30 octobre, 2006

L'Australie "progresse" vers le clonage humain

Le Comité ad hoc du Sénat australien vient d'approuver la loi qui autorisera toute forme de clonage humain, procédure actuellement interdite quelle qu'en soit le but. Si le Sénat suit la recommandation de ce Comité, l'Australie deviendrait l'un des seuls pays à autoriser le clonage humain en vue de la recherche.

Le vote du Parlement australien est attendu en fin de semaine prochaine, les élus n'étant pas à cette occasion liés par la position de leurs partis et étant entendu qu'à l'heure actuelle, la majorité d'entre eux semble hostile à la légalisation du clonage humain. Mais un pan de résistance est tombé avec la recommandation sénatoriale qui pourrait influencer le vote.

L'Eglise catholique s'est fortement exprimée sur la question au début du mois, dénonçant la dépréciation de la vie humaine qu'entraînerait une légalisation du clonage.

A quoi servirait-il au demeurant ? Lifenews.com commente à ce propos la publication d'un rapport commandé par le gouvernement australien, à la fin de l'été, qui a établi que depuis trois ans - date à laquelle tout clonage fut banni en Australie - on n'a enregistré aucune avancée de la science grâce au clonage dans les pays où sa pratique est possible.

Les organisations internationales contre la vie

"Human Rights Watch" a l'oreille de bien des organisations internationales au titre de sa "veille" pour le respect des droits de l'homme, et à ce titre l'association s'inquiète du "recul du droit des femmes aux Etats-Unis" en matière d'avortement. Sans même s'exprimer sur les lois en voie de révision dans des Etats comme le Dakota du Sud, HRW s'alarme déjà dans son dernier rapport du fait que dans certains Etats américains, il soit devenu obligatoire d'avertir les candidates à l'avortement des risques liés à l'intervention : cancer du sein, dépression etc. C'est une "désinformation délibérée", proclame HRW, une information "médicalement fausse" qui contrevient au droit des femmes d'obtenir un avortement en toute sécurité.

Toute cette campagne part de l'idée que l'avortement serait un "droit" et annonce (comme dans le cas du Nicaragua) une mobilisation des organisations internationales contre les Etats qui osent faire de la résistance. Ou, comme on le voit de plus en plus souvent actuellement, marche arrière.

Human Rights Watch se distingue par son activisme pro-avortement à travers la planète ; www.lifenews.com observe par ailleurs que cette organisation ne s'est jamais inquiétée de la pratique d'avortements forcés en Chine, par exemple...

28 octobre, 2006

Parlement européen

Le Parlement européen a rejeté, jeudi, les trois amendements budgétaires défendus notamment par l'Irlandaise Kathleen Sinnott, visant à supprimer le financement public européen de programmes de contrôle des population contenant ou couvrant des mesures d'avortement forcé ou de stérilisation coërcitive.

Royaume-Uni : les séquelles de l'avortement

De hautes figures de la gynécologie, de l'obstétrique, de la psychiatrie, de la psychologie et de la médecine générale ont cosigné une lettre dans The Times de Londres pour demander une réforme de la pratique en matière d'information des femmes voulant avorter. Elles doivent connaître les risques de dépression, de suicide, de toxicomanie et d'alcoolisme qui sont liés à l'avortement, assurent-ils.

Les quinze médecins signataires se fondent sur une étude publiée par le Journal of Child Psychology and Psychiatry qui indique les risques de séquelles négatives pour les femmes ayant subi cette intervention, même celles ne présentant auparavant aucun signe de maladie mentale.

"On ne peut plus affirmer que ce risque soit petit", précisent les signataires : elles doivent être averties des "risques de séquelles psychologiques à long terme".

Le même numéro du Times comportait un témoignage d'une femme ayant subi un avortement : Elizabeth Hulbert écrit : "Je n'avais jamais présenté le moindre signe de maladie mentale auparavant, et je n'avait jamais souffert de dépression, et j'étais à vrai dire la dernière personne que l'on s'attendrait à voir réagir ainsi. Mais mon avortement me hantait et il m'avait ôté toute ma confiance en moi." Mme Hulbert n'a pu se remettre que grâce au secours d'une association d'aide aux femmes ayant subi un avortement.

Source : www.spuc.org.uk

Portugal : vers le référendum

Le président de la République du Portugal, Anibal Cavaco Silva, a transmis jeudi au tribunal constitutionnel le projet de référendum sur la dépénalisation sans conditions de l'avortement pendant les dix premières semaines de grossesse. Le tribunal doit se prononcer sur la constitutionnalité et la légalité de la question posée : elle a été rédigée dans les mêmes termes exactement qu'en 1998, date à laquelle le tribunal l'avait déjà validée. Cette procédure est un passage obligé avant la consultation populaire.

Mais non point un passage obligé pour Anibal Cavaco Silva, qui pouvait ne pas donner suite à l'approbation de cette question par le Parlement. Il s'était toutefois engagé à transmettre pour examen, avant de prendre ses fonctions à la tête de l'Etat portugais, toute question dont le Parlement déciderait la mise dans l'arène publique...

Cavaco Silva n'a pas employé une procédure d'urgence ; le tribunal constitutionnel dispose d'un délai de 25 jours pour rendre sa décision, date à laquelle court, si elle est positive, un nouveau délai de 20 jours pendant lequel le Préident doit décider (ou non !) de soumettre la question au référendum.

Les grands partis portugais (y compris les communistes, qui avaient voté contre la tenue du référendum au motif qu'on ne "discute pas" les questions relatives aux droits de l'homme) se sont déjà engagés dans la campagne pour le "oui", tandis que le CDS-PP, comme en 1998, mène le combat du "non".

Mobilisation contre le Nicaragua ?

C'est en tout cas ce que semble souhaiter la fraction de la population nicaraguayenne "consternée" par la repénalisation de l'avortement dans ce pays, mesure qui a emporté l'adhésion de 52 députés sur 90, soit 28 sandinistes, 18 du parti libéral constitutionnaliste et 6 du parti libéral nicaraguayen.

Fort d'un soutien déjà apporté par de nombreuses instances internationales, le "Mouvement autonome des femmes" a déjà annoncé son intention d'introduire un recours devant la Cour suprême de justice, et encore devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme, et enfin devant le Comité des droits de l'homme de l'ONU. Il entend soutenir que la pénalisation de l'avortement contrevient au statut laïc de l'Etat du Nicaragua.

Motivation intéressante : il ne s'agit pas de jouer principalement sur le plan des "droits de la femme", comme on aurait pu s'y attendre, mais de faire admettre que la condamnation pénale générale de l'avortement relève d'une conviction religieuse qu'on ne peut imposer à autrui.

C'est bien là que se situe le débat...

Affaire à suivre de très près, donc : si une Cour internationale est en effet amenée à juger une loi interne de protection de la vie, et si une condamnation s'ensuit, on sera bien fixé sur la philosophie mortelle qui anime la "communauté internationale", sur le sens de la laïcité et sur la tyrannie (la "dictature du relativisme") qu'elle entraîne.

27 octobre, 2006

Nicaragua : un événement historique

Jeudi, le Parlement du Nicaragua a voté une loi pour repénaliser l’avortement « thérapeutique », qui était autorisé dans ce pays depuis 1891 en cas de « danger de mort pour la mère, malformation foetale, viol et inceste » à condition d’obtenir l’accord de trois médecins et d’un proche de la mère. Par 52 voix pour contre 9 abstentions (29 députés étaient absents au moment du vote), un large panel d’élus, y compris certains sandinistes, ont approuvé le principe de peines allant de 4 à 8 ans d’emprisonnement pour ceux qui participent à un avortement pour n’importe quel motif. Reste à obtenir la signature du président du Nicaragua, Enrique Bolaños, dont le projet de loi a été en cette occasion rejeté : il proposait une peine de 10 à 20 ans pouvant aller jusqu’à 30 ans si l’intervention avait causé la mort de la mère ou des séquelles psychologiques ou physiologiques…

Ce large consensus pour la vie a été obtenu par la mobilisation de la hiérarchie catholique qui a préparé les termes du projet en collaboration avec l’Eglise évangélique, en soulignant le fait que la notion de « danger pour la mère » était dans les faits interprétée largement et permettait la pratique de nombreux avortements « ordinaires ».

La presse mondiale rend compte de cette victoire extraordinaire pour les enfants à naître en insistant sur le refus de sauver les mères « en danger de mort ». Elle prend là une position qui occulte la vérité : on sait bien qu’aujourd’hui les cas sont excessivement rares, voire inexistants, dans les pays tant soi peu développés, où l’avortement puisse être nécessaire pour sauver la vie d’une mère. Et elle passe sous silence le fait que lorsqu’un soin vital pour une femme enceinte entraîne le risque de mort pour l’enfant qu’elle porte, ce soin peut être administré car la mort de l’enfant n’est alors pas directement recherchée. Refuser ce genre de soin relève de l’héroïsme : celui qui fut couronné en la personne de sainte Jeanne Beretta-Molla…

Les Nicaraguayens ne se sont en tout cas point laissé intimider. Il y avait de quoi, pourtant. La communauté internationale a tout fait pour empêcher le vote, allant jusqu’à menacer le pays de voir des subventions supprimées. Depuis lundi, la sous-secrétaire de l’ONU, Rebecca Grynspan, était sur place et faisait part dans la presse locale de sa « préoccupation ». Une lettre adressée mercredi au président du Congrès, Eduardo Gomez, priait les députés de ne rien faire avant les élections début novembre afin que la loi ne soit pas votée dans des conditions « passionnelles » ne permettant pas d’aborder la question de façon « scientifique ». Signé : l’ambassadrice de Suède, Eva Zetterberg, le réprésentant du Programme des Nations unies pour le Développement, Alfredi Missair, l’ambassadrice de Finlande, Inger Hirvela Lopez, l’ambassadrice de l’Union européenne (parce qu’il y a une représentation diplomatique de l’UE comme s’il s’agissait d’un pays souverain !), Francesca Mosca, et quelques autres : comme les représentants de l’OMS, de l’UNICEF, du Fonds de l’ONU pour la population, la FAO…

Ils se fondaient sur les « droits humains de la femme » tels que les affirment selon eux les diverses Déclarations internationales des Droits de l’homme et toutes les conférences onusiennes sur le droit des femmes. Ils ne rappelaient pas que si la loi a été votée, après une marche de dizaines de milliers de personnes début octobre, emmenées par la hiérarchie catholique, c’est parce qu’un projet d’inscription du droit à l’avortement thérapeutique dans la Constitution du Nicaragua venait d’être déposé. En pleine période électorale, bien sûr. Dans ce sens-là, la communauté internationale ne voyait pas qu’il y eût un problème.

L’histoire du retour à la raison du Nicaragua montre que tout est possible. Envers et contre la pression de la culture de mort exercée, hélas, par les pays occidentaux. Grâce à la clarté du discours de l’Eglise, mais aussi au courage des politiques. Un député nicaraguayen, Wilfredo Navarro, disait encore mercredi à la BBC : ceux qui ne voulaient pas de cette loi étaient des « criminels ». « Ce sont des gens qui font la promotion de l’avortement criminel, quelle que soit la façon dont on les appelle. Personne ne peut enlever la vie de quiconque, ni un avocat, ni un juge, ni un médecin, pas même les organisations internationales. Seulement Dieu, et c’est ça notre position. »

Cet article de J.S. est repris de Présent daté du 28 octobre 2006 (www.present.fr)

Le Nicaragua bannit tout avortement

Le Parlement du Nicaragua a voté aujourd'hui l'interdiction totale de l'avortement, en se prononçant à une très large majorité pour l'abandon des exceptions qui depuis la fin du XIXe siècle avaient laissé une porte ouverte aux cas dits "extrêmes", interprétés à l'occasion de façon large et subjective. Seuls les sandinistes marxistes ont voté contre. On attend maintenant la ratification par le président Eduardo Bolanos qui est personnellement favorable à cette loi.

Les parlementaires ont à cette occasion prié les organisations interntionales de ne pas se mêler des affaires intérieures du Nicaragua. Plusieurs d'entre elles, dont le Fonds des nations unies pour la population, menacent en effet de couper ou de réduire les subventions au pays si celui-ci adopte une loi plus répressive sur l'avortement.

Cette loi est le fruit d'une mobilisation courageuse de l'Eglise catholique et d'un véritable consensus de la population.

25 octobre, 2006

Bébés morts-vivants...

Le « Royal College of Obstetricians and Gynaecologists » britannique s’apprête, selon le Sunday Times, à publier des recommandations sur la conduite à tenir devant des enfants nés à moins de 22 semaines de gestation : il serait question de ne plus leur délivrer un certificat de naissance même s’ils naissent vivants – donc s’ils respirent, s’ils bougent ou si leur cœur bat. La raison ? Ils ont de toute façon peu de chances de survivre…

On enregistre quelque 300 naissances par an à moins de 22 semaines au Royaume-Uni : quelques-uns survient, mais la plupart vivent quelques minutes avant de mourir dans les bras de leurs parents, mais une cinquantaine naissent ainsi vivants à la suite d’un avortement raté. C’est pour ceux-ci que le « Royal College » envisagerait de modifier ses recommandations, étant donné que l’établissement d’un certificat de naissance est cause de « douleur évitable » chez les mères qui souhaitaient avorter. On créerait donc une catégorie de bébés « pré-viables ».

Et tant pis pour la grande majorité des parents d’enfants qui disparaissent ainsi tragiquement chaque année, et pour qui le certificat de naissance est une sorte de reconnaissance de leur deuil, la preuve que la brève existence de leur petit a été réelle. Du point de vue de certains médecins, le refus de reconnaître la réalité de cette vie s’avère également problématique : « Je trouve cette idée incroyable et profondément dérangeante. Prétendre qu’un fœtus est mort-né alors qu’il est né en réalité avec des signes de vie, aussi petit ou prématuré qu’il ait été, constituerait une grave tromperie », souligne ainsi le Dr Paul Clarke, docteur en néonatalogie à l’université de Norfolk et Norwich.

Chose non dite, mais probablement sous-entendue à l’heure où l’on sauve les prématurés de plus en plus tôt : on pourrait se dispenser de tout soin à un tout-petit de moins de 22 semaines né à la suite d’une fausse couche ou d’un avortement.

Cela dit les nouvelles recommandations attendues posent un nouveau problème aux « abortistes » : en signalant que 17 % des bébés nés entre 22 et 24 semaines survivent aujourd’hui, elles apportent des arguments solides à ceux qui militent outre-Manche pour la réduction du délai de l’avortement légal au Royaume-Uni, fixé dans le cas des avortements non « thérapeutiques » (possibles jusqu’à la naissance comme en France) à 24 semaines. 875 avortements non « thérapeutiques » y ont été pratiqués l’an dernier entre 22 et 24 semaines.

Source : Sunday Times

Guerre sémantique : halte au « clonage » !

Ne parlez plus de clonage, mais de transfert nucléaire de cellules somatiques : c’est ce que recommandent des biologistes au terme d’une étude de relations publiques destinée à rendre plus acceptable la technique du clonage dit « thérapeutique ».

L’équipe du « Genetics and Public Policy Center » de Wahington D.C., menée par Kathy Hudson, a interrogé plus de 2.000 Américains à ce sujet. Au premier échantillon (la moitié des sondés) on demanda s’ils approuvent la création de lignée de cellules souches à partie d’embryons résultant d’un clonage. L’autre moitié fut confrontée à la même question, mais on remplaça le mot clonage par « TNCS » : transfert nucléaire de cellules somatiques. Ils obtinrent 29 % de réponses positives dans le premier cas, 46 % dans le second.

Quant à la création de bébés clonés, les sondés l’approuvèrent à 10 % dans le premier échantillon, à 24 % dans le second…

On peut donc s’attendre à une prochaine « dispartion » du « clonage thérapeutique », voire du « clonage » tout court…

Source : www.newscientist.com .

Choisir le candidat le plus opposé à l’avortement

Alors que deux catholiques se disputeront le poste de gouverneur du Colorado lors des prochaines élections américaines, l’archevêque de Denver, Mgr Charles Chaput a déclaré dans une interview que les catholiques doivent exercer leur choix en votant pour le candidat le plus proche de la position catholique sur l’avortement. Au nom de leurs « responsabilités envers la société », il souligne que les candidats catholiques « doivent tout faire pour protéger la dignité de chaque individu et prendre des décisions en vue de bien commun ».

Tout en de défendant de se prononcer pour tel ou tel candidat (ce genre d’appel est interdit à la hiérarchie catholique aux Etats-Unis aux termes de la loi qui donne à l’Eglise un statut d’exemption fiscale), Mgr Chaput a souligné que la question de l’avortement « est fondamentale parce qu’elle concerne le droit humain de base, le droit à la vie ». Il devait ajouter que sur d’autres questions, comme l’immigration illégale, « tous sont supposés respecter les immigrés et leur dignité, ainsi que d’œuvrer en vue du bien commun, (…) mais quand il s’agit de traduire cela en termes politiques, il y a une certaine flexibilité ».

Sur cette question « fondamentale » de l’avortement, les deux candidats en lice ont des visions qui nous ne paraissent, en France (hélas !) que légèrement divergentes : le Républicain Beauprez est opposé à l’avortement sauf en cas de danger pour la vie de la mère, le Démocrate Ritter est opposé à l’avortement sauf en cas de viol, inceste, danger pour la vie de la mère et anomalies fœtales.

24 octobre, 2006

« Euthanasie » par étranglement…

Léonie Crevel, 80 ans, était jugée lundi devant la cour d’assises de Seine-Maritime pour avoir étranglé Florence, sa fille handicapée de 41 ans. On s’attendait à un verdict clément. « Elle souffrait trop, j’en avais marre de la voir souffrir », a expliqué la vieille dame manifestement dépassée par ce qui lui arrive.

Florence était hémiplégique, grabataire, incontinente, muette depuis huit ans ; le jour du drame, elle faisait sa deuxième (et douloureuse) crise d’épilepsie ; Léonie Crevel ne l’a pas supporté. Elle qui s’en occupait seule depuis des années et qui s’était juré de le faire jusqu’à ce que ses forces l’abandonnent, est allée chercher une corde dans son garage. Elle l’a passée autour du cou de sa fille, l’a attachée à son lit. Puis elle a poussé Florence par terre, provoquant la strangulation. Calme, sereine même selon les témoins, elle a accueilli les secours en leur demandant de ne pas réanimer sa fille : « J’ai tué ma fille pour mettre fin à ses souffrances. »

C’est le cas type de l’affaire extrêmement douloureuse, suscitant la compréhension et la compassion, que l’on exploite médiatiquement pour faire avancer la mauvaise cause de l’euthanasie…

Car il y a d’un côté le cas particulier : le désespoir d’une personne épuisée, faisant seule face à une tâche qui la dépasse, fragilisée et donc mal armée devant la tentation d’une solution facile. Et de ce même côté, il y a la violence de l’acte, témoin elle aussi de cette détresse devant la souffrance d’un enfant. De ce point de vue, la clémence de la justice n’est sans doute pas saugrenue en soi. D’ailleurs la douleur de Léonie Crevel qui ne se remet pas de la mort de Florence, et son désarroi, sa prostration même au procès, témoignent du fait qu’elle n’est pas une criminelle. En tout cas pas ordinaire.

Mais il y a aussi l’acte de mort, particulièrement cruel, gravement désordonné. Cela dit, la froideur clinique de l’euthanasie médicale telle qu’on la promeut aujourd’hui, y compris à travers cette affaire, n’est-elle pas bien plus inquiétante ? Car les médecins et les personnels médicaux, précisément, sont ceux qui ont le devoir de soulager la souffrance, non seulement des malades mais de leurs proches. Ce devrait être la leçon de la mort de Florence Crevel…

Article de J.S. paru dans Présent daté du 24 octobre 2006.

23 octobre, 2006

UE : financement de la culture de mort

Trois amendements au budget de l'Union européenne, dont la discussion est prévue jeudi, visent à faire cesser les subventions européennes aux organisations, aux Etats ou aux programmes qui à travers le « planning familial » ont financé l'avortement forcé, la stérilisation et autres mesures malthusiennes coercitives. Les pays subventionnés au titre du « développement » concernés par ces subventions se situent en Afrique, dans les Caraïbes et dans la région du Pacifique.

Les amendements sont notamment soutenus par Kathy Sinnot, député UE pour l'Irlande du Sud. Divers organismes demandent que les citoyens européens prennent contact avec leur député au Parlement européen pour soutenir cette initiative.

Source : www.careforeurope.org

Cellules souches embryonnaires et cancer

Un essai de laboratoire relaté par la revue britannique Nature a permis de constater la presque totale disparition des symptômes de la maladie de Parkinson chez des rats ayant bénéficié de l'implant de cellules souches embryonnaires dans le cerveau. Les cellules, dans certains cas, se sont mises à fabriquer la dopamine, neuro-transmetteur détruit par la maladie : on a même réussi, au cours de cette étude, à obtenir la fabrication de la « bonne » dopamine, ce qui n'était pas gagné d'avance.

Pour autant la thérapie par voie de cellule souche embryonnaire n'a pas progressé : les chercheurs ont utilisé des cellules fœtales humaines prélevées sur des cerveaux non moins humains. Ils ont constaté des résultats qualifiés d'« alarmants » : dans chaque cas, certaines cellules n'ont pas évolué vers la forme voulue, et sont restées indifférenciées tout en se développant rapidement. Voie royale vers le cancer… Si les rats ont été tués avant de pouvoir constater l'apparition de cette maladie, les chercheurs conduits par Steve Goldman de la Cornell University de New York ont avoué qu'il allait falloir de longues recherches pour parvenir à isoler les cellules exploitables.

Cela fait longtemps que le Pr Lucien Israël souligne le grave risque cancéreux lié à l'utilisation des cellules souches embryonnaires « totipotentes », utilisation qui passe de toute manière par la destruction embryonnaire.


Dès 1999, une équipe a obtenu la réduction des symptômes de la maladie de Parkinson à hauteur de 83 % chez un homme traité avec des cellules souches adultes prélevées sur son propre cerveau (voir ici). Nouvelle qui a moins fait le tour du monde que les recherches, pour l'instant sans application humaine, sur les cellules souches embryonnaires.

Source : ici , via spuc.org.uk.

Le Nicaragua pour la vie...

Jeudi prochain, avec l'approbation des députés libéraux, sandinistes et chrétiens de la Commission des lois obtenue vendredi, le Parlement du Nicaragua sera appelé à modifier le code pénal du pays afin d'abroger ses dispositions qui depuis 1970 autorisent l'avortement dit thérapeutique en cas d'accord de trois médecins. En fait, il s'agit des cas de danger de mort pour la mère, de malformation foetale, viol et inceste.

Aussi bien le président du Nicaragua que la majorité de la classe politique se montrent favorables à la repénalisation totale de l'avortement. Plusieurs échelles de peine sont proposées ; la proposition de loi soumise par le président Enrique Bolaños lui-même prévoit une peine de 10 à 20 ans de réclusion pour qui procure l'avortement, voire 30 ans lorsque l'opération entraîne la mort ou bien des dommages physiques ou psychologiques pour la mère, ainsi que la fermeture immédiate des établissements où un avortement serait pratiqué.

C'est la mobilisation de l'Eglise catholique au Nicaragua qui a abouti à ce projet de réforme législative. Coopérant pour l'occasion avec les évangélistes, la hiérarchie catholique a appelé à manifester le 6 octobre dernier : lors d'une marche de la cathédrale de Managua jusqu'au Parlement, 290 000 signatures ont été remises aux députés.

Si le ministre de la santé du pays s'est borné à dire qu'il appliquerait la loi, le vice-ministre, Israel Kontorovsky, a déclaré à titre personnel : "Il est nécessaire de retirer l'avortement thérapeutique du code pénal. Rappelons-nous cette phrase si sage : chaque créature, à sa naissance, nous apporte le message que Dieu ne perd toujours pas espoir en l'homme. (...) l'avortement est réprimé en tant que tel par les lois du Nicaragua, et il existe un ensemble de lois qui protègent les droits des personnes à naître, mais la loi autorise le soi-disant avortement thérapeutique en contradiction avec toutes les autres lois. (...) Il existe des preuves scientifiques du fait que l'avortement ne cause pas seulement des dommages psychologiques, mais aussi physiques : des dommages directs à travers le traumatisme et indirects comme l'augmentation du nombre de cancers du sein."

Plaidant pour de meilleures lois en faveur de la protection des femmes et des enfants, Kontorovsky ajoutait que la lutte pour la protection de l'environnement implique "à plus forte raison la lutte pour ceux qui en seront les usufruitiers".

Il faut fermer la "fenêtre" qui permet des avortement, précise-t-il : "C'est par cette fenêtre que pourraient entrer les fantômes qui persécutent les innocents, parce que l'avortement, à la différence de l'euthanasie, du suicide et de la peine de mort, est l'exécution d'un innocent, qui est en outre sans défense. (...) En matière d'avortement, on ne peut être tolérant, parce que se trouvent en jeu les principes et les valeurs fondamentales de l'humanité. Il faut se rappeler que la personne à peine conçue est aussi notre prochain."

Source : ici .

Avortement forcé… côté médecins

Les gynécologues-obstétriciens catholiques risquent de devenir introuvables dans les Etats où l’avortement est illégal, selon le Dr Robert Walley, directeur exécutif de MaterCare International, lors d’une conférence organisée par cet institut à Rome du 11 au 15 octobre. Le médecin rendait compte dans une interview au Catholic News Service des pressions exercées sur ses confrères aussi bien dans les services des santé publics que privés dès lors qu’ils refusent de pratiquer des avortements, qu’ils soient en formation ou praticiens à part entière.

« Nous sommes tel le dinosaure disparu par congélation lors d’un changement climatique », ajoutait le gynécologue pour qui sa profession, « joyeuse » il y a 35 ans parce qu’elle consistait à aider les « co-créateurs » à donner la vie a changé avec l’avortement légal : la plupart de ses confrères sont « déprimés ». « Quel que soit le côté que vous avez choisi, aucun chirurgien, aucun gynécologie ne veut passer sa vie à pratiquer des avortements. »

Mais ce n’est pas le seul facteur décourageant les vocations ; s’y ajoute l’augmentation des procédures en responsabilité civile pour enfants non conformes.

Le Dr Walley lui-même, de nationalité britannique, a émigré au Canada pour continuer d’exercer sa profession parce qu’il n’aurait pas pu éviter de pratiquer des avortements dans le système de santé publique du Royaume-Uni. Ce refus de l’objection de conscience existe dans de nombreux pays d’Europe (rappelons ainsi qu’en France, le chef d’un service de gynécologie-obstétrique est tenu d’organiser les « IVG » quelle que soit sa position sur le sujet).

Source : Catholic News Service .

Grossesses adolescentes en Tchéquie

En Tchéquie, la majorité des jeunes filles enceintes entre 14 et 17 ans a recours à l'avortement : on enregistre à cet âge 105 avortements pour 100 naissances. A titre d'exemple, 941 enfants sont nés en 2004 de jeunes filles âgées de 14 à 17 ans.

L'information a été rendue publique par Renata Kyzlinkova, de l'Institut tchèque de recherche sur le travail et les affaires sociales. De façon caractéristique, elle ne s'inquiète pas du traumatisme causé par ces avortements mais s'interroge sur les raisons qui poussent les jeunes filles à garder leur enfant alors que "la plupart d'entre elles interrompent leur scolarité et risquent d'affronter l'avenir avec de mauvaises qualfications".

Elles n'aiment pas l'école, cherchent une consolation émotionnelle, craignent de devenir stériles... Chez les jeunes filles roms, s'ajoute le rôle des pères qui dans cette communauté "sont fiers de leur premier enfant"...

Où est le problème ?

Mme Kyzlinkova propose que des programmes d'aide soient mis en place pour les mères mineures. Mais on devine aussi une volonté d'"améliorer" le recours à l'avortement.

Source : ici .

Remboursement de la contraception

La Cour suprême de l'Etat de New York a jugé la semaine dernière que les services sociaux gérés par l'Eglise catholique sont obligés de couvrir le remboursement des moyens contraceptifs dans le cadre de l'assurance maladie de leurs employés, bien que l'Eglise y soit opposée. Le jugement s'appuie sur l'idée que les oeuvres catholiques ne doivent pas bénéficier des privilèges reconnus aux institutions religieuses comme les églises, séminaires et autres dont la mission est essentiellement religieuse.

Encore un exemple de la façon dont les droits de l'Eglise catholique sont grignotés (en l'occurrence, il s'agit selon les responsables catholiques d'une manoeuvre destinée à obliger à terme les institutions catholiques à fournir ou à rembourser des avortements) : on veut l'amener à faire ce qu'elle condamne, en attendant de la poursuivre pour ce qu'elle prêche.

Source : ici .

Coup de feu abortif…

Une affaire sordide a occupé jeudi un tribunal de Virginie : celle de Tammy Wynette Skinner, 23 ans, qui s’est tirée une balle dans le ventre au moment où commençait l’accouchement de son troisième enfant, en vue de le tuer. La jeune femme a été acquittée de l’accusation d’avortement criminel ; elle s’est simplement vue condamner à une peine avec sursis pour faux témoignage pour avoir déclaré à la police qu’un tiers était l’auteur du coup de feu.

Le juge a souligné que, quelle que soit la « détestation » que l’on puisse ressentir pour son acte, l’état actuel de la législation de son Etat permet seulement l’action contre des tiers pour avortement provoqué illégal. Il est maintenant question d’introduire des amendements à cette loi.

L’affaire, dramatique, pose de nombreuses questions. Le coup de feu tiré par cette jeune mère sur son propre enfant s’est produit dans un contexte législatif qui favorise la culture de mort. Tammy Skinner a affirmé avoir découvert sa grossesse « trop tard » pour obtenir un avortement légal ; mais son passage à l’acte ne signifie pas que la loi est trop restrictive, mais au contraire qu’elle répand l’idée que la suppression d’un enfant à naître n’est pas un mal.

Spectaculaire, l’avortement par coup de feu n’est pas dans sa nature de l’avortement « propre », de l’avortement légal. Mais ce qui change ici, c’est l’acte de mort posé délibérément par la mère d’un enfant à naître : cas où il semble intolérable de ne pas pouvoir entrer dans la voie répressive, d’autant que l’Etat de la Virginie autorise depuis 2003 les parents de nouveau-nés de les abandonner à des équipes de secours sans encourir de poursuites pour défaut de soins.

Source : ici via www.lifesite.net.

21 octobre, 2006

Pionniers de « l’éducation sexuelle »

On est très fier à Cleveland, Ohio, de posséder l’un des programmes les plus complets et les plus innovants des Etats-Unis en matière d’éducation sexuelle. Vu la pauvreté, l’ignorance et le nombre de grossesses chez les jeunes filles de 10 à 14 ans (sic), qui représente quatre fois plus que celles enregistrées dans le reste de l’Etat, la collectivité publique a décidé de financer un programme qui démarrera dès les classes maternelles et se poursuivra jusqu’à la fin de l’école secondaire.

Au programme de la maternelle : apprentissage du fonctionnement des virus, gestes « appropriés » et gestes interdits. Dès la 8e, début des cours sur le cycle menstruel et « d’autres aspects de la santé reproductive ». Au secondaire, on passe aux « relations interpersonnelles, au sida et autres MST, aux grossesses adolescentes et au respect de l’orientation sexuelle. L’avortement sera expliqué et défini sans être promu, assure Lita-Marie Townsend, responsable du programme, auquel la participation demeurera – heureusement – libre… Il sera toutefois financé à hauteur de 800.000 dollars par les fonds publics.

On espère venir ainsi à bout non seulement des grossesses adolescentes (4 % des 15-19 ans chaque année) mais aussi des MST qui se répandent : le chlamydia, la plus fréquente, a progressé de 30 % parmi les adolescents ces cinq dernières années.

Prenons le risque (fort calculé) d’annoncer que ce programme ne changera rien, puisque « l’éducation sexuelle » consiste essentiellement à fournir un « mode d’emploi » et à apprendre aux jeunes que tout est permis pourvu que l’on soit consentant et que l’on « se protège ».
Lita-Marie Townsend, dans une lettre de septembre 2006 au gouverneur de l’Ohio tout nouvellement désigné, plaidait pour la promotion publique de son programme en soulignant le « remarquable résultat » obtenu dans un secteur où « l’éducation sexuelle globale » avait été mise en œuvre : « 85 % des jeunes sondés au cours de l’enquête sur leurs comportements à risques affirmèrent avoir eu recours au préservatif lors de leur dernier rapport sexuel ». Elle suggérait donc au gouverneur de soutenir prioritairement les écoles de son Etat où l’on ne se borne pas à promouvoir l’abstinence. La belle affaire…

Pourquoi vous parler de ce fait somme toute divers ? Parce qu’il est significatif. Il reflète l’idéologie de ceux qui, sous couleur d’éviter des drames, font une promotion éhontée de « l’éducation sexuelle » publique et incitative au passage à l’acte.

Lita-Marie Townsend porte en l’occurrence un titre qui semble inédit dans son pays, peut-être même sur la planète : elle est « coordinatrice du comportement sexuel » dans le réseau des écoles municipales de Cleveland. Bigre !

Sources : ici et ici .

20 octobre, 2006

Mort douce ???

Elle tue sa fille par strangulation et on parle d'euthanasie!

Le crime qui consiste à tuer sa fille alitée en lui passant la corde autour du cou et en la faisant basculer de son lit est qualifié d'euthanasie par la justice et l'AFP, sous prétexte que cette fille était hémiplégique, aveugle et grabataire et que sa mère ne supportait plus de la voir souffrir.

Lire la suite sur www.lesalonbeige.com .

L’avortement, au centre de l’actualité

Et voici les commentaires parus dans Présent à propos des réponses de Jean-Marie Le Pen citées ci-dessous :

C’est publiquement que Jean-Marie Le Pen a précisé sa position, en tant que candidat à la présidentielle, sur l’avortement et les lois qui en France en ont fait une possibilité, puis un droit (voir ci-dessous). Pour Présent, fidèle à sa devise « Dieu, famille, patrie », c’est une question de fond. Probablement c’en est une aussi pour le président du Front national, mais il fait nettement le choix de l’exclure de sa campagne, de l’exclure du débat. On le voit même déstabilisé par le rappel de ses déclarations de 1984. Non, décidément, Jean-Marie Le Pen ne pense pas que le thème soit électoralement porteur ; et dans l’état de la France aujourd’hui, il n’a sans doute pas tort de juger qu’il serait impossible de trouver une majorité d’électeurs favorables à l’abrogation de la loi Veil, ni même, peut-être, de celles qui l’ont aggravée.

Sur le plan électoral, considérant la menace d’anéantissement qui pèse sur la France par la dissolution dans l’Europe, par l’immigration massive, par l’état de guerre larvée dans les banlieues et tant d’autres attaques contre sa souveraineté et son être, on peut entrer dans la discussion. N’est-il pas d’abord essentiel de sauver ce qui peut l’être ? de laisser ces questions qui fâchent entre parenthèses ?

Eh bien, il faut d’abord considérer la question de « l’actualité » du thème de l’avortement. Actualité du massacre annuel de plus de 200 000 enfants de France… Que l’opinion y soit sensible ou non, il y a là une abomination constante, par laquelle un Etat supposé « de droit » se fait l’instigateur, le complice, le promoteur, le protecteur, le payeur et le fournisseur de l’élimination des générations nouvelles. Ce massacre, ce génocide est au centre de la culture mort (la volonté de cultiver la mort, de la répandre et de la multiplier).

Il est au centre, ce qui veut dire qu’il n’est pas seul, et aussi qu’il est cause des autres fléaux dont souffre la France. La dénatalité, le vieillissement, la faillite prévisible ; et par ricochet, le recours à une immigration massive, étrangère à notre culture et à ses vitales racines chrétiennes qui ont inscrit l’exigence de la protection des plus faibles et des innocents au coeur de l’Europe. La légalité de l’avortement détruit les familles en permettant la suppression de leurs membres – qui en dira les séquelles spirituelles et psychologiques ? Elle envoie aux jeunes le message qu’ils sont, ou qu’ils auraient pu être indésirables et que personne ne s’en serait ému. Elle porte atteinte au tissu même de la nation. Elle est le signe le plus visible de la dérive vers la barbarie. Le futur président de la République peut-il se croire incompétent en ce genre de matière ? Mais sur quels sujets peut-il faire campagne, alors ?

On peut reprocher à l’Eglise de n’avoir pas pris ses responsabilités dans la lutte contre les lois de mort qui pèsent sur la société. Mais c’est de moins en moins vrai [voir les déclarations des évêques portugais et équatoriens dans ce blog]. Rémi Fontaine évoquait hier le message « Qu’as-tu fait de ton frère. » Il y a aussi (parmi d’innombrables prises de position, mais celle-ci est lapidaire) le propos de Benoît XVI [en exergue de ce blog] :

« On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante. »

Nous sommes trop souvent d’accord avec Jean-Marie Le Pen, trop persuadés de l’importance cruciale de son combat pour ne pas lui dire tout cela. Il y a d’ailleurs bien d’autres courageuses prises de position du président du FN et de son mouvement qui n’ont pas emporté et qui n’emporteront pas l’adhésion d’une majorité. Pourquoi se taire uniquement sur la question de la loi Veil ?

(article de J.S. paru dans Présent du 21 octobre 2006)

Verbatim

Voici la transcription mot à mot de la partie de l’interview de Jean-Marie Le Pen par Laurence Ferrari à l’émission Dimanche +, sur Canal +, le dimanche 15 octobre 2006, concernant l’avortement, telle qu'elle a paru dans Présent daté du 21 octobre.

— Laurence Ferrari : Vous avez une position qui a évolué sur l’avortement. Vous avez une position plus nuancée, vous dites que ce n’est pas un des thèmes du combat politique d’aujourd’hui…

— Jean-Marie Le Pen :… Non, je ne me suis pas exprimé sur le sujet…

— L.F. : Vous avez déclaré à Radio Courtoisie que la remise en cause des lois sur l’avortement n’est pas un des thèmes du combat politique d’aujourd’hui.

— J.-M.L.P. : Oui, c’est ça. Je pense que ce n’est pas un des thèmes d’actualité.

— L.F. : Mais vous avez changé d’avis à ce sujet-là ?

— J.-M.L.P. : Je n’ai pas changé d’avis. Je suis pour la défense de la vie mais je pense qu’il y a des questions qui sont prioritaires et celle-là, en l’état actuel de l’opinion publique, ne me paraît pas prioritaire. Moi, j’essaie de rassembler les Français sur la prise de conscience du danger qui menace leur pays et il ne me semble pas pour l’instant, ce n’est pas le danger principal.

— L.F. : C’est un point important pour votre électorat, écoutez ce que vous disiez en 1984 :

Extrait de L’Heure de Vérité du 13 février 1984 où JMLP déclare : « La législation de l’avortement a été dans notre pays une régression de plusieurs siècles, peut-être même de plusieurs millénaires car les Romains avant même le christianisme avaient noté l’infans conceptus, c’est-à-dire que l’enfant conçu est réputé né chaque fois qu’il s’agissait de son intérêt. Et je ne reconnais pour ma part pas le droit de tuer l’avenir dans la personne des enfants. »

— L.F. : Alors quel Le Pen faut-il croire ?

— J.-M.L.P. : Ecoutez, vous n’avez pas d’autres archives que celles-là ? C’est toujours les mêmes, quoi ! C’est toujours les questions faciles !

— L.F. : Donc, vous n’allez pas abroger les lois sur l’avortement ?

— J.-M.L.P. : Ecoutez, je ne sais pas. Le président de la République n’a pas à abroger des lois sur tel ou tel point de la politique. Il y a un gouvernement pour ça, il y a une Assemblée pour prendre ses responsabilités mieux qu’elle ne l’a fait pour le génocide arménien.

Source : www.present.fr

Dakota : la voix de l’avenir

Les électeurs du Dakota du Sud sont appelés, le 6 novembre prochain, à voter par voie référendaire contre la légalité de l’avortement. Les premières étapes de cette bataille pour la vie furent gagnées devant les Représentants et le Sénat de cet Etat américain, puis l’initiative obtint le nécessaire contreseing du Gouverneur.

Aujourd’hui la campagne pour la vie bat son plein.

Dès cette semaine, à l’initiative de « Faith 2 Action », une campagne de publicités télévisées démarre au Dakota du Sud. Elle montre un enfant en gestation en imagerie 4D, à 10, 11, 30, 36 semaines.

« Pendant tout le débat » sur la proposition d’interdiction de l’avortement, dit le commentaire, « il y a une voix qui n’a pas été entendue : la voix de nos enfants. C’est la voix de l’avenir, la voix de l’espoir. Maintenant, grâce aux ultrasons 4D, nous pouvons voir le visage de cette petite fille. Maintenant que vous pouvez voir son visage, utiliserez-vous votre voix ? Dakota du Sud, il est temps de protéger la vie de nouveau. Votez oui pour la vie, le 6. Soyez la voix des sans-voix : votez oui pour la vie, le 6. »

On peut visionner le film ici (attention, je n’ai pas réussi à faire fonctionner l’option « Hi » mais l’option « Lo » fonctionnait très bien).

L’initiatrice de la campagne, Janet Folger, a écrit à son propos :

« Certaines choses sont tellement ancrées dans notre histoire que mêmes nos pierres crient. Tandis que le Dakota du Sud travaille à restaurer la protection pour ses enfants qui attendent de naître, les voix de notre passé les encourage depuis une montagne où les présidents Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln sont taillés dans la pierre ? Le père de notre pays a dit ceci lors de son discours d’adieu : “Le sort de millions de personnes à naître dépendra désormais, sous (le regard de) Dieu, du courage et du comportement ce cette armée.”

« Lorsque nos enfants et nos petits-enfants apprendront ce qui s’est passé pendant notre “veille”, en l’année 2006, ils vous poseront une question : “Où étiez-vous pendant qu’ils tuaient des bébés ? Espérons et prions que vous pourrez répondre : “C’est nous qui y avons mis fin.”

Source : DakotaVoice .

19 octobre, 2006

Les avancées de l’euthanasie au Canada

Un juge canadien, Danielle Côté, vient de dispenser de prison André Bergeron, coupable de tentative d’euthanasie sur sa femme. Il l’avait étouffée avec un sac plastique avant d’appeler les services de secours (elle devait survivre trois jours avant de mourir à l’hôpital), alors qu’elle souffrait d’une maladie dégénérative, l’ataxie de Friedrich. Condamné seulement à trois ans de suivi judiciaire, l’euthanasieur s’est vu dire par le juge qu’il avait agi par amour, et non par agressivité.

Si cela suffit pour disculper un assassinat ou une tentative d’assassinat, toutes les dérives sont possibles. Dérives dans lesquelles le Canada (en l’occurrence le Québec) s’est souvent montré pionnier. C’est pourquoi cette nouvelle avancée de la culture de mort n’est pas sans conséquence pour le Vieux Continent.

Vu sur lifesite.

A propos du Patriarche de Lisbonne…

Donc, les évêques du Portugal ont pris clairement position (voir ci-dessous). La presse de gauche s’est empressée de voir dans le communiqué de la Conférence épiscopale une contradiction par rapport aux propos plus lénifiants du cardinal patriarche de Lisbonne, José Policarpo (voir ici), déjà « désavoué » par l’archevêque de Braga, président de ladite Conférence dans les jours passés.

Mais pour être tout à fait juste il faut préciser que le Cardinal, qui s’est un peu expliqué sur ses propos, a précisé en substance qu’en déclarant que l’avortement n’était pas une affaire religieuse il voulait signifier que l’opposition à cette loi au nom du 5e Commandement relève de la défense de la loi naturelle. Il a également souligné qu’en répondant à une question de journaliste à propos du conseil qu’il voudrait donner aux indécis, il avait simplement voulu les appeler à avoir l’honnêteté de s’abstenir si leur conscience n’était pas claire quant à une question aussi importante, et qu’il n’appelait pas pour autant à l’abstention.

Propos sans doute embrouillés, mais n’oublions jamais qu’à la différence des communiqués, les propos reportés d’interviews peuvent être très parcellaires. Et qu’une réponse ad hominem ne peut pas forcément subir d’extrapolation. Les hommes d’Eglise s’en souviennent-ils assez ?

Avortement : le Portugal votera, l’Eglise s’engage

Quelques heures à peine après le vote par l’Assemblée de la République portugaise fixant la tenue d’un référendum sur la dépénalisation de l’avortement pendant les dix premières semaines de grossesse, le Conseil permanent de la Conférence des évêques du Portugal a publié une note pastorale. Celle-ci rappelle qu’un premier référendum ayant abouti au « non », le gouvernement socialiste a donc décidé de remettre la question devant le peuple, faute d’une participation suffisante la première fois pour rendre ce résultat constitutionnellement irréversible. Voici ma traduction de la note pastorale dans sa quasi intégralité.

« Nous, évêques catholiques, ressentons de la perplexité devant cette situation. D’autant plus que nous croyons, comme le fait l’Eglise depuis les premiers siècles, que la vie humaine, avec toute sa dignité, existe dès le premier instant de la conception. Parce que nous considérons la vie humaine comme une valeur absolue qu’il faut défendre et promouvoir dans toutes les circonstances, nous pensons qu’elle ne peut être sujette à un référendum et qu’aucune loi permissive ne respecte les valeurs éthiques fondamentales relatives à la vie, ce qui s’applique aussi à la loi déjà promulguée. Une hypothétique victoire du “non” lors du prochain référendum ne signifiera pas notre accord avec la loi en vigueur.

« Pour les fidèles catholiques l’avortement provoqué est un grave péché parce qu’il viole le 5e commandement de la Loi de Dieu, « tu ne tueras pas », et il en va de même quand cela est légalement permis.

« Mais ce commandement se borne à exprimer une valeur de la loi naturelle, fondement d’une éthique universelle. L’avortement n’est donc point, une question relevant uniquement de la morale religieuse, il relève de valeurs universelles de respect de la vie. Pour les croyants s’y ajoute le fait que, dans sa Loi, Dieu a confirmé que cette valeur universelle est sa volonté.

« Nous ne pouvons donc omettre de dire aux fidèles catholiques qu’ils doivent voter “non” et aider à éclairer d’autres personnes sur la dignité de la vie humaine, dès son premier instant. La période de débat et d’explication qui précède le référendum n’est pas une campagne politique quelconque, mais une période d’éclairage des consciences. Le choix, au jour du référendum, est une option qui relève de la conscience, qui ne doit pas être influencée par les politiques et les courants d’opinion. Nous, les évêques, nous ne nous engageons pas dans les campagnes de type politique, mais nous ne pouvons pas nous abstenir de contribuer à éclairer les consciences. Nous pensons particulièrement aux jeunes, parmi lesquels beaucoup voteront pour la première fois et pour qui la vie est une passion, et doit être une découverte.

« Aussi nous exposons, de manière simple, les raisons pour voter “non” et choisir la Vie :

1. L’être humain est tout entier présent dès le commencement de la vie, alors qu’il est encore à peine un embryon. C’est aujourd’hui une certitude confirmée par la Science : toutes les caractéristiques et potentialités de l’être humain sont présentes dans l’embryon. La vie, à partir de ce moment, est un processus de développement et de réalisation progressive, qui ne s’achèvera que par la mort naturelle. L’avortement provoqué, quelles que soient les raisons qui y conduisent, est toujours une violence injuste contre un être humain, qu’aucune raison ne justifie de manière éthique.

2. La légalisation n’est pas le chemin adéquat pour mettre un terme au drame de l’“avortement clandestin”, qui aggrave les traumatismes spirituels dans le cœur de la femme-mère qui interrompt sa grossesse, et les risques de santé inhérents à la précarité des situations où cet acte est consommé. Nous ne sommes pas insensibles à ce drame ; dans la confidentialité de notre ministère nous en connaissons les dimensions que personne d’autre ne connaît. La lutte contre ce drame social doit mobiliser tout le monde et passe par une planification équilibrée de la fécondité, par une aide décisive aux femmes pour qui la maternité est difficile, et par la dissuasion envers tous ceux qui interviennent subsidiairement dans le processus, souvent à des fins simplement lucratives.

3. Il ne s’agit pas d’une simple “dépénalisation” de l’avortement clandestin, mais bien d’une “libéralisation légalisée”, puisque l’on crée un droit civique de recours aux institutions de santé publique, qui ont pour objectif de défendre la vie et qui sont payées avec l’argent de tous les citoyens.

“Pénaliser” ou “dépénaliser” l’avortement clandestin est une question de droit pénal. Nous n’avons jamais fait de cela une priorité dans notre défense de la vie, parce que nous pensons que les femmes qui passent par cette provocation ont davantage d’un traitement social plutôt que pénal. Elles ont besoin d’être aidées, et non condamnées ; ce fut l’attitude de Jésus devant la femme surprise en état d’adultère : “Quelqu’un t’a-t-il condamné ?... Moi je ne te condamne pas non plus ? Vas et ne pèche plus.”

Mais toutes les femmes qui avortent ne se trouvent pas dans les mêmes circonstances et il y a d’autres intervenants dans l’avortement qui méritent d’être jugés. C’est parce que le fait d’ôter la vie à un être humain est en lui-même criminel.

4. L’avortement n’est pas un droit de la femme. Personne n’a le droit de décider qi un être humain doit vivre ou ne pas vivre, même la mère qui l’a accueilli en son sein. La mère a le droit de choisir si elle veut concevoir ou non. Mais dès qu’une vie est engendrée en son sein, c’est un être humain distinct, vis-à-vis duquel elle a une particulière obligation de le protéger et de le défendre.

5. L’avortement n’est pas une question politique, mais de droits fondamentaux. Le respect de la vie est le fondement principal de l’éthique, et il est profondément imprimé dans notre culture. C’est le rôle des lois que de promouvoir la pratique de ce respect de la vie. La loi sur laquelle les Portugais vont être consultés en référendum, si elle est approuvée, signifiera la dégénérescence de la loi elle-même. Ce serait un cas de plus où ce qui est légal n’est pas moral.

« Nous demandons à tous les fidèles catholiques et à tous ceux qui partagent avec nous cette vision de la vie, qu’ils s’engagent pour éclairer les consciences. Qu’ils le fassent avec sérénité, avec respect et avec un grand amour de la vie. Et nous encourageons les personnes et les institutions qui se dévouent déjà généreusement aux mères en difficulté et à leurs enfants qu’elles aident à voir le jour. »

Source : site officiel des évêques du Portugal.

On arrête les suicides assistés en Oregon...

... par un nouveau glissement sémantique. Le seul Etat américain à autoriser l'euthanasie, l'Orégon, sous l'appellation de "suicide assisté par médecin, a estimé qu'il fallait cesser de jeter ainsi l'opprobre sur ceux qui décident de bénéficier de sa loi si libérale. On parlera désormais de "mort assistée par médecin" - et quoi de plus apparemment normal que cela ? C'est une habile façon de banaliser l'euthanasie, et d'accentuer la pression sur les personnes âgées ou très malades qui se sentent à charge par rapport à leurs proches.

En l'état actuel de la jurisprudence de la Cour suprême américaine, qui date de 1997, le "suicide assisté" n'est pas reconnu comme un droit constitionnel mais chaque Etat est libre de l'autoriser ou non, aux termes d'une décision prise à l'unanimité (même des juges "pro-vie"...).

Journée pédagogique

Une classe d’adolescents d’une école de Warminster, Pennsylvanie, a visité un centre d’avortements (allant jusqu’à revêtir les blouses portées par les personnels accompagnant les femmes vers l’avortoir) pour étudier « l’activisme en Amérique ». Organisée par leur professeur de sciences sociales, la journée pédagogique n’en était pas pour autant exhaustive. Des défenseurs de la vie postés devant le Planning Familial en question auraient voulu faire découvrir leur forme… d’activisme aux lycéens, mais les responsables de leur école s’y sont vigoureusement opposés. Au point de faire brailler une radio afin que les jeunes n’entendent pas les interpellations de ceux qui priaient auprès de l’avortoir.

Explication officielle : les lycéens étaient là pour « découvrir » l’activisme et le combat pour les « droits civiques », et en aucun cas pour s’y engager : « En parlant à ces autres personnes, nous aurions pris parti pour elles. » C’est sûr que la démocratie s’apprend mieux en faisant taire les indésirables…

Source : lifenews.com

« Silent no more »

Il y faut du courage. Un groupe de femmes a arpenté les rues de Dublin, dimanche, pour révéler qu’elles avaient subi un avortement. Mais à l’inverse des « 343 salopes », ce n’était pas pour demander la légalisation du crime. Reprenant le slogan de leurs consœurs américaines, « Silent no more » (« plus jamais silencieuses ») elles ont voulu crier à la face du monde la douleur qui les hante, et leurs regrets.

L’une des organisatrices, Lynn Coles, a précisé lors d’une interview : « On nous avait dit, à toutes, quand nous avons eu une “grossesse de crise”, que l’avortement était la solution pour nous. Ce que nous disons, c’est que cela n’est pas vrai, l’avortement n’est pas bon pour les femmes. »

« On croit, ajoutait-elle, que les femmes qui ont avorté devraient continuer leur vie, il ne faut rien dire si on le regrette, on doit juste se taire. »

Le groupe « Silent no more » s’exprime pour éviter des avortements futurs, mais aussi pour venir en aide à celles qui souffrent d’avoir avorté, à travers l’œuvre « Rachel’s Vineyard » (la Vigne de Rachel) qui ne vise pas à juger ou à condamner ces mères, soumises souvent à une forte « pression », mais à les aider à reconnaître leur mal, et à guérir.

Elections : l’avortement et l’euthanasie, des questions prioritaires

Dans une interview à LifesiteNews, l’évêque catholique de London (Ontario), Mgr Ronald Fabbro, a déclaré que le Pape avait encouragé les évêques canadiens en visite ad limina à parler fortement sur les questions du respect de la vie et de la famille, et à refuser de se taire.

Mgr Fabbro, qui préside l’Organisation catholique pour la vie et la famille, a affirmé que les évêques canadiens, actuellement réunis en session plénière, considèrent leur rôle comme étant celui de former les consciences, ajoutant que les catholiques qui justifient l’avortement au nom de la conscience ne sont pas intellectuellement honnêtes.

Il a précisé que la question de l’avortement et de l’euthanasie était déterminante, bien plus que celle de la peine de mort ou de l’engagement (ou non) dans une guerre :

« Nous devons considérer qu’il s’agit de droits humains fondamentaux qui doivent prendre la préséance dans notre formation de la conscience – parce que tous les autres droits supposent le droit de vivre. Je pense donc que nous devons prendre soin d’indiquer qu’il s’agit d’une priorité : une priorité à l’instant de voter. »

Apprendre les droits « gay » à l’école ? Un peu plus tard…

C’est la mobilisation d’un groupe chrétien britannique, The Christian Institute, et de milliers de parents qui sont intervenus directement auprès des autorités, qui a permis de faire retarder l’introduction de nouvelles directives gouvernementales recommandant la lecture d’albums « anti-homophobes » dans les écoles primaires. Il s’agit de livres comme Hello Sailor (un gardien de phare se morfond pendant l’absence de son ami matelot), The Sissy Duckling (voir ici), ou Daddy’s Roommate (voir ici).

Lesdites directives devaient entrer en vigueur ces jours-ci dans l’ensemble des écoles du Royaume-Uni : elles ont été remises à la nouvelle année.

Il semblerait que les ministres britanniques ne soient pas absolument d’accord sur les nouvelles recommandations qui visent à combattre toute forme de discrimination dans les écoles, les collectivités locales et les fournisseurs de biens ou de services. On se dispute notamment sur le point de savoir si les organisations religieuses ne devraient pas être exemptées de ces obligations, faute de quoi elles ne pourraient plus affirmer le caractère peccamineux de certaines activités. D’aucuns dénoncent sans crainte le risque d’une « discrimination à l’envers » à l’égard des croyants.

Pour le Christian Institute, le mal est déjà fait : les livres prêchant l’homosexualité aux tout-petits sont déjà répertoriés sur les listes « additionnelles » fournies par le gouvernement, le fait de refuser explicitement de les faire lire dans les classes constitue donc déjà, selon lui, un acte illégal. Terrain de choix pour l’activisme gay…

Source : Telegraph.

18 octobre, 2006

L'avortement dans la doctrine sociale de l'Eglise

Le Conseil pontifical Justice et Paix et l’Association internationale pour l’Enseignement social catholique ont organisé une conférence sur "La défense de la vie : une mission pour l’enseignement social catholique." A lire sur Le Salon beige.

17 octobre, 2006

Portugal : les médecins aussi

Jorge Branco, président de la Commission nationale de santé maternelle et néonatale, a plaidé lundi pour une modification du code de la déontologie de l’Ordre des médecins afin d’accueillir la pratique de l’avortement. « Il est impensable que l’Ordre affiche une position dissonante par rapport aux lois de l’Etat », a-t-il déclaré lundi au Diario de Noticias.

Et le référendum ? Quoi qu’en disent les socialistes portugais, qui assurent vouloir seulement « dépénaliser » par exception sans toucher à la « criminalisation » générale de l’avortement, ce n’est (à mon avis) qu’une forme de la dynamique de groupe pour faire progresser l’idée du droit à l’avortement.

Avortement au Portugal : avec ou sans référendum

Le ministre socialiste portugais Antonio Correia de Campos a pris publiquement position pour la première fois au nom du gouvernement portugais, lundi, en prônant au Centre Culturel de Belén (à quelques encablures du Monastère des Hiéronymites, dont il pollue le site…) le « oui » à l’avortement lors du référendum qui devrait avoir lieu en janvier. C’est ce jeudi que le Parlement portugais est appelé à se prononcer sur la question de la tenue du référendum.

Le ministre socialiste a ajouté qu’en cas de victoire du « non », le gouvernement fera appliquer la « loi actuelle » (modifiée à sa demande) qui légalise l’avortement pour raisons de santé de la mère, en cas de malformation fœtale ou de viol. Et il le fera au « sein du Service national de santé ; ou en dehors » s’il le faut. Et il y aura plus de planning familial et plus d’information sur les contraceptifs. Le ministre compte sur une ample coopération pour mettre fin aux poursuites visant les femmes coupables d’avortements clandestins. Il a ajouté que cette loi, semblable à celle en vigueur en Espagne, n’est pas appliquée actuellement pour cause de « l’ambiguïté judiciaire ».

Autrement dit, que les Portugais le veuillent ou non, l’avortement légal fera partie du paysage portugais.

Car il y a une entourloupe dans cette affaire : on sait bien que l’excuse de « santé de la femme » a servi dans de nombreux pays, comme la France, à libéraliser très largement le recours à l’« IVG ». En définitive, le référendum ne servira qu’à brûler les étapes pour faire de l’avortement légal un « droit » opposable à tous.

Le ministre s’exprimait lors d’une conférence organisée par les eurodéputés portugais, public rêvé pour lancer un appel aux médecins (attention, langage ampoulé) : « Qu’ils assument une vision démocratique et progressiste en ce qui concerne la protection de la santé sexuelle et reproductive de la femme et de l’interruption volontaire de grossesse dans le milieu hospitalier, comme un acte médical dont la légalité ne peut plus être ajournée. »

Lors de cette conférence, on entendit également Jorge Lacão, Secrétaire d’Etat socialiste, assurer que le PS a sur l’avortement une position « modérée » et conciliatrice, puisqu’il le condamne en principe et demande la protection du fœtus, mais qu’il veut simplement laisser à la femme le droit de choisir pendant une période restreinte de la grossesse. « L’interruption volontaire de grossesse doit être condamnée, elle doit être interdite », mais dans « l’harmonie des valeurs » qui exige qu’elle soit autorisée durant les premières semaines.

On n’imagine pas plus habile pour tromper l’électeur moyen…

Source : ici.

Euthanasie : glissement sémantique

Wesley J. Smith, spécialiste américain de bioéthique et de morale, livre à cette intéressante réflexion : il apporte la « preuve certaine » que la Fédération mondiale des associations pour le droit de mourir (World Federation of Right to Die Societies) a élargi son champ d’agitation de manière significative en publiant son nouveau Manifeste. C’était le 28 septembre, ici.

« Nous qui croyons aux droits et à la liberté de tous, nous affirmons (le) droit de mourir dans la dignité, c’est-à-dire paisiblement et sans souffrance. Tous les adultes compétents – quelles que soient leurs nationalités, professions, croyances religieuses, leurs opinions éthiques et politiques – qui souffrent de manière insupportable de maladies incurables doivent avoir accès à plusieurs choix à la fin de leur vie.

« La mort est inévitable. Nous croyons fortement que la décision sur la manière et le moment de mourir doivent être du ressort de l’individu, tant que ces demandes ne font pas d’autre tort à la société que la tristesse associée à la mort.

« La volonté clairement exprimée des individus, dès lors qu’ils sont pleinement informés de leur diagnostic, de leur pronostic et des moyens accessibles de soulagement, doit être respectée par tous comme l’expression de droits humains intrinsèques. »

Commentaire de Wesley J. Smith : la nouveauté vient de l’introduction du mot « incurable » là où naguère, on parlait encore de maladie « en phase terminale ». C’est une extension considérable du « droit de mourir » car elle peut être théoriquement appliquée à n’importe quelle maladie chronique.

On peut contester cette interprétation en soulignant l’ajout du membre de phrase « à la fin de leur vie ». Il n’est pas gratuit. Mais il est clair qu’une maladie est forcément « incurable », et forcément « en phase terminale », à la fin de la vie du patient. Alors pourquoi avoir tout modifié pour ajouter : « incurable » ? Dans un Manifeste qui tient moins d’une page, le mot a un poids certain, et il est certainement utilisé dans le sens utile à la culture de mort…

L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (président d’honneur : Henri Caillavet) fait partie de la Fédération mondiale.

Traiter le coma grave

Bonne nouvelle pour les personnes souffrant de lésions cérébrales : une équipe de médecins d’Atlanta, Géorgie (Etats-Unis) ont réussi à améliorer la capacité de parole et de mouvement d’un patient qui se trouvait dans un état quasi comateux depuis six ans : grâce à une technique de stimulation du cerveau par des électrodes à implantation profonde, il a pu retrouver la capacité de prononcer des mots cohérents et de bouger son bras gauche.

C’est le genre d’annonce qui oblige à revoir la manière dont on considère les personnes souffrant de lésions graves, comme Terri Schiavo, qu’on laissa mourir de faim et de soif après l’avoir déclarée en état végétatif persistant, alors même qu’elle réagissait à certains stimuli.

Les médecins précisent toutefois que ce traitement a le plus de chances d’être efficace sur une personne qui conserve quelques capacités de réaction et de mouvement ; ils ajoutent qu’il ne sert probablement à rien s’il est administré trop vite après la survenue de la lésion.

Clause de conscience

Intégriste, fondamentaliste ? C’est en tout cas un musulman qui est sous le feu des projecteurs au Royaume-Uni pour avoir refusé de vendre la pilule du lendemain à Jo-Ann Thomas, 37 ans. Celle-ci, outrée, en a fait tout une affaire, accusant le pharmacien de confondre sa religion et son métier : « C’est mon choix, pas le sien. C’est sa religion, pas la mienne. »

Il se trouve cependant que ledit pharmacien est dans son droit. Comme l’a dit le directeur de la Santé publique de Rotherham, ville où l’incident s’est produit : « Les pharmaciens ont parfaitement le droit d’exercer leur jugement quand il s’agit de vendre des médicaments sans prescription. Ceux-ci sont stockés et délivrés dès lors qu’il y a prescription. » Quant aux responsables de Lloyd’s, la chaîne de pharmacies à laquelle appartient cette officine de Rotherham, ils ont rappelé clairement la clause de conscience contenue dans le code d’éthique par la Royal Pharmaceutical Society of Great Britain : « Le code affirme que si la délivrance de la pilule du lendemain est contraire aux croyances religieuses ou morales du pharmacien, il a le droit plein et entier de ne pas la délivrer. »

Pour combien de temps ?

16 octobre, 2006

300 millions d’Américains…

Il naîtra – symboliquement ! – demain : le 300 millionième Américain, preuve de la vitalité démographique des Etats-Unis où le taux de natalité est très proche du taux de remplacement, et l’immigration un autre gage de santé.

Ça, c’est le discours officiel.

Selon le Population Research Institute, les Etats-Unis n’échappent point à l’hiver démographique que connaît aussi l’Europe : « Au vu des projections qui montrent le vieillissement rapide de notre population au cours des décennies à venir, au vu des risques de faillite de nos programmes économiques et publiques comme celui de la Sécurité sociale, on constate qu’une croissance de 0,9 % ne suffit pas », assure Steve Mosher, président du PRI.
Les chiffres avancés par son institut sont parlants : aujourd’hui, 12,3 % des Américains ont plus de 65 ans ; ils représenteront 20,6 % en 2050 ; ceux âgés de plus de 80 ans passeront de 3,6 à 7,3 % de la population. D’un retraité pour trois actifs on passera à un retraité pour deux actifs.

Le PRI voit l’immigration comme une solution au problème : mais non LA solution – pas question de nier les problèmes spécifiques liés à l’immigration, mais de montrer que si un pays n’assure pas son avenir, s’il ne crée pas les générations futures, il faut bien les « importer »..
Mais tout dépende : quelle immigration ? D’ores et déjà, on estime à moins de 50 % les Américains blancs en 2050. Quoi qu’on en pense par ailleurs, le visage de l’Amérique est en train d’être bouleversé.

Animaux gays ?

Passons sur les détails qui font d’une nouvelle exposition du Museum d’histoire naturelle d’Oslo, ouverte samedi, un événement politiquement correct : sous le titre « Contre nature », il s’agit de « prouver » que le comportement homosexuel est largement répandu dans le règne animal et par conséquent… parfaitement naturel.

Riche de subventions publiques, l’exposition temporaire s’intéresse aux plus petits des insectes jusqu’aux plus grandes baleines, et tend à démontrer que les animaux sont souvent « bi » ; et que cela n’empêche pas la propagation de leur espèce dans la mesure où des couples de même sexe prennent parfois un jour ou deux pour obtenir une fécondation avant d’élever les petits dans la douceur de leur « foyer ». D’un même coup, on évite ainsi de porter atteinte au sacrosaintes théories darwiniennes et on justifie l’adoption homosexuelle : astucieux.

Les responsables de l’exposition se mettent en quatre pour faire comprendre que ces comportements sont le fait des espèces les plus intelligentes, les plus organisées socialement, les mieux hiérarchisées – cas où l’homosexualité en arrive à être un avantage car elle permet de créer des liens avec les individus les plus forts ou d’être accepté dans une meute.
Bien entendu, le projet conduit par Geir Soeli vise explicitement l’enseignement de l’Eglise. Sa synopsis nous apprend que le concile de Nablus fut le premier, en 1120, à édicter une loi disant l’homosexualité « contre nature » ; d’où les « persécutions » subséquentes. Et injustifiées, ajoute la présentation, puisque l’homosexualité se trouve partout dans le règne animal : « Elle n’est pas contre nature. »

Erreur : mettre l’homme sur le même plan que l’animal. L’expression « contre nature » ne signifie pas qu’une pratique n’est pas conforme à ce qui se passe dans la nature, chez des animaux sans âme immortelle et qui, n’ayant ni conscience ni raison, ne sont pas comparables à l’homme, mais qu’elle est contraire à la nature propre de l’homme, et à son bien qui résulte du respect de cette nature propre.

Il est vrai que pour beaucoup de scientifiques comme de bioéthiciens, il n’y a justement pas de différence de nature entre l’homme et l’animal.

source : ici.

13 octobre, 2006

Vu sur Le blog pour la vie

La Légion d’honneur à deux pionnières de la culture de mort
Jacques Chirac a remis le 8 septembre dernier dernier les insignes de la Légion d’Honneur à Gisèle HALIMI et Evelyne SULLEROT, soulignant chez ses femmes « leur rôle décisif en faveur de la cause des femmes » !!!

Voir ici.

Les évêques d’Equateur mobilisent contre l’avortement

Courageuse et sans ambiguïté, une déclaration de la Conférence des évêques d’Equateur datée du 10 octobre dernier dénonce « avec la dernière énergie la tentative de placer une injonction de l’Etat de pratiquer l’interruption de grossesse au-dessus du respect de la vie, du droit des parents d’éduquer leurs enfants comme ils l’entendent selon leurs propres convictions, et de la conscience des médecins et de leurs auxiliaires et des services de santé (…).

Rappelant que le devoir de respecter la vie depuis la conception jusqu’à la mort naturelle s’impose à tous, ils ajoutent :

« Nous ne pouvons donc en aucune façon négocier avec ceux qui, porteurs d’une tendance assassine, militent pour la diffusion des avortements. »

Les évêques catholiques notent à ce propos que la loi équatorienne actuellement en voie d’adoption « oblige “les services de santé publique et privée” à “interrompre la grossesse” (c’est-à-dire, avorter) en certains cas ». « En effet, quelle que soit la circonstance invoquée, provoquer un avortement équivaut à éliminer la vie d’un innocent, une vie distincte de celle de son père et de sa mère dès l’instant de la conception. »

Ils protestent également contre l’obligation prévalant sur les convictions contraires de délivrer la contraception d’urgence. « Avec l’obligation de délivrer la pilule du lendemain il s’agit de distribuer un médicament qui ne soigne rien, mais qui est brutalement anticonceptionnel. »

La Conférence des évêques de l’Equateur dénonce longuement la mise en place d’une éducation sexuelle officielle qui méprise les droits des parents. Ainsi : « Les programmes mis en place de manière expérimentale reposent sur des présupposés nocifs et faux. Les péchés de fornication et la promiscuité sexuelle, l’absence d’orientation des jeunes vers un amour qui signifie don et fidélité – et pas seulement l’usage de la vie de couple sans la profondeur de l’engagement – contredisent effectivement la loi naturelle et divine. »

Les évêques accusent les promoteurs de tout cela d’avoir « scandaleusement exagéré » le nombre des grossesses juvéniles, mais ajoutent qu’elles sont facilitées par une éducation sexuelle hédoniste : « Nous disons non quand on répand que toute recherche de plaisir sexuel est salutaire et doit être promue, et non point réprimée (comme ils disent) ni disciplinée. »

« Nous ne pouvons pas nous taire.
« Nous autres évêques n’essayons pas de soutenir une position d’ordre religieux. Eclairés par la foi, nous voulons promouvoir la conscience du respect de la vie et de la liberté, un chemin de bonheur.
« Nous convoquons tous les catholiques et toutes les personnes de bonne volonté et au bon sens naturel, à participer activement à la résistance à ces lois injustes et anticonstitutionnelles, et à participer aux marches organisées par les mouvements pro-vie ces jours-ci, et nous supplions le Seigneur pour que la lumière se fasse dans les consciences pour que nous ne soyons pas précipités vers l’abîme d’une société encore plus injuste et cruelle. »

Source : http://www.iglesiaecuador.org.ec/noticias/actualidadesynoticias.html .

L'ONU promeut l'avortement

Lors d’une conférence de presse mardi, des hauts responsables de l’ONU ont présenté le rapport Annan sur les violences faites aux femmes dont le secrétaire général sortant a assuré la direction. Publié le 6 juillet dernier, il a été présenté à l’Assemblée générale des Nations unies en début de semaine. Il est revêtu d’une autorité certaine vu le nombre d’agences officielles et de groupes de pression reconnus qui ont participé à sa rédaction. Comme le « Centre pour les droits reproductifs » qui dans le langage onusien englobe l’avortement.
L’épais rapport de 139 pages épingle aussi bien les pratiques traditionnelles barbares (comme les mutilations sexuelles) que les avortements de « fœtus féminins », les viols liés aux conflits que les violences conjugales. Tout cela dans une optique résolument féministe, comme en témoigne (parmi tant d’autres) ce paragraphe explicatif :

« Le patriarcat a connu diverses manifestations historiques et fonctionne différemment selon le contexte culturel, géographique et politique. Il s’imbrique dans d’autres systèmes de subordination et d’exclusion. Les interactions entre de multiples facteurs le façonnent, notamment les passés coloniaux et la domination postcoloniale, les initiatives de construction nationale, les conflits armés, les déplacements de population et les migrations. Les manifestations du patriarcat diffèrent également selon le statut économique, la race, l’origine ethnique, la classe sociale, l’âge, l’orientation sexuelle, le handicap, la nationalité, la religion et la culture. L’analyse des inégalités fondées sur le sexe à l’origine de la violence doit alors tenir compte des facteurs particuliers qui marginalisent les femmes dans un contexte donné. Ces analyses contextualisées des expériences des femmes victimes de la violence révèlent que celles-ci ont toujours des moyens d’action et qu’elles conservent, à des degrés divers, la maîtrise de leurs existences en dépit des contraintes liées à de multiples formes de subordination. »

C’est dans cette logique néfaste qu’il faut comprendre la manière dont l’ONU milite comme un seul homme ou presque derrière Kofi Annan pour la légalisation universelle de l’avortement. Certes dans des contextes de violence, de guerre et de tragédie. Mais c’est le principe qui est important : la pression de la culture de mort s’accroît.

Ainsi le rapport de l’ONU condamne-t-il « la répression de l’avortement dans les affaires de viol ». Il assure que « les grossesses non souhaitées ont de graves conséquences : avortements non médicalisés (en premier lieu ; et s’ils étaient médicalisés il n’y aurait pas de problème NDLR), suicides et réactions hostiles des membres de la famille ».

Dans les situations de conflit accompagnés de violences faites au femmes ou de déplacements de populations, l’ONU propose avant tout de mettre en place « les divers services nécessaires pour aider les victimes/survivantes de la violence à l’égard des femmes sont notamment : les soins de santé intégrés, y compris l’accès aux avortements médicalisés; l’information et le conseil; la mise à disposition de refuges; la satisfaction des besoins fondamentaux notamment en nourriture, eau et assainissement; ainsi que l’éducation et les services communautaires ».
Et ainsi les organismes internationaux considèrent-ils comme une priorité, en Afghanistan ou ailleurs, de prévoir des unités mobiles d’aspiration pour assurer les avortements dans les camps de réfugiés…

On aurait tort de ne pas prendre ces pressions au sérieux. On a le droit de sourire tout de même lorsqu’on apprend que « la violence psychologique consiste à dominer ou à isoler une femme, ainsi qu’à l’humilier ou à la mettre mal à l’aise ».

Mal à l’aise ? Je le suis davantage en apprenant qu’il existe désormais un crime de « fémicide » (eh oui !). A quand les hommicides en série ?

11 octobre, 2006

Cour Suprême : pas de révision de Doe v. Bolton

Malgré sa nouvelle composition, la Cour Suprême des Etats-Unis a rejeté la procédure engagée par Sandra Cano (« Mary Doe ») contre la décision de 1973 établissant que l’avortement est légal dès lors qu’il vise à protéger la santé de la femme : par extension au domaine psychologique, l’avortement était alors devenu aux Etats-Unis un « droit » constitutionnel. En écartant toute considération de délais, la jurisprudence Doe v. Bolton avait, en outre, ouvert la porte aux avortements extrêmement tardifs qui se pratiquent aux Etats-Unis, y compris l’avortement « par naissance partielle » qui consiste à faire naître l’enfant par le siège et à aspirer son cerveau avant de finir d’extraire sa tête du corps de la femme…
L’affaire Doe était ainsi venu achever le travail commencé par Roe v. Wade, jurisprudence établissant que la plupart des lois interdisant l’avortement portaient atteinte à la vie privée. Il s’agissait dans l’affaire Doe de faire invalider une loi de l’Etat de Géorgie qui interdisait l’avortement sauf en cas de viol, de grave déformation fœtale ou de grave danger pour la santé de la mère – et donc de désamorcer les éventuelles exceptions à la jurisprudence Roe v. Wade.
« Jane Roe », Norma McCorvey, ne devait en réalité jamais avorter et elle milite depuis contre la jurisprudence qui a ouvert les portes au massacre, expliquant que ses avocats avaient abusé de son ignorance pour faire avancer leur cause. Même scénario dans l’affaire « Mary Doe » : Sandra Cano était à l’époque enceinte et en instance de divorce : elle cherchait à défendre ses droits face à un mari violent et à obtenir la garde de ses premiers enfants, se trouvant effectivement en une réelle situation de détresse.. Elle estime elle aussi avoir été « utilisée » pour une cause à laquelle elle n’adhérait pas : d’ailleurs elle non plus n’avait pas avorté, confiant son enfant à l’adoption. Comme « Jane Roe », elle n’avait jamais été entendue par les juges…
Elle a argué de cette fraude devant la Cour Suprême, expliquant qu'on s'était contenté de lui arracher la signature d'une plainte dont le but réel avait été de modifier la loi de son Etat. Elle a rappelé que, contre son gré, son nom et sa vie sont désormais liés au « massacre de 40 à 50 millions de bébés ». Comme motif légal de la demande de révision, son avocat avançait l’existence d’une « situation nouvelle » : les milliers de témoignages de femmes qui regrettent amèrement d’avoir eu l’option d’avorter, et la certitude scientifique que l’enfant à naître est un être humain dès la conception.
La Cour Suprême, toujours favorable à l’avortement à 5 contre 4, a rejeté la demande de Sandra Cano sans aucun commentaire et sans la moindre motivation, à l’unanimité des juges semble-t-il.

Royaume-Uni : Un bébé toute seule...

La Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) britannique a révélé ces derniers jours qu’un nombre sans précédent de femmes seules recourt désormais à la fécondation in vitro, faute de trouver l’homme parfait. La trentaine passée, craignant de rester sans enfant (la bio-panique), éventuellement en ménage avec un homme qui ne veut pas s’engager dans la paternité, elles décident d’agir seules et recourent au don de sperme en faisant appel à leurs amis ou connaissances… La HFEA en a dénombré 536 en 2005 contre 215 il y a cinq ans : un chiffre restreint mais il faut savoir que la fécondation artificielle est aux termes de la loi britannique réservée aux couples (un homme, une femme).
Cela n’a pas empêché des lesbiennes d’obtenir le traitement : 156 femmes en 2005 contre 36 en 2000.
Le gouvernement socialiste de Tony Blair envisage de toute façon de lever l’interdiction de traiter les femmes seules pour ne pas être taxé de « discrimination ».
Globalement, le recours à la fécondation in vitro, procédé extrêmement pénible et onéreux, est en hausse au Royaume-Uni : près de 39 000 traitements en 2005, suivis par un couple sur six désirant procréer.
Source : Telegraph.

10 octobre, 2006

Droits homosexuels en Catalogne

La Conseillère pour le bien-être et la famille (sic) du gouvernement autonome de la Catalogne, qui a obtenu son statut de quasi-rupture avec l’Espagne en août dernier, n’a pas perdu de temps pour faire progresser les droits des homosexuels et autres lesbiennes, bi et trans. Carme Figueras a présenté, lundi, 76 mesures pour lutter contre l’homophobie et la « transphobie », dans un plan élaboré en étroite collaboration avec un collectif gay, lesbien et transsexuel. Le plan, approuvé par le gouvernement de la « Generalitat » le 5 septembre dernier, a déjà reçu une dotation de 90.000 euros…

Aucun domaine n’est laissé de côté : il s’agit de promouvoir les droits homosexuels aussi bien à l’école, que devant la justice, dans le domaine social, de la santé, du travail et j’en passe. L’accueil des homos, bi, lesbiennes et trans dans les prisons et les centres de rétention fera ainsi l’objet d’une mesure spécifique. Et comme ils ont vraiment pensé à tout on veillera également à ce que les violences à l’intérieur des couples homos et trans soient poursuivies dans le cadre de la loi sur la violence de genre…

Pour être complet on n’oubliera pas les campagnes de prévention du sida dirigée vers les « sourds et aveugles gais et lesbiennes ». Marginal ? Eh bien, dans toutes les écoles de la Generalitat, dès que l’on considérera la chose convenable, il faudra choisir des activités centrées sur l’homosexualité afin de « promouvoir des référents positifs ainsi que la visibilité du fait homosexuel et transexuel ».

La culture aussi se mobilisera pour proposer les spectacles que l’on imagine aux « enfants et adolescents », tandis qu’une nouvelle « commission de suivi » veillera à la conformité des programmes audiovisuels.

Prévue également : la « communication suivie avec les représentants des diverses croyances et religions » pour présenter les principes et les dispositions du Plan. Et comme ce serait dommage de s’en priver on créera « un organe consultatif permanent pour permettre une communication plus fluide entre les entités, les institutions et les agents sociaux impliqués ».

Voir ici.

Carme Figueras s’est distinguée le 30 septembre dernier en enregistrant la première adoption homosexuelle en Espagne depuis qu’elle a été légalisée au printemps.

Afrique du Sud : une Constitution contre la vie

Alors que les députés sud-africains devraient prochainement adopter une loi d’organisation civile des unions homosexuelles – les droits « gays » sont reconnus par la Constitution sud-africaine au titre du refus de toute discrimination – saluons une courageuse prise de position du cardinal Wilfrid Napier. Il s’exprimait devant des éducateurs catholiques lors d’une conférence à Johannesbourg ce week-end, décrivant la Constitution de son pays comme « férocement contraire à la vie à travers sa volonté de promouvoir la contraception, l’avortement à la demande et le mariage homosexuel ». C’est même une forme d’idolâtrie qu’il dénonçait puisqu’il accusait le fait de mettre la Constitution au-dessus de tout le reste. « Les être humains ne peuvent fonctionner sans une divinité », dit-il.
A méditer : selon le cardinal, les gens ne s’opposent pas à ces aspects de la Constitution parce qu’ils ne veulent pas passer pour des adversaires de la patrie et de la démocratie ou des racistes.
A propos des unions civiles homosexuelles le cardinal a précisé : « C’est inacceptable. Cela va contre la nature et contre ce à quoi sert le mariage : avoir des enfants. Ce genre d’activité ne peut pas faire surgir la vie. En aucun cas nous ne pouvons donner à une personne le droit de faire quelque chose de moralement mauvais. »
Et de dénoncer la négation de Dieu dans l’enseignement sud-africain. Et encore le « politiquement correct » chez ceux qu’il a entendus indifféremment parler de Dieu comme d’« Il » ou « Elle » : le politiquement correct éloigne les gens de la vérité…
Ce sont des paroles sans ambiguïté. Comme on aurait aimé les entendre, fortement, lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen, placé sous le signe de la même idéologie mortelle.
L’Afrique du Sud fait partie des pays où les chrétiens craignent de ne plus pouvoir éduquer leurs enfants comme ils l’entendent : la prétendue « éducation sexuelle » avec son message de non-discrimination en raison d’« orientation sexuelle » est déjà obligatoire dès les très jeunes années dans l’enseignement public.

Source : ici.

L'option préférentielle pour la culture de mort...

Le salon beige rend compte du travail d'un groupe international de gynécologues et obstétriciens catholiques, Mater Care International (MCI), qui organise du 11 au 15 octobre au Vatican une session de travail sur le thème : «La dignité de la maternité et la pratique de l’obstétrique et de la gynécologie. Un défi au statu quo». Le groupe MCI explique qu’il a «choisi l’option préférentielle pour la culture de la vie», alors que - information mise en exergue par Le Salon beige - les programmes internationaux de santé sont centrés sur l'avortement.

09 octobre, 2006

Aide aux femmes enceintes en Espagne

Ce mardi, le parlement espagnol est saisi d'une proposition “non de loi” - c'est-à-dire sans force contraignante mais demandant un engagement politique - présentée par José Eugenio Azpiroz (Partido Popular, PP), et visant à donner accès à une aide sociale de 400 euros mensuels au titre de “l'insertion” aux femmes enceintes en situation difficile : abandonnées, adolescentes, immigrées ou se trouvant dans une situation conflictuelle. Il s'agit de protéger leur “droit à la maternité”. Une protection qui serait mise en oeuvre par la création d'un “Plan intégral d'aide à la femme enceinte” avec des réseaux d'aides de toutes sortes : logement, retour à l'emploi, soutien psychologique, etc.

Le député propose que les pouvoirs publics mettent en place des campagnes d'information sur les séquelles physiques et psychologiques de l'avortement, sur les aides permettant d'éviter d'y recourir, et sur les solutions alternatives (ce dernier point étant prévu par le décret de dépénalisation de l'avortement lui-même).

La démarche est astucieuse : elle met le parti socialiste (PSOE), au gouvernement, au défi de prendre des mesures sociales comparables à celles qui sont proposées aux femmes maltraitées, ou alors de s'expliquer sur l'exclusion des femmes enceintes dont la “détresse”, de ce côté comme de l'autre des Pyrénées, est utilisée comme argument pour légaliser l'avortement.
A l'heure d'écrire le PSOE n'a pas fait connaître sa position. Mais le quotidien socialiste El Pais a déjà sorti les armes de guerre en accusant un réseau d'aide aux mères de Madrid d'“ultra-catholicisme”. Son seul tort ? Il est pro-vie...

Source : www.hispanidad.com

La contraception conduit à l'avortement

Il est rare que les grandes associations de défense de la vie poussent la logique jusqu’à combattre la contraception ; nombreuses sont celles à travers le monde qui se concentrent sur le combat contre l’avortement, tandis que l’on entend volontiers répandre la fable selon laquelle plus la contraception est répandue, moins on enregistre d’ « interruptions volontaires de grossesse ».

Une conférence organisée à Rosemont, Illinois les 23 et 24 septembre derniers par la Pro-Life Action League, a réuni un grand nombre d’experts venus exploser ce mythe. Avec une nouveauté : aux côtés des catholiques fidèles au magistère de l’Eglise sur la question de la contraception « artificielle », un nombre croissant de chrétiens protestants ou évangéliques dénoncent désormais celle-ci comme étant à la racine de la culture de mort. Ce discours nouveau est en train de gagner du terrain, aux Etats-Unis en tous cas, et il s’appuie sur des arguments solides.

Il était question bien sûr des effets abortifs très précoces de la contraception chimique dont l’un des effets est d’empêcher la nidation ; mais on évoqua aussi les dégâts psychologiques du refus de la vie. Ainsi Janet Smith, professeur de théologie morale à l’Université du Sacré-Cœur à Detroit, déclarait : « Lorsque des personnes recourent à la contraception, elles ne se demandent pas si elles recherchent une relation à vie avec tel ou telle, ni si leur partenaire peut être un bon parent. Elles se bornent à vivre ensemble, généralement pour des raisons sexuelles, et àglisser vers le mariage. » Résultat : la désillusion, et le divorce.

Sur le plan pratique, les conférenciers représentant des groupes aussi importants que Human Life International et les nombreuses associations assurant la promotion de la régulation naturelle des naissances entendent militer au moins pour que soit reconnu aux pharmaciens le droit de ne pas fournir de moyens contraceptifs pour des raisons de conscience, et pour la cessation des subventions publiques qui, aux Etats-Unis comme ailleurs, alimentent la promotion du contrôle des naissances, le Planning familial notamment.

Plusieurs militants de la régulation naturelle des naissances sont venus dire à leur tour le danger qu’il y a à séparer l’activité sexuelle, « don de soi inconditionnel », du « don de Dieu que sont les enfants ». « Si les relations sexuelles n’ont rien à voir avec l’enfant, que faire si la contraception échoue ? L'avortement devient alors une solution de secours ; simplement une autre façon de se débarrasser de cet enfant dévalorisé dont on ne veut pas. »

Certaines figures de proue du combat pour la vie, comme le Dr John Willke de l’International Right to Life Federation, estiment cependant qu’un discours anti-contraceptif fera du tort au mouvement pro-vie qui a le vent en poupe ; notamment parce que de nombreux adversaires de l’avortement sont aussi des utilisateurs de moyens contraceptifs.

La question est sans doute légitime, mais c’est une façon de passer à côté de la source d’une mentalité qui s’accommode du génocide tandis que la famille change totalement de visage et que les berceaux vides menacent l’avenir des pays qui se prétendent les plus « avancés ». « C’est le cœur du sujet », rétorqua donc Joe Schiedler, organisateur de la conférence où furent également mis en avant les dégâts spirituels de la contraception artificielle.

Les statistiques britanniques et françaises pour 2004 et 2005, qui font état d'un recours massif à la contraception et à la pilule du lendemain, lui donnent raison : le nombre d'avortements légaux n'y diminue pas, il y augmente.

Sur la conférence, voir ici.

08 octobre, 2006

Référendum au Portugal

Soumis à l'intense pression de “l'Europe”, le Portugal s'apprête à revivre une nouvelle campagne pour l'avortement légal qui pourrait aboutir à un référendum au mois de janvier. Le cardinal patriarche de Lisbonne, Mgr José Policarpo, a défrayé la chronique ces derniers jours en proclamant que l'affaire de l'avortement n'est pas religieuse, et qu'il appartient à la société civile de mener le combat pour la vie.

On comprend (en un sens) ce qu'il voulait dire : le respect de la vie dès la conception n'est pas une affaire de foi, mais de loi naturelle. Façon de désamorcer la propagande de ceux qui attribuent aux partisans du “non” à la légalisation de l'avortement des motivations liées à “l'obscurantisme religieux”.

Par ailleurs le cardinal Policarpo s'exprimait ainsi alors que des journalistes l'interrogeaient sur le conseil qu'il donnerait aux indécis. Réponse : “Je ne leur donne aucune suggestion de vote, évidemment. Je pense que si j’avais des doutes à propos d’une question aussi fondamentale, moi, je m’abstiendrais.”

Si le cardinal ne fait pas mystère de son opposition à la légalisation de l'avortement, son refus actuel d'engager l'Eglise du Portugal dans la campagne a déjà provoqué des commentaires satisfaits de la presse de gauche portugaise qui interprète ses propos comme une “ouverture”.
Mais depuis le 4 octobre, un "Congrès international sur la prière pour la vie" s'est tenu sous l'égide de l'Eglise, rassemblant des participants d'une trentaine de pays. A cette occasion la présidente de l'Association portuagaise pour la défense de la vie, Isilda Pegado, a indiqué qu'il n'y avait pour l'instant aucune stratégie de campagne, étant donné que la tenue du référendum reste suspendue à un vote du Parlement le 19 octobre, puis encore à la double approbation du président de la République et du tribunal constitutionnel.

Rien n'est donc encore perdu, et l'on retiendra cette déclaration sans ambages du président de l'Apostolat mondial de Fatima, Américo Lopez-Ortiz, qui a appelé le Portugal à se souvenir de ses racines catholiques dans cette affaire et qui l'a prié de ne pas s'autoriser des exemples “d'autres pays qui vivent de graves crises morales”.

Création de chimères

Lue dans Le Monde, cette information qui justifie toutes nos craintes :

"Dans son édition datée du jeudi 5 octobre, le quotidien britannique The Guardian révèle que trois équipes britanniques de biologistes de renom s'apprêtent à créer, via la technique du clonage, des embryons chimériques. Ceux-ci seraient obtenus à partir d'un noyau de cellule humaine placé au sein d'un ovocyte de lapine ou de vache, préalablement énucléé. De tels embryons seraient dotés d'un matériel génétique pour l'essentiel humain (celui présent dans le noyau de la cellule) associé à un soupçon d'ADN animal, présent dans les mitochondries du cytoplasme de l'ovocyte.
La demande officielle pour mener ce travail expérimental a été déposée auprès de la Haute Autorité britannique en charge des activités d'assistance médicale à la procréation et à la recherche en embryologie (HFEA), qui n'y verrait pas d'opposition de principe. En effet, la Grande-Bretagne a autorisé en 2004 la création d'embryons humains à de seules fins scientifiques. Les laboratoires souhaitent notamment, à partir de ces embryons chimériques, étudier le devenir de lignées de cellules souches porteuses d'anomalies génétiques responsables d'affections neurodégénératives.
(…)
Les responsables de cette firme reconnaissaient que de telles expériences soulevaient de sérieuses questions morales, mais ils estimaient, en substance, que les bénéfices scientifiques et médicaux attendus étaient supérieurs aux risques encourus, et notamment au fait que l'on pourrait créer des êtres vivants pour partie humains, pour partie animaux."

Source : ici .

Le mal à la racine

L’archevêque du Missouri, Mgr Raymond Burke (le même qui avait vigoureusement soutenu La Passion du Christ de Mel Gibson), vient de publier, le 6 octobre, une lettre pastorale rappelant que l’Eglise ne condamne pas seulement l’avortement et tout clonage et de toute destruction d’embryon au nom du respect de la vie, mais aussi tout trafic d’ovules humains, gratuit ou non. Ceci à l’approche d’un référendum sur la question le 7 novembre prochain… C’est « l’amendement 2 » qui vise à garantir le droit de produire des embryons à des fins de recherche.

« Je suis profondément soucieux par rapport aux femmes qui nécessairement interviennent dans le processus du clonage humain. (…) Le clonage humain nécessite la récolte d’œufs sur des femmes qui sont exploitées afin de permettre à ses promoteurs d’arriver à leurs fins. En tant que chrétiens, nous devons mettre en avant l’immoralité de cette exploitation.
La femme qui se soumet au prélèvement de ses ovules en vue du clonage humain participe à un grave mal moral : la génération artificielle de la vie humaine. (…)
La loi morale naturelle interdit à toute femme de coopérer à un acte de clonage humain. Elle lui interdit également de prendre part à un processus qui aboutit à tuer un être humain au stade embryonnaire. La coopération d’une femme aux maux jumeaux que sont le clonage humain et la destruction d’embryons humains en vue de recueillir des cellules souches n’est jamais permise. »

Mgr Burke souligne ensuite les dangers auxquels sont exposées les femmes qui subissent une hyperstimulation ovarienne : douleur et inconfort bien sûr, mais aussi stérilité irréversible, dommages à d’autres organes, parfois la mort :

« Lorsque nous manipulons l’organisme afin qu’il fasse ce que nous voulons, au lieu de faire ce que fait la nature, nous l’endommageons et nous y introduisons la maladie. »

Il ajoute que toutes ces manipulations « transforment la femme en un bien de consommation utilisé au bénéfice de quelques-uns pour la recherche scientifique, et de leurs éventuels profits financiers considérables ».

Intéressant détail pour les internautes et bloggeurs dans cette lettre pastorale : Mgr Burke renvoie ses ouailles au site
www.handsoffourovaries.com qui explique tous les risques liés à ces procédés, et il recommande le blog de Chelsea Zimmerman, une quadriplégique qui réfléchit sur l’Evangile de la Vie sur www.reflectionsofaparalytic.com.
Ladite jeune fille s’est impliquée courageusement dans la campagne contre l’amendement 2 en déclarant publiquement qu’elle refuserait la guérison ou la soulagement que pourrait lui apporter un traitement avec des cellules souches embryonnaires : voir cet
article du Columbia Tribune.

Mgr Burke a encouragé les catholiques du Missouri à dire le chapelet afin que l’amendement 2 soit rejeté dans un mois.

07 octobre, 2006

Expériences in vivo

Le petit monde de l’éthique médicale s’agite autour d’un
débat inquiétant. Ne faudrait-il pas, demandent nombre de scientifiques
et de « bioéthiciens » cités par le Journal of Medical Ethics, utiliser les personnes en état végétatif permanent pour des expérimentations médicales ? Comme, par exemple, la transplantation d’organes animaux, étant entendu qu’en
cas de complication, cela ne pourrait pas leur faire grand mal : ce
sont des personnes en état comateux qui de toute façon ne peuvent espérer jouir d’un quelconque droit et qui ne pourront donc jamais se plaindre de le voir contredit.

Le débat ne porte pas tellement sur la légitimité de ce genre d’expérimentation, à peu près acquise pour ces messieurs, mais sur le fait de savoir s’il faut traiter les personnes en « état végétatif permanent » comme des morts ou comme des vivants. Dans la première hypothèse, soutenue par une minorité d’agités, pas de problème… mais c’est difficile à dire, vu que leur intérêt est précisément d’être en vie. Et c'est encore plus difficile à faire croire.

S’ils sont vivants, il faut soit chercher à obtenir le consentement
préalable du patient, chose malaisée car l’homme moyen ne veut généralement pas prévoir la possibilité qu’il puisse vivre de longues années en coma dépassé, soit faire comme si ce consentement était acquis.

C’est le point de vue du Dr Steven Curry, de l’université de Melbourne : « Ceux qui se trouvent en état végétatif permanent ne se réveilleront jamais, ils ne ressentent ni douleur ni inconfort et ils n’ont aucun intérêt à leur propre survie… Ces personnes doivent elles aussi avoir le droit de risquer leur vie pour le bien commun…»

Nous en sommes là. A la conséquence extrême d’une vision purement matérialiste de l’homme, qui fait résider sa personnalité dans son cerveau et dans sa conscience, sans tenir compte du mystère de l’âme. Sans tenir compte non plus des faits attestés de réveil de personnes qu'on avait pourtant déclarées en état de coma profond.

Source : Présent du 7 octobre 2006.

Premier post

Bonjour, et bienvenue sur mon blog. Il se veut complémentaire de beaucoup d'excellents sites d'information qui existent déjà, et que je consulte comme vous. A côté de brefs renvois vers ces blogs et vers ces sites au fil de l'actualité, j'espère y réunir quotidiennement des informations originales, et aussi des commentaires sur les avancées et les reculs du respect de la vie en France et dans le monde.
Bien sûr, je mettrai en ligne des articles parus dans "Présent", quand les sujets s'y prêteront. Enrichis de liens documentaires si possible.
Ce blog n'a pas d'autre ambition que d'essayer de mettre en évidence la folie collective de notre monde dominé par la "dictature du relativisme" et par le refus de la vie, tels que les dénonce notre pape Benoît XVI.
Merci de pardonner ses défauts techniques ; il me reste beaucoup à apprendre...

 
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