30 mars, 2007

Yogyakarta principles : quelques citations très parlantes

Parmi les 29 principes de défense (extrêmement bavards) des droits homosexuels défendus par les 29 experts et personnalités signataires, je vous propose ces quelques extraits significatifs.

• Principe 21. Droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion.
Les Etats :
b) garantiront que l'expression, la pratique et la promotion des multiples opinoins, convictions et croyances relatives aux questions d'orientation sexuelle ou de l'identité de genre ne soient pas entreprises d'une manière incompatible avec les droits humains.

• Prinicipe 24. Le droit de fonder une famille.
Les Etats :
a) Prendront toute mesures nécessaires sur le plan législatif, administratif ou autre, pour garantir le droit de fonder une famille, y compris à travers l'accès à l'adoption ou à la procréation assistée (y compris par insémination avec donneur), sans discrimination fondée sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre ;
b) Garantiront que les lois et les choix politiques reconnaissent la variété des formes familiales, y compris celles qui ne se définissent ni par la descendance ni par le mariage, et prendront toutes mesures législatives, administratives ou autres pour assurer qu'aucune famille ne soit sujette à la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'aucun de ses membres, y compris en ce qui concerne les allocations sociales familiales et autres subventions publiques, l'emploi et l'immigration ;
c) Prendront toutes mesures législatives, administratives ou autres pour garantir que dans toutes les actions ou décisions concernant des enfants, qu'elles soient menées par des organismes de bienfaisance publics ou privés, des cours de justice, des autorités administratives ou législatives, le bien de l'enfant soit une priorité, et que l'orientation sexuelle ou l'identité de genre de l'enfant ou de n'importe quel membre de la famille ou d'une autre personne ne soient pas déclarés incompatibles avec ce bien ;
d) Dans toutes les actions et décisions concernant des enfants, ils doivent garantir que l'enfant capable de concevoir des opinions personnelles puisse exercer le droit de les exprimer librement, et que l'on donne à ces opinions un poids en rapport avec l'âge et la maturité de l'enfant ;
e) Prendront toutes mesures législatives, administratives ou autres pour garantir que dans les Etats qui reconnaissent les mariages homosexuels ou des unions civiles officialisées tout droit, privilège, obligation ou bénéfice offert aux partenaires de sexes différents mariés ou unis civilement soit également offert aux partenaires de même sexe mariés ou unis civilement ;
f) Prendront toutes mesures législatives, administratives ou autres pour garantir que tout droit, obligation, privilège ou bénéfice proposé aux partenaires non-mariés de sexes différents soit également proposé aux partenaires non-mariés de même sexe...

Il semble inutile de commenter ce qui précède. On notera simplement que « l'identité de genre» esy un concept ultra-féministe selon lequel les différences entre les sexes sont d'ordre principalement culturel et aliénantes. On notera aussi que les droits des religions quant à leur expression et leur action, notamment caritative, sont ici expressément visés et menacés.

ONU : encore des pressions pour les droits gays

A la session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève évoquée dans le message précédent, un groupe de pression pour les droits gays a publié un document cosigné par plusieurs fonctionnaires de l'ONU travaillant dans le domaine des droits de l'homme.

Sans comporter l'autorité des résolutions soumises au vote ni le caractère incitatif d'un rapport officiellement commandé par l'organisation internationale, la personnalité des signataires et l'air du temps en font un élément de progression vers la reconnaissance internationale de droits spécifiques pour la « commuauté homosexuelle ».

Le document détaille 29 droits de l'homme déjà proclamés par les instances internationales en précisant leur application préconisée en faveur des tenants des différentes formes d'orientation sexuelle. Au nom de l'universalité des droits et du caractère absolu de l'interdiction de la discrimination, les Principes de Yogyakarta affirment que les nations sont légalement obligées de modifier leurs Constitutions et leurs lois pénales afin d'intégrer les drois homosexuels.

Parmi les principes, on retiendra ceux-ci :
– l'assertion que les enfants, même les plus jeunes d'entre eux, sont capables de discerner leur identité sexuelle et qu'ils doivent pouvoir l'exprimer avec la protection des pouvoirs publics ;
– l'obligation de changer les programmes scolaires pour assurer le respect de ces droits ;
– le devoir de faciliter l'accès aux opérations de changement de sexe ;
– le droit d'affirmer son identité sexuelle à travers le discours, l'habillement, les caractéristiques corporelles, le choix du nom...
– l'absence de discrimination à l'égard des demandeurs d'asile ;
– « le droit de fonder une famille, y compris par l'accès à l'adoption ou à la procréation assistée, y compris par insémination avec donneur ».

En tous points, il s'agit de mettre sur le même plan l'interdiction de la discrimination en raison de la race, de la religion, de l'ethnie ou de l'âge et celle relative à l'orientation sexuelle et du droit de maifester celle-ci, et d'avoir des relations intimes avec des personnes du sexe opposé, du même sexe ou des deux.

29 « experts » en droits humains ont participé à la rédaction du document. Parmi eux, 11 sont des rapporteurs spéciaux de l'ONU ou des fonctionnaires chargés de la surveillance de l'application des traités. Outre ces onusiens en exercice, on y rencontre d'anciens hauts responsables comme Mary Robinson, ancien Haut commissaire aux droits de l'homme.

Pour le moment, aucun traité ou document contraignant de l'ONU ne comporte de référence à l'orientation sexuelle (à l'inverse, par exemple, du traité constitionnel de l'Union européenne); Mais pour combien de temps ?

Source : LifeSite
Liste des signataires : ici.
Site des Yogyakarta Principles.

Les droits des minorités musulmanes et arabes

Deux jours après l'adoption du rapport du Conseil de l'Europe sur les droits de l'homme, qui évoque les droits « gays » et l'« islamophobie » (voir le message ci-dessous), le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté ou préconisé des mesures semblables. Coïncidence ? Et puis quoi encore !

Donc, à Genève, une résolution exprimant l'inquiétude des délégués à propos des lois ou des mesures destinées à « contrôler » ou à « surveiller » les minorités musulmanes ou arabes a été adoptée par 24 voix pour, 14 contre et 9 abstentions à la demande du Pakistan qui représente dans cette instance l'Organisation de la Conférence islamique. Elle prône la traque de la diffamation religieuse qui, dans le contexte de l'après 11-Septembre, s'est aggravée selon le Conseil en raison du « profilage » des suspects en raison de leur ethnie ou de leur religion.

Cette diffamation, assure la résolution, aggrave le déni des droits et des liberté fondamentales des groupes concernés, et par là-même les facteurs de progression du terrorisme.

Et d'appeler les Etats à prendre de nouvelles mesures pour empêcher la diffusion d'idées et de matériel racistes et xénophobes, notamment par le biais de lois antiracistes plus fermes. De son côté, le Conseil onusien a chargé le Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de la xénophobie et de toute forme apparentée d'« intolérance » à fournir des rapports réguliers sur toute manifestation de diffamation religieuse et en particulier sur les graves conséquences de l'islamophobie sur la jouissance de tous les droits.

Source : ici.

Le Conseil de l'Europe pour les gays

L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté, mercredi, le rapport de sa Commission des questions juridiques et des droits de l’homme qui, comme son nom le suggère, traque tout ce qui de près ou de loin peut être catalogué au rang de « racisme » et de « discrimination ». Où l’on parle longuement des Roms, de « disparitions forcées », d’« exécutions extrajudiciaires », de « torture », de « traitements inhumains » et autres montées de « la xénophobie et l’intolérance » parmi la quarantaine de pays qui composent cet organisme supra-national.

Le Conseil de l’Europe classe parmi les atteintes aux droits de l’homme, au chapitre « Eradiquer le racisme et l’intolérance en Europe », à côté de l’antisémitisme et de l’islamophobie nommément désignée, la « discrimination fondée sur le sexe ou l’orientation sexuelle » qui « se produit à grande échelle ».

« La discrimination fondée sur l’orientation et l’identité sexuelles reste très répandue en Europe. En témoigne une large opposition, ces dernières années, à la liberté de réunion et d’association des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels (LGBT) dans de nombreux pays, et notamment la Lettonie, la Moldavie, la Pologne, la Roumanie et la Fédération de Russie. Cette opposition s’est manifestée de diverses manières, et en particulier par l’interdiction des défilés, par les discours incendiaires des hommes politiques et chefs religieux, par de violentes contre-manifestations, et par l’incapacité de la police d’assurer une protection adéquate aux manifestants LGBT. L’homophobie, et notamment les agressions commises sur les membres des minorités sexuelles, existe encore dans de nombreux pays. Deux tiers des Etats membres du Conseil de l’Europe ne prévoient aucune forme de reconnaissance juridique des couples de même sexe. »

Ici se fait jour, d’une manière claire et totalement consistante par rapport aux pressions de même nature exercées par l’Union européenne sur ses Etats membres, une volonté d’accroître la répression contre les personnes et de peser sur la législation des Etats qui oseraient encore invoquer des raisons d’ordre moral pour empêcher un étalage et une protection publics de l’homosexualité.

Il s’agit concrètement de déclarer hors la loi toute interdiction publique de manifestations du genre « Gay Pride », quelle que soit leur outrance. Peut-on faire véritablement partie du concert des nations si l’on met des limites au droit de libre expression de ce qu’on ne peut même plus qualifier de perversité ?

C’est dans le parfait respect de cette logique, qui est celle de toute traque de l’homophobie, que le rapport ajoute :

« Il convient de rappeler que la Cour européenne des Droits de l’homme s’est prononcée contre la criminalisation de l’homosexualité. Elle a également adopté une position claire contre les disparités concernant l’âge du consentement sexuel, contre l’interdiction de servir dans l’armée pour les homosexuels et contre la non-attribution de la garde des enfants aux homosexuels. »

Après cela, on peut militer tant qu’on veut, de bouche ou de cœur, contre le mariage homosexuel ou le droit des couples homosexuels d’élever des enfants par le jeu de l’adoption, de la garde partagée, du statut de beau-parent ou que sais-je encore. Le Nouvel Ordre mondial, la « gouvernance mondiale » à laquelle tendent les différents organismes supra-nationaux auxquels la France a déjà abandonné la meilleure part de sa souveraineté veillent au grain. Tant que ces institutions-là ne seront pas démantelées ou profondément réformées, les avancées d’une universelle dictature du relativisme, avec son totalitarisme anti-moral, combattront d’une façon ou d’une autre toute résistance à la décadence.

Source : article de Jeanne Smits en libre accès sur www.present.fr.

20 mars, 2007

39 000 euros pour une Polonaise privée du “droit” d'avorter

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a accordé aujourd'hui un total de 39 000 euros de dommages et de frais, principalement à charge du gouvernement polonais, à Alicja Tysiac, une femme polonaise à qui une équipe de médecins avait refusé, en 2000, l'avortement qu'elle demandait.

Cette mère de deux enfants s'était prévalue d'un certificat attestant que sa troisième grossesse serait dommageable pour sa santé auprès de son gynécologue. Celui-ci avait refusé, précisant qu'elle pourrait accoucher par césarienne afin d'éviter le risque. Le « risque pour la santé de la mère » fait partie des trois exceptions à l'interdiction générale de l'avortement en Pologne, (avec le viol et la malformation grave du fœtus).

Alicja Tysiac avait argué d'une myopie sévère pour obtenir un avortement et elle a déclaré à la CEDH que sa vue avait baissé depuis l'accouchement, à la suite d'une hémorragie rétinienne après l'accouchement, au point de lui faire craindre de devenir aveugle.

La Cour de Strasbourg lui a donné raison, par six voix contre une, en jugeant que l'interdiction légale de l'avortement, couplée avec le risque pour les médecins d'encourir une responsabilité pénale, "peuvent bien pour effet de refroidir les médecins lorsqu'ils ont à décider si des circonstances particulières justifient un avortement légal dans un cas d'espèce ».

Elle a accordé 25 000 euros de dommages en raison de « l'angoisse et de la souffrance considérables, y compris ses craintes quant à sa capacité physique à prendre soin d'un nouvel enfant » qu'elle a endurées. Les 14 000 euros restants couvriront ses frais de justice. Mme Tysiac réclamait 36 000 euros pour couvrir les frais médicaux futurs liés à sa condition physique. Demande rejetée par les juges au motif que la Cour « ne peut spéculer sur le fait de savoir si les estimations des médecins sur la détérioration future (ou non) de sa vue sont exactes ».

Il faut bien comprendre que la plaignante a obtenu sa victoire non pour des raisons objectives, mais en raison de la pression ressentie par les médecins polonais qui craignent de justifier un avortement dans l'exacte mesure où il est illégal. La Cour a retenu le témoignage du Mouvement pour le Planning familial polonais. Elle a déclaré que la loi polonaise ne prévoit aucune procédure objective pour déterminer si la plaignante pouvait prétendre à un avortement légal qui constitue, selon la CEDH, un droit constitutionnel dès lors que les conditions sont réunies.

Le seul juge à avoir voté contre l'indemnisation est espagnol. Javier Borrego Borrego a officiellement déploré la décision de ses pairs en ces termes, dans ses conclusions contradictoires :

« Aujoud'hui, la Cour a décidé qu'un être humain est né en conséquence d'une violation de la Convention européenne des droits de l'homme. Selon ce raisonnement, il existe aujourd'hui un enfant polonais qui a aujourd'hui six ans dont le droit d'être né contredit la Convention. (...) Je n'aurais jamais pensé que la Convention irait aussi loin, et je trouve cela effrayant. »

Quant à la jeune femme, qui élève seule ses trois enfants avec 140 euros d'indemnités de handicap par mois, elle a déclaré lors d'une conférence de presse que toute femme devrait avoir le choix de poursuivre ou non une grossesse.

Cette affaire montre bien qu'il n'est pas superflu de venir en aide aux mères en détresse. Mais les réactions satisfaites de plusieurs organisations « pro-choix » comme le Centre pour les droits reproductifs indiquent que tel n'est pas du tout leur objectif...

Plusieurs sources : ici, ici, ici et CEDH.

Sara Lawrence : un enfant plutôt qu'un titre de Miss World


A 22 ans, un titre de Miss Jamaïque en poche et un capital sympathie dont elle a pu mesurer le poids lors de sa participation à la compétition « Miss World » en Pologne où elle finit 6e, fin 2006, Sara Lawrence avait de multiples raisons d'être satisfaite de son sort.
Patatras : au terme de ce que ses parents ont appelé une « indiscrétion » (en termes moins gazés : une faute morale), et le comité d'organisation, une « erreur de jugement », Sara s'est trouvée enceinte. Aucune Reine de beauté n'a le droit de conserver sa couronne dans cet état. Il y avait une porte de sortie, une solution pour ne pas renoncer à l'année champagne qui allait prendre fin en août (le bébé était annoncé pour septembre 2007) : l'avortement.
Eh bien, Sara Lawrence a dit non. Il y a une semaine, elle s'est présentée spontanément devant le comité organisateur du concours Miss Jamaica pour lui remettre sa couronne, ses invitations, ses voyages, ses engagements en faveur des orphelins du sida.
« Je renonce à ma position de Miss Jamaica World 2006, ayant pris la décision profondément personnelle de faire face à mes responsabilités, en tant qu'une personne qui s'attend à devenir mère plus tard cette année. »
La jeune femme est pleinement soutenue par le père de son enfant, et aussi par ses parents qui ont déclaré « regretter son indiscrétion » mais qui ont tenu à l'asssurer de leur volonté de l'aider et de la guider « pendant cette période difficile ».
Elle a déclaré lors d'une interview à un quotidien jamaïcain, The Observer : « Il est de mon devoir moral de faire ce que je crois éthiquement correct et de suivre ce que je crois dans mon cœur être juste. »
Après ses études à Immaculate Conception High School (école catholique que je salue bien bas au passage...), Sara Lawrence a obtenu une bourse d'excellence pour étudier la biologie dans une faculté féminine de Virginie (USA). Elle espère pouvoir y poursuivre ses études, après la naissance de son enfant, en vue de devenir gynécologue-obstétricienne.
D'anciennes Miss Jamaïque ont commenté ces péripéties : pour Cindy Breakespeare (Miss World 1976), « le fait de mettre une nouvelle vie au monde est clairement aujourd'hui sa plus grande joie et son engagement le plus important ». Miss World 1993, Lisa Hanna, estime quant à elle : « Les enfants sont une bénédiction et je lui souhaite tout ce qu'il y a de meilleur. »
Il y a des jours, comme ça, où l'on se dit que tout n'est pas pourri...

14 mars, 2007

Ecole à la maison : des parents allemands devront subir des tests psychiatriques...

Ils ont six enfants et formaient jusqu'à il y a peu une famille allemande heureuse. Hubert et Gudrun Busekros ont vu ce bonheur voler en éclats lorsqu'ils ont subi les conséquences de leur décision de déscolariser leur aînée, Melissa, 15 ans.

La jeune fille avait de bonnes notes dans l'ensemble mais était à la traîne en maths et latin. Voulant à tout prix éviter un déclassement vers une école technique ses parents lui avaient fait suivre des cours à la maison dans ces matières. L'apprenant, la direction de son école, furieuse, l'avait exclue. Et les parents avaient décidé de lui faire l'école à la maison.

Option interdite en Allemagne depuis 1939, par la volonté de Hitler, ce qui est dans la parfaite logique du nazisme...

Melissa a été emmenée de force de chez elle à la mi-février, au terme d'une intervention mobilisant près de 20 policiers, et internée dans un service psychiatrique pour "peur phobique de l'école" et "retard de développement d'un an". Depuis elle a été déplacée et ne peut voir ses parents qu'une heure par semaine.

Ceux-ci se sont vu intimer une injonction de se faire examiner sur le plan psychiatrique, comme seul moyen de récupérer leur fille, mais ils craignent que l'examen n'aboutisse à des mesures visant leur cinq autres enfants.

Selon Lifesite, un consul général d'Allemagne, Wolfgang Drautz, aurait répondu par lettre à des Américains l'ayant interrogé sur cette affaire que son gouvernement « possède un droit légitime à contrer la poussée de sociétés parallèles basées sur la religion ou motivées par une vision du monde différente, et à intégrer les minorités dans la population prise comme un tout ».

Portugal : la loi progresse, les évêques résistent

Réunie à Fatima mardi, le Conseil permament de Conférence épiscopale portugaise a évoqué la légalisation probablement prochaine de l'avortement à la suite du référendum du 11 février. Il a formellement déclaré qu'elle ne collaborerait d'aucune façon à l'élaboration de ce texte par la voix de Mgr Carlos Azevedo : « Nous n'avons pas à contribuer à une loi qui est, fondamentalement, injuste. Nous attendons, et nous déplorons que l'on en soit arrivé à une formulation qui consitue une absence de respect pour la dignité de la personne humaine. »

Selon l'agence Lusa citée par LifeNews, Mgr Azevedo s'est montré satisfait de ce que des députés pro-vie, sachant qu'ils ne pourraient empêcher la loi de passer, aient au moins obtenu un délai de réflexion de trois jours après une demande d'avortement, en espérant que quelques-unes des femmes concernées puissent changer d'avis: « Les chrétiens au Parlement ont essayé de leur mieux à rendre la loi moins nocive. » Il a exhorté les professionnels de la santé à ne pas s'impliquer dans l'industrie de l'avortement : « Nous portons sur les femmes qui avortent un regard de miséricorde et de pardon mais notre conscience chrétienne nous oblige à ne collaborer d'aucune manière avec toute atteinte à la dignité de l'être humain », a-t-il conclu.

En attendant, la loi votée il y a moins de 8 jours a déjà franchi le premier obstacle de l'approbation par la Commission des Affaires constitutionnelles et des Lois de l'Assemblée portugaise, et devrait être rapidement transmise au président Cavaco Silva. Celui-ci a huit jours pour la soumettre au tribunal constitutionnel, puis vingt jours pour signer - ou opposer son veto.

12 mars, 2007

Afrique du Sud : statistiques parlantes

Selon des chiffres rendus publics lors d'un symposium jeudi dernier par un groupe pro-avortement, IPAS, une grossesse sur deux se termine par un avortement en Afrique du Sud, la proportion n'ayant cessé de croître depuis la légalisation de l'avortement il ya dix ans. L'ONG a compté 529.410 avortements légaux dans le pays depuis cette date, dont 256.808 au cours des trois dernières années ; en outre, 24 % de ces avortements ont lieu pendant le deuxième trimestre. Par ailleurs le temps d'attente pour un avortement légal conduit beaucoup de femmes à avoir recours à un avortement clandestin dans certaines villes.

IPAS, qui fait la promotion mondiale de « l'avortement légal et sans danger », a au moins la décence de se montrer inquiet. Le Pr Eddie Mhlanga, gynécologue-obstétricien à Natal et membre dirigeant d'IPAS, tout en affirmant qu'il y avait beaucoup de motifs de satisfaction, a axé son discours sur la nécessité d'offrir un meilleur accès à la contraception, notamment le soir et les week-ends... Il voudrait voir tous les avortements pratiqués avant le délai de 12 semaines.

Autrement dit, la réponse de la culture de mort à la culture de mort.

Source : ici et ici.

Philippines : pas de limitation obligatoire des naissances

Victoire pour les mouvements pro-vie aux Philippines, selon le site américain lifenews.com : une proposition de loi visant à interdire aux familles d'avoir plus de deux enfants, comparable à la législation chinoise de l'enfant unique, n'a pas vu le jour. Le texte, qui date de 2005, n'a pas été examiné lors de la 13e législature du Congrès philippin qui vient de clore, remettant aux calendes une nouvelle offensive gouvernementale. Les associations pro-vie comme ProLife-Philippines et le Filipino Family Fund, créé il y a deux ans pour combattre la mesures, estiment que leur action a permis cet enterrement qui n'était pas gagné d'avance.

Mais cette victoire n'est pas définitive, vu que la présidente des Philippines, Gloria Arroyo, est favorable à une loi de contrôle de la population, même si elle s'est engagée en mars 2006 à opposer son veto à toute loi légalisant l'avortement dans son pays. Ses adversaires, fortement soutenus par l'Eglise catholique, observent à ce propos que la promotion de la contraception mène partout à l'avortement légalisé.

Le texte de 2005 prévoyait des mesures drastiques : toute famille ayant plus de deux enfants ferait l'objet d'une discrimination négative quant à l'attribution des bourses d'éducation, des inspecteurs de population seraient installés dans chaque district local, un programme d'« éducation sexuelle » comprenant l'enseignement du recours au préservatif et aux contraceptifs deviendrait obligatoire dans tous les collèges, y compris catholiques, tandis que les personnels de santé refusant de réaliser des stérilisations ou de prescrire des contraceptifs seraient passibles de six mois de prison. Dans sa dernière mouture, il était question de rendre passibles de six mois de prison les familles ne respectant pas les mesures de « santé reproductive » décidées par le texte.

Ce programme avait bien sûr l'entier soutien de l'ONU et notamment du Fonds pour la population : le FNUAP accordait en février 2005, sur quatre ans, 26 millions de dollars au Philippines pour le contrôle de la population. L'indice de fertilité à ce moment-là était de 2,8 enfant par femme mais il est prévu par l'ONU qu'il chute nettement sous le niveau de remplacement des populations avant 2030... But recherché.

La volonté de répandre l'« éducation sexuelle » est elle aussi hautement suspecte dans un pays où l'éducation à l'abstinence et à la chasteté prônée par l'Eglise catholique a pour conséquence un taux de contamination par le virus du sida exceptionnellement bas pour la région (0,1 % de la population), sans que l'usage du préservatif soit très répandu.

Un sondage auprès des chrétiens philippins par l'organisme américain Pew research en Octobre
estimait que 97 % des interrogés pensaient que l'avortement n'est « jamais justifié ».

11 mars, 2007

Italie : avortement “thérapeutique” sur un enfant sain

Un tout petit bébé est mort, vendredi en Italie, dans un hôpital de la région de Florence, à la suite d'un avortement thérapeutique décidé à la suite d'un mauvais diagnostic. Quatre échographies sur le fœtus « révélaient », selon l'avis de deux médecins successifs, un risque d'affection grave de l'œsophage de l'enfant, qui cependant s'opère avec un espoir de réussite parfaite dans 90 % des cas selon intramed.net.

Par ailleurs les échographies ne permettaient pas de voir l'estomac du bébé (ce qui arrive dans un cas sur 100 lors d'examens d'enfants sains). La mère, poussée en ce sens par le deuxième médecin à qui elle avait demandé une confirmation du diagnostic, refusa une IRM, décida donc d'avorter, ce qui est possible en Italie au-delà de 90 jours en cas de malformation grave.

Le bébé vint finalement au monde en parfaite santé, aucune lésion ni malformation n'ayant pu être constatée. Vu qu'il ne portait aucune trace apparente de lésion et que son cœur battait, les médecins avaient tout mis en œuvre pour le réanimer mais il devait, malgré les soins intensifs qui lui furent prodigués, succomber à un problème cardiaque directement lié à sa prématurité.

Si le bébé avait survécu à l'avortement mais avait présenté les malformations redoutées, les efforts de réanimation n'auraient peut-être même pas eu lieu. L'Osservatore Romano signalait samedi qu'à l'hôpital romain de Saint Camille les femmes venues pour un avortement thérapeutique signent un document refusant toutes thérapies « intensives », machines et intubations en cas de survie de l'enfant dans le cadre d'un avortement tardif.

Source : ici et ici

Pérou : l'avortement, aussi

La Journée internationale de la femme est propice aux événements contre la vie... Le Pérou, l'un des pays du monde les plus favorables à la vie où l'on célèbre même officiellement le 25 mars comme Journée de la vie, s'est vu imposer une extension de la légalisation de l'avortement « pour sauver la vie de la mère » par le biais d'une résolution de l’Institut Maternel Périnatal. Cette directive détermine en les élargissant les conditions de l’avortement dit thérapeutique et pourrait aboutir, selon les organisations pro-vie péruviennes, à l'arrivée de l'avortement eugénique par l'élimination des handicapés.

La décision d'approuver les critères proposés par l'Institut Maternel Périnatal avait été prise en février sans faire l'objet d'une quelconque annonce, mais rendue publique le 8 mars par un communiqué de l'organisation anti-vie « Centre de promotion et de défense des droits sexuels », dit : PROMSEX (cela ne s'invente pas...). Celui-ci affirme que la directive lie les hôpitaux de tout le pays, ce qui a été démenti par des sources du ministère de la santé.

La directive s'accompagne d'une liste de 17 maladies ou contextes cliniques autorisant l'avortement (y compris, par exemple, l'hypertension artérielle chronique ou insuffisance cardiaque), et autorise non point les gestes thérapeutiques qui indirectement pourraient aboutir à la mort de l'enfant à naître sans que ce but soit recherché (ils sont moralement licites) mais la suppression directe du fœtus.

Diverses associations ont déjà interpellé ledit ministère pour qu'il mette en œuvre la directive, afin de « sécuriser » la position des personnels de santé qui hésitaient à pratiquer ces avortements et pour obtenir la formation des médecins en ce sens.

Ce dimanche, le ministère de la santé a décidé de former une commisssion pour évaluer l'impact de l'application de la directive et pour aboutir à une décision par consensus. Il s'agit dans un premier temps de déterminer si des avortements thérapeutiques ont eu lieu au Pérou.

Source : ici.

L'avortement au Portugal

Moins d’un mois après le référendum qui a « approuvé » la légalisation de l’avortement au Portugal à « 59%» (mais moins de la moitié des électeurs avaient voté), le Parlement portugais a adopté jeudi la loi qui fait de l’avortement un droit absolu des femmes jusqu’à 10 semaines de grossesse. Le choix de la Journée internationale de la femme pour le vote, la précipitation avec laquelle il a été imposé, indiquent la véritable manipulation qui a présidé à cette entreprise de mort.

Le Portugal avait voté une première fois, en 1998, contre la légalisation. Le PS avait argué de la faiblesse de la participation pour indiquer qu’il procéderait à une nouvelle consultation en revenant au pouvoir. Le deuxième référendum n’a pas été plus concluant que le premier : moins d’un Portugais sur trois est favorable à ce bouleversement de société. Aucune importance ! On légalise.

Et, tiens, c’est drôle : l’AFP qui rappelle vertueusement le chiffre de l’abstention en 1998, le passe totalement sous silence pour février 2007, préférant gloser sur les « associations féminines » saluant un événement « historique ».

Ainsi fait-on du journalisme engagé… Toute la gauche, mais aussi une partie du PSD (libéral), a voté pour le texte qui n’oppose aucun obstacle, ni même aucune possibilité de conseil à la décision d’avorter.

Reste la promulgation. Du fait de la participation insuffisante (mais l’AFP ne le dit pas, bien sûr), le président Anibal Cavaco Silva dispose du droit de mettre son veto. Ne nous faisons pas d’illusions à ce sujet. Mais constatons qu’il porte désormais seul, ici et devant Dieu, la responsabilité de légaliser la mise à morts des tout-petits…

Cet article de Jeanne Smits a paru dans Présent daté du 10 mars.
Source : www.present.fr

07 mars, 2007

Pas d'objection de conscience pour les juges britanniques

Lundi, l'équivalent du tribunal des prud'hommes au Royaume-Uni, le tribunal des employés de Sheffield, a rejeté la demande d'un juge des affaires civiles tendant à l'excuser de la présidence dans les affaires réglant une adoption homosexuelle. Andrew McClintock avait demandé cette possibilité à la suite de l'entrée en vigueur de la loi de partenariat civil en 2005 en expliquant que l'adoption homosexuelle contredisait non seulement sa foi chrétienne, mais aussi son opinion selon laquelle elle n'est pas conforme à l'intérêt des enfants. Sa hiérarchie avait refusé d'emblée, et il avait démissionné, avant de poursuivre le Département britannique des affaires constitutionnelles pour discrimination religieuse.

Outre cette affirmation de son droit religieux, il avait fait témoigner devant le tribunal des experts venus attester que le peu de recherches faites à propos d'enfants élevés par des couples homosexuelles donnaient des résultats inquiétants.

Le tribunal a jugé que les droits de McClintock n'avaient pas été méconnus, bien qu'il eût perdu son emploi pour rester fidèle à sa conscience, ajoutant qu'il lui fallait, comme à tous les juges, tenir en retrait ses propres opinions pour appliquer de façon impartiale la loi du pays.

Une nouvelle loi en préparation dans le cadre des Règles sur l'orientation sexuelle de 2003 devraient prochainement, selon des groupes chrétiens, aboutir à rendre obligatoire dans les écoles l'enseignement du fait homosexuel comme « égal » au fait hétérosexuel.

Source : Lifesite.

 
[]