31 juillet, 2007

Angleterre : une agence d'adoption catholique ferme

Première à prendre une décision que plusieurs agences d'adoption catholiques au Royaume-Uni envisagent, "Catholic Care", basée en Angleterre, a annoncé la semaine dernière sa fermeture en raison des nouvelles règles de non-discrimination en vigueur dans le cadre du "Sexual Orientation Regulations Act" voté en avril 2006 par le Parlement.

C'est le conseil d'administration qui a pris cette décision mettant fin à un siècle de mobilisation pour trouver un bon foyer à des enfants orphelins ou abandonnés, à raison d'une vingtaine par an. L'agence estime ne plus pouvoir fonctionner normalement en conformité avec les intérêts des enfants tout en respectant la nouvelle loi.

Il semblerait que les responsables aient pris acte des déclarations de Mgr Patrick O'Donohue, évêque catholique de Lancaster, qui avait écrit une semaine auparavant aux personnes concernées de son diocèse que les besoins de l'enfant doivent passer avant le désir de paternité.

« Nous savons que le mieux pour l'enfant est de vivre au sein d'un couple marié. La dilution de ce principe fait du mal aux enfants... Ceux qui demeurent auprès de parents mariés vont bien mieux, et de loin, tandis que ceux vivant auprès de couples de même sexe vont souvent mal, et certainement jamais aussi bien d'un enfant dans un couple marié », avait-il écrit à Catholic Caring Services.

Source : ici.

La santé des bébés-éprouvettes en question

Aux termes d'une étude menée sur les résultats de 3.980 articles publiés dans des revues médicales et scientifiques de 1980 à 2005 montrent des risques significativement accrus de graves problèmes de santé chez les enfants conçus artificiellement, par fécondation in vitro ou par injection de sperme intracytoplasmique, annonce LifeSite.

On note ainsi un risque accru de fausse couche (+ 20 à + 34 %) par rapport à celui encouru en cas de conception naturelle, mais aussi + 55 % de risques de pré-éclampsie ; + 155 % de risques de naissance d'un enfant mort-né.

Le risque de faible poids à la naissance s'accroît de 70 à 77 %, celui de très faible poids étant encore plus important ( 170 à 200 %).

On enregistre également davantage de cas de malformations importantes et de lésions cérébrales.

Ce n'est pas la première affirmation du genre ; celle-ci, résultant des travaux du Dr Alastair Sutcliffe (University College de Londres) et du Dr Michael Ludwig, du Centre de Médecine reproductive et d'endocrinologie gynécologique de Hambrug, frappe par l'étendue de sa base d'étude.

Ses responsables soulignent que le nombre de naissances actuellement obtenues par procréation médicalement assistée (PMA) dans les pays développés, soit 1 % de toutes les naissances, justifient un suivi accru des problèmes liés à ces techniques.

Ecosse : des agences d'adoption catholiques pourraient fermer

L'évêque catholique de Motherwell (Ecosse) a averti qu'une agence d'adoption catholique aimerait mieux fermer plutôt que de respecter les nouvelles règles imposées par le "Sexual Orientation Act" qui impose l'égalité de traitement pour tous, ce qui implique le droit d'adopter pour les couples homosexuels. mgr Joseph Devine évoquait le cas précis de la St. Margaret's Children and Family Care Society, qui place actuellement quelque 15 à 20 enfants par an tout en apportant une aide concrète aux femmes enceintes en détresse.

La clause de conscience initialement envisagée pour permettre aux catholiques de ne pas participer au placement d'enfants dans des couples homosexuels avait été écartée l'an dernier lors du vote de la loi, Tony Blair ayant déclaré : "Il n'y a pas de place dans notre société pour la discrimination."

Certaines agences d'adoption catholiques continueront de fonctionner malgré la loi, préférant prendre le risque de refuser leurs services à des couples homosexuels, ce qui les exposerait à des poursuites.

26 juillet, 2007

Le lobby gay espagnol demande la destitution d’un juge « homophobe »

C’est un cas exemplaire de désinformation par omission. Nous avons même failli nous y laisser prendre. L’Agence France-Presse, dans un dépêche datée de lundi et titrée : « Un juge retire la garde des enfants à une femme pour son homosexualité », racontait cette affaire d’un tribunal de Murcie avec des accents qui laissaient penser que deux petites filles allaient se retrouver quasi orphelines à cause d’un juge inhumain et homophobe. Pensez : il fondait sa décision sur l’affirmation que « l’environnement homosexuel nuit au mineurs et augmente sensiblement le risque pour eux d’être également homosexuels ». Il osait même ajouter : « Les enfants ont droit à un père et une mère et non à deux mères et deux pères. Les spécialistes les plus prestigieux le disent. Et il n’y a même pas besoin d’être spécialiste : le sens commun suffit. L’homme et la femme sont complémentaires, deux femmes ou deux hommes ne le sont pas. »

Tout cela au pays le plus « ouvert » aux droits homosexuels, l’Espagne, où le mariage, l’adoption et tous les autres droits sont reconnus aux couples gay, au point que toute référence au sexe des conjoints dans les lois du pays a été gommée, pour arriver à l’indifférentiation complète !

Aussi le Parti socialiste espagnol, suivant l’exemple de multiples associations homosexuelles, a-t-il jugé le jugement « inadmissible ». Mercredi (nous apprenait toujours l’AFP), l’autorité de tutelle des juges espagnols ouvrait une procédure disciplinaire contre ledit juge pour déterminer s’il a commis une « faute grave » en ayant recours à des « expressions inappropriées, extravagantes ou contraires à un raisonnement juridique ».

Munis de ces informations, nous aurions pu faire un commentaire circonspect. Fallait-il accabler cette mère malheureuse, et seule, puisque divorcée ? Le juge n’y avait-il pas été un peu fort ?

Les faits véritables éclairent tout. En Espagne comme en France, on ne les a pas appris par la voie de la grosse presse ; mais par une « plateforme citoyenne », HazteOir (« Fais-toi entendre », www.hazteoir.org), en pointe dans le combat pour la famille. C’est elle qui avait grandement contribué au succès de la manifestation pour la famille qui avait réuni plusieurs millions de personnes à Madrid et ailleurs en 2005.

On apprend ainsi que le jugement en cause était précisément le jugement de divorce de la mère lesbienne, qui sans vivre en couple, entretient une relation suivie avec une « amie ». Et que ce jugement, comme il n’est pas anormal, attribuait la garde des deux petites filles à leur père. Et que, même, dans un règlement à venir puisque la procédure n’est pas close, un droit de visite des plus classiques sera aménagé pour la mère. Il ne s’agit donc nullement d’une déchéance de l’autorité parentale comme les commentaires indignés du lobby gay et de la presse le laissaient entendre, mais d’un choix fondé sur plusieurs éléments, parmi lesquels l’homosexualité de la mère n’était pas le seul retenu par le juge. Il est certes plus habituel d’attribuer la garde de jeunes enfants à leur mère en cas de divorce. Mais en faire une sorte d’automatisme relèverait bien plus de la discrimination sexuelle ; et témoignerait d’aveuglement, puisqu’on ne pourrait plus tenir compte du bien des enfants dans le règlement des divorces.

Il faut souligner encore, ce que la presse ne fait pas, que la procédure engagée contre le juge de Murcie ne conteste en aucun cas l’attribution de la garde des deux petites filles à leur père.

Fernando Ferrin apparaît finalement comme un juge courageux qui a tenu à soulever le vrai problème posé par l’éducation d’enfants par des personnes homosexuelles. Il s’est vu offrir le soutien de HazteOir qui dénonce la « manipulation » à laquelle se sont livrées les associations homosexuelles, cette « inquisition rose » qui a réclamé pour lui aussi bien sa destitution de la magistrature qu’une sentence d’intérêt général : « Passer une semaine chez une paire de lesbiennes pour comprendre la nature de l’homoparentalité. »

HazteOir tiendra à la disposition de Fernando Ferrin son livre No es igual (« Ce n’est pas pareil ») qui présente la synthèse de quelque 200 études et articles sur le développement des enfants au sein des couples de même sexe. Ces études donnent pleinement raison au juge en montrant que ce développement est très différent de celui constaté dans les familles que, loi antihomophobie oblige, on hésite à qualifier de « normales ». Problèmes psychologiques, défaut d’estime de soi, troubles de l’identité sexuelle, insécurité par rapport à l’avenir et la capacité de vivre en couple et d’avoir des enfants… A quoi s’ajoute l’instabilité des couples d’homosexuels où l’incidence de rupture est bien plus grande.

Osera-t-on prétendre que le juge Fernando Ferrin a eu tort de vouloir éviter cela à deux enfants ?

Source : www.present.fr

19 juillet, 2007

Mgr de Gasperin et le laïcisme

Et puisque nous passons ces quelques instants avec Mgr de Gasperin Gasperin (voir le message ci-dessous), je ne résiste pas au plaisir de traduire quelques phrases de son communiqué officiel à l'occasion de la venue de José-Luis Zapatero au Mexique il y a quelques jours. L'accusant de se montrer « très socialiste dans les affaires politiques, éducatives et vis-à-vis de l'Eglise catholique », l'évêque de Querétaro rappelle qu'en ce qui concerne l'économie, le Premier ministre espagnol sait d'abord défendre les intérêts de ses entreprises de Cancun. Mais il a voulu le démasquer d'abord sur le plan moral.

Il faut savoir que M. Zapatero est l'un des plus grands promoteurs du laïcisme en Espagne et dans toute l'Europe. Le laïcisme (...) est purement et simplement la négation de Dieu et l'affirmation de l'homme à sa place. Mais, quand Dieu disparaît, l'homme, son image, disparaît nécessairement aussi. Nier la présence de Dieu dans la vie conduit à l'enfer, qui est l'absence de Dieu. Jetez donc un regard attentif et réfléchi sur ce qui nous entoure, et voyez où nous allons.

L'homme, enorgueilli contre Dieu et s'exaltant sur sa propre misère, parvient seulement à montrer sa nudité. Les régimes lâïcistes, en éliminant Dieu comme « trublion », mettent à sa place l'Etat et celui-ci devient toujours une idole qui opprime. En Espagne on a mis à la place de la religion et de la morale, l'éducation à la citoyenneté, où l'Etat est le maître, l'éducateur, le recteur, le dernier mot, le grand pape... dieu. De cela nous avons nous aussi déjà tâté. Nous n'avons pas besoin des leçons de M. Zapatero... ni des autres que vint nous donner M. Aznar.


Source : Diocèse de Querétaro.

Pèlerinage mexicain : une homélie comme on aimerait en entendre...

Je vous propose, pour compléter les informations sur le pèlerinage pour la vie du diocèse mexicain de Querétaro au sanctuaire de Notre Dame Guadalupe, ma traduction l'homélie prononcée par son évêque, Mgr de Gasperin Gasperin, dimanche, au cours de la Messe de clôture.

1. Nous sommes arrivés, au terme d'une longue et fatigante marche, aux pieds de Notre Très Sainte Mère de Guadalupe pour qu'elle nous montre « le fruit béni de ses entrailles, Jésus », notre Sauveur. Elle nous a donné cette grâce et nous sommes heureux, notre cœur est plein de joie spirituelle et notre vie d'une nouvelle sève. Que soit bénie sainte Marie de Guadalupe qui nous donne l'occasion de cette rencontre fraternelle et joyeuse, comme la grande famille de fils et de filles que nous sommes au sein du diocèse de Querétaro. Nous venons rendre nos devoirs auprès de la Vierge très sainte, parce qu'elle nous donne toujours ce dont nous avons besoin.

2. Nous avons entendu dans le saint Evangile comment Marie, portant Jésus en son sein, entame son pèlerinage, comme l'Arche de la Nouvelle Alliance, pour saluer et servir Elisabeth et pour sanctifier l'enfant que celle-ci porte en ses entrailles, celui qui s'appellera Jean, le Précurseur du Seigneur. Marie la très sainte est la première pèlerine dans notre histoire du salut. Elle prépara ce pèlerinage en écoutant et en obéissant à la Parole de Dieu, toute remplie de l'Esprit Saint. Vous aussi, sœurs pèlerines, vous êtes venues en écoutant la Parole divine, vous avez fait oraison et offert des sacrifices, vous avez demandé pardon pour vos péchés et vous jouissez maintenant de la grâce de Dieu, de la tendresse de Marie et de la consolation du Saint-Esprit.

3. Marie la très sainte a coopéré, de manière admirable, à la naissance de Jésus. Elle l'a conçu en son sein, lui a donné le jour et avec une prévenance maternelle elle l'a accompagné et protégé pendant son enfance et sa jeunesse. Vous aussi, mères chrétiennes, femmes catholiques, vous avez reçu de Dieu cette mission excellente, cette vocation admirable, qui est de mettre un fils au monde, d'en prendre soin, et, avec son époux, de le mener à la nouvelle naissance du Baptême, pour en faire un fils de Dieu. La mission de Marie se continue en chacune de vous, mères chrétiennes. Vous êtes les coopératrices insignes de l'histoire du salut. La sainte Eglise vous félicité, vous remercie de votre foi et demande pour vous respect, tendresse et admiration, parce que tout homme est débiteur de la femme, comme l'est aussi l'Eglise vis-à-vis des mères catholiques.

4. Marie la très sainte accompagna son Fils Jésus-Christ pendant la prédication de l'Evangile, mais de manière très particulière, au pied de la Croix. C'est là qu'elle reçut, de son Fils même, l'apôtre Jean comme son propre fils, et en la personne de Juan, elle nous reçut nous, et tous les hommes. C'est cela même qu'elle fit aussi au Tepeyac, lorsqu'elle appela Juan Diego « mon fils, le plus petit de mes fils ». Ces paroles sont pour tous ceux qui avec dévotion et humilité sommes venus nous placer sous sa protection. Ici, au pied de la croix aussi, celle de la pauvreté et des souffrances quotidiennes, Jésus dit à sa Mère : voici tes fils, voici tes filles de Querétaro et de tout le Mexique. Ici nous lui disons aussi de « tourner vers nous ses yeux miséricordieux » et de nous montrer toujours sa compassio de Mère, spécialement envers les plus faibles et tout enfant récemment conçu dans le sein d'une femme. Qu'elle les garde et qu'elle les protège comme elle l'a fait pour Jésus. Portez la tendresse maternelle de Marie en votre cœur et remplissez-en votre famille et votre foyer.

Sainte Marie de Guadalupe, Reine du Mexique : Sauvez notre Patrie et gardez notre Foi !

Mexico : l'arrivée du grand pèlerinage pour la vie...

17.000 femmes, ayant marché pour la plupart sur plus de 200 km (mais quelques-unes venaient d'encore plus loin), sont arrivés en fin de semaine devant la Vierge de Guadalupe, au terme du 49e pèlerinage du diocèse de Querétaro placé sous le signe du respect de la vie. Leur longue marche s'étirait sur plus de 5 km, et, comme tous les ans, elles étaient volontiers accueillis dans les villages traversés avec des vivres et parfois un abri. La colonne des hommes, encore plus dense (26.000 hommes), partie plus tard, arrivait quelques heures plus tard à la Basilique de Notre-Dame. Tous se sont retrouvés, avec quelque 50.000 autres personnes, souvent de leur famille, venues par d'autres moyens. Seule la fête du 12 décembre, date anniversaire du miracle vécu par le saint Juan Diego, réunit autant de monde au pied de l'image mircauleuse de la Vierge enceinte qui s'imprima, voici bientôt 500 ans, sur son pauvre manteau (qui en toute logique, aurait dû se désintégrer depuis bien longtemps...).

Ce pèlerinage pour la vie est comme l'endroit du décor mexicain. En cette année où le District fédéral de Mexico, gouverné par une assemblée de gauche, a décidé de légaliser l'avortement, la foi, la peine, les sacrifices de ces gens simples qui véritablement quittent tout pour témoigner de leur amour pour la "Petite Mère" sont venus contredire avec simplicité la culture de mort.

Les plus éloignés des pèlerins avaient pris la route depuis 17 jours, pour accomplir 550 km de marche à travers les zones semi-désertiques, puis les montagnes.

C'est tout le paradoxe de ce pays laïc, où comme ailleurs des catholiques ne pratiques plus, mais presque tous gardent leur dévotion à la Reine des Amériques...

Leur marche épuisante s'achève dans la Basilique où ils disposent à peine de trete secondes chacun devant l'image de Marie : moment d'intense émotion qui les récompense, disent-ils volontiers, de tous leurs efforts.

Source (parmi d'autres) : ici.

L’Eglise anglicane condamnée pour « homophobie »

Dans un système judiciaire fondé sur le poids du « précédent », la décision d’un tribunal pour l’emploi (l’équivalent anglo-saxon des prud’hommes) du pays de Galles de condamner l’Eglise anglicane pour son refus d’embaucher un homosexuel apparaît comme « historique ». Le jeune homme, John Reaney, 42 ans, a obtenu satisfaction, non sans avoir bénéficié du soutien médiatique, juridique et financier d’un groupe de pression homosexuel, « Stonewall ».

C’est la première fois que la récente loi de protection des « minorités » sexuelles, dite « Sexual Orientations Regulations » est ainsi employée contre une organisation religieuse, et ce bien que le texte les exclue explicitement de son champ d’application. Au moment du vote de la loi, en avril 2006, des voix s’étaient élevées pour annoncer le risque pour les responsables des confessions, chrétiennes notamment, qui interdisent les pratiques homosexuelles au nom de la morale et de la loi naturelle. Avertissements minimisés à l’époque… mais à l’évidence, ils étaient justifiés.

Source : “Present” daté du 20 juillet 2007.

Les circonstances de l’affaire sont extrêmement révélatrices. Ce n’est pas un quelconque discours « moralisateur » qui a été condamné, mais un simple refus d’embaucher motivé pourtant de façon prudente par le diocèse de Hereford, où John Reaney sollicitait le poste de directeur de la jeunesse. L’évêque anglican Anthony Priddis l’avait écarté au motif que le candidat avait avoué avoir une activité sexuelle hors mariage avec un compagnon dont il avait partagé la vie pendant cinq ans, ce qui viole la doctrine chrétienne sur la chasteté. Le prévenu devait répéter devant le tribunal que ce n’était pas « l’orientation sexuelle » de Reaney qui avait été prise en compte, mais le fait que n’importe quelle activité sexuelle hors mariage aurait constitué un empêchement à l’embauche dans la mesure où son « style de vie pouvait avoir un impact sur la direction spirituelle, morale et éthique au sein du diocèse ».

Le tribunal jugea ce motif suffisamment intolérable pour condamner le diocèse à verser à John Reaney des dommages et intérêts qui restent à fixer.

Pour le lobby homosexuel, c’est évidemment une victoire de taille, d’autant que la logique des lois contre la discrimination aboutit finalement à instaurer une discrimination positive en faveur des « minorités » protégées. On voit mal à quoi peut rimer « l’exception » votée en faveur des Eglises et d’autres organisations religieuses si elles ne conservent pas la liberté de mener leur politique d’emploi en conformité avec ce qu’elles confessent.

La situation ne pourra d’ailleurs que s’aggraver outre-Manche dans la mesure où le nouveau Premier ministre, Gordon Brown, s’est fendu d’une lettre à PinkNews, un site d’informations homosexuelles sur Internet, pour rassurer la « communauté » sur la poursuite de la politique anti-homophobe aussi bien au Royaume-Uni qu’à l’étranger, dans la continuité du travail entrepris par le précédent gouvernement travailliste.

Il a promis de faire appliquer rigoureusement la législation anti-homophobe et de s’attaquer au prochain « chantier » (qui se trouve être celui de Stonewall) : la traque des persécuteurs d’homosexuels dans les écoles. Une affaire qui ne se réduit pas à la punition d’actes de violence verbale ou physique : sur le plan moral, il s’agit de dénoncer toute promotion du mariage naturel et de la famille, et toute présentation de l’acte homosexuel comme peccamineux.

09 juillet, 2007

Pèlerinage à Notre Dame de Guadalupe



Depuis la province de Querétaro, au Mexique, depuis samedi, des colonnes de pèlerins convergent vers la Basilique de Notre-Dame de Guadalupe qui les accueillera dimanche prochain, au bout de huit jours de marche, pour la 49e édition de cette marche dédiée cette année à la défense de la vie. Quelque 10.000 femmes ont pris le départ officiel dimanche matin, avant de se retrouver à plus de 16.000 à l'arrivée, sans compter plus de 26.000 hommes qui devaient prendre le départ ce matin en une colonne séparée. C'est une marche de 400 km sur les routes et à travers la zone semi-désertique les montagnes, malgré la chaleur, la pluie, la faim et la fatigue. Les femmes qui participent à la marche doivent satisfaire à deux conditions : ne pas être enceintes (les conditions sont trop dures) et s'être confessées. Sur la route, ce sont les habitants des villages traversés qui leur offrent à boire et à manger, voire un abri pour la nuit. Une porte-parole du diocèse raconte que lorsque les pèlerines arrivent à Tepeyac au pied de l'image miraculeuse de la Vierge enceinte, les réactions sont très diverses : « Mais je suis sûre que chacune d'entre elles est émue, et lorsqu'elle voit notre très sainte Mère, elle oublie complètement tout ce qu'elle a enduré pour arriver jusqu'à elle : c'est comme quand un enfant se perd et retrouve sa maman. »

Adressant son exhortation lors de la première étape de celles qui prenaient le départ, dimanche matin, Mgr Mario de Gasperin Gasperin, évêque de Querétaro, a appelé le pèlerinage à prier spécialement pour les enfants à naître et pour ceux qui ne naîtront pas. La légalisation récente de l'avortement par le District fédéral de Mexico était ouvertement évoquée :

« Le respect de la vie est aujourd'hui offensé non seulement par quelques individus violents, mais par des groupes et des institutions qui devraient avoir pour mission de protéger la vie, et non point de l'agresser et de l'éliminer. »

Le prélat ajouta que le fait d'affirmer la légitimité de l'avortement « est le symptôme préoccupant et la cause non marginale d'une grave détérioration morale » : « Mais Satan et son règne seront vaincus. » « Vous être pèlerins de la vie et pour la vie, réjouissez-vous car vos noms sont inscrits dans le ciel. »

Mgr de Gasperin rappela que le bien commun exige de respect de la vie humaine, avant de préciser, lors d'un entretien après la messe : « Nous allons vers la source de la vie, du pardon, de la paix et de la réconciliation qu'est Jésus-Christ : l'Eglise est le peuple de la vie et pour la vie, constructeur de paix et de fraternité, aussi ce pèlerinage sera comme un baume et une consolation pour notre nation qui connaît des peines et des douleurs, mais au Tepeyac nous serons consolés. »





(Plusieurs sources, dont celle-ci)

Les évêques d'Uruguay plaident pour la vie

Dans un message adressé aux législateurs de leur pays, les évêques d'Uruguay les ont appelés à rejeter le projet de loi de « santé sexuelle et reproductive » actuellement à l'étude dans une commission du Sénat et dont la discussion au Parlement est prévu pour début septembre.

L'avortement est interdit en Uruguay, mais l'arrivée d'une coalition de gauche au pouvoir a eu pour conséquence les menées en vue de la dépénalisation. Certes le président Tabaré Vázquez, médecin de profession, a annoncé qu'il y opposerait son veto.

La Conférence épiscopale d'Uruguay n'en a pas moins exprimé le point de vue de l'Eglise catholique, dans une note présentée à la presse samedi par son président, Mgr Carlos Collazzi.

Je vous en propose ici ma traduction :

En de multiples occasions, nous avons manifesté notre position à propos des projets de loi sur la vie humaine envisagés par le Parlement national. A cette nouvelle étape de la discussion parlementaire, nous réitérons ce qui a été exprimé par la Conférence épiscopale de l'Uruguay le 10 novembre 2002, au terme du Pèlerinage national au Sanctuaire de la Vierge des “33” en Floride :

« Les évêques d'Uruguay réunis en Assemblée, ajoutent leurs voix à celles de tant d'Uruguayens qui demandent à leurs représentants, que nos lois respectent et protègent la valeur suprême de la vie de tous les êtres humains, à toutes leurs étapes. C'est sur ce fondement éthique que se construit la dignité et l'espérance de chaque famille et de notre société.

Cette valeur, qui n'est pas seulement un impératif de la morale religieuse, nous a conduit à de multiples occasions à élever nos voix de Pasteurs en défense de la vie, en particulier lorsqu'elle est menacée par des idéologies contraires, comme c'est le cas de l'avortement, que le pape Jean-Paul II qualifie d'“homicide” et de “crime abominable” (Evangile de la Vie, 57-58).

Nous le réaffirmons aujourd'hui : “Il est inadmissible de prétendre que le fruit de la gestation passe par deux étapes au cours de la grossesse : une première sans dignité ni liberté propres, comme simple prolongation de l'organisme maternel, et une seconde étape où la vie s'humanise.” (Déclaration CEU, 18/1/1978.)

Le bien de la vie de tout être humain est une valeur constitutive de l'ordre social, c'est pourquoi il faut placer la légalisation de l'avortement sur le terrain de l'éthique de la conduite humaine, qui nous permet de distinguer le bien et le mal, et de motiver et d'éduquer en vue de ces valeurs. L'ordre juridique, fondé sur la nature humaine, n'est ni arbitraire ni capricieux, il ne peut être sujet aux majorités de circonstance.

Les situations provoquées par des grossesses non désirées ne peuvent se résoudre en éliminant des vies humaines, spécialement celles des êtres les plus dépourvus de défense.

Nous en appelons au bon sens de ceux qui assument la responsabilité de légiférer sur les droits humains, qui sont le fondement d'une société juste et solidaire. »

La pilule du lendemain dans les écoles britannniques

De nouveaux chiffres commentés dimanche soir par le Daily Telegraph révèlent que dans certaines régions du Royaume-Uni, la moitié des écoles secondaires possèdent désormais des services intégrés de « santé sexuelle » où la pilule du lendemain peut être délivrée aux adolescentes sans l'autorisation de leurs parents. Le journal précise que des milliers de jeunes filles peuvent y avoir accès dès l'âge de 11 ans. On y distribue aussi bien des tests de grossesse, des pilules du lendemain que des préservatifs, sans compter les conseils en contraception.

Au total 226 écoles ayant effectivement délivré la pilule du lendemain ont été identifiées. L'une d'entre elles a avoué le chiffre de 345 prescriptions en quatre ans.

Tout cela à la satisfaction des pouvoirs publics alarmés par le nombre de grossesses adolescentes : 7.462 cas en 1998, 7.588 en 2005 (soit un taux proportionnel légèrement plus bas). Ils souhaitent la multiplication des centres de santé sexuelle présents dans l'enceinte des écoles secondaires, mais aussi dans les établissements d'enseignement supérieur.

On ne peut pas dire pourtant que les campagnes d'éducation sexuelle et de mise à disposition de produits contraceptifs ou contragestifs soient une franche réussite, et l'affaire sent l'idéologie. Ainsi, l'an dernier, Beverley Hughes, ministre des Enfants (sic), recommandait-elle que l'on encourage les jeunes à remettre à plus tard leur premier rapport, tout en publiant le projet de loi facilitant l'accès aux contraceptifs et aux préservatifs gratuits...

En avril dernier, l'organisme officiel de veille sur l'éducation, Ofsted, s'en prenait carrément aux écoles où l'on « prêche » l'abstinence. Au terme d'une étude menée auprès de 350 écoles, il assurait :
« La recherche porte à croire qu'une éducation qui fait la promotion de l'abstinence mais qui retient l'information sur la contraception peut placer les jeunes dans uns situation de plus grand risque. »

On ne peut pas dire que tout cela soit affirmé avec beaucoup de vigueur mais le résultat se lit dans la dérive totalitaire des autorités qui dénoncent de plus en plus explicitement les écoles confessionnelles où seule l'abstinence est au programme.

Léon XIV a envoyé un beau message de soutien à la Marche pour la vie 2026 à Washington D.C.

Le pape Léon XIV a envoyé un message d’encouragement et de remerciement à la Marche pour la Vie américaine, qui aura lieu ce vendredi 23 jan...