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21 août, 2012

D'une faculté à l’obligation morale : choisir son bébé sur mesure


Le Pr Julian Savulescu a choisi le populaire Reader’s Digest pour lancer sa petite bombe bioéthique : il vient d’écrire que la création de bébés sur mesure pourrait bien finir par être considérée comme une « obligation morale » dans la mesure où cela permettrait d’obtenir des « enfants éthiquement meilleurs ». Et pour commencer, assure l’universitaire britannique spécialiste d’éthique pratique, il faudrait activement œuvrer afin que les parents puissent accéder au tri embryonnaire pour éliminer les défauts de personnalité chez leurs enfants, puisque ceux-ci auraient alors moins de chance de se faire du mal ou de faire du mal aux autres.

Le rédacteur-en-chef du Journal of Medical Ethics estime que nous sommes au cœur d’une révolution génétique où le dépistage embryonnaire, aujourd’hui limité à certaines affections très précises, devrait être accepté de manière large. Richard Alleyne, du Daily Telegraph, rapporte que Savulescu recommande le tri négatif et positif : négatif pour éliminer les gènes indésirables, positif pour conserver les embryons porteurs de gènes associés à une bonne personnalité. Car, affirme le chercheur, la science permet de savoir aujourd’hui que les gènes ont un poids significatif sur la personnalité et certains marqueurs génétiques peuvent annoncer la probabilité que l’enfant aura certains traits de personnalité.

« N’est-ce pas que le fait d’assurer que votre enfant aura la meilleure, ou à tout le moins un bon espoir d’une vie excellente, c’est de la paternité responsable ? », écrit le Pr Savulesco. « Dès lors que la sélection génétique cherche à faire ressortir un trait qui peut clairement bénéficier l’individu et la société, nous devrions laisser le choix au parents. Agir autrement consisterait à emprisonner ceux qui viendront après nous par la force de notre aversion et de notre irrationalité. Mieux : s’il s’agit d’éliminer des défauts de personnalité comme l’alcoolisme potentiel, la pyschopathie, la disposition à la violence, on pourrait soutenir que les gens ont une obligation morale de choisir des enfants éthiquement meilleurs. (…) Si nous avons le pouvoir d’intervenir sur la nature de notre progéniture – plutôt que de la confier à la loterie naturelle – alors nous en avons le devoir. »

Savulescu appelle cela le « dessein rationnel » et assure que nous l’acceptons déjà à travers le tri génétique qui permet d’éliminer les embryons porteurs de trisomie ou de gènes prédisposant au cancer du sein » : pas d’inconvénient, donc, à aller plus loin.

Ce faisant  le chercheur – qui n’a rien de marginal, puisque dans le domaine bioéthique il est parfaitement reconnu par ses pairs et qu'il a une chaire à Oxford – met le doigt sur une réalité : l’eugénisme existe déjà et, à travers les exemples qu’il donne, on a pu voir qu’elle ne suscite pas de protestations massives, ce qui montre selon lui que ces procédures sont déjà acceptées par l’opinion publique.

A ceci près que Savulescu rejette énergiquement l’idée qu’il puisse être en train de promouvoir l’eugénisme qui « est tombé en disgrâce à partir du moment où il a été adopté par les nazis ». Non qu’il ait l’eugénisme en horreur, semble-t-il, mais il assure que le système resterait basé sur le volontariat et permettrait aux parents eux-mêmes de choisir les caractéristiques de leurs enfants.

C’est exactement de la même manière que l’on nous explique que l’avortement ne peut en aucun cas être un génocide puisque c’est la mère qui, individuellement, prend la décision de l’IVG ou de l’IMG.

Et les pressions sociales ? Ça, on n'en parle pas !

Juste pour la petite histoire : Julian Savulescu, asutralien d'origine, est un ancien élève de Peter Singer…


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08 août, 2012

“Choisir” son enfant ? “Choisir” un enfant gay ?

La vidéo est ici.
Une télévision néo-zélandaise a interviewé un bioéthicien en tournée donner une série de conférences sur les nouvelles possibilités de tri génétique des embryons et des enfants à naître. Le Pr Robert Klitzman, fondateur du Columbia University Centre for Bioethics, pose de nombreuses questions sur les nouveaux moyens de dépister de nombreuses caractéristiques de l'enfant à naître – défauts génétiques, prédisposition au cancer ou à Alzheimer, traits physiques – qui deviennent de plus en plus étendus et de plus en plus aisés à mettre en œuvre, et aussi moins onéreux.

La question se posera de plus en plus, à des « millions de parents », dit-il, de savoir s'ils veulent garder un enfant dont on saura dès la gestation qu'il est atteint d'une maladie quelconque, par exemple une maladie dont souffre l'un des parents, confronté dès lors à une question difficile : s'il décide d'éliminer l'enfant, qu'est-il en train de dire sur lui-même et sur sa propre vie ?

Le tri préimplantatoire prend lui aussi de l'ampleur, comme nous le savons déjà en France, où la recherche sur la lutte contre la myopathie consiste largement à favoriser l'élimination d'embryons atteints pour n'implanter que des enfants sains…

Avec les milliers de nouvelles conditions dépistables, on va évidemment vers un tri accru, et même, probablement, vers une commercialisation accrue de ces procédés : les riches, demande le Pr Klitzman, seront-ils avantagés par la possibilité de « mieux » choisir leur enfant que les pauvres ?

Pourra-t-on choisir un embryon présentant telle mutation plutôt que telle autre ?

Que dire de la situation aux Etats-Unis, la Russie et l'Inde, les seuls pays au monde où l'on peut aujourd'hui légalement acheter des ovules ou du sperme pour des fécondations artificielles ?

Dans son interview à la TVNZ, le Pr Klitzman ne fait que plaider pour le débat, n'apportant pas de réponses et encore moins de jugements sur le plan moral : interrogé sur le fait de savoir où il fallait fixer la limite, il a répondu qu'il s'agit d'« engager ces discussions et de penser au type d'homme que nous voulons ».

Sa réponse dit plusieurs choses : un, il n'y a pas de règle morale préétablie dictant une conduite conforme à la dignité de l'homme ; deux, l'éthique que l'on devrait s'imposer sur ce plan ne résultera que du débat et d'un choix pris collectivement (à la majorité politique ou à la faveur des avis des bioéthiciens, sans doute) ; trois, même ce débat essentiellement relativiste n'a pas lieu aujourd'hui, puisque Klitzman ne fait que plaider pour qu'il ait lieu.

Au cours de son interview, Robert Klitzman a affirmé : « Nous trouverons peut-être des tests permettant de dépister l'homosexualité. » Ce qui ouvrirait la route à la possibilité de choisir d'avoir un « enfant gay »… ou non.

Comme si l'homosexualité était nécessairement inscrite dans les gènes ou acquise in utero… Cette thèse de l'homosexualité innée est le plus souvent brandie pour affirmer que ce n'est ni une déviance, ni une condition liée à des raisons psychanalytiques, ni une affection née du contexte du l'enfance – rapport avec le père ou la mère, abus sexuels, etc… Elle est aussi à l'origine de l'idée qu'on ne « soigne » pas l'homosexualité et que le simple fait de proposer d'en « guérir » est déjà de l'homophobie – comme l'est alors, forcément, tout discours affirmant que le comportement homosexuel est un mal ou un péché. (Voir par exemple cet article du Monde. Il rappelait en 2010 – pour s'en démarquer discrètement – « la ligne du Vatican » : « “On ne naît pas homosexuel, mais on le devient. Pour différentes raisons, des questions d'éducation, parce qu'on n'a pas développé sa propre identité au cours de l'adolescence”, a ainsi affirmé en décembre le cardinal Javier Lozano Barragan, ancien ministre de la santé du pape. »


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30 décembre, 2011

L'avortement sélectif à la hausse au Royaume-Uni

On connaissait la tendance, la voici confirmée par des chiffres officiels : en Grande-Bretagne, le nombre de femmes ayant choisi d'avorter un ou plusieurs de leurs enfants à naître lors d'une grossesse multiple, pour donner naissance à un ou plusieurs survivants, est en forte hausse. Elles étaient 59 en 2006, 85 en 2010 – année au cours de laquelle 101 enfants à naître ont été avortés de cette manière puisque certaines femmes ont fait supprimer deux ou plusieurs fœtus.

Selon les experts britanniques cela est dû à l'augmentation des fécondations in vitro (FIV) au cours de ces dernières années : pour augmenter les chances de réussite de cette procédure pour le moins aléatoire, il est habituel d'implanter plusieurs embryons. C'est pour éviter ensuite les risques liés aux grossesses multiples que certaines femmes choisissent la « réduction sélective ». Selon des chiffres publiés par la Human Fertilisation and Embryology Authority, près du tiers de ces avortements « partiels » pratiqués en 2009 étaient liés à un traitement de la fertilité. Pour le Pr Richard Fleming cette réalité ne fait pas de doute : le directeur scientifique du Glasgow Centre for Reproductive Medicine assure qu'il y a un lien entre la procréation assistée : « Les grossesses multiples les plus compliquées se présentent presque exclusivement dans le domaine de la FIV. C'est une décision horrible à prendre, mais elle est très raisonnable. »

Le nombre de femmes choisissant la « réduction sélective » lors d'une grossesse gémellaire a fortement augmenté, passant de 30 en 2006 à 51 en 2010 ; en 2010, 20 interventions ont supprimé un fœtus sur trois portés et 9 ont supprimé deux fœtus sur trois. On compte également un « réduction » de quatre à deux, et une de 5 à 2 fœtus.

Evidemment, les autorités sanitaires ont souligné le caractère risqué des grossesses multiples, et pour la mère et pour l'enfant, et soulignent que trois quarts des réductions ont été faites pour « raisons médicales ». Et de donner la liste des graves affections qui touchent davantage les enfants fruits de grossesses multiples… Comme si la mort n'était pas la plus grave affection de toutes. Et comme si l'on ne jouait pas avec le feu en implantant de multiples embryons lors de FIV en prenant le risque de devoir soit en tuer une partie, soit de les exposer avec leur mère à des dangers tout aussi multiples.

On « craint » maintenant de voir apparaître un nouveau débat éthique sur le bien-fondé de l'avortement d'un fœtus potentiellement en bonne santé pendant qu'un ou plusieurs de ses frères ou sœurs sont laissés en vie. D'autant que plusieurs femmes ayant eu recours à l'avortement sélectif ont simplement indiqué qu'elles ne se sentaient pas d'attaque pour s'occuper de plusieurs bébés à la fois…

On envisage maintenant d'encadrer davantage la FIV pour éviter les implantations multiples qui aboutissent à faire supprimer des bébés qu'on s'est donné tant de mal à concevoir, à un prix exorbitant. Et au bout du compte, ce seront peut-être les raisons financières et une rationalisation financière qui imposeront d'éviter ces situations.

Qui révèlent, avant tout, que le respect de la vie est malmené de la même manière et dans une même logique dans l'avortement et dans la procréation artificielle.


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11 juillet, 2011

Les merveilles de l'embryon humain… et le “DPI”

C'est la pratique courante dans le cadre de la fécondation in vitro : parmi les ovules fécondés, les techniciens ne retiennent pour l'implantation ou la congélation que ceux qui ont bon aspect – on jette les autres – ou, dans le cadre d'un diagnostic préimplantatoire, ceux qui passent avec succès les examens chromosomiques réalisés sur une cellule prélevée alors que l'embryon n'a qu'un tout petit nombre de cellules. On détruit tous ceux qui présentent une anomalie du nombre des chromosomes.

Une récente étude citée par Human Life International révèle pourtant que les embryons de trois jours présentant de telles anomalies sont capables de s'auto-guérir spontanément.

Elle a été présentée à la réunion annuelle de la European society of Human Reproduction and Embryology par le Pr William G. Kearns qui a décrit ce qu'il a pu constatersur des embryons présentant un nombre incorrect de chromosomes : « un processus dynamique de normalisation génétique » par lequel, arrivé au 5e jour après sa conception et au stade de blastocyste, le tout petit d'homme présente le nombre correct de chromosomes.

Cette guérison se produit, de façon remarquable, en dehors de toute intervention extérieure : ces embryons sont en dehors du sein maternel, et c'est d'eux-mêmes, si l'on peut dire, qu'ils « pilotent » leur propre guérison.

Tout comme plus tard le corps humain réagira face à une infection par des processus de guérison qui sont inscrits dans ses cellules elles-mêmes…

HLI souligne que cette nouvelle découverte n'est pas sans rappeler un autre fait constaté sur le zygote : l'une des premières actions de l'embryon au stade monocellulaire est de se protéger des spermatozoïdes qui n'ont pas gagné la course de la fécondation en modifiant son enveloppe extérieure. « On ne peut que s'émerveiller devant la manière dont le tout jeune être humain se protège et se guérit dès les premiers instants de son existence », observe Human Life International.

L'association relève un autre aspect de l'étude du Pr Kearns : sur la pratique (en soi immorale bien sûr) du tri embryonnaire, celui-ci note qu'il aboutit à la destruction de nombre d'embryons qui, disposant de quelques jours de vie de plus, seraient devenus parfaitement normaux, puisque 64 % des embryons présentant une anomalie chromosomique à trois jours en sont guéris dès le 5e jour.

HLI souligne enfin que l'étude elle-même présente un problème moral grave, puisque sa réalisation a abouti à la destruction de tous les embryons qui y ont « participé ».

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11 janvier, 2011

Avorter de garçons pour avoir une fille ? Cela se passe en Australie

En ce moment, en Australie, on a d'autres chats à fouetter, certes. L'imminence d'une rupture de digue à Brisbane menace de nombreux habitants de la ville. On déplore déjà des dizaines de victimes dans le Queensland depuis que le fleuve Brisbane est sorti de son lit. Vous allez me demander quel est le rapport avec l'histoire qui suit. Je vous dirai ce que j'en pense à la fin…

C'est donc l'histoire d'un couple a priori généreusement ouvert à la vie. Ils ont d'abord eu trois garçons qui ont été conçus naturellement. Puis une petite fille est née. Elle était très attendue. Mais – et c'est tragique – elle est morte peu après sa naissance.

Folle de douleur, la maman n'a de cesse depuis lors d'avoir une petite fille de nouveau. Désormais trentenaire, elle a décidé avec son mari que la méthode naturelle était trop incertaine et trop risquée : ils n'ont pas les moyens d'attendre, disent-ils . Le couple a donc demandé une fécondation in vitro. Réussie, ce qui est relativement rare.

Patatras ! Les jumeaux implantés avec succès dans l'utérus de la femme se sont révélé être des garçons. Et ils n'étaient pas au programme. Le couple a donc décider de les avorter, histoire de ne pas leur laisser prendre la place de la fillette espérée et pour laisser plus de chances à une nouvelle conception in vitro, réussie » cette fois.

Ils ont avoué que la décision avait été « traumatisante » mais qu'ils ne pouvaient continuer d'avoir un nombre illimité d'enfants…

Mais pour éviter un nouveau raté, ils ont réclamé le droit de sélectionner le sexe de leur enfant. En clair : procéder à une FIV multiple, rejeter – tuer ! – tous les embryons mâles et conserver les embryons de filles. Le « Patient Review Panel » – sorte de comité chargé des cas médicaux inhabituels – leur a opposé un refus catégorique, soulignant que la sélection par le sexe n'est pas autorisé en Australie, si ce n'est tout de même pour éviter la transmission d'une anomalie ou d'une maladie génétique à l'enfant. C'est la brèche ouverte…

Devant ce refus, le couple a saisi le Tribunal civil et administratif de Victoria pour obtenir le droit de choisir le sexe de leur enfant conçu in vitro : on attend l'examen de la demande en mars.

Ils arguent du droit d'avoir une famille « équilibrée » en ce qui concerne le nombre de garçons et de filles ; à quoi s'ajoute l'état psychologique déplorable de la femme pour qui le fait d'avoir une fille est devenu une sorte d'obsession, elle en a besoin, dit-elle, pour sa « santé mentale ».

En cas de refus du tribunal, ils entendent aller entamer une procédure de FIV aux Etats-Unis où la sélection du sexe n'est pas interdite.

Le Herald Sun australien cite à cet égard un bioéthicien qui ne voit pas où est le problème, mais donne aussi la parole au directeur de Gene Ethics, Bob Phelps, qui milite contre les OGM :

« Je suis désolé qu'ils aient perdu leur fille, mais dans l'intérêt de la société dans son ensemble, ils devraient chercher à être soutenus dans leur deuil et chercher un autre moyen de faire entrer une fille dans leur famille. Ils donnent l'impression d'être de bons parents et ils pourraient offrir un foyer à une enfant qui en a besoin », a-t-il déclaré.

S'ils obtenaient le droit de trier parmi leurs embryons, « cela ouvrirait les vannes », assure-t-il.

Pur hasard, ce commentaire rejoint précisément le début de ce message.

J'en viens à me dire que le dérèglement climatique que nous vivons, qui s'accompagne de tant de victimes et de chiffres extrêmes, n'est décidément pas attribuable d'emblée à l'activité humaine telle que l'entendent le GIEC et autres tenants de la « Deep ecology » pour qui la démographie humaine est l'ennemi numéro un de la Planète et du climat. Trop facile. Face à ces catastrophes, n'est-il pas frappant que l'humanité puisse se donner bonne conscience en désignant le développement comme responsable tout en laissant la Chine devenir l'atelier du monde, alors qu'elle est l'Etat le plus polluant ? En adoptant l'écolo-attitude, tout en militant à mort pour la réduction de la population humaine ?

Tout cela me paraît trop contradictoire pour être vrai.

En revanche la perte totale du sens du respect de la vie, telle qu'elle se manifeste chez ce pauvre couple asutralien complètement désorienté trouve une sorte d'écho mystérieux dans les éléments. La Terre est le jardin qui a été confié à l'homme et une loi la régit, une loi qui vaut pour tous, nous dit comment y vivre et comment la faire fructifier. Dieu est oublié, le Décalogue aussi : et tout est déréglé.

Evidemment ce couple d'Australiens n'a pas « ouvert les vannes » qui lâchent leurs eaux sur Brisbane. C'est un refus social, général, mondial du respect de la vie qui pourrait être désigné, si j'ai un peu raison. Ce refus qui est au service d'une volonté de maîtriser la vie au lieu de la servir, et de servir son Créateur.  Ce refus qui instrumentalise les pauvres gens, les utilise, les exploite et exploite leur détresse pour avancer dans ce Non serviam.

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19 octobre, 2010

La fécondation in vitro liée à des anomalies multiples

Thaddeus M. Baklinski, rédacteur de LifeSiteNews, vient d'y rendre compte de l'aveu de chercheurs selon lequel un grand nombre des deux tiers des embryons obtenus par fécondation in vitro qui meurent ne survivent pas en raison d'une anomalie génétique.

C'est en rendant compte de la mise au point réussie d'une nouvelle méthode de dépistage d'embryons défectueux, résultant dans la naissance de deux bébés normaux chez deux femmes qui ont reçu des embryons « fabriqués » en éprouvette, que Luca Gianaroli, président de la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie, ainsi que Cristina Mahli, embryologiste italienne, ont lâché le morceau.

« Nous avons appris au cours de plus de 30 ans de fécondation in vitro qu'un grand nombre d'embryons que nous transférons (vers l'utérus) présentent des anomalies chromosomiques », a déclaré Luca Gianaroli en présentant les résultats de l'étude, ajoutant que deux embryons implantés sur trois ne donnent pas lieu au développement normal d'une grossesse, souvent en raison de défauts génétiques.

« Le monde de la FIV cherche une manière efficace de dépister ces anomalies depuis plus d'une décennie. Désormais nous disposons d'une nouvelle technologie (…) et nous avons l'espoir qu'elle donnera enfin un moyen fiable d'évaluer le statut chromosomique des embryons que nous transférons », a précisé le chercheur.

Des résultats, souligne LifeSite, qui sont en accord avec le taux élevé de problèmes de santé que présentent les enfants de la FIV par rapport aux enfants conçus de manière naturelle. Certaines études évaluent le taux de défauts congénitaux aux alentours de 11 % chez les enfants conçus artificiellement.

Ces données sont à rapprocher de ce que l'on sait maintenant du processus de la fécondation naturelle (et l'on est sans doute très loin de tout savoir !) : c'est l'environnement du corps de la femme qui achève de provoquer la complète maturation des spermatozoïdes, par un subtil jeu biochimique, favorisant la remontée de certains d'entre eux seulement vers l'ovule, et c'est l'ovule qui « choisit » le spermatozoïde qui parviendra à percer sa paroi par un accord non moins mystérieux. Court-circuiter cet incroyable processus d'élection ne va manifestement pas sans dommages…

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18 novembre, 2009

Le cardinal Vingt-Trois dénonce le dépistage pré-implantatoire de la trisomie 21

Dans un communiqué qui vient d'être publié sur le site de la Conférence des évêques de France, le cardinal Vingt-Trois dénonce les « risques de dérive eugéniste » que révèle le dernier avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) autorisant le dépistage de la trisomie 21 avant l'implantation d'embryons obtenus par fécondation in vitro. Lire ici.

08 juin, 2008

Tri embryonnaire : aux Pays-Bas, on veut aller plus loin

On connaît le diagnostic pré-implantatoire qui vise à éliminer des embryons porteurs de maladies génétiques ou à choisir un « bébé-médicament » donneur potentiel pour un frère ou une sœur malade.

Le débat fait désormais rage aux Pays-Bas pour déterminer s'il faut autoriser le diagostic pré-implantatoire pour éliminer les bébés ayant une prédisposition héréditaire au cancer du sein ou du côlon. Donc, des embryons parfaitement sains qui, éventuellement, pourraient souffrir d'ici à plusieurs dizaines d'années d'affections que l'on soigne déjà de mieux en mieux aujourd'hui, et même d'autant mieux que leur dépistage parmi des personnes prédisposées peut de faire de manière plus systématique...

Le sujet avait été mis sur le tapis législatif par Jet Bussemaker, secrétaire d'Etat à la Santé publique, qui avait demandé un vote sur la question à la Deuxième chambre néerlandaise. La travailliste avait agi de sa propre initiative, et d'ailleurs aucun fonctionnaire impliqué dans la rédaction et la transmission de la lettre n'y avait vu matière à débat. Mais les députés se sont avérés très divisés sur la question et le tollé subséquent a irrité le gouvernement.

Mme Bussemaker a reconnu son erreur : non point d'avoir proposé la mise à mort de tout-petits pour cause de simple prédisposition génétique, mais de n'avoir pas pris la peine de parler d'abord de son initiative en conseil des ministres.

On a donc décidé de remettre l'affaire à plus tard, la gauche et les libéraux incitant déjà les couples à demander ce genre de tri embryonnaire qui demeure interdit. Ne voulant pas brûler les étapes, le secrétaire d'Etat plaide au contraire pour le respect de la loi. Elle peut cependant prévoir un changement prochain puisque son ministre, Ab Klink (Santé publique) a déclaré à ses côtés, jeudi, devant la Deuxième chambre, qu'il ne voyait rien à redire à sa proposition.

Un sondage daté de ce dimanche indique que 78 % des Néerlandais interrogés sont d'accord avec la lettre de Mme Bussemaker.

04 février, 2007

La barbarie eugéniste

Sur son blog, Patrice de Plunkett attire l'attention sur l'interview explosive du Pr Didier Sicard dans Le Monde de cet après-midi. Importants extraits et une mise au point de fond de Patrice de Plunkett.

Voir ici.

13 décembre, 2006

Tri embryonnaire inversé

La revue Fertility and Sterility s'apprête à publier un article montrant que des parents handicapés aux Etats-Unis utilisent actuellement le diagnostic préimplantatoire génétique (DPI) pour obtenir des enfants semblables à eux. Aux termes d'une enquête réalisée auprès de 190 cliniques de fertilité où se pratique la fécondation in vitro, 3% d'entre elles ont eu recours à un moment ou à un autre au tri embryonnaire pour sélectionner un embryon porteur d'un handicap donné. Si la plupart des responsables interrogés ont déclaré refuser cette procédure, quelques-uns, sans la mettre en oeuvre eux-mêmes, ont avoué qu'en cas de demande en ce sens il indiqueraient aux couples un médecin disposé à y accéder.

Parmi les handicaps “sélectionnés”, on renontre le nanisme et la surdité. Les parents handicapés mettent en avant leur sentiment de pouvoir renforcer les liens familiaux par le partage de leur problème.

BioEdge cite le Dr Darshak M. Shangavi qui invoque les “erreurs” liées au processus naturel de la reproduction, qui lui aussi produit des bébés porteurs de défauts congénitaux “parfois plus graves que le nanisme ou la surdité”, pour justifier son indifférence par rapport à cette information.

On arrive ainsi à une absolue confusion des valeurs. Comment des parents peuvent-ils vouloir pour leur enfant un handicap quel qu'il soit, si la vie est don ? Appeler à la vie un enfant sourd, ou nain (en tuant au passage ses frères et soeurs sains) pour son propre agrément, voire son propre amusement, est une sorte de degré ultime de l'égoïsme. Accueillir la vie donnée, quelle qu'elle soit, même handicapée, même diminuée, relève d'une attitude radicalement opposée, celle qui considère l'enfant pour lui-même et parce qu'il existe.

Le même article de BioEdge signale le cas rapporté récemment par la revue Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine : les parents d'une petite fille, handicapée mentale grave, lui ont fait donner de hautes doses d'oestrogènes afin de stopper sa croissance, et lui ont fait subir une hystérectomie, parce qu'ils criagnaient de ne pas pouvoir s'en occuper au fur et à mesure qu'elle prendrait de l'âge et du poids.

 
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