L’avortement tue aussi la mère parfois : c'est même l’un des arguments du lobby de la légalisation qui invoque les statistiques des décès et complications liés aux avortements clandestins pour donner mauvaise conscience aux pro-vie.
Cela n’empêche pas le même lobby de faire de la publicité pour des méthodes d'auto-avortement très dangereuses. Ce fut le cas au Portugal, où Rebecca Gomperts, invitée à une émission de télévision alors que son bateau-avortoir, « Women on Waves », mouillait en 2004 dans les eaux internationales au large de Lisbonne, interdit d'entré dans les eaux territoriales. Elle conseillait alors aux femmes portugaises qui n'ont pas accès à l'avortement d'avaler du misoprostol, molécule assocée à la mifégyne (RU-486) pour faire aboutir un avortement chimique. Cet anti-ulcéreux est vendu en pharmacie sur ordonnance.
Depuis il y a eu des accidents au Portugal : alors que le référendum sur la légalisation de l'avortement approche le Pr Luis Graça, président du collège des gynécologues-obstétriciens de l'Ordre des médecins a rappelé qu'une jeune Portugaise de 14 ans est morte récemment pour avoir avalé une dose massive de Cytotec en vue de se débarrasser de l'enfant qu'elle portait.
Les effets secondaires de ce médicament sont des vomissements, la diarrhée aiguë et la rupture de l’utérus, et il ne doit pas être pris sans prescription médicale...
Le lobby de l'avortement cherche-t-il vraiment le bien des femmes en faisant des recommandations aussi irresponsables ?
Source : ici.
29 décembre, 2006
Décrets bioéthiques
Deux ans après le vote des lois bioéthiques qui autorisaient le principe de la recherche sur des embryons humains obtenus in vitro, un décret d’application de ces textes vient de paraître au Journal officiel pour traduire en acte le nouveau « droit » de sélectionner des « bébés-médicaments ». « La démarche clinique », se félicite Hervé Chabaud, dans L’Union, est « strictement encadrée » : et donc, « la polémique est inutile », l’idée de fabriquer un enfant capable de soigner son frère ou sa soeur gravement malade « répond à une éthique de la responsabilité et de l’amour validée par la loi ». Circulez, il n’y a rien à voir. Un décret sacro-saint a nommé le mal bien, l’homme a affirmé sa toute-puissance tout en se parant des atours de la vertu et de la compassion. C’est le cadeau de Noël offert samedi dernier par le gouvernement Villepin… à qui ?
Eh bien non, cela n’est pas supportable. Une première forme de diagnostic préimplantatoire (DPI) légalisée en 1994 sous la pression du Téléthon, avec son décret d’application pris quatre ans plus tard, a autorisé le tri embryonnaire (après une stimulation ovarienne et la « fabrication » d’embryons multiples) pour mettre au rebut les porteurs de tares génétiques et ne réimplanter qu’un enfant sain. C’est cet eugénisme d’autant plus contestable qu’il est « strictement encadré », comme dirait Chabaud, et donc organisé et justifié par la loi, qui dérivera désormais vers une sélection encore plus féroce des enfants à naître. D’après les chiffres officiels, trois centres de DPI sont actuellement agréés en France, où l’on assure 150 DPI par an (sur combien de séries d’embryons ?) « pour 30 naissances », souligne l’Agence française de biomédecine. Et combien de morts ?
Ce DPI pourra désormais se doubler d’une deuxième procédure, d’un deuxième test à franchir pour ne pas finir à la poubelle : l’embryon devra être non seulement sain, mais « compatible » avec le frère ou la soeur gravement malade, qu’une fois né, il servira à soigner soit par le sang placentaire au moment de l’accouchement, soit par un don de moëlle osseuse ou au prélèvement de cellules souches sanguines. Il sera utilisé, qu’il le veuille ou non – et personne ne crie à l’exploitation…
Pour mieux faire avaler la pilule, le Pr René Frydman (« père » d’Amandine, premier bébé-éprouvette) a suggéré de ne plus parler de « bébé-médicament » mais de « bébé- docteur » : comme si le tout-petit rescapé de la sélection y était pour quelque chose. Plus perfide encore, le gouvernement avait choisi d’anesthésier les consciences en parlant de « bébés du double espoir », précisément en raison de la double barrière à franchir pour échapper à l’absence totale d’espoir de vie pour les non-conformes.
Un autre décret paru le 23 décembre dernier et porté à une plus large connaissance du public en la fête des Saints Innocents précise les conditions du don de gamètes, de la conservation des embryons et de leur utilisation dans le cadre d’expériences destructrices en cas de défaut de « projet parental ». Généthique.org précise que les textes placent sous le contrôle de l'Agence de la biomédecine, et non plus d'une commission sous tutelle du ministère de la Santé, les pratiques du diagnostic prénatal, de l'assistance médicale à la procréation (AMP) et du don de cellules sexuelles. Il revient également à l'Agence de la biomédecine de veiller aux « déplacements transfrontaliers d'embryons humains conçus in vitro et conservés par congélation ». A ce propos, Généthique rappelle que le conseil d'orientation de l'Agence de la biomédecine est présidé par Alain Cordier, ancien président du directoire de Bayard Presse… l’ex « Bonne Presse ».
Dans l’indifférence quasi générale, la France s’enfonce dans le Meilleur des Mondes.
Source : Présent.
Eh bien non, cela n’est pas supportable. Une première forme de diagnostic préimplantatoire (DPI) légalisée en 1994 sous la pression du Téléthon, avec son décret d’application pris quatre ans plus tard, a autorisé le tri embryonnaire (après une stimulation ovarienne et la « fabrication » d’embryons multiples) pour mettre au rebut les porteurs de tares génétiques et ne réimplanter qu’un enfant sain. C’est cet eugénisme d’autant plus contestable qu’il est « strictement encadré », comme dirait Chabaud, et donc organisé et justifié par la loi, qui dérivera désormais vers une sélection encore plus féroce des enfants à naître. D’après les chiffres officiels, trois centres de DPI sont actuellement agréés en France, où l’on assure 150 DPI par an (sur combien de séries d’embryons ?) « pour 30 naissances », souligne l’Agence française de biomédecine. Et combien de morts ?
Ce DPI pourra désormais se doubler d’une deuxième procédure, d’un deuxième test à franchir pour ne pas finir à la poubelle : l’embryon devra être non seulement sain, mais « compatible » avec le frère ou la soeur gravement malade, qu’une fois né, il servira à soigner soit par le sang placentaire au moment de l’accouchement, soit par un don de moëlle osseuse ou au prélèvement de cellules souches sanguines. Il sera utilisé, qu’il le veuille ou non – et personne ne crie à l’exploitation…
Pour mieux faire avaler la pilule, le Pr René Frydman (« père » d’Amandine, premier bébé-éprouvette) a suggéré de ne plus parler de « bébé-médicament » mais de « bébé- docteur » : comme si le tout-petit rescapé de la sélection y était pour quelque chose. Plus perfide encore, le gouvernement avait choisi d’anesthésier les consciences en parlant de « bébés du double espoir », précisément en raison de la double barrière à franchir pour échapper à l’absence totale d’espoir de vie pour les non-conformes.
Un autre décret paru le 23 décembre dernier et porté à une plus large connaissance du public en la fête des Saints Innocents précise les conditions du don de gamètes, de la conservation des embryons et de leur utilisation dans le cadre d’expériences destructrices en cas de défaut de « projet parental ». Généthique.org précise que les textes placent sous le contrôle de l'Agence de la biomédecine, et non plus d'une commission sous tutelle du ministère de la Santé, les pratiques du diagnostic prénatal, de l'assistance médicale à la procréation (AMP) et du don de cellules sexuelles. Il revient également à l'Agence de la biomédecine de veiller aux « déplacements transfrontaliers d'embryons humains conçus in vitro et conservés par congélation ». A ce propos, Généthique rappelle que le conseil d'orientation de l'Agence de la biomédecine est présidé par Alain Cordier, ancien président du directoire de Bayard Presse… l’ex « Bonne Presse ».
Dans l’indifférence quasi générale, la France s’enfonce dans le Meilleur des Mondes.
Source : Présent.
27 décembre, 2006
Pas de baiser pour l'enfant Jésus...
Le curé de la paroisse portugaise de Arouca et Santa Eulalia - un jeune prêtre - a étonné ses ouailles venues pour la messe de la Nativité : contrairement à l’habitude, il ne leur a pas tendu l’image du petit Jésus de la crèche à la fin de la célébration afin que tous puissent l'embrasser. Il s’en est expliqué en arguant de la proximité du référendum sur l'avortement qui se déroulera le 11 février prochain : le père Joao Pedro Bizarro a voulu qu’ils réfléchissent aussi bien aux nombreuses mères qui ne n’embrassent pas le petit enfant qu’elles ont porté dans leur sein, pour cause d’arrêt de la grossesse par l’avortement, et aux tout-petits eux-mêmes qui ne seront jamais embrassés, pour avoir été « assassinés » avant leur naissance.
Le prêtre n’a pas voulu invoquer des arguments reposant sur des présupposés religieux, philosophiques ou scientifiques, mais faire appel à la conscience de ceux qui vont voter dans moins d'un mois et demi. Il a voulu montrer que l'affaire n'est pas excusivement religieuse ou simplement politique, mais profondément humaine, touchant à l’intime conscience des personnes.
Source : ici.
Au fond, il a voulu secouer ses paroissiens alors que tant de journaux et de moyens de communication portugais prennent le parti de la culture de mort.
Le prêtre n’a pas voulu invoquer des arguments reposant sur des présupposés religieux, philosophiques ou scientifiques, mais faire appel à la conscience de ceux qui vont voter dans moins d'un mois et demi. Il a voulu montrer que l'affaire n'est pas excusivement religieuse ou simplement politique, mais profondément humaine, touchant à l’intime conscience des personnes.
Source : ici.
Au fond, il a voulu secouer ses paroissiens alors que tant de journaux et de moyens de communication portugais prennent le parti de la culture de mort.
22 décembre, 2006
Le premier devoir de l'Etat
Et au Portugal, où l’on votera le 11 février à l’appel des socialistes pour faire de l’avortement un droit, l’évêque de Funchal, Don Teodorio de Fario rappelait mardi : « Notre temps est moralement un temps de décadence, une grande décadence. De façon particulière, les pays riches, les pays qu’on appelle développés, les pays qu’on appelle démocratiques, veulent avoir le pouvoir sur la terre et dans le ciel. Et le Ciel ? Ils l’ont fermé. Ils veulent vivre comme si Dieu n’existait pas. (…) Le premier devoir de l’Etat est de protéger la vie, la vie des citoyens, parce que le premier droit fondamental est celui de vivre. Et l’Etat qui ne protège pas la vie de ses citoyens cesse d’être un Etat – parce que tous les autres droits viennent après celui-là. »
Source : www.present.fr.
Source : www.present.fr.
21 décembre, 2006
Portugal : les hôpitaux catholiques résistent à l'avortement
Même si l'avortement devait devenir légal au Portugal après un « oui » au référendum du 11 février, les hôpitaux des Miséricordes, établissements catholiques qui « doivent obéissance aux titulaire du diocèse où ils sont situés » refuseront d'en pratiquer. La décision de dire « rondement non à l'avortement a été prise et elle vaut pour l'avenir », a déclaré une source de la Conférence épiscopale portugaise.
On s'attend à ce que les évêques fassent à ce propos des déclarations de rappel dans chaque diocèse, quelle que soit la confiance dont ils gratifient les responsables de ces établissements. Le directeur de la Santa Casa de Misericordia de Vila Verde a précisé qu'il n'avait nullement besoin de ce rappel, pas plus que les 18 autres « Miséricordes » disposant d'un service de chirurgie, tout en expliquant qu'il est normal que les évêques peuvent, « de manière formelle ou informelle, rappeler que les Misericordias ont des valeurs fondamentales dont elles ne peuvent s'écarter fût-ce d'un millimètre ».
Source : ici.
On s'attend à ce que les évêques fassent à ce propos des déclarations de rappel dans chaque diocèse, quelle que soit la confiance dont ils gratifient les responsables de ces établissements. Le directeur de la Santa Casa de Misericordia de Vila Verde a précisé qu'il n'avait nullement besoin de ce rappel, pas plus que les 18 autres « Miséricordes » disposant d'un service de chirurgie, tout en expliquant qu'il est normal que les évêques peuvent, « de manière formelle ou informelle, rappeler que les Misericordias ont des valeurs fondamentales dont elles ne peuvent s'écarter fût-ce d'un millimètre ».
Source : ici.
ONU : le Vatican ne signe pas la convention sur les handicapés
Le représentant du Vatican à l'ONU a refusé de signer la Convention sur les droits des personnes handicapées en expliquant qu'il ne pouvait apporter le soutien du Saint-Siège à un texte qui, pour la première fois, officialise les termes de « santé reproductive », que le Vatican combat pied à pied dans toutes les négociations internationales de textes concernant les droits des personnes.
C'est l'article 25 cité plus bas qui exige la protection de la « santé sexuelle et génésique » des personnes handicapées (sexual and reproductive health en anglais), des termes que le lobby de la culture de mort cherche à imposer de façon récurrente dans les instruments internationaux parce qu'elle les fait recouvrir le droit au libre accès à la contraception et à l'avortement.
Certes, une quinzaine d'Etats ayant voté la Convention ont formulé des réserves explicites, précisant qu'un aucun cas les termes employés ne devaient être entendus comme recouvrant le droit à l'avortement légal, ce qui complique un peu la tâche de ceux qui les utilisent précisément à cette fin. Il s'agit, outre le Vatican et les Iles Marshall, des Etats-Unis, du Canada, du Pérou, du Honduras, de l'Ouganda, de l'Egypte, de l'Iran, du Nicaragua, de la Libye, du Costa Rica, des Philippines, de la Syrie et d'El Salvador.
Mgr Celestino Migliore, représentant du Saint-Siège, ne s'est pourtant pas contenté de cette restriction explicite, commentant :
« Nous nous sommes opposés à l'inclusion d'une telle phrase dans cet article parce que dans certains pays, les services de santé génésique comprennent l'avortement, niant ainsi le droit inhérent à la vie de chaque être humain affirmé dans l'article 10 de la Convention. (...) Il est assurément tragique que, là où un défaut du foetus est une condition ouvrant droit à la proposition ou à la pratique de l'avortement, c'est précisément la Convention qui a été élaborée pour protéger les personnes handicapées face à toute discrimination par rapport à leurs droits, puisse être utilisée pour dénier le très fondamental droit de vivre de personnes à naître handicapées. »
En d'autres termes, le Saint-Siège ne signera que lorsque le droit de vivre des handicapés affirmés dans l'article 10 sera respecté par toutes les parties.
Source : ici.
C'est l'article 25 cité plus bas qui exige la protection de la « santé sexuelle et génésique » des personnes handicapées (sexual and reproductive health en anglais), des termes que le lobby de la culture de mort cherche à imposer de façon récurrente dans les instruments internationaux parce qu'elle les fait recouvrir le droit au libre accès à la contraception et à l'avortement.
Certes, une quinzaine d'Etats ayant voté la Convention ont formulé des réserves explicites, précisant qu'un aucun cas les termes employés ne devaient être entendus comme recouvrant le droit à l'avortement légal, ce qui complique un peu la tâche de ceux qui les utilisent précisément à cette fin. Il s'agit, outre le Vatican et les Iles Marshall, des Etats-Unis, du Canada, du Pérou, du Honduras, de l'Ouganda, de l'Egypte, de l'Iran, du Nicaragua, de la Libye, du Costa Rica, des Philippines, de la Syrie et d'El Salvador.
Mgr Celestino Migliore, représentant du Saint-Siège, ne s'est pourtant pas contenté de cette restriction explicite, commentant :
« Nous nous sommes opposés à l'inclusion d'une telle phrase dans cet article parce que dans certains pays, les services de santé génésique comprennent l'avortement, niant ainsi le droit inhérent à la vie de chaque être humain affirmé dans l'article 10 de la Convention. (...) Il est assurément tragique que, là où un défaut du foetus est une condition ouvrant droit à la proposition ou à la pratique de l'avortement, c'est précisément la Convention qui a été élaborée pour protéger les personnes handicapées face à toute discrimination par rapport à leurs droits, puisse être utilisée pour dénier le très fondamental droit de vivre de personnes à naître handicapées. »
En d'autres termes, le Saint-Siège ne signera que lorsque le droit de vivre des handicapés affirmés dans l'article 10 sera respecté par toutes les parties.
Source : ici.
L'ONU contre l'euthanasie par omission...
La nouvelle Convention sur les droits des personnes handicapées signée dans le cadre de l'ONU la semaine dernière est critiquable à certains égards, mais elle comporte au moins une disposition qui mérite d'être signalée avec intérêt. Son article 25 engage les Etats Parties à empêcher « tout refus discriminatoire de fournir des soins ou services médicaux ou des aliments ou des liquides en raison d’un handicap ». C'est l'interdiction par un instrument international de la mise à mort lente infligée à Terri Schiavo, la jeune femme américaine morte l'an dernier quelques jours avant Jean-Paul II à la suite de l'arrêt de son alimentation artificielle, qui se trouvait être le seul soin dont elle bénéficiait. Un soin ordinaire, de ceux qu'on ne refuse que lorsqu'ils sont devenus totalement inutiles à la survie ou démesurément pénibles.
Source : ici.
Source : ici.
Au Chili comme en France ?
La présidente socialiste chilienne, Michelle Bachelet, a défendu en début de semaine le projet de son gouvernement de distribuer la pilule du lendemain, une pilule potentiellement abortive, au nom de la « justice sociale », arguant qu'il fallait donner à toutes les femmes chiliennes la même qualité d'accès aux contraceptifs.
Elle-même médecin pédiatre ayant exercé dans des zones déshéritées, Michelle Bachelet soutient le plan de son exécutif de faire distribuer gratuitement et anonymement la pilule surdosée en oestrogènes à toutes les jeunes femmes de 14 ans et plus qui en feraient la demande. C'est ce surdosage qui donne à la pilule du lendemain son caractère abortif dès lors qu'elle crée un environnement hostile à l'implantation d'un embryon fécondé.
En fait, il s'agit d'exporter vers ce pays catholique, qui a inscrit le respect de toute vie humaine dans sa Constitution, une politique qui a déjà cours en France par l'oeuvre de Ségolène Royal...
On notera à cette occasion les fortes paroles du Père Marcos Burzawa, directeur du vicariat pour la famille de l'archevêché de Santiago, qui a déploré le manque de respect des droits des parents qu'entraînerait une telle mesure, en les « privant de leur rôle de premiers éducateurs et tuteurs de leurs enfants ». Des hommes politiques pro-vie précisent que la mesure servirait de cheval de Troie pour la légalisation de l'avortement, et nombre de maires ont courageusement décidé de résister à la nouvelle obligation qui pourrait leur être faite de participer à ce programme.
Il faut rappeler à cette occasion que nombre de méthodes contraceptives présentées comme anodines par rapport à l'avortement sont par nature ou bien occasionnellement abortives : c'est le cas du stérilet qui empêche la nidation, et de la pilule, spécialement la mini-dosée, qui comporte un effet anti-nidatoire en cas d'échec d'empêchement de l'ovulation.
Elle-même médecin pédiatre ayant exercé dans des zones déshéritées, Michelle Bachelet soutient le plan de son exécutif de faire distribuer gratuitement et anonymement la pilule surdosée en oestrogènes à toutes les jeunes femmes de 14 ans et plus qui en feraient la demande. C'est ce surdosage qui donne à la pilule du lendemain son caractère abortif dès lors qu'elle crée un environnement hostile à l'implantation d'un embryon fécondé.
En fait, il s'agit d'exporter vers ce pays catholique, qui a inscrit le respect de toute vie humaine dans sa Constitution, une politique qui a déjà cours en France par l'oeuvre de Ségolène Royal...
On notera à cette occasion les fortes paroles du Père Marcos Burzawa, directeur du vicariat pour la famille de l'archevêché de Santiago, qui a déploré le manque de respect des droits des parents qu'entraînerait une telle mesure, en les « privant de leur rôle de premiers éducateurs et tuteurs de leurs enfants ». Des hommes politiques pro-vie précisent que la mesure servirait de cheval de Troie pour la légalisation de l'avortement, et nombre de maires ont courageusement décidé de résister à la nouvelle obligation qui pourrait leur être faite de participer à ce programme.
Il faut rappeler à cette occasion que nombre de méthodes contraceptives présentées comme anodines par rapport à l'avortement sont par nature ou bien occasionnellement abortives : c'est le cas du stérilet qui empêche la nidation, et de la pilule, spécialement la mini-dosée, qui comporte un effet anti-nidatoire en cas d'échec d'empêchement de l'ovulation.
Ukraine : l'enquête interdite
Irina Bogomolova, membre du Parquet de Kiev, vient d'être démise de ses fonctions alors qu'elle venait d'ouvrir une procédure d'enquête dans toutes les maternités d'Ukraine à la suite d'allégations d'exploitation de nouveau-nés en vue d'y récupérer des cellules souches et des organes. Selon le Daily Telegraph de dimanche elle a affirmé que son éviction avait eu une motivation politique, les autorités voulant dissimuler l'amplitude de ce trafic. Elle a précisé qu'elle soupçonnait la corruption d'avoir atteint les plus hautes sphères, permettant ainsi de stopper net une investigation générale.
L'affaire a pourtant été prise au sérieux par le Conseil de l'Europe qui doit entamer en février une enquête à propos d'allégations selon lesquelles des nouveau-nés ainsi que des prématurés ont été tués pour fournir en « matériaux » le marché noir qui alimente les programmes de recherche médicaux et cosmétiques. Certes une première enquête européenne n'avait pas abouti en 2004, faute de preuves, mais il semble qu'on dispose maintenant de témoignages de jeunes mères affirmant qu'elles ont donné naissance à des enfants vivants qui leur ont été enlevés sur-le-champ. Et s'il s'agit d'une rumeur, elle se trouve alimentée par un nombre troublant de documents, comme la vidéo d'une exhumation sur un terrain hospitalier qui a permis la mise au jour de 30 cadavres de bébés qui semblent avoir été démembrés.
Selon la fédération ukrainienne des familles nombreuses 300 cas de disparitions de nouveau-nés ont été répertoriés.
Source : ici.
L'affaire a pourtant été prise au sérieux par le Conseil de l'Europe qui doit entamer en février une enquête à propos d'allégations selon lesquelles des nouveau-nés ainsi que des prématurés ont été tués pour fournir en « matériaux » le marché noir qui alimente les programmes de recherche médicaux et cosmétiques. Certes une première enquête européenne n'avait pas abouti en 2004, faute de preuves, mais il semble qu'on dispose maintenant de témoignages de jeunes mères affirmant qu'elles ont donné naissance à des enfants vivants qui leur ont été enlevés sur-le-champ. Et s'il s'agit d'une rumeur, elle se trouve alimentée par un nombre troublant de documents, comme la vidéo d'une exhumation sur un terrain hospitalier qui a permis la mise au jour de 30 cadavres de bébés qui semblent avoir été démembrés.
Selon la fédération ukrainienne des familles nombreuses 300 cas de disparitions de nouveau-nés ont été répertoriés.
Source : ici.
14 décembre, 2006
Avortement au Portugal : désinformation et démentis
Le Salon beige attire l'attention sur une enquête du Planning familial portugais sur le nombre d'avortements (18.000 en 2005 selon l'étude), qui vise à justifier le “oui” au prochain référendum. “Comme en France dans les années 1970, quand on nous racontait que les avortements clandestins s'élevaient à plus de 250000 par an, le Planning familial a fait paraître une étude-propagande pour préparer les Portugais au référendum sur l'avortement”, souligne Michel Janva.
Les résultats de cette “enquête” ont été rendus publics à la Maternité Alfredo da Costa, qui vient de se désolidariser absolument de l'opération en rappelant publiquement qu'elle s'était bornée à louer un auditorium à l'Associations pour le planning familial. L'établissement répondait ainsi aux critiques qui lui avait été adressées par l'Association portugaise des familles nombreuses. Celle-ci avait annoncé mardi qu'elle déposerait plainte auprès du ministère de la santé pour avoir autorisé la présentation de cette étude sur l'avortement dans l'un de ses établissements.
“Cette maternité est un lieu de vie, non de mort. C'est une des meilleures du pays et elle est responsable des excellents résultats de diminution de la mortalité infantile”, déclarait à cette occasion le président de l'APFN, Fernando Castro.
La Maternité Alfredo da Costa a répondu qu'elle louait fréquemment des locaux et que “les thèmes abordés par les loueurs ne traduisent d'aucune manière et dans aucune situation la position de la Maternité par rapport à eux”, celle-ci n'ayant pas compétence pour exercer une quelconque censure. Elle a fait préciser dans un communiqué : “La MAC ne prend aucune responsabilité pour les contenus présentés par des tiers et ne souscrit pas aux prises de position de ceux-ci.”
Le Planning familial se trouve ainsi renvoyé de façon encore plus flagrante à sa position de juge et partie dans cette affaire, puisqu'il a lui-même conduit une enquête destinée à appuyer sa revendication en faveur du “droit” à l'avortement.
Source : ici.
Les résultats de cette “enquête” ont été rendus publics à la Maternité Alfredo da Costa, qui vient de se désolidariser absolument de l'opération en rappelant publiquement qu'elle s'était bornée à louer un auditorium à l'Associations pour le planning familial. L'établissement répondait ainsi aux critiques qui lui avait été adressées par l'Association portugaise des familles nombreuses. Celle-ci avait annoncé mardi qu'elle déposerait plainte auprès du ministère de la santé pour avoir autorisé la présentation de cette étude sur l'avortement dans l'un de ses établissements.
“Cette maternité est un lieu de vie, non de mort. C'est une des meilleures du pays et elle est responsable des excellents résultats de diminution de la mortalité infantile”, déclarait à cette occasion le président de l'APFN, Fernando Castro.
La Maternité Alfredo da Costa a répondu qu'elle louait fréquemment des locaux et que “les thèmes abordés par les loueurs ne traduisent d'aucune manière et dans aucune situation la position de la Maternité par rapport à eux”, celle-ci n'ayant pas compétence pour exercer une quelconque censure. Elle a fait préciser dans un communiqué : “La MAC ne prend aucune responsabilité pour les contenus présentés par des tiers et ne souscrit pas aux prises de position de ceux-ci.”
Le Planning familial se trouve ainsi renvoyé de façon encore plus flagrante à sa position de juge et partie dans cette affaire, puisqu'il a lui-même conduit une enquête destinée à appuyer sa revendication en faveur du “droit” à l'avortement.
Source : ici.
ONU : reconnaissance de trois lobbies homosexuels
Trois groupes militants de l'homosexualité se sont vu reconnaître un statut consultatif auprès de l'ONU, annonce LifeSite, malgré de sérieux soupçons de liens avec l'activisme pédophile. La Région européenne de l'Association internationale lesbienne et gay (ILGA-Europe), ainsi que deux de ses membres, l'Association nationale danoise pour les gays et lesbiennes et la Fédération gay et lesbienne d'Allemagne pourront désormais exprimer leurs avis et leurs revendications auprès d'ECOSOC, le Conseil économique et social des Nations unies, et de participer à ses travaux.
L'agrément des trois associations s'est fait contre l'avis du Comité des ONG pour 2006.
ILGA avait obtenu un premier agrément en 1993, mais il avait été retiré un an plus tard lorsque l'ONU avait découvert que des groupes de promotion des relations sexuelles avec les enfants lui étaient affiliés, telle l'Association nord-américaine pour l'amour hommes-garçons. ILGA s'était également mobilisée pour l'abolition des lois imposant un âge légal de consentement aux relations sexuelles. Au début de l'année 2006 elle avait été une nouvelle fois récusée par ECOSOC en raison de soupçons persistants de la part de pays membres de l'ONU quant à la rupture de l'Association et de ses satellites avec ce militantisme pédophile. Elle avait assuré avoir expulsé ces groupes mais avait refusé de publier la liste de ses groupements membres au motif que l'homosexualité demeure illégale dans certains pays et que cette publicité les aurait compromis.
La présence de groupes comme ILGA dans les hautes instances mondialistes ne peut que faciliter la diffusion et la mise en oeuvre de “l'idéologie du genre”.
L'agrément des trois associations s'est fait contre l'avis du Comité des ONG pour 2006.
ILGA avait obtenu un premier agrément en 1993, mais il avait été retiré un an plus tard lorsque l'ONU avait découvert que des groupes de promotion des relations sexuelles avec les enfants lui étaient affiliés, telle l'Association nord-américaine pour l'amour hommes-garçons. ILGA s'était également mobilisée pour l'abolition des lois imposant un âge légal de consentement aux relations sexuelles. Au début de l'année 2006 elle avait été une nouvelle fois récusée par ECOSOC en raison de soupçons persistants de la part de pays membres de l'ONU quant à la rupture de l'Association et de ses satellites avec ce militantisme pédophile. Elle avait assuré avoir expulsé ces groupes mais avait refusé de publier la liste de ses groupements membres au motif que l'homosexualité demeure illégale dans certains pays et que cette publicité les aurait compromis.
La présence de groupes comme ILGA dans les hautes instances mondialistes ne peut que faciliter la diffusion et la mise en oeuvre de “l'idéologie du genre”.
Inde : 7 000 petites filles tuées par jour
Selon un rapport annuel de l'ONU qui vient d'être rendu public, près de 7 000 petites filles à naître sont tuées en moyenne par avortement séléctif, en raison d'une préférence “culturelle” pour les garçons. Le rapport Etat des enfants du monde 2007 observe que ces statistiques effarantes ont cours malgré l'interdiction de l'utilisation de techniques comme l'échographie en vue de choisir le sexe de l'enfant ; il précise que la pratique est d'autant plus répandue que les parents sont aisés, car ce sont eux qui ont l'accès le plus facile à ces techniques.
En moyenne il naît en Inde 927 filles pour 1.000 garçons, un chiffre qui tombe à 798 filles pour 1.000 garçons de moins de six ans.
Le rapport ajoute que la même préférence culturelle conduit à moins bien traiter les filles qui parviennent à la naissance que les garçons : les filles souffrent davantage de négligences et ont un moins bon accès à la nourriture, à l'éducation et aux soins maternels.
Source : ici.
En moyenne il naît en Inde 927 filles pour 1.000 garçons, un chiffre qui tombe à 798 filles pour 1.000 garçons de moins de six ans.
Le rapport ajoute que la même préférence culturelle conduit à moins bien traiter les filles qui parviennent à la naissance que les garçons : les filles souffrent davantage de négligences et ont un moins bon accès à la nourriture, à l'éducation et aux soins maternels.
Source : ici.
13 décembre, 2006
Tri embryonnaire inversé
La revue Fertility and Sterility s'apprête à publier un article montrant que des parents handicapés aux Etats-Unis utilisent actuellement le diagnostic préimplantatoire génétique (DPI) pour obtenir des enfants semblables à eux. Aux termes d'une enquête réalisée auprès de 190 cliniques de fertilité où se pratique la fécondation in vitro, 3% d'entre elles ont eu recours à un moment ou à un autre au tri embryonnaire pour sélectionner un embryon porteur d'un handicap donné. Si la plupart des responsables interrogés ont déclaré refuser cette procédure, quelques-uns, sans la mettre en oeuvre eux-mêmes, ont avoué qu'en cas de demande en ce sens il indiqueraient aux couples un médecin disposé à y accéder.
Parmi les handicaps “sélectionnés”, on renontre le nanisme et la surdité. Les parents handicapés mettent en avant leur sentiment de pouvoir renforcer les liens familiaux par le partage de leur problème.
BioEdge cite le Dr Darshak M. Shangavi qui invoque les “erreurs” liées au processus naturel de la reproduction, qui lui aussi produit des bébés porteurs de défauts congénitaux “parfois plus graves que le nanisme ou la surdité”, pour justifier son indifférence par rapport à cette information.
On arrive ainsi à une absolue confusion des valeurs. Comment des parents peuvent-ils vouloir pour leur enfant un handicap quel qu'il soit, si la vie est don ? Appeler à la vie un enfant sourd, ou nain (en tuant au passage ses frères et soeurs sains) pour son propre agrément, voire son propre amusement, est une sorte de degré ultime de l'égoïsme. Accueillir la vie donnée, quelle qu'elle soit, même handicapée, même diminuée, relève d'une attitude radicalement opposée, celle qui considère l'enfant pour lui-même et parce qu'il existe.
Le même article de BioEdge signale le cas rapporté récemment par la revue Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine : les parents d'une petite fille, handicapée mentale grave, lui ont fait donner de hautes doses d'oestrogènes afin de stopper sa croissance, et lui ont fait subir une hystérectomie, parce qu'ils criagnaient de ne pas pouvoir s'en occuper au fur et à mesure qu'elle prendrait de l'âge et du poids.
Parmi les handicaps “sélectionnés”, on renontre le nanisme et la surdité. Les parents handicapés mettent en avant leur sentiment de pouvoir renforcer les liens familiaux par le partage de leur problème.
BioEdge cite le Dr Darshak M. Shangavi qui invoque les “erreurs” liées au processus naturel de la reproduction, qui lui aussi produit des bébés porteurs de défauts congénitaux “parfois plus graves que le nanisme ou la surdité”, pour justifier son indifférence par rapport à cette information.
On arrive ainsi à une absolue confusion des valeurs. Comment des parents peuvent-ils vouloir pour leur enfant un handicap quel qu'il soit, si la vie est don ? Appeler à la vie un enfant sourd, ou nain (en tuant au passage ses frères et soeurs sains) pour son propre agrément, voire son propre amusement, est une sorte de degré ultime de l'égoïsme. Accueillir la vie donnée, quelle qu'elle soit, même handicapée, même diminuée, relève d'une attitude radicalement opposée, celle qui considère l'enfant pour lui-même et parce qu'il existe.
Le même article de BioEdge signale le cas rapporté récemment par la revue Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine : les parents d'une petite fille, handicapée mentale grave, lui ont fait donner de hautes doses d'oestrogènes afin de stopper sa croissance, et lui ont fait subir une hystérectomie, parce qu'ils criagnaient de ne pas pouvoir s'en occuper au fur et à mesure qu'elle prendrait de l'âge et du poids.
12 décembre, 2006
Message de Benoît XVI pour le 1er janvier
Le Salon beige signale la publication du message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier prochain. On peut le lire intégralement en français ici.
Le message dénonce (entre autres) les atteintes au respect de la vie que sont l'avortement, la recherche embryonnaire et l'euthanasie. Il se penche sur les violences faites aux personnes en raison de leur foi, notamment celles faites aux chrétiens, et réaffirme le coeur du discours de Ratisbonne. Il évoque pour finir le terrorisme et fait comprendre que la guerre classique est une réponse inadéquate face à cette menace, rappelant à ce propos :
“Quand, malgré tout, on en arrive à ce point, il convient au moins de sauvegarder les principes essentiels et les valeurs qui fondent toute convivialité civile, en établissant des normes de comportement qui en limitent le plus possible les dommages et qui tentent d'atténuer les souffrances des civils et de toutes les victimes des conflits.”
Le message dénonce (entre autres) les atteintes au respect de la vie que sont l'avortement, la recherche embryonnaire et l'euthanasie. Il se penche sur les violences faites aux personnes en raison de leur foi, notamment celles faites aux chrétiens, et réaffirme le coeur du discours de Ratisbonne. Il évoque pour finir le terrorisme et fait comprendre que la guerre classique est une réponse inadéquate face à cette menace, rappelant à ce propos :
“Quand, malgré tout, on en arrive à ce point, il convient au moins de sauvegarder les principes essentiels et les valeurs qui fondent toute convivialité civile, en établissant des normes de comportement qui en limitent le plus possible les dommages et qui tentent d'atténuer les souffrances des civils et de toutes les victimes des conflits.”
Women on Waves
Le navire-avortement Borndiep du groupe néerlandais activiste pro-mort “Women on Waves” prépare son prochain voyage vers l'Argentine. L'association conduite par la néerlandaise Rebecca Gomperts s'est fait une spécialité de l'ancrage au large des pays où l'avortement demeure interdit, pour fournir des avortements chimiques ou chirurgicaux dans les eaux internationales. Son but est à la fois de contourner la loi et d'imposer le débat.
En l'occurrence, d'après Steven Ertelt de LifeNews.Com, “Women on Waves” s'est assuré le soutien de deux parlementaires argentins qui militent pour la légalisation de l'avortement.
La Pologne, l'Irlande et le Portugal sont dans la ligne de mire de l'association. Son navire avait dû renoncer à son projet d'accoster au Portugal il y a deux ans, mais à cette occasion Rebecca Gomperts avait été reçue par la chaîne de télévision SIC à Lisbonne et c'était livrée à une explication sur la manière d'avorter chimiquement sans recourir au RU-486, encourageant les femmes à se procurer un médicament anti-ulcéreux qui a un effet abortif dans 90 % des cas lorsqu'il est utilisé de manière inapproprié. Le fabricant de ce médicament aux Etats-Unis avait par la suite averti des dangers mortels (pour les mères) liés à son utilisation à cette fin.
Une brève visite au site de Women on Waves révèle à quel point de mensonge et d'infection absolue ce groupe est prêt à se livrer pour fair avancer sa cause. Annonçant avec horreur que “le foetus pourrait être protégé par un article constitutionnel en Pologne", le site illustre son communiqué de presse avec un photo-montage de foetus dont l'apparence fait penser à des petits cochons. Bref, des petits êtres qu'on peut tuer sans questions de conscience. Le problème, c'est que ce sont, probablement, des petits cochons (ou alors des sangliers, ou quelque chose d'approchant). Ces images ont été choisies délibérément pour tromper. C'est nauséabond.
La preuve ? Voir ici des clips du développement embryonnaire d'un cochon et d'un être humain. Aucun doute n'est possible, dès le départ.
En voyant ces images, je me suis rappelée ce que le Professeur Lejeune m'avait dit un jour : dès lors que l'embryon prend forme, il n'y a même aucune confusion possible entre un foetus de singe et un tout-petit d'homme.
En l'occurrence, d'après Steven Ertelt de LifeNews.Com, “Women on Waves” s'est assuré le soutien de deux parlementaires argentins qui militent pour la légalisation de l'avortement.
La Pologne, l'Irlande et le Portugal sont dans la ligne de mire de l'association. Son navire avait dû renoncer à son projet d'accoster au Portugal il y a deux ans, mais à cette occasion Rebecca Gomperts avait été reçue par la chaîne de télévision SIC à Lisbonne et c'était livrée à une explication sur la manière d'avorter chimiquement sans recourir au RU-486, encourageant les femmes à se procurer un médicament anti-ulcéreux qui a un effet abortif dans 90 % des cas lorsqu'il est utilisé de manière inapproprié. Le fabricant de ce médicament aux Etats-Unis avait par la suite averti des dangers mortels (pour les mères) liés à son utilisation à cette fin.
Une brève visite au site de Women on Waves révèle à quel point de mensonge et d'infection absolue ce groupe est prêt à se livrer pour fair avancer sa cause. Annonçant avec horreur que “le foetus pourrait être protégé par un article constitutionnel en Pologne", le site illustre son communiqué de presse avec un photo-montage de foetus dont l'apparence fait penser à des petits cochons. Bref, des petits êtres qu'on peut tuer sans questions de conscience. Le problème, c'est que ce sont, probablement, des petits cochons (ou alors des sangliers, ou quelque chose d'approchant). Ces images ont été choisies délibérément pour tromper. C'est nauséabond.
La preuve ? Voir ici des clips du développement embryonnaire d'un cochon et d'un être humain. Aucun doute n'est possible, dès le départ.
En voyant ces images, je me suis rappelée ce que le Professeur Lejeune m'avait dit un jour : dès lors que l'embryon prend forme, il n'y a même aucune confusion possible entre un foetus de singe et un tout-petit d'homme.
11 décembre, 2006
Colombie : une vie sauvée
L'affaire très médiatisée d'une petite Colombienne de 11 ans, violée par un voisin de son village indigène de Popayan, s'est terminée sur un coup de théâtre vendredi... A l'inverse d'une autre Colombienne du même âge qui vient de subir un avortement avec l'assentiment de la justice colombienne, elle a été ramenée chez elle le jour où elle devait subir l'intervention. Son père, qui avait demandé l'avortement, venait de voir l'échographie de son petit-fils...
La jeune fille est enceinte de huit semaines : assez pour que l'on puisse percevoir la forme humaie et surtout entendre les battements de coeur de l'enfant à naître. Le grand-père en fut si bouleversé qu'il changea d'avis et s'engagea à faire tout le nécessaire pour que son petit-enfant puisse naître.
Certes rien n'est facile dans une telle affaire où l'on parle de la grossesse d'une petite fille, et dans quelles conditions... Mais assurément le traumatisme de l'élimination volontaire de son enfant est encore plus lourd à porter que celui du viol et de la grossesse.
La jeune fille est enceinte de huit semaines : assez pour que l'on puisse percevoir la forme humaie et surtout entendre les battements de coeur de l'enfant à naître. Le grand-père en fut si bouleversé qu'il changea d'avis et s'engagea à faire tout le nécessaire pour que son petit-enfant puisse naître.
Certes rien n'est facile dans une telle affaire où l'on parle de la grossesse d'une petite fille, et dans quelles conditions... Mais assurément le traumatisme de l'élimination volontaire de son enfant est encore plus lourd à porter que celui du viol et de la grossesse.
Avortement : échec en Colombie
Tard dans la soirée de mercredi, la Cour constitutionnelle de Colombie a décidé que l'arrêt d'une cour qui dépénalise l'avortement dans trois situations - le viol, la malformation du foetus ou la situation de danger pour la mère - n'est pas nulle. Le vote fut unanime mais deux juges furent écartés du vote pour avoir “préjugé” publiquement de l'affaire. Jaime Araujo et Nilson Pinilla furent récusés, le premier pour avoir dit que la sentence n'était pas nulle, le second, en revanche, pour s'être simplement dit contre l'avortement. Les défenseurs de la vie avaient soulevé de sérieux arguments de nullité en faisant observer notamment que rien n'est prévu pour les cas d'objection de conscience.
Avec l'échec vient tout de même une victoire : lors de la même séance, la Cour s'est jugée incompétente pour se prononcer sur une demande visant à faire reconnaître que le fait de nier aux couples homosexuels le “droit” de légitimer leur union constitue une discrimination. La demande est donc de fait rejetée.
Source : ici.
Avec l'échec vient tout de même une victoire : lors de la même séance, la Cour s'est jugée incompétente pour se prononcer sur une demande visant à faire reconnaître que le fait de nier aux couples homosexuels le “droit” de légitimer leur union constitue une discrimination. La demande est donc de fait rejetée.
Source : ici.
Russie : le consentement du père à l'avortement...
Alors que la Russie est frappée par une crise démographie suicidaire, la Douma examine actuellement une modification de la loi sur l'avortement qui prévoit d'exiger le consentement du père avant de pouvoir procéder à une intervention légale. Alexander Krutov, qui défend le texte, dit vouloir faire respecter l'égalité des parents mais sans cacher son sentiment de fond :
“La décision de donner la vie ou de commettre un meurtre sur un enfant est énorme et elle doit être prise par les deux parents ensemble”, a-t-il déclaré, avec un franc-parler aujourd'hui inimaginable en Occident. Son but ouvertement affirmé est d'obtenir qu'il y ait moins d'avortements en Russie (il cite le chiffre de 200.000 premiers avortements par an chez les femmes russes, avec plus d'avortements que de naissances en 2005).
Sa prise de position, nous apprend LifeSite, vient à la suite d'une déclaration non moins militante de Vladimir Serov, directeur délégué du Centre d'obstétrique et de gynécologie de l'Académie russe des sciences médicales, affirmant que 120.000 femmes par an subissent des “blessures” consécutives à un avortement légal, la séquelle la plus fréquente étant la stérilité.
Source : ici.
“La décision de donner la vie ou de commettre un meurtre sur un enfant est énorme et elle doit être prise par les deux parents ensemble”, a-t-il déclaré, avec un franc-parler aujourd'hui inimaginable en Occident. Son but ouvertement affirmé est d'obtenir qu'il y ait moins d'avortements en Russie (il cite le chiffre de 200.000 premiers avortements par an chez les femmes russes, avec plus d'avortements que de naissances en 2005).
Sa prise de position, nous apprend LifeSite, vient à la suite d'une déclaration non moins militante de Vladimir Serov, directeur délégué du Centre d'obstétrique et de gynécologie de l'Académie russe des sciences médicales, affirmant que 120.000 femmes par an subissent des “blessures” consécutives à un avortement légal, la séquelle la plus fréquente étant la stérilité.
Source : ici.
Canada : un évêque parle contre le "mariage" gay
Le Parlement canadien ayant rejeté le projet d'annulation de la légalisation du “mariage” homosexuel, introduit pour la forme par le Premier ministre “conservateur” Edward Harper qui a promis de ne pas recommencer, l'évêque catholique de Sainte-Catherine a écrit aux fidèles de son diocèse pour dénoncer la folie des hommes politiques canadiens.
“Quelle terrible ironie que de constater comment notre pays s'enfonce de plus en plus dans le marais du chaos moral et de la confusion parce que nous ignorons l'ordre sain établi par Dieu pour le bien de la création”, a déclaré Mgr James Wingle dans un message publié ce week-end.
“Plutôt que de protéger cette institution, si cruciale pour la santé et la stabilité de la société, notre gouvernement dénature le mariage et la famille. La contribution unique et irremplaçable au bien commun de la société qu'apportent les hommes et les femmes lorsqu'ils entrent dans le mariage, spécialement lorsqu'ils conçoivent et éduquent des enfants, n'est plus chérie ni protégée par ceux qui font nos lois”, écrit le prélat.
Il promet que l'Eglise catholique ne variera jamais à propos de son enseignement sur le mariage qui est conforme à la loi divine, ajoutant: “Nous continuerons nos efforts pour faire tout ce qui est possible afin que la juste compréhension [du mariage] soit restaurée à sa juste place dans la loi.”
Source : ici.
“Quelle terrible ironie que de constater comment notre pays s'enfonce de plus en plus dans le marais du chaos moral et de la confusion parce que nous ignorons l'ordre sain établi par Dieu pour le bien de la création”, a déclaré Mgr James Wingle dans un message publié ce week-end.
“Plutôt que de protéger cette institution, si cruciale pour la santé et la stabilité de la société, notre gouvernement dénature le mariage et la famille. La contribution unique et irremplaçable au bien commun de la société qu'apportent les hommes et les femmes lorsqu'ils entrent dans le mariage, spécialement lorsqu'ils conçoivent et éduquent des enfants, n'est plus chérie ni protégée par ceux qui font nos lois”, écrit le prélat.
Il promet que l'Eglise catholique ne variera jamais à propos de son enseignement sur le mariage qui est conforme à la loi divine, ajoutant: “Nous continuerons nos efforts pour faire tout ce qui est possible afin que la juste compréhension [du mariage] soit restaurée à sa juste place dans la loi.”
Source : ici.
Le coût de l'avortement au Portugal
Si le “oui” l'emporte au référendum sur l'avortement au Portugal, le 11 février prochain, la facture pourra être très lourde pour le Service national de la santé, atteignant jusqu'à 26 millions d'euros par an.
Ces chiffres publiés notamment ici résultent des données actuellement disponibles et estimées. En 2005, aux termes de la loi (socialiste) qui a déjà dépénalisé l'avortement pendant les 12 premières semaines dans des cas précis (mais éventuellement susceptibles d'interprétation large), 906 avortements légaux ont eu lieu au Portugal, dont les deux tiers chirurgicaux. Un avortement chimique par RU 486 coûte 829 euros, l'aspiration-curetage revenant à 1.074 euros, hors complications et matériel clinique.
Si les chiffres donnés par le Planning familial pour les avortements illégaux pratiqués sur les Portugaises sont exacts, soit aux alentours de 25.000 à 30.000 par an, en majorité à l'étranger, on arrive en effet à des coûts qui dépassent largement les 20 millions d'euros par an pour la prise en charge du crime...
Le directeur du service de gynécologie de l'hôpital Sainte Marie de Lisbonne, président du collège de cette spécialité au sein de l'Ordre des médecins, Luis Graça, a fait savoir au Correio da Manha que les hôpitaux portugais n'ont ni les moyens, ni l'obligation de faire des avortements choisis par la femme. “Les hôpitaux publics n'ont pas la vocation de faire des interruptions de grossesse. Ils existent pour soigner les malades. En outre, nous n'avons ni les moyens ni les ressources pour nous occuper de ces cas ; je ne vais pas m'abstenir d'opérer une femme souffrant d'un cancer des ovaires pour donner la priorité à une autre femme qui n'est pas malade, mais qui veut avorter et qui ne peut pas être placée sur une liste d'attente.” Ce médecin ne se dit pas opposé au “droit” à l'avortement de la femme, mais il précise : “La femme peut avoir ce droit, mais il faudra qu'elle en supporte le coût, comme elle le faisait déjà dans le privé. Ce n'est pas au contribuable de payer.”
Une question reste ouverte : celle de savoir si l'estimation proposée par le Planning portugais est conforme à la réalité. On sait que dans un contexte de combat pour la légalisation de l'avortement, le nombre d'interventions clandestines est toujours exagéré.
Mais on peut faire des projections à partir de ce qui se passe ailleurs. Ainsi, la France, avec ses 63 millions d'habitants environ, compte aujourd'hui au moins 200 000 avortements par an. Le Portugal compte près de six fois moins d'habitants, et aurait à cette aune près entre 30 et 40 mille avortements légaux par an.
A noter : le député au Parlement européen, Ana Gomez, estime qu'il faudra changer le code de déontologie des médecins portugais si l'avortement devenait un “droit de la femme” à la suite du référendum.
Ces chiffres publiés notamment ici résultent des données actuellement disponibles et estimées. En 2005, aux termes de la loi (socialiste) qui a déjà dépénalisé l'avortement pendant les 12 premières semaines dans des cas précis (mais éventuellement susceptibles d'interprétation large), 906 avortements légaux ont eu lieu au Portugal, dont les deux tiers chirurgicaux. Un avortement chimique par RU 486 coûte 829 euros, l'aspiration-curetage revenant à 1.074 euros, hors complications et matériel clinique.
Si les chiffres donnés par le Planning familial pour les avortements illégaux pratiqués sur les Portugaises sont exacts, soit aux alentours de 25.000 à 30.000 par an, en majorité à l'étranger, on arrive en effet à des coûts qui dépassent largement les 20 millions d'euros par an pour la prise en charge du crime...
Le directeur du service de gynécologie de l'hôpital Sainte Marie de Lisbonne, président du collège de cette spécialité au sein de l'Ordre des médecins, Luis Graça, a fait savoir au Correio da Manha que les hôpitaux portugais n'ont ni les moyens, ni l'obligation de faire des avortements choisis par la femme. “Les hôpitaux publics n'ont pas la vocation de faire des interruptions de grossesse. Ils existent pour soigner les malades. En outre, nous n'avons ni les moyens ni les ressources pour nous occuper de ces cas ; je ne vais pas m'abstenir d'opérer une femme souffrant d'un cancer des ovaires pour donner la priorité à une autre femme qui n'est pas malade, mais qui veut avorter et qui ne peut pas être placée sur une liste d'attente.” Ce médecin ne se dit pas opposé au “droit” à l'avortement de la femme, mais il précise : “La femme peut avoir ce droit, mais il faudra qu'elle en supporte le coût, comme elle le faisait déjà dans le privé. Ce n'est pas au contribuable de payer.”
Une question reste ouverte : celle de savoir si l'estimation proposée par le Planning portugais est conforme à la réalité. On sait que dans un contexte de combat pour la légalisation de l'avortement, le nombre d'interventions clandestines est toujours exagéré.
Mais on peut faire des projections à partir de ce qui se passe ailleurs. Ainsi, la France, avec ses 63 millions d'habitants environ, compte aujourd'hui au moins 200 000 avortements par an. Le Portugal compte près de six fois moins d'habitants, et aurait à cette aune près entre 30 et 40 mille avortements légaux par an.
A noter : le député au Parlement européen, Ana Gomez, estime qu'il faudra changer le code de déontologie des médecins portugais si l'avortement devenait un “droit de la femme” à la suite du référendum.
Avortement au Portugal : un archevêque parle
Le président de la conférence épiscopale du Portugal, Mgr Jorge Ortiga, a déclaré lors d'une interview radiophonique coorganisée aujourd'hui par Radio Renascença et le journal Publico que l'avortement continuera d'être un crime même s'il est légalisé à l'issue du référendum du 11 février.
“Ce n'est pas le fait qu'une loi existe qui va dire que l'avortement - que nous considérons comme un crime, une mort - va cesser d'en être un. Il continuera de l'être.”
Et d'ajouter :
“Il ne s'agit pas de savoir si nous avons de la considération pour une femme qui décide d'avorter dans des situations [données]. Il faut voir aussi la réalité d'un être vivant qui aurait pu avoir une vie et qui a cessé de l'avoir.”
Mgr José Ortiga a précisé qu'il espérait qu'au moins les catholiques acceptent la doctrine de l'Eglise à propos de l'avortement, ajoutant que celle-ci annoncera et proclamera sa position - connue en la matière - même si elle se refuse à commenter une éventuelle participation du gouvernement à la campagne du “oui” pour le référendum de février.
Il a précisé que l'alternative proposée par l'Eglise par rapport à l'avortement passe par la protection de la famille, par la valeur donnée à la vie et par l'organisation de possibilités offertes aux femmes dans des circonstances difficiles afin qu'elles puissent choisir d'avoir leurs enfants.
Source : ici.
“Ce n'est pas le fait qu'une loi existe qui va dire que l'avortement - que nous considérons comme un crime, une mort - va cesser d'en être un. Il continuera de l'être.”
Et d'ajouter :
“Il ne s'agit pas de savoir si nous avons de la considération pour une femme qui décide d'avorter dans des situations [données]. Il faut voir aussi la réalité d'un être vivant qui aurait pu avoir une vie et qui a cessé de l'avoir.”
Mgr José Ortiga a précisé qu'il espérait qu'au moins les catholiques acceptent la doctrine de l'Eglise à propos de l'avortement, ajoutant que celle-ci annoncera et proclamera sa position - connue en la matière - même si elle se refuse à commenter une éventuelle participation du gouvernement à la campagne du “oui” pour le référendum de février.
Il a précisé que l'alternative proposée par l'Eglise par rapport à l'avortement passe par la protection de la famille, par la valeur donnée à la vie et par l'organisation de possibilités offertes aux femmes dans des circonstances difficiles afin qu'elles puissent choisir d'avoir leurs enfants.
Source : ici.
Mgr Chaput, la démocratie et la laïcité
L’archevêque de Denver, Mgr Charles Chaput, s’est exprimé au cours d’un « Prayer Breakfast » en Californie la semaine dernière, pour évoquer Noël. Il y évoquait les notions de tolérance, de démocratie et de laïcité dans le sens où ils sont aujourd’hui compris aux Etats-Unis, mais on pourrait transposer bon nombre de ses réflexions à la vieille Europe, et particulièrement à la France où la séparation de l’Eglise et de l’Etat atteint des proportions bien plus graves qu’outre-Atlantique. Voici un extrait de sa conférence, traduit par mes soins.
Notre vocabulaire civique devient de plus en plus brutal et confus d’année en année.
Le langage que nous utilisons dans le discours public est important. Les mots sont comme le pinceau de l’artiste. Ils sont un outil puissant. Ils peuvent former ou déformer la conscience humaine.
Les mots « tolérance » et « consensus » sont des principes d’action démocratique importants. Mais ce ne sont pas des vertus chrétiennes, et ils ne doivent jamais prendre le pas sur d’autres mots comme la charité, la justice, le foi et la vérité, ni dans notre vie personnelle, ni dans nos choix publics.
En voilà encore, un de ces mots : choix. Le choix est en général une bonne chose. Mais ce n’est jamais une fin en soi. Le choix est sans valeur – c’est même une forme d’idolâtrie – si tous les choix possibles sont mauvais ou n’ont pas de sens.
Voici un autre mot : pluralisme. Aujourd’hui le pluralisme sert de mot codé pour obtenir que les chrétiens la ferment dans la vie publique par un sens dévoyé de la courtoisie. Mais le pluralisme est un simple facteur démographique. Ce n’est pas une idéologie. Et il n’est jamais une excuse valable qui nous autoriserait à nous taire à propos de nos convictions morales fondamentales.
Encore un mot : communauté. La communauté est davantage qu’une collection de personnes. La communauté exige le respect mutuel, un avenir partagé, et la soumission réciproque aux besoins les uns des autres basée sur des principes et des croyances partagées. Ce n’est pas simplement un joli nom pour un regroupement catégoriel. Parler de la « communauté pour le droit à l’avortement » est à peu près aussi intelligent que d’évoquer « la communauté des grands fabricants de tabac ».
Et voici encore des mots : bien commun. Le bien commun n’est pas la somme de ce que la plupart des gens veulent ici et maintenant. Le bien commun est ce qui constitue la meilleure source de justice et de bonheur pour une communauté et pour ses membres à la lumière de la vérité. On ne sert jamais le bien commun en tuant les membres les plus faibles d’une communauté. On ne le sert pas non plus quand les appétits et les comportements des individus membres d’une communauté obtiennent le droit de saper la vie de la communauté elle-même.
Prenons enfin un dernier mot : démocratie. La démocratie ne signifie pas la mise de côté de nos croyances religieuses et morales pour le bien de la politique dans la sphère publique. Elle exige exactement l’inverse. La démocratie dépend du fait que des gens de caractère se battent pour leur convictions dans la sphère publique : légalement, éthiquement et de manière non-violente, mais avec force et sans chercher à s’en excuser. La démocratie n’est pas Dieu. Seul Dieu est Dieu. Même la démocratie est soumise au jugement de Dieu et aux vérités de Dieu sur le sens de l’homme et sur sa dignité. Les passagers d’une voiture peuvent démocratiquement décider d’aller dans la mauvaise direction. Mais ils sont tout aussi morts – avec ou sans le choix majoritaire – s’ils tombent dans un ravin.
(…)
Ces dernières années, certaines personnes dans les deux grands partis politiques voudraient faire porter la responsabilité des conflits dans la vie publique américaine par les fidèles des religions. Ils argumentent ainsi : la religion est si puissante et si personnelle que dès lors qu’elle entre dans la vie publique de façon organisée, elle divise les gens. Elle repousse. Elle polarise. Elle sur-simplifie des problèmes complexes. Elle crée de l’amertume. Elle invite à l’extrémisme. Et pour finir elle viole l’esprit de la Constitution en brouillant cette séparation de l’Eglise et de l’Etat qui empêche les Américains de glisser vers l’intolérance.
L’argument continue en affirmant qu’une fois libérés du poids de l’interférence religieuse, citoyens et responsables matures peuvent entamer un discours raisonné, en laissant de côté la superstition et les obsessions personnelles afin de choisir les meilleures voies pour le plus grand nombre. L’Etat se trouvant au dessus du tribalisme religieux et moral, c’est lui qui est le plus apte à garantir les droits de tous. Une sphère publique complètement laïcisée constituerait la forme adulte de l’Expérience américaine.
Voilà ce que l’on voudrait nous vendre. Et voici la réalité…
Premièrement, il existe des différences fondamentales entre les institutions publiques « non-sectaires » et l’idéologie laïciste contemporaine. Tous peuvent vivre avec celles-là. Mais aucun chrétien en pleine faculté de ses moyens mentaux ne devrait vouloir vivre dans ce cadre idéologique. Chaque fois que l’on entend un tollé déclenché par la peur irrationnelle d’une Eglise établie, cela signifie que quelqu’un cherche à éliminer les fidèles d’une religion ou leur communauté de la discussion publique.
Deuxièmement, l’Expérience américaine – plus que n’importe quel autre Etat moderne – est le produit de concepts et de traditions formées par la religion. Elle ne peut survivre longtemps sans respecter la source de cette tradition. Une vie publique pleinement laïcisée impliquerait la politique des puissants pour les puissants parce qu’aucun principe permanent ne peut exister dans un vide moralement neutre.
Enfin, la laïcité n’est pas vraiment moralement neutre. Elle est activement destructrice. Elle sape la communauté. Elle s’attaque au cœur de ce qui fait l’humanité. Elle rejette le sacré tout en se prétendant neutre par rapport au sacré. Elle ignore les questions les plus basiques du sens de vie en société et du sens de la vie personnelle en les considérant comme des lubies privées. En outre, elle ne fonctionne pas – et ne peut, par sa nature, fonctionner – comme le principe de vie d’une société. Et quoi qu’en dise sa propre propagande, elle n’a jamais été le résultat naturel, évolutif, historique du progrès de l’humanité.
Notre vocabulaire civique devient de plus en plus brutal et confus d’année en année.
Le langage que nous utilisons dans le discours public est important. Les mots sont comme le pinceau de l’artiste. Ils sont un outil puissant. Ils peuvent former ou déformer la conscience humaine.
Les mots « tolérance » et « consensus » sont des principes d’action démocratique importants. Mais ce ne sont pas des vertus chrétiennes, et ils ne doivent jamais prendre le pas sur d’autres mots comme la charité, la justice, le foi et la vérité, ni dans notre vie personnelle, ni dans nos choix publics.
En voilà encore, un de ces mots : choix. Le choix est en général une bonne chose. Mais ce n’est jamais une fin en soi. Le choix est sans valeur – c’est même une forme d’idolâtrie – si tous les choix possibles sont mauvais ou n’ont pas de sens.
Voici un autre mot : pluralisme. Aujourd’hui le pluralisme sert de mot codé pour obtenir que les chrétiens la ferment dans la vie publique par un sens dévoyé de la courtoisie. Mais le pluralisme est un simple facteur démographique. Ce n’est pas une idéologie. Et il n’est jamais une excuse valable qui nous autoriserait à nous taire à propos de nos convictions morales fondamentales.
Encore un mot : communauté. La communauté est davantage qu’une collection de personnes. La communauté exige le respect mutuel, un avenir partagé, et la soumission réciproque aux besoins les uns des autres basée sur des principes et des croyances partagées. Ce n’est pas simplement un joli nom pour un regroupement catégoriel. Parler de la « communauté pour le droit à l’avortement » est à peu près aussi intelligent que d’évoquer « la communauté des grands fabricants de tabac ».
Et voici encore des mots : bien commun. Le bien commun n’est pas la somme de ce que la plupart des gens veulent ici et maintenant. Le bien commun est ce qui constitue la meilleure source de justice et de bonheur pour une communauté et pour ses membres à la lumière de la vérité. On ne sert jamais le bien commun en tuant les membres les plus faibles d’une communauté. On ne le sert pas non plus quand les appétits et les comportements des individus membres d’une communauté obtiennent le droit de saper la vie de la communauté elle-même.
Prenons enfin un dernier mot : démocratie. La démocratie ne signifie pas la mise de côté de nos croyances religieuses et morales pour le bien de la politique dans la sphère publique. Elle exige exactement l’inverse. La démocratie dépend du fait que des gens de caractère se battent pour leur convictions dans la sphère publique : légalement, éthiquement et de manière non-violente, mais avec force et sans chercher à s’en excuser. La démocratie n’est pas Dieu. Seul Dieu est Dieu. Même la démocratie est soumise au jugement de Dieu et aux vérités de Dieu sur le sens de l’homme et sur sa dignité. Les passagers d’une voiture peuvent démocratiquement décider d’aller dans la mauvaise direction. Mais ils sont tout aussi morts – avec ou sans le choix majoritaire – s’ils tombent dans un ravin.
(…)
Ces dernières années, certaines personnes dans les deux grands partis politiques voudraient faire porter la responsabilité des conflits dans la vie publique américaine par les fidèles des religions. Ils argumentent ainsi : la religion est si puissante et si personnelle que dès lors qu’elle entre dans la vie publique de façon organisée, elle divise les gens. Elle repousse. Elle polarise. Elle sur-simplifie des problèmes complexes. Elle crée de l’amertume. Elle invite à l’extrémisme. Et pour finir elle viole l’esprit de la Constitution en brouillant cette séparation de l’Eglise et de l’Etat qui empêche les Américains de glisser vers l’intolérance.
L’argument continue en affirmant qu’une fois libérés du poids de l’interférence religieuse, citoyens et responsables matures peuvent entamer un discours raisonné, en laissant de côté la superstition et les obsessions personnelles afin de choisir les meilleures voies pour le plus grand nombre. L’Etat se trouvant au dessus du tribalisme religieux et moral, c’est lui qui est le plus apte à garantir les droits de tous. Une sphère publique complètement laïcisée constituerait la forme adulte de l’Expérience américaine.
Voilà ce que l’on voudrait nous vendre. Et voici la réalité…
Premièrement, il existe des différences fondamentales entre les institutions publiques « non-sectaires » et l’idéologie laïciste contemporaine. Tous peuvent vivre avec celles-là. Mais aucun chrétien en pleine faculté de ses moyens mentaux ne devrait vouloir vivre dans ce cadre idéologique. Chaque fois que l’on entend un tollé déclenché par la peur irrationnelle d’une Eglise établie, cela signifie que quelqu’un cherche à éliminer les fidèles d’une religion ou leur communauté de la discussion publique.
Deuxièmement, l’Expérience américaine – plus que n’importe quel autre Etat moderne – est le produit de concepts et de traditions formées par la religion. Elle ne peut survivre longtemps sans respecter la source de cette tradition. Une vie publique pleinement laïcisée impliquerait la politique des puissants pour les puissants parce qu’aucun principe permanent ne peut exister dans un vide moralement neutre.
Enfin, la laïcité n’est pas vraiment moralement neutre. Elle est activement destructrice. Elle sape la communauté. Elle s’attaque au cœur de ce qui fait l’humanité. Elle rejette le sacré tout en se prétendant neutre par rapport au sacré. Elle ignore les questions les plus basiques du sens de vie en société et du sens de la vie personnelle en les considérant comme des lubies privées. En outre, elle ne fonctionne pas – et ne peut, par sa nature, fonctionner – comme le principe de vie d’une société. Et quoi qu’en dise sa propre propagande, elle n’a jamais été le résultat naturel, évolutif, historique du progrès de l’humanité.
Plus dangereux que la cigarette, l'excès d'alcool ou l'usage de stupéfiants ?
Il s'agit de l'activité homosexuelle masculine, selon un article de Kathleen Melonakos, infirmière agréée aux Etats-Unis, publié par LifeSite. Une longue expérience de auprès de malades de la communauté "gay" l'a poussée à vouloir mettre en évidence les risques mortels associés aux pratiques homosexuelles, la sodomie et la multiplication de partenaires en particulier, et à dénoncer le silence coupable qui les entoure au détriment de la santé et, souvent, de la vie des hommes qui s'y adonnent. Elle a vu mourir trop de jeunes hommes dans la force de l'âge, constaté trop de dégâts physiques... Elle milite désormais dans une association qui cherche à aider les homosexuels qui le désirent à changer de style de vie et d'“orientation”.
Quelques extraits :
Pour autant que je sache, il n'y a pas d'autre groupe de personnes aux Etats-Unis qui meurent de maladies infectieuses vers l'âge de 45 ans si ce n'est les homosexuels pratiquants.
Le risque de cancer anal explose parmi ceux qui pratiquent la sodomie. Une étude évalue l'augmentation du risque à 400 %, chiffre effarant qui double encore en cas de séropositivité HIV.
Elle détaille alors les maladies sexuellement transmissibles, les infections intestinales, les hépatites, différentes allergies, lésions, oedèmes et autres atteintes à la zone génitale qui s'ajoutent au sida auquel les hommes homosexuels sont particulièrement exposés. Kathleen Melonakos cite le livre du Dr Jeffrey Satinover, L'homosexualité et la politique de la vérité, et une interview de celui-ci qui affirme : "Un récent article dans une revue de psychiatrie révèle que 30 % des jeunes hommes homosexuels de 20 ans seront séropositifs ou morts à l'âge de 30 ans."
Peut-on encore prétendre que cette morbidité et cette mortalité accrues ne résulte pas des relations sexuelles entre hommes - sans même parler d'un taux plus élevé d'alcoolisme, d'usage de stupéfiants, de dépression, de suicide et d'autres maladies qui accompagnent si souvent le style de vie homosexuel ? Et que les personnes qui présentent tout cet éventail de comportements sont d'une certaine façon “normaux” ?
De fait, plusieurs études citées par Kathleen Melonakos évaluent la perte d'espérance de vie des hommes homosexuels par rapport à la norme de 40 %... Elle commente :
Prises ensembles, toutes ces études établissent que l'homosexualité est plus mortelle que le tabagisme, l'alcoolisme ou la toxicomanie. Mais il apparaît que bien trop peu de médecins et autres professionnels de la santé ne considèrent l'homosexualité du point de vue diagnostic de ses effets néfastes sur la santé.
Le politiquement correct qui exige de considérer ce style de vie comme acceptable et normal a des conséquences manifestement mortelles.
Lire l'ensemble de l'article (en anglais) ici.
Quelques extraits :
Pour autant que je sache, il n'y a pas d'autre groupe de personnes aux Etats-Unis qui meurent de maladies infectieuses vers l'âge de 45 ans si ce n'est les homosexuels pratiquants.
Le risque de cancer anal explose parmi ceux qui pratiquent la sodomie. Une étude évalue l'augmentation du risque à 400 %, chiffre effarant qui double encore en cas de séropositivité HIV.
Elle détaille alors les maladies sexuellement transmissibles, les infections intestinales, les hépatites, différentes allergies, lésions, oedèmes et autres atteintes à la zone génitale qui s'ajoutent au sida auquel les hommes homosexuels sont particulièrement exposés. Kathleen Melonakos cite le livre du Dr Jeffrey Satinover, L'homosexualité et la politique de la vérité, et une interview de celui-ci qui affirme : "Un récent article dans une revue de psychiatrie révèle que 30 % des jeunes hommes homosexuels de 20 ans seront séropositifs ou morts à l'âge de 30 ans."
Peut-on encore prétendre que cette morbidité et cette mortalité accrues ne résulte pas des relations sexuelles entre hommes - sans même parler d'un taux plus élevé d'alcoolisme, d'usage de stupéfiants, de dépression, de suicide et d'autres maladies qui accompagnent si souvent le style de vie homosexuel ? Et que les personnes qui présentent tout cet éventail de comportements sont d'une certaine façon “normaux” ?
De fait, plusieurs études citées par Kathleen Melonakos évaluent la perte d'espérance de vie des hommes homosexuels par rapport à la norme de 40 %... Elle commente :
Prises ensembles, toutes ces études établissent que l'homosexualité est plus mortelle que le tabagisme, l'alcoolisme ou la toxicomanie. Mais il apparaît que bien trop peu de médecins et autres professionnels de la santé ne considèrent l'homosexualité du point de vue diagnostic de ses effets néfastes sur la santé.
Le politiquement correct qui exige de considérer ce style de vie comme acceptable et normal a des conséquences manifestement mortelles.
Lire l'ensemble de l'article (en anglais) ici.
08 décembre, 2006
Ségolène Royal félicite José Socrates...
... pour avoir eu le "courage" d'organiser un référendum sur l'avortement au Portugal. Elle s'exprimait jeudi au Congrès du Parti socialiste européen qui se déroulait hier et aujourd'hui à Porto.
“Je t'adresse mes plus vives félicitations pour ce référendum, à toi, José, et aux femmes, puisque tu as décidé d'appeler le peuple à se prononcer sur cette question !”
Affirmant qu'elle souhaitait la victoire du "oui" qui ferait de l'avortement un droit au Portugal pendant les 12 premières semaines, elle a précisé :
“Je pense qu'il est bon qu'il soit dépénalisé : le Portugal est le seul pays d'Europe qui ne l'a pas encore fait” (tout en indiquant qu'il fallait favoriser, "avant tout, la contraception"). Ce faisant elle a oublié l'Irlande, la Pologne, et Malte...
On ne peut pas tout savoir.
Source : ici.
“Je t'adresse mes plus vives félicitations pour ce référendum, à toi, José, et aux femmes, puisque tu as décidé d'appeler le peuple à se prononcer sur cette question !”
Affirmant qu'elle souhaitait la victoire du "oui" qui ferait de l'avortement un droit au Portugal pendant les 12 premières semaines, elle a précisé :
“Je pense qu'il est bon qu'il soit dépénalisé : le Portugal est le seul pays d'Europe qui ne l'a pas encore fait” (tout en indiquant qu'il fallait favoriser, "avant tout, la contraception"). Ce faisant elle a oublié l'Irlande, la Pologne, et Malte...
On ne peut pas tout savoir.
Source : ici.
Guerre globale contre les petites filles
Ce n'est pas seulement en Chine où en Inde que les petites filles manquent à l'appel. Selon le Dr Nicholas Eberstadt, de l'American Enterprise Institute (AEI), le déséquilibre entre naissances de filles et de garçons va croissant en raison de la sélection prénatale et des avortements sélectifs des petites filles. Il a présenté des statistiques inquiétantes cette semaine lors d'une conférence aux délégués de l'ONU à New York. http://www.c-fam.org/C-fam, l'Institut catholique pour la famille et les droits humains basée à New York, rapporte une partie de ses propos dans son édition du 8 décembre.
Pour Eberstadt, la préférence pour un enfant mâle n'est pas un phénomène culturel très localisé ni même liée aux programmes de contrôle de population obligatoire : il cite quant à lui plusieurs facteurs qui se conjuguent pour aboutir au déséquilibre. Cette préférence s'ajoute en effet à la baisse généralisée de la fertilité et se voit soutenue par l'explosion des moyens techniques qui facilitent la sélection selon le sexe avant la naissance. Quant à la progression du niveau d'éducation, qui devait théoriquement ralentir la tendance, elle l'a dans certains cas accélérée au moyen d'une augmentation des avortements des bébés filles.
La proportion “naturelle” des naissances est de 105 garçons pour 100 filles : dans certaines régions du monde, on compte désormais 115 naissances de garçons pour 100 filles, voire, ici ou là, de 150 garçons pour 100 filles : des niveaux “proches de la science fiction”, selon Eberstadt. On connaît la récente étude qui évalue à 20 millions le nombre de petites filles manquantes en Asie, dans un processus qui en Chine semble déjà irréversible et qui en Inde tend à le devenir. Mais le phénomène progresse insidieusement en Europe de l'Est et en Amérique latine, et même dans la plupart des pays d'Afrique. Progresse : c'est-à-dire qu'il devient de plus en plus visible.
Que faire ? Selon Eberstadt, l'interdiction légale des avortements sélectifs en Corée-du-Sud a eu l'effet inverse de celui qui était recherché, la pratique étant montée en flèche ; il suggère que seule l'interdiction totale de l'avortement peut mettre un terme à ce problème. Et c'est urgent : le déséquilibre conduira à une aggravation du trafic des femmes et pourrait entraîner des problèmes de sécurité nationale.
Source : ici.
Pour Eberstadt, la préférence pour un enfant mâle n'est pas un phénomène culturel très localisé ni même liée aux programmes de contrôle de population obligatoire : il cite quant à lui plusieurs facteurs qui se conjuguent pour aboutir au déséquilibre. Cette préférence s'ajoute en effet à la baisse généralisée de la fertilité et se voit soutenue par l'explosion des moyens techniques qui facilitent la sélection selon le sexe avant la naissance. Quant à la progression du niveau d'éducation, qui devait théoriquement ralentir la tendance, elle l'a dans certains cas accélérée au moyen d'une augmentation des avortements des bébés filles.
La proportion “naturelle” des naissances est de 105 garçons pour 100 filles : dans certaines régions du monde, on compte désormais 115 naissances de garçons pour 100 filles, voire, ici ou là, de 150 garçons pour 100 filles : des niveaux “proches de la science fiction”, selon Eberstadt. On connaît la récente étude qui évalue à 20 millions le nombre de petites filles manquantes en Asie, dans un processus qui en Chine semble déjà irréversible et qui en Inde tend à le devenir. Mais le phénomène progresse insidieusement en Europe de l'Est et en Amérique latine, et même dans la plupart des pays d'Afrique. Progresse : c'est-à-dire qu'il devient de plus en plus visible.
Que faire ? Selon Eberstadt, l'interdiction légale des avortements sélectifs en Corée-du-Sud a eu l'effet inverse de celui qui était recherché, la pratique étant montée en flèche ; il suggère que seule l'interdiction totale de l'avortement peut mettre un terme à ce problème. Et c'est urgent : le déséquilibre conduira à une aggravation du trafic des femmes et pourrait entraîner des problèmes de sécurité nationale.
Source : ici.
07 décembre, 2006
Etudiants pro-vie bannis à Carleton, Canada
L'association étudiante de Carleton University a approuvé, au terme d'un débat houleux, l'interdiction de l'accès du groupe catholique pro-vie aux structures estudiantines réservés aux clubs agréés. Par 26 voix contre 6, l'association a donc banni toute action ou initiative visant à "limiter ou à écarter les choix d'une femme confrontée à une grossesse". Sarah Fletcher, présidente de Carleton Lifeline, le groupe qui sollicitait sa reconnaissance, a fait part de son inquiétude par rapport à la liberté d'expression de son groupe, interdit non seulement de parole mais du droit de représenter les étudiants qui partagent son option pour le respect de la vie.
Un groupe évangélique canadien envisage de poursuivre l'Association estudiantine pour violation de la liberté d'expression
Source : ici.
Un groupe évangélique canadien envisage de poursuivre l'Association estudiantine pour violation de la liberté d'expression
Source : ici.
L'Australie autorise le clonage humain
Mercredi, la chambre des représentants asutralienne a voté à mains levées la fin de l'interdiction du clonage humain dit "thérapeutique" pour promouvoir la recherche sur les cellules souches embryonnaires (voir, notamment, Le Salon beige). Quatre jours de débats où les partisans du clonage se sont une fois de plus (et frauduleusement) appuyés sur l'avis de saint Thomas d'Aquin sur le moment de l'animation du foetus, ont abouti à ce vote sans solennité mais dramatique pour le respect de la vie. A la deuxième lecture, la nouvelle loi avait recueilli 82 voix contre 62.
Le Sénat australien l'avait préalablement adoptée à une courte majorité de deux mois.
Les chercheurs australiens pourront désormais cloner des embryons par transfert de noyau de cellule dans un ovule énucléé, pourvu qu'ils les détruisent avant la date, fatidique, arbitraire et donc magique de ses 14 jours d'existence. Pourquoi pas 7, 15 ou 28 ? L'avenir nous montrera sans doute que les chercheurs demandront des délais de plus en plus longs, pourvu qu'ils ne procèdent pas à l'implantation des embryons obtenus. Car pour ce qui est du respect de ces tout petits être humains, il a été officiellement rendu caduc.
Où obtenir les ovules en vue de cette expérimentation destructrice sur l'homme ? Lors de fécondations in vitro, en se servant sur les "surnuméraires". Mais la loi australienne rend possible une autre procédure : l'exploitation d'ovules prélevés sur des "foetus féminins fruits d'avortements tardifs", comme l'annonce le Sydney Morning Herald de ce jeudi.
Les débats ont permis l'apparition d'une nouvelle entourloupe sémantique pour noyer la réalité de la destruction embryonnaire : d'aucuns ont parlé d'“embryons non fécondés” pour désigner ceux qui ne sont pas encore implantés - ou détruits.
Plusieurs députés australiens ont pointé du doigt les énormes bénéfices que certaines multinationales espéraient tirer de ces nouvelles recherches immorales et Ron Boswell, président du Sénat australien, a même déclaré que "si les gens connaissaient les détails ils seraient absolument horrifiés", ajoutant qu'il n'était pas possible de les rendre publics.
Source : ici.
Le Sénat australien l'avait préalablement adoptée à une courte majorité de deux mois.
Les chercheurs australiens pourront désormais cloner des embryons par transfert de noyau de cellule dans un ovule énucléé, pourvu qu'ils les détruisent avant la date, fatidique, arbitraire et donc magique de ses 14 jours d'existence. Pourquoi pas 7, 15 ou 28 ? L'avenir nous montrera sans doute que les chercheurs demandront des délais de plus en plus longs, pourvu qu'ils ne procèdent pas à l'implantation des embryons obtenus. Car pour ce qui est du respect de ces tout petits être humains, il a été officiellement rendu caduc.
Où obtenir les ovules en vue de cette expérimentation destructrice sur l'homme ? Lors de fécondations in vitro, en se servant sur les "surnuméraires". Mais la loi australienne rend possible une autre procédure : l'exploitation d'ovules prélevés sur des "foetus féminins fruits d'avortements tardifs", comme l'annonce le Sydney Morning Herald de ce jeudi.
Les débats ont permis l'apparition d'une nouvelle entourloupe sémantique pour noyer la réalité de la destruction embryonnaire : d'aucuns ont parlé d'“embryons non fécondés” pour désigner ceux qui ne sont pas encore implantés - ou détruits.
Plusieurs députés australiens ont pointé du doigt les énormes bénéfices que certaines multinationales espéraient tirer de ces nouvelles recherches immorales et Ron Boswell, président du Sénat australien, a même déclaré que "si les gens connaissaient les détails ils seraient absolument horrifiés", ajoutant qu'il n'était pas possible de les rendre publics.
Source : ici.
"Mariage" gay au Canada
La proposition du nouvau gouvernement conservateur du Canada de "délégaliser" le mariage homosexuel a été rejetée ce jeudi par la chambre des communes par 175 voix contre 123, dans un vote au résultat certes attendu, mais dont on n'avait pas prévu l'ampleur.
Le Premier ministre Stephen Harper avait été élu notamment sur sa promesse de revenir sur la légalisation du "mariage" homosexuel sous le gouvernement libéral sortant. Promesse qu'il a donc tenue en mettent rapidement à l'ordre du jour un texte qui renverse cette législation. Mais sa démarche n'est pas apparue comme révélant une volonté personnelle et d'aucuns l'accusent même de ne l'avoir faite que dans la mesure où, le vote étant libre à propos de ce texte, un assez large consensus sur le statu quoétait à prévoir. L'affaire était encore compliquée par le fait que la Cour suprême avait donné son aval à la légalisation des unions homosexuelles et qu'il aurait fallu aux parlementaires recourir à la procédure quasi inutilisée de la clause "Nonobstant" pour renverser l'autorité de cette jurisprudence.
Les cartes ont été encore davantage brouillées dans la mesure où la motion gouvernementale avait été amendée sans préavis pour affirmer l'acceptation des unions de même sexe et le respect des "mariages" homosexuels qui ont déjà eu lieu sous le régime en vigueur. Certains élus, y compris des pro-famille de gauche, ont du coup refusé de voter la motion.
Qui a été sabotée, décidément, de façon magistrale.
Le Premier ministre Stephen Harper avait été élu notamment sur sa promesse de revenir sur la légalisation du "mariage" homosexuel sous le gouvernement libéral sortant. Promesse qu'il a donc tenue en mettent rapidement à l'ordre du jour un texte qui renverse cette législation. Mais sa démarche n'est pas apparue comme révélant une volonté personnelle et d'aucuns l'accusent même de ne l'avoir faite que dans la mesure où, le vote étant libre à propos de ce texte, un assez large consensus sur le statu quoétait à prévoir. L'affaire était encore compliquée par le fait que la Cour suprême avait donné son aval à la légalisation des unions homosexuelles et qu'il aurait fallu aux parlementaires recourir à la procédure quasi inutilisée de la clause "Nonobstant" pour renverser l'autorité de cette jurisprudence.
Les cartes ont été encore davantage brouillées dans la mesure où la motion gouvernementale avait été amendée sans préavis pour affirmer l'acceptation des unions de même sexe et le respect des "mariages" homosexuels qui ont déjà eu lieu sous le régime en vigueur. Certains élus, y compris des pro-famille de gauche, ont du coup refusé de voter la motion.
Qui a été sabotée, décidément, de façon magistrale.
Etats-Unis : pas d'information sur la douleur foetale
La Chambre des représentants américaine vient de rejeter une proposition de loi présentée par le républicain Chris Smith qui prévoyait d'informer les femmes enceintes de la douleur ressentie par les enfants à naître lors d'un avortement tardif. Le texte aurait obligé les pourvoyeurs d'avortement à proposer des médicaments anti-douleur pour le foetus au cas où ces femmes décideraient tout de même d'avorter.
Il aurait fallu une majorité des deux tiers au moins pour faire adopter la mesure, que Chris Smith présentait comme une mesure "de bon sens".
Sans constituer une remise en cause de l'avortement légal, la proposition avait pour objectif de faire diminuer le nombre des mises à mort des enfants à naître en attirant l'attention des candidates à l'avortement sur la réalité de l'intervention ; c'était une mesure parmi d'autres dans le cadre du "consentement éclairé" par lequel les défenseurs de la vie espèrent faire informer les femmes de tous les aspects de l'acte dramatique qu'elles envisagent.
Le lobby pro-avortement s'oppose avec vigueur à toute mesure allant dans le sens de cette simple information.
Il aurait fallu une majorité des deux tiers au moins pour faire adopter la mesure, que Chris Smith présentait comme une mesure "de bon sens".
Sans constituer une remise en cause de l'avortement légal, la proposition avait pour objectif de faire diminuer le nombre des mises à mort des enfants à naître en attirant l'attention des candidates à l'avortement sur la réalité de l'intervention ; c'était une mesure parmi d'autres dans le cadre du "consentement éclairé" par lequel les défenseurs de la vie espèrent faire informer les femmes de tous les aspects de l'acte dramatique qu'elles envisagent.
Le lobby pro-avortement s'oppose avec vigueur à toute mesure allant dans le sens de cette simple information.
06 décembre, 2006
Risques de fausses couches...
...Ils sont augmentés, aux termes d'une étude menée par la London School of Hygiene and Tropical Medicine, par plusieurs facteurs. Ainsi un avortement précédent, une fausse couche précédente, la fécondation in vitro, un poids d'avant-grossesse trop faible, le changement de partenaire, la conception hors mariage se révèlent des facteurs significatifs de risque pour une fausse couche pendant le premier trimestre, ainsi que l'âge maternel ou paternel élevé.
En revanche, les nausées, l'absorption de fruits et de légumes, la prise de vitamines et le bien-être émotionnel sont associés à un risque moindre.
L'étude menée par l'équipe de Noreen Maconochie a été réalisée d'une part auprès de 6.300 femmes âgées de 18 à 55 ans, dont la grossesse récente s'était terminée par une fausse couche pendant le premier trimestre, et d'autre part auprès de 6.116 femmes dont la grossesse récente avait dépassé les 12 semaines.
Les femmes ayant avorté présentent d'après l'étude un risque augmenté de 60 % de fausse couche par rapport à celles n'ayant pas avorté au cours de leur vie.
L'abstract de l'étude à paraître en janvier dans le British Journal of Gynaecology se trouve ici.
Source : ici.
En revanche, les nausées, l'absorption de fruits et de légumes, la prise de vitamines et le bien-être émotionnel sont associés à un risque moindre.
L'étude menée par l'équipe de Noreen Maconochie a été réalisée d'une part auprès de 6.300 femmes âgées de 18 à 55 ans, dont la grossesse récente s'était terminée par une fausse couche pendant le premier trimestre, et d'autre part auprès de 6.116 femmes dont la grossesse récente avait dépassé les 12 semaines.
Les femmes ayant avorté présentent d'après l'étude un risque augmenté de 60 % de fausse couche par rapport à celles n'ayant pas avorté au cours de leur vie.
L'abstract de l'étude à paraître en janvier dans le British Journal of Gynaecology se trouve ici.
Source : ici.
05 décembre, 2006
Vers de nouvelles obligations scolaires
Vu sur le site VousNousIls, qu irend compte avec satisfaction du rapport Nisand cité ci-dessous :
"Les objectifs de la loi du 4 juillet 2001 en matière d'éducation à la sexualité à l'école ne sont pas remplis, estime le Haut conseil qui souhaite que “cette obligation devienne effective au plus vite”, en y associant le planning familial, pour que les adolescents aient un repère en dehors de l'école."
Le Planning familial dans toutes les écoles par obligation légale ?
"Les objectifs de la loi du 4 juillet 2001 en matière d'éducation à la sexualité à l'école ne sont pas remplis, estime le Haut conseil qui souhaite que “cette obligation devienne effective au plus vite”, en y associant le planning familial, pour que les adolescents aient un repère en dehors de l'école."
Le Planning familial dans toutes les écoles par obligation légale ?
Contraception gratuite et anonyme
Il faudrait la mettre en place pour les mineures, qui ont déjà accès à la pilule du lendemain gratuite et anonyme et à l'IVG gratuite et anonyme : c'est ce qu'assure le Pr Israël Nisand, du Haut Conseil pour la population et la famille. "Dans les villes et les campagnes." La pilule partout pour les adolescentes...
C'est toujours le même mensonge : répandre la contraception, c'est faire diminuer le nombre d'avortements. On sait qu'il n'en est rien ; partout où la contraception a été légalisée et répandue, la légalisation de l'avortement a suivi et le nombre d'interventions n'a pas diminué. La contraception instaure à la fois une logique du refus de la vie, et, chez les jeunes, l'idée que tout est permis et même recommandé.
Oui, il y a un pays où le nombre d'avortements a (paraît-il) diminué : les Pays-Bas. Où l'avortement est légal et le discours dit "préventif" sur la contraception omniprésent. Mais l'exemple n'est pas bon : c'est aussi un pays où le recours à la stérilisation féminine est massif.
Quant au Pr Israël Nisand, il a un curieux parcours. Il avait été à la pointe de la protestation contre la jurisprudence Perruche qui indemnisait un enfant lourdement handicapé du fait de sa naissance. Mais dans le même temps il était capable de justifier l'avortement dit "thérapeutique" tardif. Dans cette même logique, il est un spécialiste du diagnostic préimplantatoire, qu'il estime absolument incontestable pour le dépisatage de pathologies lourdes. Et en 1999, il signait déjà un rapport demandant que les mineures puissent avorter sans que leurs parents soient au courant : voir ici l'analyse publiée alors par le CFJD.
Bref, pas exactement le genre de personne qu'on s'attendrait à trouver au sein d'un Haut conseil pour la famille...
C'est toujours le même mensonge : répandre la contraception, c'est faire diminuer le nombre d'avortements. On sait qu'il n'en est rien ; partout où la contraception a été légalisée et répandue, la légalisation de l'avortement a suivi et le nombre d'interventions n'a pas diminué. La contraception instaure à la fois une logique du refus de la vie, et, chez les jeunes, l'idée que tout est permis et même recommandé.
Oui, il y a un pays où le nombre d'avortements a (paraît-il) diminué : les Pays-Bas. Où l'avortement est légal et le discours dit "préventif" sur la contraception omniprésent. Mais l'exemple n'est pas bon : c'est aussi un pays où le recours à la stérilisation féminine est massif.
Quant au Pr Israël Nisand, il a un curieux parcours. Il avait été à la pointe de la protestation contre la jurisprudence Perruche qui indemnisait un enfant lourdement handicapé du fait de sa naissance. Mais dans le même temps il était capable de justifier l'avortement dit "thérapeutique" tardif. Dans cette même logique, il est un spécialiste du diagnostic préimplantatoire, qu'il estime absolument incontestable pour le dépisatage de pathologies lourdes. Et en 1999, il signait déjà un rapport demandant que les mineures puissent avorter sans que leurs parents soient au courant : voir ici l'analyse publiée alors par le CFJD.
Bref, pas exactement le genre de personne qu'on s'attendrait à trouver au sein d'un Haut conseil pour la famille...
01 décembre, 2006
Recherche européenne sur les cellules souches
Le Parlement européen a adopté jeudi son budget de financement de la recherche et du développement de 7 560 millions d’euros pour les 7 ans à venir. Aux termes d’un compromis l’UE s’abstiendra de financer tout clonage et toute recherche sur des cellules souches embryonnaires obtenues à partir d’une nouvelle destruction d’embryon, mais pourra allouer des fonds à la recherche sur des lignées de cellules souches déjà obtenues.
L’Allemagne avait mené l’initiative des pays membres qui voulaient interdire toute recherche publique en ce domaine, qui semblait pourtant devoir devenir institutionnel à la suite d’un vote pour la recherche à 284 contre 249 en juin. La résistance pour le respect absolu de la vie avait même fini par rassembler une courte majorité. Mais la Finlande, qui occupe la présidence tournante de l’UE, a proposé le compromis finalement adopté avec le secours de l’Allemagne, de la Slovénie et de l’Italie qui étaient initialement contre, tandis que le Royaume-Uni, le Portugal, l’Espagne, la Belgique et la Suède militaient pour le financement de toute recherche sur les cellules souches embryonnaires. La Pologne, l’Autriche, Malte, la Slovaquie et la Lituanie ont voté contre le compromis mais c’est un domaine où la majorité l’emporte.
Aux termes de ce compromis, par ailleurs, les Etats membres qui le souhaitent pourront procéder aux recherches sur les cellules souches et aux destructions d’embryons si leurs législations l’autorisent, mais ils n’obtiendront pas de financement européen à cette fin.
Les amendements ont été adopté en ces termes :
La recherche dans les domaines suivants n’est pas financée au titre du présent programme :
– activités de recherche en vue du clonage d'embryons humains ;
– activités de recherche visant à modifier le patrimoine génétique d'êtres humains qui pourraient rendre ces altérations héréditaires ;
– activités de recherche destinées à créer des embryons humains uniquement à des fins de recherche ou pour l'obtention de cellules souches et activités de recherche utilisant des cellules de tels embryons.
Et :
Pour ce qui concerne l'utilisation de lignées de cellules souches embryonnaires humaines établies avant l'adoption du présent programme, les institutions, organismes et chercheurs sont soumis à un régime de licence et de contrôle strict conformément au cadre juridique de l'État membre ou des États membres intéressés.
Source : ici.
L’Allemagne avait mené l’initiative des pays membres qui voulaient interdire toute recherche publique en ce domaine, qui semblait pourtant devoir devenir institutionnel à la suite d’un vote pour la recherche à 284 contre 249 en juin. La résistance pour le respect absolu de la vie avait même fini par rassembler une courte majorité. Mais la Finlande, qui occupe la présidence tournante de l’UE, a proposé le compromis finalement adopté avec le secours de l’Allemagne, de la Slovénie et de l’Italie qui étaient initialement contre, tandis que le Royaume-Uni, le Portugal, l’Espagne, la Belgique et la Suède militaient pour le financement de toute recherche sur les cellules souches embryonnaires. La Pologne, l’Autriche, Malte, la Slovaquie et la Lituanie ont voté contre le compromis mais c’est un domaine où la majorité l’emporte.
Aux termes de ce compromis, par ailleurs, les Etats membres qui le souhaitent pourront procéder aux recherches sur les cellules souches et aux destructions d’embryons si leurs législations l’autorisent, mais ils n’obtiendront pas de financement européen à cette fin.
Les amendements ont été adopté en ces termes :
La recherche dans les domaines suivants n’est pas financée au titre du présent programme :
– activités de recherche en vue du clonage d'embryons humains ;
– activités de recherche visant à modifier le patrimoine génétique d'êtres humains qui pourraient rendre ces altérations héréditaires ;
– activités de recherche destinées à créer des embryons humains uniquement à des fins de recherche ou pour l'obtention de cellules souches et activités de recherche utilisant des cellules de tels embryons.
Et :
Pour ce qui concerne l'utilisation de lignées de cellules souches embryonnaires humaines établies avant l'adoption du présent programme, les institutions, organismes et chercheurs sont soumis à un régime de licence et de contrôle strict conformément au cadre juridique de l'État membre ou des États membres intéressés.
Source : ici.
La pilule abortive contre le cancer
Tout le monde en parle (il y avait même un embargo sur la nouvelle jusqu’à 19 h jeudi soir pour mieux mettre l’affaire en scène) : la pilule abortive RU 486, qui fait absorber des doses massives mifésterone pour bloquer en urgence l’ovulation ou par empêchement de la nidation d’un enfant conçu, a un effet anti-cancéreux démontré en évitant le cancer du sein.
C’est ce qui résulte d’une étude conduite par Eva Lee, de l’Université de Californie : elle démontre qu’utilisée chez des souris porteuses d’un gène propice au cancer, le mifépristone, un stéroïde synthétique qui bloque le progestérone nécessaire à la poursuite de la grossesse, empêche cette hormone de déclencher le gène carcinogène BRCA1.
On applaudit très fort, on imagine les femmes porteuses de ce risque absorbant le RU 486 à vie, et on ferme le ban…
Pas si vite. Le site www.lifenews.com signale que ce genre de cancer du sein lié à une prédisposition génétique ne représente que 5 à 10 % des cas. Et donc que le RU 486 n’est en aucun cas une réponse au fléau. D’autant que, si le gène défectueux peut être héréditaire, un autre gène défectueux peut aussi apparaître à la suite d’une exposition à d’autres carcinogènes ou aux œstrogènes, l’exposition dans ce dernier cas ayant lieu à l’occasion de l’avortement provoqué, qui constitue l’un des plus importants facteurs de risque. Par ailleurs il existe des cas de cancers du sein « familiaux » qui ne sont pas liés au BRCA1.
Selon le Breast Cancer Prevention Institute cité par LifeNews, « le fait de subir un avortement provoqué, spécialement à l’adolescence ou avant d’avoir vécu une grossesse jusqu’au terme, accroît le risque de développer un cancer du sein – et si l’on a subi un avortement, le fait d’avaler des stéroïdes contraceptifs aggravera le risque ».
De son côté Eva Lee a précisé qu’elle souhaitait vivement voir développé un « meilleur antiprogestérone » qu’une pilule abortive pour venir en aide à la moitié des femmes effectivement porteuses du gène BRCA1 qui développeront un cancer du sein ou des ovaires avant l’âge de 70 ans.
Source : ici.
C’est ce qui résulte d’une étude conduite par Eva Lee, de l’Université de Californie : elle démontre qu’utilisée chez des souris porteuses d’un gène propice au cancer, le mifépristone, un stéroïde synthétique qui bloque le progestérone nécessaire à la poursuite de la grossesse, empêche cette hormone de déclencher le gène carcinogène BRCA1.
On applaudit très fort, on imagine les femmes porteuses de ce risque absorbant le RU 486 à vie, et on ferme le ban…
Pas si vite. Le site www.lifenews.com signale que ce genre de cancer du sein lié à une prédisposition génétique ne représente que 5 à 10 % des cas. Et donc que le RU 486 n’est en aucun cas une réponse au fléau. D’autant que, si le gène défectueux peut être héréditaire, un autre gène défectueux peut aussi apparaître à la suite d’une exposition à d’autres carcinogènes ou aux œstrogènes, l’exposition dans ce dernier cas ayant lieu à l’occasion de l’avortement provoqué, qui constitue l’un des plus importants facteurs de risque. Par ailleurs il existe des cas de cancers du sein « familiaux » qui ne sont pas liés au BRCA1.
Selon le Breast Cancer Prevention Institute cité par LifeNews, « le fait de subir un avortement provoqué, spécialement à l’adolescence ou avant d’avoir vécu une grossesse jusqu’au terme, accroît le risque de développer un cancer du sein – et si l’on a subi un avortement, le fait d’avaler des stéroïdes contraceptifs aggravera le risque ».
De son côté Eva Lee a précisé qu’elle souhaitait vivement voir développé un « meilleur antiprogestérone » qu’une pilule abortive pour venir en aide à la moitié des femmes effectivement porteuses du gène BRCA1 qui développeront un cancer du sein ou des ovaires avant l’âge de 70 ans.
Source : ici.
Chen Guangcheng en prison pour défense de la vie
Le militant chinois aveugle Chen Guangcheng, rendu célèbre par sa dénonciation des abus de la politique de contrôle des naissances, a été condamné vendredi lors d’un nouveau procès à quatre ans et trois mois de prison.
Condamné dans un premier temps, il avait contre toute attente bénéficié d'un rejugement pour cause d'irrégularités de procédure relevées par l'organe judiciaire. Mais le rejugement aura donc abouti au même résultat, fondé sur de prétendus appels à la violence à la suite d'une manifestation pacifique devant le domicile de Chen Guangcheng, où il était assigné à résidence.
Chen est détenu depuis plus d’un an après avoir révélé des pratiques abusives de stérilisation de milliers de femmes et d’avortements tardifs et forcés dans son district du Shandong, concernant parfois des foetus de huit mois et plus. Bien entendu, ces dénonciations n'ont même pas été évoquées lors de ses procès successifs.
Source : Présent du 2 décembre.
Condamné dans un premier temps, il avait contre toute attente bénéficié d'un rejugement pour cause d'irrégularités de procédure relevées par l'organe judiciaire. Mais le rejugement aura donc abouti au même résultat, fondé sur de prétendus appels à la violence à la suite d'une manifestation pacifique devant le domicile de Chen Guangcheng, où il était assigné à résidence.
Chen est détenu depuis plus d’un an après avoir révélé des pratiques abusives de stérilisation de milliers de femmes et d’avortements tardifs et forcés dans son district du Shandong, concernant parfois des foetus de huit mois et plus. Bien entendu, ces dénonciations n'ont même pas été évoquées lors de ses procès successifs.
Source : Présent du 2 décembre.
"Mariage" gay en Afrique du Sud
La loi autorisant le mariage homosexuel est entrée en vigueur jeudi en Afrique du Sud, qui devient ainsi le premier pays du continent à légaliser l’union civile entre deux personnes du même sexe. « En rompant avec notre passé, (…) nous avons besoin de lutter et de résister à toutes les formes de discriminations et préjugés, y compris l’homophobie », avait déclaré la ministre de l’Intérieur, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, lors du débat au Parlement.
Le gouvernement a été « contraint » de légiférer à la suite d’une décision de la Cour constitutionnelle qui, en décembre 2005, avait donné un an au Parlement pour modifier les textes sur le mariage, le définissant comme l’union « d’un homme et d’une femme à l’exclusion de toute autre ». Malheureuse décision, puisqu'elle a abouti à l'effet contraire de celui qui était recherché.
L'Eglise catholique s'était opposée avec vigueur à cette dérive destructrice de la société.
La Constitution sud-africaine, adoptée deux ans après les premières élections multiraciales de 1994, interdit explicitement toute discrimination sur des critères d’orientation sexuelle. Une machinerie lourde en marche partout, notamment dans le droit européen qui, sur ce point, prend volontiers appui sur le traité constitutionnel mort-né.
Source : Présent du 2 décembre.
Le gouvernement a été « contraint » de légiférer à la suite d’une décision de la Cour constitutionnelle qui, en décembre 2005, avait donné un an au Parlement pour modifier les textes sur le mariage, le définissant comme l’union « d’un homme et d’une femme à l’exclusion de toute autre ». Malheureuse décision, puisqu'elle a abouti à l'effet contraire de celui qui était recherché.
L'Eglise catholique s'était opposée avec vigueur à cette dérive destructrice de la société.
La Constitution sud-africaine, adoptée deux ans après les premières élections multiraciales de 1994, interdit explicitement toute discrimination sur des critères d’orientation sexuelle. Une machinerie lourde en marche partout, notamment dans le droit européen qui, sur ce point, prend volontiers appui sur le traité constitutionnel mort-né.
Source : Présent du 2 décembre.
L'avortement comme un homicide involontaire...
La mort de Naomie, petite fille née à la suite d’une fausse couche à six mois de grossesse, a été prise en compte par la cour d’appel de Lyon, qui a aggravé les peines prononcées en première instance à l’encontre du chauffard qui avait causé sa naissance prématurée à l’occasion d’un accident de la route. Jean-Pierre Grosclaude, qui se savait fatigué et sujet aux endormissements en plein jour, avait néanmoins pris le volant un jour de 2004, et s’étant endormi avait heurté la voiture d’une jeune femme enceinte. Il a été condamné à un an de prison dont 8 mois avec sursis et à l’annulation de son permis pour trois ans pour « homicide involontaire », la circonstance aggravante de manquement à la sécurité ayant été retenue par la cour.
L’affaire est symbolique dans la mesure où le décès de Naomie n’a été pris en compte qu’au seul motif qu’elle a respiré avant de mourir du fait de l’accident. Mort-née, on aurait fait comme si elle n’avait pas existé et Jean-Pierre Grosclaude aurait risqué tout au plus une amende ou un retrait de permis pour blessures involontaires sur adultes.
« Si cet enfant n’avait pas respiré, nous n’en parlerions même pas et cet être qui vivait en cette femme ne compterait pas », avait relevé Me Agnès Tricoire, avocate de ses parents, soulignant l’état de « vide juridique » où nous nous trouvons du fait de la non-existence d’un statut du foetus.
Mais cette schizophrénie juridique est indispensable pour continuer à justifier l’avortement volontaire. Tant pis pour la réalité.
Source : Présent daté du 2 décembre.
L’affaire est symbolique dans la mesure où le décès de Naomie n’a été pris en compte qu’au seul motif qu’elle a respiré avant de mourir du fait de l’accident. Mort-née, on aurait fait comme si elle n’avait pas existé et Jean-Pierre Grosclaude aurait risqué tout au plus une amende ou un retrait de permis pour blessures involontaires sur adultes.
« Si cet enfant n’avait pas respiré, nous n’en parlerions même pas et cet être qui vivait en cette femme ne compterait pas », avait relevé Me Agnès Tricoire, avocate de ses parents, soulignant l’état de « vide juridique » où nous nous trouvons du fait de la non-existence d’un statut du foetus.
Mais cette schizophrénie juridique est indispensable pour continuer à justifier l’avortement volontaire. Tant pis pour la réalité.
Source : Présent daté du 2 décembre.
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