25 avril, 2018

Les recours des parents d’Alfie Evans rejetés par la cour d’appel de Londres : il est dans son « intérêt bien compris » de mourir

Ecœurant. La décision de la cour d’appel de Londres de rejeter les recours de Tom Evans et de Kate James en affirmant que rien ne permet de dire que le juge de Manchester, Justice Anthony Paul Hayden avait eu en tous points raison d’empêcher les parents d’Alfie Evans d’essayer de le faire soigner à Rome ou à Münich relève à la fois de l’horreur, de la torture et du mensonge. C’est toujours la même histoire : Alfie, dont le cerveau a subi des dommages « irréversibles » selon les médecins et les juges, ne doit plus recevoir autre chose que des « soins palliatifs » par ce qu’il est dans son intérêt « bien compris » de mourir.

Ce juge Hayden qui a noté dans son jugement du 20 février dernier que Tom Evans s’est « entiché » (ou « obnubilé » : besotted) de son petit garçon…

Ecœurant parce que ce sont les autorités judiciaires qui ont sollicité les pauvres parents, qui depuis lundi soir se battent aux côtés de leur petit « guerrier », entourés de forces de l’ordre, surveillés, fouillés chaque fois qu’ils reviennent dans la chambre de leur enfant, en leur expliquant que trois juges se tenaient prêts pour eux.

Trois juges prêts, en effet : prêts à simplement confirmer ce qu’avait dit leur confrère la veille. Lord Justice Andrew McFarlane, Lord Justice Peter Coulson et Lady Justice Eleanor King, dans toute la majesté de leurs robes et de leurs perruques, ont dit au bout de cinq heures d’audience et de délibéré, par la voix du premier d’entre eux : « Tout cela est affreux pour tous ceux qui sont impliqués. Nous sommes au milieu d’un plan de soins palliatifs à Alder Hey et je  ne vois aucun fondement pour affirmer que le juge [Hayden] avait tort. »

Le juge Andrew McFarlane, qui connaît les appels en matière de droit familial, a jugé en novembre dernier qu'un couple d'homosexuels devait obtenir la garde de l'enfant né sur commande d'une mère porteuse qui prétendait le garder sans avoir de lien biologique avec lui parce qu'il était dans l'intérêt de l'enfant de vivre avec son parent génétique.

Pour quoi cette torture de l’attente et des faux espoirs ? Etait-ce pour donner encore plus de solennité à la décision, plus de poids au droit de l’Etat et de la justice de décider ce qui est « bien » pour un enfant, intimider davantage des parents aussi intrépides ? Dans un pays de droit jurisprudentiel, c’est en tout cas une décision qui compte. Il faut réduire à rien, écraser les droits de ces parents qui luttent. Tom Evans, épuisé, a fait savoir qu’il n’avait pas dormi depuis trois jours. Il continue. M’est avis qu’on l’utilise : il s’agit de montrer que rien ne sert de résister une fois que l’Etat a décidé ce qui est « bien ».

(Saluons donc le pape François, le président Duda de Pologne, le président du parlement européen Tajani qui ont vigoureusement pris fait en cause pour le petit Alfie – et ce père qui reste lucide, concentré, volontaire face à ceux qui ont décidé que cette petite vie ne vaut pas d’être vécue…)

Mensonge, parce que des médecins de l’hôpital d’Alder Hey sont venus expliquer à la barre que tout le monde parmi le corps médical a trouvé normal qu’Alfie continue de respirer de manière autonome après le retrait de la ventilation. Devant un juge antérieur, ils avaient déclaré tout aussi doctement que l’on pouvait s’attendre à une mort dans les quelques minutes, en tout cas « très rapide ». A l’heure d’écrire, cela fait plus de 48 heures qu’Alfie respire seul.

Au bout de 33 heures, il a enfin reçu un peu de nourriture… Mais les médecins et leurs conseils ont fait savoir à la cour de Londres qu’il est tout à fait possible qu’atteint par telle ou telle infection respiratoire, Alfie ne meure subitement dans l’unité de soins intensifs où il se trouve toujours (sans soins intensifs).

On a appris au cours de la procédure ce mercredi que la veille, Tom Evans a cherché à porter plainte pour conspiration pour meurtre à l'encontre de trois médecins.

De son côté, la police de Merseyside a publié un communiqué menaçant de conséquences et de poursuites ceux qui, sur les médias sociaux, se laissent aller à des commentaires excessifs à l’encontre du personnel soignant ou des juges. « On surveille tous les messages »…

C’est une abominable tyrannie qui s’installe. L’affaire Alfie Evans a des répercussions dont on commence tout juste à percevoir les débuts.

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De l’affaire Alfie Evans au lobby LGBT : le juge Hayden qui refuse son transfert est un activiste pro-gay



Le juge Anthony Paul Hayden qui a rendu plusieurs décisions de mort dans l’affaire Alfie Evans fait partie d'une association judiciaire pro LGBT, et il est également le coauteur d'un manuel juridique sur les enfants des couples de même sexe. L'histoire ne dit pas s'il est également franc-maçon, mais il est à l’évidence l'homme de la situation, le magistrat qu'il fallait pour aider la culture de mort à faire sa mue en dictature de la culture de mort.

En tant que membre du BLAGG (Bar Lesbian and Gay Group : groupe lesbien et gay du barreau), Anthony Paul Hayden fait partie de ces juristes qui soutiennent les « lesbiennes, homme gay, bisexuel et personne transgenre à tous les niveaux » des professions judiciaires. BLAGG s'est ainsi réjoui de sa nomination en tant que juge de la Haute Cour de Manchester en 2013, avec une spécialisation dans les affaires familiales. Le 23 novembre 2016, le juge Hayden prenait la parole aux côtés des responsables de cette association pour une soirée de « réseautage » à laquelle étaient invités les « membres LGBT » et autres professionnels du barreau.

Avec les cas médicaux relatifs aux adultes vulnérables, ce sont les cas impliquant des enfants – particulièrement sur le plan des libertés civiles – qui l'intéressent au plus haut point.


Le juge Anthony Paul Hayden qui a décrété la mort d’Alfie Evans
est un activiste pro-gay


 Après une carrière d’avocat – style ténor du barreau –  et sa nomination par la reine comme haut magistrat, il a été fait chevalier par Sa Majesté comme le précise une note officielle du Premier ministre datée du 8 octobre 2013.

Dans le livre qu'il a cosigné avec quatre autres auteurs, le juge Anthony Paul Hayden s'intéresse à tous les aspects de l'homoparentalité, avec des conseils spécifiques, notamment pour ceux qui veulent avoir recours à une mère porteuse (la GPA) rémunérée,  pratique interdite au Royaume-Uni où la gestation pour autrui est autorisée dans la mesure où elle est gratuite seulement. On trouve ainsi toutes sortes  d'indications sur la manière de réaliser une GPA commerciale à l’étranger : chose possible si on arrive à démontrer qu'on a défrayé l’intéressée des dépenses encourues (ou le manque à gagner professionnel ?).

Le même livre s'attarde sur l'idée de la disparition de la « vieille présomption » selon laquelle le parent biologique est automatiquement le parent légal.

Bref, une approche totalement révolutionnaire visant à exploser le modèle familial traditionnel ; d'ailleurs le juge Hayden évoque dans la préface de l’ouvrage « le concept en perpétuelle évolution de la famille ». «  Nous faisons plus attention à notre manière de parler aujourd’hui », ajoute-t-il, faisant référence à la série de lois de non-discrimination adoptée au Royaume-Uni : «  Elles fournissent le cadre d'une société beaucoup plus juste pour l'avenir où les options pour les enfants seront étendues, en les maintenant au centre du processus légal. » C’est un livre qui n'aurait pas pu être écrit il y a 20 ou même 10 ans, note un chroniqueur. En effet…

On comprend mieux l'irritation du juge lorsque l’avocat de Tom Evans, Paul Diamond, évoquait mardi des questions de « civilisation » pour réclamer le droit des parents de prendre les décisions médicales pour leurs enfants.

Un juge pour le lobby LGBT

Pour ce qui est de la possible franc-maçonnerie du juge,  on se bornera à la conjecture. Depuis 2009, au Royaume-Uni, les juges n'ont plus l'obligation de déclarer s'ils font partie de cette fraternité. C'est la date à laquelle le Secrétaire à la justice d’alors, Jack Straw, mettait fin à une règle qu'il avait lui-même introduite 11 ans plus tôt en tant que ministre de l'Intérieur obligeant les membres « de sociétés secrètes comme la franc-maçonnerie » devaient se manifester, parce que cette appartenance pouvait faire naître des soupçons quant à leur impartialité et leur objectivité.

C'est sous la pression de l’United Grand Lodge of England que Jack Straw est revenu sur cette exigence en 2009, après que ladite loge eut menacé d’engager des poursuites à la faveur d'une récente décision de la Cour européenne des droits de l’homme. C'est en 2007 que la CEDH avait donné raison à des maçons italiens voulant faire connaître que l'obligation pour un fonctionnaire de déclarer son appartenance à la franc-maçonnerie portait atteinte à son droit à la libre association et constituait une discrimination.

Justifiant sa décision de 2009, Jack Straw affirmait qu'une enquête avait révélé qu'on n’avait trouvé aucun élément indiquant qu'il y eût des «  irrégularités ou des fautes professionnelles » liées à l'appartenance d'un juge à la franc-maçonnerie et que le maintien de la règle serait « disproportionné ».

De toute façon il est aujourd'hui possible, comme le montre le cas du juge Hayden, d'être magistrat et d'afficher ses préférences pour la défense de l’idéologie LGBT et de la redéfinition (ou plutôt, la dénaturation) de la famille.

Retrait de l’alimentation à une personne en état de conscience minimale

En novembre 2017, signale Claire Chretien de LifeSiteNews, le juge Hayden a rendu une décision ordonnant que l'alimentation et l’hydratation d'une femme de 72 ans en état de conscience minimale à la suite d'une rupture d'anévrisme à la suite d'une chute soient retirées, parce qu'elle aurait trouvé sa situation « non seulement intolérable mais humiliante ». En cette occurrence, l'hôpital voulait continuer de la nourrir par le biais d'une sonde nasogastrique qu'elle avait arrachée une cinquantaine de fois ; sa fille était favorable à l'arrêt de l'alimentation pour la faire mourir et le juge a retenu un courriel de la dame, envoyé en 2013, où elle évoquait son désir de ne pas vivre si elle se trouvait gravement handicapée.

Pour la petite histoire, le juge Hayden a reçu entre 2005 et 2006, alors qu'il était encore avocat,  l'équivalent de près de 350.000 euros bruts au titre de l'aide juridictionnelle pour des affaires concernant des enfants, faisant ainsi partie des 10 avocats ayant sur cet exercice perçu les plus fortes sommes sur les deniers publics.

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Et maintenant, ils attendent qu'Alfie Evans meure de faim ?

A l’issue de 3 heures d’audience devant la Haute Cour de Manchester, en Angleterre, mardi, le sort d’Alfie Evans est désormais scellé, selon le juge Hayden pour qui l’on est en train de vivre « le dernier chapitre de l’affaire de cet extraordinaire petit garçon ». Alors que l’enfant respire seul depuis plus de 24 heures, à l’heure d’écrire, le magistrat qui avait déjà décidé une première fois qu’il était opportun de priver Alfie de la ventilation que l’on croyait alors indispensable à sa survie, a pris de nouveau et sans surprise une décision de mort.

Le fait qu’Alfie respire seul et que, manifestement, il ne souffre pas, n’a rien changé à sa détermination. Malgré la présence du chef de cabinet de l’ambassadeur d’Italie – l’enfant est officiellement citoyen italien désormais – le juge Hayden insiste : c’est dans « l’intérêt » d’Alfie de rester sous la responsabilité de l’hôpital pédiatrique Alder Hey qui doit poursuivre son « plan de fin de vie » pour le courageux petit bonhomme de 23 mois qui a pourtant manifesté si magnifiquement sa volonté de vivre.

Le juge a donné raison aux médecins de Liverpool qui estiment qu’Alfie aurait des convulsions incessantes s’il devait faire le voyage à Rome (ou à Münich, où un autre hôpital est prêt à le soigner), qu’il n’y survivrait pas et que le déplacement serait « erroné et sans objet ».

Tout au plus envisagera-t-on de le laisser rentrer chez lui, mais pas avant « trois ou cinq jours » pour pouvoir préparer ce transfert – les médecins ont précisé que cela serait de toute façon « impossible » en cas d’« hostilité » à leur encontre et qu’ils vivaient dans une « peur véritable ».

Une fois de plus, les parents d’Alfie, Tom Evans et Kate James n’ont rien à dire. On les a définitivement spoliés de leur droit de prendre des décisions médicales pour leur enfant. Ces décisions prises désormais par les médecins et confirmées par la justice reposent sur plusieurs faits avancés par ceux-ci : le cerveau d’Alfie est profondément atteint comme l’ont montré plusieurs IRM, et il ne saurait se regénérer, tous ses mouvements sont réflexes ou convulsifs, il n’entend, ni ne voit, ni ressent le monde extérieur, il ne ressent probablement pas de douleur ou d’inconfort mais cela reste incertain, il n’a aucun espoir de voir sa condition s’améliorer et sa vie dans l’unité de soins intensifs d’Alder Hey pourrait être prolongée « longtemps ». Dans une précédente décision, datée du 20 février, le juge Hayden avait ainsi justifié le retrait de la ventilation et des soins intensifs au motif de la « futilité » de la vie d’Alfie qui n’avait aucun espoir d’amélioration, et qu'il ne communiquerait « très probablement » jamais avec ses proches.

On y lisait aussi qu’« Alfie n’a pas de réflexe de déglutition, il est incapable d’avaler et de gérer efficacement ses secrétions orales. Alfie est à 100 % dépendant du soutien du ventilateur ».

Sur ce dernier point, avancé sans la moindre réserve par l’un des médecins qui soignent Alfie, le petit garçon a prouvé que le corps médical peut avoir spectaculairement tort. Il semble aussi d’après les photos que l’on voit d’Alfie depuis l’extubation qu’il ne bénéficie d’aucune traitement pour évacuer ses secrétions orales : les avalerait-il donc ?

En proposant de le maintenir dans un protocole de fin de vie, la « solution finale » appliquée à Alfie Evans semble en outre devoir passer par le retrait de la nourriture qu’il recevait jusqu’à présent par sonde orale. Mardi soir, à 24 heures de son extubation, il n’avait reçu qu’un peu de fluides, et aucune nourriture. En même temps il consent des efforts inouïs pour continuer de respirer…

Si cela se confirme, il faut dire clairement qu’il n’est pas question de « laisser » mourir Alfie, mais d’abréger délibérément sa vie après qu’il a échappé à une première tentative qui avait pour objectif sa mort.

On notera que lorsque l’avocat de Tom Evans et Kate James, Paul Diamond, a plaidé sur le plan des « normes de civilisation », le juge lui a rétorqué qu’il ne voulait pas voir la cour servir de « plateforme pour des platitudes et des phrases choc ». Et à chaque phrase au contenu « chargé » il l’a rabroué en dénonçant ses « ridicules sottises émotives ».

Dans une déclaration mardi soir aux manifestants devant la clinique, Tom Evans a déclaré qu’avec Kate, il a dû soutenir plusieurs fois son fils en lui faisant du bouche à bouche ou en le désobstruant. Il a précisé que les médecins et infirmières avaient plusieurs fois essayé d’empêcher Kate de toucher son fils. Pour ce qui est de la « peur » dont ces médecins ont parlé, il a rappelé que la chambre d’Alfie est gardée par 6 policiers en uniforme et portant des Tasers, et ce ne sont pas les médecins qu’ils menacent. Son sentiment est que les soignants attendent le moment où l’état d’Alfie se détériorera puisqu’ils restent impassibles lorsqu’il montre des signes de détresse.

En clair : puisqu'une grande partie de son cerveau est atteint, on peut au fond considérer que sa vie humaine ne mérite plus protection.


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24 avril, 2018

Alfie Evans : des médecins dénoncent la tyrannie médicale et de l'Etat

Débranché à 22:17 heure française lundi soir, le petit Alfie Evans a déjà survécu plus de 18 heures sans être ventilé. Son père a dû parlementer 40 minutes avec les médecins de l’hôpital pédiatrique Alder Hey de Liverpool pour obtenir qu'on lui administre de l’eau et de l’oxygène au bout de six heures d’efforts de son fils pour vivre sans aucune assistance. A l’heure d’écrire, la famille Evans était de nouveau devant la justice, devant le même juge Hayden qui a déjà pris des décisions de mort pour Alfie. Mais pendant ce temps, un groupe de médecins britanniques a vivement condamné la manière dont on traite le petit garçon et dont on empêche ses parents de l'emmener en Italie.
Entre-temps, le président du Parlement européen, Antonio Tajani,  a fait une déclaration publique réclamant qu'on donne une nouvelle chance à Alfie et qu’on le laisse aller en Italie où on tentera de le sauver.

Le communiqué  de presse des médecins britanniques de la Medical Ethics Alliance est visible ici.
En voici la traduction :

Tyrannie médicale et de l’Etat

Nous sommes profondément préoccupés et outrés par le traitement et les soins offerts à Alfie Evans. Voulant retirer le traitement afin qu'il meure, les autorités médicales ont mené Alfie Evans à la Haute Cour. Dès cet instant, et du fait de l'action judiciaire de l'hôpital, les parents ont été spoliés de leur droit de prendre des décisions pour leur enfant bien-aimé. Ils ne pouvaient que faire part de leur avis à la cour et rester spectateurs pendant que la Haute Cour prenait des décisions pour Alfie. 
La Haute Cour a décidé que c'était dans « les intérêts bien compris » d’Alfie de mourir, et a dûment autorisé le retrait du traitement. De ce fait, les parents  subissent actuellement une torture alors qu’ils voient l'hôpital entreprendre des actions dont on attend qu'elles conduisent à sa mort. 
Alors même qu'une alternative viable existe (à savoir le transfert par ambulance aérienne pour des évaluations supplémentaires dans un hôpital spécialisé de Rome) l'hôpital et les médecins responsables des soins d’Alfie insistent pour qu'ils demeurent sous leur garde et sur un chemin qui conduit à la mort. Alors qu'il dispose désormais d'un peu d'oxygène et de fluide, il a fallu  d'énormes efforts pour les lui obtenir. On lui offre une sédation alors ( pour autant que nous sachions) celle-ci n'a pas été donnée pour l’instant. La sédation (si elle était donnée) impliquerait le développement d'une défaillance respiratoire et il mourrait encore plus vite. 
Les actions de ce type ont mis l’hôpital Alder Hey sous le feu des projecteurs mondiaux et par ricochet, discrédite l'ensemble de notre profession. 
La tyrannie médicale doit prendre fin. Le pauvre Alfie ne doit pas être tué de cette manière. Nous demandons que les autorités permettent à Alfie de rejoindre Rome en toute sécurité. 
Avec respect,  nous insistons qu'avec effet immédiat, le General Medical Council  ouvre une enquête à propos des médecins qui le soignent. Certainement, les médecins doivent refuser de mettre en œuvre une décision aussi tyrannique et permettre à Alfie d’aller à Rome.

Dr Anthony Cole.  Medical Ethics Alliance
Dr Thomas Ward
Dr Adrian Treloar
Dr Robert  Hardie
Dr Josephne Venn-Treloar
Dr Carlos Augusto Casanova Guerra

Les médecins invitent leurs confrères à cosigner la pétition.

Il n'est pas inutile de rappeler que c'est à Liverpool qu'a été fixée la procédure dite Liverpool Care Pathway consistant à soumettre à une sédation terminale des personnes en fin de vie avec arrêt de la nourriture et de l'hydratation. Les abus avaient été tels que le Parlement britannique avait déclenché une enquête et que le « LCP » avait été interdit en 2013.


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Alfie Evans encore en vie – mais lui donnera-t-on l'assistance médicale dont il a besoin ?

Tom Evans est sorti de l'hôpital Alder Hey à Liverpool ce matin pour donner des nouvelles de son fils Alfie : celui-ci a respiré seul pendant plusieurs heures et Tom a dû parlementer pendant 40 minutes avec les médecins avant que ceux-ci reconnaissent qu'il « avait raison, qu'il avait toujours eu raison » de dire que son fils ne souffre pas.

Le garçonnet a fini par recevoir de l'oxygène et de l'eau au bout de six heures, mais n'est plus sous assistance respiratoire. Tom Evans a déclaré que son Alfie a urgemment besoin de soins médicaux pour pouvoir espérer survivre à cette journée.

Alfie a passé la nuit dans les bras de sa maman qui se matin, a fini par s'endormir à son côté.

La video de Tom Evans a été diffusée ce matin par le Daily Mail.



Le récit de la journée d'hier est ici sur reinformation.tv.

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URGENT : Alfie Evans a survécu à son extubation

URGENT

Alfie Evans a été débranché lundi soir – mais il respire seul !

Mieux qu’un sursis, une survie ! Le ventilateur du petit Alfie Evans a été retiré lundi soir à 21 :17 heure locale. Mais il a continué de respirer seul.

Sa mère vient de confirmer que son fils reçoit désormais de l’oxygène et de l’eau.

« Comme il est merveilleux ! Quoi qu’il arrive, il a déjà prouvé que les médecins avaient tort. Qu’il est beau ! », écrit-elle sur le compte officiel Facebook d’Alfie’s Army.

Le récit de cette incroyable journée du 23 avril est ici.






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21 avril, 2018

Entretien exclusif avec Viviane Lambert du 20 avril 2018








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18 avril, 2018

Alfie Evans : la vie d’un enfant prise en otage par les médecins et les juges

Alfie Evans – qui n'est pas en fin de vie – n'a pas le droit de bénéficier de soins adaptés en Italie où veulent aller ses parents. Sa vie est prise en otage par les médecins et les juges qui veulent provoquer sa mort en débranchant son ventilateur. Abominable spoliation des droits parentaux aux Royaume-Uni… Lire la suite ici.





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15 avril, 2018

Un entretien exclusif avec Viviane Lambert à propos de Vincent : “Il va très bien !”

A découvrir sur reinformation.tv : c'est par là.





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07 avril, 2018

Déclaration finale du colloque “Église catholique, où vas-tu ?”, Rome, le 7 avril 2018

"C’est pourquoi, nous témoignons et confessons…"


Déclaration finale du colloque “Eglise catholique, où vas-tu ?”, Rome, le 7 avril 2018


En raison des interprétations contradictoires de l’exhortation apostolique Amoris lætitia, la confusion et le désarroi vont croissant parmi les fidèles du monde entier.

La demande urgente d’environ un million de fidèles, de plus de 250 professeurs et aussi de cardinaux d’une réponse clarificatrice du Saint-Père à ce sujet n’a toujours pas été entendue.

Devant le grave danger que cela cause à la foi et à l’unité de l’Église, nous, baptisés et confirmés, membres du Peuple de Dieu, nous sommes appelés à réaffirmer notre foi catholique.

Le Concile Vatican II nous autorise et nous encourage à le faire, lui qui, dans Lumen gentium, n. 33, déclare : « Ainsi, tout laïc, en vertu des dons qui lui ont été faits, constitue un témoin et en même temps un instrument vivant de la mission de l’Église elle-même “à la mesure du don du Christ”(Ep 4, 7). »

Le bienheureux John Henry Newman nous y encourage aussi, lui qui, dans un écrit que l’on peut dire prophétique, Sur la consultation des fidèles en matière de doctrine, indiquait, déjà en 1859, l’importance du témoignage de la foi de la part des laïcs.

C’est pourquoi, nous témoignons et confessons selon l’authentique tradition de l’Eglise que: 

1) Le mariage ratifié et consommé entre deux baptisés ne peut être dissous que par la mort.

2) Ainsi, les chrétiens qui, unis par un mariage valide, s’unissent à une autre personne alors que leur conjoint est encore en vie, commettent le grave péché d’adultère.

3) Nous sommes convaincus qu’il existe des commandements moraux absolus, qui obligent toujours et sans exception.

4) Nous sommes également convaincus qu’aucun jugement subjectif de conscience ne peut rendre bonne et licite une action intrinsèquement mauvaise.

5) Nous sommes convaincus que le jugement sur la possibilité d’administrer ou non l’absolution sacramentelle ne repose pas sur la question de l'imputabilité du péché commis, mais sur le propos du pénitent d’abandonner un mode de vie contraire au commandement divin.

6) Nous sommes enfin convaincus que les divorcés « remariés » civilement, qui ne sont pas disposés à vivre dans la continence, se trouvant dans une situation objectivement opposée à la loi de Dieu et ne peuvent accéder à la communion eucharistique.

Notre Seigneur Jésus-Christ dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jn 8, 31-32).

Dans cette assurance, nous confessons notre foi devant le suprême pasteur et maître de l’Eglise en même temps que devant les évêques, et nous leur demandons de nous confirmer dans la foi.

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Colloque “Où va l'Eglise” : le cardinal Burke parle du devoir de désobéissance au pape

Le cardinal Raymond Burke au colloque du 7 avril (photo : Edward Pentin.)
Edward Pentin du New Catholic Register a donné les grandes lignes de la conférence prononcée par le cardinal Raymond Burke au colloque Où va l'Eglise qui se déroule aujourd'hui à Rome. C'est en tant que prince de l'Eglise que le cardinal a souligné ceci : «  L'autorité du pape dérive de l'obéissance au Christ. » Et il a évoqué un devoir de désobéissance à l'égard du pape si celui-ci n'agit  et n'enseigne pas conformément à la Révélation divine, à l'Ecriture sainte et à la Tradition. De telles expressions du pape doivent alors « être rejetées par les fidèles ».

Cette parole publique du cardinal Burke lors d'une journée placée sous le signe du cardinal Caffarra et où étaient également annoncés les cardinaux Brandmüller, Arinze et Zen, ainsi que Mgr Schneider, constitue sans doute la prise de position la plus nette qui ait eu lieu à ce jour à propos de la confusion qui règne actuellement dans l'Eglise, même s'il n'a pas explicitement nommé le pape François au cours de son allocution. Le contexte était pourtant parlant.

Au cours de sa conférence, intitulée « Les limites de l'autorité du pape dans la doctrine de l'Eglise », le cardinal Burke a mis l'accent sur le devoir des papes de sauvegarder et de promouvoir l'unité de l'Eglise, ajoutant que toute expression de la doctrine ou de la pratique par un pontife romain se doit d'être un « exercice authentique » du ministère pétrinien. Cette autorité, désignée par la plenitudo potestatis, n'est pas,  nonobstant son nom, un pouvoir « magique ; elle dérive de son obéissance au Seigneur. »

C'est en tant que canoniste et préfet émérite de la Signature apostolique que le cardinal s'est également exprimé, se référant aux enseignements du canonistes du XIIIe siècle, le cardinal Henri de Suse, dit Hostiensis et aux écrits du professeur britannique John A. Watt, sur ce qu'on appelle l'absoluta potestas du pape, un pouvoir absolu qui diffère de celui théorisé par Machiavel ou mise en pratique par des dictateurs totalitaires dans la mesure où il sert à « apporter un remède aux défauts » de la loi existante soit que celle-ci « ne soit pas observée », soit qu'elle se révèle « inadaptée à des circonstances particulières ».

Il ne s'agit en aucun cas d'une autorité s'exerçant sur le Magistère de l'Eglise, mais plutôt d'une « nécessité » de la gouvernance «  en pleine fidélité » à l'égard du Magistère de l'Eglise, ce qui oblige à n'en user qu'avec « grande prudence », comme d'un pouvoir ordonné à « la construction, et non la destruction ».

Cette absoluta potestas est donnée par le Christ lui-même,  a ajouté le cardinal, et par conséquent « ne peut être exercé qu'en obéissance au Christ ». Ainsi, un pape peut  décider d'une dispense à la loi, ou encore interpréter celle-ci, mais seulement de manière à aider la loi à remplir son « véritable objet, jamais pour la subvertir ».

Le cardinal Burke a alors souligné que tout acte d'un pape considéré comme « hérétique ou peccamineux », ou qui puisse « favoriser l'hérésie ou le péché, sape les fondements de la société et serait dès lors nul et non avenu ».

Il est bien admis, a expliqué le cardinal, que la plénitude du pouvoir donnée à un pape ne lui permet pas d'« agir contre la foi apostolique », mais qu'il s'agit d'un pouvoir dont il doit user « avec parcimonie, et avec la plus grande prudence ». Et de rappeler que selon Watt, la plenitudo potestatis est ordonnée au service des âmes et à l'unité de l'Eglise, et non pas aux intérêts personnels des individus. « Si le pape devait agir de cette manière sine causa (sans cause) ou de manière arbitraire, il mettrait son salut en péril », a insisté le cardinal Burke.

Ayant établi ces principes,  le cardinal a expliqué comment les abus de ce type de pouvoir peuvent être corrigés. Déjà, Hostiensis avait expliqué que le pape doit être « averti de l'erreur de ses actions, y compris publiquement », et que le collège des cardinaux « doit servir de frein de facto par rapport à l'erreur du pape. » Mais il ne s'agit pas d'un « jugement contraignant » selon Hostiensis. Il soutenait plutôt que si, selon sa conscience bien formée, un fidèle croit qu'un acte pontifical d'exercice de la plénitude du pouvoir est « peccamineux », alors «  il faut désobéir au pape par devoir, et les conséquences de cette désobéissance doivent être endurées avec une patience chrétienne ».

Etant donné que le droit canonique ne permet pas que le pape soit jugé, la correction du pape s'exercerait sous la forme de deux phases, a précisé le cardinal Burke, fondées sur l'enseignement du Christ dans Matth. 18:15-17, sur la manière d'exercer la correction fraternelle, et sur la tradition canonique. Il s'agirait donc de corriger directement le pontife romain quant à son «  erreur présumée », et s'il persistait à errer, de faire une « déclaration publique ».

Le cardinal s'est ainsi référé au canon 212 qui à la fois exhorte à l'obéissance chrétienne mais reconnaît aux fidèles le « droit et le devoir » de faire connaître au clergé leurs inquiétudes quant aux bien de l'Eglise. Et de rappeler, en citant un symposium de 1996 de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur « La primauté du successeur de Pierre », que le ministère du pontife romain est un service d'unité par rapport à chaque Eglise particulière, ce qui le rend « substantiellement différent » du gouvernement laïque.

«  Le successeur de Pierre est la pierre qui, face à l'arbitraire et au conformisme, garantit une fidélité rigoureuse à la Parole de Dieu. La plénitude du pouvoir du pontife romain ne peut être bien compris eet exercée qu'en tant qu'obéissance à la grâce du Christ, Tête et Pasteur du troupeau en tout temps et en tout lieu », a répété le cardinal Burke : ainsi le pape doit  exercer son pouvoir « en communion avec toute l'Eglise »,  en « respectant le dépôt de la foi », sans jamais « agir de manière contraire à la foi ». En particulier, il doit « respecter tous les sacrements et chacun, sans supprimer ou ajouter quoi que ce soit qui aille contre la substance des sacrements ». Il doit aussi partager l'exercice « du pouvoir entier et suprême » avec le collège des évêques.

La plénitude de pouvoir du pape « n'est pas simplement honorifique, il est substantiel » puisqu'elle un rapport avec « la responsabilité universelle de la sauvegarde du règne de la foi (regula fidei)  et du règne de la loi (regula iuris). » Ce pouvoir suprême dépasse celui d'un concile œcuménique, a souligné le cardinal Burke,  mais il n'est pas mis en œuvre lorsque le pape « agit comme une personne privée ou comme un simple fidèle ».

Le  cardinal a rappelé le contexte et le champ du pouvoir pontifical,  notamment la capacité à définir la doctrine et à condamner l'erreur, à promulguer et à abroger des lois, à agir en tant que juge dans toutes les matières de foi,  à décréter et à imposer des peines, à nommer et a écarter des pasteurs si nécessaire. Mais « puisque ce pouvoir vient de Dieu Lui-même, il est limité par la loi naturelle et par la loi divine ».

« Par conséquent, toute expression de la doctrine ou de la pratique qui n'est pas en conformité avec la Révélation divine, contenue dans l'Ecritures sainte et dans la Tradition de l'Eglise ne peut être un exercice authentique du ministère apostolique ou pétrinien et doit être rejetée par les fidèles », a déclaré le cardinal Burke.

Avant de conclure, il a cité l'épître de saint Paul aux Galates :

« Frères, je trouve vraiment étonnant que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un autre ÉEvangile. En fait, il n’y en a pas d’autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent renverser l’Evangile du Christ. Eh bien! si un jour quelqu’un, même nous, même un ange du ciel, vient annoncer un Evangile différent de l’Evangile que nous vous avons annoncé, qu’il soit maudit ! Nous l’avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu’un vient vous annoncer un êvangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit ! »

Et ses derniers mots furent pour citer un décret de Gratien à propos du pape : « Pourtant, qu'aucun mortel n'ait l'audace de le reprendre de ses fautes, car il juge tout le monde et personne n'a le droit de le juger, à moins qu'il ne dévie de la foi. »

On peut lire l'article d'Edward Pentin, dont j'ai traduit l'essentiel, ici.

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28 mars, 2018

Arnaud Beltrame : témoignage du P. Jean-Baptiste lors de la messe célébrée par Mgr de Romanet à Saint-Sulpice

Avec l'aimable permission des chanoines de Lagrasse, voici le texte complet du témoignage du P. Jean-Baptiste lu à la messe célebrée à Saint-Sulpice à Paris par Mgr Antoine de Romanet, évêque aux armées, en l'honneur du 

colonel Arnaud BELTRAME (18 AVRIL 1973 - 24 MARS 2018).


Cher Monseigneur, chers frères et sœurs,

   Après l'hommage national de ce matin, j’aurais aimé être à vos côtés pour évoquer la figure du colonel Arnaud Beltrame, que je préparais au mariage depuis deux ans et dont j'étais proche en ces dernières années. Mais il me faut prêcher à ses funérailles demain matin à Carcassonne. Ma prière rejoint donc la vôtre ce soir.

   Vous savez tous la joie que j'ai eue d'être aux côtés du colonel Arnaud Beltrame avec Marielle, sa fiancée et déjà civilement son épouse, il y a cinq jours, à l'hôpital. Nous étions réunis tous les trois comme pour leur mariage que je devais bénir bientôt, et c'est l’ultime onction du sacrement des malades que nous avons célébrée à la place, pour un héros qui fait l'admiration de tous.

   Louons le Seigneur pour la force qu'il a mise en ce cœur d'homme et d'officier. Son excellente forme physique impressionnait ses hommes. Il venait souvent me voir en tenue de randonneur. Vous savez sa belle carrière militaire. Mais, plus important que tout, il ne cachait à personne la joie que Dieu lui avait offerte en redécouvrant la foi catholique vers ses 33 ans, entraînant sa première communion et le sacrement de confirmation il y a neuf ans seulement. Nous parlions beaucoup de conjugalité, d'évangélisation, du diable ou autre. Il avait soif de savoir et de comprendre.

   Intellectuellement brillant, il a suivi une préparation au mariage exigeante avec un sérieux qui force mon admiration. Marielle et lui venaient chaque mois à des rencontres de couples à Narbonne ou à l'abbaye de Lagrasse. Arnaud nous a marqué par sa vivacité, sa joie contagieuse et sa capacité d’entraînement. Loquace, il était presque bavard... Je devais parfois l'interrompre pour que Marielle puisse s'exprimer... et il le faisait avec un tendre sourire vers elle. Car ce soldat, ce chuteur opérationnel, ce gendarme d'élite fondait devant celle qu'il aimait et débordait d’attentions délicates, de mots gentils. J'en ai été cent fois témoin.

   Sa déclaration d'intention pour le mariage catholique que je devais célébrer le 9 juin prochain près de Vannes est admirable. Marielle ne souhaite pas que soit rendue publique cette lettre ultime. Sachez que ce texte écrit seulement quatre jours avant sa mort héroïque, prouve son adhésion inconditionnelle et fervente à toute la foi catholique et à sa tradition, qu'il y prie en particulier Notre Dame avec gratitude, qu'il demande l'aide de saint Michel et prend saint Joseph pour modèle.

   Bénissant sa maison le 16 décembre dernier, j'avais été frappé de la décoration manifestant sa foi et sa passion pour l'histoire et la gendarmerie. Mais plus encore, par le fait qu'il avait réservé une pièce pour en faire un oratoire. Nous y avons prié tous les trois. Imitez-le ! Faisons une place dans nos vies à la prière !

   Les jours saints que nous vivons rappellent le Sacrifice rédempteur du Christ. Louons le Seigneur de lui avoir permis d'imiter Jésus, de vivre qu' « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Arnaud savait le risque fou qu'il prenait en se livrant comme otage du terroriste. Il l'a fait pour sauver une vie, plusieurs peut-être, car tel était son engagement d'officier de gendarmerie et de chrétien.

   Je crois qu'il a offert sa vie pour que s'arrête la mort. La croyance du djihadiste lui ordonnait de tuer. La foi chrétienne d'Arnaud l'invitait à sauver, en offrant sa vie s'il le fallait.

   Arnaud est-il un saint au Ciel, un pécheur au purgatoire ou un damné en enfer, comme le pensent les partisans de son meurtrier ? Nous avons grand espoir qu'il nous regarde et intercède pour nous, mais Dieu seul le sait. Quoi qu'il en soit, prions pour lui et les autres victimes de cette tragédie. Prions pour son assassin et ses complices.

   Le colonel Beltrame était convaincu qu'on ne peut pas lutter contre une idéologie uniquement avec des armes et des ordinateurs. On ne peut la vaincre durablement qu'avec des convictions spirituelles. La foi catholique qu'il a redécouverte, les merveilles chrétiennes de l'histoire de France qui le passionnaient, sont le meilleur bouclier contre la folie des convictions assassines qui tuent et veulent tuer encore.

   Alors, avec Arnaud et comme lui, soyons prêts au sacrifice de nos vies pour l'amour de nos frères !
Là où est la haine, mettons l'amour. Là où est le doute, mettons la foi. Là où est le désespoir, mettons l'espérance. Ainsi soit-il !


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24 mars, 2018

Arnaud Beltrame : le témoignage d'un chanoine de l'abbaye de Lagrasse



C'est très volontiers et avec émotion que je publie ici, avec l'autorisation des Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu, le texte que vient de rédiger le religieux qui connaissait bien Arnaud Beltrame et sa fiancée, et qui a pu lui apporter le sacrement des malades, avant son décès ce samedi 24 mars.

ARNAUD BELTRAME :

UN OFFICIER CHRÉTIEN HÉROÏQUE QUI A DONNÉ SA VIE POUR EN SAUVER D'AUTRES. 

Témoignage d'un chanoine de l'abbaye de Lagrasse (Aude), le jour de sa mort, 24 mars 2018.

    C'est au hasard d'une rencontre lors d'une visite de notre abbaye, Monument Historique, que je fais connaissance avec le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et Marielle, avec laquelle il vient de se marier civilement le 27 août 2016. Nous sympathisons très vite et ils m'ont demandé de les préparer au mariage religieux que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain. Nous avons donc passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d'intention d'Arnaud m'est parvenue 4 jours avant sa mort héroïque.

    Ce jeune couple venait régulièrement à l'abbaye participer aux messes, offices et aux enseignements, en particulier à un groupe de foyers, ND de Cana. Ils faisaient partie de l'équipe de Narbonne. Ils sont venus encore dimanche dernier.

    Intelligent, sportif, volubile et entraînant, Arnaud parlait volontiers de sa conversion. Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. Il reçoit la première communion et la confirmation après 2 ans de catéchuménat, en 2010.

    Après un pèlerinage à Sainte-Anne-d'Auray en 2015, où il demande à la Vierge Marie de rencontrer la femme de sa vie, il se lie avec Marielle, dont la foi est profonde et discrète. Les fiançailles sont célébrées à l'abbaye bretonne de Timadeuc à Pâques 2016.

    Passionné par la gendarmerie, il nourrit depuis toujours une passion pour la France, sa grandeur, son histoire, ses racines chrétiennes qu'il a redécouvertes avec sa conversion.

    En se livrant à la place d'otages, il est probablement animé avec passion de son héroïsme d'officier, car pour lui, être gendarme voulait dire protéger. Mais il sait le risque inouï qu'il prend.

    Il sait aussi la promesse de mariage religieux qu'il a faite à Marielle qui est déjà civilement son épouse et qu'il aime tendrement, j'en suis témoin. Alors ? Avait-il le droit de prendre un tel risque ? Il me semble que seule sa foi peut expliquer la folie de ce sacrifice qui fait aujourd'hui l'admiration de tous. Il savait comme nous l'a dit Jésus, qu'« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15, 13). Il savait que, si sa vie commençait d'appartenir à Marielle, elle était aussi à Dieu, à la France, à ses frères en danger de mort. Je crois que seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain.

    J'ai pu le rejoindre à l'hôpital de Carcassonne vers 21h hier soir. Les gendarmes et les médecins ou infirmières m'ont ouvert le chemin avec une délicatesse remarquable. Il était vivant mais inconscient. J'ai pu lui donner le sacrement des malades et la bénédiction apostolique à l'article de la mort.
Marielle alternait ces belles formules liturgiques.

    Nous étions le vendredi de la Passion, juste avant l'ouverture de la Semaine Sainte. Je venais de prier l'office de none et le chemin de croix à son intention. Je demande au personnel soignant s'il peut avoir une médaille mariale, celle de la rue du Bac de Paris, près de lui. Compréhensive et professionnelle, une infirmière, la fixe à son épaule.

   Je n'ai pas pu le marier comme l'a dit maladroitement un article, car il était inconscient.

   Arnaud n'aura jamais d'enfants charnels. Mais son héroïsme saisissant va susciter, je le crois, de nombreux imitateurs, prêts à au don d'eux-mêmes pour la France et sa joie chrétienne.

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18 mars, 2018

La lettre falsifiée de Benoît XVI à Vigano sur la théologie de François : les autres manipulations




Donc, la lettre de Benoît XVI à Mgr Dario Edoardo Viganò sur les « onze petits volumes » exposant la théologie et la philosophie du pape François contenait un paragraphe qui a été volontairement occulté par le service de presse du Vatican. Il s’agit même, sous des apparences de remarque « à la marge », du passage le plus dense de la lettre, où le pape émérite pointe la présence parmi les auteurs des fascicules (« volumetti ») d’un théologien clairement hétérodoxe, le Pr Hünermann, qui s’était livré à une « virulente attaque contre l’autorité magistérielle du pape » à l’occasion de la publication de Veritatis Splendor.

Ce paragraphe n’avait pas été lu lorsque la lettre de Benoît XVI avait été présentée à la presse pour marquer son soutien à François à l’occasion du 5e anniversaire de son élection, comme l’avait déjà suggéré l’Associated Press dans son article mettant en cause la « falsification » de la photo de la lettre.

Double falsification : d’une part, le floutage volontaire de deux lignes sur la première page, d’autre part, recouverture de l’ensemble du texte de la seconde page par la pile des « volumetti » artistement disposés pour ne laisser apparaître que la signature de Benoît XVI, « Benedictus ». D’emblée,  l’AP indiquait que le contenu manquant des lignes floutées « altérait significativement le sens des citations que le Vatican a choisi de mettre en exergue ».

Le paragraphe occulté le fait encore davantage.

En voici ma traduction :

« Ce n’est qu’à la marge que je veux faire mention de ma surprise devant le fait que parmi les auteurs figure aussi le Pr Hünermann, qui au cours de mon pontificat s’est illustré en prenant la tête d’initiatives anti-papales. Il participa de manière significative à la publication de la Kölner Erklärung [déclaration de Cologne] qui, relativement à l’encyclique Veritatis splendor, attaqua de manière virulente l’autorité magistérielle du pape, spécialement à propos des questions de théologie morale. En outre l’Europäischen Theologengesellschaft [l’association des théologiens européens] qu’il a fondée fut initialement conçue par lui comme une organisation en opposition au magistère papal. Par la suite, le sens ecclésial de nombreux théologiens a empêché cette orientation, faisant de cette organisation un instrument normal de rencontres entre théologiens. »

La formule de salutation choisie par Benoît XVI mérite elle aussi d’être signalée :

« Je suis sûr que vous comprendrez mon refus et je vous salue cordialement. Vôtre »…

A son propos on notera que le vaticaniste Sandro Magister avait enregistré la lecture publique de la lettre et retranscrit ce qu'il avait entendu, pensant qu'il s'agissait du texte intégral. On s'aperçoit que la salutation a dû être tronquée à la lecture puisqu'il l'a notée ainsi :

« Je suis sûr que vous comprendrez et je vous salue cordialement. »

La tournure est plus familière, moins conforme au style de Ratzinger, et surtout, elle occulte le complément d'objet direct essentiel à la compréhension du sens : le « refus ».

Le Vatican a été contraint de publier ce texte intégral sous la pression de médias mettant en cause la déontologie de la Salle de Presse. Il le fait en se justifiant, comme on pourra le lire sur la page francophone de Vatican News.

Mais le cœur de l’affaire est bien celui-ci : le pape émérite a refusé une sollicitation de Mgr Dario Edoardo Viganò lui demandant d’écrire un texte de commentaire théologique (favorable, évidemment) sur les « onze petits volumes » résumant la philosophie et la théologie du pape François. Et il l’a fait de manière précise en circonstanciée. D’une part en affirmant qu’il n’avait nullement l’intention de lire les « onze petits volumes », ayant autre chose à faire, d’autre part en mettant gravement en cause l’un des auteurs de la série.

Le fait de l’avoir occulté montre qu’il s’est agi d’une opération de « com » de la part des responsables de ce caviardage.

On a glosé sur la bizarrerie de la phrase mise en exergue : « J’applaudis à cette initiative visant à s’opposer et réagir contre le préjugé stupide en vertu duquel le pape François ne serait qu’un homme pratique dénué de toute formation théologique ou philosophique tandis que je ne serais moi-même qu’un théoricien de la théologie qui n’aurait pas compris grand-chose de la vie concrète d’un chrétien d’aujourd’hui. »

Sans prétendre avoir certainement raison, il me semble tout de même qu’on peut lire les choses ainsi.
Le 12 janvier, Viganò envoie les livres au pape François en lui demandant d’écrire une « brève note théologique » à leur sujet.

Le 7 février, le pape émérite répond en reprenant les termes ou au moins certains de la lettre de Viganò, saluant « l’initiative visant à s’opposer et à réagir contre le préjugé stupide… »

Même chose pour le paragraphe suivant :

« Ces petits volumes montrent, à juste titre, que le Pape François est un homme doté d’une profonde formation philosophique et théologique et ils aident en cela à voir la continuité intérieure entre les deux pontificats, nonobstant toutes les différences de style et de tempérament », où peut-être certains termes ont été repris de la lettre de Mgr Viganò.

Puis Benoît XVI expose sa pensée et ses raisons personnelles d’opposer un « refus » circonstancié à la demande de rédaction d’une « brève et dense page théologique à leur sujet ».

Voici ce paragraphe dans son intégralité, tiré comme les précédents de la traduction de diakonos.be après publication du texte par Sandro Magister  (mais non du texte intégral, comme nous devions l’apprendre par la suite grâce à lui  : « Toute ma vie, il a toujours été clair que je n’écrirais et que je ne m’exprimerais jamais que sur les livres que j’aurais vraiment lus. Malheureusement, notamment pour des raisons physiques, je ne suis pas en mesure de lire les onze petits volumes dans un avenir proche, d’autant plus que d’autres engagements que j’ai déjà acceptés m’attendent. »

La Salle de presse attend alors le soir du 12 mars pour rendre publics des passages soigneusement choisis dans une lettre dont Magister a fait remarquer qu’elle sortait d’une enveloppe portant l’inscription : « Personnelle – Réservée ».

Je ne vois pas comment on peut justifier le procédé.


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14 mars, 2018

La photo de la lettre de Benoît XVI sur la théologie du pape François volontairement manipulée, selon l'Associated Press



Le Vatican vient de reconnaître que la photo de la lettre de Benoît XVI à Mgr Vigano sur les « onze petits volumes » exposant la théologie et la philosophie du pape François a été délibérément manipulée de manière à rendre illisibles les deux dernières lignes de la première page.

Ce sont précisément les lignes où le pape émérite précise qu'il n'a pas lu les « petits volumes » en question et qu'il ne leur consacrera pas de note théologique, n'ayant nullement l'intention de les lire « dans un avenir proche ».

Dans la partie visible, Benoît XVI écrit : « J’applaudis à cette initiative visant à s’opposer et réagir contre le préjugé » stupide en vertu duquel le pape François ne serait qu’un homme pratique dénué de toute formation théologique ou philosophique tandis que je ne serais moi-même qu’un théoricien de la théologie qui n’aurait pas compris grand-chose de la vie concrète d’un chrétien d’aujourd’hui. » (traduction : diakonos.be). Et il parle d'une « continuité intérieure » (?) entre leurs pontificats.

L'Associated Press a obtenu de la salle de presse du Vatican l'aveu sur le brouillage des deux dernières lignes de la première page : « Le Vatican n'a pas expliqué pourquoi il avait flouté les lignes, si ce n'est pour dire qu'il n'avait jamais eu l'intention de publier l'ensemble de la lettre. En effet, la totalité de la seconde page est recouverte sur la photo par une pile de livres, laissant visible seulement la minuscule signature de Benoît, pour prouver son authenticité. »

« Le contenu manquant altérait significativement le sens des citations que le Vatican a choisi de mettre en exergue, et qui ont été largement reprises par les médias. Les citations laissaient entendre que Benoît avait lu le volume, qu'il était en accord avec lui et qu'il lui donnait son entière approbation après l'avoir évalué. La falsification de la photo est significative parce que les médias d'informations comptent sur les photographes du Vatican pour les images du pape lors d'événements fermés aux médias indépendants », poursuit l'Associated Press.

Celle-ci signale cependant que qu'une partie de la lettre été lue par Mgr Vigano lors de la présentation « du volume », y compris les lignes floutées mais pas la totalité. « Le Vatican n'a pas répondu à une demande de voir le texte complet », précise l'AP.

L'agence rappelle que la plupart des médias indépendants respectent des normes strictes qui prohibent la manipulation digitale de photos. « Aucun élément ne doit être numériquement ajouté ou retiré sur une photo », précisent les normes de l'AP.

Le titre de la photo mise en ligne par le Vatican comporte le mot « cropped », qui veut dire « rogné » mais aussi « tronqué ».

On lira avec profit le commentaire d'Yves Daoudal sur la lettre et ses parties occultées.



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24 février, 2018

La CPAC (Conservative Political Action Conference) victime d’un détournement par le lobby gay

On a beaucoup parlé de la conférence de Marion Maréchal Le Pen à Washington DC devant la CPAC 2018, la Conférence pour l’action politique conservatrice organisée par l’American Conservative Union. Mais indépendamment de ce retour en politique (si c’en est un) l’événement n’est sans doute pas tellement connu en France, et il n’est pas inutile d’en donner le contexte. Celui-ci ne change rien à la prestation de cette brillante jeune femme française, mais il montre jusqu’où va le lobby LGBT pour peser sur la vie politique des nations. Pour Doug Mainwaring, en effet – un homme courageusement revenu du « style de vie gay », aujourd’hui collaborateur du site pro-vie et pro-famille LifeSiteNews – il ne fait pas de doute qu’il y a eu depuis près d’une décennie au moins un « détournement » de la CPAC…



Lire la suite ici sur reinformation.tv : La CPAC (Conservative Political Action Conference) victime d’un détournement par le lobby gay.


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Les évêques d’Allemagne approuvent l’accès à la communion des époux protestants dans les couples mixtes





La décision d’autoriser au cas par cas l’accès à la communion des époux protestants membres d’un couple mixte, où l’un des conjoints est catholique, a été annoncée le jeudi 22 février, jour de la fête de la Chaire de Saint-Pierre, par les évêques d’Allemagne… Et c’est le cardinal Reinhard Marx, qui refuse de condamner clairement l’idée de bénir les unions homosexuelles – là encore au cas par cas – qui a claironné l’information…

Lire la suite ici sur reinformation.tv : Les évêques d’Allemagne approuvent l’accès à la communion des époux protestants dans les couples mixtes



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Papal Foundation : le pape François a-t-il joué un rôle dans un nouveau scandale financier au Vatican ?

LifeSiteNews a obtenu des documents internes de la Papal Foundation, un fonds de bienfaisance catholique basé aux Etats-Unis, qui mettent en cause le pape François qui apparaît comme ayant personnellement demandé un versement de 25 millions de dollars à verser à un hôpital dermatologique romain appartenant à l’Eglise, et soupçonné de blanchiment d’argent. Ce sont visiblement des membres laïques de la Papal Foundation qui ont « fuité » le dossier…

Suivez ce lien pour lire l'article sur Reinformation.tv.



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06 février, 2018

Retrouvez le Blog de Bernard Antony !

C'est très volontiers que je vous retransmets cette information à propos du Blog de Bernard Antony :

Chers amis,

Peut-être avez-vous éprouvé ces derniers jours des difficultés à vous rendre sur le blog de Bernard Antony. Cela est dû à un problème technique relatif au lien entre le nom de domaine « bernard-antony.com » et l’hébergeur du blog, problème heureusement en voie de résolution.

Nous vous tiendrons évidemment au courant de la suite des événements.

En attendant, si vous souhaitez retrouver les informations et analyses de Bernard Antony, son blog est toujours en ligne sous l’intitulé « bernard-antony.blogspot.com » : retrouvez-le tout simplement en cliquant sur le lien, ou en tapant les mots « blog Bernard Antony » dans votre moteur de recherche préféré.

Et puisque nous y sommes, pour ne manquer aucune information importante à ce sujet et au sujet de l’AGRIF, inscrivez-vous à l’infolettre sur www.lagrif.fr. Il suffit de cliquer sur le menu déroulant en haut à gauche, rubrique « s’informer », choix « infolettre » où l’on vous guidera.

A très bientôt sur internet !



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Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, la Chine est la nation qui met le mieux en œuvre la doctrine sociale de l’Eglise

Pour Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, la Chine est celle qui met le mieux en œuvre la doctrine sociale de l’Eglise.



Oui, vouz avez bien lu.



Mgr Marcelo Sanchez Sorondo est un Argentin, proche du pape François, chancelier de l’Académie pontificale des sciences en même temps qu’il est chancelier de l’Académie pontificale des sciences sociales. Un homme qui compte, au Saint-Siège. Lui qui fut en première ligne des colloques auxquels furent invités, sur le territoire de l’Etat du Vatican, des malthusiens comme Paul Ehrlich, des partisans de l’avortement, des excités du climat vient de franchir un pas de plus dans l’inimaginable : Mgr Sanchez Sorondo vient de témoigner de son admiration pour la Chine qu’il a visitée il y a quelques mois. Il est revenu « enthousiasmé » de Pékin. « En ce moment, ceux qui mettent le mieux en œuvre la doctrine sociale de l’Eglise sont les Chinois », a-t-il déclaré. Sic. Verbatim.



Lire la suite sur reinformation.tv.



Et si cette information vous paraît intéressante, importante, révélatrice, pensez à « partager » !





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05 février, 2018

Mgr Elmar Fischer signe la “Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel” aux côtés de Mgr Schneider et les évêques du Kazakhstan

Mgr Elmar Fischer
Encore une excellente nouvelle que m'annonce Mgr Athanasius Schneider : Mgr Elmar Fischer, évêque émérite de Feldkirch en Autriche, vient de rejoindre les signataires originaux de la mise au point sur le mariage sacramentel publiée début janvier par les trois évêques du Kazakhstan.

Cette mise au point qui condamne les normes d'application d'Amoris laetitia qui dans plusieurs diocèses prévoient d'admettre à la communion des divorcés « remariés » a désormais dix signataires :

• Tomash Peta, Archevêque Métropolite de l´archidiocèse de Sainte Marie en Astana
• Jan Pawel Lenga, Archevêque-Évêque de Karaganda
• Athanasius Schneider, Évêque Auxiliaire de l´archidiocèse de Sainte Marie en Astana

• le cardinal Pujats, archevêque émérite de Riga,
• Mgr Vigano, ancien nonce apostolique aux Etats-Unis
Mgr Luigi Negri, ancien évêque de Ferrara (Italie)
Mgr Andreas Laun, ancien évêque auxiliaire de Salzbourg

Mgr Marian Eleganti, évêque auxiliaire de Coire (Suisse)
• Mgr René Gracida, évêque émérite de Corpus Christi (Etats-Unis)

Et maintenant :

• Mgr Elmar Fischer, évêque émérite de Feldkirch en Autriche.

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