23 juin, 2008

Halte au sifflements !

A force de dénoncer les « stéréotypes de genre » on en arrive à des situations cocasses...

D'après le Daily Telegraph, les étudiantes d'un collège d'éducation supérieure à Tonbridge, dans le comté du Kent (Angleterre) ont été vertement rappelées à l'ordre pour avoir « sifflé » les ouvriers du bâtiment qui viennent d'y entamer un chantier de démolition et de reconstruction prévu pour durer trois ans...

Les ouvriers n'ont semble-t-il point goûté la plaisanterie, d'autant qu'elle s'annonçait longue, et que ces louves à la Tex Avery se sont autorisé quelques commentaires en parfaite consonance avec leurs sifflements.

« Bien que nous soyons certains qu'il n'y avait aucune intention d'offenser (les ouvriers en question), il s'agit d'harcèlement et celui-ci est totalement inacceptable. Nous avons demandé à l'entreprise de construction de bien vouloir nous faire part de chaque incident » : telle est la teneur du courriel reçu par chaque étudiant, avec menaces de sanctions à la clef.

A ceux qui rigoleraient à la pensée de ce qui pourrait passer pour une réponse de la bergère au berger, après des siècles, tout de même, de « compliments » en tous genres, de la phrase fleurie, style « piropo » espagnol, au allusions plus triviales, en passant par le huiu-hou-huiuou compréhensible dans toutes les langues, on prendra soin de signaler que la loi veille, et va veiller davantage.

Ainsi en Ecosse, une nouvelle loi sur les « Délits sexuels » est en train de créer le délit de « communication indécente » passible d'un maximum de 10 ans de prison. Elle envisage ainsi de punir le « harcèlement » à connotation sexuelle par texte, courrier, lettres, commentaires, y compris par le langage des signes, envers une personne non consentante ou un enfant. Mais dans ces affaires, c'est souvent le bon sens qui manque le plus : punira-t-on le sifflement ? Ou, à l'autre bout de l'échelle, l'« éducation sexuelle » à l'école ?

Portugal : nouveaux chiffres de l'avortement légal

Une étude officielle commandée par la Direction générale de la santé au Portugal sur les avortements légaux pratiqués dans ce pays depuis le 15 juillet 2007 (entrée en vigueur de la loi sur l'« IVG ») jusqu'au 31 décembre 2007. Le Diario de Noticias en a eu connaissance et le commente ici.

Nombre total des avortements légaux (6.287), dont l'immense majorité (6.170) à la suite d'une décision personnelle de la femme, le fameux « libre choix » qui peut être fait sans aucune forme de justification.

Seuls les 107 avortements restants (2,86 %) eurent pour cause une maladie grave ou une malformation congénitale du bébé, ou bien un danger de mort ou une lésion grave pour la mère ; seuls 12 avortements eurent lieu pour mettre fin à une grossesse consécutive à un viol (déclaré ou constaté ?).

Ces chiffres sont à mettre en regard de la propagande en faveur de la légalisation de l'avortement qui met toujours en avant ces cas extrêmes pour imposer son point de vue. Cas extrêmes sur lesquels on peut d'ailleurs s'interroger : quelle est la part de l'eugénisme systématique qui ne demande pas seulement l'elimination des enfants à naître déclarés comme devant être non viables à la naissance mais qui conduit aussi à supprimer les porteurs de handicaps, du plus au moins lourd, comme la trisomie ou le bec-de-lièvre ?

Ces chiffres sont encore à comparer avec le nombre annuel d'avortements clandestins avancé par les différents partisans de la légalistion pendant la campagne du référendum portugais l'an dernier : 20 000, assuraient-ils, brandissant le spectre des morts des suites d'avortements clandestins.

Il s'avère donc que le libre accès à l'avortement légal - l'essentiel des interventions enregistrées, dont on peut supposer le nombre plus important que celui des avortements clandestins antérieurs - n'aboutit qu'à quelques 12.000 « interruptions » en année pleine. A peine 2/3 du chiffre avancé.

28 avortements furent subis par des jeunes filles de moins de 15 ans, 634 (10,1 %), par des jeunes filles de 15 à 19 ans.

A Madeire, aucun avortement légal ne fut pratiqué pendant la période.

A propos des « 20.000 » avortements clandestins annoncés, le Jornal de Noticias expliquait le 20 juin 2008 (pour la première fois à ma connaissance) que ce chiffre était le résultat de projections à partir de « données internationales ». Ce qui permettait effectivement de dire n'importe quoi...

18 juin, 2008

Ce soir sur Radio Courtoisie...

De 18 h à 21 h ce mercredi 18 juin : Journal de la Réplique de Bernard Antony. En l'absence de ce dernier l'émission sera animée en direct par l'équipe habituelle : Jeanne Smits, Cécile Montmirail, et David Fontey, avec la participation d'Olivier Figueras.

En seconde partie d'émission (à partir de 19 h 30), dans la partie “dossier”, nous recevrons un étiopathe qui nous parlera de sa spécialité.

En sa compagnie, nous aborderons plus largement la question de la mort subite du nourrisson, des enfants “hyperactifs”, de la Ritaline de plus en plus prescrite en France. Nous évoquerons quelques réponses non-médicamenteuses aux troubles de l'attention et du comportement (méthode Tomatis, exercices de concentration et de grammaire d'Elisabeth Nuyts, étiopathie...).

Fréquences FM de Radio Courtoisie en Mhz :
Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.

Radio Courtoisie par satellite :
Sur les bouquets satellites TPS et CanalSat, si vous êtes abonné à l'un de ces bouquets, pressez le bouton RADIO de votre télécommande et choisissez “Radio Courtoisie” dans la liste de radios proposées.

Ecoutez Radio Courtoisie en ligne avec votre lecteur habituel
Pour les lecteurs type Windows Media :
http://www.tv-radio.com/cgi-bin/tagger.pl?tag=site&metafile=courtoisie/courtoisie-20k.asx

Rendez-vous sur www.radiocourtoisie.net pour toute précision concernant les horaires et les manières d'écouter la radio dans le monde entier.

Pour poser des questions ou réagir pendant le direct (mercredi de 18 h à 21 h) : appeler le +33 1 46 51 00 85, ou écrire à courtoisie@radiocourtoisie.net.

Le programme sera rediffusé dans la nuit du mercredi au jeudi de 2 h à 5 h, puis le jeudi matin (19 juin) de 7 h 30 à 10 h 30.

17 juin, 2008

Statut de beau-parent : vers la pluriparentalité

Le projet de loi sur le statut de beau-parent, promis par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle, vient d’être mis officiellement sur les rails avec l’ouverture d’une « phase de concertation » auprès des associations, en vue d’une adoption à l’automne. Si le projet est porté par le ministère de la Justice, celui du Travail et le secrétariat d’Etat à la Famille, le soin de faire connaître la nouvelle a été laissé à la première (et très symbolique) association consultée : l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans » (Inter-LGBT), à quinze jours de la « Marche des fiertés homosexuelles ». L’association GayLib a également été reçue à la Chancellerie vendredi.

Pas d’ambiguïté, donc. L’avant-projet de loi vise une clientèle précise : cette part de la « communauté homosexuelle » qui réclame le droit de constituer des familles avec enfants. Mais comme lors de la création du PACS, c’est un droit plus « universel » que l’on met en place, pour mieux faire avaler la transgression ; et de même qu’avec le PACS, la démarche contribue à déconstruire l’édifice social tout entier.

On aurait tort, une fois de plus, de s’étonner. Le projet venait du candidat Sarkozy lui-même, et il avait pris le soin de s’en expliquer dans le magazine gay Têtu en avril 2007 : « Je ne veux pas qu’on montre du doigt ceux qui vivent cette réalité [l’homoparentalité]. Il y a une façon d’ouvrir les choses, avec le statut de beau-parent. Et, pour le coup, cela va au-delà des familles homosexuelles, puisque cela concernerait toutes les familles recomposées. Je suis moi-même beau-père, je connais cette situation. »

Famille chrétienne s’émouvait la semaine dernière des menaces gouvernementales sur la famille. Un peu tard…

L’Inter-LGBT n’a pas caché sa satisfaction au vu de l’avant-projet désormais rédigé, même si elle regrette au passage l’absence de l’ouverture de l’adoption simple (sans renonciation à l’autorité parentale de la part du parent biologique) aux couples non mariés, et l’attribution des congés parentaux aux beaux-parents. Mais les discussions ne font que commencer…

En réalité, le projet vise à faciliter et amplifier les possibilités déjà offertes par la pratique on ne peut plus courante du mandat consenti au « tiers » par le parent biologique disposant de la garde d’un enfant pour les actes de la vie courante, et celle de la délégation de l’autorité parentale à un « tiers de confiance » sous le contrôle du juge des affaires familiales. La loi Ségolène Royal de 2002 sur l’autorité parentale avait posé ce jalon, et des couples homosexuels s’en sont déjà servis, mais il ne s’agit pas d’un droit.

Le statut de beau-parent selon le projet Sarkozy consacre le droit des parents biologiques séparés d’une façon ou d’une autre de déléguer conjointement et de plein droit les actes importants de l’autorité parentale à un « beau-parent » qui vient s’ajouter à eux, par une convention soumise à la simple homologation par le juge des affaires familiales.

Autre nouveauté : le texte consacre les « liens affectifs » (droit de l’enfant d’entretenir des relations personnelles avec le tiers) et aboutit à mettre le « parent social » sur le même plan que le « parent biologique », en attendant que celui-ci ne soit complètement noyé dans la masse. Il prévoit aussi la possibilité pour le juge, en cas de décès d’un parent légal, de confier la garde de l’enfant à un tiers (habilité à le saisir, le cas échéant), « selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant ».

Toutes les solutions ou presque pourront donc être envisagées. Il ne faudra d’ailleurs pas oublier l’ancien beau-parent, en cas d’unions et désunions successives. Rachida Dati, envoyée au front sur le sujet en avril, n’affirmait-elle pas : « Il est enfin indispensable que l’enfant puisse conserver des liens affectifs étroits avec le tiers qui a résidé avec l’un de ses parents » ?

(Cet article a paru dans Présent daté du mercredi 18 juin 2008.)

Mais la Norvège respecte le Coran

Tempête dans une tasse de thé vert à la menthe : l'un des plus gros éditeurs norvégiens, Gyldendal, retire un manuel scolaire flambant neuf. Intitulé Eksistens, ce manuel de religion (de culture religieuse plutôt) contient une présentation de la violente affaire des caricatures de Mahomet au Danemark en 2006.

Le livre affirme de manière erronée qu'un autre éditeur norvégien, Vebjørn Selbekk, avait reproduit alors plusieurs de ces caricatures dans un journal chrétien, y compris un dessin montrant le Prophète avec une queue de cochon. En réalité, il n'avait publié que celui de Mohammed avec un turban en forme de bombe.

C'est la crainte de représailles - injustifiées de surcroît, et qui auraient pu viser ses deux filles lycéennes - qui a conduit Selbekk a demander le retrait du livre scolaire. Paul Hedlund, responsable de la maison Gyldendal, a présenté des excuses officielles à Selbekk.

Pourquoi parler de cette affaire dans un blog consacré à la culture de vie et à la culture de mort ? Parce que cette affaire s'inscrit parfaitement dans le cadre du principe de non-discrimination. Cela suffit.

Source : ici.

Et maintenant, la Norvège...

Vu ici :

AP - OSLO - Le Parlement norvégien a adopté mardi une nouvelle loi sur l'égalité qui accorde aux couples homosexuels les mêmes droits qu'aux hétérosexuels pour le mariage, l'adoption et l'insémination artificielle.

L'adoption de la loi par la chambre haute, par 23 voix contre 17, était attendue, un accord sur le texte ayant été trouvé le mois dernier. La chambre basse l'avait adopté par 84 voix contre 41 la semaine dernière.

La nouvelle législation remplace la loi de 1993 qui créait une union civile similaire au mariage, mais sans mariage à l'église ni droit à l'adoption. Elle entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

Environ 85% des 4,7 millions d'habitants du pays sont enregistrés comme membres de l'Eglise luthérienne de Norvège, l'Eglise d'Etat, même s'ils sont beaucoup moins nombreux à être pratiquants. La loi accorde à chaque congrégation et au clergé, le droit, mais pas l'obligation, de célébrer des mariages homosexuels.

L'Eglise étant partagée sur le sujet, elle devrait laisser chaque paroisse décider de célébrer ou non des mariages homosexuels, comme elle l'avait fait l'an dernier pour les membres du clergé vivant en couple homosexuels.


La légalisation des unions homosexuelles date donc de quinze ans. Seule une poignée d'unions ont été effectivement célébrées, impliquant 674 personnes, ce qui en dit long sur le prétendu « besoin » de ce pas supplémentaire.

En revanche, le mariage traditionnel, lui, est pour ainsi dire mort. Dans certaines régions du pays, 80 % des petits Norvégiens premiers-nés naissent hors mariage, ainsi que 60 % des puînés.

6e pays à légaliser le mariage homosexuel, la Norvège réservera aux nouveaux couples (mais seront-ils nombreux ?) tous les bénéfices liés au mariage « ordinaire ». Ainsi les lesbiennes pourront-elles obtenir le remboursement de leur « traitement pour la fertilité » de la part de l'assurance maladie (voir ici).

D'après la télévision danoise, l'élu travailliste Gunn Karin Gjul a déclaré : « Cette décision est d'une importance comparable à celle sur le suffrage universel et à notre loi sur la parité. » (Ici).

13 juin, 2008

Royaume-Uni : morte pour avoir avorté...

Manon Jones était chrétienne. Mais « complètement entichée » (comme vient de le raconter sa mère lors de l'enquête publique sur les circonstances de son décès) de son peti ami musulman, Naeem Muzzafar. Tombée enceinte, elle ne voulut pas attirer la honte sur la famille de celui-ci et décida, bien qu'elle voulait garder l'enfant, de subir une « IVG » médicamenteuse à 6 semaines de grossesse.

La jeune Galloise se rendit donc avec sa mère, le 11 juin 2005, dans un hôpital de Bristol pour y absorber les doses légales de pilules abortives. Le lendemain, de retour à la maison, il ne restait plus qu'à attendre l'expulsion de l'embryon.

« Elle avait peur et j'essayais de la rassurer. Ce fut un moment de forte émotion pour nous deux que d'être témoins du passage de son bébé et de mon petit-enfant dans le bassin », a raconté sa maman à l'enquête.

Moins de 48 heures plus tard Manon fut prise de saignements et de vertiges : un scanner devait permettre de déclarer que tout était « normal ». Les troubles persistant, elle se rendit à l'hôpital où on jugea son état pei inquiétant ; il y avait d'ailleurs d'autres urgences... Manon fut saisie de convulsions et d'arrêt cardiaque, perdit connaissance et fut « débranchée » après trois jours de coma.

L'autopsie devait révéler qu'elle souffrait de choc et d'une baisse critique du niveau d'hémoglobine consécutive à la rétention de « produits de la conception » : l'embryon n'avait pas été totalement expulsé. Une transfusion sanguine aurait pu la sauver : si elle ne l'avait pas attendue quatre heures...

On attend désormais la conclusion de l'enquête. Mais une chose est sûre : contrairement à la mère de Manon, elle n'évoquera qu'une victime, pas deux.

Source : ici.

La “vertueuse” politique chinoise de l'enfant unique

Le réchauffement climatique (qui nous fait grelotter à Paris en plein mois de juin) provoque des débats passionnés dans la plupart des pays occidentaux, débats où tout le monde est de toute façon d’accord pour dire que tout ça, c’est la faute de l’homme.

Alors que le Royaume-Uni s’apprête – en attendant le « Grenelle de l’environnement » qui nous pend au nez de ce côté-ci de la Manche – à légiférer contre les méchants gaz à effet de serre, on a pu lors des débats parlementaires constater que la haine de l’homme progresse.

Barry Gardiner, élu travailliste à la Chambre des communes, s’est livré à ce propos, sans l’ombre d’une pudeur, à l’éloge de la Chine. La Chine communiste. Celle qui impose la politique de l’enfant unique.

« Les gens sont prompts à accuser la Chine, comme nous l’avons entendu au cours de ce débat, en raison de leurs centrales électriques qui fonctionnent au charbon. Ces personnes ne pensent pas à applaudir l’initiative politique qui a conduit à ce que 400 millions de personnes ne naissent pas et soient donc empêchées d’emblée de laisser une empreinte carbonique. » Et d’ajouter : « Nous devons prendre au sérieux la question de la population », c’est-à-dire, comme il l’a précisé, intégrer la notion du contrôle de la population dans la nouvelle loi britannique.

On aurait tort de rester pantois devant un tel cynisme. Il est à la base (discrète, cachée parfois) de tout le discours écologiste. Il se permet sans le moindre état d’âme de recommander un système qui repose sur les stérilisations et les avortements forcés, la délation et l’infanticide, l’avortement sélectif des filles au point de déséquilibrer totalement la population, le bouleversement de société où les enfants uniques deviennent des enfants rois, le mépris de la maternité et le mépris de l’être humain tout court.

Alors que Patrick Poivre d’Arvor quitte le « 20 heures », et quel que soit son conformisme par ailleurs, je n’oublierai pas qu’il montra un jour, avec une émotion impossible à dissimuler, comment en Chine on fait des avortements forcés à moins d’un mois du terme. C’était bouleversant. Les amis de la planète n’y voient apparemment que de la vertu.

La Chine est vertueuse, oui… pour les Verts. On veut bien la dénoncer, le temps de souffler une flamme olympique, pour des exactions au Tibet. Mais toucher à « l’usine de la planète », ça non ! Elle produit tout en assassinant ses propres enfants, c’est tout ce qu’on lui demande. Et lorsque, demain, elle sera à son tour victime du vieillissement programmé de sa population, que ce passera-t-il ? Le déluge, sans doute. Celui qui n’inquiète pas nos écolos.

Article extrait du n° 6610 de Présent, du Samedi 14 juin 2008

L'exception irlandaise !

OUI à la vie, et NON à l'UE !


08 juin, 2008

Tri embryonnaire : aux Pays-Bas, on veut aller plus loin

On connaît le diagnostic pré-implantatoire qui vise à éliminer des embryons porteurs de maladies génétiques ou à choisir un « bébé-médicament » donneur potentiel pour un frère ou une sœur malade.

Le débat fait désormais rage aux Pays-Bas pour déterminer s'il faut autoriser le diagostic pré-implantatoire pour éliminer les bébés ayant une prédisposition héréditaire au cancer du sein ou du côlon. Donc, des embryons parfaitement sains qui, éventuellement, pourraient souffrir d'ici à plusieurs dizaines d'années d'affections que l'on soigne déjà de mieux en mieux aujourd'hui, et même d'autant mieux que leur dépistage parmi des personnes prédisposées peut de faire de manière plus systématique...

Le sujet avait été mis sur le tapis législatif par Jet Bussemaker, secrétaire d'Etat à la Santé publique, qui avait demandé un vote sur la question à la Deuxième chambre néerlandaise. La travailliste avait agi de sa propre initiative, et d'ailleurs aucun fonctionnaire impliqué dans la rédaction et la transmission de la lettre n'y avait vu matière à débat. Mais les députés se sont avérés très divisés sur la question et le tollé subséquent a irrité le gouvernement.

Mme Bussemaker a reconnu son erreur : non point d'avoir proposé la mise à mort de tout-petits pour cause de simple prédisposition génétique, mais de n'avoir pas pris la peine de parler d'abord de son initiative en conseil des ministres.

On a donc décidé de remettre l'affaire à plus tard, la gauche et les libéraux incitant déjà les couples à demander ce genre de tri embryonnaire qui demeure interdit. Ne voulant pas brûler les étapes, le secrétaire d'Etat plaide au contraire pour le respect de la loi. Elle peut cependant prévoir un changement prochain puisque son ministre, Ab Klink (Santé publique) a déclaré à ses côtés, jeudi, devant la Deuxième chambre, qu'il ne voyait rien à redire à sa proposition.

Un sondage daté de ce dimanche indique que 78 % des Néerlandais interrogés sont d'accord avec la lettre de Mme Bussemaker.

Mais quand Peter Singer parle de vieillards malades...

... le discours est moins empreint d'empathie.

Où l'on découvre une défense militante de l'arrêt des « soins futiles » et du désengagement de la société par rapport aux plus vieux et des plus faibles. A lire et à méditer ici.

A propos de “dignité animale”

Voir ici les félicitations de Peter Singer, en visite à Berne quelques semaines après l'adoption de cette loi qui renforce jusqu'à l'absurde les droits des animaux...

Léon XIV a envoyé un beau message de soutien à la Marche pour la vie 2026 à Washington D.C.

Le pape Léon XIV a envoyé un message d’encouragement et de remerciement à la Marche pour la Vie américaine, qui aura lieu ce vendredi 23 jan...