23 juin, 2008

Halte au sifflements !

A force de dénoncer les « stéréotypes de genre » on en arrive à des situations cocasses...

D'après le Daily Telegraph, les étudiantes d'un collège d'éducation supérieure à Tonbridge, dans le comté du Kent (Angleterre) ont été vertement rappelées à l'ordre pour avoir « sifflé » les ouvriers du bâtiment qui viennent d'y entamer un chantier de démolition et de reconstruction prévu pour durer trois ans...

Les ouvriers n'ont semble-t-il point goûté la plaisanterie, d'autant qu'elle s'annonçait longue, et que ces louves à la Tex Avery se sont autorisé quelques commentaires en parfaite consonance avec leurs sifflements.

« Bien que nous soyons certains qu'il n'y avait aucune intention d'offenser (les ouvriers en question), il s'agit d'harcèlement et celui-ci est totalement inacceptable. Nous avons demandé à l'entreprise de construction de bien vouloir nous faire part de chaque incident » : telle est la teneur du courriel reçu par chaque étudiant, avec menaces de sanctions à la clef.

A ceux qui rigoleraient à la pensée de ce qui pourrait passer pour une réponse de la bergère au berger, après des siècles, tout de même, de « compliments » en tous genres, de la phrase fleurie, style « piropo » espagnol, au allusions plus triviales, en passant par le huiu-hou-huiuou compréhensible dans toutes les langues, on prendra soin de signaler que la loi veille, et va veiller davantage.

Ainsi en Ecosse, une nouvelle loi sur les « Délits sexuels » est en train de créer le délit de « communication indécente » passible d'un maximum de 10 ans de prison. Elle envisage ainsi de punir le « harcèlement » à connotation sexuelle par texte, courrier, lettres, commentaires, y compris par le langage des signes, envers une personne non consentante ou un enfant. Mais dans ces affaires, c'est souvent le bon sens qui manque le plus : punira-t-on le sifflement ? Ou, à l'autre bout de l'échelle, l'« éducation sexuelle » à l'école ?

Aucun commentaire:

 
[]