L’ex-Mgr Krzysztof Charamsa interdit de conférence dans une paroisse de Catalogne
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| L'autel principal de l'église paroissiale de Sant Medir… |
Nouvelles internationales de la culture de vie et de la culture de mort
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Libellés : Catalogne, conférence, interdit, Krzysztof Charamsa, paroisse
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Libellés : avortement, avortement médical, avortement thérapeutique, Catalogne, catholique, espagne, ivg
Exemple caractéristique de rigueur budgétaire, en Catalogne : la « Généralité », qui assure le gouvernement autonome de cette province espagnole, vient d'octroyer la somme de 498.756,72 euros par mois à deux cliniques privées de Barcelone en vue de faciliter la pratique des avortements, sur la base d'une estimation de 1.068 interventions mensuelles prévues conjointement par elles. Les deux cliniques, Ara-Agrupacio Tutor Medica et le Centro Casanovas de gynécologie et de planning familial, annoncent à elles deux un taux d'avortements qui représente près de la moitié des avortements pratiqués en Catalogne chaque mois par un total de 12 cliniques « accréditées » pour mettre à mort les petits d'homme.
Les fonds publics à débourser ont été calculés suivant le barème du coût de l'« IVG », comme l'indique Javier Molina, journaliste à Intereconomia. Dans sa résolution du 8 juillet dernier, la « Generalitat » retient le prix de 1.300 euros pour un avortement à 20-22 semaines (40 opérations prévues) ; les avortements à 16-19 semaines avec anesthésie générale sont facturés 715 euros (100 cas prévus par mois).
On apprend que les autorités autonomes catalanes avaient prévu initialement une subvention de 296.834,01 euros ; la note a donc été augmentée de 201.922,71 euros pour s'aligner sur les tarifs pratiqués par les deux cliniques en question, et selon leurs prévisions. Juteux « business » qui attire un nombre croissant de cliniques…
Javier Molina souligne que dans le même temps, rigueur oblige, les coupes budgétaires sont en train de faire diminuer le nombre de lits disponibles dans les hôpitaux et les horaires d'accueil de nuit…
© leblogdejeannesmits.
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Enorme scandale aux Etats-Unis : une religieuse membre du comité d'éthique d'un hôpital catholique dans l'Arizona a été désavouée par son évêque Thomas James Olmsted pour avoir approuvé il y a quelques mois un avortement sur une femme dont l'état de santé laissait craindre que la poursuite de sa grossesse menacerait gravement sa vie. La presse américaine s'est indignée de ce que sœur Margaret McBride, religieuse de l'ordre des sœurs de la Miséricorde, ait été « automatiquement excommuniée », voire « excommuniée » tout court, pour avoir participé à la décision d'avortement direct qui a conduit l'an dernier à la mise à mort du fœtus de 11 semaines porté par la jeune femme, atteinte d'une hypertension pulmonaire. Cet état fait que la grossesse peut en évoluant normalement causer la mort de la mère.
En fait, Mgr Olsted a rappelé que toute participation à une décision de mise à mort d'un être humain innocent par avortement encourt automatiquement l'excommunication. Qui est levée, rappelons-le, par la demande de pardon de l'intéressé dans les formes requises par le droit canon.
Mais voilà, on tient là un de ces beaux « cas limite » qui permettent de provoquer l'indignation de la presse qui souffre avec bien plus de tranquillité d'esprit les quelque 350.000 morts annuelles de femmes en couches par manque de soins et défaut d'accès à des dispensaires ou hôpitaux capables de les accueillir, dans les pays les plus pauvres.
L'hôpital Saint-Joseph avait tenu une réunion de crise pour savoir comment traiter la patiente ; s'agissant d'un établissement catholique, la décision des médecins et autres responsables avait dû être validée par sœur Margaret qui était la plus élevée dans la hiérarchie des religieuses responsables de l'hôpital, fondé par leur ordre en 1895.
C'est au cours de ces dernières semaines que l'évêque de Phoenix, Arizona a réagi, avec pour effet le transfert de la religieuse vers d'autres services de l'hôpital et la publication, vendredi dernier, d'un communiqué par le diocèse où Mgr Olmsted réitère l'enseignement de l'Eglise qui récuse tout avortement direct, même si celui-ci peut seul assurer la survie certaine de la mère.
L'hôpital Saint-Joseph réclame désormais des directives plus claires en affirmant que deux principes se trouvent ici en opposition : celui selon lequel l'avortement est toujours interdit, comme dit plus haut, et celui qui autorise les « opérations, soins et médicaments dont la finalité directe est la guérison d'une condition pathologique proportionnellement grave d'une femme enceinte… même s'ils doivent causer la mort de l'enfant ».
On revient ici vers la discussion à propos des dernières prises de position de Mgr Jacques Suaudeau dans La Nef où il semble justifier « l'avortement thérapeutique » s'il est commis pour assurer la survie de la mère (je dis « semble » car d'autres éclaircissements pourrait intervenir de la part du directeur scientifique de l'Académie pontificale pour la vie).
L'hôpital assure que son comité d'éthique prend toujours les décisions les plus favorables à la vie mais que l'évolution de la médecine et des soins le met parfois, comme ici, devant des situations que les Directives éthiques et religieuses pour les établissements de soins catholiques, auxquelles il adhère, n'apportent pas de réponse explicite et claire.
Et pour un prêtre chroniqueur d'Irish Central, journal des Irlandais des Etats-Unis, c'est Mgr Olmsted qui a tort : que faire, demande-t-il en substance, si la mort certaine de la mère condamne très sûrement l'enfant à mourir en même temps, simplement parce qu'il est là ? « Est-il moralement défendable que deux innocents meurent là où l'une des deux pourrait vivre ? »
L'argument a du poids mais il est aussi lourd de conséquences. Car répondre positivement revient à dire qu'il est dans certaines circonstances licite de tuer telle personne vouée à une mort prochaine pour sauver telle autre – en l'attente d'un organe, peut-être. Il s'agit d'un vrai pas sur le chemin de l'euthanasie au nom du bien commun.
Pour Mgr Olmsted, ces argument sont irrecevables. Dans un autre post, je vous ferai part du communiqué de cet évêque qui, quasiment depuis son ordination sacerdotale a été membre de la Fraternité sacerdotale Jesus Caritas, profondément marquée par la spiritualité du bienheureux Charles de Foucauld.
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Constatant que pour la première fois en 2004, le nombre de mariages civils a été plus important dans la "Generalitat" de Catalogne que celui des mariages religieux, l'association catalane des municipalités et des communes a publié avec la Généralité un "Manuel de Cérémonial civil : les plus grands jours" qui vient d'être rendu public. Et commenté sur www.camineo.info.news. Pour Joan Surroca i Sens, principal auteur de ce livret de rubriques laïques, il s'agit de permettre à ceux qui le veulent de "vivre en plénitude, dans la solennité et la spiritualité ce que nous reconnaissons comme des rites de passage".
L'auteur a voulu prendre acte du fait que l'Europe s'est transformée en société laïque, tout en profitant du fait qu'on ne manque pas de "temples" grâce à l'existence d'une importante architecture civile aux allures suffisamment solennelles pour se substituer aux églises.
La Généralité, qui a promu l'idée à travers un texte de loi, a précisé que l'Eglise catholique s'était montrée très hostile aux cérémonies laïques de baptèmes, de mariages et d'enterrement qu'elle entend organiser, en ajoutant qu'il "ne valait pas la peine d'y attacher une quelconque importance : "L'Eglise est sage et expérimentée quand il s'agit de s'adapter aux temps de l'histoire." Autrement dit, elle n'a plus qu'à se taire.
Les nouveaux rituels ressemblent étrangement à des cérémonies religieuses : ainsi la "cérémonie de l'accueil" prévoit-elle des paroles de bienvenue, des lectures (éventuellement puisées dans la Bible !), la présence d'un parrain et d'une marraine.
Pour justifier la mise en place d'une cérémonie de mariage laïc, l'auteur du livret de la Généralité rappelle que de tous temps différentes cérémonies ont existé, notamment à l'occasion des mariages polygames (joli progrès !) ; sans le nommer son rituel laisse la porte ouverte au "mariage" homosexuel.
Le rituel des obsèques a lui aussi tout prévu, qui s'ouvre sur cette introduction : "Doit mériter notre respect la personne qui , après une sereine méditation, arrive à la décision de mettre fin à ses jours. Il ne faudrait pas pénaliser le fait de l'aider si c'était nécessaire, dès lors que sont respectés les moyens reconnus par la loi de dépénalisation." Et d'ajouter : "L'ambiance que l'on respire lors des funérailles catholiques est généralement artificielle, même si le défunt et sa familles sont catholiques." Les adieux civils devraient se résumer en une accolade amoureuse et fraternelle. La cérémonie civile se distinguera par un prudent éloignement de la fosse où oeuvrent les fossoyeurs. C'est un excellent moment (selon le rituel laïc) pour que l'un ou l'autre des proches présents expliquent leurs relations avec le défunt, son côté le plus humain et pourquoi pas le plus humoristique, pour rompre la tension.
Qu'il se rassure ; le ridicule de ces cérémonies aura probablement déjà suffi !
Libellés : baptême laïc, Catalogne, enterrement laïc, Generalitat., mariage, mort
On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante.
(Benoît XVI, 16 septembre 2006)