23 février, 2007
Suspension provisoire
16 février, 2007
Référendum : réaction officielle de la Conférence épiscopale portugaise
Le nouveau contexte de la lutte pour la vie
Réunie en assemblée extraordinaire, après sa retraite habituelle, la Conférence épiscopale portugaise, après le référendum du 11 février, a décidé de proposer quelques réflexions pastorales aux chrétiens et à la société en général.
1. Bien qu’une majorité d’électeurs ne se soit pas prononcée, le résultat favorable au « oui » est le signe d’une mutation culturelle accusée au sein du peuple portugais, que nous devons confronter avec réalisme, puisqu’il indique le contexte dans lequel l’Eglise est appelée à exercer sa mission. Une culture s’est manifestée qui n’est pas imprégnée des valeurs éthiques fondamentales qui devraient inspirer le sens des lois, comme le caractère inviolable de la vie humaine, sacralisé par ailleurs dans notre Constitution. Cette mutation culturelle résulte de plusieurs causes, notamment : la médiatisation globalisée des manières de penser et des courants d’opinion ; les lacunes dans la formation de l’intelligence qui n’est pas préparée par le système éducatif à s’interroger sur le sens de la vie et les questions primordiales de l’être humain ; l’individualisme dans l’usage de la liberté et dans la recherche de la vérité, qui influe sur le concept et sur l’exercice de la conscience personnelle ; la relativisation des valeurs et des principes qui affectent la vie des personnes et de la société.
Nous reconnaissons aussi que cette réalité sociale, dans beaucoup de ses manifestations, a mis à nu, de diverses façon, une certaine fragilité dans le processus d’évangélisation, le plus souvent en direction des jeunes. Notre mission pastorale, par tous les moyens qui nous soient donnés, doit viser ce phénomène de mutation culturelle, car c’est seulement ainsi que nous aiderons à ce que les grandes valeurs éthiques demeurent présentes dans la compréhension et dans l’exercice de la liberté.
2. Nous nous félicitons de la mobilisation, importante et de qualité, constatée au cours des dernières semaines en faveur de la défense du caractère inviolable de la vie humaine et de la dignité de la maternité. C’est un signe positif d’espérance. Il est important qu’elle demeure active, qu’elle trouve une nécessaire structure de son organisation, pour continuer de participer à ce débat de civilisation.
Le débat du référendum était centré sur la justice d’un projet de loi qui, en cherchant à dépénaliser, aboutit à légaliser l’avortement. A partir de maintenant notre combat pour la vie humaine doit viser, avec plus d’intensité et de nouveaux moyens, les objectifs de toujours : aider les personnes, éclairer les consciences, créer des conditions pour éviter le recours à l’avortement, légal ou clandestin. Cette lutte devrait engager, progressivement, toute la société portugaise : l’Etat, les Eglises, les mouvements et les groupes et toute la société civile. Et les chemins pour arriver à des résultats positifs sont, à notre avis : le changement des mentalités, la formation de la conscience, l’aide concrète aux mères en difficulté.
3. La mutation de la mentalité interpelle notre mission évangélisatrice, et de manière particulière l’évangélisation des jeunes, des familles et des nouveaux dynamismes sociaux. Toute la mission de l’Eglise doit être, chaque fois davantage, pensée pour un nouveau contexte de société. Il faut de la créativité et de l’audace, dans la fidélité à la mission de l’Eglise et des vérités évangéliques qui l’orientent.
Cette vérité qui illumine les conscience est le fruit d’un sage exercice de la raison, dans le cadre de la culture ; elle nous est révélée par Dieu qui vient à la rencontre de l’homme ; elle est le patrimoine d’une communauté, dont la tradition vivante est source de vérité, encadrant la dimension individuelle de la liberté et de la recherche de la vérité. Pour les catholiques, la vérité révélée, transmise par l’Eglise dans le cadre d’une tradition vivante, est l’élément fondamental de l’éclairage des consciences.
Les catholiques qui, par rapport à ce débat, se sont détournés de la vérité révélée et de la doctrine de l’Eglise, nous les invitons à examiner, dans le silence et le calme de leur for intime, les exigences de fidélité de l’Eglise à laquelle ils appartiennent et les vérités fondamentales de sa doctrine.
Aux fidèles catholiques nous rappelons, en ce moment, que le fait que l’avortement devienne légal ne le rend pas moralement légitime. Tout avortement continue d’être un péché grave, pour non respect du commandement du Seigneur, « tu ne tueras pas ».
Nous appelons les médecins et les professionnels de santé à ne pas hésiter à recourir aux statut d’« objecteurs de conscience » qui leur est garanti par la Loi.
Aux femmes enceintes qui se sentiraient tentées de recourir à l’avortement, aux pères de leurs enfants, nous demandons qu’ils ne se précipitent pas. La décision d’avorter est prise, dans la plupart des cas, dans une situation de grande solitude et de souffrance. Un enfant qui, au départ, apparaît comme un problème, se révèle tant de fois comme la solution pour leurs vies. Tant de femmes qui avortent ressentent, plus tard, que si elles pouvaient retourner en arrière elles auraient évité cet acte mauvais. Qu’elles s’en ouvrent à quelqu’un, qu’elles réfléchissent, dans le dialogue, à la gravité de leur décision.
4. Mais il y a une réponse urgente à apporter au drame de l’avortement : créer ou renforcer des structures d’aide efficace et amicale aux femmes qui sont aux prises avec une maternité non désirée qu’elles jugent impossible de mener à son terme. Les études récentes montrent que la plupart des femmes, dans ces circonstances, si elles avaient été aidées, n’auraient pas eu recours à l’avortement. C’est un devoir de nous tous, de toute la société, de créer ces structures d’aide.
L’une des nouveautés de la campagne du référendum a été que beaucoup de partisans du « oui » – à commencer par le gouvernement de la Nation, qui a voulu s’engager dans une affaire qui n’est pas de nature strictement politique – ont affirmé être contre l’avortement, qu’ils voulaient en finir avec les avortements clandestins et faire diminuer le nombre des avortements. Nous prenons acte de cet objectif, mais nous pensons que le seul chemin efficace et véritablement humain sera pour nous de faire avancer la formation des jeunes et d’assurer une aide à la maternité et à la famille. Nous ne pouvons oublier que dans le cadre social actuel, la maternité est devenue plus difficile. Dans le contexte actuel de nos sociétés occidentales on n’arrivera à une politique équilibrée de la natalité qu’en assurant une aide efficace à la maternité, avec une particulière attention pour la maternité dans des circonstances difficiles et, parfois, dramatiques.
En ce qui concerne l’Eglise, nous continuerons de compter cette action d’accueil et d’aide aux mères au nombre de nos priorités. Mais pour que cette action soit efficace, il faut la convergence de tous, de l’Etat et de la société civile. Donnons-nous la main pour en finir avec l’avortement et pour faire de cette loi, qui va se faire maintenant, une loi inutile.
5. La recherche d’une solution, à moyen et à long terme, doit passer aussi par une politique d’éducation qui forme à la liberté, à la responsabilité, et concrétisée dans une éducation correcte de la sexualité. Celle-ci est l’un des dynamismes les plus riches et les plus complexes de l’être humain, où s’expriment la dimension relationnelle et la vocation à l’amour et à la communion. Le vécu déréglé de la sexualité est l’une des causes principales des dysfonctionnements sociaux et du malheur des personnes. La saine éducation de la sexualité doit ouvrir à la gestion responsable de sa propre fécondité, à travers une sage planification familiale, qui respecte et intègre les options morales de chacun. Si la génération d’un enfant n’était pas le fruit de l’irréflexion, mais d’un acte responsable, le problème de l’avortement serait pour une grande part résolu.
6. La lutte pour la vie, pour la dignité de toute la vie humaine, est l’une des plus nobles tâches de la civilisation. Ce ne sera pas le nouveau contexte légal qui nous affaiblira pour mener cette lutte. L’Eglise continuera d’être fidèle à sa mission d’annonce de l’Evangile de la vie en plénitude, et de dénonciation aux attentats contre la vie.
Fatima, 16 février 2007.
15 février, 2007
Limites des référendums...
« Etes-vous partisan de la dépénalisation de l'interruption de la vie d'un juif si elle est réalisée par choix de la race supérieure, pour le bien commun, avec une sédation au Zyklon B et dans un centre de santé légalement autorisé ? »
Elle ajoutait que la légalisation de l'avortement s'accompagne immanquablement de l'augmentation du nombre des avortements, et qu'en l'occurrence « l'idéologie l'a amporté sur la réalité », notamment par le biais d'une question posée de manière à véhiculer des concepts positifs. « C'est comme si on avait soumis l'Holocauste à référendum », concluait-elle.
Elle a l'habitude de dire que le « politiquement correct », c'est la dictature du relativisme...
Source : ici.
Portugal : déjà la notion d'entrave à l'avortement...
« Pas question d'une procédure de conseil obligatoire qui mette en cause sa libre décision autonome. »
Ce serait une « fraude à la loi » par rapport au « mandat » donné par « les » Portugais (3 électeurs sur ...).
Portugaldiario titre à ce propos : « Avortement : la procédure de conseil entrave la “libre décision” ». Il fallait y penser...
Fédération portugaise pour la vie : la bataille continue
C'était sa réponse aux objections des mouvements pour le respect de la vie qui dénonçait la mise en place d'un droit à l'avortement sans règles ni limites : il y aurait un cadre légal de conseil et de dissuasion. Promesses oubliées dès le lendemain du vote, dénonce Isilda Pegado : on ne parle plus que de la « décision libre et autonome de la femme ».
Elle observe que cette option rompt avec la pratique du consentement éclairé en matière médicale ; et qu'elle rompt encore avec les assurances du camp du oui qu'on n'allait pas vers l'avortement par choix.
« Avant de faire un avortement, la femme fera-t-elle une échographie ? Verra-t-elle cette échographie ? Connaîtra-t-elle les conséquences physiques et psychiques que cet acte aura dans son corps et dans sa vie ? », a-t-elle demandé, ajoutant que si des cliniques privées sont habilitées à pratiquer l'acte, ce qui semble prévu, elles n'auront aucun intérêt à en dissuader les femmes.
Au nom des dizaines de mouvements pour la défense de la vie et d'aide aux futures mères qui se sont battues pendant la campagne, la FPV a conclu que la bataille n'était pas close et qu'elle allait notamment se situer sur le terrain constitutionnel, la question étant posée du petit nombre de Portugais qui souhaitent un changement de la loi : trois sur dix ont dit oui, deux sur dix ont dit non, et cinq sur dix n'ont rien dit du tout.
Promouvoir la "famille naturelle" = homophobie...
Regina Rederford, chrétienne afro-américaine, et sa collègue Robin Christy avaient vu leur tract arraché du panneau d’affichage officiel des employés de la Ville d’Oakland au bout d’une heure, le « city manager » Robert Bobb et la directrice déléguée de l’agence de développement communautaire et économique, Joyce Hicks, ayant décrété qu’il contenait des « affiimations homophobes » et qu’il appelait au « harcèlement basé sur l’orientation sexuelle ».
Voici le texte du tract :
Les Associations d’employés Bonne nouvelle sont un forum où les gens de Foi peuvent s’exprimer sur les affaires contemporaines du jour. En plein respect des valeurs de la Famille naturelle, du mariage et de la famille. Si vous voulez participer à la préservation du bien sur le lieu de travail, appelez…
Ce tract répondait en quelque sorte à la campagne d’information menée par les travailleurs gays et lesbiennes de la municipalité qui avaient utilisé aussi bien les panneaux d’affichage officiels et les systèmes de communication de la Ville pour promouvoir leur point de vue.
Protestant contre le fait que cette politique d’« anti-discrimination » donne la préférence au discours du lobby gay, Regina Rederford et Robin Christy ont porté plainte… et perdu en première instance en février 2005.
L’un des avocats des deux femmes, Me Richard Ackerman, a déclaré : « Cette affaire présente le risque de conduire à un horrible édit judiciaire suggérant que les seules pensées et paroles permises dans un lieu de travail public sont celles qui soutiennent les revendications homosexuelles. La Ville d’Oakland a interprété la décision de première instance comme attestant que le christianisme n’a pas de place dans notre société et doit être puni. »
La Ville d’Oakland a engagé d’importants moyens pour imposer son point de vue.
Source : ici .
14 février, 2007
Portugal : des groupes de santé privé résistent déjà
Un autre groupe de santé privé, Espiritu Santo, a annoncé son intention de ne pas pratiquer d'avortement dans le cadre de la nouvelle loi qui va se mettre en place. A la différence du groupe de Mello, celui-ci pratique exceptionnellement des avortements dans le cadre légal actuel mais jamais sans soumettre les cas particulier à son comité d'éthique.
Source : ici.
Ecoles familiales : idées de mobilisation
1° Envoyez un mail ferme et respectueux (catholique) à :
- votre(vos !) évêque(s) (fidèles comme affidés)
- votre(vos) prêtre(s) (id)
- votre député,
- votre maire, (et éventuellement conseillers municipaux)
- votre conseiller général
- votre conseil régional,
- vos associations amies chrétiennes
- vos associations locales, "à audience",
- vos périodiques locaux,
- les périodiques généraux
- vos "huiles locales" médiatisées : présidents, responsables, candidats (dans l'opposition des resp. pol. en place évoqués ci-dessus)
- vos amis (nous !) ce qui permet à ceux qui n'ont (ou ne trouvent !)pas le temps de rédiger leur mail de faire un simple copier/coller.
Utilisez un pseudo si vous craignez un risque pour votre famille/emploi
2° Une fois que vous avez leurs adresses mail, faites un groupe mail, pour les nombreuses prochaines occasions.
3° Transmettez à vos amis locaux cette liste d'adresses (même incomplète) pour qu'ils fassent de même (on peut ainsi la compléter à plusieurs).
Loi sur l'avortement au Portugal
« La loi sera faite par l'Assemblée de la République dans les termes exacts de ce mandat. Personne ne fera la loi à notre place », ajoutant que la « période de réflexion » pour les femmes sera « naturellement courte ». Alberto Martins a précisé que l'avortement jusqu'à dix semaines de grosssesse « cessera d'être un crime à très court terme ».
Le ministère de la santé a déjà annoncé qu'il nommera une commission pour préparer la rédaction de la loi ; elle travaillera en étudidant les législations en vigueur dans les différents pays d'Europe pour en retenir les « meilleures pratiques », notamment en ce qui concerne les établissements habilités à pratiquer des avortements. Les conventions avec des cliniques privées ne sont pas exclues, mais la « priorité » ira au Service national de santé (et donc, peut-on penser, à un financement public).
Ici et ici.
L'ancien évêque de Fatima prêche pour la vie
« Nous avons vécu, avant-hier, un événement : il n'y a ni perdants, ni gagnants, et la lutte n'est pas terminée. Nous sommes pour la vie. Nous comprenons, nous sommes tolérants, mais nous sommes pour la vie. (...) Je salue les combattants - tant de mouvements pour la vie - qu'on appelle laïques, c'est à dire non rigoureusement ecclésiastiques mais en communion avec l'Eglise, en communion avec Dieu révélé en Jésus-Christ, qui est le Chemin, la Vérité et la Vie, la vie qui vaut la peine d'être vécue. (...) Frères et soeurs, nous n'allons pas dramatiser, nous allons comprendre, mais nous allons faire tout ce qui est possible pour qu'il y ait la vie, et la vie en abondance. Là se trouve toute la force de toute la pastorale de ce sanctuaire de Fatima, la lumière de l'Evangile, la lumière de Dieu. »
Et de rappeler :
« Hier Benoît XVI, lors d'un congrès sur la loi naturelle, a rappelé que la loi faite par les hommes n'annule pas la véracité, l'authenticité, et toute la beauté, la grandeur et le caractère obligatoire de la loi naturelle, de la loi de Dieu .»
« Une législation peut ne pas être humaine, dans son aspect éthique, elle peut ne pas être en communion avec Dieu. »
Au-delà de son langage onctueux (qui n'est pas celui de son successeur, Mgr Antonio Marto), c'est ce fond très clair qu'il faut retenir.
Sources : ici et ici.
Interdiction des écoles familiales : ça continue
13 février, 2007
Appel à la mobilisation pour les droits des parents
Ci-dessous, l'article paru dans Présent du 14 février. Faites-le circuler. Et pensez à nous aider, en vous abonnant en ligne : Présent veut pouvoir continuer de mener ces combats essentiels.
La fin des écoles familiales
Sans faire de bruit, dans la discrétion feutrée d’une assemblée de sages, le Sénat vient de mettre fin à l’une des dernières libertés concrètes d’éducation qui restaient aux familles qui veulent faire échapper leurs jeunes enfants au décervelage et au pourrissement organisés par l’Education nationale. En adoptant en deuxième lecture, jeudi soir, le projet de réforme de la « protection de l’enfance », le Sénat a mis fin à la possibilité de scolariser à domicile les enfants de plusieurs familles. Le texte ayant été amendé (notamment sur ce point), il repassera devant l’Assemblée nationale.
Aujourd’hui, pour échapper à l’école publique ou privée sous contrat soumise aux mêmes programmes, aux mêmes méthodes, au recrutement des professeurs sous l’autorité de l’Etat et non des parents, il n’y a que deux moyens : rejoindre ou fonder une école hors contrat, procédure très contraignante qui exige au moins l’absence de malveillance de la part de l’Inspection académique et des collectivités locales ; ou bien scolariser son enfant à domicile, le cas échéant en s’associant avec d’autres familles, dans une limite fixée à 19 élèves que l’on peut faire travailler avec un ou plusieurs précepteurs.
Cette solution artisanale a permis l’éclosion de multiples petites structures qui ont pu s’établir et même, pour certaines d’entre elles, évoluer vers la mise en place d’une école hors contrat en bonne et due forme. Elle est souvent la seule solution matériellement envisageable. Elle se justifie absolument par le droit fondamental – et opposable à l’Etat, vraiment ! – des parents d’éduquer leurs enfants selon leur liberté et leur foi. Sa disparition programmée sera une catastrophe pour beaucoup de familles françaises. Elle a été mise en place et obtenue par la commission Fenech de « lutte contre les sectes » qui a monté en épingle l’école « Tabitha’s Place » où une vingtaine d’enfants apprenaient à lire et à écrire mais ne savaient pas qui est Zidane…
L’Assemblée nationale, dans un premier temps, avait arbitrairement réduit à deux le nombre de familles pouvant organiser ensemble la scolarisation à domicile de leurs enfants. Le Sénat a adopté l’amendement d’André Lardeux, rapporteur de la commission des affaires sociales, réduisant ce nombre à un. Cet amendement devra être – avec onze autres modifications adoptées – examiné par l’Assemblée nationale. Qui sera probablement saisi de la relecture du projet dans l’urgence décrétée par le gouvernement.
Y aura-t-il un député, ne serait-ce qu’un seul à avoir assez de tripes pour mener à bien le renversement de cette mesure insupportable ? J’enrage derrière mon clavier car je sais que cela ne se fera pas. A moins d’un miracle. Un miracle nécessaire – ou alors couchons-nous une fois pour toutes devant la mainmise de l’Etat sur nos enfants.
Il y a bien eu un sénateur pour protester. Mollement. De façon si ridicule que cela en devient incompréhensible, sachant la profonde culture philosophique thomiste de l’homme et son indiscutable combat pour la vie et la famille, Bernard Seillier devait proposer que la restriction à deux familles ne devait pas concerner les personnes vivant dans des zones isolées de montagne, où les jeunes enfants sont soumis à des temps de transport très longs pour rejoindre l’école la plus proche. Tant pis pour les autres. Cela dit, l’amendement n’a pas été soumis au vote, il a été retiré. (Sous quelles pressions, mon Dieu ?) Et celui d’André Lardeux est passé haut la main. Enfin, c’est ce que l’on suppose : combien de sénateurs y avait-il dans l’hémicycle lundi soir ?
Le Sénat vient de démanteler une liberté fondamentale des parents, et cela passe quasiment inaperçu. Le texte sur la protection de l’enfance en démolit bien d’autres, érigeant en principe la méfiance envers la famille, autorisant toutes sortes de signalements, d’interventions et de mesures publiques pour traquer les risques de menaces de danger pour les enfants. Dans un contexte de laïcité offensive et de traque de l’hérésie « raciste », « homophobe », etc, on peut craindre désormais la persécution.
Nous reparlerons dans « Génération décervelée », vendredi, du véritable avortement des esprits qu’organise de plus en plus ouvertement l’Education nationale. On en veut non seulement aux corps et aux intelligences de nos enfants, mais à leurs âmes. C’est d’une logique imparable… Lorsque Marie-Ségolène Royal – qui hait l’école vraiment libre et catholique – propose en campagne de rendre obligatoire la scolarisation dès trois ans (dès trois ans !), elle est vraiment dans l’air du temps.
Jamais, jamais une élection présidentielle n’aura été aussi cruciale…
Jeanne Smits
12 février, 2007
Mgr Ortiga, primat du Portugal : "Et maintenant ?"
En ce jour du référendum : et maintenant ?
Je sais que l’attente d’une déclaration sur le résultat de ce référendum du 11 février est forte, naturellement, et je ne veux pas la décevoir. En une réaction purement personnelle, en tant qu’archevêque de Braga, je voudrais exposer quelques commentaires que je fais alors que je viens seulement de prendre connaissance des résultats.
1. Ce résultat du référendum, pas plus que n’importe quel autre, n’est pas décisif parce que l’Eglise a toujours considéré que la question de la vie ne peut être soumise à référendum. En ce moment je veux mettre l’accent sur ce que les évêques du Portugal ont toujours dit : la vie est un don inviolable, un droit fondamental de tous les êtres humains et source de tous les autres droits. En tant que telle elle doit être accueillie et promue dans toutes ses dimensions et dans un cadre universel, où les plus fragiles méritent de recevoir un accueil préférentiel.
2. L’Eglise du Portugal a proposé, à l’occasion de ce référendum superflu, un éclairage des consciences, qui est, lui, manifestement opportun et permanent, qui ne s’épuise pas avec le délai d’une campagne. J’espère que les citoyens pourront apprécier aujourd’hui avec une conscience approfondie ce qui était et ce qui est en cause : une culture de vie en lutte incessante avec une grandissante culture de mort. En ce sens, nous ne pouvons nous estimer déchargés de notre engagement toujours renouvelé de protéger la vie, de tous et de chacun.
3. La question de l’avortement, dans la complexité de ses problèmes, dans l’intensité de ses drames, ne se résout pas par un légitime instrument démocratique tel un référendum ; elle appelle une dynamique collective de solidarité à l’égard des femmes, des parents, des familles, qui ne se repose pas après la lutte, qui se révèle en tant de cas inégale, en faveur de la vie et de ses protagonistes, depuis celui qui est à peine conçu jusqu’au vieillard.
4. En ce moment, je ne puis m’abstenir d’évoquer la spontanéité et le cran de Portugais et de Portugaises qui se sont organisés pour promouvoir une réflexion sereine et pour interpeller les consciences par une prise de position responsable. Ce fut l’heure des chrétiens laïcs. Et cet engagement serait suffisant, indépendamment du résultat, pour me réjouir, pour leur dire merci et exprimer ma conviction que l’Eglise peut compter sur ces mouvements pour la permanente défense de la vie qui commence à chaque fois que s’annonce l’aube d’un nouvel être, conçu et aimé jusqu’à la plénitude d’un heureux crépuscule. Merci beaucoup à vous tous qui avez su choisir des raisons en faveur de la vie, qui savez vivre le service de la Vie, alors qu’il serait plus confortable de pactiser avec les forces régnantes de la négligence, qui peut constituer une trahison mortelle.
5. J’ai déjà eu l’occasion d’exposer avec clarté que ce n’est pas le fait que l’Etat élabore une loi qui peut transformer le « mal intrinsèque » en un bien pour la société. Ce qui peut se trouver être légal n’est pas nécessairement moral ; il y a même des situations où ce qui est légal est immoral. Nous continuerons, dans la droite ligne de Jésus-Christ et de son Evangile, l’Evangile de la Vie pour reprendre l’expression du regretté Jean-Paul II, à accueillir, à comprendre, à pardonner à la femme que d’autres voulaient condamner : « Femme, personne ne t’a condamnée ? Moi non plus je ne te condamne pas ; vas, et ne pèche plus. » Le péché peut avoir eu lieu, mais Jésus manifeste sa sollicitude qui vise à transformer la protagoniste et même s’il ne laisse pas de dire qu’il y a eu péché, il pardonne au pécheur et le transforme. Telle est l’attitude prophétique de l’Eglise : condamner l’erreur avec fermeté, et accueillir le pécheur dans la miséricorde. Ce mot d’ordre ne peut constituer l’expression idéologique d’une campagne, il est une provocation permanente adressée aux croyants. Et là, peut-être que la loi, n’importe quelle loi, est un accident de parcours.
Nous avons donné Cinq raisons pour choisir la Vie, dans le cadre de l’épiscopat portugais, avant, bien avant la campagne, dans l’espérance d’un éclairage des consciences. Cinq aussi est le nombre des brefs commentaires que m’inspire ce moment. J’espère que pour tous, croyants et non croyants, hommes politiques et simples citoyens, ce soit un moment de salutaire provocation (à la réflexion) : Choisir la vie n’est pas seulement l’affaire d’un jour, sur la table du vote, mais une option permanente qui donne un sens aux engagements du passé et des défis qui se trouvent à la porte de chacun d’entre nous. Dans des situations comme celle-ci il n’y a ni vainqueurs ni vaincus mais des femmes et des hommes qui parient et qui risquent la vie pour la vie et qui veulent lutter, de façon persistante, pour que les causes des maux sociaux cessent de créer des victimes. Le pessimisme n’est ni la meilleure solution ni la meilleure conseillère. Devant les innombrables et dramatiques problèmes qui frappent la société portugaise, l’Eglise continuera dans son rôle de dénonciation prophétique et de solidarité active. Parce que « l’homme est le chemin quotidien de l’Eglise » (Jean-Paul II), nous sommes avec tout ce qui est humain et rien de ce qui est humain ne nous est étranger. Nous resterons dans la joie d’une espérance créatrice d’un monde d’une plus grande dignité, parce que telle est la vocation de l’homme dans l’horizon de l’Amour qu’est Dieu (Benoît XVI, Deus charitas est).
11 février, 2007
Portugal : résultats définitifs
Inscrits : 8.832.628
Votants : 3.851.613 (43,61%)
Blancs : 48.185 (1,25%)
Nuls : 26.297 (0,68%)
Oui : 2.238.053 (59,25) (25,33 % des inscrits, ndlr)
Non : 1.539.078 (40,75) (17.42 % des inscrits, ndlr)
Portugal : résultats affinés
Portugal : l'Ordre des médecins réagit
Il pense cependant qu'il né faudra probablement pas modifier le code déontologique, soulignant que la dépénalisation relèvera le médecin de son devoir de le respecter. Il a plaidé pour un droit à l'objection de conscience mais en même temps pour l'interdiction d'entraver des avortements autorisés par la loi.
Dictature du relativisme...
Les pro-vie se mobilisent encore à Lisbonne
En un mot, le combat n'est pas terminé.
Source : RTP direct.
Référendum : premières leçons...
Le Portugal - jusqu'à l'adoption par la majorité socialiste d'une loi autorisant l'avortement en cas de viol, défense de la santé physique ou psychologique de la mère, malformation fœtale qui a déjà dépénalisé ce geste de mort dans les situations les plus difficiles - se trouvait parmi les derniers pays occidentaux à conserver une législation acceptable.
Les évêques du Portugal, et le clergé, se sont mobilisés dans une mesure qui en France, aujourd'hui, relèverait du miracle.
Le message pour la vie a pu bénéficier d'une voix claire, peu encline à masquer la réalité de l'existence d'un crime, d'une atteinte à la vie. Les pro-vie ont toutefois choisi de s'abstenir de montrer des images d'avortements, ce qui leur a valu l'appréciation de ceux qui, même parmi leurs adversaires, ont salué la "maturité démocratique" du débat.
C'était sans doute une erreur. Du côté du oui, tout en protestant du contraire, on n'a pas hésité à montrer des images de femmes derrière les barreaux, et d'insister lourdement sur les morts consécutives à des avortements clandestins, pourtant fort rares semble-t-il.
Militaient également contre le non une situation économique difficile (le Portugal subit de plein fouet la baisse du niveau de vie liée à l'euro et la concurrence des nouveaux pays membres de l'Union européenne, tant pour l'obtention de subventions que pour celle de marchés) et le peu de mesures existant pour l'accueil de la vie. Le problème du logement est réel et grave pour les jeunes ménages. Les pro-vie réclamaient certes une vraie politique familiale et des mesures d'aide pour les femmes en détresse, mais elles n'existent pas pour l'heure.
Autre difficulté : la position biaisée des commentateurs des gros médias, notamment de la télévision, alors que la radio privée catholique Radio Renascença était obligée de donner du temps de parole au oui. En moyens matériels aussi le oui était avantagé, et aucun parti sinon le petit CDS-PP ne militait ouvertement pour le non.
Pour le Portugal, longtemps présentée comme lanterne rouge de l'Europe, comme un pays arriéré, le regard des voisins de l'Est et du Nord joue aussi un rôle et le sentiment d'être "en retard" a certainement joué un rôle.
Malgré la faible participation, et malgré une campagne du non qui n'a cessé de grignoter des voix parmi les abstentionnistes, le oui des Portugais montre qu'il faut plus que des conditions favorables pour arriver à lutter contre le matraquage d'une culture de mort qui, au niveau mondial, a gagné. Au terme d'une campagne qui a été voulue extrêmement courte.
Les Portugais échappent certes au pire, à savoir un référendum aux résultats contraignants, qui aurait exigé une participation de plus de 50 %. Le droit à l'avortement n'est pas gravé dans le marbre comme il l'aurait été en ce cas.
Le PS, lui, estime tout de même que le Premier ministre José Socrates que "le peuple a parlé". Il déclare actuellement que son gouvernement s'est engagé à changer la loi seulement à l'issue d'une consultation populaire, et qu'il compte respecter le résultat du scrutin. Double mensonge : la loi a déjà été changée, et ce n'est certes pas une majorité de Portugais qui approuvent ce changement. Tout au plus Socrates assure-t-il que la femme devra disposer d'un délai de réflexion avant d'obtenir l'avortement.
Autrement dit, le caractère non contraignant du résultat ne sera pas un obstacle. La loi sera votée par voie parlementaire. Le président Cavaco Silva pourrait opposer son veto à une loi ainsi adoptée, mais il n'a pas, dans un premier temps, comme il le pouvait pourtant, opposé son veto à la tenue du référendum.
Il faut ajouter que José Socrates, depuis quelques semaines, assurait que le résultat du référendum serait pleinement respecté, et qu'on en resterait donc au statu quo en cas de non. Cette position a été dénoncée par les partisans du respect de la vie qui connaissent fort bien la charge émotive liée à l'idée d'envoyer en prison une femme qui avorte, idée de moins en moins acceptée d'autant que l'on connaît le niveau des pressions et la situation de fragilité qu'elle peut subir. Plusieurs ont demandé que l'on puisse envvisager une dépénalisation de principe pour les seules femmes ayant avorté, à l'exclusion des médecins passant à l'acte et de ceux qui auraient poussé une femme à avorter. C'est à peu près ce que propose la Loi pour la Vie préparée à l'initiative de Bernard Antony et du Centre Charlier, partant, il est vrai, d'une situation inverse : celle où le droit français actuel affirme prioritairement le droit à l'avortement.
Quoi qu'il en soit, dire non était présenté par les partisans du droit à l'avortement comme un rejet en bloc des femmes, manipulation rendue possible par la manière dont était formulée la question qui faisait accepter en bloc la dépénalisation, l'affirmation du droit absolu à l'avortement pendant les 10 premières semaines de grossesse et l'organisation publique des "IVG" par des établissements de santé légalements habilités.
L'autre manipulation aura consisté en l'insistance par le camp du oui à vouloir mettre un terme au drame des avortements clandestins alors que, par la formulation de la loi déjà en vigueur, les cas de détresse (santé de la mère, y compris psychologique, viols, malformations) étaient déjà dépénalisés. On compte déjà un millier de ces interventions tous les ans, sans d'ailleurs qu'il soit prévu d'apporter une quelqconque aide publique pour éviter le geste de mort dans ces cas.
Si référendum il y a eu, c'est bien pour créer un droit absolu à l'avortement pendant les 10 premières semaines de grossesse. La femme n'a aucune justification à produire et pourra, si la loi passe, prendre sa décision seule et en dernier ressort.
Ce qui, en bon droit et en plein respect de la loi naturelle, n'aurait jamais dû pouvoir être soumis au vote populaire. Car il ne s'agit ni d'une préférence ni d'un choix. Mais d'une réalité qui s'impose à l'homme (et à la femme), non susceptible d'un vote à la majorité plus une voix.
Portugal : encore des réactions.
C'était l'économie affichée de la loi Veil... On sait ce qu'il en est advenu.
Référendum portugais : réactions.
Le bloc de gauche (à gauche de la gauche) assure que la "majorité" des catholiques ont voté oui en pleine responsabilité et liberté de consicence. C'est enfin l'entrée dans le XXIe siècle et dans l'Europe, affirme ce groupe.
Référendum : la réaction du Partido popular
(Sur RTP en direct).
Portugal : le « oui » a gagné.
http://www.referendo.mj.pt/Pais.do
Selon les projections "sortie des urnes", avec le dépouillement des résultats des grandes villes, on pourrait arriver à un rapport qui serait plus près de 60 contre 40 %.
Portugal : 31,31 % de participation à 16 h.
Ce serait un peu plus qu'en 1998 mais pas assez pour rendre le résultat du vote contraignant.
A la même heure en 1998, on enregistrait 31,89 % de votants et l'abstention finale avait atteint 68,11 %.
A plus de 50 % de participation, le résultat aurait lié les pouvoirs publics et l'on ne pourrait (théoriquement bien sûr) convoquer un nouveau référendum.
A moins, en cas de victoire du « oui », le président Cavaco Silva conserverait l'option d'opposer son veto présidentiel à la mesure votée par une minorité de Portugais. En cas de victoire du « non », le gouvernement s'est engagé à respecter ce choix mais la possibilité de convoquer un troisième référendum après quelques années resterait ouverte.
Source : ici.
10 février, 2007
Incitation à la débauche... Gay Pride Amsterdam
Donc, le vendredi 3 août, Amsterdam sera envahi comme tous les ans par la Gay Pride locale, qui comporte un défilé en bateaux sur les canaux, connu pour la tenue débridée des participants.
Le 16 janvier dernier, un jeune « homo » d'un village perdu des Pays-Bas, Danny Hoekzema 14 ans (il a fait son coming-out il y a un an et demi, à 12 ans à peine), lance son site web, avec le concours de l'organisation gay COC-Nederland organisatrice de l'événement. Son idée : faire participer un bateau avec des gays et lesbiennes de 11 à 16 ans, afin que ces mineurs exclus des clubs de rencontres, sites gays et autres rendez-vous puissent montrer qu'ils sont normaux, et trouver des congénères à qui parler. Vingt adolescents et pré-adolescents, pas un de plus, répondent à son appel.
Pourtant cet appel a été complaisamment relayé par la presse écrite et télévisée. Cinq reportages seront diffusés, dont un qui fait l'ouverture du Jeugdjournaal (JT pour les jeunes de 9 à 12 ans) de l'agence d'informations publiques NOS le 25 janvier. Il couvre près de la moitié des 10 minutes de temps d'antenne et s'accompagne de commentaires complices, de quelques mots aigres sur les « quelques » gens qui y trouvent à redire, et d'un appel à se connecter sur le site du JT pour obtenir de plus amples informations.
Il faut savoir qu'aux Pays-Bas de multiples chaînes de diverses colorations se partagent l'antenne au pro rata de leurs abonnés, mais les informations nationales sont assurées par cet organisme public, NOS.
Dans un premier temps le maire d'Amsterdam, Job Cohen, s'oppose au projet ; des questions sont posées au parlement par des élus protestants.
Jeudi dernier, le maire a léve son interdiction, après des pourparlers avec COC, en prenant acte de ce fait si possible encore plus scandaleux que les précédents : plusieurs parents des vingt jeunes se sont manifestés auprès du COC pour dire leur soutien et pour annoncer qu'ils sont prêts à accompagner leurs enfants sur le fameux bateau. Job Cohen donne alors son feu vert...
L'une des raisons pour lesquelles le maire avait refusé dans un premier temps était que l'une des personnalités du comité de soutien de la Gay Pride Amsterdam se trouvait être Gert Hekma, professeur en études « gay et lesbiennes » (sic) à l'Université d'Amsterdam. Celui-ci passe pour un militant de la pédophilie, comme en témoigne une très sérieuse interview publiée par la revue Martijn que la décence la plus élémentaire interdit de citer ici. Mais on y voit que sa réputation n'est pas surfaite. Juste ceci - se réclamant de Sade, Hekma déclare :
Je crois qu'il faut forcer les enfants. Les enfants sont aussi des êtres casse-pieds, qu'il faut à un moment mettre sur le droit chemin. Et cela vaut aussi pour le sexe. Mais on craint cela comme la peste aujourd'hui. Il serait très nécessaire de relire Sade aujourd'hui...
La publicité donnée à ce soutien pour le moins gênant a poussé COC à s'en désolidariser. C'est la deuxième raison pour laquelle Job Cohen, d'abord échaudé, a cru pouvoir autoriser le bateau de Danny Hoekzema.
Il n'y a franchement rien à ajouter...
Bricolage de fête des mères...
Helen Starkey, la directrice, a déclaré avoir pris cette mesure pour faire preuve de « sensibilité » envers ces enfants différents.
Jouer aux boules de neige...
« Ils ont été irréfléchis et désobéissants », a fait savoir le directeur, John Gribble, ajoutant qu'il peut y avoir de la glace dans les boules de neiges et que des enfants auraient pu être blessés.
En clair : l'éducation des enfants ne doit plus comprendre l'apprentissage du risque, du danger, de la hardiesse. Même s'il s'agit seulement de se balancer des boules de neige. Et quitte à imposer des règles qui contredisent le sens commun.
Il faut préciser qu'aucun véritable comportement violent n'était en cause.
Les parents ont commencé par en rire mais ils devront maintenant répondre à une convocation du directeur et certains élèves ne pourront retourner en classe avant le retour des vacances de février.
Jouer à chat...
La directrice s'inquiète en réalité devant les jeux de plus en plus violents de ses élèves et elle a décidé de prendre une mesure générale pour venir à bout des excès de quelques-uns. Elle envisage par la suite de réintroduire progressivement, et sous étroite surveillance, des contacts physiques appropriés entre les enfants. Soucieuse de ne pas discriminer, elle a expliqué qu'il n'était pas question d'empêcher les garçons de se rouer de coups tout en autorisant les petites filles à se promener en se donnant le bras... En effet.
Quoi qu'il en soit les parents ont tendance à trouver la mesure un peu... excessive, puisqu'elle consiste à bannir des jeux auxquels les enfants jouent depuis des siècles. Dans d'autres écoles britanniques, on en est venu à interdire le football et même le jeu de conkers auquel s'adonnent les petits Anglais depuis le XIe siècle.
09 février, 2007
Un premier concours piégé par l’homosexualité
Il s’agit de l’épreuve écrite du 27 janvier, au concours d’admission pour les formations d’« assistant de service social », d’« éducateur spécialisé » et d’« éducateur de jeunes enfants ».
Les organisateurs donnent (en privé) l’assurance qu’il ne sera pas tenu compte, dans la notation, du « positionnement personnel sur cette question de société ». Mais alors, pourquoi avoir posé la question : « A titre personnel, que pensez-vous…? »
La question posée demande une « réflexion argumentée ». Mais la réponse n’est pas libre. Car si les candidats voulaient se prononcer contre l’adoption homosexuelle, ils ne pourraient argumenter décisivement que de deux manières :
— en invoquant l’aversion instinctive, parfaitement naturelle, pour les actes homosexuels, qui pour cette raison ont été pendant des siècles appelés des actes « contre nature » ;
— et (ou bien) en les dénonçant comme gravement immoraux au regard de la loi (morale) naturelle. Dans les deux cas, de telles réponses courraient le risque prochain d’être pénalement condamnées pour délit d’« homophobie ». La preuve en a été spectaculairement donnée par la condamnation en première instance, confirmée en appel, du député Christian Vanneste (cf. Présent des 27 janvier, 1er et 2 février).
Qu’on ne dise pas qu’il s’agit alors d’une application abusivement extensive de la loi. Cette application extensive, bien qu’illégale, est fréquente et devenue comme habituelle dans ce genre d’affaires judiciaires. D’ailleurs pour y veiller et y pousser il y a la Halde, organisme répressif dont le président est fortement suspect d’égalitarisme extrémiste et ravageur.
Les candidats qui connaissent cette situation seront l’exception, car elle est mal connue, voire entièrement ignorée. Et les candidats qui ne la connaissent pas ne se méfieront point et tomberont dans le piège.
C’est comme si, dans l’URSS stalinienne, on avait posé aux examens et concours la question suivante :
— En dehors de l’URSS, tous les pays refusent au maréchal Staline son titre légitime de « coryphée des sciences ». A titre personnel, et par une réflexion argumentée, indiquez ce que vous en pensez…
Une propagande biaisée réclame pour les homosexuels les mêmes droits au mariage que les hétéros. Mais ils les ont. Ils peuvent, s’ils le désirent, se marier. Mais pas entre eux. Les homosexuels eux aussi ont parfaitement le droit d’épouser une personne de sexe opposé. On ne refuse pas l’accès au mariage aux homosexuels. D’ailleurs on en connaît qui sont mariés. Sous l’imposture des « mêmes droits » réclamés, cette revendication subversive aboutirait à faire éclater la nature constitutive du mariage, qui ne serait plus entre un homme et une femme.
Cet article de Jean Madiran a paru dans Présent daté du samedi 10 février 2006 : www.present.fr.
Référendum du 11 février : un cardinal de curie s'exprime
J'espère de tout cœur, comme homme, comme chrétien et comme Portugais, que mes compatriotes refassent lors du prochain référendum ce qui a été fait il y a neuf ans, lorsque le “non” l'avait emporté.
Pourvu que cette fois-ci encore, l'on dise oui à la vie et non à la mort, c'est-à-dire à l'avortement. La vie est le don le plus précieux que nous recevons de Dieu et elle ne peut être supprimée, ni à son début, ni lorsqu'elle arrive à sa fin naturelle.
Personne n'a le droit d'empêcher que la vie surgisse et qu'elle se développe. Faire cela, c'est commettre un homicide. Seul Dieu est le Seigneur de la vie, aucune créature ne peut s'arroger un tel droit.
Ecclesia demande alors si le cardinal estime important que l'Eglise s'exprime à ce sujet, même si elle est pour cela critiquée.
Je pense qu'il est extrêmement important que l'Eglise exprime clairement sa pensée sur le thème de l'avortement, c'est son devoir de le faire. Elle est au service de l'homme et de ses valeurs fondamentales, parmi lesquelles la plus grande est sans aucun doute la vie, dans sa dignité et dans son caractère sacré.
L'Eglise pècherait par omission si elle ne le faisait pas : les fidèles ont le droit d'être éclairés sur une matière qui est d'une importance vitale pour l'homme et pour la société d'aujourd'hui. A ce droit correspond, c'est logique, le devoir des pasteurs d'exposer, sans peur de subir la critique des défenseurs de la libéralisation de l'avortement, la vraie pensée de l'Eglise à ce sujet.
Ecclesia : L'avortement est-il une avancée de civilisation, comme l'affirment les défenseurs de sa libéralisation ?
La suppression de la vie d'être innocents ne pourra jamais être considérée comme une véritable avancée de civilisation. C'est une thèse inadmissible, tant du point de vue chrétien, que du point de vue purement humain.
Il faut éviter toute et n'importe quelle ambiguïté en une matière aussi délicate que celle-ci. Le vrai signe du progrès social et culturel serait l'élaboration et l'application d'une saine politique familiale qui aide à résoudre les nombreux problèmes que beaucoup de familles d'aujourd'hui recontrent dans leur vie de tous les jours.
Ecclesia a demandé enfin si le référendum a été suivi au Vatican.
Evidemment, le référendum qui va avoir lieu au Portugal est l'objet de conversations, ici, entre nous, comme il en va de tout ce qui concerne l'homme et la vie dans n'importe quelle partie du monde. Ainsi, les gens du Vatican ont accompagné ce référendum et nous espérons tous, ici, que gagne encore cette fois le « non » à l'avortement.
08 février, 2007
Référendum au Portugal : le dernier texte du patriarche de Lisbonne
1. Alors que nous sommes consultés sur une question aussi délicate que la légalisation de l’avortement, la réponse est personnelle et libre, et elle engage la conscience de chacun. Plus la question est grave, plus grande est la responsabilité de la conscience. C’est comme s’il dépendait de chacun de nous de permettre ou d’interdire la légalisation de l’avortement. Ce sont des moments où la responsabilité de la conscience est énorme, puisque chacun devient co-responsable de la décision qui va être prise.
Tous paraissent d’accord sur ce point : il s’agit d’une question de conscience, mais dans la manière de l’affirmer, ne transparaît pas toujours le sens de sa dignité. La conscience est le sanctuaire le plus intime de la personne humaine, expression la plus forte de la liberté et de la capacité à donner un sens à sa propre conscience, où se fixe ce qui est bien et ce qui est mal, où l’on adopte le sens radical de la vie, où se font les choix qui guident et qui engagent.
La conscience est la rencontre des plus nobles facultés de l’homme : l’intelligence, la volonté, la liberté. Pour cette raison, elle doit être éclairée par la vérité, soutenue par la capacité de prendre des décisions et de s’exprimer librement. L’exercice de la liberté devrait toujours être un choix de la conscience.
On ne doit pas violer la conscience, faire pression sur elle, l’illusionner avec de fausses vérités, en la faisant dévier de l’essentiel de sa responsabilité. Violer la conscience est la plus grave atteinte à la dignité de la personne humaine.
2. Etant données sa responsabilité et sa dignité, la conscience a besoin d’être éclairée par la vérité. Former sa propre conscience, c’est toujours, mais surtout à propos des questions les plus graves, rechercher la lumière de la vérité. La conscience du chrétien a besoin d’être éclairée, non seulement par la lumière naturelle, mais par la Parole de Dieu et par l’enseignement de l’Eglise, cohérent et unanime, fidèle à une longue tradition. Seule la lumière de la vérité indique avec clarté le chemin à suivre et la décision à prendre.
Dans ce cas concret il est nécessaire d’écouter l’essentiel de ce message : toute vie est un don de Dieu, seul Dieu est le Seigneur de la vie, aucune décision humains contre la vie n’est légitime ni honnête. Ce respect de la vie s’enracine dans le nouveau commandement de l’amour : aimez-vous les uns les autres. C’est seulement dans l’amour fraternel que la conscience atteint la plénitude de sa dignité. Cela est d’ailleurs exprimé dans le cinquième commandent de la Loi de Dieu : « Tu ne tueras pas et tu ne causeras de tort, ni à toi-même, ni à ton prochain. » Personne ne peut faire de mal à son semblable.
Tous ne sont pas capables d’accueillir la Parole de Dieu, qui suppose la foi. Mais dans le cas du respect de la vie, cette Parole est imprimée dans le cœur de chaque homme, c’est une loi naturelle, qui fait partie de façon constitutive de la dignité de l’être humain et qui éclairera la conscience – si celle-ci n’a pas été perturbée par des mensonges ou des demi-vérités.
3. Des situations comme celle-ci, où tout une communauté est convoquée, en même temps, à prendre une décision de conscience de celles qui engagent le plus la liberté humaine, ne sont pas fréquentes ; je pense même qu’elles doivent être exceptionnelles pour ne pas devenir illégitimes. Demander aux Portugais que, tous en même temps, ils prennent une décision d’une telle gravité, c’est bien plus que l’exercice courant de la démocratie qui est elle-même, en tant que système politique, orientée sur la gestion de la « chose publique ». On ne peut pas demander, de façon répétée, aux Portugais d’accepter la légalisation de l’avortement, au gré des rythmes politiques.
4. En ce temps pour s’éclairer, tous doivent se mettre en face de la vérité à propos de la vie dès son commencement. Ecoutez, avant tout, la voix intime de votre cœur, tant de fois étouffée par les sentiments et par le bruit fait autour de cette question. Ecoutez le témoignage de la science, des médecins et des psychologues qui sont venus proclamer devant nous la beauté de la vie, depuis son commencement, et des traumatismes humains subis par les femmes qui avortent. Ecoutez le témoignage ému de femmes qui ont avorté, et la joie manifestée par celles qui ont vaincu cette tentation et ressentent aujourd’hui la joie de l’enfant qu’elles ont laissé naître. Ecoutons, par dessus tout, la Parole de Dieu et la voix de l’Eglise, qui affirme sa doctrine non par esprit de contradiction, mais dans la fidélité à la vérité fondamentale sur la vie et sur l’homme. La défense de cette vérité, l’Eglise la prend par fidélité, et tant de fois en partageant la douleur de qui souffre de ce drame, et qu’elle touche au vif dans le secret de son ministère.
Dans cette ouverture à la vérité qui éclaire notre conscience, nous devons nous défendre devant quelques obstacles : la pression exercée sur nous par des visions idéologico-partisanes et des mouvements d’opinion. Mais nous devons surtout nous défendre devant les demi-vérités et, surtout, les contre-vérités qui peuvent surgir dans le feu de la campagne en faveur de l’option qu’on a prise. Avant la responsabilité du vote, chacun de nous, en ce moment, a la responsabilité de rechercher la vérité, puisqu’elle seule nous éclairera. Ce la se fait en écoutant les autres, en éclairant les doutes, en confrontant les perspectives.
5. Au jour du 11 février, dans la solitude du vote, chacun de nous sera tout seul avec sa conscience, devenu co-responsable d’une décision grave pour la vie des personnes et pour la société dans sa totalité. Le moment du vote n’est pas comparable à celui où la femme, toute seule aussi, doit prendre la décision d’avorter ou non. Alors la décision est prise au milieu d’un drame, là elle dit son respect à l’égard d’une vie concrète, qu’elle porte dans son sein, et là elle joue sa dignité et son avenir. Mais notre décision comporte aussi la gravité de décider du destin de beaucoup d’êtres humains, et de la grandeur et de la dignité de la société que nous formons. Transformer la possibilité de l’avortement en un droit acquis, comporte des conséquences de civilisation.
06 février, 2007
Une bonne déclaration interreligieuse
Dans une déclaration commune [courageuse par les temps qui courent, NDLR], les responsables chrétiens, juif et musulmans de la région lyonnaise attirent l’attention sur l’institution du mariage comme repère fondateur de l’humanité.
Voir le site du diocèse de Lyon. (via Le Salon beige).
Portugal : plaintes contre la campagne du « non »
« C'est très grave. Il s'agit d'une immixtion dans la campagne. Les prêtres sont interdits par la loi d'intervenir dans la campagne et nous voyons ici tout un tas de cas avec des éléments qui violent la loi, ce qui indique aussi quelque désespoir du côté de la campagne du non », a déclaré le député mandaté par le « mouvement pour le oui », la communiste Odete Santos.
« La loi du référendum dispose que les ministres du culte ne peuvent influencer le vote en aucun sens », a renchéri une autre représentante du « oui », Lucia Gomes.
Une autre plainte visait l'école Eça de Queiroz, de Lisbonne, qui organise un voyage scolaire dans le cadre de son cours de religion et de morale avec des élèves en âge de voter du 9 au 12 février.
On ne s'étonnera pas d'apprendre que la communiste Odete Santos ait affirmé à cette occasion que les arguments de la campagne du non, comme la discussion sur le commencement de la vie ou la proposition de suspendre les jugements « servent à embrouiller » les électeurs.
Effectivement : si le oui l'emporte dimanche, la mise à mort du fœtus sera autorisée sans condition jusqu'à dix semaines de grossesse, et passible des tribunaux à dix semaines et un jour. C'est clair, non ?
Source : ici.
Panama : pas de libéralisation de l'avortement
Cette information a été donnée à la presse alors que l'Assemblée nationale du Panama discute en session extraordinaire une importante série de réformes du Code pénal, parmi lesquelles celle concernant des exceptions et des réductions de peine pour l'avortement avaient suscité les plus âpres débats. La décision de retrait, a précisé Wigberto Quintero (opposition ; mouvement libéral républicain nationaliste) a fait suite a des rencontres avec des représentants de l'Eglise notamment.
Ces rencontres avaient reçu le renfort d'une manifestation devant le Parlement à l'appel de l'Eglise et de membres de l'Alliance panaméenne pour la vie, qui réclamait l'abandon de toute exception autorisant la pratique de l'avortement au Panama, aussi bien dans le Code pénal en vigueur que dans les réformes envisagées.
Le Panama avait pourtant reçu, quelques jours auparavant, un « éclairage » sous forme de pression de la part d'un conseiller argentin du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), Luis Shishola, assurant que « les valeurs sociales changent avec le temps » et qu'« il n'y a pas de valeurs permanentes ». Pour l'Alliance, une telle prise de position cherche à « proposer comme bonnes des conduites contraires à la morale et aux bonne mœurs et à la valeur de la famille ».
A l'heure actuelle, la loi du Panama punit l'avortement chirurgical de peines allant d'un à dix ans de réclusion, qui ne sont pas appliquées en cas de viol ou de risque pour la survie de la mère ou du fœtus.
Source : ici.
Portugal : des eurodéputés pour le « non »
Faisant part de leur « préoccupation », les signataires affirment que « l'on discute aujourd'hui dans la plupart des Etats européens de limites à mettre à la pratique de l'avortement et non de sa libéralisation que nous jugeons anachronique et obscurantiste ».
L'eurodéputé espagnol du Partido Popular, Eugenio Nassarre Goicoechea, a précisé, lors de la conférence de presse organisée à Lisbonne pour présenter cette initiative, que la loi espagnole actuelle, bien que très similaire à celle qui est en vigueur aujourd'hui au Portugal, prévoit comme celle-ci une exception qui tient compte de la santé psychique de la mère pour autoriser des avortements :
« L'expérience espagnole est très négative parce qu'il se produit actuellement une légalisation de fait et une augmentation du commerce des avortements. » Il a ajouté qu'à son sens une libéralisation de l'avortement au niveau européen serait une « catastrophe ».
Nous attendons désormais de disposer de la liste complète des signataires.
Source : ici.
04 février, 2007
Asile politique pour un homosexuel mexicain
Son avocat avait plaidé qu' « il n'y a pas de raison de cacher son homosexualité pour éviter la persécution ».
Comme les chrétiens qui acceptaient le martyre plutôt que de dissimuler ou de renier leur foi ?
Source : ici.
La barbarie eugéniste
Pas de peine ? Pas de crime
« La dépénalisation de l'avortement mène nécessairement à une décriminalisation, puisqu'on ne peut concevoir qu'un acte soit criminel et ne soit pas pénalisé », a-t-il déclaré lors d'une interview qui sera diffusée ce soir par la télévision locale. Le prélat a également affirmé que, si pénalisation il y a, la femme ne devrait pas être la seule concernée, mais encore son compagnon et le professionnel de santé qui seraient parties à l'acte.
Il s'agit du même évêque qui s'était prononcé pour la dépénalisation au bénéfice de la femme (ici), position qu'il a réitirée. Il a précisé encore sa pensée, en indiquant que s'il s'agissait de l'instituer en cas de viol, de risque pour la santé de la mère ou de malformation du foetus (c'est le cadre de la loi actuelle au Portugal) il voterait « oui ». Mais il a aussitôt ajouté, tout en admettant qu'il comprenait la femme violée qui ne voudrait pas de son enfant, que le conflit de valeurs ne se trouve alors point entre la mère et le viol, mais entre la femme violée et la vie suscitée par cet acte.
« Pour autant, l'avortement n'est pas une solution et je pense qu'il faut oeuvrer pour que la grossesse se poursuive, la société, à travers l'Etat, devant alors prendre la responsabilité pour l'enfant et créer des conditions favorables à son éducation et à son développement, tout en assurant l'accompagnement de la femme. »
Et de préciser : « Cette question des dix semaines est une tromperie parce que l'avortement correspond toujours à une mort violente, quelle que soit la semaine de gestation. »
Déclarations intéressantes de la part d'un éveque dont le langage n'est pas d'un évident traditionalisme sur d'autres questions.
Source : ici.
Portugal : le “non” gagne du terrain
Malgré des moyens beaucoup moins importants et l'absence de soutien des grands partis politiques portugais, la campagne pour le « non » a su non seulement convaincre le plus grand nombre d'indécis (passés de plus de 14 % à 5 %), dont le nombre baisse mais encore des électeurs qui pensaient voter « oui » dans un premier temps (en décembre, le « oui » semblait inéluctable, avec 64,1 % d'intentions de vote.
En revanche l'abstention gagne elle aussi du terrain et atteindrait 47,7 %.
Le sondage est bien sûr entâché d'une marge d'érreur incroyablement évaluée à 0,02 points.
Rappelons que les sondages, s'ils peuvent donner l'idée d'une tendance, ne donnent en aucun cas une vision exacte de la réalité du vote au jour J.
La culture contraceptive et abortive des jeunes
(Lire la suite sur www.lesalonbeige.com.)
Benoît XVI marque la Journée italienne pour la vie
Aujourd'hui l'Italie célèbre la Journée pour la vie, à laquelle la Conférence épiscopale a donné pour thème « Aimer et désirer la vie ». Je salue cordialement touos ceux qui se sont rassemblés en la Place Saint-Pierre pour témoigner de leur engagement à protéger la vie depuis sa conception jusqu'à sa fin naturelle. Je m'unis aux évêques italiens pour lancer une nouvelle fois l'appel de mes vénérés prédécesseurs à tous les hommes et femmes de bonne volonté; afin qu'ils se montrent accueillants vis-à-vis du grand et mystérieux don de la vie. La vie, qui est oeuvre de Dieu , n'est refusée à personne, pas même à l'enfant à naître le plus petit et le plus dépourvu de défense, d'autant moins quand il présente de graves handicaps. En même temps, faisant écho aux pasteurs de l'Eglise en Italie, j'invite à ne pas tomber dans l'erreur de penser que l'on peut disposer de la vie jusqu'à en « légitiler l'interruption par l'euthanasie, même en dissimulant celle-ci sous un voile d'humaine pitié » [Message de la Conférence épiscopale italienne pour la Journée pour la vie].
Dans le Diocèse de Rome commence aujourd'hui la « Semaine de la vie et de la famille », occasion importante pour prier et réfléchir à propos de la famille, qui est le « berceau » de la vie et de toute vication. Nous savons bien comment la famille fondée sur le mariage constitue le milieu naturel pour la naissance et l'éducation des enfants, et donc celui qui assure l'avenir de l'humanité tout entière. Mais nous savons aussi comment elle est marquée par une crise profonde et qu'elle doit affronter aujourd'hui de multiples défis. Il faut donc la défendre, l'aider, la protéger et affirmer sa valeur dans son caractère absolument unique. Si cet engagement revient en premier lieu aux époux, c'est aussi le devoir prioritaire de l'Eglise et de toutes les institutions publiques de soutenir la famille à travers des initiatives pastorales et politiques, qui tiennent compte des véritables besoins des conjoints, des anciens et des nouvelles générations. Un climat familial serein, illuminé par la foi et la sainte crainte de Dieu, favorise en outre l'éclosion et la floraison des vocations au service de l'Evangile. Je me réfère, en particulier, outre à ceux qui sont appelés à suivre le Christ dans la voie du sacerdoce, à tous les religieux, les religieuses, les personnes consacrées, auxquels nous avons pensé vendredi dernier, lors de la « Journée mondiale de la vie consacrée ».
Chers frères et soeurs, prions pour qu'à travers un effort constant en faveur de la vie et de l'institution familiale, nos communautés soient des lieux de communion et d'espérance où se renouvelle, malgré tant de difficultés à traverser, le grand « oui » à l'amour authentique et à la réalité de l'homme et de la famille selon le projet originel de Dieu. Demandons au Seigneur, par l'intercession de la Très sainte Vierge Marie, que grandisse le respect pour le caractère sacré de la vie, que l'on prenne toujours davantage conscience des véritables exigences de la famille, et qu'augmente le nombre de ceux qui contribuent à réaliser dans le monde la civilisation de l'amour.
Source : ici.
03 février, 2007
Suisse : suicide assisté pour les malades mentaux
La Cour tire argument de l'article 8.1 de la Convention européenne des droits de l'homme pour affirmer que toute personne capable de « former sa volonté librement et agir en conséquence a le droit de décider de la manière et du moment de mettre fin à sa propre vie ».
La Cour a certes demandé que sa décision soit appliquée de la façon la plus restrictive possible, soulignant que l'expression d'un désir de mort peut n'être qu'un symptôme de la maladie dont souffre l'intéressé et qu'il faudrait d'abord chercher à soigner.
Mais le principe demeure acquis, et signera peut-être l'arrêt de mort des plus faibles ou des plus stupides, car il repose sur une conception radicale de l'autonomie de la personne. La décision ouvre la porte à une explosion du nombre de cas où le suicide assisté sera considéré comme licite puisqu'il suffira que le candidat à la mort puisse former sa décision librement.
Source : ici.
La décision in extenso est en lien en première page des actualités du site de Dignitas
Pilule du lendemain pour les mineures chiliennes
Le décret oblige tous ceux qui participent au système national des services de santé.
Un dernier communiqué de l'Eglise catholique avait souligné, peu de temps avant la signature du décret, que « la délivrance de ce produit pharmaceutique n'est pas la solution que mérite ce pays, puisqu'elle met en péril des vies humaines conçues et totalement sans défense ».
Le projet avait été contré une première fois l'an dernier par les tribunaux au motif que l'avortement demeure illégal au Chili, mais le Tribunal constitutionnel a décidé que la mesure pouvait être prise si elle émanait directement de la présidence.
Ainsi Michelle Bachelet montre-t-elle sa profonde parenté... politique, dirons-nous, avec Ségolène Royal, qui porte la responsabilité d'avoir organisé la distribution anonyme de la pilule du lendemain aux mineures dans les lycées et collèges de France.
Source : ici.
Référendum portugais : Ponce Pilate...

Son discours de clôture était à ce propos on ne peut plus explicite : la définition du commencement de la vie, déclara-t-il, dépend de la « conviction personnelle » de chaque médecin.
Un tour de passe-passe diplomatique peut-être, mais il a complètement vidé de son sens l'objectif de la conférence et l'objectivité de la question qui sera posée aux Portugais le 11 février prochain. Parler à propos du débat comme d'une « grande leçon d'éthique », comme le fit le bâtonnier, paraît dès lors trompeur.
Il y eut donc des médecins pour affirmer que la vie commence « dès la fusion des chromosomes de l'ovule de la mère et du spermatozoïde du père », d'autres affichèrent leurs doutes.
Les journalistes Portugais, qui ne sont semble-t-il pas encore été habitués aux arguties des bioéthiciens, racontent qu'il y eut « jusqu'à un psychologue, Francisco Vilhena », pour dire que « la vie commence avec le désir d'être père et d'être mère », et que « la vie se trouve dans nos coeurs ». Cette position perçue comme extrémiste à Lisbonne est celle qui gouverne aujourd'hui les lois bioéthiques françaises, en autorisant la recherche sur l'embryon qui ne fait plus l'objet d'un projet parental. Elle est monnaie courante chez les spécialistes de la bioéthique qui ont l'oreille de toutes les méga-compagnies mondiales.
On peut se consoler avec la prise de position finale d'Antonio Sarmento, président de l'Association des médecins catholiques, qui crut distinguer au cours de ces deux jours une position « plus ou moins consensuelle » pour dire que la vie est un « continuum », et qui tint à rappeler les risques encourus par la femme qui avorte pour sa santé psychologique.
Mais Rosalvo Almeida, médecin neuro-physicien, eut autant de temps que lui pour conclure que les grossesses non désirées et indésirables peuvent être « évitées » tant qu'un « petit groupe de cellules vivantes ne constituent pas encore un être humain ».
Rappel : à 8 semaines (deux semaines avant la date limite où l'on veut donner aux Portugaises le droit absolu d'avorter), tout enfant à naître ressemble à celui qui illustre ce message...
02 février, 2007
Prières publiques au Portugal
Visuellement les plus importantes, ce sont les annonces de prières organisées régulièrement : une veillée d'oraison avec chapelet et messe le 9 février dans l'immense église manuéline des Jéronimos, près de l'embouchure du Tage, un chapelet hebdomaire pour la vie sur la grande place du Commerce tous les dimanches de janvier et de février à 11 h, et un appel pour que chacun à sa place participe à des prières de réparation et de supplication, sous le signe de Fatima.
Cet appel mérite bien un coup d'oeil (cliquer sur Oraçao pela vida sur la page d'accueil pour une présentation powerpoint). Chacun y est invité à prier spécialement en un jour donné de la semaine en réparation des péchés contre l'innocence, la pureté, la chasteté, les prêtres sont invités à célébrer une messe hebdomadaire en réparation de leurs infidélités, le dimanche étant réservé à la prière pour la vie. On pourra ne pas apprécier le style des illustrations... mais imagine-t-on une telle initiative promue sur le site des évêques de France ?
Espagne : l'échec de la légalisation
Cármen Ocaña a expliqué que loin d'apporter des solutions, la légalisation de l'avortement avait créé davantage de problèmes. Ce fut une simple solution économique du point de vue du gouvernement, qui s'abstint d'informer la population sur les conséquences physiques et psychologies d'une « IVG », et omit tout autant d'apporter un éclairage sur l'alternative à l'avortement.
« Pour le gouvernement, il revient moins cher d'éliminer une personne que de l'élever et de l'éduquer », accusa-t-elle, ajoutant que l'Etat dépense davantage pour sauver le lynx ibérique pour aider les mères qui risquent d'avorter.
Cármen Ocaña devait tirer des exemples de son expérience clinique pour confirmer l'existence d'un syndrome post-abortif. « Troubles émotionnels et affectifs, anxiété, sentiment de culpabilité, de pressions, effets psychosomatiques (chute des cheveux), insomnies, prédisposition à la prise de drogues et d'alcool, tendances suicidaires ou inquiétude par rapport aux grossesses futures » sont quelques-uns des symptômes constatés chez les femmes. Chez les hommes, elle a constaté tristesse généralisée, troubles du sommeil, manque de respect pour les femmes et dysfonctionnements sexuels.
Le Portugal se prépare de « gros problèmes à l'avenir » s'il légalise l'avortement, a-t-elle conclu.
Propagande - ou vérité ?
« L'utilisation d'enfants comme vecteur de propagande de n'importe quel type ne nous paraît pas légitime », a déclaré la directrice Maria de Fatima Lopes, ajoutant que son centre se gardait, pour des raisons « déontologiques », de prendre position par rapport au référendum.
Belle déontologie, qui veut masquer la vérité, qui méconnaît la réalité de l'existence des enfants avant leur naissance, et qui exige un silence poli devant la menace d'un nouveau massacre des innocents ?
Source : ici.
Référendum portugais : délit de contrainte ?
On cite ainsi le cas du curé de Castelo de Vide, Tarcisio Fernandes Alves, qui le 17 janvier avait rappelé en chaire que les chrétiens votant « oui » encourraient « l'excommunication automatique », en citant explicitement le canon 1398 du Code de droit canonique.
Une ancienne directrice de la Commission nationale des élections a aussitôt déclaré, à l’antenne de Radio Clube, que la menace d'excommunication lancée par les prêtres catholiques constitue un délit de contrainte punissable de deux ans de prison.
Source : ici.
Neuvaine pour la vie en vue du référendum portugais
Le premier rendez-vous aura lieu (à l'occasion du désormais traditionnel rosaire pour la vie des premiers samedis du mois) dans la plupart des cathédrales de France le samedi 3 février à 17 h.
Tous renseignements et horaires particuliers ici.
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