24 octobre, 2007

Royaume-Uni : les évêques catholiques publient une lettre ouverte sur l'avortement

Les présidents des conférences épiscopales catholiques d'Angleterre, d'Ecosse et du Pays de Galles ont marqué le 40e anniversaire de la légalisation de l'avortement dans leurs pays par une lettre à tous leurs fidèles, adressée à toutes les paroisses catholiques. Je vous propose ici ma traduction.

« Le 40e anniversaire de la loi sur l'avortement de 1967 est un moment important de réflexion. Il nous donne à tous l'occasion de chercher à chérir la vie humaine et d'aider les femmes qui se trouvent dans des circonstances difficiles. La loi affecte les attitudes, mais elle n'oblige en elle-même personne à subir un avortement. Sans même changer la loi le taux d'avortement pourrait chuter de façon impressionnante si assez de cœurs et d'intelligences étaient changés.

Le caractère miraculeux de la reproduction humaine est devenue de plus en plus visible g^râce aux récentes avancées de la technologie médicale. En 1967 l'échographie était un outil primitif. Les scanners échographiques d'aujourd'hui peuvent révéler, avec d'étonnants détails, le développement de la vie humaine dans le sein de la mère. Les bébés prématurés peuvent désormais survivre à des âges de plus en plus jeunes. La biologie développementale rend de plus en plus clair le processus maginifique et complexe du développement et de la croissance continus de l'organisme individuel et unique qui est formé à la conception. C'est là que nos vies ont commencé. A partir de ce moment-là, existe une nouvelle vie humaine qui n'est ni la vie du père, ni celle de la mère. En 2007, nous comprenons, mieux que nous ne l'avons jamais compris, car nous l'avons vu de nos propres yeux, le merveilleux processus de la vie qui est stoppe par l'avortement.

La loi de 1967 avait pour intention de résoudre le problème de l'avortement illégal, partant du principe que celui-ci était une cause majeure de décès chez les femmes enceintes. Mais nos pays pratiquent aujourd'hui près de 200.000 avortements chaque année. Nous avons l'une des lois sur l'avortement les plus libérales d'Europe, qui autorise l'avortement jusqu'à 24 semaines, et l'avortement en cas de handicap et quelques autres cas) jusqu'à la naissance. Quelle que soit notre foi religieuse ou notre conviction politique, l'avortement à cette échelle ne peut être que source de détresse et de profonde angoisse pour nous tous. L'Eglise catholique à travers le monde n'a pas fléchi dans son opposition à l'avortement comme moralement mauvais, et elle a été déterminée dans sa volonté de donner voix au cri silencieux qui dans chaque vie humaine aspire à l'amour et à la reconnaissance. L'Eglise, pendant de longues années, a été dans nos pays au premier plan de ceux qui offraient uen aide pratique, émotionnelle et spirituelle aux femmes et aux bébés dans le besoin. Elle a essayé aussi d'aider les nombreuses femmes, et les hommes, qui souffrent de tristesse, de douleur, du deuil après une expérience d'avortement.

Pendant les années suivant 1967 onnt a beaucoup mis en avant le slogan selon lequel la femme a le droit de choisir. Mais le droit de faire un vrai choix est précisément ce que beaucoup de femmes ayant subi un avortement affirment ne pas avoir eu.

L'avortement est un moment de choix. L'avortement est toujours un choix entre la vie et la mort, mais nous reconnaissons que ce choix se fait dans des conditions personnelles et familiales complexes. Il peut être particulièrement difficile pour la mère si elle se sent abandonnée par son partenaire ou si, en gardant son enfant, elle doit perdre le souien de sa famille ou de la société. Des femmes, dans cette situation, peuvent se sentir terriblement isolées. Beaucoup d'hommes et de femmes ressentent déjà la pression de devoir prendre soin de leurs familles. Ils ont à faire face à des difficultés financières et aux exigences de leur carrière. Dans de telles situations, les relations familiales peuvent devenir si tendues qu'ils pensent ne pas pouvoir accueillir une nouvelle vie. Si la grossesse n'est pas désirée, on peut trouver facile de soutenir que d'une certaine manière, il est dans l'intérêt de l'enfant de ne pas naître, parce qu'il ne sera pas le bienvenu. A certains moments, la vie de l'enfant est perçue comme limitant de façon indue la vie de la mère et du père. On place la vie de l'enfant en opposition avec la leur. Lorsque ceci se produit, l'avortement peut être présenté comme le moindre de deux maux qui permet d'ôter un obstacle au “succès” de la vie de parents. Mais la vie, spécialement la vie nouvelle, n'est au bout du compte jamais une privation. C'est un don qui enrichit toujours, une promesse emplie d'espérance. Nous ne devons jamais nous laisser persuader du contraire.

Souvent, le droit de choisir de la femme empêche de reconnaître le rôle du père. Il semble écarter le fait que la plupart des hommes veulent en effet être les pères de leurs enfants. Si nous acceptons « le droit des femmes de choisir” comme le principe qui gouverne un choix aussi profond entre la vie et la mort, alors, plutôt que d'encourager les hommes à prendre leurs responsabilités, il peut soutenir leur reniement ou leur évitement.

Pour tous ceux qui sont impliqués, l'avortement aura souvent été une décision douloureuse et destructrice. Pour beaucoup de femmes, elles en auront été, peut-être autant que leur enfant non né, victimes. C'est pourquoi nous croyons que l'avortement n'est pas seulement un choix personnel, mais concerne les choix que fait notre société pour venir en aide aux femmes, à leurs partenaires et aux familles qui se trouvent dans ces situations. Si notre société choisit la vie, il n'y a pas de raison pour que l'enfant, sa mère et son père, et même toutes la famille de la société ne puissent pas accomplir leur potentiel. L'avortement vole l'avenir de tous. Individuellement et en tant que société, nous pensons avoir un autre choix : donner naissance à la vie.

Comment pouvons-nous aider le changement à se produire ? Rien n'empêche notre société d'agir dès maintenant pour faire naître une nouvelle compréhension et une nouvelle approche des relations humaines, de la responsabilité et de l'entraide mutuelle :

En étant des parents et des familles qui chérissent la vie et qui soutiennent nos filles et nos fils afin qu'ils prennent des décisions qui soient de manière responsable pro-vie.

En apportant un conseil sympathique et de l'aide aux jeunes femmes qui se trouvent enceintes.

En offrant davantage de moyens, et de meilleurs moyens pour soutenir et aider celles qui choisissent d'avoir leur bébé.

En démantelant une chaîne automatique qui conduit souvent les jeunes femmes vers un avortement précoce sans qu'aucun autre choix ne soit proposé ou envisagé. Faire de la vraie liberté de choix une réalité est le premier choix crucial pour obtenir un véritable changement d'esprit et de cœur.

En soutnant et en développant de meilleurs programmes d'éducation qui placent le don des relations sexuelles dans le cadre du mariage et de la fidélité. De tels programmes peuvent aider les gens à comprendre de façon réaliste la joie et la responsabilité sacrée du fait d'être parents. Ils peuvent les informer sur les ressources offertes par l'Eglise catholique et par la société pour aider les familles et les parents dans les moments difficiles.

En respectant et en soutenant la décision des personnels de santé qio refusent de pratiquer ou d'assister des avortements pour des raisons de conscience.

En faisant pression pour des changements possibles de la loi à la lumière des progrès médicaux, même si le Parlement n'abolit pas la loi. Tout en affirmant le principe du caractère sacré de la vie humaine, il est à la fois licite et important que ceux qui, étant dans la vie publique, s'opposent à l'avortement par principe, travaillent et votent pour les possibles améliorations à une loi injuste.

La foi catholique nous permet de voir la gloire rayonnante de la vie humaine depuis son commencement jusqu'à sa fin. Dès lors que nous savons que chaque personne, quel que soit son âge, sa race ou sa condition porte l'image de Dieu, nous voyons sa valeur infinie et sa dignité. Que nous ayons ou non cette vision de la foi, chérir la vie est la valeur centrale de toute société qui veut fleurir.

L'Eglise catholique propose de collaborer avec d'autres pour obtenir ce nécessaire changement des esprits et des cœurs. Nous espérons et prions, pour le bien de notre commune humanité, et pour les vies qui sont en jeu, que les 40 ans à venir raconteront une histoire très différente. Le moment de prendre un autre chemin, c'est maintenant. »

Chili : des pharmacies à l'amende pour refus de vente de la pilule du lendemain

Les plus importantes chaînes de pharmacies chiliennes ont été punies d'amendes de 33 millions de pesos (près de 50.000 euros, la plus haute prévue dans le code de la santé) pour avoir refusé de stocker et de vendre dans certaines de leurs officines la pilule du lendemain, le Levonogestrel.

L'obligation de stocker et de vendre la pilule potentiellement abortive existe depuis la promulgation d'un décret du ministère de la santé, le 10 mars 2006.

Une première série d'amendes avait été prononcée en 2006, mais seule une chaîne de pharmacies a plié devant l'obligation.

Cette fois-ci, les chaînes de pharmacies récalcitrantes ont soutenu que la pilule n'est pas disponible auprès des laboratoires chilien, pour se voir répondre que « l'Etat a un mécanisme pour faire face lorsqu'il s'agit d'un médicament nécessaire ; la centrale d'approvisionnement a procédé à une importation et cela a été communiqué aux pharmacies ».

Royaume-Uni : un magistrat refuse un cas d'adoption homosexuelle

Andrew McClintock, 63 ans, juge familial à Sheffield, s'est destitué de son poste à la suite du refus de sa hiérarchie de l'exempter d'entendre les affaires concernant des adoptions homosexuelles, légales au Royaume-Uni depuis le mois d'avril. Le juge, lui-même père de quatre enfants, qui invoque ses principes chrétiens et son devoir de juger pour le bien des jeunes, avait anticipé l'entrée en vigueur de la loi sur les « orientations sexuelles » et, ayant essuyé un refus, avait porté son affaire devant l'équivalent anglais des prud'hommes pour faire reconnaître qu'il avait fait l'objet d'une discrimination en raison de sa foi. Il fait aujourd'hui appel contre cette décision.

Son avocat, Paul Diamond, a plaidé le fait que le magistrat avait un motif raisonnable pour mettre en doute qu'il puisse être du meilleur intérêt de l'enfant que d'être placé dans un foyer gay : « Il est possible de soutenir qu'un enfant puisse bien grandir dans un foyer homosexuel. Ce qui est plus difficile à soutenir, c'est qu'on ait sur cela aucune donnée autre qu'expérimentale. (...) Voilà un juge qui affirme : “J'ai un devoir : jamais vous n'autoriseriez que l'on fasse des expériences sur des enfants avec médicaments, montrez-moi vos preuves.” »

21 octobre, 2007

Australie : le cardinal Pell dénonce l'hérésie contraceptive

Dans un livre qui vient de paraître, God and Caesar (“Dieu et César”) le cardinal-archevêque de Sydney a dénoncé une « hérésie très répandue » qui conduit des catholiques à justifier la contraception et même l'avortement au nom de la « primauté de la conscience ».

C'est une conscience « à la Donald Duck », assure le cardinal, puisque le célèbre canard de Walt Disney, sûr de lui et persuadé de tout savoir, possède « une inébranlable certitude pharisaïque d'être dans le vrai ».

« Trop de Donald Duck produisent une société où il faut se “sentir bien”, où l'on travaille à faire disparaître la culpabilité personnelle, tout ce qui pourrait mettre les gens mal à l'aise, et où la satisfaction complaisante avec soi-même devient vertu. La confession des péchés y est remplacée par la thérapie, et les reproches que l'on pourrait s'adresser par la découverte de soi. »

L'un des articles compilés dans l'ouvrage juge durement le « silence » de nombre d'évêques sur ces questions : « La croissance de l'Eglise ne pourra exister que comme conséquence d'une vie fidèle et d'une présentation effective de la plénitude de l'enseignement de l'Eglise sur la vie. Aucune croissance ne sera le fruit d'une dilution ou d'une déformation de l'enseignement sur la vie, ni d'un silence qui cherche à ne pas blesser. »

Source : ici

Avortement : l'Uruguay résiste toujours

Le Sénat uruguayen a rejeté mercredi le projet de dépénalisation de l'avortement pendant les trois premiers mois de grossesse et pour quasi n'importe quel motif. Le risque grave pour la mère invoqué par le texte comprenant, aux termes du projet, « l'état général de bien-être physique, mental et social, et non seulement l'absence de maladies ou d'affections », une formulation qui risquait en outre de rendre l'avortement possible pendant toute la grossesse comme cela s'est vu dans plusieurs pays.

Le texte a été rejeté faute de majorité : 15 sénateurs ont voté pour, 15 contre et 1 s'est abstenu.

A noter, l'intitulé du projet : “Projet de loi de défense du droit à la santé sexuelle et reproductive”, dans le droit fil des campagnes menées plus ou moins ouvertement par les instances supra-nationales comme l'ONU et même l'UNICEF. Quatre chapitres sur les cinq du projet concernaient la légalisation de l'avortement.

Source : ici.

Pérou : le cardinal Cipriani défend la vie

L'archevêque de Lima, primat du Pérou, le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, a demandé à Notre Seigneur des Miracles, le Christ de Pachacamilla que sa ville fêtait jeudi, de protéger le Pérou afin que la vie y soit respectée. « Il faut toujours veiller car cette humanité veut tuer les enfants à naître. N'acceptons jamais la destruction de la vie de l'enfant à naître, sous aucune de ses formes. »

C'est au cours de son homélie que le cardinal a déclaré avec force : « Nous ne pouvons permettre qu'au nom du progrès et de la planification familiale on prétende introduire la mort au sein de la société péruvienne. Nous disons non à l'avortement et oui à la vie.

Il ajoutait que le Christ n'est pas venu augmenter les croix qui pèsent sur l'humanité mais à donner un sens à l'existence humaine : « Il y a des croix fabriquées par les hommes, par l'egoïsme, le mensonge, les mauvais traitements, la violence, l'injsutice. Ces croix ne viennent pas de Dieu, ce sont nous autres les hommes qui les faisons. Qui cherche un Jésus sans douleur ou sans sacrifice trouvera une douleur et un sacrifice sans Jésus. »

Au cours de la procession en hommage au Christ de Pachacamilla, le cardinal a de nouveau imploré sa protecton : « Notre Seigneur des miracles, faites que dans notre patrie la vie soit toujours respectée ! »

Malte ne veut pas de “Women on Waves”

La population de Malte, majoritairement catholique, a plus que froidement reçu Rebecca Gomperts, la fondatrice et directrice de Women on Waves, l'association néerlandaise qui a armé le navire Borndiep pour procurer des avortements dans les eaux internationales au large des pays où ce crime demeure puni.

Tous les événements publics qui devaient se dérouler en présence de la jeune femme se sont finalement tenus à huis clos, sa conférence sur « le droit à la maternité » s'étant même déroulée sous haute surveillance, les organisateurs veillant à ce qu'aucune personnalité pro-vie ne puisse y assister.

Pour ce qui est des manifestations publiques, on peut citer la veillée de prière aux flambeaux organisée par la fondation Gift of Life aux abords de l'hôtel où Rebecca Gomperts avait établi son QG.

L'objectif de la militante, tel qu'elle l'a décrit au petit nombre de journalistes qu'elle a consenti à recevoir pour une conférence de presse, était d'attirer l'attention des femmes maltaises sur la possibilité qui existe pour elles de se procurer des médicaments efficaces comme abortifs pendant les 9 premières semaines de grossesse, et de faire savoir que la pilule abortive RU-486 est plus sûre que l'accouchement d'un bébé à terme.

Mme Gomperts a en outre nié l'existence d'un syndrome post-abortif... mais cette mère de deux enfants semblait gênée par une question visant à savoir si elle avait même avorté, répondant après moult hésitations et phrases inachevées : « Je crois être une femme comme n'importe quelle autre. Quelque 46 millions de femmes avortent chaque année, et c'est pourquoi je ne pense pas que mon expérience personnelle en la matière soit d'un quelconque intérêt ».

Elle était invitée par Emmy Bezzina, la plus en vue des militantes pro-avortement de Malte. Son parti, le Parti libéral Alfa, partisan de l'avortement et du divorce, a obtenu 0,0049 % des voix aux dernières élections.

Source : ici.

Portugal : toujours pas d'avortements légaux à Madère

En juillet, le gouvernement régional de Madère avait prévenu : jamais il ne serait question d'appliquer la loi de légalisation de l'avortement dans l'île qui est soumise pourtant à la loi portugaise. Il s'était attiré un blâme du Premier ministre Cavaco Silva et depuis, l'on annonçait la mise en place d'un « protocole » avec la maternité Alfredo da Costa de Lisbonne pour y envoyer les candidates à l'avortement légal. On ajoutait, au fil des semaines, qu'aucune femme de Madère n'avait sollicité cette intervention.

Mais finalement, il apparaît qu'aucun protocole n'existe, puisque le gouvernement régional de Madère refuse de financer ces interventions que les maternités de la métropole portugaise ne veulent pas non plus prendre en charge.

Il existe encore d'autre villes portugaises où l'avortement n'est pas procuré aux femmes qui le demandent (Guarda et Viseu, par exemple) mais où des protocoles de prise en charge leur permettent de faire pratiquer l'intervention dans l'un des grands avortoirs de Lisbonne ou de Porto.

Une réalité qu'il faut relativiser : pour l'heure, on enregistre à peine 1.000 avortements par mois au Portugal depuis l'entrée en vigueur de la loi il y a trois mois : nettement moins que le nombre d'avortements clandestins avancé pour faire adopter la loi, et plus de moitié moins que le chiffre claironné par le Planning familial au Portugal.

Source : ici.

Portugal : le code de déontologie médicale condamne toujours l'avortement

Le conseil constultatif du procureur général de la République portugaise (qui chapeaute le ministère public dans ce pays) vient d'estimer dans une réponse à une question du ministère de la santé que le code déontologique des médecins du Portugal viole la loi sur l'interruption volontaire de grossesse en prévoyant des sanctions pour les médecins qui concourent à un avortement, et que ce code devrait être modifié. L'Ordre des médecins diposerait de 30 jours pour se mettre en conformité avec la loi qui fait de l'avortement un droit des femmes pendant les 10 premières semaines de grossesse.

Le bâtonnier de l'Ordre des médecins, Pedro Nunez, a jugé la manœuvre du ministre de la santé pour faire changer le code déontologique comme « un acte hostile, abusif et inutile - mais c'était pour affirmer que si le code traduit la pensée de l'éthique médicale, celle-ci n'en est pas moins soumise à la loi du pays et doit s'y conformer. Sans être personnellement hostile à un changement du code de déontologie, il veut y voir le signe d'une « arrogance du gouvernement ».

Celui-ci assure ne pas vouloir revenir sur le droit à l'objection de conscience pour les médecins, mais la question est sans doute en arrière-plan de ce bras de fer...

Source : ici.

09 octobre, 2007

Le cardinal de Buenos Aires se fâche pour la vie

Le cardinal-archevêque de Buenos Aires, président de la Conférence épiscopale argentine, Jorge Bergoglio, a dénoncé « l'application de la peine de mort » en Argentine à travers l'avortement et « l'euthanasie clandestine » des vieux qui souffrent de l'abandon et de la maltraitance.

« Les œuvres sociales paient jusqu'à une certaine limite : si tu la dépasses, “ meurs donc, au bout du compte, tu est vieux”. Aujourd'hui on se débarrasse des vieux alors qu'en réalité, ils sont le siège de la sagesse du peuple. »

Le cardinal, qui présentait le “Document d'Aparecida” à la suite de la rencontre des épiscopats latino-américains au Brésil en mai, a établi un parallèle entre la culture de mort qui rejette les vieux et l'exploitation et la prostitution des jeunes par milliers.

« Nous disons que nous ne sommes pas d'accord avec la peine de mort, qu'elle est une injustice, mais en Argentine nous avons la peine de mort. On peut condamner à mort un enfant conçu à la suite du viol d'une femme retardée mentale. Soyons conscients que nous ne pourrons pas occulter la culture du rejet avec des euphémismes », a encore déclaré le cardinal, qui réagissait à la récente décision qui a abouti à un avortement pratiqué par ordre de la justice sur une femme souffrant d'une maladie de l'intelligence.

Prix Nobel pour la recherche sur les embryons

C’est un pas, encore un, mais hautement symbolique, qui vient d’être accompli lundi avec l’attribution du prix Nobel de médecine à trois chercheurs qui, lors de travaux séparés mais convergents, ont découvert une technique de création de souris transgéniques. Ils ont travaillé sur l’implantation ciblée de cellules souches embryonnaires sur des embryons destinés au développement. En soi leur recherche ne constitue pas une transgression, puisqu’ils se sont contentés de travailler sur des souris et non des hommes. Encore que la manipulation du vivant puisse poser des questions morales et scientifiques : que réservera à terme l’atteinte au message de la vie lui-même, fût-ce la vie des plantes ou des animaux ?

Mais en admettant que les recherches des Américains Mario Capecchi (université de l’Etat d’Utah, à Salt Lake City) et Olivier Smithies (université de Caroline du Nord), et du Britannique Sir Martin Evans (université de Cardiff) soient matériellement irréprochables, la brèche qu’elles ont ouverte et les techniques en vue desquelles elles ont été menées obligent à les considérer de façon très critique.

Il faut même affirmer avec force que ce prix Nobel, avec toute sa valeur « normative », son caractère incitatif, son prestige, justifie et encourage toutes les transgressions du devoir de respect de la vie humaine en récompensant pour la première fois des travaux sur les cellules souches embryonnaires, où l’industrie de la bio-médecine veut voir la réponse à d’innombrables maladies humaines.

Mario Capecchi est lui-même engagé dans cette logique puisqu’il s’oppose bruyamment à la politique de George Bush qui a mis un frein à la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. Interrogé sur la distinction qui lui est attribuée, il a répondu : « Je crois que l’utilisation thérapeutique des cellules souches [embryonnaires] a un potentiel énorme. C’est un crime de ne pas s’y engager activement. »

Les plus de 4 000 souris transgéniques obtenues au cours de leurs différents travaux par Capecchi, Smithies et Evans avaient été programmées pour porter des maladies comme l’athérosclérose, des cancers, l’hypertension artérielle ou la mucoviscidose, en vue d’en mieux comprendre les caractéristiques génétiques. Leur apport précis, obtenu dans le courant des années 1980, est constitué par le développement d’une technique permettant d’injecter le nouveau gène, obtenu sur une lignée de cellules souches embryonnaires obtenues sur un embryon de souris détruit, au bon emplacement chromosomique dans un embryon de souris vivant. On les appelle les « gènes knock-out » parce qu’ils sont capables de neutraliser le gène qu’ils remplacent.

Cette découverte est en réalité fondamentale pour toutes les recherches, toutes les manipulations et toutes les thérapies géniques que l’on promet à partire de l’exploitation de cellules souches embryonnaires ; sans elle la biomédecine n’avancerait pas.

Bien que les recherches aujourd’hui récompensées par un prix Nobel n’aient en elles-mêmes jamais été utilisées à une quelconque application thérapeutique, fût-ce sur des souris, la presse en général les présente comme décisives pour les futures (et hypothétiques) thérapies qui permettraient de neutraliser et de réparer génétiquement des cellules malades. Et comme d’habitude, on évoque des traitements possibles pour la maladie d’Alzheimer, le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires.

Pour l’heure, la thérapie génique utilisant des cellules souches embryonnaires, liée à un très important risque de rejet immunitaire ou d’évolution cancéreuse des cellules utilisée, n’existe pas. En revanche, le recours aux cellules souches adultes, qui ne pose aucun problème moral, est déjà possible pour des dizaines de pathologies : mais ces travaux ne bénéficient ni de la publicité ni des investissements financiers réservés à la recherche destructrice sur les tout-petits d’homme.

Et ce n’est pas un hasard.

Source : “Présent” du 10 octobre 2007

“Women on Waves” vogue vers Malte

Le bâteau-avortoir de la Néerlandaise Rebecca Gomperts doit accoster à Malte (dernier pays de l'UE avec la Pologne et l'Irlande à réprimer l'avortement) pour y faire la promotion de l'avortement l'égal.

La militante pro-mort entend s'exprimer ) l'hôtel Castille sur le thème : « Le droit à une maternité digne ; la question cruciale de l'avortement ».

Le navire devrait également accueillir des candidates à l'avortement chimique en leur permettant de venir avaler le RU-486 en dehors des eaux territoriales maltaises.

Aux termes d'exigences posées par les Pays-Bas dont le bateau bat pavillon, les avortements doivent se limiter aux 7 premières semaines de grossesse et un accord doit avoir été pris avec un hôpital sur la terre ferme en cas de complications. Une disposition que Women on Waves conteste.

Les militants de Women on Waves fournissent sur leur site internet des indications sur la manière de réaliser un avortement à domicile, avec ou sans mifégyne (RU-486).

Cancer du sein : l'avortement comme prédicteur d'épidémie

A l'heure où le ministère de la santé affiche des photos de femmes aux seins nus pour « sensibiliser » la population au problème du cancer du sein, une étude publiée par le Journal of American Physicians and Surgeons vient de publier une étude sur la relation entre la pratique de l'avortement et l'incidence de cette maladie dans la population féminine de huit pays européens. L'étude s'est penchée sur les statistiques de ces dix dernières années.

Notons que les chiffres français n'ont pas été retenus en raison d'une sous-déclaration notoire des avortements légaux.

Le plus important des facteurs permettant de prédire le nombre de cancers du sein à venir se révèle être l'avortement provoqué, le facteur de risque étant le plus important pour les femmes ayant eu des avortements et n'ayant mené aucune grossesse à terme. L'Irlande, qui connaît peu d'avortements et une fertilité importante, a une incidence du cancer du sein moins importante que le Sud-Est de l'Angleterre où le taux d'avortements est le plus important des îles britanniques, à fertilité égale avec le reste de l'Angleterre.

Plusieurs facteurs ont été intégrés dans l'étude : l'absence de grossesse menée à terme couplée avec un avortement laisse ainsi les cellules du sein dans un état de développement hormonal interrompu qui les rend plus enclines à un developpement cancéreux ; l'absence de grossesse sans avortement accroît aussi le risque dans des proportions moindres tandis qu'une fécodité importante le réduit, tout comme l'allaitement. L'étude souligne que les contraceptifs oraux accroissent le risque tout comme les thérapies hormonales à l'occasion de la ménopause.

L'accroissement de risque lié à l'avortement correspond dans les faits à une augmentation de l'incidence du cancer du sein dans la population étudiée, ce que confirme une modélisation similaire réalisée en 1997 qui a permis de prédire avec assez de précision l'évolution du nombre de cancers de 1998 à 2004.

Voir aussi : LifeNews.com.

04 octobre, 2007

Rudy Giuliani, candidat pro-avortement

Le maire de New York devance actuellement les autres candidats républicains à l'élection présidentielle américaine... et s'est attiré le clair désaveau de Mgr Raymond Burke, archevêque de Saint-Louis, Missouri. Le prélat vient de déclarer à son propos au Saint-Louis Post Dispatch qu'il refuserait la communion à un catholique dont il connaîtrait les prises de position publiques en faveur de l'avortement ou contre la loi morale.

Dans le cas de Giuliani elles ne font pas l'ombre d'un doute. Il est connu également pour son soutien à l'officialisation des unions homosexuelles.

 
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