06 novembre, 2010

La Bolivie sous la pression des « abortistes »

Jeudi, le Parlement bolivien a été saisi d'un plan de neuf mesures pour améliorer la santé maternelle, éviter les grossesses adolescentes et la mortalité des mères, avec une mesure phare : la légalisation de l'avortement en tant que « droit humain ». Sont aussi au programme l'éducation sexuelle et autres poncifs de la « santé reproductive ».

Le projet a été présenté par divers organismes féministes, au premier plan desquels le Bureau national des droits sexuels et reproductifs, et avec l'appui au sein du Parlement de la commission des droits de l'homme de la Chambre des députés. Schéma désormais récurrent en Amérique latine qui est actuellement la cible d'une offensive tous azimuts pour promouvoir l'avortement légalisé. Ce sont des officines souvent soutenues depuis l'étranger ou constituées en réseau dans les divers pays du continent.

Autre schéma récurrent : on exige la légalisation pour faire diminuer la mortalité maternelle, alors que l'expérience et les chiffres actuellement affichés par l'ONU – qui a hésité à les publier tant ils mettent à mal le mythe selon lequel la mortalité maternelle ne peut baisser qu'en autorisant l'« IVG » – font état d'une amélioration de la situation avant tout liée à de meilleurs soins pendant la grossesse et un accès facilité aux structures médicales pendant l'accouchement.

Actuellement l'avortement est pénalement sanctionné en Bolivie de 2 à 6 ans de prison s'il est pratiqué sans le consentement de la femme, de 1 à 3 ans si c'est à sa demande, tandis que la femme elle-même encourt aussi en ce cas de 1 à 3 ans de prison. Ne sont pas poursuivis les avortements en cas de grossesse résultat d'un viol, d'un rapt non suivi de mariage, d'un inceste, ou si la vie de la femme est en danger, mais i faut une autorisation judiciaire préalable.

Le projet de loi change profondément cette optique en affirmant un droit général à l'avortement et à l'information sur celui-ci, ainsi que l'anonymat pour les mineures, assortis de multiples autres nouveautés comme le droit d'accéder aux « nouvelles technologies reproductives ».

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