les participants ont évoqué, selon Pentin, la nécessité de « développer » l’enseignement de l’Eglise sur la sexualité humaine, afin de remplacer la « théologie du corps » de saint Jean-Paul II par une « théologie de l’amour ». Sur l’outrecuidance de ce discours je vous renvoie au blog d’Yves Daoudal, qui cite le communiqué des évêques allemands sur ce point, publié par leur « conférence » à l’issue de la réunion : « Un second temps a pris en compte les données d’une théologie de l’amour, réfléchissant notamment à la sexualité comme langage de l’amour et don précieux de Dieu. Cette théologie est en attente de propositions nouvelles, qui noue un dialogue intense entre la théologie morale traditionnelle et les meilleurs apports de l’anthropologie contemporaine et des sciences humaines. »
Comme si le monument de la théologie du corps n’avait pas existé…
Mais poursuivons avec Pentin. « Un prêtre suisse a mis en avant « l’importance de la libido humaine » ; un autre participant, parlant de la communion pour les divorcés remariés, demande : « Comment pouvons-nous la refuser, comme si c’était une punition pour les gens qui ont eu un échec et qui ont trouvé un nouveau partenaire avec qui commencer une nouvelle vie ? »
Selon La Stampa, Anne-Marie Pelletier, docteur en science des religions, lauréate du Prix Ratzinger en 2014, a salué le dialogue qui a eu lieu entre théologiens et évêques comme un « vrai signe des temps ». L’Eglise doit entrer « dans une dynamique d’écoute mutuelle », a-t-elle dit selon le quotidien italien, où le magistère continuera de guider les consciences mais ne pourra le faire de manière efficace qu’en se faisant « l’écho des paroles des baptisés ». Et d’ajouter que la réunion avait « prix le risque de la nouveauté, dans la fidélité au Christ ». Un autre participant cité par La Stampa a déclaré, selon celui-ci, que le synode serait un « échec » qu’il continuait simplement d’affirmer ce que l’Eglise a toujours enseigné.
« Fidélité au Christ » ? On peine à y croire.
Cette nouvelle « écoute » de l’Eglise, réclamée par les évêques de Suisse, et d’Allemagne est revendiquée à l’heure où les laïcs de ces pays ont répondu massivement aux questionnaires dressés dans la foulée des Lineamenta du synode en réclamant une adaptation de l’enseignement de l’Eglise à la réalité du monde sécularisé.
Edward Pentin rapporte que le cardinal Reinhard Marx est sorti de la réunion en insistant sur le fait qu’elle n’était pas « secrète », mais pressé de questions sur le manque de publicité qui lui avait été donnée, il s’est irrité, affirmant qu’il était là de manière « privée » et qu’il avait tous les droits de s’y rendre comme il voulait.
Personne ne se trompe en tout cas sur les grands objectifs de la rencontre, discrète ou pas, puisque le cardinal Marx ne cache pas sa volonté de voir modifier l’approche de l’Eglise vis-à-vis des homosexuels : dimanche dernier, jour de la Pentecôte, son homélie appelait à une « culture de l’accueil » de la part de l’Eglise à l’égard des homosexuels : « Ce ne sont pas les différences qui comptent, mais ce qui nous unit. »
Parmi les participants, Edward Pentin évoque la présence du chef de la conférence épiscopale suisse, Mgr Büchel de Sankt-Gallen qui préconise l’ordination des femmes. Mgr Pontier, également présent, ne brille pas par la rigueur de ses déclarations. Le Père jésuite Hans Langendörfer, secrétaire général de la conférence épiscopale d’Allemagne, a été la cheville ouvrière de lois du travail allemandes qui permettent aux divorcés remariés et aux couples homosexuels de travailler au sein d’institutions catholiques.
Une mention spéciale pour le P. Eberhard Schockendorff, théologien moral : les catholiques allemands de tournure plus traditionnelle y voient le « cerveau » des attaques contre l’enseignement certain de l’Eglise au sein de l’épiscopat allemand. Il est connu comme critique de Humanae vitae et comme soutien du clergé homosexuel, ainsi que de tous ceux qui demandent une modification de l’éthique sexuelle. Dès 2010, il donnait une interview où il rendait hommage à la permanence et à la solidarité que l’on constate au sein de certaines unions homosexuelles, d’une réelle « valeur éthique », disait-il. Toute évaluation des actes homosexuels « doit être reléguée au siège arrière » parce que les fidèles se distancient toujours davantage de la « morale sexuelle catholique » qui leur paraît « irréaliste et hostile », disait-il. Le pape et les évêques « doivent prendre cela au sérieux et ne pas rejeter ces idées comme laxistes », disait-il. Sans surprise, il propose de « libérer » la théologie morale de la « loi naturelle » et que la conscience doit s’appuyer sur « l’expérience de vie des fidèles ».
Il est partisan de l’accès des divorcés remariés à la communion au motif que cela « ne remet pas sérieusement en cause l’indissolubilité du mariage », ce qui est le signe soit d’un ramollissement cérébral soit d’une totale absence de foi en la présence réelle de Notre Seigneur dans l’Eucharistie…
Edward Pentin cite encore parmi les présents Marco Impagliazzo, président de la communauté laïque Sant’Egidio, le père jésuite Andreas Battlogg, professeur de philosophie et de théologie, rédacteur en chef du journal de gauche Zimmen der Zeit, et le salésien Mgr Markus Graulich, auditeur prélat de la Rote romaine, l’un des rares représentants officiels de la Curie à prendre part à ce qu’il faut bien appeler cet exercice subversif.
On voit bien où tendait la rencontre, quels étaient ses objectifs, quelle est sa stratégie de présence médiatique. Pourquoi le demi-secret ? C’est Jean-Marie Guénois du Figaro qui a le premier annoncé le rendez-vous :  ce « fuitage » a-t-il été délibérément organisé ou l’affaire a-t-elle échappé des mains des organisateurs ?
Ils peuvent se vanter en tout cas d’avoir remis au centre de la discussion des questions qui sont closes depuis longtemps. Qui se lèvera pour résister ?

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



 
[]